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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

PS:" NOUS ALLONS DANS LE MUR"

29 Mars 2013, 15:19pm

Publié par PCF Villepinte

Nous faisons la politique la moins mauvaise par rapport aux autres pays. Mais cela ne suffit pas par rapport à la situation et aux besoins de nos électeurs

Certes il n’existe aucune autre issue à gauche, il n’y aura pas une deuxième gauche qui « gagnera » si nous échouons, Nous sommes derrière notre gouvernement, mais il faut qu’il ré oriente sa politique. Tout ce qui est en jeu, est en jeu, ici, entre nous,

J’ai entendu François (Rebsamen) à l’instant dire que 80 % des Français s’estimaient contents de leur sort individuel, et, au dernier BN, Pascal (Terrasse) dire qu’on vivait mieux ici, en France. Je ne le crois pas, nous avons 5,1 millions de chômeurs, et cela augmente dramatiquement, c’est un cancer qui ronge, nous avons 10 millions de pauvres, ca va très mal !

Je crois que l’attente s’est transformée en impatience, et maintenant en presque colère. Il ne suffit pas de « faire mieux qu’ailleurs » pour répondre aux urgences sociales. Il y a un décrochage entre nos électeurs et nous,  et ça s’est vu encore dans les votes de l‘Oise,

Nous sommes assis dans un TGV, à nos places réservées, il y a de la lumière, nous avons nos ordinateurs, nous roulons à 300 à l’heure, et nous allons tout droit dans le mur. C’est l’UMP-FN qui reviendront, Copé propose déjà de privatiser les 4/5 e de l’état et de faire une austérité puissance 100.

Nous paierons le prix d’une absence de politique sociale suffisante en 2014 et 2015, qu’on ne vienne pas alors nous dire que nous n’étions pas avertis, j’ai vécu comme vous mars 1993 et le 21 avril 2002, cela va revenir, pareil, une déroute, si nous ne corrigeons pas l’orientation actuelle

En Europe d’abord, le camarade Pierre Moscovici, dans la presse, affirme qu’il s’est opposé au premier plan du conseil des 17 ministres européens des finances, contre le peuple chypriote. Mais sa voix, la voix de la France n’a visiblement pas été entendue, alors il a voté à l’unanimité le dit plan pour prendre dans les dépôts des petits épargnants.  Ca s’est révélé un hold up intolérable, c’est la dictature financière qui violait elle même ses règles prétendument les plus « sacrées » et fragilisait l’euro et toute l’Europe.

Alors ils on inventé que Chypre était une redoutable « économie casino », ce qu’ils ignoraient sans doute depuis 10 ans, vu que l’OCDE ne classait Chypre ni sur la liste noire ni sur la liste grise des « paradis fiscaux » mais sur la liste blanche. Chypre est bien moins une économie casino…  que le Luxembourg.

L’UE a été obligée de renoncer à ce premier plan à Chypre sous la pression du peuple. Comme au Portugal (ou il y a eu 1,5 millions de manifestants, l’équivalent de 10 millions, chez nous) Il y a deux peuples qui ont montré la voie et fait reculer la troïka, UE BCE FMI, c’est au Portugal et à Chypre.

Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve ont expliqué dans Médiapart et à Reuters qu’ils avaient suivi et voté le (mauvais) plan « pour ne pas ajouter de la crise à la crise ». C’est ce qu’on fait depuis huit mois : avec le TSCG, avec le « pacte de croissance » (défunt), avec le désastreux budget européen. Mais il est plus que temps de s’interroger, cette diplomatie échoue, on a la crise quand même et elle s’aggrave de plus en plus.

L’Europe et l’euro vont dans le mur aussi à 300 à l’heure. Sauf à dire stop et a changer la règle infernale du jeu imposé par la finance.

