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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Montebourg condamne le site de PSA Aulnay

5 Février 2013, 12:36pm

Publié par PCF Villepinte

La manifestation des salariés au salon de l'auto

 - le 5 Février 2013

 

 

 

 

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a estimé que  la fermeture de l'usine PSA à Aulnay-sous-Bois était « inéluctable ». Les salariés du site poursuivent leur mouvement, un rassemblement de soutien a lieu ce mardi à 13h30.

« Nous reconnaissons que PSA a trop tardé, dissimulé, et la conséquence c’est que maintenant nous devons prendre des mesures de redressement » a expliqué Arnaud Montebourg sur RTL ce mardi. Avant de concéder que la fermeture du site était selon lui inéluctable, "en tout cas nous n'avons pas trouvé d'autre solution. Aujourd'hui, nous ne savons pas faire autrement." Le ministre du Redressement productif a  précisé que l'Etat avait réclamé un "reformatage" du plan social, qui concerne quelque 3.000 salariés, afin d'en limiter la taille. "Nous demandons à PSA que personne d'Aulnay et de Rennes (...) n'aille à Pôle emploi (...) c'est-à-dire qu'on trouve des mesures de réindustrialisation sur les deux sites pour qu'il n'y ait pas de rupture du contrat de travail". Des négociations sur le plan social ont lieu ce mardi au siège de PSA, il y est notamment question de ces transferts.

Malgré le désengagement de l’Etat, la bataille continue sur le site d’Aulnay. En grève depuis deux semaines, les employés et syndicats refusent de céder à la pression de la direction. Ce mardi, à 13 h 30, sur le parking de l’usine PSA, se tiendra un rassemblement de soutien aux militants menacés de licenciement pour faits de grève. Parmi les personnalités politiques attendues, on trouve Pierre Laurent et Marie-George Buffet (PCF), Martine Billard (PG), Nathalie Arthaud (LO), Olivier Besancenot (NPA), un député socialiste et une sénatrice Europe Écologie. Et du côté syndical, Annick Coupé (Solidaires), Philippe Martinez (fédération CGT de la métallurgie), Xavier Mathieu, ex-porte-parole des Conti en lutte, et Mickael Wamen, délégué CGT de Goodyear à Amiens, sont attendus.

  • La solidarité s’organise avec les salariés du site d’Aulnay, les dons sont à adresser à Soutien aux salariés de l’automobile du 93, 19-21, rue Jacques-Duclos, 93600 Aulnay-sous-Bois.
  • Dans l’Humanité ce mardi : Grévistes à l’usine PSA d’Aulnay, Agathe, Julien et Saïd ont pris quelques heures sur leur précieux temps de lutte pour venir insuffler leur colère dans les pages de l’Humanité. Ils sont les rédacteurs en chef de cette édition exceptionnelle. «Que notre rage passe dans toutes vos pages »

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Qu'est donc la liberté sans l'égalité?

5 Février 2013, 12:33pm

Publié par PCF Villepinte

Quand un conseiller de Matignon s'épanche et parle de la "question sociétale" comme roue de secours... 

Aveux. Les controverses et les sentences lapidaires débordent souvent des cadres préétablis. Il faisait nuit noire, l’autre soir, quand, attablés en plein Paris à l’une de ces terrasses chauffées qui tiennent lieu de dépaysement à elles seules, l’un des conseillers de Matignon se désinhiba un peu à la faveur de quelques verres de saint-joseph. En toute amitié certes, l’homme était quand même là pour le service avant-vente de quelques grands dossiers bientôt traités par le gouvernement. Mais soudain, comme poussé par une force qui le dépassait, il déclara: «Nous sommes dans un grand moment de troubles idéologiques. Pour dire les choses, je crois que nous sommes dominés, dans la gauche gouvernementale, par ceux qui ne jurent que par l’épanouissement individuel et craignent en permanence de voir ressurgir le spectre d’octobre 1917 ou de je ne sais quelle révolution dès qu’on leur parle de collectif ou de lutte des classes.» Étonnés par les mots de notre interlocuteur, plus prompt d’ordinaire à valoriser le moindre consensus qu’à étaler ses propres états d’âme, nous voulions alors comprendre la genèse de son propos. Cuisiné en douceur, il avoua : «Une partie de la gauche est devenue libérale et libertaire. Curieux mélange en vérité, non ? Ce n’est plus par la séparation des pouvoirs qu’elle compte garantir les libertés, mais par l’abolition même des relations de pouvoir et par l’extension infinie selon laquelle chacun de nos désirs s’accompagnerait du droit inaliénable à être satisfait.»
Puis il livra le fond de sa pensée: «Bien sûr, la liberté est désirable. Mais sans l’égalité, elle devient un produit de luxe, accessible au petit nombre : ceux qui peuvent se l’offrir.» Nous buvions du petit-lait (mensonge), quand il ajouta sans sommation, ce qui, dans la bouche d’un homme de l’ombre chargé en particulier des relations entre son premier ministre et le Palais, nous surprit au plus haut point: «Si la question sociétale devient notre roue de secours et est perçue comme une diversion pour masquer nos difficultés en matière économique et sociale, on va droit dans le mur.»

