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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Négociations emploi: l'accord trouvé instaure plus de précarité

12 Janvier 2013, 08:34am

Publié par PCF Villepinte

Les négociateurs du Medef

 

 

 

Récit.  Plus de flexibilité pour les entreprises contre quelques droits nouveaux aux salariés. L'accord sur la réforme du travail satisfait amplement les représentants du patronnat. Ceux de la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC en donnent un avis positif. La CGT et FO dénoncent "un jour sombre pour les droits des salariés", qui "renforce la précarité".

Retour sur cette journée particulière pour le droit du travail.

11 heures 30. Il aura fallu patienter jusqu'à la mi-journée pour que le patronat arrive avec un nouveau texte. La fameuse taxation des contrats courts attendue depuis le début de la négociation est enfin dedans. La cotisation d'assurance chômage sera portée à 7% pour les contrats d'une durée inférieure à un mois et à 5,5% pour les contrats d'une durée comprise entre 1 et 3 mois, contre 4 % actuellement. Mais les contrats pour l'exécution d'une tâche précise ne seront pas concernés ainsi que les contrats saisonniers. En contrepartie, le CDI conclu pour l'embauche d'un jeune de moins de 26 ans est exonéré de cotisations patronales d'assurance chômage pendant une durée de 3 mois, dès lors qu'il se poursuit au-delà de la période d'essai.

Midi. Pendant que les syndicats décortiquent le texte, Patrick Bernasconi, négociateur pour le Medef, fait son apparition. Satisfait, il annonce que la taxation de certains CDD coûtera 110 millions d'euros mais que l'exonération fera économiser rien de moins que 150 millions au patronat. « Nous prenons en considération l'emploi des jeunes, en incitant les chefs d'entreprises à aller dans ce dispositif », s'est-il réjoui.

14 heures. L'ajout de cet article va dans le sens de ce que souhaitait la CFDT, même s'il reste encore de nombreux points à préciser. Patrick Pierron, son négociateur, explique la portée de cet article: «650 000 à 900 000 jeunes pourront bénéficier de cette mesure. Mais on a encore trois ou quatre points à trancher pour continuer à avancer.»

Au contraire pour Agnès le Bot, de la CGT, « de notre point de vue, ça ne fera pas reculer la précarité. Il n'y a pas de mesures spécifiques sur les entreprises de plus de 2000 salariés, qui sont les plus grandes utilisatrices de CDD. Elles profiteront en revanche de l'exonération sur le CDI"!

17 heures. Nouvelle suspension de séance. Le patronat est en train de modifier son texte. La plupart des syndicats refusent l'article qui fait prévaloir le fond sur la forme en cas de recours du salarié en justice. La CFDT souhaite aussi que les contrats d'usages, présents dans l'hôtellerie et le spectacle, soit inclus dans le dispositif de majoration des cotisations d'assurance chômage. Ces contrats ont représenté la moitié des contrats de moins d'un mois en 2010.

Pour Stéphane Lardy,de FO, cet article ajouté ce matin « est une occasion ratée. Il faut taxer tous les contrats précaires, sinon les entreprises vont aller vers les contrats non taxés ».

20 heures. Les discussions reprennent entre syndicats et patronats.

 

22 heures 15. Après une ultime interruption de séance, un projet d'accord est trouvé. La CFDT et la CFTC se disent prêtes à signer. La CFE-CGC réserve sa réponse qui devrait être positive. Lors des dernières modifications, le patronat a notamment cédé sur la revendication de la CFDT sur la taxation des CDD d'usage. Pour Patrick Pierron, de la CFDT, « ce projet d'accord est ambitieux pour lutter contre le chômage, favoriser l'emploi et lutter contre précarité ».
Interrogé sur les nombreuses flexibilités du texte, facilités pour licencier et en prime la création de dernière minute d'un CDI intérimaire(!), le syndicaliste botte en touche. L'avis de Joseph Thouvenel de la CFTC, est aussi positif. Pour Marie-Françoise Leflon, de la CFE-CGC, "on a abouti à un accord plus équilibré qu'au début de la négociation". De son côté, Patrick Bernasconi, pour le Medef, se réjouit. Il a obtenu un texte très largement en faveur du patronat. "Nous allons être une meilleure référence en terme de flexisécurité pour le travail et les entreprises", sourit-il.
 
