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Groupe communiste, citoyen, Front de gauche de Seine ST Denis

6 Mars 2013, 08:39am

Publié par PCF Villepinte

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L’appel "contre l’austérité pour les collectivités" lancé par les élus Front de gauche du Conseil général de Seine-Saint-Denis

mardi 5 mars 2013



SIGNEZ L’APPEL
COMMUNES-DEPARTEMENTS-REGIONS

CONTRE L’AUSTERITE : REHABILITONS LA DEPENSE PUBLIQUE !

 

Depuis les lois de décentralisation de 2004 les élu-e-s des collectivités territoriales sont de plus en plus confrontés, lors de l’élaboration de leur budget, à des choix impossibles. En effet, les transferts de compétences des lois de décentralisation (RMI puis RSA, Autonomie, Handicap, personnels des collèges et lycées…) n’ont jamais été compensés au niveau des nouvelles charges financières dont elles ont la responsabilité de par la loi. Le décalage constaté en 2012 est évalué à 6 Milliards € depuis 2004.

D’autre part, avec la crise financière de 2008, les contraintes s’amplifient. L’Etat oblige les collectivités territoriales à participer à l’effort d’austérité pour résorber la dette publique nationale dont elles ne sont absolument pas responsables.

Les dotations financières de l’Etat aux collectivités, après avoir été gelées, seront rognées de 4,5 Milliards €, d’ici 2015, pour assurer le pacte de compétitivité qui prévoit 20 milliards € de cadeaux fiscaux aux entreprises. Et l’accès au crédit est limité par les banques.

Or les communes, les départements et les régions doivent présenter leur budget strictement en équilibre. Le montant des dépenses doit être équilibré par un montant identique de recettes. Cette obligation n’est pas faite à l’Etat.

Alors comment, face à l’urgence sociale qui s’amplifie, satisfaire les aspirations au mieux vivre des femmes et des hommes qui vivent sur nos territoires ?

Notre devoir est d’alerter nos concitoyens.

Poursuivre dans cette voie c’est aller dans le mur. Nous refusons d’aller plus loin dans cette logique d’austérité qui conduit soit à réduire les services publics locaux et donc la réponse à la demande des besoins de nos populations, soit à être obligés d’augmenter perpétuellement l’impôt local sur les familles, soit enfin à réduire l’investissement utile au développement humain et territorial.

Devons-nous, partout en France, présenter les budgets de nos communes, de nos départements, de nos régions en déséquilibre afin de créer un choc du refus et contraindre l’Etat à revoir sa copie ? Nous y sommes prêts ! C’est le sens du mouvement que nous initions afin de refuser l’austérité et réhabiliter la dépense publique.

Nous exigeons :

- Le retour à l’Etat des compétences de solidarité nationale [RSA, APA, PCH…] ou leur compensation à l’euro/l’euro ;

- la création d’un fond d’aide aux collectivités alimenté par une taxe de 0.3% sur les actifs financiers des entreprises. 18 milliards € seraient immédiatement mobilisés. La mise à plat des niches fiscales qui pourraient rapporter 30 milliards d’euros. Ces sommes seraient redistribuées par un système de péréquation qui prendra en compte la richesse réelle des populations ;

- alors que les collectivités locales au travers de la commande publique réalisent 70% des investissements publics, la création d’un pôle bancaire public (avec des nationalisations si nécessaire) leur faciliterait l’accès au crédit à bas coût et sur la longue durée pour réaliser les équipements utiles au développement humain et territorial ;

- l’indexation du montant des dotations de l’Etat aux collectivités sur l’inflation, avec le rattrapage du gel entamé en 2009 ;

- le retour à une imposition des entreprises afin de recréer un lien fiscal dynamique entre l’activité économique des entreprises et le territoire ;

- une réforme de la fiscalité locale des ménages qui tient compte de leurs ressources.

Pour soutenir cet appel, envoyez un mail à nonalausterite@gmail.com avec votre nom, votre prénom, votre fonction ainsi que vos coordonnées téléphoniques.

Word - 33.5 ko Courrier aux élu-e-s

 

 
 

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ANI? NON!

6 Mars 2013, 08:30am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Mars 2013

 Mots clés : régression sociale, Luttes, front de gauche, cgt, flexisécurité, fsu, solidaires, fo, compétitivité-emploi, négociation syndicats-patronat, sécurisation de l'emploi,

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 manifestants crient la "régression sociale, ça suffit"        (vidéos)

 Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, salariés actifs, retraités et privés d’emploi, ont battu le pavé mardi à Paris et bien d’autres encore dans plus de 170 villes, à l'appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, épaulés par le Front de gauche. Ils appellent les députés et sénateurs à ne pas adopter en l'état le projet de loi sur l'emploi, "l'accord de la honte". "Un véritable succès" estime la CGT.

"Tous les paragraphes de l'accord consistent à fragiliser les salariés, à remettre en cause le contrat de travail", a affirmé Bernard Thibault, secrétaire national de la CGT, devant plusieurs milliers de personnes rassemblées au départ du cortège parisien place du Châtelet en direction de l'Assemblée nationale. "On veut influencer la réflexion des parlementaires. C'est un premier rendez-vous. On ne va pas laisser ce texte en l'état". "Nous allons continuer notre pression sur les parlementaires", a renchéri Jean-Claude Mailly, de FO, aux côtés de son homologue de la CGT. 

