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Alternative à l'austérité : le Front de gauche lance sa campagne nationale et présente 25 propositions

16 Janvier 2013, 12:15pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : austérité, front de gauche, les documents de l'Humanité,
Documents à télécharger : Les 25 propositions du Front de gauche -

 

 

L'alternative à l'austérité c'est possible", les 25 propositions du Front de gauche pour changer d'orientation.

Le Front de Gauche a contribué à la défaite de Nicolas Sarkozy. Il souhaite maintenant une politique qui réponde à la nécessité de sortir notre pays de la crise et qui réponde aux attentes nombreuses en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’accès à l’éducation, aux soins, à la culture…
Depuis 6 mois, les grands axes de la politique du gouvernement ne répondent pas à ces attentes. François Hollande et le gouvernement ont d’abord fait adopter le traité européen qui impose la restriction continuelle des dépenses publiques et met en place des politiques d’austérité. Ils ont ensuite accordé un cadeau de 20 milliards aux grands patrons alors que notre économie souffre déjà des intérêts somptueux payés aux banques privées et des richesses accaparés par les actionnaires des grandes entreprises. Enfin, s’il ratifiait un accord sur l’emploi initié par le MEDEF il s’engagerait sur une voie qui, si elle devient une loi, va entrainer toujours plus de flexibilité et de nouvelles dégradations du code du travail.

Cette politique social libérale va à l’échec. Toutes les politiques du même type ont échoué en Europe où déjà 8 pays sont en récession. Nous ne voulons pas que la France suive la même voie. De juin 2011 à décembre 2012, les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l'OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n'incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité.

Toutes ces orientations sont dans le droit fil des logiques libérales suivies par les gouvernements précédents et c'est pour cela que nos parlementaires ont refusé de voter le budget de ce gouvernement.
Le Front de Gauche s’oppose à cette politique d’austérité du gouvernement Ayrault. Il entend démontrer qu'une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers : c’est une autre orientation économique, sociale et écologique dont la France a besoin.

Voilà pourquoi nous lançons une grande campagne : dans toute la France, nous allons faire connaître nos propositions alternatives à l'austérité.
Nous voulons faire entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres solutions sont possibles, sont crédibles et applicables par une majorité et un gouvernement décidé à rompre avec le libéralisme et le social libéralisme.
Nous voulons en débattre avec vous, les enrichir de votre propre expérience, agir ensemble pour imposer tout de suite des mesures vitales.  Nous pensons que l’implication populaire des travailleurs, des jeunes des chômeurs est la clé pour faire prévaloir l’humain sur la dictature de l’argent.

Nous nous adressons largement au-delà des composantes du Front de Gauche à toutes celles et tous ceux qui, à gauche et dans le mouvement social, souhaitent une politique en rupture avec la financiarisation de la société et le productivisme. Nous voulons agir avec toutes celles et tous ceux qui partagent cet objectif et construire sur cette base un rassemblement majoritaire qui impose une autre politique. Face à l’arrogance du MEDEF, nous voulons faire entendre la voix de celles et ceux qui souffrent de ces politiques d’austérité et démontrer qu’une alternative existe.

Ensemble, agissons pour montrer que « l’alternative à l’austérité c’est possible ».

 

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RUE 89:Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses

16 Janvier 2013, 08:26am

Publié par PCF Villepinte

Thierry Ribault | Economiste au CNRS
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Tribune

Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au « grand public ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette « animation », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima.

Dans ce dossier « scientifique » aux dessins animés, les affirmations dénuées d’argumentation et prenant des allures d’évidences indiscutables sont légion. Ainsi, il y est certifié que :

« Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme, qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima. »

On apprend également que :

« Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la catastrophe de Tchernobyl, paru en 2005 sous l’égide des Nations unies, a évalué le nombre de décès de victimes immédiates de l’accident à moins de 50, et à 2 200 celui de l’excès de décès entraîné par l’exposition à la radioactivité des 200 000 “liquidateurs” les plus exposés. »

Des estimations remises en question

Rappelons que ces estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe).

