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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

LA ROUE TOURNE le blog de J-E DUCOIN

9 Mars 2013, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

 
Conclave(s): questions entre deux papes...
Avant l'élection d'un successeur à Benoît XVI, certains vaticanistes évoquent des "résistances" contre la curie ou contre certains cardinaux. Une surprise de type ''progressiste'' est-elle possible?

Pape. «Dans le conclave, j’ai demandé à Dieu de m’éviter la guillotine de mon élection, mais il ne m’a pas écouté.» Quelques jours après son élection par le sacré collège, Benoît XVI prononça ces mots. Qui s’en souvient? A l’époque, personne n’avait voulu entendre ce sacrilège, digne d’un film de Nanni Moretti. Au fond, ce pape voulait-il être pape? Sept années après un pontificat que l’on dit encore, bien maladroitement, «de transition», l’interrogation ne mérite encore le détour qu’à la seule condition d’essayer de percer une dernière fois les mystères de l’homme derrière la soutane. Sans oublier que Joseph Ratzinger, théologien et chercheur, avait été coutumier du fait. Depuis Vatican II, dont il fut l’un des ardents défenseurs, jusqu’à sa conversion à un conservatisme théorique au début des années soixante-dix, jamais l’Allemand n’avait aspiré à quitter ses chères études. Ainsi, en 1977, lorsque Paul VI l’arracha à sa chaire de l’université de Ratisbonne pour l’imposer à la tête du diocèse de Munich, il n’avait accepté que contraint et forcé.
Plus incroyable, il refusa même une première fois l’honneur de devenir préfet de la Congrégation de la foi à laquelle Jean-Paul II le destinait – poste pour lequel bien des cardinaux renieraient père et mère. Ratzinger l’obtint en 1985. Le pape le lui avait imposé par décret.

Dogmes. Inutile de donner à lire, ici, l’illusion d’une quelconque empathie envers un pape qui n’aura rien épargné au monde, sinon ses engagements positifs en faveur de la paix, symbolisés par son souhait d’un «désarmement atomique complet». Benoît XVI ne fut qu’un intellectuel attaché aux dogmes, défendant des orientations ultraconservatrices à tous points de vue, théologiquement, politiquement et même humainement – quoique taboue, ne négligeons pas la forme. En remettant au goût du jour des célébrations très traditionnelles et des chasubles que les chrétiens eux-mêmes croyaient remisées dans les sacristies italiennes depuis bien longtemps, il a prôné, face aux bouleversements du monde dont il refusait les contradictions, un retour aux sources de la foi jusqu’à revisiter une liturgie traditionnaliste passant par la messe en latin, au nom de «la pureté du message des Evangiles». Certains, naïvement, s’attendaient donc à un pape de transition. Ils ne virent qu’une réponse du refoulé et une lecture à la lettre des dogmes les plus aberrants – comme s’il cherchait sa propre rédemption en châtiant l’Eglise d’avoir été lui-même un acteur de Vatican II, dont il a fini par trahir les préceptes les plus fondamentaux. N’étaient ses excuses publiques, au nom de l’Eglise, pour les prêtres pédophiles, que retiendrait-on, sinon sa condamnation brutale de la théologie de la libération et son ardeur à toute épreuve à réconcilier le Vatican avec les intégristes ? Sans parler de son incapacité à montrer la moindre évolution sur l'éthique, que ce soit la contraception, l'avortement, le préservatif, l'euthanasie, le mariage des prêtres et des personnes de même sexe, la prêtrise des femmes, et même, oui, même le droit aux sacrements envers les divorcés…

Résistances. Le théologien Ratzinger a écrasé l’évêque de Rome. Pour qui s’intéresse de près au Vatican, jamais, dans nos pires cauchemars, nous n’aurions imaginé que l’Eglise en serait encore là en 2013… «Il n’est pas arrivé à transformer la Curie, alors c’est lui qui s’en est allé», tentait de nous justifier le vaticaniste Massimo Franco. Et il ajoutait, avec une forme d’optimisme non feinte: «C’est le sacrifice extrême d’un pape intellectuel défait par un appareil autoréférentiel en proie à des luttes de clans et impossible à réformer ; la rébellion d’un souverain pontife face à une institution qui était un point de référence, un maître de vie, et qui est devenue une grande pécheresse. Le terme ‘’révolution’’ est trop laïque et trop restreint pour décrire sa décision.» Est-il en effet légitime de gouverner encore l’Eglise comme une monarchie absolue, à la manière du concile de Trente? Depuis plus d’une décennie, cardinaux et évêques ne gouvernement plus autour du pape. Quant à la collégialité, réduite à un rôle consultatif, elle n’existe plus. Or, qui détient aujourd’hui la vision vive de la chrétienté, prise elle aussi dans un mouvement multiforme? Beaucoup d'évêques et de prêtres, sur tous les continents, réclament des changements. Mais sont-ils plus nombreux qu’on ne l’imagine? Partant du prima que «la démission de Benoît XVI est le signe d’une secousse très profonde dans l’Église», un autre vaticaniste nous précisait l’autre jour: «Le pape a dû affronter des résistances bien plus fortes que ce qu’on imagine. Il n’a plus trouvé la force pour les combattre et porter le poids de son ministère.» De quelles résistances parle-t-il? Autrement dit, une surprise de type «progressiste» est-elle possible? La tonalité du conclave, donc le nom du nouvel élu, dépendront des réponses à ces deux questions essentielles.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 8 mars 2013.]

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Monde

8 Mars 2013, 16:45pm

Publié par PCF Villepinte

- le 8 Mars 2013

La rédactrice en chef d'un jour Aminata Traoré

 

Aminata Traoré : "Indignons-nous 
et agissons !"

Ancienne ministre de la culture du Mali

 

L'ancienne ministre de la culture du Mali fait partie des huit femmes rédactrices en chef d'un jour de l'Humanité de ce vendredi 8 mars, journée internationale des droits des femmes.

Je rends hommage à Stéphane Hessel, qui reconnaissait à tout être humain le droit à l’indignation face à l’ordre injuste et violent de notre monde. Je suis une femme malienne indignée par l’humiliation infligée à son pays au nom de la démocratie libérale et de la croissance sans le développement, l’emploi et le revenu. De mon point de vue, il n’y a pas une crise malienne en tant que telle, exigeant la tutelle politique et militaire de la France qui s’appuie sur la Cedeao, l’Union africaine (UA) et l’ONU.

