Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Pour obtenir un nouveau « Fond d’aide aux plus démunis » avec plus d’ambition et à l’écoute des organisations caritatives

1 Mars 2013, 08:27am

Publié par PCF Villepinte

 Patrick Le Hyaric

 

La disparition programmée du « programme européen d’aide aux plus démunis », suite à des  pressions allemandes contestant sa légalité, provoqua un vif émoi en Europe. C’était un coup de poignard contre les 240 banques alimentaires et associations de solidarité fournissant une aide alimentaire à 13 millions de personnes à travers l’Union européenne. L’indignation et la forte mobilisation des citoyens européens qui suivit, relayé par l’ensemble de la gauche au Parlement européen, obligea le Conseil à relancer un programme d’aide alimentaire pourtant enterré après un accord Sarkozy-Merkel.

Ainsi est mis en débat un  nouveau « Fond d’aide européen aux plus démunis » (FEAD). A l’heure actuelle, le nouveau fond est à l’image du compromis honteux sur le budget européen 2014-2020.

En acceptant du bout des lèvres de verser seulement 350 millions d’euros par an à ce fond pour 27 pays, alors qu’il disposait de 500 millions dans le précédent dispositif pour 19 pays, les chefs d’Etats ont démontré le peu de cas qu’ils font de la solidarité européenne. C’est encore plus inquiétant lorsque l’on sait que la Commission ambitionne de confier en plus à ce fond la fourniture de biens matériels de première nécessité (vêtements, chaussures…) et ce, sans moyens supplémentaires alors que les associations bénéficiaires vont devoir se battre pour maintenir un niveau d’aide alimentaire équivalent à ce dont elles bénéficiaient auparavant.

Manif

Après avoir critiqué cette approche lors des différents débats au Parlement et résolutions sur le sujet, c’est désormais dans le travail en commission parlementaire que j’aborde ce sujet.

Le texte créant ce fond est un Règlement de la Commission européenne. Il est actuellement discuté en commission de l’Emploi et des affaires sociales du Parlement européen, ainsi qu’à celle de l’agriculture et celle du développement régional. Je viens de déposer 59 amendements afin de renforcer et de simplifier ce nouveau fond.

Ceux-ci sont en lien avec le projet de rapport de mon ami Younous Omarjee qui est rapporteur en commission du développement régional sur ce sujet. Ils visent d’abord à augmenter les budgets.

Nous demandons un budget de 5 milliards d’euros sur la période 2014-2020 au lieu des 2,5 proposé par la Commission. Nous demandons que l’aide du programme soit entièrement pris en charge par l’Union européenne plutôt que 85% comme suggéré par la Commission.

Cette proposition de cofinancement aurait conduit plusieurs organisations ne pouvant fournir les 15% restant à rester en dehors du programme, ce que nous ne pouvions accepter.

Nous avons nettement élargi la définition des personnes pouvant bénéficier du programme. La commission se limitant aux sans-abris et aux enfants défavorisés, nous avons proposé une définition plus ouverte qui permet d’inclure plus de personnes et surtout d’inclure les organisations caritatives et de solidarité dans la définition de celles et ceux qui pourront bénéficier de ces  programmes. Nous voulons que ce soit les associations et autorités locales qui puissent décider à qui doit parvenir l’aide.

C’est aussi pour faciliter le travail de ces associations que nous avons proposé d’alléger nettement le cadre réglementaire et les formalités administratives exigées par la Commission: on n’impose pas à une organisation composée essentiellement de bénévoles, les mêmes contraintes bureaucratiques qu’à une administration qui fait une demande de subvention européenne.

Enfin nous avons demandé un cadre de qualité pour les denrées alimentaires distribuées: des aliments sains, variés, de préférence issus de l’agriculture européenne ainsi qu’un vrai travail pour éviter les gaspillages.

Le débat doit se poursuivre en commission.

Les associations, les syndicats, les élus doivent se faire entendre avec plus de force.

 



Voir les commentaires

Corbeil:

1 Mars 2013, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

Serge Dassault (à gauche) avec son successeur à la mairie de Corbeil-Essonnes Jean-Pierre Bechter (à droite)

 - le 27 Février 2013

 

 

le Front de gauche dénonce le "climat délétère et dangereux"

 

Les révélations s'accumulent dans la presse sur le présumé système d'achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) par le sénateur UMP Serge Dassault et l'actuel maire de la commune Jean-Pierre Bechter, et sur les récents règlements de compte liés à cette affaire.

Bruno Piriou (PCF), principal opposant à la majorité municipale s'est ému du "climat délétère et dangereux" dans la ville et a demandé que soient donnés "tous les moyens" aux policiers et aux juges pour "mener à bien" leurs enquêtes. Dans un communiqué émis dès début janvier, le conseiller municipal et les autres élus Front de gauche de la ville demandaient: "Il est urgent et indispensable que Corbeil-Essonnes sorte de ce contexte de rumeurs, de tensions caractérisés par des incendies criminels répétés de bâtiments publics, de tracts anonymes mettant gravement en cause des élus de la majorité, de conseil municipaux envahis et retrouve la voie de la démocratie, du respect des lois de la République."