En Ukraine, un rapport gouvernemental de 2011 rend compte de 2 254 471 personnes affectées par le désastre de Tchernobyl, dont 498 409 enfants. Entre 1992 et 2009, chez les enfants ukrainiens, les maladies endocriniennes ont été multipliées par 11,6, les pathologies de l’appareil locomoteur par 5,3, les maladies du système gastro-intestinal par 5, les maladies cardiovasculaires par 3,7 et les troubles du système urogénital par 3,6.

La proportion d’enfants présentant des maladies chroniques est passée de 21% à 78%, et sur les 13 136 enfants nés des « liquidateurs » de Tchernobyl de 1986-1987, 10% présentaient des malformations congénitales à la naissance.

Parodie de « neutralité scientifique »

Les Nations unies constituant par ailleurs manifestement l’unique source accréditée par les contrôleurs scientifiques du CNRS, pourquoi ces derniers ne se réfèrent-ils pas au rapport radionégationniste de 2011 de l’United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR) ?

Ce dernier fait état de 62 morts – 15 morts du cancer de la thyroïde et 47 morts parmi les secours d’urgence – en tout et pour tout en lien avec l’irradiation due à la catastrophe de Tchernobyl.

Faire état de quelques nuisances radio-induites supplémentaires ne peut, il est vrai, que servir la déplorable parodie de « neutralité scientifique » à laquelle ils s’adonnent, en concubinage avec leurs « partenaires » (CEA [Commissariat à l’énergie atomique], ANDRA [Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs], IRSN [Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire], EDF, AREVA).

« Domestiquer les masses »

A Fukushima, selon le même dossier, « une zone rouge de 20 km a été délimitée, dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution : nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer », sans que soit fait mention des vastes zones inhabitables situées à 40 km de la centrale et bien au-delà, et sans que soit rappelé que le critère de définition de la zone de migration obligatoire a été fixé à une dose de 20 millisieverts par an, soit quatre fois plus qu’à Tchernobyl et vingt fois la norme internationale d’inacceptabilité.

La fameuse « non-imposition des valeurs », à laquelle faisait référence Max Weber dans sa conférence de 1917, « La science, profession et vocation » (si chère à certains chercheurs du CNRS qui, récemment réunis en colloque, l’y revendiquaient encore), ne s’est, de fait, pas imposée dans l’élaboration de ce dossier sur le nucléaire, destiné plutôt, comme dirait Weber lui-même, à « domestiquer les masses ».

Ce que le dossier du CNRS se devait d’établir concernant le désastre de Fukushima, et que ses exécutants académiques ont choisi de ne pas dire, je souhaite le dire aujourd’hui après bientôt deux ans de travail sur place.

Fukushima : les silences du CNRS

Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl.

C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.

C’est 1 532 barres de combustible de 3 tonnes et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin ».

Le 4 janvier 2013, le Pr. Koide reconnaît dans un entretien qu’il nous a accordé qu’il existe une marge de manœuvre tant que, d’une part, la température de la piscine n’excède pas les 170°C et que, d’autre part, la disposition des barres n’est pas modifiée. »

100 000 habitants de Fukushima qui ne peuvent pas partir

Le désastre de Fukushima, c’est 24 000 employés ayant travaillé sur les lieux depuis mars 2011, dont seulement 3,7% peuvent bénéficier d’un examen de détection de cancer proposé par les autorités et TEPCO. C’est, sur les deux millions d’habitants du département, seulement 100 000 réfugiés du nucléaire ayant migré à l’intérieur du département et 63 000 autres l’ayant quitté.

C’est seulement 10% des enfants du département déplacés en dehors de celui-ci. C’est un tiers des 300 000 habitants de la ville de Fukushima affirmant vouloir partir sans pouvoir le faire. Ce sont les aides au retour mises en place par le gouvernement, pour inciter les réfugiés à revenir dans des zones pourtant identifiées comme contaminées, et c’est depuis décembre 2012 la suppression de la gratuité des logements publics pour les réfugiés hors du département.