L’État du Mali est l’une des expressions tragiques de l’échec du modèle néolibéral. Je rends également hommage à Hugo Chavez, un autre homme de courage et de dignité, que son peuple pleure aujourd’hui. Le président Hugo Chavez ne s’est pas enrichi, mais a accordé la priorité à la satisfaction des besoins sociaux vitaux des Vénézuéliens en y consacrant l’argent du pétrole. D’élection en élection, nous cherchons au Mali, mais en vain, des dirigeants qui se soucient de leurs concitoyennes au lieu de chercher à plaire aux investisseurs étrangers et à vendre notre or et nos terres agricoles à notre insu. Nous sommes confrontés, en Afrique, à la crise des valeurs que Stéphane Hessel et Hugo Chavez, que j’ai eu le privilège de connaître, incarnent à mes yeux : le respect de la dignité humaine et la volonté politique d’écouter et de répondre aux questions légitimes que les peuples se posent. Le pétrole, qui a permis à Hugo Chavez de disposer des moyens de sa politique sociale, est, précisément, la richesse énergétique dont la convoitise nous a valu l’intervention de l’Otan en Libye, dont les arsenaux ont fourni aux séparatistes et aux islamistes les armes de la conquête des régions de Kidal, Gao et Tombouctou. Nous sommes, à présent, confrontés au monde global, dans sa complexité, ses mensonges, ses crises et ses violences. Les puissances occidentales, qui ont transformé la résolution 1973 du Conseil de sécurité visant à protéger les populations de Benghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer, ont créé les conditions de la victoire militaire des séparatistes et des islamistes sur l’armée malienne, l’occupation du Nord et par conséquent les violences faites aux femmes et la destruction des mausolées. Présentée comme inéluctable, la guerre contre le terrorisme a été déclenchée le 11 janvier 2013 avec l’opération «Serval». Un accord quasi unanime, mais tragique pour le peuple malien entoure cette intervention. « La guerre légitime, légale, rapide et propre », que le président par intérim, Dioncounda Traoré, prétendait mener à bien, avec l’appui de la « communauté internationale » est déjà dans l’impasse. La France qui 
le sait, envisage de se retirer et impose unilatéralement 
la transformation de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) en force de maintien de la paix. Les djihadistes font preuve, à Gao, Kidal et dans l’Adrar des Ifoghas, d’une résistance farouche qui ne surprend que ceux qui ne veulent pas méditer les enseignements de l’Irak, de l’Afghanistan et de la Somalie.

Ce 8 mars 2013 est pour moi l’occasion d’insister sur les risques que les choix et les décisions des dominants nous font courir. Je rends hommage à toutes les femmes, mères, épouses, tantes, sœurs et autres parentes de soldats maliens, français, tchadiens, nigériens, nigérians, sénégalais… ainsi qu’aux parents des otages qui ont les yeux tournés vers le nord de mon pays et qui craignent pour la vie d’un être cher. La peur des mères et épouses des soldats maliens est à la dimension de l’état de dénuement et d’impréparation de notre armée. Par ailleurs, les soldats ne se battent pas que contre les fanatiques. Les milliers de chômeurs, d’affamés et de désespérés qui deviennent des rebelles, des convoyeurs de drogue et nouvelles recrues du djihadisme sont eux aussi nos enfants. Pendant combien 
de temps les dominants vont-ils continuer à ouvrir des fronts et des plaies en jurant, la main sur le cœur, par la démocratie, les droits de l’homme, la responsabilité de protéger les civils et de défendre les femmes contre les violences ? La guerre 
est une violence extrême contre ces femmes. Mettons 
un terme à la militarisation du Mali en engageant la bataille des idées pour des alternatives aux fondamentalismes religieux, économique et politique.

  • Lire aussi :

Aminata traoré : « Quelle Afrique voulons-nous ? »
Aminata Traoré : « Un contrecoup de la guerre de l’Otan en Libye »
Aminata Traoré : « Les dégâts de Sarkozy en Afrique sont incommensurables »

Aminata Traoré

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Médias

8 Mars 2013, 16:41pm

Publié par PCF Villepinte

  le 7 Mars 2013

Libres-échangesMots clés : goodyear, libres-échanges,

 

 Journalistes- syndicalistes : un mépris de classe ?

 

 

 

Par Romain Geoffroy, 22 ans, Strasbourg, jeune correspondant. "Avec moi aujourd’hui, trois stars du syndicalisme de combat", le 5 février dernier, Jean-Pierre Elkabbach reçoit sur Europe 1, trois syndicalistes : Jean-Pierre Mercier (CGT Aulnay PSA), Mickael Wamen (CGT Goodyear Amiens Nord), Edouard Martin (CFDT ArcelorMittal. Décryptage.

 Jean-Pierre Mercier vante l’ampleur de la mobilisation à Aulnay, « grâce à nous ce sont zéro voitures qui sortent depuis trois semaines ». Le « matinalier » d’Europe 1 s’insurge alors : « Et vous en êtes fiers ? » L’expression reflète bien le ton paternaliste que prendra Elkabbach tout au long de l’interview. Il faut dire qu’il est plus habitué aux bancs d’HEC, qu’il fréquente lors de l’université du Medef, qu’aux barricades dans les usines en grève. Dans Les Nouveaux Chiens de Garde, documentaire de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre récemment nommé aux César, Michel Naudy (ancien rédacteur en chef chargé de missions à France 3) remarquait : « Les ouvriers sont une réserve d’indiens pour les journalistes. Ils ne viennent pas de ces milieux, ne les connaissent pas. Ils n’en connaissent pas les codes, les conditions de vie, la culture, les traditions. Dès qu’ils rompent avec le consensus mou de la démocratie molle, ils rompent avec la règle du jeu. »

 


Mercier : "Montebourg fait cause commune avec... par Europe1fr

Un traitement médiatique inégal

Comment réagirait un patron traité comme ces syndicalistes ? Philippe Varin (PSA), Henry Dumortier (Goodyear France) et Lakshmi Mittal (ArcelorMittal) bénéficient, comme tous les « grands », de l’aide d’une équipe de communicants. Chaque intervention est préparée, le ton est mesuré. Ils sont d’ailleurs bien plus habitués aux projecteurs que des ouvriers, invités uniquement lors des grandes crises industrielles. En 1996, Pierre Bourdieu s’attaquait au monde médiatique dans Sur la Télévision. Il écrivait alors « Il est évident que tous les locuteurs ne sont pas égaux sur le plateau. Vous avez des professionnels de la parole et du plateau, et en face d’eux des amateurs (…), c’est d’une inégalité extraordinaire. Et pour rétablir un tout petit peu d’égalité, il faudrait que le présentateur soit inégal, c’est-à-dire qu’il assiste les plus démunis relativement. » Il s’étonnait alors de voir à quel point ce n’était pas le cas dans les médias de masse, avec des présentateurs qui non seulement n’aident pas les défavorisés, mais les enfoncent.