Pour FO et la CGT, c'est un "non" ferme. Stéphane Lardy, de Froce ouvrière, enrage: "C'était les soldes pour les droits des salariés". Pour Agnès le Bot, de la CGT, « c'est un accord proprement inacceptable, à contrario de l'objectif initial de sécurisation de l'emploi. Les entreprises seront plus libres de licencier. On va informer et mobiliser les salariés ». Les centrales syndicales consulteront leurs instances la semaine prochaine pour confirmer leur avis sur la signature.

 

Les principaux points de l'accord. Côté flexibilité, figurent notamment l'encadrement des accords permettant de baisser salaires et/ou temps de travail en cas de difficulté, des mesures pour faciliter et "déjudiciariser" les licenciements et la possibilité de restructurer sans plan social via une mobilité obligatoire. En contrepartie, de nouveaux droits sont octroyés aux salariés et aux chômeurs: généralisation d'une complémentaire santé, limitation des temps partiels ou encore droits rechargeables à l'assurance-chômage.

 

  • A lire aussi:

Négociation emploi: le Medef a défendu mordicus les contrats courts

Emploi: négociation autour des contrats courts, un trompe l'oeil?

Cécile Rousseau

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RAPPEL

12 Janvier 2013, 08:29am

Publié par PCF Villepinte

Négociations sur le travail: notre mise en garde !
Si François Hollande devait accepter un texte signé par le Medef et quelques syndicats seulement, l’histoire Antisociale avec un grand «A» serait au rendez-vous de ce gouvernement.

Il y a décidément quelque chose d’étrange dans la gestion économique et sociale de François Hollande. Peu importe le dossier. Que ce soit la volte-face à Florange ou le crédit d’impôt offert aux entreprises, la pseudo-réforme bancaire ou le fiasco de la «supertaxe» à 75%, nous le constatons avec désolation: le pas en avant se transforme souvent en pas de côté, voire carrément en demi-tour assumé. Les exemples fourmillent tant et tant que le président donne maintenant le sentiment qu’il se trouve désarmé face aux manœuvres brutales des vautours de la finance et qu’il écoute beaucoup plus les patrons de la haute 
que les ouvriers ou les syndicalistes. Que deviennent les combats fondamentaux pour lesquels il a été élu?

L’idéologie libérale est si prégnante qu’y accoler le mot «social» n’octroie pas un passeport de bonne gestion en direction des plus défavorisés. D’autant que les pressions ne manquent pas. Prenez le lourd dossier des négociations sur la «sécurisation de l’emploi». Voulu par le chef de l’État en personne et lancé en octobre, le chantier avait pour but que patronat et syndicats parviennent à un accord «historique». Seulement voilà. Jamais avare dans la définition mécanique des intérêts de sa caste, la patronne du Medef, Laurence Parisot, a quasiment bloqué toute discussion sur la base même du périmètre de ladite négociation, à savoir la «sécurisation de l’emploi», qui n’en a plus que le nom ou presque, dévoyant son sens initial.
Dans leur guerre de classe menée 
de longue date, mais qui, à la faveur de ces rencontres hebdomadaires, fut plus éclatante que jamais, les représentants du patronat ont en effet rabâché quelques principes jusqu’à épuisement des cerveaux: flexibilité, flexibilité, flexibilité ! Mais aussi: faciliter les licenciements ! Et également: déréglementer le droit du travail dans son ensemble ! Et encore : mobilité imposée, possibilité de restructurations sans plan social, fin du CDI. On en passe et des meilleurs…

Dans ce climat, il est difficile, sinon impossible, d’imaginer qu’un compromis «le plus large possible» soit signé – même si nous observerons avec attention l’attitude de la CFDT. Le ministre du Travail, Michel Sapin, a pourtant prévenu: «Un accord devra être trouvé d’ici vendredi.» Mais quel accord? Autant le dire. Si François Hollande devait accepter et transformer en projet de loi un texte signé par le Medef et quelques syndicats seulement, l’histoire Antisociale avec un grand «A» serait au rendez-vous de ce gouvernement. Cela signifierait une capitulation supplémentaire et non des moindres! L’enjeu de cette négociation est considérable : cette mise en garde n’a donc rien de formelle.