3 enquêtes

A Corbeil, les affaires s'monscellent. Les enquêtes judiciaires aussi. Comme le révélait Le Monde fin janvier, trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes. À une première enquête, ouverte en 2010 
à propos de mouvements de fonds suspects en pleine période électorale (Serge Dassault était maire 
de Corbeil-Essonnes et candidat à sa propre succession) se seraient ajoutées une autre concernant des menaces téléphoniques reçues par sa famille et une troisième sur des prêts de Serge Dassault à des personnes défavorablement connues de la justice.

Tentatives d'homicide

Ce mercredi matin, Le Parisien publie la confession témoignage de Rachid Toumi, qui affirme dans une vidéo: "Corbeil, c'est devenu un système mafieux. L'argent de Dassault a tout pourri". Victime d'une tentative d'homicide fin janvier alors qu'il circulait à bord d'une voiture, cet homme de 33 ans assure que cette agression, tout comme la fusillade qui a grièvement blessé un autre homme de 32 ans mardi dernier en plein centre-ville (voir après) sont les conséquences de ce système et du non-paiement d'une forte somme d'argent à des jeunes de cité. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet d'Evry à la suite de ces tentatives d'assassinat.

"A Corbeil, j'ai toujours vu des gens toucher de l'argent pour ça (être payé pour faire voter des gens, ndlr). (...) Aujourd'hui chacun veut sa part. Comme la justice n'a jamais rien fait, pour nous, c'était légal. C'est un travail", explique Rachid Toumi. "Bechter a fait des promesses. Il ne les a pas tenues. Et aujourd'hui, on est en train de s'entretuer", ajoute le trentenaire.

"Tout ça c'est du baratin"

Mis en cause, Jean-Pierre Bechter a affirmé à l'AFP ne pas connaître Rachid Toumi et mis ces déclarations sur le compte "d'une pré-campagne électorale". "Il est manipulé", a indiqué l'élu qui cependant, n'envisage pas dans l'immédiat de porter plainte. "En 2008, il se baladait avec un mégaphone dans une cité pour dire des insanités sur Serge, a rapporté le successeur de Serge Dassault à la mairie. Tout ça, c'est du baratin, c'est du n'importe quoi".

Corrupteur et tireur?

Dans son édition de mercredi, le Canard enchaîné fait le point sur une autre tentative de meurtre à Corbeil-Essonnes et affirme que le tireur, qui "a été identifié par plusieurs témoins. Serge Dassault le connaît depuis prêt de vingt ans. Et pas que de nom, comme le prétend Jean-Pierre Bechter." Selon l'hebdomadaire satirique, cet homme "chargé de ramener la paix dans les quartiers" aurait été la pierre angulaire des achats de voix au profit de Serge Dassault, dénoncés par le Conseil d'Etat en 2009.

En 2009, plusieurs personnes avaient témoigné par écrit au Conseil d'Etat sur des dons d'argent, dont ils accusaient Serge Dassault. Ils s'étaient finalement rétractés. En juin 2009, le Conseil d'Etat avait invalidé la municipale de 2008.

  • A lire aussi:

Corbeil: le système Dassault perdure

Corbeil: le soupçon d'achat de voix par Dassault se précise

S.G.

Voir les commentaires

Amnistie !

1 Mars 2013, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 Amnistie !

 

 

C'est un cortège des salariés de PSA arrivant droit sur la petite tribune montée devant le Sénat, qui a ouvert le rassemblement pour l'amnistie des syndicalistes. Le symbole est fort : le mouvement social est indispensable dans une démocratie.

Alors que la proposition de loi défendue par les sénateurs du Front de gauche était débattue cet après-midi, près de 500 militants politiques, syndicalistes, associatifs et citoyens se sont rassemblés scandant à l'unisson « L'amnistie c'est maintenant, sénateur choisis ton camp ! »

Les témoignages des militants syndicalistes et associatifs s'enchainent. Des militants accusés, stigmatisés, traités de terroristes ou de criminels pour avoir défendu des salariés, s'être exprimés contre des licenciements abusifs, s'être opposés à une privatisation, avoir empêché l'expulsion de sans-papiers...

Didier Le Reste, animateur du Front des luttes, rappelle le préambule de la Constitution de 1946 « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ». Visiblement certains procureurs ont des lacunes ou préfèrent déverser leur haine envers les syndicalistes lorsque, sans preuve de violence, un procureur de Nîmes les qualifie de « casseurs, voleurs, démonteurs de matériel ». Le ras-le-bol général, Patrick Picard, secrétaire général de l'Union départementale CGT de Paris, l'exprime clairement : « il y en a assez que nos militants se voient sanctionnés pour défendre les salariés ».

Après que Jean-Luc Mélenchon ait déploré que la loi n'ait pas été votée en juillet, Éliane Assassi, présidente du groupe Front de gauche au Sénat réaffirmait la détermination du groupe : « Cette loi, nous allons l'arracher » et c'est ce qu'ils ont fait même si des amendementsatténuant la portée de ce texte ont été rajoutés.

C'est un message d'espoir au monde du travail que ce rassemblement a voulu faire passer, les députés de gauche à l'Assemblée nationale doivent maintenant voter la loi !

 

Voir les commentaires

<< < 10 11 12