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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

AMNISTIE DES SYNDICALISTES

23 Février 2013, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

 

Amnistie des syndicalistes - Meeting régional

Pour l'amnistie des syndicalistes et associatifs condmnés sous Sarkozy soutenons la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche

Meeting avec Pierre Larent et des témoignages d’élu-e-s et de militant-e-s, parmi lesquels :

Cédric Liechti, secrétaire général CGT Energie de Paris, incriminé en 2009 pour « entrave au travail, occupation illicite de locaux et menaces à l’encontre de cadres de l’entreprise » suite au mouvements de grèves du printemps 2009 d'EDF et GDFSuez,

Pierre Tartakowsky, Président de la Ligue des Droits de l'Homme,

Pascale Soulard, Ergonome spécialiste du travail et du droit syndical,

Bernadette Hetier, co-présidente du MRAP,

Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, spécialiste du droit du travail et du salariat.

 

Rendez-vous lundi 25 janvier 2013 au Théâtre Dejazet

1, Boulevard du Temple 75003 Paris

M° République

À noter aussi : le rassemblement devant le Sénat le 27 à 13h00

 
 

 

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Schtroumpfs grognons 

22 Février 2013, 08:25am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 21 Février 2013

Cactus

 

Christian Estrosi et les Schtroumpfs grognons

 Cactus. Un projet immobilier ubuesque de la métropole Nice-Côte d’Azur provoque une résistance inattendue des habitants du quartier, et pour le moment méprisée par son président, le député maire UMP de la capitale azuréenne. Retrouvez chaque jeudi, dans l'Humanité, notre supplément satirique.

Construire des immeubles d’habitation sur un jardin public puis, sur le trottoir d’en face, raser des immeubles habités pour laisser place à un jardin public, tel est le projet immobilier insolite lancé à la hauteur du 42, rue Trachel, à Nice, par la métropole Nice-Côte d’Azur, présidée par le député et maire (UMP) Christian Estrosi. Heureuse coïncidence : le propriétaire de l’immeuble qui bordera le nouveau jardin public et qui, lui, ne serait pas démoli, n’est autre que le docteur Daniel Benchimol, 9e adjoint au maire de Nice, délégué à la santé, élu au conseil métropolitain. En vertu de la loi, celui qui devrait être le principal bénéficiaire de l’opération lorsque les travaux seront achevés n’a pas pris part au vote (du 21 septembre 2012) sur le projet tandis que les élus de gauche s’abstenaient. Car pour la conseillère communiste Emmanuelle Gaziello « le nombre de logements sociaux qui seraient construits (une centaine) est dérisoire en regard des besoins (plus de 25 000 demandes de HLM dans les Alpes-Maritimes) ».

Autre curiosité de ce projet qui comprend aussi une crèche municipale : l’ancien ministre de l’Industrie a convaincu, en 2011, son collègue du logement Benoist Apparu de faire entrer l’opération, qui concerne une bonne partie du centre-ville, dans le cadre du plan national de rénovation des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). En poussant un peu les bords, c’est-à-dire en ne prenant, dans la rue Trachel, comme seul critère de la « dégradation » que l’état de saleté des… façades. Ce pour récupérer des millions d’euros de l’État et des collectivités. Le plan local d’urbanisme (PLU) a été modifié en ce sens sans que les riverains en aient véritablement été alertés. C’est ainsi qu’Emmanuelle et son compagnon ont acheté au prix fort, en mars 2012, un appartement qui est sous le coup d’une expropriation, si l’on en croit les résultats de l’enquête publique sur le PLU clôturée en… février 2012. « Je vis un cauchemar », dit-elle.