19 ans plus tard, la situation n’a pas évolué, les chiens de garde du système occupent les plus hautes sphères médiatiques. Les micros, les caméras, les colonnes des journaux leur sont grands ouverts. Alors que tous les sondages montrent la méfiance de plus en plus croissante du public face aux journalistes, aucune instance de déontologie compétente n’a encore été mise en place.

  • Pour aller plus loin :

Comment Pascale Clark a reçu Mickael Wamen sur France Inter, quelques jours après son passage chez Jean-Pierre Elkabbach.

  • À consulter :

Le site de Libres échanges

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8 MARS 2013

8 Mars 2013, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

De nouvelles avancées sont nécessaires pour les femmes pas des reculs !

jeudi 7 mars 2013

Il y a encore beaucoup à faire en matière d’égalité salariale et professionnelle : les rémunérations brutes annuelles des femmes sont inférieures de 27% à celles des hommes. Cet écart s’explique notamment par les interruptions de carrière des femmes, par la non reconnaissance de leurs compétences et qualifications dans les métiers où elles sont principalement occupées et par le temps partiel. Le temps partiel concerne majoritairement des femmes (82% soit 3,3 millions de femmes), et il est devenu la norme dans certains métiers (la majorité des caissières, 76% des femmes de ménages et des emplois de service à la personne. Caractérisé par des formes d’emplois précaires et des horaires atypiques, décalés, morcelés, en complète contradiction avec une articulation vie professionnelle/ vie personnelle, il est aussi massivement mal rémunéré : les femmes représentent 80% des très bas salaires, à temps partiel dans 74% des cas, avec des ressources inférieures à 800 euros par mois avec les incidences que l’on connaît sur le niveau des pensions. C’est un résultat qui ne doit rien au hasard : les dispositifs d’allégements de cotisations sociales mis en œuvre à compter de 1992, et renforcés en 1996, ont conduit à une accélération brutale du recours au temps partiel, trop souvent subi.

Et l’accord du 11 janvier (entre le MEDEF, la CFDT, la CFTC et la CGC) ne règle rien : Le seuil horaire de 24h est assorti de trop d’exceptions et de dérogations pour être réellement appliqué d’autant qu’il n’était plus possible de négocier des accords de temps partiel modulé depuis le 22 août 2008. L’ANI réintroduit de la flexibilité, il la renforce et l’organise.

Or, tout ce qui donne plus de latitudes aux entreprises pour licencier et accentue la flexibilité pour les salariés touche encore plus les femmes, comme la dégradation des services publics qui jouent un rôle essentiel pour mieux articuler vie personnelle et professionnelle.

Pour la CGT il est impossible que la loi reprenne cet accord tel quel car nous serions là en régression sur la situation antérieure.

Depuis juin 2012 et la mise en place d’un gouvernement paritaire avec une ministre aux droits des femmes, des avancées ont eu lieu. Il faut poursuivre vers plus de droits pour les femmes et plus d’égalité.

Dans les négociations en cours sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail, la CGT va continuer à porter ses exigences sur l’égalité professionnelle, notamment renchérir le coût du travail à temps partiel en majorant les cotisations des employeurs, en compensant la précarité des salariés comme les autres « formes d’emploi précaires » et en renforçant leurs droits sociaux mais aussi en faisant reconnaître les qualifications et compétences par des classifications avec des évaluations justes des emplois.

L’implication que mettent les femmes et les hommes dans le travail est le ressort principal du développement économique. Cette implication dépend de la qualité des conditions dans lesquels il s’exerce dans et autour de l‘entreprise. Elle dépend aussi de la reconnaissance que la société lui accorde qui se traduit par le montant des rémunérations, la sécurité des parcours professionnels et l’égalité professionnelle et salariale.

Montreuil, le 7 mars 2013

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Pierre SEMARD( 15 février 1887- 7 mars 1942)

7 Mars 2013, 11:05am

Publié par PCF Villepinte

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Pierre Semard est né le 15 Février 1887. Son père était cantonnier au chemin de fer, sa mère a travaillé comme garde-barrières. En 1898, à 11 ans, certificat d’étude en poche, il commence à travailler pour un notaire dans l’Yonne.

Après avoir occupé divers emplois, notamment à Paris, il entre au chemin de fer en 1912. Il est alors employé à Valence au secrétariat du chef de gare. C’est au contact du monde cheminot que Pierre Semard rejoint l’action syndicale.

Pierre Semard est tombé à Evreux le 07 Mars 1942 sous les balles d’un peloton d’exécution sur décision de l’occupant nazi après une succession de mesures répressives prises à son encontre.

Ses combats, ses actions.

Pierre Semard, homme de Paix. Fondateur parmi d’autres du « comité d’action contre l’impérialisme et la guerre », il anime la lutte contre l’occupation de la Ruhr par les troupes françaises et sera arrêté en 1923, avec d’autres militants, puis incarcéré plusieurs mois.

La même procédure se renouvelle à son encontre en 1927 pour son action contre la guerre au Maroc. Dans un moment où les périls qui pèsent sur la Paix n’ont jamais été aussi lourds, il est des références bonnes à citer et des exemples à suivre.

Pierre Semard était un homme politique attaché à l’indépendance et à la reconnaissance de la spécificité du syndicalisme, prônant l’indépendance entre parti et syndicat, tout en refusant que le syndicalisme, plus largement le mouvement ouvrier, soit subordonné au système capitaliste. Il était soucieux de préserver l’originalité et la spécificité de lutte syndicale et politique dans chaque pays.

1936, le Front populaire triomphe. Pierre Semard en négociant avec Léon Blum, obtient que ce dernier fasse pression auprès des compagnies de chemin de fer pour l’obtention de 21 jours de congés payés et la semaine de 40 heures. Le 1er janvier 1938, lors de la création de la SNCF, Pierre Semard, devient l’un des quatre administrateurs salariés, pour une courte durée. En décembre 1938, il est révoqué de son poste pour avoir appelé à une grève.

Un visionnaire…

Pierre Semard proposait, dès la création de la SNCF en 1937 et dans les mois qui suivirent une réorganisation des réseaux, accompagnée d’une coordination de tous les moyens de transport, dans l’intérêt des usagers et de la collectivité, avec une répartition du trafic en considération du rôle primordial du rail et une égalisation des charges sociales dans tous les transports.

Il n’a cessé de plaider pour l’établissement de solidarités entre les salariés de la route et du rail afin de mieux défendre leurs revendications mais aussi celles des usagers. A cet égard, il aimait rappeler que notre fédération avait à l’époque déposé un projet de statut des personnels routiers dont le contenu était équivalent à celui des cheminots.

