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Motion de censure

21 Mars 2013, 16:42pm

Publié par PCF Villepinte

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International

21 Mars 2013, 16:36pm

Publié par PCF Villepinte

F-asensi.jpg
Repousser le projet d’accord franco-turc de coopération en matière de sécurité intérieure

jeudi 21 mars 2013

 


 

François ASENSI (FDG Seine-Saint-Denis) a adressé une question écrite à Laurent Fabius pour que l’examen au Parlement du projet d’accord franco-turc de coopération en matière de sécurité intérieure soit repoussé.

Cet accord porte en germe une répression plus féroce encore du peuple kurde et des défenseurs des libertés en Turquie.

La question

M. François Asensi interroge M. le ministre des affaires étrangères sur les incidences préoccupantes de l’accord franco-turc portant coopération en matière de sécurité intérieure du 7 octobre 2011. Destiné à faciliter la coopération policière et l’échange de renseignement, cet accord s’inscrit dans un contexte de sévère répression des libertés par le pouvoir turc. La lutte politique de la minorité kurde pour ses droits tombe systématiquement sous le chef d’inculpation de terrorisme et subit une répression féroce.

Le Conseil d’État a d’ailleurs refusé en 2010 l’inscription de la Turquie sur la liste des « pays sûrs » en raison « des violences dont sont souvent victimes les ressortissants turcs d’origine kurde ainsi que des limitations à la liberté d’expression en vigueur en Turquie ». Cette répression s’abat désormais sur l’ensemble de défenseurs des libertés et des opposants politiques. En 2012, selon la Fédération international des droits de l’Homme, on dénombre 105 journalistes, 44 avocats et 41 syndicalistes emprisonnés, le plus souvent pour terrorisme ou dénigrement de l’identité turque.

La Cour européenne des droits de l’Homme a prononcé 159 condamnations contre la Turquie en 2011, ce qui en fait le pays le plus condamné, devant la Russie de Poutine. Par ailleurs, cet accord signé par Claude Guéant comporte certaines dispositions controversées. L’échange de renseignement n’est assorti d’aucun garde-fou et ne restreint pas la définition très large du terrorisme donnée par la loi turque. Enfin, la coopération dans la « gestion démocratique des foules », expression désignant les manifestations, rappelle douloureusement l’aide proposée par Michèle Alliot-Marie au régime dictatorial de Ben Ali en butte à la contestation populaire.

La France, attachée à la liberté de conscience, ne peut prêter un quelconque concours à la répression contre les défenseurs des droits. Elle doit approfondir ses relations avec le peuple turc par un soutien aux progressistes de ce pays. Il lui demande si le Gouvernement entend reporter le vote de cet accord par le Parlement afin de le renégocier.

 

 

 


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ANI

21 Mars 2013, 16:31pm

Publié par PCF Villepinte

"50 siècle qu'on lutte contre la précarité. 50 siècles d'erreur, dit le Medef"

 

 

Le 14 mars dernier, Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, décryptait avec talent et humour l’accord national interprofessionnel signé par le MEDEF et la CFDT, la CFTC et la CGC. Voici des extraits vidéos d'AttacTV France éclairants de ce qui se joue derrière cet accord de sécurisation/flexibilité de l'emploi.

 

  • Derrière la taxation des contrats courts

 

  • Sous le plancher pour le temps partiel

 

  • Des complémentaires santé pour tous?

 

  • Des salariés aux conseils d'administration?

 

  • La mobilité volontaire ou la soumission librement consentie

 

  • Le chantage du maintien de l'emploi

 

  • Des plans sociaux facilités

  • A lire aussi:

L'ANI décrypté en 4 minutes chrono

Les principales mesures du texte

La bataille du contrat de travail

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Thierry Lepaon et le 1er mai:

21 Mars 2013, 16:26pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : congrès de la CGT, nicolas sarkozy, cgt, cfdt, flexibilité, François Hollande, politique gouvernementale, négociation syndicats-patronat, sécurisation de l'emploi, thierry lepaon, 50ème congrès de la CGT,

 

 

  • La mobilisation du 1er mai prochain:

"On peut envisager un 1er mai dynamique et unitaire. Il y a un point de désaccord (avec la CFDT sur l’ANI, ndlr), mais il y a beaucoup de sujets d’accord. Sur les salaires, sur les retraites, il y a des sujets sur lesquels on se rassemble. On le voit au niveau local, avec des banderoles où tous les logos des syndicats sont présents. Le 1er mai sera l’occasion pour nous de porter notre solidarité avec les salariés en lutte et les messages de ce congrès."