Droits. Loin de nous l’idée de prendre pour argent comptant la confession nuitamment arrosée d’un conseiller rendu affable par la chaleur de la fraternité. Néanmoins, le trouble exprimé en dit long sur les débats internes au Parti socialiste, dont nous parlons trop peu, assurément. Soyons précis: la question n’est pas, ici, de penser et encore moins d’écrire que le mariage pour tous, pour ne prendre que cet exemple emblématique, serait un combat illégitime dans la mesure où il masquerait (très mal d’ailleurs) les défaillances sociales du pouvoir actuel. La République universelle et sociale, telle que nous la concevons, ne découpe pas en tranches ses priorités! Mais reconnaissons qu’avec beaucoup de social, le sociétal passerait mieux et que la notion même d’égalité, en termes de droits nouveaux, aurait pour le coup une valeur hautement pédagogique. Instruits de l’intérêt général, quels citoyens oseraient alors en discuter la nécessité absolue? L’égalité des droits, oui. Avec l’égalité des conditions, l’égalité des chances, l’égalité devant la loi, etc.

Pierre Bergé.
Classes. À ce propos, une interrogation nous taraude depuis quelques jours, alors ne la laissons pas de côté de peur qu’elle ne se transforme en frustration. Vous vous souvenez sans doute de la fameuse phrase de Pierre Bergé, prononcée lors d’une manifestation en faveur du mariage pour tous: «Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la procréation médicalement assistée, la gestation pour autrui ou l’adoption. Moi, je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence? C’est faire un distinguo qui est choquant.» Notre question est la suivante: de quoi procède cette association d’idées, qui a pu surprendre, c’est bien le moins, jusque dans les milieux les plus progressistes et même s’avérer contre-productive pour tous ceux qui militent, légitimement, pour le mariage des homosexuel(le)s? Deux solutions. Primo, il s’agissait d’une énorme maladresse de la part de Pierre Bergé, qui voulait user de provocation afin de vanter l’aspiration à la liberté des individus. Secundo, il ne s’agissait pas d’une maladresse mais bien d’une exaltation inconsciente du «marché» au nom d’un libéralisme économique revendiqué par un grand nombre de socialistes (ou proches). Dans le dernier cas, un petit rappel s’impose. Si l’offre et la demande deviennent la norme de toutes nos actions en société, force de travail et corps compris (quelle horreur), il n’est pas inutile de rabâcher un invariant historique: ce sont toujours les dominés qui vendent leur force de travail à la classe dominante. C’est un monde où les riches achètent, donc exploitent, le corps des pauvres. Est-il nécessaire d’avoir lu Marx pour le comprendre?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 1er février 2013.]
 

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Bernard Thibault s’explique sur GoodYear sur France Inter

5 Février 2013, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

b thibault
La CGT est-elle responsable de la fermeture de GoodYear ? Interpellé sur ce sujet dans l’émission de France Inter Tous Politiques, Bernard Thibault explique le choix de la CGT de ne pas signer l’accord de flexibilité proposé aux salariés en vue de sauvegarder les emplois. "Il ne suffit pas d’avoir un repreneur à un instant T, il faut des engagements sur du moyen terme (…) Les discussions n’ont pas permis d’aboutir aux yeux des représentants du personnel sur des engagements suffisamment forts ou suffisamment fiables." Et d’ajouter que la CGT serait prête à signer un accord dès que le gouvernement proposera un plan convenable.

Bernard Thibault, l’actuel patron de la CGT était l’invité, le dimanche 3 février 2013 sur France Inter, dans l’émission Tous Politiques animée par Marc Fauvelle, l’occasion d’évoquer les dossiers sociaux (GoodYear, PSA, Renault...) mais aussi son départ annoncé, après 14 ans à la tête de l’organisation syndicale... Et son bilan comme "modernisateur".

Le passage sur GoodYear

Revoir l’émission dans son intégralité
Emission de France Inter présentée par Marc Fauvelle avec les partenaires de Tous Politiques : Arnaud Leparmentier (Le Monde) et Bernard Pellegrin (AFP).

L’accord du 11 janvier 2013 sur la sécurisation de l’emploi signé entre le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) : cliquez ici


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Catacombe(s): la leçon de littérature de Régis Debray

4 Février 2013, 12:37pm

Publié par PCF Villepinte

Le philosophe et médiologue revisite quelques grands écrivains. Ou comment vouloir être Chateaubriand ou rien...