"Rég ression sociale, ça suffit", "Ayraullande trahissent le peuple", lisait-on sur des pancartes tandis que des manifestants reprenaient un des principaux slogans: "Avec FO et la CGT, sénateurs et députés, dites non à l'accord Medef-CFDT".

http://www.youtube.com/watch?v=K0DpJN2tnP0

"Notre mobilisation pèsera sur les parlementaires"

Une forte délégation de salariés PSA ouvrait le vaste cortège parisien de la CGT. A Marseille, des salariés d'Arcelor Mittal, des Moulins Maurel, d'Air France et des Fralib ont bravé le mauvais temps avec plus de 20000 manifestants. Ils étaient 7000 à Lyon ce matin, dont de nombreux ouvriers de Renault, 5000 à Toulouse pour dénoncer "l'accord scélérat du 11 janvier", où le cortège a été rejoint non seulement par des militants du Front de gauche, mais aussi du NPA et de LO. estime Serge Cambou, responsable FO. A Bordeaux, ils étaient 6000 personnes dans le centre-ville, 3000 à Rennes comme au Mans ou à Rouen et plus de 5000 à Nantes…

Le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, ouvrait le cortège de Lille long de 5000 personnes, derrière une banderole unitaire proclamant "Non à la régression sociale". Des salariés des entreprises ArcelorMittal à Dunkerque (Nord), PSA à Valenciennes (Nord), mais aussi Toyota, Conforama et Fraisnor, un fabricant de lasagnes fraîches du Pas-de-Calais menacé de redressement judiciaire à la suite du scandale de la viande de cheval, étaient présents dans le cortège.

Les leaders du Front de gauche étaient aussi présents à Paris. "On n'a pas élu des députés pour avaliser les écrits du Medef", a tonné Jean-Luc Mélenchon, accompagné, entre autres, de Martine Billard et de François Delapierre. Pierre Laurent était aussi présent, avec  Didier Le Reste animateur du Front des luttes du Front de gauche.

Des parlementaires de l'aile gauche du PS étaient également mobilisés, dont la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann venue dire son "soutien à ces organisations qui représentent plus de salariés que les signataires de l'accord. Un accord en absolu déséquilibre en faveur du patronat". "Nous proposons de l'amender". "Je respecte l'accord conclu mais je ne serai pas un greffier. Je veux pouvoir rééquilibrer le texte", a renchéri le député PS Jérôme Guedj.

Le projet de loi sur "la sécurisation de l'emploi", transcription fidèle par le gouvernement d'un accord paraphé le 11 janvier par le patronat et trois syndicats dont la CFDT, sera présenté au Conseil des ministres ce mercredi. Le débat à l'Assemblée s'ouvrira début avril en procédure d'urgence et se poursuivra au Sénat fin avril. "Début mai ce texte sera applicable", selon le ministre du Travail Michel Sapin.

La CGT comme FO promettent que la lutte va continuer. "La CGT sera fortement présente le 14 mars à Bruxelles dans le cadre de la journée d’action à l’appel de la CES pour dire non à l’austérité et oui à l’emploi des jeunes. La CGT va poursuivre sa campagne d’information et de mobilisation en vue du prochain débat parlementaire en avril pour gagner des mesures favorables aux salariés." annonce le syndicat dans un communiqué.

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HUGO CHAVEZ

6 Mars 2013, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

le 6 Mars 2013
  

 

Hugo Chavez, un phare s'est éteint

 

 

 

 

Les chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz. Hugo Chavez est mort ce mardi à l'âge de 58 ans des suites de complications respiratoires. Chroniqueur de l'actualité vénézuélienne pour l'Humanité.fr, l'universitaire Jean Ortiz revient sur la vie du président de la république bolivarienne du Venezuela.

Un phare s'est éteint. Comme Bolivar lors de son serment de Rome, à 20 ans, dès le départ, Chavez s'est engagé à consacrer sa vie à améliorer le sort de ses concitoyens. Il se réclamait de lui, et était l'une des consciences de l'Amérique des peuples. Je me souviens que, lors de sa première visite à Cuba, en décembre 1994, il avait déclaré à l'université : "Un jour, nous espérons venir à Cuba les bras ouverts, et pour construire ensemble un projet révolutionnaire latino-américain". Il annonçait une "ère d'éveils". Soldat rebelle, il avait créé le Mouvement bolivarien avec une vision à long terme pour rompre avec le bipartisme répressif et corrompu, inféodé aux Etats-Unis, de la IV République. Chavez avait une obsession : que le Venezuela soit désormais une vraie patrie, une nation souveraine, indépendante.

Socialisme endogène

Depuis sa première élection en 1998, il s'est "radicalisé", et a, par contrecoup, contribué à politiser profondément un peuple combattif, avançant un projet anticapitaliste, sans doute le plus radical au monde depuis la chute du Mur de Berlin. Le chavisme ne relève pas du culte de la personnalité, mais bien d'une création collective permanente, pour sortir du néolibéralisme par la voie électorale, démocratique, pacifique, et aller vers un socialisme endogène, participatif, un pouvoir populaire: des "communes socialistes", des Conseils communaux...