C’est d’ailleurs dans le quotidien "Nice-Matin" que les résidents des immeubles voués à la destruction ont appris – c’était en 2012, le 11 septembre ! – la percutante nouvelle. Ceux du 42 bis étaient les plus effondrés. Ce sont pour la plupart de jeunes couples d’actifs qui ont emprunté à long terme pour acheter leur appartement. Celui de Laurent et Marion est dans un état impeccable : « Nous avons acheté pas pour spéculer mais pour nous loger avec nos quatre enfants. Nous y avons mis toutes nos économies et maintenant Estrosi vient nous gâcher la vie. Nous sommes victimes d’une grave injustice de la part d’un maire qui nous méprise complètement. »

Christian Estrosi a en effet réagi à la création d’une association de défense du jardin public en qualifiant ses militants de « Schtroumpfs grognons ». Ces derniers l’ont pris au mot en allant, tout de bleu vêtus et grimés, interpeller Dominique Sassonne-Estrosi, l’élue (UMP) déléguée au logement à la métropole. Ils ont également lancé une pétition déjà schtroumpfée par deux mille personnes et collé des papillons disant tout leur amour pour le 42 bis. « Nous sommes bien ici, dans ce quartier populaire proche du centre-ville et nous n’avons rien, au contraire, contre la construction de logements sociaux. Nous proposons d’ailleurs qu’on les construise en face de chez nous, sur le parking automobile en plein air qui jouxte le jardin public », affirment-ils. Un grand Schtroumpf architecte, proche de la famille, a déjà esquissé les plans de ce projet alternatif. Et avec leur avocate, Me Céline Orengo, ils vont aussi schtroumpfer à la préfecture et au tribunal. Avec comme premier objectif, d’empêcher le jardin public existant d’être déschtroumpfé.

  • À lire également dans Cactus cette semaine :

La chronique des Pincon-Charlot : promenade parisienne dans la finance internationale
La foire aux mensonges : l'affaire de la grue de Nantes
Bonnet d'âne : Yves Théard, plume karcher du Figaro
Le grain de sel de Ian Brossat : pour quelques euros de plus
Persona non grata : Nonce Paolini, ambassadeur de mauvais goût

Philippe Jérôme

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SERVICE PUBLIC de TRANSPORT

22 Février 2013, 08:20am

Publié par PCF Villepinte

le 21 Février 2013

Ile de france

 

 - Ile-de-France: le Pass Navigo en eaux mouvementées

 

La proposition d’abonnement des transports en commun d’Île-de-France à tarif unique n’a pas fait la majorité en commission.

Le bras de fer au sein de la gauche sénatoriale entre les communistes, qui voudraient voir leurs avis plus pris en compte, et le groupe socialiste, qui souhaiterait que les premiers rentrent dans le rang, ne semble pas prêt de se terminer. Michel Billout, sénateur communiste, présentait mercredi matin devant la commission Développement durable une des deux propositions de loi que son groupe défendra mercredi prochain lors de sa niche parlementaire. Faute du soutien du groupe socialiste, qui s’est abstenu, et en l’absence des sénateurs du groupe RDSE (PRG, MRC), le texte y a été rejeté. Seuls les communistes et les écologistes ont soutenu la proposition.

Zone unique

Le texte, déposé par la sénatrice du Val-de-Marne Laurence Cohen, vise à réunifier les cinq zones tarifaires du passe Navigo (abonnement de transports en commun en Île-de-France) en une zone unique au tarif des actuelles deux premières (le tarif le plus bas). Le système en cinq zones crée aujourd’hui de lourdes disparités en défaveur de la périphérie. La mesure de la proposition communiste ne sort pas de nulle part: portée depuis longtemps par les communistes au conseil régional, c’est finalement toute l’assemblée, présidée par le socialiste Jean-Paul Huchon qui a fait sienne cette proposition.

La commission des Affaires sociales du Sénat a rejeté une proposition de loi (PPL) du groupe communiste (CRC) visant à augmenter le versement des entreprises aux transports en Ile-de-France afin de financer le futur pass navigo au tarif unique, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

  • A lire aussi:

Pass Navigo unique: la nécessaire contribution des entreprises retoquées en commission au Sénat

C'est toujours la zone pour le Pass Navigo à tarif unique

Adrien Rouchaleou

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Voyage de Hollande en Grèce :

22 Février 2013, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

 

 Voyage de Hollande en Grèce : « la solidarité, ce n'est pas participer aux privatisations » (Gilles Garnier, PCF)

« la solidarité, ce n'est pas participer aux privatisations » (Gilles Garnier, PCF)

 

Les propos tenus hier par le Président de la République française en voyage officiel en Grèce sont scandaleux. Pour un Président de gauche qui prétend vouloir réorienter l'Europe vers la solidarité, avant une grève générale dans un pays dévasté par l'austérité, faire le choix de s'exprimer devant le patronat grec et français plutôt que de chercher le dialogue avec les forces qui résistent au pillage de leur pays est une faute grave.