François Hollande s’est engagé à inverser la courbe du chômage fin 2013. L’objectif paraît si irréel au regard de la politique qu’il conduit qu’un changement de cap sera tôt ou tard à l’ordre du jour. Or, il y a deux manières de sortir de cette négociation sur le travail. Par le bas: elle vise à faire supporter aux salariés les conséquences d’une compétition sauvage par une précarisation sans limites. Par le haut: elle permet d’avancer sur le chemin d’une sécurité sociale professionnelle, avec une formation tout au long de la vie et le droit absolu de ne jamais être exclu de la solidarité financière. Autant d’idées économiquement possibles, socialement justes et humainement indispensables...

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 10 janvier

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Contrat de génération, communiqué CGT

11 Janvier 2013, 09:00am

Publié par PCF Villepinte

Encore des avancées à obtenir

mercredi 9 janvier 2013 50e Congrès CGT – Toulouse 18-22 mars 2013

PDF - 71.9 ko
texte en pdf

L’Assemblée nationale s’apprête à examiner le projet de loi sur le contrat de génération.

La CGT constate avec satisfaction que le texte présenté à l’Assemblée nationale prend en compte certaines de ses exigences, et notamment la revendication d’embauche en CDI à temps plein, en s’appuyant sur l’objectif d’une insertion durable dans l’emploi.

De même l’avis des institutions représentatives du personnel serait pris en compte dans le contrôle de conformité des accords.

Le projet corrige certains retours en arrière du projet initial : le licenciement ou la rupture conventionnelle d’un des salariés jeunes ou senior conduirait à la suppression de l’aide, l’aide ne peut être accordée qu’en l’absence de licenciement sur les postes de même catégorie que celui ou est prévue l’embauche d’un jeune et non plus sur ce seul poste.

La traduction de l’accord reste cependant incomplète : pour les seniors, la prévention de la pénibilité et l’amélioration des conditions de travail a disparu des mesures à négocier dans les accords collectifs intergénérationnels ! Or ce sujet est essentiel pour le maintien dans l’emploi jusqu’à la retraite.

Aucun pas en avant non plus sur la formation des jeunes les moins qualifiés et la possibilité d’acquérir une qualification ou une certification professionnelle. C’est pourtant encore une condition de l’insertion durable dans l’emploi et une nécessité pour l’efficacité économique.

Le développement de la crise et du chômage, qui touche particulièrement les jeunes et les seniors, doit plus que jamais conduire à adopter un texte ambitieux pour la création d’emplois.

Il faut intégrer au texte l’obligation de négocier des objectifs de création d’emplois, de formation et de reconnaissance des qualifications et de réduction de la précarité concernant les stagiaires, les CDD, les intérimaires.

L’attribution d’aides aux employeurs, au travers du contrat de génération comme du crédit d’impôt compétitivité ou des allègements de cotisations sociales, ne peut se justifier que si des contreparties tangibles leur sont demandées en termes de créations d’emplois. La loi doit donc prévoir le conditionnement des aides et des allègements de charges à des résultats effectifs, en matière de création nette d’emplois, bénéficiant aux jeunes et aux seniors, sur la durée de l’accord.

Montreuil, le 9 janvier 2013


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Mélenchon-Cahuzac: le courage et l’ambition politique de la gauche en question

11 Janvier 2013, 08:55am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Luc Mélenchon face à Jérôme Cahuzac face à face à Mots croisés, lundi soir

 - le 10 Janvier 2013

L’analyse

BCE : la charge surprenante de Cahuzac

 

 

Analyse. Retour sur le face-à-face Jérôme Cahuzac - Jean-Luc Mélenchon sur France 2 lundi soir et sur la charge surprenante de Jérôme Cahuzac à l'encontre de la Banque centrale européenne.

Parmi les choses intéressantes que l’on aura apprises du débat qui a mis aux prises, lundi soir sur France 2, le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, et son adversaire d’un soir, le ministre socialiste délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, la plus surprenante a fait l’objet de très peu de reprises dans les médias.

Ce n’est pas tant l’aveu tardif, fait sur le ton de la confidence par Jérôme Cahuzac, qu’il n’a « jamais cru » à la lutte des classes. Ni même celui de son vote « non » au référendum sur le traité de Maastricht en 1992, qu’il ne regrette pas. Mais bien plutôt la charge impitoyable contre la Banque centrale européenne (BCE) et son « indépendance » vis-à-vis des États à laquelle s’est livré le ministre du Budget, alors même qu’elle est confirmée par le traité européen Sarkozy-Merkel, que François Hollande avait promis de renégocier avant de le signer.