Chavez était le fédérateur, le moteur, le centre de gravité d'un mouvement populaire pluriel, traversé de différents courants progressistes. Le peuple l'aimait parce qu'il avait changé la vie de millions de parias, parce qu'il avait du panache et du courage. Lors de la rébellion militaire de 1992, dont il fut l'instigateur, il alla au bout de la démarche. Emprisonné, il mit au point une stratégie de rassemblement qui cette fois-ci réussirait. C'est le peuple des "ranchitos" (bidonvilles) qui descendit sur Caracas pour faire échec au coup d'Etat de 2002, et sauver son président.

Exemple possible

Chavez a fait du Venezuela un pays central pour toutes les gauches latino-américaines, et un exemple d'alternatives possibles pour les gauches du monde entier. Il eut l'audace de réhabiliter dès 2004-2005 le mot et le concept de "socialisme". Un lien émotionnel, affectif, très fort, unissait Hugo Chavez et les Vénézuéliens "d'en bas". Il était comme eux. Le petit vendeur des rues, devenu président, tenait ses promesses, lui, le "zambo" de Sabaneta, le métis de Noir et d'Indien, qui aimait chanter des chansons de son "llano" (plaine). J'ai pu mesurer dans les beaux quartiers, la haine de classe et de race que lui vouait la bourgeoisie. S'il se réclamait de Bolivar, ce n'était pas par opportunisme; il donnait un sens nouveau au message bolivarien, à la doctrine politique du Libertador.

Populisme

On l'accusait intentionnellement de "populisme", ce concept crapuleux et attrape-tout destiné à discréditer la révolution bolivarienne. Une analyse sérieuse du bilan de Chavez, des rapports sociaux, de sa pratique, des changements concrets, contredit cette allégation malveillante. Chavez était l'homme de l'intégration continentale, son fer de lance. Pour la première fois depuis les Indépendances, l'Amérique du Sud vit une véritable communauté de valeurs, dans un monde à présent multipolaire. Chavez en a été le principal artisan. De 1999 à 2008, il multiplia par 3 les dépenses publiques par habitants, fit reculer de 50% la pauvreté, instaura la santé et l'éducation gratuites, créa l'ALBA contre les accords de libre-échange, contribua à la naissance de la CELAC, sans les Etats-Unis, isolés désormais à l'échelle continentale. Voilà pourquoi cet homme d'une grande stature, d'une profonde humanité, fut l'un des plus haïs, diabolisés par l'ensemble des médias internationaux, par toutes les bourgeoisies, et les fausses gauches.

Marx et Jésus

Chavez croyait en Marx et en Jésus, authentiquement. Grâce à lui, les Vénézuéliens ont bénéficié de nombreuses "missions sociales". L'une d'elles consiste à opérer gratuitement de la cataracte, elle s'appelle "Mission Miracle". Le miracle de Chavez, c'est d'être devenu un Chavez collectif, un "Chavez-peuple". Il y a des morts qui ne meurent jamais.

  • A lire aussi:

Les précédentes chroniques vénézuéliennes de Jean Ortiz

Hugo Chavez, la seconde vie de Bolivar

Hugo Chavez mort, l'armée du Venezuela derrière Nicolas Maduro

Jean Ortiz

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GUERRE à la GUERRE!

5 Mars 2013, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

Le colonel Gamou (à droite) avec le chef de l'armée du Niger et le chef d'état major français.

Monde - le 1 Mars 2013

 

"La guerre au Mali ne fait que commencer, croyez-moi"

 

 

Gao (Mali), envoyé spécial. Officier de l’armée malienne appartenant à la communauté touareg, le colonel Gamou joue un rôle important dans la contre-offensive menée contre les islamistes. Il plaide pour un indispensable travail de réconciliation. El Hadj Ag Gamou se confie pour la première fois, en exclusivité, à l’Humanité.

 Habillé d’un treillis kaki, coiffé du turban caractéristique des Touareg, le colonel El Hadj Ag Gamou est très certainement une figure à part. Officier de l’armée malienne, il a été commandant de la garnison de Kidal puis de celle de Gao, de 1997 à 2012. Encerclé à Kidal, il a dû négocier avec le MNLA pour pouvoir sortir de la ville avec ses hommes. « Il y a eu beaucoup de pression sur moi, dit-il. Et avec le coup d’État, je n’ai plus eu de soutien. » Il trouvera refuge au Niger. Aujourd’hui basé à Gao, à la tête du GTA8 qui regroupe 700 hommes particulièrement aguerris, venus d’unités d’artillerie, de blindés et de l’infanterie, il joue un rôle important dans la contre-offensive menée contre les islamistes. Il n’est pas en soutien. Il fait partie du dispositif.

Sa présence et celle de ses hommes sont d’autant plus importantes qu’ils connaissent les secrets de la guerre, se revendiquent comme une force malienne et montrent que les Touareg sont loin d’adhérer aux revendications du Mouvement 
national de libération de l’Azawad (MNLA). Homme discret mais charismatique, le colonel Gamou a, en quelque sorte, une revanche à prendre sur ces rebelles qui l’ont obligé à quitter Kidal et Tessalit. Une revanche politique, pour le Mali. Il sait ce que sont les armes à la politique. Il sait faire parler les deux. Ils parlent des deux. Nous l’avons rencontré au bord du fleuve Niger, au lendemain de durs affrontements qui ont touché Gao. À l’endroit même où son unité s’est illustrée, El Hadj Ag Gamou se confie pour la première fois, en exclusivité, à l’Humanité.