Debray. Quelque chose de mystérieux et pourtant d’irrépressible flotte dans notre époque comme un rappel au temps métronomique. Ce tic-tac, lent et paisible, convoque en nous d’élégiaques aventures que nous nous remémorons par grand froid, préservés des absurdités du réel par les souvenirs ironiques de nos songes funambulesques. Pour les chasseurs d’impensé que nous sommes restés, maltraitant les dogmes et s’accommodant des doutes, nous nous demandons sans relâche, moins par nostalgie que par vanité: mais qu’est-ce que notre monde nous dit, en ce moment, et quel récit mémorable laissera-t-il en héritage? Face à cette interrogation majuscule, Régis Debray apporte une réponse monumentale dans son dernier livre, "Modernes catacombes" (Gallimard), dont le titre, non moins magistral, peut prêter à confusion. Dans ce recueil rassemblant divers articles, préfaces et conférences, échelonnés de 1994 à 2012, le philosophe et médiologue ne sonde pas l’ici-maintenant en décrivant le monde tel qu’il est, mais 
se plonge dans les œuvres de quelques écrivains sous la forme d’«Hommages à la France littéraire», comme le suggère le sous-titre du livre. Des impressions de lecture et des critiques d’auteurs. Des textes du passé, en somme. Et pourtant, croyez-nous, dans ce parcours subjectif en littérature, les mots du philosophe savent de notre époque des choses que nous ignorons d’elle.
Debray confirme: «Qu’on ne s’étonne pas si ces exilés de l’intérieur se tournent d’instinct vers un passé littéraire qui, pour eux du moins, ne passe pas, vers des fantômes peut-être démodés, mais dont je ne peux m’empêcher de penser qu’ils en savaient sur nous-mêmes plus que nous.» L’illusion actuelle veut que le village global soit d’une totale accessibilité et que chaque Occidental puisse se délocaliser low cost dans des contrées standardisées. Romantisme ou déraison, le contre-pied de Régis Debray consiste à voyager en universalité sans parcourir le moindre kilomètre. À ouvrir des livres. À les lire. À les rouvrir. À les relire. Puis à en parler.

Culture. Pénétrer dans "Modernes catacombes" procède de cette intelligence suggestive, celle de détecter, dans des textes, la trace-sans-trace de ce qui va durer par-delà nous. Nous y croisons Breton, Semprun, Gracq, Foucault, Malraux, Mauriac, Valéry, Sartre, Gary et même Nourissier ou Sollers 
(liste non exhaustive). Le trait commun? Tous, à leur manière, ont attendu et espéré l’horizon des espoirs accouché dans leurs rêves les plus fous – Régis Debray n’était pas le dernier… Alors pourquoi, aujourd’hui, cette obsession chez lui des reliures et des pages imprimées? Il s’en explique ainsi: «Le simple lecteur que je suis, qui aime vagabonder chez les grands auteurs, a remisé depuis longtemps toute ambition théorisante et prétention critique. Je ne puis ni nier, cela dit, que je me sens lié à eux par un courant souterrain et profond, qu’on aurait pu appeler, jusqu’à ce matin, un caractère national. J’entends par là un monde en voie de disparition, celui des humanités où s’abreuvait la culture générale d’antan, et qui faisait comme un sang commun.»
Régis Debray, lors d'une lecture publique.
Incendie. Pas de méprise. Si notre époque vit la «fin de ce sentiment de l’Histoire dont Chateaubriand fut l’accoucheur et Malraux le croque-mort», à savoir «la sensation d’appartenir à quelque chose d’obligatoire, d’irrécusable et de plus grand que soi», Régis Debray continue d’attendre «des témoins d’un sombre temps, plus vrai que nature, quelque chose comme un écho, une haleine, un reflet d’incendie». Nous partageons cette attente, en tant qu’elle nous renseigne sur le monde hybride qui prend forme sous nos yeux, sans jamais nier les évidences des nouvelles contradictions qu’il convient d’affronter quotidiennement. Nous savons depuis longtemps qu’une idée lui tient à cœur: toute Renaissance passera obligatoirement par la (re)visitation des Illustres comme source d’inspiration et de principe de précaution. Une longue lignée nous pousse dans le dos. Elle nous force à ne rien trahir. Mais s’adapter n’est pas forcément trahir, même si ça l’est souvent avec certains. Le problème n’est pas ici de renverser les rôles en faisant de l’écrivain l’interprète du philosophe qui l’interprète. Il est de remettre en perspective la manière dont se rencontrent des énoncés et des arguments épinglés au registre de la philosophie, de la littérature et même de la médiologie, puisqu’elle nous aide à comprendre le monde par ses évolutions. «Les temps nouveaux ne sont pas nuls, ils sont autres», écrit Debray. Et il ajoute: «Le jeune homme est en colère, le vieux dit merci.» Entre les deux âges, un conseil. Que tous ceux qui président à nos destinées, quels qu’ils soient, se précipitent dans la lecture de Debray. Ils s’y découvriront en miroir. Et apprendront au moins l’art du dégagement brillant et l’analyse au sommet du genre.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 25 janvier 2013.]
 