Le désastre de Fukushima, c’est la mise en place de la plus grande enquête sanitaire sur les effets des radiations jamais conçue, qui permettra de collecter, d’ici 2014 et sur trente ans, les données relatives aux habitants du département, dont 360 000 enfants, les objectifs de l’équipe en charge étant de « calmer l’inquiétude de la population » et d’« établir un record scientifique ».

Sur les 80 000 enfants examinés pour la thyroïde, 39% présentent des nodules de moins de 20 mm et des kystes de moins de 5 mm d’épaisseur. Un premier cas de cancer de la thyroïde a été officiellement déclaré chez un enfant de moins de 18 ans le mardi 11 septembre 2012.

« Les gens regardent ailleurs »

Le désastre de Fukushima, c’est cet habitant de la ville de Fukushima qui nous déclare lors d’un entretien, en novembre 2012, que le ghetto de Varsovie et les zones contaminées de Fukushima, c’est une seule et même chose :

« Les gens de l’extérieur savent que s’y trouve l’antichambre des camps de la mort, regardent ailleurs et continuent de certifier que le nucléaire, c’est incontournable. »

Voilà la « protection » mise en œuvre à Fukushima, qui ne suscite que silence dans le dossier nucléaire du CNRS. « L’ignorance c’est la force », disait Orwell. Dans cette situation d’effondrement de la conscience humaine, de grande inversion où le désastre est nié dans ses conséquences négatives, pour être transmué en opportunité d’affaires dans un milieu morbide auquel chacun est sommé de se soumettre, la prise de position en faveur de la vie est devenue un programme révolutionnaire.

Raccourcir la période de nocivité des managers de l’organisation des apparences, mettre en cause l’ensemble des intérêts qui gouvernent la dégradation du tout, tromper les trompeurs, renverser les inverseurs, évacuer les évacuateurs : voilà ce que, à mes yeux, doit « chercher » à faire un chercheur au CNRS.

Non pas se contenter d’un engagement, piètre variante de la mise au service du nucléaire attestée ici par la mobilisation des scientifiques de caserne, mais, face aux actes déraisonnés des producteurs d’ignorance et à la déshumanisation qu’ils promeuvent, faire preuve d’un véritable enragement.

Infos pratiques
Les« Sanctuaires de l’abîme –- Chronique du désastre de Fukushima »
Nadine et Thierry Ribault

Editions de l'Encyclopédie des Nuisances, Paris, 2012, 144 p.

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La France, partie pour durer au Mali, renforce ses troupes

16 Janvier 2013, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

Holande aux Emirats arabes unis ce mardi

 

Le président français François Hollande a assuré mardi à Dubaï que la France n'avait "pas vocation à rester au Mali" mais devait faire en sorte qu'à son départ il y ait "des autorités légitimes, un processus électoral et plus de terroristes". Un programme de longue haleine détaillé ce mardi par son premier ministre et son ministre de la Défense.

  • François Hollande avance masqué

En visite à Dubaï, le président de la république a manié la formule de style pour ne pas effrayer ses compatriotes? Mais une chose est sûre, l'armée française est là pour durer au Mali. Assuré que "la France n'a pas vocation à rester au Mali", François Hollande a cependant donné "un objectif" au contingent français, à savoir "faire en sorte que lorsque nous partirons il y ait une sécurité au Mali, des autorités légitimes, un processus électoral et plus de terroristes qui menacent" l'intégrité du Pays. La tâche s'annonce ardue au vu de l'instabilité politique à Bamako et de l'enracinement d'Aqmi au Nord Mali.