 

Ici, chez nous, on a donné 20 milliards aux patrons sans contre partie,  et maintenant, on leur donne une loi transcrite de l’ANI. Depuis 80 ans, quand on regarde ce qu’a fait la gauche en 1936, en 1945, en 1981, en 1997, cette loi est la première et pire loi réactionnaire contre le droit du travail… Jamais vu ca ! Personne ne pourra la défendre, personne d’ailleurs, déjà, ne la défend sérieusement. C’est un coupe-gorge que de la transcrire.

 

On veut amadouer le Medef ? Ca ne marchera pas ! Ce sont nos ennemis, ils veulent nous faire perdre. Mme Parisot réclame déjà 20 autres milliards. Elle a déclaré le 3 février sur RTL que « si l’ANI n’était pas transcrit (comme elle le voulait), elle le ferait savoir suffisamment auprès des investisseurs étrangers pour les alerter sur la véritable situation en France ». C’est clair. La loi issue de l’ANI, c’est pour les agences de notation, contre les salariés.

 

C’est un projet de loi contre les femmes à temps partiels qui vont être encore plus flexibilisées, il n’y aura pas un précaire de moins, pas un chômeur de moins, il y a des contrats à durée déterminés intermittents,  il y aura moins de CHSCT, moins d’IRP, les CE devront payer 20 % aux patrons sur les expertises, les critères sociaux protégeant les licencies sont gommés,  les assurances privées vont toucher le pactole des « complémentaires », les mutations seront forcées, les plans de maintien de l’emploi sont pires que la loi Warsmann de Sarkozy, ça fera baisser les salaires, le chantage à l’emploi s’exercera à plein, les plans de licenciements seront fast, quick, expédiés, facilités, les salaries ont moins accès aux prud’hommes,  il n’y a rien, rien, rien de positif dans cet projet de loi. Nous avons distribué des tracts dans la campagne électorale contre tout cela.  Si cela avait été la droite nous serions tous dans la rue.

On me dit que le SPD se mord les doigts aujourd’hui d’avoir fait les accords Hartz IV, Nous nous mordrons les doigts si nous faisons cette loi issue de l’ANI Medef. Dans un ou deux ans, les gens nous en voudront, nous le regretterons tous, ici, j’ai déjà entendu des regrets comme ça, ici, après le 21 avril 2002.

Mais c’est avant qu’il faut changer les choses. C’est encore temps.

L’ANI ne fera pas reculer le chômage, les patrons se jetteront sur les pires aspects de la nouvelle loi avant la fin de l’année pour multiplier les plans sociaux et nous couler. Nous n’inverserons pas la courbe du chômage avec cette politique, la flexibilité, ça augmente le chômage, ça ne le diminue pas. Nous n’aurons pas les 3 % d’équilibre budgétaire, encore moins les 0,5 % en 2017.

Nous allons dans le mur si nous ne corrigeons pas, en faisant le plus vite possible le choix de la relance, la hausse des salaires, la redistribution des richesses par une fiscalité plus forte, par un renforcement du droit du travail, pas par son affaiblissement.

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Yvon QINIOU Philosophe

29 Mars 2013, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

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La révolution est à venir

 

Ce livre, selon son auteur, n’est pas une thèse sur le communisme destinée aux spécialistes de Marx, il est et se veut un essai politique résolument engagé. Et résolument réfléchi.

 Retour à Marx, pour une société post-capitaliste,   d’Yvon Quiniou. Éditions Buchet-Chastel, 2013, 176 pages, 15 euros. Voilà bientôt deux décennies que nous subissons l’hégémonie de la lecture libérale du XXe siècle sur le communisme. François Furet en France a donné le principal argument. La prémisse : l’idée communiste s’est incarnée en URSS. Le constat : l’URSS a tragiquement échoué. La conclusion : le communisme a donc été définitivement invalidé par l’histoire.