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Le journaliste français Nadir Dendoune, détenu en Irak depuis 13 jours, présenté devant un juge

4 Février 2013, 12:34pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 4 Février 2013

 

 

 

Nadir Dendoune, journaliste indépendant, arrêté le 23 janvier à Bagdad, dans l'exercice de son métier sera présenté demain devant un juge, a annoncé le président du Syndicat des journalistes irakiens.

"La police l'a interrogé hier et il sera présenté devant un juge", a dit Mouayyed Al-Lami ajoutant qu'il espérait une libération "cette semaine".  Cette première comparution devait avoir lieu aujourd'hui mais en a été reportée à mardi en raison de l'absence d'interprète. Le consul de France à Bagdad a également pu le rencontrer pour la première fois samedi, selon le ministère des Affaires étrangères. "Il apparaissait en bonne santé et plutôt bien traité", a indiqué samedi une porte-parole du quai d'Orsay. Mouayyed Al-Lami qui a également rendu visite samedi à Nadir Dendoune a précisé que ce dernier avait été examiné par un médecin de l'ambassade de France et qu'il se portait bien.

Nadir Dendoune, 40 ans, a été arrêté le 23 janvier à Bagdad, où il s'est rendu pour des reportages en vue du dixième anniversaire de l'invasion de l'Irak le 20 mars. Il disposait d'un visa de journaliste et d'une lettre de mission du mensuel Le Monde diplomatique, précise son comité de soutien.

Il a été arrêté alors qu'il se rendait vers une usine de traitement d'eau à Bagdad où il avait été bouclier humain en 2003 pour protester contre les frappes alliées.

Vendredi, un rassemblement de soutien s'est tenu à Paris avec un simple mot d'ordre : « Libérez Nadir ». Des organisations professionnelles, des représentants de la gauche, des artistes, des élus et des habitants de la Seine Saint Denis, son département, ont témoigné par leur présence de leur solidarité avec Nadir Dendoune.

  • Lire aussi :

À Bagdad, la détention arbitraire d'un journaliste français se prolonge
Patrick Le Hyaric:
"Libération immédiate pour notre confrère Nadir Dendoune"
Création du Comité de Soutien pour la libération de Nadir Dendoune

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Dans l'Humanité ce lundi: la charge contre les ouvriers en lutte

4 Février 2013, 12:20pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Les ouvriers de PSA et de Goodyear, en lutte contre les fermetures, sont les cibles d'une violente offensive médiatique, sur fond de transposition parlementaire del'accord de flexibilisation de l'emploi.

A lire dans notre édition:

  • Flagrants délires contre les salariés en lutte
  • A l'usine Goodyear d'Amiens, la CGT cherche à sauver l'emploi depuis 2006
  • Bernard Thibault dénonce la "criminalisation"
  • "Cela préfigure l'accord national de flexibilisation", le point de vue d'André Chassaigne, député PCF-Front de gauche
  • PSA manoeuvre sur le plan social
  • A Aulnay, la force (tranquille) des travailleurs, c'est la grève! Reportage au coeur de l'usine de PSA Aulnay

A découvrir aussi:

  • Travail: emploi et handicap, un parcours encore semé d'embûches
  • Mali: au-delà du discours de Hollande, reportage à Bamako
  • Enquête: logement, le flop du décret sur l'encadrement des loyers
  • Sports: "N'en faisons pas trop avec le haut niveau", entretien avec Tony Estanguet, triple champion-olympique de canoë-kayak

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

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Avec Stalingrad, la Seconde Guerre mondiale bascule

3 Février 2013, 07:54am

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 1 Février 2013

Histoire

 

 

 

Plus que le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) ou que la conquête américaine de l’île de Guadalcanal (8 février 1943), la victoire soviétique de Stalingrad (2 février 1943) est bien le « tournant » de la guerre. Mais la victoire est plus encore politique que militaire.

Du 31 janvier au 2 février, malgré l’interdiction d’Hitler, la VIe armée allemande capitule après deux mois et demi d’encerclement, isolée malgré les raids de la Luftwaffe, pilonnée nuit et jour, épuisée par la faim, le froid, la neige. Des 330 000 encerclés ne survivent que 120 000 prisonniers. Les forces de l’Axe ont perdu au total 800 000 hommes à Stalingrad, le quart des forces du front oriental. Le mythe de l’invincibilité allemande est détruit.

L’enjeu de Stalingrad

Pour pallier les besoins en carburant de l’économie de guerre allemande, Hitler déclenche, le 8 mai 1942, un nouveau Blitzkrieg en vue de conquérir les champs pétrolifères du Caucase. La moitié des troupes engagées en URSS, 100 divisions allemandes et 50 alliées (roumaines, italiennes, hongroises), sont concentrées sur le front sud-est. Les forces de l’Axe conquièrent la Crimée et Sébastopol, puis l’est de l’Ukraine et Rostov. Mais Hitler commet alors la même erreur qu’à l’automne 1941. Grisé par ses victoires, il divise ses forces selon deux axes : pendant que des divisions fonceront vers le Caucase, le gros des forces remontera la vallée du Don pour prendre Stalingrad, isoler l’Oural et ensuite, avec les armées du centre, encercler Moscou.