  • 2500 hommes en plus tout de suite

Signe de cette implication grandissante, le ministère de la Défense a annoncé dans le même temps le déploiement à terme de 2.500 soldats au Mali. Jusqu'à présent et selon François Hollande, le nombre de militaires français engagés dans l'opération Serval au Mali, se monte à 750 militaires.
Une colonne d'une quarantaine de véhicules blindés français venus de Côte d'Ivoire est arrivée dans la nuit de lundi à mardi à Bamako, a indiqué à l'AFP le conseiller médias du détachement français dans la capitale malienne. Selon lui, ces engins vont d'abord y être cantonnés avant d'être engagés dans les combats qui opposent depuis vendredi ce qui reste de l'armée malienne, appuyée par les Français (forces spéciales, hélicoptères et avions) aux islamistes.

  • La France en première ligne pour un bon moment

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré à l'Assemblée nationale que la France restera "en première ligne", avant que des "forces africaines" se déploient "d'ici une semaine". La Cédéao doit former une force d'intervention de 3.300 soldats contre les islamistes du Nord, baptisée Misma (Force internationale de soutien au Mali), conformément à une résolution de l'ONU. Le Nigeria doit fournir 900 hommes, et les premiers arriveront "dans les prochaines 24 heures", selon Abuja. Le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal ont également annoncé l'envoi d'environ 500 hommes, le Bénin 300, la Guinée et le Ghana une centaine chacun.

Si elle se retrouve seule sur le terrain avec l'armée malienne, la France compte cependant beaucoup de soutiens, à en croire Jean-Marc Ayrault: "Plusieurs de nos partenaires, le Royaume-Uni, le Danemark, les Etats-Unis, le Canada et l'Allemagne nous apportent déjà leur appui sous diverses formes". A New York, Paris a de même obtenu dans la nuit la "compréhension et le soutien" du Conseil de sécurité, selon l'ambassadeur français Gérard Araud. Mais sur le terrain, les Français sont bien seuls.

 

  • Quatre objectifs à court terme

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a précisé mardi les quatre objectifs assignés aux forces françaises:

  1. "assister les forces maliennes dans leur action pour enrayer la progression des groupes terroristes vers le sud, soit par frappes aériennes, soit par l'intervention d'éléments terrestres qui sont en ce moment déployés au sud"
  2. " frapper dans la profondeur les bases arrières des groupes terroristes pour éviter qu'ils ne se ressourcent et ne reviennent vers le sud."
  3. "sécuriser Bamako pour assurer la stabilité de cette ville et assurer la pérennité de ses institutions."
  4. "faire en sorte que nos forces préparent l'intervention, l'organisation des forces armées africaines autour de l'état-major nigérian".
  5. 

Les jihadistes reculent, le point sur le terrain. Les jihadistes ont abandonné leurs fiefs dans le nord, comme Gao, soumise dimanche à d'intenses bombardements qui ont tué plus d'une soixantaine de combattants. A Tombouctou, où aucune frappe aérienne n'a pour le moment été recensée, même constat: "Les moujahidine sont partis, ils ont vraiment peur", a noté un résident. Pour le porte-parole du groupe islamiste Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), Senda Ould Boumama, cependant, il ne s'agit que d'un "retrait tactique". Le nombre de réfugiés chassés par le conflit approche les 150.000 personnes dans les pays voisins et le nombre de personnes déplacées dans le pays est proche de 230.000, selon l'ONU.

  • A lire aussi:

Mali: l'armée française organise la censure

Mali: l'Algérie se résout à l'intervention étrangère

S.G.

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Emploi: les parlementaires Front de gauche diront non à l'accord

16 Janvier 2013, 08:08am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent (archive)

 

"Nous, nous n'accepterons pas en tant que parlementaires de transcrire cet accord en l'état", a affirmé Pierre Laurent ce mardi. Le sénateur communiste appelle le Parlement à "trouver d'autres bases" que cet accord trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats.