Quel est votre rôle ?

Colonel Gamou. Moi et mes hommes, nous sommes ici pour participer à la reconquête du nord du Mali. Nous nous sommes d’abord concertés avec les armées française et nigérienne, à Niamey. Depuis notre arrivée au 
Niger, nous avons aidé à la libération de plusieurs villes et ici, à Gao, nous participons au PC mixte France, Mali, Misma (la force composée de troupes de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest – NDLR) pour la coordination des opérations. Nous avons déjà envoyé un détachement à 
Ménaka avec les Français, et un autre à Bourem avec la garde nationale malienne. Enfin, à la demande de l’armée française, j’ai détaché dix-neuf de mes hommes au nord, à Tessalit et dans la région de Kidal. Ce sont des Touareg des trois régions du Nord, qui connaissent très bien le terrain et servent de guides. La population est contente de voir qu’il y a des Touareg qui viennent la libérer. Les gens de Gao me connaissent bien et criaient : « Gamou, Gamou… » lorsque nous sommes entrés dans la ville.

 

Après l’intervention française, 
on pensait que la question 
de ces groupes était réglée. 
Est-ce vraiment le cas ?

Colonel Gamou. Les ennemis sont encore nombreux dans les trois régions du Nord, et armés, même s’ils ont subi de grandes pertes, surtout au niveau matériel. Ils se sont repliés dans la région stratégique qu’est le massif des Ifoghas où il y a de l’eau et où ils peuvent trouver un appui logistique à travers la frontière algérienne. C’est maintenant qu’ils vont s’organiser pour mener des attaques partout. La guerre ne fait que commencer, croyez-moi. Outre les attaques à Gao, il y a quelques jours, un attentat à la voiture piégée a été perpétré dans un village près de Tessalit, alors que, la veille, à Kidal, de la même manière, les soldats français et tchadiens étaient visés.

 

Comment voyez-vous l’avenir politique du Mali ?

Colonel Gamou. Quand il y a une crise comme celle que connaît le nord du Mali, on sait qu’il y a un travail de réconciliation à faire. Les gens peuvent vivre ensemble. On ne peut chasser ni les Touareg, ni les Songhaï, ni les Arabes. Les problèmes viennent de l’extérieur. Il faut une véritable volonté de reconstruire et que chacun comprenne qu’on ne peut pas faire le Mali sans les Maliens. Ce n’est évidemment pas facile. D’autant qu’il y a des accusations portées de part et d’autre. Mais ce n’est pas la première fois que le nord du pays connaît des problèmes. C’est pour cela qu’il faut une pérennisation, une continuité de l’État, et que celui-ci soit sensibilisé aux problèmes.

 

Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) pose néanmoins la question de la « libération » d’une partie du pays au profit des Touareg. Qu’en pensez-vous ?

Colonel Gamou. Les Touareg ne sont pas nombreux. À Gao, les sédentaires (essentiellement les Songhaï – NDLR) sont plus nombreux que les Arabes et les Touareg réunis. Je ne vois donc aucune légitimité à demander un État lorsqu’on est minoritaire. Le Mali est un pays démocratique et laïc. Chacun est libre de revendiquer ce qu’il veut, mais par le dialogue. Les populations nomades ont toujours eu des députés à l’Assemblée et toutes les mairies du Nord sont dirigées par des Songhaï, des Touareg ou des Arabes. Moi-même, qui suis touareg, j’ai commandé les garnisons de l’armée malienne au Nord. On ne peut pas dire que nous, Touareg, nous avons été mis de côté. Il faut dire la vérité. Le MNLA, c’est n’importe quoi. À l’intérieur, on trouve des gens qui ont des agendas différents. Certains viennent de Libye, d’autres ont déserté l’armée malienne… Il y a une espèce de banditisme politique au nom des Touareg et des Arabes du nord du Mali. Le MNLA pas plus que le Mujao, Ansar Dine ou Aqmi ne représentent les populations. D’ailleurs, le Mujao n’a pas seulement recruté des Touareg mais aussi des gens du sud du pays, ainsi que des Nigériens et des Mauritaniens. Un Nigérien a même essayé de m’assassiner.

 

Le MNLA est néanmoins un mouvement laïc. Est-ce que ce fait ne le différencie pas des autres mouvements islamistes ?

Colonel Gamou. En tant qu’officier de l’armée malienne, je considère que tous les groupes armés sont les mêmes. Le MNLA n’est pas une armée légitime. À Tessalit, ils m’ont tous combattu : MNLA, Ansar Dine, Aqmi… Je ne peux donc pas dire que le MNLA est meilleur que les autres. Les commandants du MNLA ont rallié le Mujao. Le MNLA n’est rien d’autre qu’un porte-avions pour tous les djihadistes.