Dès le 23 août, la VIe armée de Von Paulus atteint la Volga et bombarde la ville charnière. Le 12 septembre, disposant de forces deux fois supérieures, les Allemands lancent ce qu’ils pensent être l’assaut final. Des combats acharnés se déroulent jusque dans le centre et le sud de la ville, maison par maison, cave par cave. Les usines Octobre rouge et Barricades sont prises et reprises. Vassili Grossman traduit bien l’acharnement des combats dans Vie et destin. Hitler veut prendre à toute force la « ville de Staline » mais Stalingrad ne tombe pas.

Le 19 novembre, le maréchal Joukov, qui seconde le commandant suprême Staline, lance la contre-offensive préparée depuis septembre. Le plan « Uranus » doit couper « le doigt de gant » allemand enfoncé entre Don et Volga. Deux groupes d’armées soviétiques partent simultanément du nord-ouest et du sud de Stalingrad. Dès le 22, elles réussissent leur percée et réalisent leur jonction. Les forces soviétiques enserrent dans une « ceinture rouge » la VIe armée et une partie de la IVe armée blindée. Une tardive contre-offensive allemande échoue et les forces de l’Axe sont repoussées bien au-delà du Don, ce qui rend très difficile le ravitaillement aérien des encerclés. Les conséquences militaires sont immédiates. Les armées allemandes du Caucase reculent de 600 kilomètres jusqu’à Rostov et s’échappent de justesse. L’Armée rouge reprend l’offensive sur tous les fronts. Ce qui la mènera jusqu’à Berlin. Voilà pourquoi il ne faut pas sous-estimer le rôle de la victoire de Stalingrad alors que les médias ont tendance à valoriser le rôle des Anglo-Saxons dans ce conflit.

Les trois raisons 
de la victoire

À ce tournant de l’histoire, l’URSS a tout juste achevé la reconversion de son économie de guerre après avoir replié vers l’est 1 360 usines : fin 1942, la production industrielle de l’Oural a été multipliée par cinq et plus encore celle de la Sibérie. Si le nombre d’ouvriers a baissé de 10 %, la productivité du travail a crû de 40 % : la journée de travail est passée de huit à douze heures, six jours sur sept. L’URSS produit déjà deux fois plus de chars et quatre fois plus de canons que l’Allemagne. L’aide alliée est encore aléatoire : les livraisons américaines ont été interrompues de juillet à octobre. À Stalingrad, si l’Armée rouge a une nette supériorité en artillerie, elle n’aligne guère plus de chars que la Wehrmacht (790 contre 770) et moins d’avions que la Luftwaffe (1 035 contre 1 066). Mais cet armement est de bonne qualité : le char léger T 34 s’impose déjà face au « Tiger » allemand. Stalingrad n’est cependant pas une victoire du matériel comme le sera la gigantesque bataille de chars de Koursk en juillet 1943.

La victoire de Stalingrad est en effet le fruit d’une mobilisation humaine exceptionnelle. Dès septembre 1941, pour compenser les immenses pertes en hommes, le Conseil d’État pour la défense, présidé par Staline, a lancé un vaste plan d’instruction militaire générale qui allait former sept millions de soldats en trois ans. Les généraux de l’état-major ont restauré leur autorité et l’unité de commandement avec la suppression des commissaires politiques aux armées rendus responsables des échecs antérieurs. Joukov persuade Staline de regrouper le maximum de forces à Stalingrad et l’Armée rouge réussit à y aligner, en novembre 1942, 854 000 recrues face aux 846 000 soldats des forces de l’Axe (deux tiers d’Allemands plus des Roumains et des Italiens).

La mobilisation de nouveaux soldats compliquait pourtant le problème de la main-d’œuvre ouvrière et paysanne. Dès février 1942, 830 000 adolescents scolarisés ont été versés dans les usines pour être rapidement formés comme ouvriers qualifiés par des spécialistes démobilisés. Pour les autres travaux, il est fait appel massivement aux femmes, aux vieux et aux détenus. C’est toute la population urbaine, puis rurale, qui est mobilisée. À Stalingrad, les comités locaux du Parti ont levé une immense milice populaire pour édifier des lignes de fortification alors que les usines produisaient sans relâche armes et munitions et que des groupes de partisans coupaient les lignes de ravitaillement trop étirées des envahisseurs à l’arrière du front. Stalingrad n’est pas qu’une victoire de militaires.

Stalingrad s’explique encore par la démoralisation des forces de l’Axe et la sacralisation de l’amour de la patrie pour les Soviétiques. Les lettres des soldats encerclés ou les mémoires des officiers allemands révèlent combien brutale fut pour eux la découverte de l’aveuglement d’Hitler et de l’absurdité de ses ordres de mourir sur place plutôt que de capituler : « Nous sommes tout seuls, sans aucune aide. Hitler nous laisse tomber », écrit l’un deux. Les Italiens et les Roumains repliés derrière le Don sont encore plus démotivés.