En passer par les marchés...

En résumé, la problématique abordée était la suivante : la BCE peut-elle jouer le rôle de prêteur aux États, ou ceux-ci doivent-ils en passer par les marchés, et donc emprunter à leurs conditions ? Aujourd’hui, la BCE, à la différence de la Réserve fédérale américaine ou de la Banque d’Angleterre, ne remplit pas cette fonction, même si son gouverneur, Mario Draghi, s’est prononcé cet été pour la possibilité d’un rachat « illimité » de la dette.

Les deux intervenants ne s’affrontaient guère sur ce constat, connu de tous, mais sur la possibilité de le modifier. Pour Jean-Luc Mélenchon, c’est oui, pour peu que la France ait la volonté de parler d’une voix forte que lui conférerait le « mandat populaire » obtenu par un référendum. Pour Jérôme Cahuzac, c’est non, la force des traités internationaux s’imposant à toutes les volontés d’un gouvernement, aussi déterminé soit-il.

... pour les satisfaire

Ce dernier aurait pu en rester là. Mais le ministre délégué au Budget ne s’est pas contenté d’invoquer la barrière des traités: il en a profité pour regretter cet état de fait dû à « l’action de quelques-uns », parmi lesquels figurent nombre de ses amis politiques et de ses collègues du gouvernement, et qui a conduit à adopter un « système institutionnel tel que (…) nous n’obtiendrons pas cela de la BCE ». Pour Jérôme Cahuzac, le prix à payer d’un tel carcan est lourd : à la différence des États-Unis, du Royaume-Uni ou du Japon, la France, a-t-il expliqué en substance, est contrainte de rembourser sa dette pour satisfaire les « marchés », ses créanciers, sous peine que « plus personne ne (veuille lui) prêter ».

  • Vidéo: le débat Cahuzac-Mélenchon

 

À partir de ce point de départ, tout le reste découle, et le ministre du Budget n’a pas dû se forcer pour le dire : oui, « toute mesure d’ajustement budgétaire » comme la baisse des dépenses publiques « a une nature récessive ». C’est d’ailleurs ce qui risque d’arriver, avec une croissance attendue cette année beaucoup plus faible que les 0,8 % espérés par son ministère. Mais oui, a confirmé Cahuzac, « progressivement, nous ferons de plus en plus d’économies dans la dépense ». En conséquence, pas étonnant que le ministre, prudent, pense, « autant que le président de la République », mais « pas plus et pas moins », pouvoir inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année…

Peut-on faire autrement?

Finalement, tout ou presque du nœud du débat à gauche était contenu dans ces quinze minutes autour de minuit : le constat de la nocivité des orientations austéritaires étant posé de part et d’autre, peut-on ou non faire autrement ? Avant même de débattre du « comment faire », c’était la question du courage et de l’ambition politique de la gauche qui s’invitait ce soir-là sur le plateau.

  • A lire aussi:

Pour Mélenchon, Cahuzac incarne "la vieille gauche"

Cahuzac-Mélenchon et l'introuvable réforme fiscale

Sébastien Crépel

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Venezuela: des milliers de Chavez ont prêté serment.

11 Janvier 2013, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

le 11 Janvier 2013

 

 

 

Les chroniques vénézuéliennes de Jean Ortiz. L'appel au peuple n'a pas été vain. Avec ou sans Chavez, il y a au Venezuela un mouvement populaire d'un haut niveau de conscience politique, de maturité révolutionnaire, une "unité civico-militaire" solide. Paradoxalement, l'absence de Chavez permet de mieux prendre la mesure de l'enracinement populaire de cette "révolution bolivarienne et socialiste".

Jeudi, face au palais présidentiel de Miraflores, ils étaient des dizaines de milliers à scander: "Con Chavez y con Maduro, el pueblo esta seguro (avec Chavez et Maduro, le peuple est confiant)". Petit livre bleu brandi de la main gauche et bras droit levé, la foule a juré de construire le socialisme, de défendre la Constitution, la patrie, la révolution bolivarienne et le "comandante" Chavez, dans la rue et sur tous les fronts. Cette force tranquille a une fois de plus mis en échec les plans putchistes de l'opposition. "Si l'opposition nous cherche, elle nous trouvera", a lancé le vice-président.