"Travaillons et allons plus loin que l'accord sur la sécurisation de l'emploi, parce que (...) malheureusement ce qu'il y a d'abord dans l'accord, c'est des mesures de sécurisation du licenciement pour les patrons", a-t-il expliqué lors de l'émission Le Talk Orange-Le Figaro. "On sait ce que ça veut dire. On fait du chantage aux salariés en disant "on va maintenir votre emploi, mais augmenter votre temps de travail et réduire votre rémunération". A l'arrivée, quelques mois ou quelques années plus tard, les salariés ont eu et l'accord et la suppression de leurs emplois"

Reculer les droits sociaux

Constatant les inquiétudes à la gauche du parti socialiste et chez les syndicalistes, le secrétaire national du PCF estime: "Il y a matière à d'autres bases que celles trouvées dans cet accord CDFT – MEDEF. Contrairement à ce que dit Pierre Moscovici, je parie sur le fait qu'il y aura un débat parlementaire. Je ne vois pas au nom de quel argument on va demander à une majorité de gauche de voter un accord qui ferait reculer les droits sociaux, alors que la vocation de la gauche est de faire le contraire."

 

Le gouvernement appelle les parlementaires à "respecter" l'accord. Selon le ministre du Travail Michel Sapin, "que des parlementaires disent "j'ai le droit d'amendement" est parfaitement légitime et normal". Pour autant, un accord "négocié durement, avec des avancées considérables pour les salariés" engage "en tant que parlementaire", a-t-il dit sur France 2. De son côté, Pierre Moscovici, au nom de "la logique du dialogue social", a aussi appelé les députés et sénateurs à transposer dans la loi l'accord "sans le changer". "J'appelle aussi la CGT et Force ouvrière à bien réfléchir. Il ne faut pas lutter contre cet accord, laissons cet accord faire ses preuves", a-t-il dit sur RTL.

  • A lire aussi:

A gauche, des voix pour pour un droit de veto du Parlement

Un dynamitage du droit du travail

S.G.

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Démographie: l'Insee balaie les clichés sur la France

16 Janvier 2013, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : immigration Sans-papiers, outre-mer, france, insee, population française, démographie, dom tom, pascale breuil,

 

 

Avec désormais 65,8 millions d'habitants, la France a enregistré la croissance démographique la plus faible de ces dix dernières années. C'est l'un des enseignements de l'étude que l'Insee publie ce mardi sur la démographie française. Voilà ce qu'il faut en retenir

  • Les naissances stagnent

Au sein de l'Union européenne, la France conserve la deuxième place de la fécondité, avec 2,01 enfants par femme, derrière l'Irlande, championne avec 2,05 enfants par femme en 2011. Passé ce cocorico souvent ressassé, on s'aperçoit que les naissances ont un peu diminué l'an dernier, un léger recul qui s'explique par la baisse du nombre de femmes en âge de procréer et une stabilité de la fécondité. Par ailleurs, la France n'atteint toutefois pas le seuil de renouvellement des générations, qui est de 2,1, et sa croissance démographique s'explique surtout par son histoire.

Aujourd'hui, "les générations en âge d'avoir des enfants sont relativement nombreuses car leurs parents appartenaient aux classes nombreuses du baby-boom", nées après la guerre, souligne Pascale Breuil, chef de l'unité des études démographiques et sociales de l'Insee. En conséquence, l'âge moyen à l'accouchement a continué d'augmenter pour atteindre 30,1 ans.

 

  • Les décès en hausse

Mais "le fait majeur de 2012, c'est le nombre de décès important", relève Pascale Breuil. Ils ont même atteint leur niveau le plus élevé depuis 2000, en raison d'une vague de froid exceptionnelle et de plusieurs épidémies (grippe, gastro-entérites...) qui ont frappé la France au cours de l'hiver, explique l'Insee. En plus de leur effet direct sur la mortalité, ces épidémies ont pu entraîner une vulnérabilité des personnes déjà fragiles, souligne l'Institut. Ce haut niveau de décès explique que le "solde naturel", soit la différence entre le nombre de naissances (822.000 en 2012) et le nombre de décès (571.000), soit "parmi les plus bas de la décennie".