Par contre, Staline ne cesse d’exalter la « guerre sacrée » et d’inviter tout le peuple soviétique au sacrifice commun. La guerre est sacrée parce qu’elle est une guerre juste de défense de la patrie et de libération de la terre des ancêtres. Le 22 décembre 1942, un nouvel hymne national remplace l’Internationale. La guerre est sacrée aussi parce qu’elle permet la réconciliation de l’Église orthodoxe et de l’État soviétique. Le 7 novembre 1942, le métropolite Serge s’adresse à Staline : « Au nom du clergé et de tous les fidèles de l’Église orthodoxe, fidèles enfants de notre patrie, je salue en votre personne le chef choisi par Dieu de toutes nos forces civiles et militaires, qui nous conduit à la victoire sur les envahisseurs barbares, à la prospérité dans la paix de notre pays, et à l’avenir radieux de ses peuples. »

La guerre est certes encore présentée comme une guerre du droit contre le « fascisme », pour la démocratie et le socialisme, mais, par une série de glissements progressifs, la guerre est vécue comme la communion des patriotes russes, des citoyens des autres peuples soviétiques et des communistes de toutes générations, tous « frères et sœurs » aux yeux de Staline depuis son premier discours à la radio le 3 juillet 1941. Jamais le peuple soviétique n’a été aussi uni derrière son chef charismatique.

Les conséquences 
de Stalingrad

Alors qu’Hitler décrète trois jours de deuil national en Allemagne, les Alliés, les résistants et les communistes du monde entier témoignent de leur reconnaissance au peuple soviétique. Bien avant la victoire, l’Humanité clandestine salue l’Armée rouge et appelle tous les résistants à l’unité et à l’action. Désormais l’espoir a changé de camp.

La coalition des Nations unies en est renforcée. Le 21 février, le roi George VI d’Angleterre déclare que « la ferme résistance de Stalingrad a changé le cours des événements » et offre une épée d’honneur à la ville héroïque en témoignage de l’admiration « de tout le monde civilisé ». Le président Roosevelt salue ses « valeureux défenseurs » dont « la victoire glorieuse a représenté un tournant dans la guerre des nations alliées contre les forces de l’oppression ». Stalingrad soude plus que jamais les Alliés jusqu’à Yalta.

En position de force, Staline se permet de faire quelques concessions diplomatiques. Après l’opération « Torch » en Afrique du Nord, il ne réclame plus aussi fortement l’ouverture d’un second front en Europe, et il ne dénonce pas encore le danger d’une paix séparée à l’Ouest. L’essentiel est alors pour lui d’obtenir le plus d’aide matérielle possible car l’URSS continuera longtemps à supporter l’essentiel du poids de la guerre contre l’Allemagne nazie. Mais s’il s’est engagé à dissoudre officiellement l’Internationale communiste, c’est moins pour rassurer ses alliés sur les objectifs des Partis communistes européens que pour ne pas cautionner la stratégie politique de Tito en Yougoslavie.

Stalingrad a eu cependant des effets ambivalents à moyen terme. Staline s’est attribué tous les mérites de Joukov et sera gratifié du titre de « plus grand stratège de tous les temps » et de « guide suprême ». Le culte de sa personnalité prend des dimensions inimaginables masquant sa responsabilité dans la désorganisation de l’armée depuis 1937 et les désastres de 1941. Khrouchtchev, dernier commissaire politique à Stalingrad, lui en fera reproche en 1956.

Staline n’a pas compris les véritables raisons des succès de l’économie de guerre soviétique manifestes dès Stalingrad. Voznessenski, le président du Gosplan depuis 1938, avait mis en œuvre la décentralisation des décisions, les relations directes entre entreprises, la mobilisation morale des ouvriers, le développement de la production familiale dans les campagnes. Dès 1945, il s’opposa au retour aux plans quinquennaux bureaucratiques d’avant-guerre, mais il sera condamné et exécuté en 1948. Staline et les militaires imposeront à nouveau une priorité absolue à l’industrie lourde au nom de la défense du camp socialiste et de la « mémoire de Stalingrad ».

ce qu’écrivait l’humanité clandestine n° 200, 21 janvier 1943 (extraits) Grande victoire soviétique sur tout le front de l’est
Les troupes soviétiques ont pris Schlusselbourg, mettant ainsi fin au siège de Leningrad (1), quelques jours avant la commémoration de la mort du grand Lénine. L’Armée rouge continue à avancer dans le Caucase (et) dans la région du Don moyen… Devant Stalingrad, la VIe armée hitlérienne est en voie d’anéantissement ; sur 200 000 hommes, il n’en reste plus que 70 000, un butin énorme a été capturé, le dernier aérodrome des nazis a été occupé… Partout, l’Armée rouge, sous la conduite de notre grand camarade Staline, est passée à l’offensive et devant les exploits de cette héroïque armée qui, le 23 février prochain, célébrera son 25e anniversaire, des millions d’hommes de tous les pays crient avec enthousiasme et confiance : Vive la glorieuse et héroïque Armée rouge ! Vive le grand Staline !