 

  • L’action de la CGT vis-à-vis de l'Accord national interprofessionnel:

"La loi sur l’ANI n’est pas encore écrite. En ce moment, on rend visite aux parlementaires dans leurs permanences pour les aider à comprendre ce qu’il y a dans ce projet de loi. Les entrevues qui devaient durer 20 minutes passent à une heure, une heure et demie. On leur explique que cet article là veut dire ceci pour le quotidien des gens. En nous écoutant, les parlementaires ouvrent les yeux tout grand. On mène de même ce travail pédagogique à l’Assemblée nationale et au Sénat. Et on voit bien que les choses bougent.

Il y a sept ou huit modifications importantes: sur la mise en conformité du projet de loi avec les textes de l’Organisation internationale du travail, sur la mobilité, sur la nature du licenciement… Par ailleurs, des discussions se mènent dans la majorité pour que cette loi ne soit pas mauvaise pour les salariés. Dans ce texte, les garanties données aux salariés sont renvoyées à plus tard. Celles données aux entreprises, c’est pour maintenant."

 

  • Un grand débat sur le travail

"Une partie de la France pense que le travail est un coût qu’il faut diminuer. Une autre partie, dont je suis, pense au contraire que le travail est une richesse et qu’il faut une meilleure répartition des ces richesses créées par le travail. Il y a besoin d’un vrai débat de société sur le sujet, sinon, on ne prendra jamais une décision. Le curseur de la répartition des richesses s’est déplacé de 18% en faveur du capital ces vingt dernières années. Pour moi, il faut pousser ce curseur dans le sens inverse.

Il y a aussi la question des aides publiques versées aux entreprises. On est passé d’une logique d’aide à une logique de droits. Les entreprises pensent que ces aides publiques sont un droit. Or, personne n’est capable d’évaluer le résultat de ces aides. Celles-ci représentent tout de même l’équivalent du produit intérieur brut de l’industrie française.

Toutes ces questions débordent le cadre de l’ANI. On veut un débat public plus large."

 

  • A quoi doit servir la CGT

"70% des salariés qui ont un travail estiment que les conditions ne sont pas réunies pour faire un bon travail. Il existe un mal-vivre au travail généralisé. Donc nous allons parler de temps de travail, de salaire, d’emploi, de formation. Cette question de mal-être au travail, qui faisait déjà partie de notre quotidien, devient une priorité. La structure de la CGT doit donc être accessible, utile et solidaire. S’il faut l’adapter pour cela, on le fera."

 

  • La CGT, Nicolas Sarkozy et François Hollande

"Ce sont deux situations différentes. On s’est heurté à un mur, parfois à de l’arrogance. J’ai en mémoire un président de la République qui a fait siffler le secrétaire général de la CGT. Cela ne viendrait pas à l’esprit du président actuel. A François Hollande, on dit deux choses: on a permis que les "autres" ne soient plus là et que le gouvernement actuel soit en place. La majorité actuelle s’est faite élire sur des questions sociales. C’est pour cela que nous sommes très exigeants vis-à-vis de ce gouvernement."

>>>A lire aussi:

Débat ouvert sur l'unité syndicale

Thierry Lepaon: "Le rassemblement, c'est notre seule force à nous"

Stéphane Guérard

Toulouse, envoyé spécial. Manifestation unitaire du 1er mai prochain, bataille de l'accord contre la transposition tel quel dans la loi de l'accord emploi (ANI) signé par le Medef et la CFDT, CFTC et CFE-CGC, le rôle de la CGT après son congrès et ses relations avec la majorité actuelle. Thierry Lepaon a apporté ses réponses en marge du rassemeblement de Toulouse. Extraits.