Des idées révolutionnaires…

Au moment où la France, l’Europe, le monde sont affectés par les conséquences de la crise du système capitaliste, la lutte pour défendre le concept de service public qui a toujours été au centre de l’action syndicale de la Fédération CGT des Cheminots français prend, une dimension nouvelle. Cette conception du syndicalisme CGT où le fait syndical est indépendant mais pas neutre, donc pas spectateur, est un des héritages de Pierre Semard tout comme l’était son exigence marquée d’harmoniser par le haut les conditions de l’intermodalité dans les transports et de s’opposer à la remise en cause des acquis sociaux, à la détérioration du Service Public, à la fermeture de lignes, en recherchant l’implication des citoyens dans la démarche.

Le combat et l’engagement de Pierre Semard, celui de la classe ouvrière, portés par la CGT et le PCF interdits se retrouvent dans le programme du Conseil National de la Résistance baptisé «Les jours heureux». Ce programme porté par les forces rassemblées de la résistance intérieure et présidé par Jean Moulin, outre le plan d’action militaire pour libérer le pays, prévoyait le programme économique, politique social et démocratique pour la reconstruction du pays. Un pays ruiné par 6 années de guerre mais qui a mis en place sur plusieurs années la nationalisation des entreprises dont les patrons avaient collaboré, (Renault en tête), la création des comités d’entreprise, la création de la sécurité sociale, la retraite par répartition, le retour à la semaine de 40h (abolie par Pétain), la nationalisation du gaz et de l’électricité, le droit de vote des femmes, 3e puis extension de la 4e semaine de congés payés, la création du SMIG, des ASSEDICS, du Statut de la Fonction Publique, le prélèvement exceptionnel des hauts revenus financiers, l’augmentation immédiate de 18% des salaires.

TOUJOURS D’ACTUALITE

Souvenons-nous : à peine Sarkozy était-il élu que Kessler, alors numéro 2 du MEDEF, lui traçait sa feuille de route en prônant l’abrogation de tous les textes législatifs issus du Conseil National de la Résistance et lui demandant de tourner définitivement la page de mai 68.

 

Aujourd’hui les déclarations du président de la République concernant « Le changement, c’est maintenant » ont bien du mal à trouver  un chemin car son gouvernement social démocrate continue de mettre en œuvre une politique libérale au service des grandes fortunes. Il faut mener une bataille très rude pour obtenir l’amnistie des syndicalistes sanctionnés parce qu’ils défendent leurs droits. La bataille contre l’accord sur l’emploi honteusement signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC devra être ardente également pour imposer aux parlementaires, majoritairement de gauche de rejeter  ce projet honni.

 

La reconduction à son poste du président Guillaume Pépy qui n’a eu de cesse d’affaiblir  et  d’éclater l'entreprise  nationale SNCF n’est pas un signe favorable alors que vient le débat sur la réforme de structure de la SNCF. Cette reconduction est d’autant plus inappropriée  après l’attitude et les propos du Président de la SNCF sur le territoire américain mais aussi à Bobigny.

Ces discours ont choqué à juste titre de nombreux militants CGT. Il est scandaleux que Guillaume PEPY soit allé présenter ses excuses aux Etats-Unis pour le rôle tenu par les chemins de fer français dans l’acheminement des déportés vers les camps de la mort sans évoquer la place prise par les cheminots - et notamment les militants CGT et communistes - dans la résistance française contre l’occupant nazi et le gouvernement de Vichy.

Dans ce domaine aussi, ce sont uniquement des objectifs financiers et le marché de la grande vitesse ferroviaire dans l’ouest des Etats-Unis qui l’ont conduit à prendre de telles positions. Pas un mot pour les 8 938 cheminots morts dans des actes de résistance, pas un mot pour les 15 977 blessés dont nombre d’entre eux furent amputés dans cette guerre de l’ombre, pas un mot pour quelques 2 000 cheminots morts en camps de concentration.

A travers cette exigence réclamée à la Direction de la SNCF, c’est le service public répondant aux besoins de tous qui est visé, c’est le statut social des cheminots et l’entreprise publique qui sont dans le collimateur des puissances financières et de certains lobbyings très conservateurs, c’est aussi la place et le rôle de la CGT dans le paysage social en France et à la SNCF , qui viennent d’être confortés lors des élections au conseil d’administration, qui leur sont intolérables.

Alors OUI, honorer la mémoire de Pierre SEMARD en 2013, 71 ans après son assassinat, n’a rien d’archaïque ou de passéiste comme certains pourraient le laisser penser. Bien au contraire, se souvenir de ce combattant, de ce militant syndical et politique , c’est s’engager à poursuivre les mêmes combats.

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PRINTEMPS ARABES :

7 Mars 2013, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

 

Le premier Harlem Shake en Tunisie, le 23 février dans un lycée de Tunis

LE DENTIFRICE NE RENTRERA PLUS DANS LE TUBE
vendredi 1er mars 2013
par  Michel Rogalski 
La gauche cactus 

Deux années après les révoltes arabes de Tunis et du Caire le temps de l’enthousiasme cède le pas à celui de la réflexion. L’émotion doit faire place à l’analyse. Certes, personne ne regrettera les dictatures tombées, les tyrans défaits et les chapes de plomb qui étouffaient ces régimes bénéficiant d’une bienveillance affichée des démocraties occidentales. Mais, si la joie devant la trouille des dictateurs, leurs craintes d’être happé un à un devant une lame de colère contagieuse reste un souvenir heureux et ineffaçable, il serait aujourd’hui inapproprié de rester insensible aux nuages qui menacent ce qu’ont été ces formidables soulèvements sociaux et populaires. La joie indicible qui fut la nôtre ne peut à elle seule nous empêcher d’exprimer nos inquiétudes.

L’imprévisible !

Bien sûr, ce qui s’est produit n’est pas réductible à une parenthèse et il n’est au pouvoir de personne de siffler la fin de la récréation ou le clap de fin de partie. Car des sociétés qui ont connu de tels bouleversements ne sont plus dociles et n’ont plus peur, car celle-là a changé de camp. Et le dentifrice ne rentrera plus dans le tube. Mais ayons garde qu’il ne soit piétiné, car les pesanteurs, la soif de revanche et les ambitions tapies dans l’ombre pourraient coaguler dans un sens tout à fait opposé au mouvement émancipateur d’origine. Le temps de la vigilance est donc arrivé. Avec ses exigences, qui imposent de resituer les événements dans la temporalité de l’évolution d’une zone culturelle et stratégique. Car, en deux années, la région a été totalement bouleversée et le temps s’est accéléré sous l’impact de délitement et d’implosion internes et d’ingérences extérieures. Des tendances et des enjeux se sont confirmés et surplombent aujourd’hui l’évolution de l’ensemble de la région arabo-musulmane. La scène malienne s’en trouve également affectée.