Vingt-sept pays latino-américains étaient représentés par leurs présidents, vice-présidents ou ministres des Affaires étrangères. Tous ont souligné le rôle décisif de Chavez dans les processus d'intégration continentaux, souverains , sans les Etats-Unis, ce vieux rêve des Libertadors. Qu'en pense la meute à Paris et ailleurs? Qu'en pense Alexandre Adler qui osa traiter Chavez, si élégamment, de "macaque"?

"Aucune conspiration"

Dans un discours offensif, le vice-président exécutif Nicolas Maduro a mis en garde l'opposition. Elle peut s'exprimer tant qu'elle le voudra, (d'autant plus que 80% des médias lui appartiennent), manifester, mais le peuple et "la direction politique" collective ne permettront aucune conspiration. La droite voudrait que le sang coule pour pousser Washington a intervenir. Sang froid, sérénité, esprit libre et mobilisation, a répondu Maduro. Le vice-président s'affirme de jour en jour comme un vrai leader, charismatique. Il  est en train de gagner la confiance de larges secteurs du pays.

Personnage collectif

Le sondages indiquent que 68,5% des Vénézuéliens approuvent la décision du Tribunal Suprême de Justice: Chavez prêtera serment devant lui lorsque il lui sera possible de le faire. Entre temps, une nouvelle période constitutionnelle s'ouvre, le gouvernement travaille, les institutions fonctionnent... Avec ou sans Chavez, des millions de Vénézuéliens surtout les plus pauvres, sont plus déterminés que jamais, malgré leur tristesse, à construire une "patrie nouvelle", socialiste. "Y no se va, y no se va, el comandante no se va"... Il est devenu un personnage collectif.

  • A consulter:

Les précédentes chroniques vénézuéliennes de Jean Ortiz

Antifranquiste, le blog de Jean Ortiz

  • A lire aussi:

L'Amérique latine progressiste présente à Caracas ce 10 janvier

Venezuela: le peuple dans la rue en soutien à Chavez

Jean Ortiz

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Emmenée au poste à 5 ans pour non paiement de la cantine : « De la pure folie! »

11 Janvier 2013, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Emmenée au poste à 5 ans pour non paiement de la cantine : « De la pure folie! »
Après qu'une personne de 94 ans s'est vue envoyer à l'Hôpital pour non-paiement de la facture de sa maison de retraite, voici qu'on apprend avec effarement qu'une enfant de 5 ans s'est retrouvé au poste de police municipale d'Ustariz dans les Pyrénées-Atlantique parce que ses parents n'avaient pas payé sa cantine. C'est de la pure folie ! Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond dans notre société pour que des valeurs aussi élémentaires que sont la solidarité et l'entraide soient à ce point bafoués au nom de la sacro-sainte loi du fric.

Au delà de la légitime et nécessaire condamnation de ces comportements particulièrement inhumains, l'émotion que suscite ces deux affaires doit servir à requestionner la société toute entière. Est-ce ainsi que les hommes vivent ? questionnait Aragon dont on vient de célébrer les 30 ans de sa disparition. Plus que jamais l'urgence c'est L'humain d'abord, le slogan prémonitoire du Front de gauche et plus que jamais d'actualité.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

 

 

Par Olivier Dartigolles, le 10 janvier 2013

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FRONT DE GAUCHE

11 Janvier 2013, 08:45am

Publié par PCF Villepinte

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement les 19 et 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes

Le Front de Gauche appelle à manifester massivement les 19 et 27 janvier 2013 en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous et du recours à la PMA pour les couples de femmes

Ce dimanche 13 janvier, une nouvelle manifestation est prévue par les mouvements politiques et sociaux opposés au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour toutes et tous. Depuis plusieurs mois, ces secteurs, enhardis par la frilosité du gouvernement et de la majorité parlementaire, mènent une importante offensive idéologique pour empêcher l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.