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Grèce et Chypre

21 Mars 2013, 16:21pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Mars 2013
 Alexis Tsipras dénonce "une stratégie de colonisation"
 Mots clés : grèce, résistance , alexis tsipras, chypre,

 

 

Par Alexis Tsipras, Président du groupe parlementaire Syrisa en Grèce. Il est clair que les dirigeants européens sont désormais engagés sur une voie ouvertement orientée contre les peuples d’Europe. La stratégie du gouvernement allemand, soutenue en Europe par le capital financier spéculatif, est une stratégie de colonisation de l’Europe du Sud en général, et de la Grèce et de Chypre en particulier.

Elle s’appuie principalement sur une forme d’extorsion dont la dette est le levier. Si la dette n’existait pas, ils l’auraient inventée pour pouvoir arriver à leurs fins. Qui plus est, la décision prise vendredi dernier par l’Eurogroupe met en danger la stabilité du système financier dans l’ensemble de la zone Euro.
Il s’agit d’une bombe à retardement menaçant les fondements du système bancaire, non seulement à Chypre, mais partout en Europe.

Cette décision doit être annulée, avant qu’elle ne cause des dommages irréversibles.
Le gouvernement grec, représenté par MM. Stournaras et Samaras, n’a pas hésité, quant à lui, a apporté son soutien à des mesures inacceptables, véritables provocations, consistant à ponctionner directement les dépôts des citoyens Chypriotes, créant un précédent dangereux pour tous les pays de la zone Euro dont la situation financière est précaire.
Il s’agit bien d’un tournant historique, que le gouvernement Grec s’est permis de prendre dans le plus grand secret, sans tenir informé ni le peuple Grec, ni même son parlement.
C’est pourquoi j’ai demandé hier, dans une lettre au Président du parlement, que le gouvernement vienne s’expliquer immédiatement devant l’assemblée nationale de sa position lors de la réunion de l’Eurogroupe vendredi dernier.

Malheureusement sans succès, et sans que le gouvernement ne daigne motiver sérieusement son refus.
Pourtant, le gouvernement Grec n’a aucune légitimité à engager le pays dans la voie de la désintégration du système financier Chypriote, mettant le système financier de la Grèce lui-même en danger, sans en référer au parlement.

Nous demandons au Premier ministre, qui est le principal responsable de cette situation, de convoquer de sa propre initiative, et dès demain, une session extraordinaire du parlement, comme il en a le droit, et surtout le devoir.
Pour nous, il est évident que le but ultime du choix politique acté par l’Eurogroupe n’est pas le sauvetage de l’économie Chypriote, mais la mise en place d’une domination économique absolue dans une région géopolitiquement sensible. Il s’agit clairement de mettre la main sur les ressources énergétiques de la République, à commencer par les hydrocarbures.

Et le Gouvernement grec a une responsabilité écrasante dans la décision qui a été prise. En effet, le Premier ministre grec a enfermé le pays dans le carcan voulu par Mme Merkel, après avoir ruiné l’opportunité d’obtenir des avancées offerte après les dernières élections, oubliant toutes ses promesses de renégociation, et allant jusqu’à affirmer que « tout le monde a quelque chose à se reprocher » ; et il ne s’est pas arrêter en si bon chemin, qualifiant la zone d’influence économique de la Grèce d’ « européenne », avant d’accepter, sinon d’appeler de ses vœux, la mise sous tutelle de la République de Chypre.

Une fois encore, il ignore et méprise la nécessité de mettre en œuvre une politique étrangère multidimensionnelle, en même temps que la nécessité de l’implication populaire dans les affaires de la Grèce comme de Chypre.
Mais la résilience des peuples a ses limites.

C’est pourquoi nous exhortons le gouvernement :

  • A revenir sur une décision qui consiste à acter la colonisation de Chypre et à détruire son économie.
  • A demander la convocation immédiate d’un sommet extraordinaire de l’UE, où la Grèce pourra exposer clairement son refus d’entériner une telle option.