Yvon Quiniou, dans le sillage du grand soviétologue Moshe Lewin, voit dans cet argument devenu sens commun « l’imposture sémantique du siècle ». Sa thèse simple mais forte conteste la prémisse de l’argument : contrairement à ce qu’il soutient, l’idée communiste ne s’est pas réalisée en URSS. La révolution d’Octobre 1917 fut une révolution « plébéienne » ou encore « populaire » mais elle ne fut pas communiste. Dire cela, c’est se situer en amont de nombreuses querelles historiques opposant les courants du marxisme. Ces disputes présupposent une révolution communiste en 1917 et tentent ensuite d’en expliquer la dégénérescence. On a pu incriminer la « trahison » de la bureaucratie communiste ou encore l’encerclement impérialiste. Ces explications, qui peuvent avoir leur importance et leur part de vérité, ratent l’essentiel. Pour Yvon Quiniou, il n’y a pas eu de révolution communiste du tout pour cette raison que les conditions économiques, sociales et politiques d’une telle révolution n’étaient pas réunies.

Ces conditions furent théorisées par Marx en son temps. Il avait très lucidement compris que, sans elles, aucune révolution communiste n’aurait lieu, et que s’il y avait révolution malgré tout, alors elle ne serait pas communiste. Le communisme, pensait Marx, suppose, première condition, un développement suffisant des forces productives ; « car sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la vieille gadoue ». Il suppose aussi, deuxième condition, la polarisation des classes, la simplification de l’antagonisme social, idée qui n’est crédible qu’à la condition de ne pas confondre le prolétaire et l’ouvrier, le premier désignant l’ensemble des salariés (ouvriers, employés et travailleurs intellectuels compris). Enfin, dernière condition, le communisme suppose l’implication de l’immense majorité ; il est fondamentalement démocratique, mouvement de la majorité et non seulement pour elle. Évidemment, aucune de ces conditions n’était réunie dans la Russie de 1917. Ce qui explique largement l’absence de communisme en URSS.

Conclusion : l’histoire n’a pas invalidé l’idée communiste. Reste maintenant à réunir les conditions de son avènement. La social-démocratie ayant partout 
explicitement tourné le dos à l’idée d’une rupture avec le capitalisme, « c’est aux seules forces qui se réclament encore d’une identité communiste forte de prendre désormais en charge le programme d’une société post-capitaliste ».

philosophe

n philosophie

Florian Gulli,

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PETIT PLAISIR Bis

29 Mars 2013, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

Parisot / précarité :
 

 

 " Medef, ton univers impitoyable" (Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF)

 

Lors de l' université d'été après sa première élection comme présidente du Medef, Laurence Parisot avait eu cette réflexion : « la vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ». Elle vient de découvrir qu'un mandat à la tête du Medef l'est tout autant.

Le monde salarié ne versera pas une larme sur ce feuilleton " Medef, ton univers impitoyable". La guerre de succession est engagée depuis des semaines. Elle aura des conséquences directes sur la prochaine feuille de route de l’organisation patronale, qui, après le pacte de compétitivité et l'ANI, se sent pousser des ailes.

Une chose ne changera pas : la future direction du MEDEF pourra compter sur l'opposition ferme et résolue du PCF et du Front de gauche. Un millier d'amendements sont déposés par le groupe parlementaire sur le projet de loi transposant l'accord national interprofessionnel qui sera discuté à l'Assemblée nationale à partir du 2 avril.

 

 

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(Pierre Laurent – PCF/FDG)

29 Mars 2013, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

François Hollande totalement déconnecté des urgences sociales (Pierre Laurent – PCF/FDG)

 

François Hollande totalement déconnecté des urgences sociales

Ce n'est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s'est livré ce soir le Président de la République qui peut convaincre le pays. Tout le monde voit que l'austérité mène à l'échec ici comme dans toute l'Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l'Europe il propose d'aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple !

Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n'est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté.

Il a vanté l'accord sur l'emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu'il contient. Alors que débute dans 4 jours à l'Assemblée nationale la discussion sur ce projet majeur, on attendait du Président qu'il s'explique ! Rien de cela. Résultat, on s'apprête à faciliter encore les licenciements alors que le niveau de chômage bat tous les records !

Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, j'appelle, au nom du Parti Communiste Français et du Front de Gauche, les forces du changement à entrer massivement dans l'action pour exiger un changement de cap, pour dire stop aux politiques d'austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics.

La semaine prochaine dans tout le pays, nous irons à la rencontre des salariés pour dénoncer les dangers du projet de loi gouvernemental sur l'emploi et demander le vote de la proposition de loi que nous avons déposée pour interdire les licenciements boursiers. La journée d'action syndicale interprofessionnelle du 9 avril a tout notre soutien. Elle doit être le prochain grand rendez-vous de la mobilisation populaire.

 

 

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PETIT PLAISIR

28 Mars 2013, 17:34pm

Publié par PCF Villepinte

Laurence Parisot

Social-Eco - le 28 Mars 2013

Mots clés : medef, laurence parisot,

 

 

Medef: Laurence Parisot échoue dans sa tentative de putsch

 

 

Laurence Parisot a reconnu son échec dans sa tentative de réforme des statuts du Medef qui lui aurait permis de briguer un troisième mandat.

L'actuelle patronne des patrons a "immédiatement dit aux membres du conseil exécutif que je serai la garante de la bonne tenue de la campagne", selon ses dires à la sortie du conseil exécutif de ce jeudi matin.Elle s'est de même engagée à continuer "dans les mois qui viennent" à exercer ses fonctions "avec la même énergie, avec la même détermination, avec le même enthousiasme" que ceux qu'elle a eus "depuis la première seconde" où elle a été élue présidente du Medef. Une façon de garder la face après que le conseil exécutif de la principale organisation française a refusé, lors d'un vote très serré (22 pour, 22 contre, un vote blanc), de convoquer l'assemblée générale du Medef pour réformer les statuts.

Transparence

Laurence Parisot reste cependant convaincue que cette réforme qui prévoyait de ne plus limiter le nombre de mandats du président du Medef et aurait donc permis à Mme Parisot d'en briguer un troisième, reviendra" et "sera un jour adopté". "Cette réforme aurait marqué un progrès de démocratie interne, cette réforme aurait permis de mettre un terme définitif à des logiques de cooptation ou de renouvellement empêchés, négociés dans le secret ou sous les pressions", a-t-elle insisté.

"Nous ne pouvons pas avoir, nous les entrepreneurs, les mêmes défauts que nous reprochons à la société, aux partis politiques en particulier, à savoir dire toujours que la réforme oui, mais ce n'est pas le bon moment", a-t-elle ajouté.

  • A lire aussi:

Les opposants à Parisot montent au front

Rififi patronal dans la cité des papes

S.G.

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Palestine

28 Mars 2013, 07:41am

Publié par PCF Villepinte

La France repousse la reconnaissance de la Palestine

Le 26 mars, à l’Assemblée nationale, j’ai demandé au ministre des Affaires étrangères la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien.

En réponse, Laurent Fabius a annoncé que la France ne reconnaitra pas l’Etat de Palestine avant la conclusion d’un accord de paix sous l’égide des Etats-Unis. L’existence de cet Etat, prévue par le droit international depuis 66 ans, restera donc suspendue à l’accord hautement improbable du Gouvernement israélien, l’une des parties au conflit.

Je suis déçu de cette réponse. J’ai mal pour le peuple palestinien.

Après le soutien français à l’entrée de la Palestine à l’ONU, que Laurent Fabius avait dévoilé à l’Assemblée nationale en novembre 2012, en réponse à mon intervention, il s’agissait pourtant d’un prolongement logique et nécessaire pour relancer la perspective d’une paix juste entre Israël et la Palestine.

C’est un grave renoncement de la France. Notre pays se met en retrait au Proche-Orient et s’aligne sur la position des USA. En optant pour l’attente, qui signifiera la poursuite de la colonisation et des humiliations, notre diplomatie assume le risque d’une radicalisation du conflit.