Les débats sur la « loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe » offrent en effet l’occasion historique de supprimer les inégalités en droits qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. C’est l’honneur et la responsabilité de toute la gauche non seulement d’assumer fièrement les valeurs égalitaires et progressistes inhérentes à ce combat mais aussi de mener bataille pour faire avancer toute la société dans cette voie. Telle est en tous les cas la position que nous défendons au Front de gauche. Comme l’affirme notre programme partagé L’Humain d’abord : « Nous adopterons une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination. Les droits du PACS seront renforcés. Le droit au mariage et à l’adoption sera reconnu aux couples homosexuels. Les femmes lesbiennes auront accès à la procréation médicalement assistée. » C’est le sens et le contenu de la proposition de loi N°119 déposée notamment par Marie-George Buffet « tendant à lever les discriminations reposant sur le sexe, le genre et l'orientation sexuelle en matière de filiation ».

Nous défendons le droit au mariage pour toutes et tous par conviction raisonnée que la liberté de choix est essentielle à chacune et chacun, et que l’égalité devant la loi, comme norme de la société, est porteuse d’un message sans équivoque qui délégitime les discriminations.

Nous défendons le droit à l’adoption parce que nous pensons que les personnes LGBT ne forment pas de moins bons parents que les autres et qu’ils ont autant d’amour à transmettre à des enfants.

Nous défendons aussi l’intégration du droit à la procréation médicalement assistée pour les femmes lesbiennes car, une fois évacuée la conception qui assigne une valeur inférieure à celles et ceux qui s’écartent d’une soi-disant norme hétérosexuelle, le cœur du débat est la filiation fondée sur l’engagement parental. Les lois de bioéthique ont consacré la valeur de l’engagement du compagnon stérile lors d’une PMA avec don de sperme : le compagnon de la mère a accès aux mêmes facilités pour faire reconnaitre sa filiation qu’un père biologique. Cette vérité selon laquelle ce sont l’amour et l’engagement parental qui fondent la filiation doit nécessairement s’appliquer pour les couples de femmes lesbiens. Dans un couple de femmes, aussi bien la parturiente que celle qui l’accompagne sont mères toutes deux. Par ailleurs, une femme seule recourant à la PMA a un projet parental tout aussi cohérent qu’une personne seule qui adopte.

C’est pourquoi, le Front de Gauche exige du gouvernement qu’il s’engage fermement et publiquement sur ces trois revendications légitimes et demande à la majorité parlementaire de les voter.

Dans le même temps, le Front de Gauche regrette la gestion calamiteuse de ce dossier par le gouvernement et ses continuelles hésitations, retours en arrière qui ont aboutit à affaiblir le soutien populaire largement majoritaire il y a encore quelques mois à cette loi. S’ajoutent à ces revirements le fait que le Gouvernement, en plein débat sur l’égalité des droits, a annoncé son renoncement à lever l’interdiction systématique du don du sang pour tout homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui était un autre engagement de campagne de François Hollande ainsi que de toute la gauche.

Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris, le Front de Gauche sera de nouveau présent sur les prochaines mobilisations début 2013, afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « à minima »: le 19 janvier sur les mobilisations décentralisées partout en France et le 27 janvier lors de la grande manifestation nationale à Paris.

Paris le 9 janvier 2013 

Le Front de gauche

 

 

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Mariage pour tous: Eric de Labarre persiste face à Vincent Peillon

9 Janvier 2013, 09:33am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Catholiques, vincent peillon, mariage gay, enseignement privé, mariage mixte, mariage pour tous, PMA,

 

 

Rappelé à l'ordre par le ministre de l'Education pour avoir appelé à débattre du projet de loi sur la mariage pour tous dans les établissements de l'enseignement catholique, Eric de Labarre "conteste formellement qu'il y ait eu la moindre faute" de sa part.

"Je conteste formellement qu'il y ait eu la moindre faute, et je n'admets pas même avoir commis une simple maladresse", a déclaré le secrétaire général de l'enseignement catholique lors d'une conférence de presse, ajoutant que s'il devait aujourd'hui réécrire cette lettre, il n'en changerait "pas une virgule". "J'appelle à présent, comme le ministre l'a fait hier matin, à l'apaisement", a-t-il ajouté, à cinq jours d'une manifestation contre le mariage homosexuel.