Aucun analyste ne peut prétendre avoir prévu que des régimes aussi autoritaires que ceux de Ben Ali ou de Moubarak s’effondreraient en si peu de temps selon des modalités aussi peu conformes aux schémas traditionnels de la vie politique. Absence de leader reconnu, pas de formes organisées s’incarnant dans un parti ou une structure militante, pas de programme, pas d’accumulation de luttes de masse. Juste un mot d’ordre et un désir : le départ des despotes et la fin de l’humiliation. Aucune chancellerie n’avait vu l’orage arriver. Aucun complot n’avait tiré les ficelles et organisé l’événement. Ces régimes se sont effondrés parce qu’ils étaient arrivé en fin de course, que la peur avait changé de camp et que les appareils répressifs ont joué l’avenir avec prudence en lâchant les pouvoirs en place.

Les despotes écartés, le temps de la reconstruction commença. Avec son cortège d’ingérences et de manœuvres. Les sociétés politiques apparurent sous leur jour le plus dépouillé. Les partis quasiment uniques, liés au pouvoir, avaient cantonné et toléré dans la société civile l’essentiel de la contestation. Les forces islamistes en avaient depuis longtemps pris le contrôle, profitant des insuffisances de l’état pour initier des activités de piété. Très vite elles apparurent comme la seule force organisée capable de jouer un rôle politique majeur et de canaliser la contestation. Elles bénéficiaient en outre d’un double atout. Leur statut incontesté de victimes de la répression des régimes tombés et de solides soutiens financiers internationaux provenant de régimes soutenant l’islam politique, au premier desquels l’Arabie séoudite et le Qatar.

Un des effets des Printemps arabes est d’avoir révélé comme incontournable dans la région la centralité des Frères musulmans, souvent flanqués de salafistes refusant le cadre électoral pour la prise du pouvoir et prônant le recours à la violence. L’objectif des deux formations restant assez voisin dans leur volonté d’appliquer l’essentiel des principes de la charia à toute la société. Très vite des consultations s’organisèrent. Processus constituant ici, législatives là. Partout le résultat fut le même. Raz-de-marée « islamiste », percée faible des forces laïques, progressistes et émancipatrices. Mais surtout organisation structurée d’un côté et émiettement, divisions ou joyeuse anarchie de l’autre. Combat inégal dont l’issue n’est pas forcément écrite d’avance, mais qui nourrit néanmoins de sérieuses inquiétudes. La situation qui émerge aujourd’hui vient de loin et reflète et sanctionne plusieurs décennies d’évolution politique de cette région.

Une zone fortement perturbée

En effet, en quelques décennies, cette zone arabo-musulmane a connu les pires dérives. Vaste ensemble de libérations et de constructions nationales, marquée par un fort sentiment anti-impérialiste, cette zone a été dévastée par plusieurs guerres. Le mouvement national a été défait. Les forces progressistes ou marxistes qui y jouèrent un rôle important dans les décennies cinquante et soixante ont été partout l’objet d’une répression féroce et furent ciblées comme ennemi principal par les forces obscurantistes et religieuses qui montaient. L’islam politique et intégriste a tué plus d’arabes que d’occidentaux. Le nouveau panorama politique qui émergea substitua à l’ancienne grille de lecture de nouvelles lignes de forces organisées sur un schéma qui fait la part belle aux affrontements ethnico-religieux. Ce basculement surdétermine les affrontements d’aujourd’hui et les rend moins lisibles vus d’autres continents. De la Palestine au Sahel, en passant par les pays du Maghreb, l’égypte, la Syrie, les pays du Golfe, une grille nouvelle s’est affirmée qui traduit la prise en otage par l’islamisme des conflits nationaux, ethniques, sociaux. La région est traversée par une opposition farouche et sanglante entre sunnites et chiites, eux-mêmes appuyés sur certains états. Une forme extrême - le salafisme – parfois alliée au djihad d’Al-Qaïda développe des actions anti-occidentales dans l’espoir de conforter son prestige au sein du monde musulman et d’apparaître comme la plus résolue et déterminée, afin d’attirer à elle des segments de populations humiliées et victimes des politiques libérales qui se sont partout imposées dans la région.

Cette zone est devenue un vaste champ d’intervention militaire et de recompositions et d’ingérences politiques. Partout où les armes tonnent les états s’affaiblissent et sont livrés aux rivalités claniques avec lesquelles le business et les contrats prospèrent à l’ombre de paix fragiles. L’Irak et la Libye sont pillés par les affairistes peu scrupuleux qui s’entendent avec les potentats locaux. La Somalie est devenue un état failli abandonné aux bandes rivales se réfugiant dans l’enlèvement et la piraterie. Le Sahel est en passe de se transformer en une vaste zone d’insécurité dont l’attention ne se portera bientôt plus que sur quelques îlots de ressources hautement sécurisés sans considérations pour l’océan de misère qui l’entoure. Dans cette région, impérialisme, chaos et islamisme vont de pair, au grand malheur des populations.

Les printemps arabes sont au cœur de cette tourmente. Ils affrontent les dérives autoritaires des nouveaux pouvoirs et la montée des violences qui les accompagne. Des milices paramilitaires répressives apparaissent, tant en égypte qu’en Tunisie. Elles sèment la peur et tente d’imposer un ordre nouveau dans l’espace public en s’attaquant aux libertés individuelles. Comme en Iran, des comités de bonnes mœurs surgissent en appelant aux principes religieux. Un pas nouveau, avec l’assassinat politique d’un leader de la gauche tunisienne, a été franchi. Le message est clair. Les progressistes doivent comprendre que le temps est désormais venu que s’instaure un pouvoir islamiste, par les urnes ou par la force, et que le « printemps » doit vite être oublié. Depuis quelques années un tel modèle s’est mis en place au Maroc, en Turquie, en Iran, au Soudan, dans le Golfe. Les pressions sont fortes pour orienter les « révoltes arabes » dans ce sens.

On a beaucoup disserté sur les modèles de références qui avaient inspiré les « printemps arabes ». Tour à tour furent mobilisés l’esprit européen de 1848, les transitions démocratiques d’Amérique latine des années 80, puis le tournant à gauche de ce même continent dans les années 2000, puis les transitions de l’Europe de l’Est. On s’est interrogé sur le rôle qu’avait pu jouer la « question palestinienne », ou sur la dimension anti-impérialiste du mouvement. Mais au fur et à mesure que les événements se déroulaient ces explications perdaient de leurs pertinences car tout ramenait aux spécificités de la région, principalement au despotisme des pouvoirs et au poids de la chape religieuse. On veut encore croire que tout n’est pas joué. Et notamment que l’immense espoir qui s’est levé pour plus de liberté et de dignité ne restera pas sans lendemain.