Que valent les belles paroles sur la souffrance du peuple grec quand, au moment où le gouvernement Samaras annonce des privatisations, le Président français annonce que « les entreprises françaises seront prêtes à répondre aux appels d’offres » ? La situation en Grèce serait une aubaine pour développer le commerce extérieur de la France ? Elle devrait plutôt inciter le gouvernement français à ne pas suivre le chemin de l'austérité dans notre pays.

En Grèce, les coupes budgétaires et les privatisations ont déjà limité l'accès de tous à des services de qualité, baissé les salaires et dégradé les conditions de travail des salariés, jusqu'à créer des souffrances poussant aux gestes les plus ultimes. La Grèce traverse une très grave crise humanitaire. Des maladies que l'on croyait éradiquées, la faim, la grande pauvreté et l'exclusion y refont surface.

Un président de gauche ne doit pas se comporter ainsi mais soutenir les résistances et proposer des alternatives européennes permettant le développement des services publics et le redressement productif des pays européens. La solidarité, ce n'est pas participer aux privatisations.

Gilles Garnier, responsable Europe du PCF

 

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SORTIR DE L'AUSTERITE, C'EST POSSIBLE, MAINTENANT!

22 Février 2013, 08:10am

Publié par PCF Villepinte

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la remise des trophées des sports, à Villepinte, le 26 janvier dernier.

20 Février 2013, 16:29pm

Publié par PCF Villepinte

Trophées des sports

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Le système bancaire reste une bombe à retardement

20 Février 2013, 12:10pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 20 Février 2013

Finance

 

La loi bancaire passe à côté de son but

 

 

 

Le projet adopté mardi en première lecture à l’Assemblée ne permettrait pas de prévenir une nouvelle crise financière ni de protéger les contribuables, jugent de nombreux économistes.

Empêcher les futures crises financières et protéger les épargnants, c’est l’ambition portée par le gouvernement tout au long de la discussion sur la loi bancaire qui a été votée hier en première lecture à l’Assemblée nationale, par 315 voix contre 161. «Historique, le texte pourra probablement le devenir à la condition que la navette parlementaire permette d’enregistrer des modifications plus profondes», a lancé, hier, Nicolas Sansu pour motiver l’abstention des députés du Front de gauche lors du vote. «Si les amendements adoptés en commission et en séance ont certes permis d’améliorer le projet de loi initial (…), il reste encore trop timide», a-t-il ajouté. Les députés Verts, qui étaient fortement hostiles au projet initial, se sont contentés d’une amélioration de la transparence pour, in fine, voter le texte.

Porte ouverte à une nouvelle crise

Pour 75 économistes, signataires d’une tribune commune, dont Jacques Généreux, Jean-Marie Harribey, Alain Lipietz, Frédéric Lordon, Denis Durand, Catherine Mills, Frédéric Boccara et André Orléan, ce « projet de loi ne résout rien », et laisse « une porte ouverte à une nouvelle crise ». Il ne fait que « loger certaines activités spéculatives » dans une filiale, activités représentant seulement 0,75 à 2 % du produit net bancaire des banques, expliquent-ils. Alors que seulement 10 % des bilans des banques sont consacrés aux prêts aux entreprises non financières et 12 % aux prêts aux particuliers. Autres chiffres mis en avant par les économistes : les 200 milliards d’euros d’obligations émises en 2012 par le secteur bancaire, dont seulement 22 milliards sont distribués aux ménages et 27 milliards aux entreprises.