Malentendu

Tout en dénonçant un procès d'intention "inacceptable" en homophobie et en obscurantisme, Eric de Labarre a jugé que la polémique des derniers jours reposait "sur un malentendu". L'enseignement catholique n'appelle pas à manifester dimanche, et certains syndicats de personnels de l'enseignement catholique ont exprimé leur accord avec le projet de loi, a-t-il dit. "Nous appelons chacun à réfléchir, à se documenter, à s'informer", a-t-il simplement déclaré, refusant de dire clairement s'il se joindra personnellement au cortège.

La lettre en question était destinée aux seuls professeurs et parents d'élèves, et la tenue de débats ne saurait se faire avec les enfants pendant les heures de cours, a-t-il par ailleurs fait valoir. "Des débats ont place à l'école, ils n'ont pas place dans les heures de cours", a-t-il répété.

  • A lire aussi:

Peillon reste vigilant sur l'école privée

L'enseignement catholique doit respecter la neutralité de l'enseignement (FSU)

L'enseignement catholique rompt le contrat avec l'Etat (UFAL)

S.G.

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Exclusif l'Humanité: la lutte des classes, une réalité bien vivante

9 Janvier 2013, 09:29am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce mercredi 9 janvier 2013

 

 

Dans l'Humanité ce mercredi: tandis que le sentiment d’appartenir à une classe sociale se maintient à un niveau identique aux années 1980, une large majorité de Français estime que la lutte des classes n’est pas un mythe, selon l’étude de l’Ifop que nous publions dans notre édition de ce mercredi.

La lutte des classes existe, c’est l’opinion de 64 % des Français, selon l’enquête de l’Ifop réalisée du 20 décembre au 4 janvier pour l’Humanité. Malgré les apparences et le discours dominant, ce jugement a pris de l’ampleur depuis les années 1960: en 1964, seuls 40 % des Français interrogés jugeaient qu’elle était une réalité, et 44 % en 1967.

  • Question: Estimez­‐vous qu’en France, à l’heure actuelle, la lutte des classes est une réalité?

A l’inverse, le sentiment d’appartenir à une classe sociale se tasse légèrement: ils étaient respectivement 61 % puis 59 % à l’éprouver en 1964 et 1967, contre 56 %, en 1987 comme en 2013.

  • Question: Avez­‐vous le sentiment d’appartenir à une classe sociale ?

N’en déplaise à Warren Buffett - le milliardaire américain qui affirmait il y a quelques années l’existence de cette lutte que sa propre classe était, selon lui, en train de gagner - c’est parmi les catégories populaires (employés et ouvriers) que la perception de ce conflit comme une réalité est la plus partagée.

A lire dans notre édition:

  • Les enseignements du sondage Ifop pour l'Humanité
  • "En 2013, le vocable de classe sociale n'est pas périmée", entretien avec Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop
  • "Les jeunes prennent conscience des inégalités sociales", le point de vue d'Anne Muxel, directrice de recherche au Cevipof
  • La lutte des classes de retour dans le débat, l'édito de Paule Masson

Toute l'actualité sur l'Humanité.fr

Documents à télécharger: 
Sondage Ifop pour l'Humanité: Les Français et la lutte des classes Résultats détaillés Janvier 2013
Sondage Ifop pour l'Humanité: Les Français et la lutte des classes Résultats détaillés Janvier 2013

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Mobilisation citoyenne pour le droit de vote de tous les étrangers

9 Janvier 2013, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

mardi 8 janvier 2013

 

Mobilisation citoyenne pour le droit de vote de tous les étrangers


 

Appel-Pétition à signer et faire signer

Le collectif votation citoyenne qui regroupe de nombreuses organisations, a lancé un « appel pétition » au Président de la République en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales dès 2014.

L’ANECR est parmi les organisations signataires de cette pétition. Elle appelle les élus à la signer et à la faire signer, à utiliser les formes qu’ils jugeront opportunes (vœux, déclaration, adresse au gouvernement ou au parlement) pour renforcer la mobilisation citoyenne en faveur de ce droit légitime.

Cette pétition peut être imprimée et également être signée en ligne sur le site droitdevote2014.org . Elle sera remise au Président de la République le 21 mars 2013.

Vous pouvez signer la présente pétition sur Internet : www.droitdevote2014.org,

PDF - 311.8 ko
Pétition droit de vote des étrangers aux élections locales dès 2014

 

 

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