La décision du Parlement Chypriote, qu’elle advienne dans quelques heures ou dans les prochains jours, sera déterminante non seulement pour l’avenir de Chypre, mais sans doute aussi pour celui de l’ensemble de la zone Euro.
Un NON fier et fort du parlement chypriote à la volonté de dissoudre la République de Chypre serait en même temps un NON de tous les peuples d’Europe à l’impasse mortifère dans laquelle l’Union s’engouffre.
Il signalerait aussi que la résistance et la négociation ont leur place dans les moments même les plus difficiles. D’autant plus que ces trois derniers jours, la simple perspective d’un tel refus a déjà entraîné un premier recul des dirigeants européens.

Que ceux qui pensent pouvoir sans cesse recourir au chantage et n’en finissent pas de jouer avec le feu, prennent désormais la mesure de leurs responsabilités.
Et qu’ils prennent conscience, surtout, qu’au-delà des gouvernements qui se laissent docilement contrôler - à l’instar des gouvernements grecs de ces dernières années - il y a des peuples qui ne sont pas prêts à se déclarer vaincus sans même s’être battus.
Les peuples d’Europe n’ont pas dit leur dernier mot.
Les peuples Grec et Chypriote seront à l’origine d’une réaction de l’ensemble des peuples d’Europe contre les projets destructeurs des dirigeants européens, ouvrant la voie à une autre Europe : une Europe démocratique ; une Europe de la solidarité et de la cohésion sociale.

Par Alexis Tsipras

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ANI

20 Mars 2013, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

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50° congrès de la CGT

20 Mars 2013, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 19 Mars 2013
 Le modèle coopératif est au 50ème congrès de la CGT
 

 

Toulouse, envoyé spécial. De plus en plus d’entreprises en lutte envisagent de se constituer en Scop pour s’affranchir du diktat des actionnaires et des logiques purement financières. Plusieurs coopératives sont présentes sur le congrès de la confédération, dont l’imprimerie Hélio-Corbeil. Son patron, responsable CGT, est venu apporter son expérience au congrès de la Confédération.

Les syndiqués CGT de Pilpa comme de Fralib, également présents au congrès, portent depuis un certain temps ce projet de coopérative. Ce sont des sites parfaitement viables, si on enlève la pression des actionnaires. Plus récemment, ce sont les salariés de Goodyear qui souhaitent se constituer en Scop. La CGT du site d’Amiens Nord porte depuis fin février un projet de reprise de l’usine sous forme de coopérative et qui permettrait de sauvegarder les quelques 1200 emplois. L’idée séduit, se pose de plus en plus en résistance concrète à la logique néolibérale.

« On se rend compte de la porté sociétale et syndicale de la coopérative »

L’imprimerie Helio-Corbeil, rachetée en février 2011 par ses employés, en est un bel exemple. L’entreprise avait été placée en redressement judiciaire et a pu être sauvée sous la forme de coopérative pérenne. C’est l’ancien délégué CGT du site Bruno Arasa qui a pris la tête de la nouvelle structure. Il explique : « Hélio-Corbeil a décidé de venir exposer au congrès confédéral, en premier lieu parce que le projet coopératif de reprise de l’entreprise par les salariés a été fortement porté par le syndicat CGT. C’était au début une réponse conjoncturelle, c'est-à-dire soit ça soit le chômage, et puis maintenant que ça fait un an et demi qu’on est une coopérative, on se rend compte petit à petit de la porté sociétale et syndicale que ce modèle coopératif porte. A savoir des questions simples mais profondes, comme est-ce qu’on peut avoir une vraie démocratie sans démocratie dans l’économie, c'est-à-dire en entreprise. Et autour de ça la question de l’appropriation de l’outil de production par les salariés. »

Quant aux salariés de la coopérative, Sylvain, cadre au sein du service client chez Hélio-Corbeil explique tout simplement : « Ce qui a vraiment changé, c’est qu’avant, on avait beau se décarcasser au travail, il y avait un gars quelque part au Québec [ndlr : avant la reprise en coopérative, Hélio faisait partie d’un groupe Québécois] qui pouvait virer comme ça 50 personnes et vous avec. Aujourd’hui, on a notre destin en main ».