Plus que jamais, le soutien aux forces progressistes palestiniennes et israéliennes doit s’accentuer pour faire avancer le droit des peuples et la paix.

Retrouvez mon intervention en vidéo:

&
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FORUM SOCIAL MONDIAL

28 Mars 2013, 07:39am

Publié par PCF Villepinte

photo Fabien Perrier (DR)

Monde - le 27 Mars 2013

Mots clés : fsm, tunisie, tunis, forum social mondial,

 Dignité, liberté, égalité… le Forum social mondial veut un changement de société

 

 

 Forum social mondial. Tunis, envoyé spécial. Le Forum social s’est ouvert mardi dans une Tunisie divisée. Dans la manifestation de lancement, les femmes rappelaient qu’elles refuseraient de se faire confisquer leurs droits.

Dans les rues de Tunis, des stands, des slogans, des banderoles… La onzième édition du Forum social mondial, la première dans un pays du Maghreb, a débuté. La ville semble vibrer au rythme de cet événement international. Mardi, la manifestation de lancement a vu plusieurs milliers de personnes se rassembler pour exiger, dans les rues de la capitale tunisienne, une rupture avec les politiques libérales qui dominent dans le monde. Les femmes, qui avaient ouvert les débats avec l’assemblée des femmes, étaient présentes en nombre.

Alternatives

Myriam Nobre, coordinatrice du secrétariat international de la Marche mondiale des femmes, est dans le cortège. Elle est venue du Brésil pour « exprimer la solidarité envers la lutte des femmes tunisiennes mais aussi pour dire que beaucoup d’enjeux qui concernent les femmes tunisiennes touchent, en réalité, toutes les femmes dans le monde ». Pour elle, « face au défi que représente la montée des conservatismes, il faut placer le féminisme au centre des débats et apporter des réponses à la question de la crise – des réponses qui soient différentes de l’austérité – ainsi qu’à celle des réactions qui affectent le corps de femmes. » Le FSM est, dit-elle, un moment important pour débattre de ces questions et proposer des alternatives.

Ce mot revient aussi dans la bouche de Naïla Ouardi de l’association UniEs vers elles, une association féministe mixte franco-tunisienne. Elle vit entre la France et la Tunisie. « Il est important, et symbolique, que ce FSM se tienne dans ce pays », explique-t-elle. Car, après le soulèvement populaire qui a fait tomber le dictateur Ben Ali le 14 janvier 2013, la Tunisie reste à reconstruire. « Je participe à cette manifestation en tant que féministe et crois beaucoup en la lutte des femmes et féministes pour la libération de la Tunisie », souligne-t-elle. Libération ? « De la troïka [les partis qui dirigent le pays, NDLR], de la droite classique… » De ceux-là même qui essayent, aujourd’hui, de renvoyer les femmes au foyer.

« Les femmes ont été partie intégrante de la révolution, rappelle la militante. Nous pensions qu’ensuite, le statut des femmes serait amélioré. Mais la déception a été grande ! Les femmes sont les grandes victimes », dit-elle, ainsi que ceux qui les défendent, le regard rivé sur une affiche arborant le portrait de Choukri Belaïd, le dirigeant de gauche assassiné. Il était en passe de réaliser un front populaire. « Il a été tué parce qu’il défendait la démocratie et la laïcité dans le pays. Certains veulent oublier que la liberté des femmes est une constituante intrinsèque de la Tunisie. Sans égalité, il n’y a pas de démocratie. »

  • A lire aussi sur le FSM:

"Les femmes dans le monde arabe doivent s'unir"

Un Forum social mondial de la dignité à Tunis

Fabien Perrier

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Et si on changeait de politique ?

28 Mars 2013, 07:35am

Publié par PCF Villepinte

Hausse du chômage, baisse du pouvoir d'achat, croissance nulle... Et si on changeait de politique ?
Hausse du chômage, baisse du pouvoir d'achat, croissance nulle... Et si on changeait de politique ?