Le système bancaire reste une bombe à retardement

Le risque systémique est toujours aussi grand lorsque quasiment aucune activité spéculative n’est touchée par la réforme. Seuls le trading à haute fréquence (l’exécution à grande vitesse de transactions financières réalisées par un ordinateur) et la spéculation sur les matières premières agricoles sont montrés du doigt. Mais immédiatement des précisions en limitent la portée. Et rien sur un encadrement ou un cantonnement des produits dérivés, pourtant au cœur de la crise des subprimes ; rien non plus sur les marchés de gré à gré qui ne sont soumis à aucune réglementation. Le gouvernement vend le renforcement du pouvoir de l’autorité de contrôle des banques comme un gage de protection. Or, son rôle reste limité, car le projet de loi ne prévoit pas de sanctions fortes, notamment pénales. Bref, le système bancaire reste une bombe à retardement. « Le secteur français présente un niveau de risque systémique parmi les plus élevés du monde. Le Crédit agricole prévoit des pertes record en 2012, voisines de 6 milliards d’euros », expliquent les économistes.

Et en cas de risque de faillite, seules deux personnes seront amenées à prendre les décisions : le gouverneur de la Banque de France et le directeur général du Trésor. Il leur reviendra de déterminer qui devra éponger les pertes, ou de décider la mise en faillite. Il y a de fortes chances que les contribuables soient invités à mettre la main à la poche, le projet ne stipulant pas que les actionnaires et l’ensemble des créanciers des banques seront, en pareil cas, mis en priorité à contribution.

Frais: la charge des banques. Les patrons de six grandes banques françaises sont montés 
au front, après le vote de l’amendement permettant d’élargir 
à tous les particuliers le plafonnement de certains frais liés 
aux découverts bancaires (commissions d’intervention). 
Dans une lettre adressée au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et au ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, la Fédération bancaire française (FBF) a estimé qu’« une telle mesure coûterait des sommes considérables pour les principales banques (…), 
or la banque de détail, une industrie qui emploie plus 
de 300 000 personnes en France, doit affronter une conjoncture historiquement difficile », écrivent les patrons.

  • A lire aussi:

La réforme des banques réformée

La revanche de Marx, par Cynthia Fleury

Clotilde Mathieu

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Les nabots du capital

20 Février 2013, 12:03pm

Publié par PCF Villepinte

 le 20 Février 2013Mots clés : automobile, profits, Licenciements, patrons voyous, arnaud montebourg, bourse, goodyear, amiens, plan social, mouvement social, licenciement boursier, bénéfices, PSE, rachat d'entreprise,

 

 Le PDG de Titan insulte les ouvriers de Goodyear dans un courrier à Montebourg

 

 Le PDG de Titan International, Maurice M.Taylor Junior, tacle les "soi-disant ouvriers" qui "ne travaillent que trois heures" de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord menacée de fermeture dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi par Les Echos.

"J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février et publiée en français sur le site des Echos. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures." "Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'était comme ça en France", ajoute-t-il.

Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par Arnaud Montebourg le 31 janvier dans lequel le ministre du Redressement productif lui aurait demandé d'entamer de nouvelles discussions. "Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." "Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

Titan, qui a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, a renoncé en septembre 2012 à reprendre le site d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Arnaud Montebourg, qui a tenté de relancer les discussions en début d'année avec Titan, a finalement annoncé le 12 février dernier que le groupe américain avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

Une lettre insultante pour la CGT

"Ce n'est pas une lettre incendiaire, c'est une lettre insultante"a déclaré le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, invité sur Europe 1 mercredi matin. "Elle nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé. "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines." "Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il ajouté. "Je défendrai tant qu'il le faudra ces salariés qui ont fait la fortune du groupe Goodyear", a-t-il poursuivi. "L'usine d'Amiens produit 23.000 pneus de tourisme et plus de 1.000 pneus agricoles par jour. Ce n'est quand même pas du fait des salariés si l'usine a été réduite de 90%."

Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas" et pour être responsable du co-projet de fermeture du site.