(1) Il faudra attendre, en fait, le 27 janvier 1944.


Jean-Paul Scot, historien

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Front de gauche :

3 Février 2013, 07:50am

Publié par PCF Villepinte

" La bataille des idées sur l’école
 reste à mener "

Société - le 1 Février 2013

enseigement

 

 

 

Le Front de gauche organisait cette semaine, à Saint-Denis, une rencontre sur l’éducation. Les participants ont souligné l’urgence de défendre un projet plus ambitieux que l’actuelle « refondation ». Cette réunion publique a rencontré un beau succès. Enseignants, parents, élus ont débattu du projet de loi gouvernemental, en présence de Pierre Laurent. Retour sur cette soirée avec deux de ses organisateurs, Choukri Ben Ayed, sociologue, et Gérard Aschieri, ancien dirigeant de la FSU.

Quel bilan de cette initiative ?

Choukri Ben Ayed. On a ressenti une forte demande de débat sur les questions de l’école. La déception face à la politique actuelle devient de plus en plus palpable et beaucoup constatent l’écart entre l’idéal éducatif porté par le Front de gauche et les mesures insuffisantes de la loi dite de « refondation ».

Gérard Aschieri. J’ai également été frappé par l’envie de débattre. Mais aussi par les témoignages sur la situation dramatique en Seine-Saint-Denis. Les inégalités y restent extrêmement fortes sans que l’on perçoive des perspectives d’amélioration.

Quelles analyses ont été faites du projet de « refondation » ?

Choukri Ben Ayed. Depuis une vingtaine d’années, le système scolaire se fragmente et croule sous le poids des disparités. Le ministre dénonce ces évolutions mais, pour le moment, ce n’est que du discours. Rien n’est encore précisé sur la question cruciale de la sectorisation et donc de la mixité sociale et de l’égalité territoriale… C’est quand même préoccupant lorsqu’on prétend refonder l’école ! Sur le fond, la loi Peillon n’est pas en rupture avec la période précédente. La politique « Éclair », notamment, et son idée d’un pilotage local des établissements, se poursuit alors même que l’on sait que ce type d’organisation produit de la concurrence et de la ségrégation.

Gérard Aschieri. Certes, la loi revient sur plusieurs mesures régressives et avance sur plusieurs points (fin des suppressions de postes, priorité au primaire, retour d’une formation des enseignants…). Mais cela ne va pas assez loin. Il n’y a pas d’objectif nouveau. Ainsi, la scolarité obligatoire, depuis 1959, reste fixée à seize ans… Le gouvernement refuse de la passer à dix-huit ans alors que cela formaliserait l’obligation de faire réussir tous les élèves et de lutter contre les inégalités. C’est, à mon sens, une des grandes faiblesses du projet. Et puis, certaines mesures votées en parallèle de la loi sur l’école sont inquiétantes. Le décret sur les rythmes scolaires, bien entendu, mais aussi l’acte III de la décentralisation avec des menaces sur l’orientation et la formation professionnelle.

Quelles sont les priorités du Front de gauche, désormais ?

Choukri Ben Ayed. Les élus du Front de gauche vont mener bataille au Parlement, tandis que nous allons continuer à diffuser nos réflexions en organisant ce type de rencontre. Les municipalités, elles, devraient se saisir de la réforme des rythmes scolaires, qui va les mettre en porte à faux, pour initier des assises locales de l’éducation et associer les citoyens à la réflexion.

Gérard Aschieri. Au-delà de la bataille de propositions menée au Parlement, il faut mener une bataille d’idées. On a besoin de faire comprendre à la population que la lutte contre les inégalités scolaires concerne tout le monde et qu’accepter qu’une partie des enfants qui ne réussissent pas fait courir un risque à tous les élèves…

« les urgences vont remonter » Invité à conclure la soirée, Pierre Laurent a estimé, mercredi, que « la rupture dont on a besoin en matière d’ambition éducative n’était pas au rendez-vous » avec le projet de refondation de Vincent Peillon. Selon le secrétaire national du PCF, « les urgences vont remonter très vite à la surface car, pour l’instant, on est à peine dans la réparation de ce qui a été détruit auparavant ».

Entretien réalisé par Laurent Mouloud

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Le sabre et le goupillon contre le mariage gay

2 Février 2013, 07:25am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 31 Janvier 2013

Mariage pour tous

 

 

Cactus. Sur les 5 367 amendements au projet de loi sur le mariage pour les personnes de même sexe, dont l’essentiel vient 
des opposants de droite, il y a quelques perles qui dénotent le caractère profondément réactionnaire de leurs auteurs.