 

La dernière livraison de l'INSEE est sans appel. L'économie française a eu une croissance nulle pour 2012 et les prévisions de croissance pour 2013 et 2014 sont tout aussi sombres.

Mais comment pourrait-il en être autrement ? La politique d'austérité et de baisse des coûts salariaux se traduit par une pression sur l'emploi au nom de la compétitivité, qui fait exploser le chômage au point de presque atteindre les records de 1997. Elle contribue à transférer le poids de la fiscalité des entreprises sur celle des ménages (10 milliards d'euros par le CICE) ce qui réduit d'autant leur pouvoir d'achat et pèse sur leur consommation. Elle diminue la dépense publique en ponctionnant les services publics nationaux et locaux, au point de les empêcher de fonctionner, de répondre aux besoins de la population et de financer l'activité locale. Autant de mesures qui enferment de fait la France dans la stagnation.

Hausse du chômage, baisse du pouvoir d'achat, croissance nulle... Et si on changeait de politique ? Demain soir, lors de son intervention télévisuelle, François Hollande ne peut se contenter d'un exercice d'autopromotion d'une orientation économique et sociale qui conduit droit à l'échec. Il est possible et urgent de faire autrement. C'est pourquoi avec ses partenaires du Front de gauche, le PCF veut ouvrir sur l'alternative :

  • Face à la « flexicurité », avançons la lutte pour une sécurisation de l'emploi et de la formation construite sur la conquête de nouveaux pouvoirs des salariés et une expansion de la dépense de formation ;

  • Face à la baisse du « coût du travail », travaillons à la baisse du coût du capital, plutôt que la baisse des « charges sociales » optons pour celle des charges financières du crédit aux entreprises, avec la lutte pour un Pôle financier public et un nouveau crédit sélectif pour les investissements créateurs d'emplois et de formations ;

  • Face au pacte budgétaire (TSCG), opposons la lutte pour le financement d'une relance massive des services publics grâce à la création monétaire de la BCE, via un Fonds social, solidaire et écologique de développement européen et une réforme radicale de fiscalité ;

  • Face à l'augmentation de la CSG, obtenons une refonte des prélèvements obligatoires notamment par une nouvelle fiscalité incitatives à l'essor de l'emploi, des qualifications, des salaires et pénalisant et placements financiers ;

  • Face aux privatisations, engageons la lutte pour une nouvelle maîtrise sociale des entreprises publiques et la promotion de Pôles publics d'impulsion et de coopération favorisant un redressement des filières industrielles et de service.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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Le 50ème congrès de la CGT s’adresse aux salariés

27 Mars 2013, 08:22am

Publié par PCF Villepinte

Tous ensemble pour le progrès social
50e Congrès CGT – Toulouse 18-22 mars 2013

Cette adresse aux salarié-e-s a été adoptée par les délégué-e-s des syndicats CGT au 50e Congrès de la CGT à Toulouse le 22 mars 2013.

Les syndicats de la Confédération Générale du Travail, réunis en congrès à Toulouse, s’adressent à vous. Au quotidien, nos conditions de vie et de travail se dégradent.

En France, en Europe et dans le monde, la crise et ses conséquences sont d’une violence insupportable.

Les politiques d’austérité mises en œuvre par les gouvernements nourrissent la crise et plongent les peuples dans la misère, réduisent les droits sociaux, s’attaquent aux libertés fondamentales, généralisent l’insécurité sociale.

Les travailleur-se-s et les peuples sont mis en concurrence. Ces politiques alimentent le cercle vicieux de la crise et renforcent le désespoir. La désignation de boucs-émissaires alimente les peurs et les replis identitaires. La CGT poursuivra résolument son combat contre le racisme et la xénophobie.

Cette crise n’est pas pour tous : Les actionnaires continuent à engranger le profit et l’argent facile.