"L’effet Highlander" détruit le tissu industriel français

Bruno Arasa porte un vrai message positif qui fait du bien à entendre, y compris dans ce congrès confédéral combattif certes, mais éprouvé par les très nombreux plans sociaux. Economiquement parlant, Hélio-Corbeil va bien mieux, et les clients ont suivi. «Pas parce qu’ils adhèrent au projet de coopérative. Mais nos clients ont fait mourir le tissu industriel français. J’appelle ça l’effet Highlander, il ne peut en rester qu’un.  Malgré que ce soit la CGT qui porte ce projet,  et qui soit pratiquement aux manettes, parce que j’étais le délégué syndical, force et de constater qu’ils avaient besoin de nous, parce qu’après avoir fait crever tout le monde autour, et bien ils étaient bien content qu’il y ait encore quelques salariés qui aient envie de se battre pour sauver leur emploi et qui leur assurent la prestation dont ils ont besoin ».

  • Bruno Arasa en vidéo

Pierric Marissal

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ANGELA DAVIS

20 Mars 2013, 07:58am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce mercredi 20 mars 2013

Monde - le 19 Mars 2013

 

 

Ce mercredi, Angela Davis, rédactrice en chef exceptionnelle de l'Humanité
 
 
 
 

 

 

Angela Davis et Shona Lynch. L’une est la militante de toujours. L’autre la réalisatrice du film Free Angela…, qui retrace son procès dans une Amérique violemment anticommuniste. Les deux femmes étaient à l'Humanité ce mardi pour livrer leurs points de vue sur l'actualité. Retrouvez les dans l'Humanité de ce mercredi.

A lire dans notre édition de ce mercredi:

  • Evénement: Irak, 19 mars 2003, la guerre qui ouvrit la voie du chaos

-->Une déstabilisation de la région qui dégage un rude parfum de pétrole

-->"Il règne un climat de tensions croissantes à caractère politico-confessionnel", entretien avec Raid Fahmi (PC Irak)

-->Des guerres de Bush à la guerre des drones

-->"Le choc des civilisations en bandoulière", le point de vue du journaliste Michel Muller

  • Les allocations familiales dans le viseur de l'austérité
  • 50ème Congrès de la CGT: débat ouvert sur l'unité syndicale; Une bataille de longue haleine sur l'emploi; Hommage à Georges Séguy.
  • Parisot passe à l'attaque pour garder la tête du Medef
  • Surendettement: Michel, coulé par sa banque
  • Pakistan: tout un pays au bord de l'abîme
  • Europe: Le plan d'austérité imposé à Chypre ne passe pas
  • Edwige Lawson, il était une femme...
  • Zoom sur le Festival de films de femmes de Créteil

 

Récit de cette journée extraordinaire

C’est l’heure de la conférence de rédaction, et toujours pas d’Angela. Ça démarre quand même. Beaucoup de journalistes sont là, qui arpentent les couloirs, regardant discrètement leur montre, looking for Angela. 10 heures 35. La voilà. Avec elle, Shola Lynch, la réalisatrice de Free Angela And All Political Prisoners, en salles, en France, le 3 avril prochain. Standing ovation.

Angela et Shola s’avancent, souriantes. Des dizaines d’appareils numériques saisissent sur le vif ce moment, cette rencontre. Pour certains d’entre nous, nous n’étions pas bien grands lors de son arrestation. La plupart n’étaient même pas nés. Mais voilà. Angela, son visage, son sourire, son combat, sa résistance, tout est là qui ressurgit, intact. Elle est notre sœur, notre amie, notre camarade.

Elle est en France pour quelques jours. Son emploi du temps déborde de rendez-vous, de rencontres, de conférences. Mais elle a tenu à consacrer une demi-journée à l’Humanité. Le journal qui, en France, a relayé inlassablement la campagne en faveur de sa libération.