  • Lire aussi :

Le Mali s’interroge sur les buts de la France
La France dans « le dur » au Mali

Mali: un troisième soldat français tué

  • À écouter : 

Le colonel Gamou denonce le MNLA

Entretien réalisé par 
Pierre Barbancey

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Chine:

5 Mars 2013, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

Xi Jinping, nouvel homme fort du régime chinois

 - le 4 Mars 2013

 

 

Xi Jinping arrive au pouvoir
Mots clés : chine, xi jinping,

 

 

La nouvelle équipe dirigeante de la République populaire de Chine va être officiellement nommée par le Congrès qui s'ouvre ce mardi à Pékin, avec à sa tête, Xi Jinping. Portrait du nouveau président chinois, fils d’un dirigeant historique qui, après avoir supporté de plein fouet les affres de la Révolution culturelle, s’est imposé surtout depuis 2007.

 Ce qu’on a connu avant tout de Xi Jinping, c’est son passé de jeune instruit, envoyé à la campagne durant la Révolution culturelle, comme des millions d’adolescents de son âge. Les télévisions de Chine passent en boucle des reportages sur l’exil du futur dirigeant. Né en 1953, dans le Shaanxi, il est le fils de l’ancien vice-premier ministre Xi Zhongxun, héros de la révolution chinoise, dont sa critique du Grand Bond en avant lui vaut d’être limogé en 1962. Le jeune Xi subit de plein fouet la répression qui frappe son père. Une expérience éprouvante qui ne remet pas en cause son engagement politique. Après avoir essuyé neuf refus, Xi Jinping est admis dans les rangs du Parti. Sa carrière débute réellement en 1979, à la direction générale de la commission militaire centrale. Le fils de Xi Zhongxun y renforce ses réseaux au sein de l’armée. Ce qui peut expliquer qu’hier il a également pris la tête de la commission militaire, quand son prédécesseur Hu Jintao avait dû patienter deux ans avant que Jiang Zemin passe le relais.

Ecuries d'Augias

En pleine période d’expansion économique de la Chine, il est nommé à la direction de provinces côtières stratégiques comme le Fujian, le Zhejiang puis ­Shanghai. Il y nettoie quelques écuries d’Augias et s’engage dans la lutte anticorruption. Il tance les cadres du Parti en les appelant à « contrôler épouses, enfants, proches, amis et collaborateurs ».

Dès 2007, après son passage éclair à Shanghai, il connaît une ascension fulgurante. Il est promu membre du comité permanent du bureau politique et vice-président de la République en mars 2008. Assurant dans la foulée la direction de l’École centrale du PCC, il remet au goût du jour les cours de marxisme-léninisme et déplore que « certaines personnes entrent aujourd’hui au Parti non parce qu’elles croient au marxisme mais parce que devenir cadres leur procure des avantages personnels ».

Talents de communication

S’il montre des talents de communication en acceptant volontiers de poser avec des agriculteurs de l’Iowa ou en assistant à un match de basket américain, il sait faire face aux critiques de l’Occident. Il y a trois ans, au Mexique, Xi Jinping avait fermement répliqué : « Certains étrangers au ventre repus et qui n’ont rien de mieux à faire nous montrent du doigt. Premièrement, la Chine n’exporte pas la révolution ; deuxièmement, elle n’exporte pas la famine et la pauvreté, et troisièmement, elle ne se mêle pas de vos affaires. »

  • A lire aussi:

Parti communiste chinois: changement de tête

Chine-Japon: la stratégie de la tension

D.B. et L.S.

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ANI bis

5 Mars 2013, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

Accord emploi: mobilisation contre cet ANI qui vous veut du mal

 

 

Ce mardi, la CGT et FO, rejointes par la FSU et Solidaires, appellent à une journée d’action contre l’accord national interprofessionnel dit de sécurisation de l’emploi et sa transposition en un projet de loi, qui faciliterait les licenciements.

Consultez ici la carte des 170 manifestations et rassemblements prévus dans toute la France ce mardi

C’est d’ores et déjà une première. Demain, la CGT et FO, rejointes par des dizaines d’organisations, appellent à « créer les conditions de la mobilisation la plus large possible », à travers des manifestations et des arrêts de travail. Cette démarche, inhabituelle de la part de deux « frères ennemis » habitués à se combattre depuis plus de soixante ans, vise à dissuader le gouvernement de « retranscrire dans la loi un mauvais accord pour les droits sociaux ». Ce mauvais accord, c’est l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier dernier « pour un nouveau modèle économique et social, au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés », signé par le patronat, avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Le gouvernement, qui s’est engagé à le transformer en loi, doit en adopter l’avant-projet en Conseil des ministres, le 6 mars.