  • L'espérance de vie stagne

Ce grand nombre de décès explique qu'en 2012, l'espérance de vie a stagné pour les hommes (78,4 ans) et même diminué de deux mois pour les femmes (84,8 ans). "Comme avec la canicule en 2003, c'est un accident, pas une rupture de tendance", assure toutefois Pascale Breuil. En revanche, le vieillissement des classes nombreuses du baby-boom devrait mécaniquement augmenter le nombre de décès et ralentir la croissance démographique à l'avenir.

Au 1er janvier 2013, la France comptait 17,5% d'habitants âgés d'au moins 65 ans et près d'un habitant sur dix avait au moins 75 ans.

  • Le mariage a le vent en poupe

2012 a aussi marqué le retour en force des mariages, qui après une baisse quasi continue depuis 2000, ont vu leur nombre augmenter l'an dernier. Quelque 241.000 mariages ont été célébrés, soit environ 4.000 de plus qu'en 2011, une hausse "significative" pour cette institution bientôt ouverte aux couples homosexuels.

 

  • Tout petit solde migratoire

Voilà qui contrarie les thèses du Front national. En 2012, le "solde migratoire", c'est-à-dire la différence entre le nombre des personnes entrées et sorties du territoire, est resté relativement faible: +54.000, soit 0,08% de la population française.

  • A consulter:

l'étude de l'Insee

  • A lire aussi:

les Français ne sont pas si immobiles que ça

Portrait d'une France en crise: 5 données sociales à la loupe

S.G.

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Lettre ouverte d’André CHASSAIGNE à celles et ceux qui s’opposent au mariage des couples de même sexe

15 Janvier 2013, 17:31pm

Publié par PCF Villepinte

Lettre ouverte d’André CHASSAIGNE à celles et ceux qui s’opposent au mariage des couples de même sexe

Madame, Monsieur,

 

Le projet de loi « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » doit être discuté à l’Assemblée nationale à la fin de ce mois. Je le voterai par conviction, en harmonie avec les valeurs que je défends, celles de « l’humain d’abord ».

Ce texte suscite cependant des questionnements sur la reconnaissance de la diversité des modèles familiaux, sur l’intérêt supérieur de l’enfant, et enfin sur le besoin d’un large débat.

Aussi, je me dois de vous faire part de ma réflexion sur ces points fondamentaux. Je souhaite le faire avec franchise, sans faux-fuyant, au risque de choquer des convictions bien ancrées. Evidemment, je m’exprime avec l’objectif de vous convaincre.

Le mariage est un droit, un droit à un projet de vie commune, fondé sur l’amour et le respect de l’autre.

Sur ce point, le projet de loi qui est soumis au débat et au vote des parlementaires revient en fait à lever une discrimination à l’égard d’hommes et de femmes qui vivent leur amour entre personnes du même sexe. Le droit au mariage leur est aujourd’hui refusé au nom d’un modèle familial unique. Je pense que notre République doit permettre de bénéficier sans exclusion des droits sociaux et professionnels ouverts par la législation, dans le respect des valeurs républicaines d’égalité et de protection pour tous. Comment ignorer, notamment, les conséquences d’une séparation ou d’un décès ?

C’est donc d’abord en terme de droits humains que le problème se pose. Le droit civil n’a pas à priver de l’institution du mariage des femmes et des hommes au prétexte que leur choix sexuel n’entre pas dans des normes définies par « l’état de nature » et dans la relation aux fins de procréation. C’est au contraire parce que nous sommes des êtres humains que nous pouvons penser notre sexualité en lien avec un certain nombre de sentiments, et donc choisir et assumer notre orientation sexuelle. Aussi, me paraît-il aujourd’hui indispensable de permettre que des choix de vie différents ne soient pas facteurs d’exclusion et de souffrances intimes. D’autant que c’est aujourd’hui une réalité sociale qui concerne non seulement les couples existants, mais aussi leurs proches, leurs familles respectives, leurs relations sur les lieux de vie et de travail.