  • Lire aussi :

Le repreneur se débine, les Goodyear restent mobilisés

Chez Goodyear, la CGT avance ses propositions

«Rien ne justifie la fin de cette usine Goodyear»

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La poudre,par Claude Cabanes

20 Février 2013, 11:59am

Publié par PCF Villepinte

Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, ressort des tiroirs quelques vieilles lunes fiscales et les livre, rafraîchies, au pouvoir politique, pour qu’il s’en serve

Politique - le 20 Février 2013

 

 

 

On pourrait dire aujourd’hui des éminents dignitaires de la très éminente Cour des comptes, ce que l’on disait autrefois de certains hauts personnages de l’armée française : « Ils n’ont pas inventé la poudre, mais ils s’en servent ! » C’est ce que fait le président de cette ancestrale institution, Didier Migaud : il ressort des tiroirs quelques vieilles lunes fiscales et les livre, rafraîchies, au pouvoir politique, pour qu’il s’en serve.

L’obsession de l’austérité est leur horizon commun : elle leur tient lieu de pensée politique. Nous voilà à des années-lumière des grands discours sur le changement demain matin. Il est vrai que M. Migaud doit sa solennelle fonction à l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy…

On serait bien injuste de ne s’acharner que 
sur lui. La Cour des comptes, l’Élysée et Matignon forment le triangle d’or, solidaire de la ligne générale de paupérisation du peuple français et de la nation. Parfois cependant les circonstances sont bien malheureuses: ainsi 
ce jour où le président de la Cour des comptes a découvert la lune de la réduction des moyens de l’assurance chômage (malheur à Pôle emploi 
où se côtoient le calvaire des chômeurs et le calvaire 
de ceux qui les reçoivent), donc ce jour-là ou presque, 
un homme sans travail s’est immolé par le feu devant 
le bâtiment de la souffrance…

Donc la Cour des comptes et son timonier fournissent à la chaîne à Messieurs Hollande 
et Ayrault du « minerai » (comme on dit aujourd’hui 
dans l’industrie de la viande…), du « minerai d’austérité ». Un jour, elle propose de tirer à vue 
sur les pensions de certains retraités (au risque 
d’ouvrir un abîme politique sous les pas du pouvoir…) ; 
un autre, de réduire la voilure des collectivités territoriales; va-t-elle bientôt mettre sur le tapis, l’impôt sur les remboursements de la Sécurité sociale? À moins que ça ne soit déjà fait, mais cela nous a échappé…

Le dernier « coup », c’est la taxation des allocations familiales. Un vieux spectre blanchi sous 
le harnais, qui hante depuis longtemps les crânes 
de droite ou de gauche, plutôt d’une certaine gauche… Quelle ironie! En 1981, dans la foulée de la victoire 
de François Mitterrand, l’équipe de Pierre Mauroy 
et des ministres communistes, les augmentait de 50%! Les temps ont changé, certes, mais enfin, en est-on arrivé à un tel désastre qu’il faille « punir » les fameuses « allocs » qui datent de 1932, sont servies à près de cinq millions de ménages, et sont l’une des couleurs fortes du paysage social français ? Il paraît qu’il faudrait extraire 2 milliards 600 millions d’euros des dépenses familiales… C’est un certain Monsieur Fragonard qui a été chargé 
de descendre dans la mine… On ne lui souhaite pas bonne chance.

Pas d’argent! C’est le hululement du grand perroquet national, économique, politique, médiatique et idéologique. On nous raconte des histoires. Par exemple : un rapport récent du Conseil des prélèvements obligatoires (le CPO), révèle que l’impôt (8 %) sur les bénéfices des banques commerciales (qui sont énormes) est 6 fois inférieur à ce qu’il est en Allemagne, 4 fois inférieur à ce qu’il est en Grande-Bretagne, 3 fois inférieur à ce qu’il est en Italie… Nous sommes battus seulement par l’Autriche.

  • A lire aussi:

Didier Migaud, méga-comptable de la nation

Allocations familiales, la piste de l'imposition s'éloigne

La cour des comptes cible les maires

Les sages s'en prennent à ces salauds de pauvres

Par Claude Cabanes

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NO PASARAN!

20 Février 2013, 11:46am

Publié par PCF Villepinte

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