« Engager un bras de fer »

Alors que les ministres martèlent que « l’équilibre » du texte doit être maintenu, les deux confédérations n’ont eu de cesse de faire monter la pression. L’actuel numéro un de la CGT, Bernard Thibault, répète que le gouvernement ne peut pas « dans le même temps adopter une loi qui accélère les procédures de licenciement et dire on va adopter un autre texte qui va permettre d’imaginer la reprise des sites rentables ». « Nous sommes contraints d’engager un bras de fer et d’engager la riposte pour que ce projet de loi tel qu’il est transmis aux députés n’aboutisse pas en l’état, a expliqué le futur secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon. Nous souhaitons que cette mobilisation soit de nature à inverser la politique telle qu’elle est voulue par le Medef et décidée par le gouvernement, qui tourne véritablement le dos aux engagements qu’il avait pris devant les Français lors de la campagne électorale. »

Selon lui, la journée du 5 mars n’est « pas du tout » dirigée contre le gouvernement, mais « contre la manière dont le gouvernement entend transcrire dans la loi un accord qui comporte des dangers graves et imminents pour les salariés ». Il s’est d’ailleurs réjoui que d’autres forces syndicales, notamment le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature, aient pris position contre cet accord. « La manifestation du 5 mars contribuera à ­accroître la pression. Nous allons continuer sur notre ligne : non à l’accord et à sa transposition », réaffirmait ­encore, ce week-end le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. En revanche, la tension monte avec la CFDT, qui, dans un tract, appelle les salariés à ne pas être victimes de ce qu’elle qualifie de « vaste opération d’intox » contre l’accord. Les négociations ont en effet ravivé la tension entre la CFDT et la CGT. Depuis l’accord, la CFDT critique vertement la stratégie de certains militants cégétistes d’Aulnay (PSA) ou Goodyear, tandis que la CGT conteste la légitimité de l’accord en répétant que les trois signataires sont « minoritaires ».

Une conscience collective

Sur le terrain, les réactions sont plus nuancées. « Il y a une espèce de conscience collective que l’enjeu est ultra important », raconte Jacqueline Doneddu, secrétaire adjointe de l’union départementale CGT du Val-d’Oise, qui n’a pas vu une « telle mobilisation » depuis longtemps. « Et cela dépasse la CGT. Dans notre département, deux des trois organisations signataires (CFDT et CFE-CGC) se sont exprimées en public en disant qu’elles ne partageaient pas la position de leur confédération. Les militants du terrain voient bien la différence. » ­Secrétaire général CFDT des Métallos de la vallée de la Seine et de l’Oise, Jean-Pierre Ottavi, en témoigne, lui qui vient de quitter son syndicat par désaccord. « Les salariés se font avoir sur toute la ligne. Si rien n’est fait, c’est une vraie révolution du Code du travail qui va se jouer. Les salariés et les syndicalistes n’auront plus aucun moyen de se battre contre les licenciements », s’explique-t-il, en précisant que demain, il sera « bien évidemment dans la rue »

170 manifestations en France. Plus de 170 manifestations et rassemblements sont prévus (voir la carte des rassemblements ici), selon la CGT. Des appels à cesser le travail ont été lancés dans de nombreux secteurs. À Paris, le cortège partira à 14 heures du Châtelet vers l’Assemblée nationale. À Marseille, départ prévu à 10 h 30, au Vieux-Port. À Lyon, départ à 9 h 30, à la Manufacture des tabacs à Bellecour. À Lille, manifestation régionale à 14 h 30, départ porte de Paris. À Rennes, départ à 11 heures, place de la Mairie. À Bordeaux, départ à 11 h 30, place de la République.

  • A lire aussi:

Accord sur l'emploi: 100 députés PS contre les retouches

Alexandra Chaignon

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ANI :

5 Mars 2013, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

 

 « la démocratie sociale n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité »

 

ANI : « la démocratie sociale n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité »

Plus la vérité se fait jour sur le contenu de l'Accord national interprofessionnel conclu entre le Medef et certains syndicats de salariés, plus il devient évident qu'il s'agit d'un mauvais texte, qui va profondément dynamiter le code du travail.

Face à cette montée du mécontentement, le gouvernement et une partie des députés socialistes se mobilisent. Pour le ministre du Travail Michel Sapin, l'accord signé par 3 syndicats sur 5 est majoritaire et pour 100 députés signataires d'une tribune dans le JDD, il s'agit d'une avancée au nom de la « démocratie sociale ». Que de contre-vérités ! La « démocratie sociale » est devenue la nouvelle expression magique pour faire avaler de toute force ce projet si néfaste. Mais les mots ont un sens. La démocratie, c'est un homme, une voix et une majorité. L'ANI est tout sauf cela car élaboré par une minorité des représentants syndicaux. La démocratie même accolé de l'adjectif social, ce n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité.

Cette accord ne doit pas être transposé par la gauche à l'assemblée qui est majoritaire, faut-il le rappeler. Le PCF, derrière les syndicats, appelle à la plus large mobilisation demain, mardi 5 mars, lors de la manifestation contre l'ANI.

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche seront présents. En présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur, ainsi que de nombreux élu-e-s et militant-e-es communistes et du Front de gauche. La manifestation partira de Châtelet vers l'Assemblée nationale. Le point de rencontre du Front de gauche se tiendra au carrefour de l'Odéon à partir de 13h30.

 

 

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Accord sur l'emploi:

3 Mars 2013, 18:09pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Une centaine de parlementaires socialistes appellent dans une tribune à favoriser l'avènement d'une "nouvelle démocratie sociale" en transcrivant notamment dans la loi, sans en modifier l'équilibre, l'accord sur l'emploi signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC qui arrive au conseil des ministres mercredi.

Selon ces élus qui s'expriment dans le Journal du dimanche, l'accord sur l'emploi conclu début janvier "marque la naissance d'un nouveau modèle social".