La crise, celle du capitalisme, est d’abord le fruit d’une dévalorisation du travail.

L’issue progressiste à la crise exige une autre répartition des richesses, la reconnaissance, la revalorisation du travail.

Le patronat a déclaré la guerre au monde du travail. Il profite de la crise qu’il a provoquée et impose des régressions sans précédent : dégradation des conditions de travail, flexibilité accrue, précarisation de l’emploi, suppressions d’emploi, baisse des rémunérations, répression syndicale...

La CGT condamne avec force toutes les formes de répressions, de discriminations, de remise en cause du droit de grève et de l’exercice du droit syndical.

La CGT réclame l’amnistie de tou-te-s les syndicalistes et des défenseurs des droits injustement condamnés, dans le cadre de leur activité syndicale.

La CGT exprime sa solidarité avec tous les salarié-e-s d’ores et déjà engagé-e-s dans les luttes et appelle l’ensemble du monde du travail à se mobiliser pour le progrès social.

Pour sortir de la crise, exigeons une autre répartition des richesses pour le travail, le plein emploi, l’augmentation des salaires, un système de protection sociale solidaire.

Pour sortir de la crise, imposons le maintien et le développement des activités et de l’emploi industriel, la reconquête des politiques publiques, des services et de l’emploi publics. Pour sortir de la crise, gagnons un statut du travail salarié et une sécurité sociale professionnelle avec un socle de droits attachés à la personne, transférables et garantis collectivement. Pour sortir de la crise, construisons un autre modèle économique, social, humain et écologique.

Ensemble, élevons le rapport de forces pour rompre avec les politiques libérales.

Nous sommes résolus à créer les conditions de l’unité du monde du travail, des femmes comme des hommes, des jeunes comme des retraité-e-s, des ouvrier-ère-s comme des cadres, des salarié(e)s précaires, des migrants, des privés d’emploi.

Pour que ça change vraiment, la CGT est disponible pour construire avec vous, votre syndicat, les mobilisations pour le renforcement des solidarités, un syndicalisme de lutte, de conquête, de transformation et de progrès social.

La CGT réaffirme sa volonté de travailler à un syndicalisme rassemblé pour favoriser les convergences d’actions dans la durée, du niveau local, au plus près des lieux de travail jusqu’à l’international.

Elle décide de faire du 1er mai, journée internationale du travail, une journée de lutte et de manifestations. A l’échelle européenne, la CGT poursuivra la construction du processus de mobilisations en convergence avec tous les salarié-e-s.

Au plan national, la CGT appelle les salarié-e-s à se mobiliser : pour la reconquête de la Sécurité sociale et la garantie de son financement solidaire fondé sur le travail ;

Pour une réforme ambitieuse du système de retraite par répartition, avec un âge d’ouverture des droits dès 60 ans, la prise en compte de la pénibilité, un niveau de pension d’au moins 75 % du salaire, au moment où le gouvernement annonce l’ouverture d’une concertation sur une nouvelle réforme dès la fin de ce printemps.

Dans l’immédiat, il faut empêcher la transposition dans la loi de l’accord minoritaire, faussement nommé « Sécurisation de l’emploi », qui dynamite quarante ans de droit du travail en France.
Moins de droits pour les salarié-e-s, plus de liberté de licencier pour les employeurs : c’est non ! Disons le tous ensemble.

Pour que ça change vraiment, dès maintenant, toutes et tous dans l’action, en grève et en manifestions lors d’une journée nationale le mardi 9 avril 2013.

La crise c’est eux. La solution c’est nous. TOUS ENSEMBLE !