Michel Rogalski est directeur de la revue Recherches Internationales, ou cette chronique est parue. (http://www.recherches-internationales.fr


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Renault:

7 Mars 2013, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

le 6 Mars 2013
 

 

 

 FO signe l'accord de compétitivité avec la CFE-CGC

 

 

 

 

 

La décision rendue publique ce mercredi par FO Renault de se joindre à la CFE-CGC pour signer l'accord de compétitivité-flexibilité proposé par la direction du groupe automobile français retentit comme un coup de tonnerre, au lendemain de la manifestation contre la transposition de l'accord dit de sécurisation de l'emploi qui propose de généraliser nationalement un tel chantage à l'emploi.

Alors que 200.000 personnes ont manifesté ce mardi contre l'accord emploi à l'appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et de Force ouvrière, FO Renault a annoncé ce mercredi se joindre à la CFE-CGC pour signer le projet d'accord visant plus de compétitivité et de flexibilité dans les sites français du constructeur, premier accord du genre au niveau d'un groupe, qui pourrait devenir une référence en la matière.

"Prendre le risque de l'avenir"

"C'est un accord hors du commun (...) Il vaut mieux qu'une régression programmée. Il vaut mieux prendre le risque d'un avenir que de ne pas avoir d'avenir du tout", a expliqué Laurent Smolnik, délégué central FO. Le texte permet "d'avoir désormais une vision de l'activité sur nos sites jusqu'à 2016, voire 2020 pour Douai", affirme-t-il. Après consultation des salariés, FO a décidé mercredi de signer "le contrat pour une nouvelle dynamique de croissance et de développement social de Renault en France".

La CFE-CGC l'avait fait quelques jours plus tôt évoquant "un accord décisif pour l’avenir de Renault et de la filière automobile en France". La centrale se félicitait de retrouver dans le projet le maintien de tous les sites industriels, la garantie des volumes, et la préservation des "cœurs de métiers ingénierie et tertiaires".

Un accord bientôt enterriné...

L'accord dit de compétitivité va donc être appliqué puisque, ensemble, FO et CFE-CGC dépassent largement les 30% de voix aux élections professionnelles requis pour valider le texte. La signature interviendra après la présentation du projet d'accord en comité central d'entreprise, prévue le 12 mars. Cet accord touchera les salariés de l'ensemble des sites du groupe en France, y compris les filiales industrielles (dont Sovab et la Fonderie de Bretagne), et va se substituer aux accords conventionnels d'établissements et d'entreprises, notamment sur le temps de travail.

... très déséquilibré...

Présenté comme un accord "gagnant-gagnant" par la direction, cet accord est en fait bien déséquilibré en faveur de celle-ci. Renault, dont l'Etat est actionnaire à plus de 15%, insiste sur le fait que son propre accord est un "ajustement structurel" et non "conjoncturel".

Les conséquences pour les salariés seront donc à long terme, puisque des pans entiers de l'organisation du travail sont modifiés (annualisation du temps de travail, refonte des comptes épargne temps, plafonnement du nombre de jours de congés capitalisables), et ces concessions demandées aux salariés sont à durée indéterminée (sauf le gel des salaires). En revanche, les engagements de la direction ne sont pas à durée indéterminée. Direction et syndicats doivent "faire le point" en 2014 sur les efforts et engagements pour évoquer éventuellement "la réversibilité de telle ou telle disposition".

... suivi de prêt

L'accord de compétitivité chez Renault a dores et déjà des répercussions. En parallèle ce mercredi matin, l'accord dit de sécurisation de l'emploi a été présenté au Conseil des ministres. S'il passait in extenso dans la loi, cet "accord national interprofessionnel" signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC le 11 janvier dernier, permettrait la généralisation d'arrangements du type que celui en passe d'être signé chez Renault.

Les directions candidates sur les rangs sont nombreuses. Dans l'automobile par exemple, PSA Peugeot-Citroën entend suivre l'exemple de Renault au printemps.

  • A lire aussi:

Renault: ultime rencontre direction-syndicats

Chez Renault, un pdg maître chanteur

Chez Renault, une compétition déjà très couteuse humainement

Ce que prévoit l'accord:

  • pas de fermeture de site, ni de plan de sauvegarde de l'emploi (ou plan social),
  • l'engagement de la direction à "une activité minimum" de 710.000 véhicules en France répartis, à raison de 630.000 véhicules Renault, 80.000 provenant de partenaires (qui pourraient être Daimler et Nissan). Elle s'est donné comme cible un volume de 820.00 véhicules par an fabriqués en France au-delà de 2020 
  • Mais une nouvelle saignée dans les effectifs aura cependant bien lieu, avec 8.260 suppressions de postes d'ici à fin 2016 (et 760 embauches). Les effectifs de la marque au losange vont donc fondre de 44.642 salariés à 37.142 en 2016, grâce aux départs naturels non renouvelés (5.700) et en élargissant un dispositif actuel de départs anticipés pour les fins de carrière.
  • de plus, les salariés sont obligés d'accepter une augmentation du temps de travail de 6,5% par an, le gel des salaires en 2013 et de la mutualisation des fonctions support
  • sous la pression des syndicats, la direction s'est engagée à rapatrier en France des productions assurées par le site de Bursa (Turquie) et à transférer à Cléon une partie de la production de Caccia (Portugal)
  • elle a aussi reculé sur le caractère obligatoire des mobilités et sur un gel prolongé des salaires.

--> A lire aussi: Renault livre sa copie finale

S.G.

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HUGO CHAVEZ

7 Mars 2013, 07:36am

Publié par PCF Villepinte

 

« Le décès de Hugo Chavez, une grande perte pour le Vénézuéla et pour l'Amérique latine tout entière » (Pierre Laurent)

« Le décès de Hugo Chavez, une grande perte pour le Vénézuéla et pour l'Amérique latine tout entière » (Pierre Laurent)

 

Au nom du Parti communiste français et en mon nom propre, je voudrais saluer la mémoire du président Hugo Chavez Frias décédé le 5 mars après avoir affronté courageusement une longue maladie.

Le peuple vénézuélien perd un dirigeant, sans doute le plus important dans son histoire récente, qui a changé radicalement ses destinées. Il reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l'avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l'Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés.

Je tiens à transmettre à son peuple, à sa famille, au vice-président Nicolas Maduro et à tous les révolutionnaires vénézuéliens nos plus attristées condoléances et toute notre solidarité. Nous sommes confiants dans l'avenir de la révolution bolivarienne et des peuples de l'Amérique latine forts de l'œuvre qu'il laisse.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 6 mars 2013.