"Grâce à cette méthode, la démocratie senrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage. (...) Parlementaires de la majorité, nous soutenons cette méthode parce quelle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays", ajoutent les signataires parmi lesquels figurent les députés Patricia Adam, Patrick Bloche, François Brottes, Elisabeth Guigou, Christian Eckert, Catherine Lemorton ou Jean-Jacques Urvoas.

Culture du dialogue

"La méthode revendiquée de la négociation pose, certes, sans arrêt les questions sur le rythme des réformes et sur les concessions accordées ou les arbitrages rendus, mais elle permet de mobiliser toutes les forces et les énergies du pays pour ancrer le changement dans la durée. La culture du dialogue favorise laccord, elle permet à chaque représentant, syndical ou patronal, de prendre ses responsabilités et de trouver des compromis", ajoutent ces parlementaires.

Mais, disent-ils, "notre pouvoir, cest d'abord celui de respecter la voie choisie par les partenaires sociaux en transcrivant dans la Loi, sans en modifier l'équilibre, l'accord qu'ils ont conclu". Ces derniers n'évoquent en revanche pas le fait que cet accord dit de sécurisation de l'emploi n'a pas recueilli le soutien de la majorité des organisations syndicales. Ils ne souliognent pas non plus les véritables reculs du droit du travail que le texte va enterriner.

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S.G.

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GUERRE à la GUERRE! Henri BARBUSSE

3 Mars 2013, 18:05pm

Publié par PCF Villepinte

Le Mali s’interroge sur les buts de la France

 

 

 

 

Gao (Mali), envoyé spécial. De nombreux élus du Nord dénoncent le délitement du tissu social et s’inquiètent des tensions entre les communautés. L’armée malienne ne peut toujours pas entrer à Kidal. 

 Des fumerolles s’échappent encore du marché de Gao. Des femmes et des enfants grattent le sol, à la recherche d’on ne sait quoi. Alentour, les boutiques tardent à ouvrir. La faute à la peur, encore vivace parmi la population, qui ne s’est pas encore remise de l’attaque surprise des éléments du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest), il y a tout juste une semaine. La faute aussi au manque d’approvisionnement criant, malgré l’arrivée toujours plus importante de camions chargés de victuailles jusqu’à la gueule. La faute encore au départ, voire à la fuite, des populations arabes de la ville particulièrement investies dans le commerce et dont les échoppes restent désespérément fermées. Des difficultés auxquelles il faut ajouter les coupures d’électricité, qui peuvent durer plus de vingt-quatre heures. « C’est le KO technique », philosophe, un brin fataliste, un vieil homme appuyé sur sa canne, chèche sur la tête et grosses binocles accrochées au nez.

Les habitants sont soulagés d’être débarrassés des islamistes, c’est certain. Mais cette victoire pourrait laisser un goût amer. Il y a cette suspicion latente qui éclot avec plus de force chaque jour. La cohésion sociale malienne risque de voler en éclats. « Le tissu social se délite », avertit Hamidou Touré, président de l’Association des jeunes sympathisants et ressortissants du Nord, récemment créée. « Il y a une crise de confiance entre les sédentaires (bambaras et songhoï) et les nomades (touareg et peuls) », explique-t-il. Il prône la réconciliation avec une ligne rouge : « La laïcité de l’État n’est pas négociable. »

« nous prônons le dialogue social »

Maire de la commune de Bura, dans le cercle d’Ansongo, au sud-est de Gao, Moamman Salia Maïga est bien conscient des dangers qui guettent. « Nous restons soudés à la population touareg, assure-t-il. Nous savons que ce qui s’est passé n’est pas de son fait. Nous ne pouvons pas vivre sans elle, comme elle ne peut pas vivre sans nous. Donc, nous sommes obligés, condamnés, à vivre ensemble. C’est pourquoi nous prônons le dialogue social. » Il a réuni la population pour lui demander d’accueillir les jeunes qui se sont enrôlés dans le Mujao. « On ne peut pas accepter que nos enfants soient assassinés parce qu’ils ont été avec le Mujao. Ce serait un drame, explique-t-il. Il ne faut pas accepter les règlements de comptes. C’est le moment d’être unis. »

L’armée française se veut discrète, mais tout le monde sait bien que rien ne se décide sans elle. Il suffisait d’assister à la réunion des chefs de quartier, organisée avec le maire de la ville à la réputation sulfureuse, Sadou Harouna Diallo (surnommé PDG), pour s’en convaincre. Ce jour-là, le lieutenant-colonel Aldo s’adresse aux notables, leur expliquant qu’il est important de les rencontrer, et leur demande s’il est possible « lorsque les autorités (vous) le demandent, de (vous) réunir en comités de sages pour mener des médiations dans les villages et les îles où les gens restent reclus, pour leur dire que la vie se fait en dehors de la violence ». Son alter ego malien, la lieutenant-colonel Nema, est plus franc : « Ce qui nous intéresse, c’est l’information. N’ayez pas peur, tout le monde est combattant à sa façon. »

toute l’ambiguïté de l’attitude française

Mais l’information est à sens unique. Les journalistes n’ont pas le droit de quitter Gao pour prendre la route de Kidal, au nord. C’est pourtant là, ainsi qu’à Tessalit, que se trouve le centre du conflit. C’est à Kidal également qu’apparaît toute l’ambiguïté de l’attitude française. L’armée malienne n’est pas autorisée à y pénétrer ! Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), pourtant à l’origine du drame malien et qui joue à « je t’aime, moi non plus » avec les groupes islamistes, travaille en bonne entente avec le commandement français. Celui-ci a laissé au MNLA la maîtrise de la ville, au grand dam des autorités maliennes, à qui on ne demande pas leur avis.