De l’obscurantisme à la ­bêtise, certains opposants au ­mariage pour les personnes de même sexe n’y vont pas de main morte. Qu’il y ait des désaccords au nom d’une conception surannée de la famille, qu’il y ait des interrogations sur les évolutions de la ­société, sur la place des enfants dans ces nouveaux couples, on peut comprendre. Cela ne saurait justifier les assauts à coups de sabre et de ­goupillon contre ce projet qui constitue aux yeux de ses auteurs une avancée de civilisation, un égal accès aux droits pour tous de se marier.

Ainsi, et alors que s’ouvrait avant-hier le débat à l’Assemblée nationale sur ce projet de loi, l’institut Civitas, groupe de pression catholique nationaliste proche des intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, séparé de Rome depuis cinquante ans, organisait une prière de rue (!!!) aux abords du Palais-Bourbon pour obtenir l’intercession de la Vierge Marie pour « changer l’attitude des parlementaires favorables au projet ». Son président, Alain Escada, précisait : « En tant que catholiques, il est essentiel pour nous de recourir à des manifestations et encore plus à des moyens surnaturels, comme la prière, afin que Dieu nous préserve de cette loi inique. » Heureusement l’Inquisition et ses bûchers n’existent plus. Nombre de catholiques, pour qui l’amour du prochain est une valeur fondatrice, auront du mal à se retrouver dans ces diatribes que l’on a parfois aussi entendues lors des manifestations du 13 janvier contre le mariage pour tous. Voilà pour le goupillon et l’obscurantisme.

Pour le sabre et la bêtise, c’est du même ­tonneau. L’opposition de droite a déposé un peu plus de 5 000 amendements au projet de loi. En soi, rien de surprenant, c’est l’exercice normal du travail parlementaire. Même s’il faut noter que nombre de ces amendements sont identiques, au mot près, histoire pour l’UMP, notamment, de faire durer le débat. Mais certains de ces amendements donnent à voir le degré de subtilité de leurs auteurs et les dérapages auxquels ils conduisent. Ainsi les 32 amendements signés par Jacques Bompard, député d’extrême droite (non inscrit), pour tenter de démontrer l’absurdité du projet de loi, expliquent que celui-ci pourrait, « pour supprimer toute forme de discrimination, être étendu à toutes les formes de familles sans ­distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine, de nombre ou de lien de parenté ». Donc la ­polygamie, le mariage avec des ­mineurs, entre oncles et tantes... absurde. De même celui qu’il signe avec le lepéniste Gilbert Collard (Lire : L'UMP flirte avec le FN à l'Assemblée) de supprimer l’article 15 qui permet à un homosexuel de se marier avec un ressortissant étranger « au risque d’ouvrir la voie à une immigration nuptiale ». Perpétuelle obsession de la peur de l’autre partagée par les députés UMP Luc ­Chatel et Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy craignant « un flux d’étrangers » sur le territoire national. Ou enfin l’UMP Thierry Mariani qui s’émeut dans son amendement (2597) de la transmission du nom de famille car le projet prévoit qu’il n’y a pas de « présomption de nom paternel pour l’enfant » car le nom de celui-ci ne sera plus, par principe, le premier. Ce ne sont là que quelques-uns des amendements déposés par la droite. Il est probable que les débats, qui dureront jusqu’au 12 février pour un vote en première lecture par l’Assemblée, nous réservent encore d’autres diatribes de cette eau (bénite ? pas sûr).

Alors viennent en mémoire les propos de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, en ouverture des débats mardi à l’Assemblée ­nationale : « Depuis deux siècles, l’évolution du mariage va vers l’égalité, et ­aujourd’hui, nous ­parachevons l’égalité. »

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Max Staat

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Rythmes scolaires:

2 Février 2013, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

 

Manifestation contre la réforme Peillon à Paris

 

 

Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, appelle vendredi à une grève nationale le mardi 12 février pour un report de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 et "pour une vraie réforme réussie".

"Le décret d'aménagement du temps scolaire", paru le 26 janvier au Journal officiel, "doit être revu, les conseils d'école consultés", demande le SNUipp-FSU dans un communiqué. "Cet appel à la grève n'a rien à voir avec celui lancé il y a quelques jours" par d'autres organisations syndicales minoritaires, qui demandent elles l'abandon du projet de loi sur l'école, a précisé à l'AFP Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU. Cet appel "est ciblé sur le premier degré, il ne concerne pas une mise en cause de la loi, puisque nous nous félicitons de la priorité à l'école primaire inscrite dans la loi, qui est porteuse d'espoir et de potentialités", a-t-il souligné.

Grande déception

"Par contre, nous appelons à une journée de grève, de manifestations et de rassemblements sur la réforme des rythmes scolaires telle qu'elle s'engage actuellement sur le terrain", précise Sébastien Sihr. Evoquant le "bricolage qui se dessine aujourd'hui dans ce qui nous remonte du terrain", il déplore: "On est en train de passer de la grande déception à parfois même l'irritation, et donc on demande un report à 2014."

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S.G.

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