 


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FORUM SOCIAL MONDIAL

27 Mars 2013, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Ouverture du Forum social mondial à Tunis ce mardi

Monde - le 26 Mars 2013

Mots clés : fsm, tunisie, algérie, féminisme, femmes, tunis, maghreb, intégristes, yamina meghraoui,

 

 "Les femmes dans le monde arabe doivent s’unir"

 

 

Forum social mondial. Tunis, Envoyé spécial. L'"Assemblée des femmes" a lancé les débats du Forum social mondial à Tunis. Entretien avec Yamina Meghraoui, Présidente du Comité des femmes du Syndicat autonome SNAPAP, venue d’Algérie.

Retrouvez dans l’Humanité ce mercredi le reportage sur les luttes des femmes du monde arabe au FSM.

C’est sous le soleil que s’est ouvert, ce matin, la 11ème édition du Forum Social Mondial. Pour la première fois, il se tient dans un pays du Maghreb, la Tunisie, à peine plus de deux ans après que le peuple a renversé le dictateur Ben Ali. Alors que le pays se divise sur différentes questions, notamment celle de l’islamisme, ce sont les femmes qui ont lancé les 5 jours de débat avec « l’Assemblée des femmes ». Tour à tour, venues du monde entier, elles se sont relayées à la tribune.

Yamina Meghraoui venue d’Algérie, était parmi elle. Présidente du Comité des femmes du Syndicat autonome SNAPAP, elle livre à l’humanite.fr son regard sur la question des femmes au Maghreb.

Le FSM s’ouvre par une assemblée des femmes. En quoi cette question est au cœur de l’actualité dans les pays du pays du Maghreb actuellement?

Yamina Meghraoui. Globalement, les femmes sont les victimes d’un système mondial; il y a des différences liées à un certain environnement, culturel, économique, social. Les femmes algériennes ont devancé les femmes maghrébines. Elles ont massivement participé à la décolonisation. Mais ensuite, au lieu d’évoluer et de progresser, elles sont rentrées chez elles, cantonnées aux tâches ménagères. C’est une première injustice faite alors aux femmes. Une deuxième période cruciale est celle du terrorisme. Les femmes ont payé, alors, un lourd tribu: elles sont plusieurs milliers à avoir été violées, handicapées, appauvries… Le combat des femmes algériennes n’a pas pris fin. Il concerne le renforcement de la démocratie. En Algérie aussi, nous vivons un recul de la démocratie et, comme à chaque fois qu’elle recule, comme à chaque recul économique, c’est la femme qui en fait les frais en premier lieu.

 

Quelle place occupent aujourd’hui les femmes algériennes dans les luttes sociales? Quelles sont leurs revendications?

Yamina Meghraoui. Elles continuent de lutter. Elles revendiquent d’abord l’accès à un travail décent, au logement, à la liberté d’expression. Elles sont très présentes dans les syndicats autonomes. Le Parlement compte 143 femmes mais elles sont malheureusement issues du système et n’ont aucune relation avec les syndicalistes, les quartiers, les entreprises, et les chômeurs. Elles sont coupées des citoyens.

 

Qu’attendez-vous de ce forum?

Yamina Meghraoui. C’est un moment pour que les femmes tirent la sonnette d’alarme; il est aussi un déclic pour qu’elles tissent des liens entre elles, qu’elles multiplient les actions communes… Il faut aussi toucher la commission des femmes des Nations Unies et dire ce qui se passe réellement. Je pense qu’il faut aussi s’unir sur des combats précis, comme la lutte contre l’intégrisme. Même la démocratie est menacée de l’intérieur et de l’extérieur. Les démocrates maghrébins sont abandonnés par l’opinion mondiale, par l’Union Européenne. En revanche, les intégristes sont soutenus par ceux qui détiennent le monopole financier. Ce que nous vivons est donc lié au système économique mondial et au néo-libéralisme.

 

Comment faire pour organiser des résistances communes ?

Yamina Meghraoui. Elles doivent partir de la société civile internationale, des mouvements internationaux, des mouvements de jeunes, travailleurs, chômeurs… Ce sont eux, finalement, qui ont changé le cours des choses dans l’Histoire.

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Entretien réalisé par Fabien Perrier

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