 

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Diesel :

7 Mars 2013, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

 

 Plutôt que des taxes, privilégions la construction de véhicules propres à bas prix

 

 

Diesel : Plutôt que des taxes, privilégions la construction de véhicules propres à bas prix

 En taxant plus fortement le diesel, Delphine Batho, ministre de l'Écologie propose avant tout une nouvelle saignée fiscale sur les propriétaires captifs d’un véhicule diesel. Elle va toucher des millions de salariés, de chômeurs qui n’ont que leur voiture pour se rendre à leur travail ou chercher un emploi.

Comme d’habitude les camions sont épargnés. Cette mesure ne réduira en rien la production de particules fines avec ses conséquences sur la santé publique, ce qui est pourtant dénoncé depuis longtemps. L’objectif de la taxation du diesel est donc de faire rentrer uniquement de l’argent dans les caisses de l'État sans pour autant résoudre les problèmes sanitaires. La nouvelle prime à la casse du ministre de la reconversion industrielle, Arnaud Montebourg, pourrait de prime abord apparaître comme plus séduisante afin de faciliter l’achat d’un nouveau véhicule moins polluant. Pour autant la faiblesse du pouvoir d’achat et les politiques d’austérité constituent des obstacles majeurs.

Il est temps que la filière industrielle de l’automobile coopère afin de mettre sur le marché un véhicule propre à bas prix. Cela permettrait la relance de cette filière industrielle tout en réduisant les pollutions. Nous demandons l’ouverture d’un débat public national sur les enjeux des déplacements qui fait actuellement défaut dans le cadre de la conférence gouvernementale pour la transition énergétique et la création d’une commission parlementaire sur l’émergence d’une véritable politique des transports et les filières industrielles attenantes.

 

 

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Appel

6 Mars 2013, 08:50am

Publié par PCF Villepinte

 

republique
Pour un renouveau de la démocratie territoriale dans une République unie et solidaire

mardi 26 février 2013



SIGNEZ L’APPEL

 

Appel
Pour un renouveau de la démocratie territoriale
dans une République unie et solidaire
 
Nous, 200 élus de tout le territoire national, rassemblés à Paris le 19 février 2013 et signataires de ce texte, lançons un appel au débat et à la mobilisation la plus large dans le pays pour infléchir largement « l’Acte III de la décentralisation » qui vient en débat au Parlement. Ce projet important ne sort pas des ornières de la précédente réforme territoriale initiée par Nicolas Sarkozy en 2010 dont nous demandons toujours l’abrogation.

Oui, il faut une réforme des institutions ! Mais pour qui ? Les collectivités jouent un rôle essentiel pour développer les droits de tous à se former, à se loger, à se déplacer, à se soigner, à se cultiver. Elles contribuent à relever les défis économiques, industriels, ceux de la transition énergétique. Il faut une réforme qui permette de combattre les fractures territoriales béantes, les inégalités sociales, une réforme qui réponde aux besoins humains, sociaux, écologiques d’aujourd’hui, tant dans les grandes agglomérations que dans le secteur rural. Il faut une réforme qui permette aux citoyens d’être enfin au centre des enjeux et des décisions.

Depuis trois ans, nous nous sommes mobilisés dans la diversité de nos sensibilités politiques et nous avons largement mis en difficulté la réforme territoriale de décembre 2010. En est-on sortis ? Le « conseiller territorial » a été supprimé et la clause de compétence générale des collectivités territoriales rétablie en principe, mais sous condition… En revanche, les regroupements forcés en grandes intercommunalités se poursuivent sous la houlette des préfets. L’« acte III de décentralisation » ne rompt pas avec cette logique. Aux cotés de mesures d’intégration spécifiques pour Paris, Lyon et Marseille, il crée d’autres métropoles dans des territoires si nombreux que cela impacte près de 40% de la population …

Il concentre sur ces métropoles un nombre très important de compétences, remettant ainsi en cause le rôle de chaque niveau de collectivités territoriales. Il attribue aux Régions énormément de pouvoirs qui rentrent par ailleurs en concurrence avec les métropoles. Il vide les Communes, les Départements de leur capacité d’initiative, en mettant en place des schémas contraignants hors desquels les cofinancements seront impossibles. Faute d’une réflexion sur un aménagement du territoire équilibré, le projet de loi porte dans ses fondements l’éclatement de l’égalité républicaine : Il vaudra mieux vivre dans des territoires riches et pleins d’avenir que dans des régions définies comme pauvres et archaïques !…

Dans le projet d’acte III, l’État se défausse une nouvelle fois de ses missions nationales devant garantir l’égalité sur tout le territoire : Il se désengage du développement économique et de son corollaire d’actions en faveur de l’emploi ; 60% des « Trains d’Equilibre du Territoire » nationaux sont transférés aux régions, 90% dans les 8 régions du grand bassin parisien ! Le texte prévoit de faire piloter par les régions la mission de l’orientation professionnelle et les CIO. Il prévoit aussi de transférer la responsabilité du handicap aux départements. Avec la réforme du temps scolaire, le gouvernement organise un nouveau découpage des prises en charge entre les communes et l’État, pour les missions quotidiennes d’enseignement….

Ces nouveaux transferts provoquent des inquiétudes, des incompréhensions, de la colère.

Alors que le monde économique et l’État participent de moins en moins au financement des collectivités, la mise en place des péréquations censées aider les territoires démunis ne se fait plus guère qu’entre les collectivités elles-mêmes et exacerbe les oppositions et la concurrence entre territoires.

Le gouvernement programme une réduction des dotations d’État aux collectivités pour les trois ans à venir de 4 milliards et demi : du jamais vu ! A cela s’ajoute deux milliards de charges imposées : relèvement du taux de TVA, réforme du temps scolaire, hausse des cotisations à la CNRACL, cofinancement des politiques nationales, …

Une nouvelle RGPP se met en place avec un autre nom : la Modernisation de l’Action Publique… Les collectivités deviendraient des variables d’ajustement au nom du remboursement de la dette publique, alors qu’elles n’en sont pas responsables. L’acte III prévoit l’encadrement et le contrôle de la dépense publique, mettant en œuvre la baisse des investissements publics des collectivités. C’est leur capacité à contribuer à une relance de l’activité économique en répondant aux besoins des habitants qui est mise en cause. Il n’y aura pourtant pas de sortie de crise sans les collectivités territoriales qui génèrent 70% de l’investissement public.