Avec pas mal de retard, la conférence de rédaction démarre. Angela Davis sort sa tablette numérique. Francophone, elle comprend parfaitement notre langue même si elle la pratique peu. Elle note: commémoration de l’indépendance de l’Algérie; stigmatisation des sans-papiers; abolition de la peine de mort et, surtout, les dix ans de l’intervention en Irak. Un sujet sur les allocations familiales les fait réagir, toutes les deux. Shola, qui ne parle pas français, se fait traduire le sujet proposé par le service société. «Ce que je comprends, c’est que cette mesure va pénaliser les femmes des classes moyennes qui travaillent», dit-elle. Angela se penche vers elle: «Oh, pardon on ne dit pas classes moyennes, on dit “working class” en France!» Working class heroes! Classe ouvrière. Exactement. Précisément.

"Comme le veut la tradition"

La suite. Deux heures durant, tout va s’enchaîner vite, très vite: un premier entretien pour l'Humanité.fr; un entretien pour le service culture; dicter leur papier à trois journalistes de la rédaction réquisitionnées pour la bonne cause (merci les filles, Julia Hamlaoui, Rosa Moussaoui et Dominique Widemann) ; une séance photo ; une pause apéro (« Comme le veut la tradition française! » me glisse à l’oreille Shola en éclatant de rire) et un repas sur le pouce avant de repartir dare-dare vers la Maison de la radio. En dépit du brouhaha permanent, Angela reste très concentrée. Prend la peine de réfléchir, quelques instants, avant de se lancer. Ses engagements, valeurs, et convictions sont vivants et actifs. Elle se tient droite, le port de tête altier et son sourire, reconnaissable entre mille, est le même que celui qui, il y a quarante ans, a tenu tête à ceux qui voulaient la condamner à mort. Parce qu’elle était noire, communiste et femme.

Aujourd’hui, Angela est « à la retraite », dit-elle avec un accent délicieux, « mais j’enseigne encore de temps en temps. Chaque semaine, je voyage à travers les États-Unis pour donner des conférences ». Prochainement, son autobiographie sera rééditée en français à la faveur d’un éditeur belge. « Ce sera pour moi l’occasion de revenir en France… et à la Fête de l’Huma. »

  • A lire aussi:

Angela Davis, l'icone à l'Humanité

Le plaidoyer d'Angela Davis pour dépasser la démocratie

Marie-José Sirach

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Cahuzac :

20 Mars 2013, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

 

 Une démission qui s’imposait 

Parmi les chefs d'inculpation demandés par le parquet, le blanchiment de fraude fiscale

Après la décision du parquet de Paris ( voir ci dessous) d'ouvrir une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale à l'encontre du ministre au budget, la démission de Jérôme Cahuzac s'imposait. En toute indépendance, la justice doit faire son travail.

 Tout en respectant la présomption d'innocence, le climat des affaires, de l'impunité, a fait trop de mal à la politique. La France doit résolument engager un vrai combat contre le règne des affaires qui  alimente le "tous pourri". Cela n'a que trop duré. Quant au mini-remaniement, il est un affichage clair, de l'emprise de l'austérité européenne sur les orientations budgétaires de notre pays. Bernard Cazeneuve après avoir été à la manœuvre lors du traité budgétaire  européen est promu ministre délégué au budget.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

 

 

 

  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PROCUREUR DE LA RÉPUBLIQUE

 

PARQUET DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS

  

Paris, le 19 mars 2013

 

 

"Le 8 janvier 2013, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire du chef de blanchiment de fraude fiscale afin d'une part, de vérifier l'authenticité et le contenu d'un enregistrement dans lequel était évoqué -prétendument par Monsieur Jérôme CAHUZAC- l'existence d'un compte qu'il aurait détenu auprès d'une banque suisse, d'autre part de faire procéder à toutes auditions nécessaires.

 

 Les investigations menées dans le cadre de l'enquête préliminaire, confiées à la division nationale des investigations financières et fiscales (DNIFF), ont fait apparaître les éléments suivants:

- l'enregistrement remis aux enquêteurs par Monsieur Michel GONELLE n'a subi aucune altération ou modification ;

- trois témoins, à qui les enquêteurs ont fait écouter l'enregistrement, ont dit reconnaître la voix de Monsieur Jérôme CAHUZAC et un témoin des "intonations de la voix" ;

- les techniciens du laboratoire de police technique scientifique d'ECULLY requis pour procéder à une comparaison de voix entre celle de l'enregistrement et celle de Monsieur Jérôme CAHUZAC ont conclu dans un rapport remis le 18 mars 2013 :

" Sur une échelle de -2 à +4, la puissance de l'indice, c'est à dire de notre comparaison phonétique et automatique se situe à +2. Autrement dit le résultat de notre analyse renforce l'hypothèse que Jérôme CAHUZAC est le locuteur inconnu." 