Ce projet de loi suscite aussi des oppositions liées à des questionnements sur la filiation et sur les droits des enfants. Je souhaite là-aussi vous livrer ma réflexion.

Tout d’abord vous dire que les nombreuses études effectuées sur le vécu des enfants de couples de même sexe indiquent que ces enfants ne sont ni plus ni moins malheureux, ni plus ni moins équilibrés que des enfants de couples hétérosexuels. Dans ce domaine, je crois que ce qui importe le plus est bien l’amour dont les enfants peuvent être entourés, en lien avec la démarche éducative et la protection à laquelle ils ont droit de la part de leurs parents. Dans un cas comme dans l’autre, permettez-moi de penser que cela ne dépend ni de l’orientation sexuelle de leurs parents, ni d’une présomption de paternité.

Pour lever certaines réticences, je voudrais insister sur le constat que des milliers d’enfants vivent aujourd’hui avec des parents de même sexe. Or, le droit ne leur permet pas d’avoir des parents à part entière. Leur souffrance d’aujourd’hui, ce n’est pas d’avoir des parents de même sexe, mais bien l’interdiction qui leur est faite d’en avoir avec une reconnaissance sociale. Et s’ils ont à souffrir des regards extérieurs, n’est-ce pas justement parce que la loi ne leur permet pas de vivre à égalité avec les autres enfants ? Pour être des « enfants de plein droit », n’est-ce pas indispensable qu’ils aient des « parents de plein droit » ?

De plus, ce n’est pas le droit au mariage et à l’adoption pour tous qui fera qu’il y aura plus ou moins de couples homosexuels et plus ou moins d’enfants vivant dans ces foyers. Ce que fera la loi, c’est réparer une injustice, une inégalité. Elle lèvera ainsi une cause de souffrance. N’est-ce pas justement le rôle du législateur de construire des règles juridiques qui permettent une plus grande justice sociale et le bonheur du plus grand nombre ?

Par ailleurs, même si certains sujets peuvent paraître plus prioritaires, je dois vous dire ma satisfaction que le débat se soit levé dans le pays sur ce sujet. Certes, c’est un débat difficile. Il peut bousculer notre culture, notre éducation, voire notre croyance religieuse. Mais il est indispensable. Et ce débat est important puisqu’il traite de la capacité de notre société à vivre ensemble en respectant la liberté et la dignité de chaque individu. Il permet aussi d’apprécier le degré de notre civilisation à devenir plus humaine par la pleine égalité de toutes et tous. La possibilité pour une société d’inventer de nouvelles normes m’apparaît en effet comme un signe de grande santé et non comme une pathologie. Le rôle du législateur est justement de faire évoluer les éléments juridiques essentiels à l’ordre social. Aussi, le droit se renouvelle-t-il avec les réalités sociales, comme cela a été le cas avec, par exemple, la dépénalisation de l’homosexualité en 1981, l’adoption du PACS en 1999, et toutes les avancées, encore insuffisantes, réalisées pour le droit des femmes (je pense en particulier à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse).

Je suis convaincu aussi que cette évolution constante du droit devra également prendre en compte la question de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) pour les couples homosexuels féminins. Notre réflexion doit être, toujours, guidée par notre attachement à l’égalité des droits. Mais, sur cette question, il me paraît indispensable de ne pas occulter les interrogations légitimes sur la bioéthique, liées à cette évolution législative.

Le projet de loi du gouvernement a déjà fait l’objet de nombreux débats à l’initiative de la commission des lois de l’Assemblée nationale. Ces débats doivent aussi se développer dans tous les espaces qui peuvent être ouverts dans cet objectif. Je suis, bien évidemment, disponible pour y participer.

Mais, que ce soit au Parlement ou dans la société, je souhaite qu’ils s’accomplissent dans le respect de la pensée de chacune et de chacun, sans diabolisation ni instrumentalisation.