Besoin d’un véritable débat

Au nom de la parité, avec le redécoupage des cantons et leur extension, le gouvernement introduit une curieuse réforme du scrutin départemental qui tourne le dos à la proportionnelle et au pluralisme de la représentation. Pourtant celle-ci est entrée en vigueur sous une forme ou sous une autre dans tous les autres scrutins locaux. De plus, la désignation par « fléchage » des délégués communautaires pose problème, puisque les Communes perdent l’initiative et la maîtrise des coopérations intercommunales.

Nous sommes loin du « pacte de confiance » entre l’État et les collectivités annoncé par le Président de la République lors des Etats-Généraux du Sénat.

Et peut-on réussir une réforme de cette importance dans la précipitation ou la contrainte, hors d’un débat public à la hauteur, impliquant largement les citoyens, les élus ? De même il est essentiel que ce débat associe les grands absents de la loi, c’est-à-dire les 1,9 millions d’agents territoriaux, les trois millions d’agents des fonctions publiques d’État, qui sont un véritable atout à préserver et à développer et dont le statut doit être renforcé.

Qui peut croire que l’intérêt général soit bien porté par une recentralisation et une concentration des pouvoirs locaux, au sein d’intercommunalités de très grande taille ou de métropoles intégrées, nouvelles collectivités de plein droit qui se verraient transférer l’essentiel des compétences locales ? Nous refusons ce « centralisme » présenté comme la seule réponse possible contre le « localisme ». Les égoïsmes locaux doivent être combattus sur le terrain politique et par des moyens incitatifs ou coercitifs que la loi peut mettre en place. Car rien ne garantit que des gouvernances d’élus au « troisième degré » soient garantes à priori de l’intérêt général.

Pour un renouveau démocratique dans une république unie et solidaire !

Nous disons à l’inverse que la réponse aux défis d’aujourd’hui passe par un renouveau démocratique profond de nos institutions, à contrario de tous les processus qui, à tous les niveaux, ont organisé la mise à la marge des citoyens, le dessaisissement progressif de leur pouvoir. C’est pourquoi, l’instauration de la proportionnelle, la citoyenneté de résidence avec le droit de vote des étrangers aux élections locales, et l’institutionnalisation de la démocratie participative à tous les niveaux, sont des changements à décider sans délais.

Un État qui s’engage et joue son rôle !

Le rôle de l’État doit être repensé : Non réduit à ses missions régaliennes, il doit assumer et impulser des politiques publiques nationales en faveur du développement, de l’égalité territoriale, de la cohésion sociale et de la continuité territoriale. Pour y parvenir, il doit impulser un véritable partenariat avec les collectivités territoriales et non, comme le prévoit le texte, laisser place à des « pactes de gouvernance » loin des citoyens, instituant la tutelle de « grandes entités territoriales » sur d’autres collectivités, sur les Communes en particulier, et soumettant la compétence générale de ces collectivités à l’adoption de schémas contraignants..

Les Services Publics nationaux doivent se décliner dans une gestion partagée avec les collectivités territoriales, ces coopérations se menant ainsi avec des garanties nationales d’accès égal pour tous. Toute leur place aux coopérations volontaires !

Indissociablement, la réforme doit se hisser à la hauteur du niveau de coopération volontaire aujourd’hui rendu nécessaire entre les différentes institutions de notre République.

Cela appelle à inventer des formes nouvelles de « coopératives » opérationnelles ou de « gouvernement partagé », à l’échelle de grands projets volontaires et librement consentis, sous contrôle citoyen. Aux métropoles intégrées, nous opposons des projets métropolitains, élaborés et contrôlés démocratiquement, incluant et respectant les différents niveaux de collectivités. En Région parisienne, le fait d’imposer des seuils contraignants de 300 000 habitants pour l’aire urbaine de Paris et de 200 000 au delà de cet aire urbaine, afin de former dans l’urgence des intercommunalités aux pouvoirs élargis et éloignés des habitants, rentre en complète contradiction avec de véritables projets coopératifs décidés avec les citoyens.

Nous réaffirmons la pertinence des quatre niveaux institutionnels, Commune, Département, Région, Etat, socle républicain sans lequel ce renouveau démocratique et ce haut niveau de coopération, de cogestion, de codécision ne peuvent se déployer. On le voit déjà au niveau des intercommunalités de projet qui sont efficaces quand chaque commune est respectée.

Vive les communes !

Les communes sont le cœur battant de notre République. Elles sont le creuset historique de traditions et de transformations, des lieux de résistance, de projets et de décisions partagées… Elles sont des forces d’entraînement démocratique incomparables. Il serait impensable de se priver de cet atout unique en Europe, en leur retirant leurs compétences, leur capacité d’initiative, de coopération, en les subsidiarisant, en les intégrant systématiquement à des échelons supérieurs, en attendant leur mort lente.

Les communes, leurs élus, doivent être respectés. Elles peuvent et doivent être un formidable moteur démocratique pour construire et mener les coopérations et les projets partagés, conçus avec les citoyens. Elles doivent garder la maîtrise des sols et c’est pourquoi nous nous opposons à l’instauration de PLU intercommunaux, prévue dans le texte.

Nous proposons que soit inventée une forme de consultation obligatoire des citoyens au niveau communal sur des grands projets régionaux ou métropolitains.

Des moyens financiers au service des habitants

A l’opposé des mesures d’austérité en direction des collectivités, il faut leur donner les moyens de remplir pleinement leurs missions et les services aux populations. Il faut cesser cette intolérable et dangereuse réduction des dotations d’État et les revaloriser au contraire. Les collectivités doivent accéder au crédit hors de la logique spéculative, hors des marchés financiers. Une réforme fiscale juste et ambitieuse doit voir le jour au plus vite, avec le rétablissement d’un impôt économique lié au territoire et une taxation des actifs financiers des entreprises répartie équitablement.

Mobilisation de toutes et de tous pour un grand débat national !

Vous connaissez toutes et tous l’importance des missions remplies par les collectivités territoriales et les services publics pour votre vie de tous les jours. Dans les semaines et les mois qui viennent, vont se prendre des décisions importantes sur vos droits au sein de la République. Elles ne peuvent se prendre sans vous, sans un grand débat national. Citoyens, élus, agents publics, organisations syndicales, associations, mobilisons nous dans chaque village, dans chaque ville, dans les départements ! Préparons cette loi tous ensemble !

Formulons des propositions, des amendements. Demandons l’organisation de débats au sein des conseils municipaux, des conseils généraux, des conseils régionaux ! Demandons dans chaque département et régions des assemblées publiques pour débattre de la loi en présence des députés et sénateurs ! Organisons des rassemblements pour interpeller fortement les préfets ! Trouvons toutes les formes de mobilisations citoyennes adaptées à nos territoires ! Et dès à présent, signons cet appel, faisons le connaître largement !

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