 

Par ailleurs, les enquêteurs ont auditionné plusieurs témoins. L'un d'entre eux a indiqué qu'il lui avait été rapporté que les sommes versées sur ce supposé compte proviendraient de laboratoires pharmaceutiques.

 

Enfin, une demande d'entraide pénale internationale (DEPI) a été adressée par le parquet de Paris aux autorités judiciaires suisses le 12 mars 2013.Il convient de relever que si une assistance fiscale administrative a été sollicitée par l'administration fiscale française auprès de son homologue suisse, la réponse à cette demande le31 janvier 2013 -couverte par le secret fiscal- spontanément portée à la connaissance des enquêteurs de la DNIFF par la direction générale des finances publiques, ne constitue, dans le cadre d'une procédure pénale, qu'un simple renseignement.

 

Les investigations menées dans le cadre de l'enquête préliminaire doivent désormais se poursuivre dans un cadre procédural plus approprié, au regard de la complexité des investigations à diligenter, notamment la mise en œuvre complète de l'entraide répressive internationale, en Suisse mais aussi à Singapour. Le parquet de Paris a ainsi requis ce jour l'ouverture d'une information judiciaire contre personne non dénommée des chefs de blanchiment de fraude fiscale, perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la sécurité sociale, blanchiment et recel de ce délit."

 

 

 

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Evénement. 50ème congrès de la CGT

18 Mars 2013, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

Près d’un Français sur deux a une bonne opinion de la CGT

 

 

Selon un sondage Ifop-l’Humanité, c’est parmi les jeunes de 18-34 ans que le syndicat obtient le plus d’opinions positives.

Toulouse, 
envoyée spéciale. À la question unique : « Avez-vous une très bonne opinion, une assez bonne opinion, une assez mauvaise opinion ou une très mauvaise opinion de la CGT ? », 45 % des 1 005 personnes interrogées par l’institut de sondage Ifop en fin de semaine dernière ont déclaré avoir une bonne opinion de l’organisation syndicale.

Par rapport aux précédents sondages, ces résultats montrent une inflexion des opinions favorables. Le « score reste toutefois relativement élevé », analyse Jérôme Fourquet, directeur du département opinions de l’Ifop, étant donné que « les précédents sondages réalisés en 2005 en 2006 faisaient suite à de grands mouvements sociaux (le référendum européen et le CPE), couronnés de succès ». En 2006, ils étaient 51 % à déclarer avoir une bonne opinion de la CGT. Dans un contexte de tensions sociales, cette évolution témoigne du fait que la violente campagne anti-CGT lancée il y a quelques semaines n’est pas sans impact sur l’opinion. À la suite d’autres, un dossier paru la semaine dernière dans Valeurs actuelles qualifiait les syndicalistes de « professionnels de la casse », d’« opposants stériles » qui « ruinent l’économie (…) et minent le dialogue social ».

En parallèle, note Jérôme Fourquet, « la baisse d’opinions favorables est particulièrement importante chez les électeurs socialistes. En 2006, ils étaient 72 %, aujourd’hui, ils ne sont plus que 61 % ». Une chute de 11 points dont on peut attribuer l’origine à l’opposition de la CGT aux politiques austéritaires du gouvernement de gauche au pouvoir. Dans le détail, le sondage montre que 50 % des salariés ont une bonne opinion de la CGT – 54 % pour le secteur public et 48 % pour le privé. Les femmes sont plus nombreuses (49 %) à en avoir une bonne opinion que les hommes (40 %). Enfin, les 18-34 ans sont plus de 60 % à apprécier la CGT, signe d’un rajeunissement potentiel des forces syndicales.

  • A lire aussi:

L'Humanité spéciale congrès de la CGT

Marion d’Allard

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