À Bamako, personne ne croit vraiment à la tenue d’élections en juillet. Parmi ceux qui ont soutenu l’engagement de la France, beaucoup commencent à s’interroger sur les véritables plans de Paris et redoutent la création de bases militaires françaises permanentes sur leur sol. Quant au désengagement, évoqué pour le mois de mars par Jean-Marc Ayrault et Jean-Yves Le Drian, il s’est transformé en une volonté « de ne pas partir de manière précipitée ».

Le Tchad en première ligne. Le Tchad a affiché son impatience de voir les troupes ouest-africaines et maliennes se déployer dans le nord du Mali face aux djihadistes, alors que l’Afrique de l’Ouest, jugée à la traîne, a invoqué un manque de financements. Le président tchadien Idriss Déby Itno a précisé que son pays a envoyé « au-delà de 2 000 hommes » au Mali – le plus fort contingent africain – et déplore dans les rangs de son armée « 27 morts et 50 blessés », principalement lors de violents combats le 22 février, soit le plus lourd tribut payé par les troupes alliées à Bamako.

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Pierre Barbancey

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Portugal:

3 Mars 2013, 18:01pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 3 Mars 2013

 

 Grândola Vila Morena, l'hymne de la révolution des oeillets contre la troïka

 

 

Des centaines de milliers de portugais ont défilé ce samedi en entonnant Grândola Vila Morena, l'hymne de la révolution des oeillets en passe de devenir, quarante ans plus tard, celui de la lutte contre l'austérité.

Selon le mouvement apolitique "Que la Troïka aille se faire voir", organisateur des rassemblements à Lisbonne et dans une trentaine de ville du pays, quelque 500.000 personnes ont défilé dans la capitale où le cortège avait démarré au son de la chanson "Grândola Vila Morena", reprise en coeur par les manifestants, la voix tendue d'émotion. A la fin des manifestations (comme sur cette vidéo à Lisbonne), elle a retenti au même moment du nord au sud du pays dans toutes les villes où des rassemblements ont eu lieu: de Porto, la grande ville du nord, où selon les organisateurs 400.000 personnes ont manifesté, à Faro la station balnéaire du sud.

Cette chanson, fréquemment entonnée par des contestataires au passage de membres du gouvernement, est devenue le symbole de la contestation au Portugal après avoir été l'hymne de la Révolution des Oeillets de 1974 qui a permis l'instauration de la démocratie.

Elle fut ainsi entonnée mi-février lorsque le Premier ministre portugais présenta le nouveau plan d'austérité.

Samedi, "C'est le peuple qui est souverain", une phrase correspondant à un des vers du chanteur engagé José Afonso, créateur de la chanson "Grândola Vila Morena", était le principal mot d'ordre des rassemblements. La cible principale a été l'inspirateur des mesures d'austérité du gouvernement, c'est-à-dire la "troïka" (UE-FMI-BCE) représentant les créanciers du Portugal, actuellement à Lisbonne pour un nouvel examen des comptes du pays.

"Bandits"

"La troïka et le gouvernement dehors", "le Portugal aux urnes", "élections maintenant", "démocratie participative", pouvait-on lire sur les banderoles portées par les manifestants. "Qui s'endort dans la démocratie, se réveille dans la dictature", "Bandits, rendez-nous notre argent" clamait de petites affiches. "Aujourd'hui je suis dans la rue, demain ce sera toi", lisait-on sur une autre à côté d'un portrait du Premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho.

"Cette manifestation est un signal clair que "la troïka" et le gouvernement sont de trop dans ce pays", a estimé de son côté le chef du Bloc de gauche (extrême-gauche) Joao Semedo. A Lisbonne, le défilé a été d'autant plus important que de nombreux militants du principal syndicat portugais, la CGTP, y ont participé. Même des militaires se sont joints au défilé qui s'est terminé vers 18H30 GMT face au Tage, sur la majestueuse et monumentale Place du Commerce, noire de monde.

Grândola, ville brune, Terre de fraternité, Seul le peuple ordonne, En ton sein, ô cité, En ton sein, ô cité, Seul le peuple ordonne, Terre de fraternité, Grândola, ville brune, À chaque coin un ami, Sur chaque visage, l’égalité, Grândola, ville brune, Terre de fraternité, Terre de fraternité, Grândola, ville brune, Sur chaque visage, l’égalité, Seul le peuple ordonne, À l’ombre d’un chêne vert, Dont je ne connaissais plus l'âge, J’ai juré d’avoir pour compagne, Grândola, ta volonté,  Grândola, ta volonté, J’ai juré de l'avoir pour compagne, À l’ombre d’un chêne vert, Dont je ne connaissais plus l'âge

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S.G.

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