Grâce à de nombreux échanges, j’ai moi-même beaucoup évolué dans mon positionnement au fil des années. Cette prise de conscience personnelle me fait dire que nous pouvons cheminer les uns vers les autres, comme cela s’est fait dans tant de pays du monde. Sans nourrir l’illusion du consensus, je crois en la vertu d’un débat serein qui ne creuse pas des tranchées inutiles.

Au cœur de cet échange citoyen, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

André Chassaigne, député


 

 

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Retraites Complémentaires

15 Janvier 2013, 17:19pm

Publié par PCF Villepinte

ARRCO et AGIRC

mardi 15 janvier 2013

ARRCO et AGIRC - Le Medef persiste dans les mesures régressives, la CGT fait des propositions et démontre qu’on peut faire autrement

Une troisième réunion de négociation était programmée ce mardi 15 janvier. D’entrée de jeu, le Medef à remis sur table un document intitulé « projet d’accord » en précisant bien qu’il ne s’agissait pas d’un projet d’accord… Comprenne qui pourra.

Le plus important est que ce projet reste dans une veine très régressive avec en particulier :
• Évolution des pensions pour 2013 au niveau de l’inflation moins 1,5 point, puis de 2014 à 2017 au niveau de l’inflation moins 1 point.
• Une baisse du taux de réversion de 60 à 56 % dès le 1er janvier 2014 et un âge minimum qui passerait de 55 à 60 ans à l’ARRCO.

Le texte propose également une réduction de 30 % des droits des chômeurs.
Enfin, le Medef propose dans ce même projet des dispositions pour le moyen et le long terme, alors même que ces points devaient initialement faire l’objet de débats ultérieurs, dans le prolongement de la concertation annoncée par le gouvernement sur les retraites.
Inutile de développer sur la nature des mesures avancées, puisqu’elles portent principalement sur le recul de l’âge d’accès à une retraite sans abattement (de 62 à 64 ans d’ici 2027).

La CGT a naturellement exprimé son hostilité au projet patronal. Elle a surtout montré qu’il était possible de faire autrement au travers de son projet d’accord qu’elle a commenté et explicité. Ce projet permettrait d’équilibrer le financement des régimes sur la base d’une augmentation des cotisations (1,36 point à l’ARRCO et 2,60 points à l’AGIRC) supportée à 90 % par les employeurs, à 10 % par les salariés. D’autre part, la proposition CGT introduit la modulation des cotisations. Les entreprises à fort taux de main d’œuvre ne seraient pas concernées par l’augmentation (ce qui concerne l’essentiel des artisans, TPE…).
En termes de ressources, le projet CGT porte également l’élargissement de l’assiette de cotisations à l’intéressement, la participation...

Le problème de fond demeure la question des ressources, le Medef insistant sur son refus d’augmenter les cotisations, concédant que cette question pourrait être abordée fin … 2014.

Une fois de plus, il apparaît qu’il n’y a rien à attendre de bon de ces négociations sans une intervention du monde du travail. Une prochaine réunion est prévue le 6 février prochain. Il est urgent d’informer les salariés et les retraités de ce qui est en discussion afin de faire valoir une approche qui leur soit plus favorable.

Montreuil, le 15 janvier 2013


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Le Capital et le FMI

15 Janvier 2013, 11:00am

Publié par PCF Villepinte

Une Fable de Maxime Camuzat

lundi 14 janvier 2013

 


 

Maxime CAMUZAT et son Conseil Municipal ont présenté leurs voeux à la population germinoise le jeudi 10 janvier dernier.

Après avoir souhaité une bonne année 2013 aux personnes présentes, Maxime CAMUZAT a mis l’accent sur la situation financière des communes et les difficultés qui en découlent, situation dans un contexte national mais aussi international sur fond de crise financière.

Ce qui lui a inspiré une fable qu’aurait pu écrire Jean De La Fontaine...

Extrait :

« Vous le savez, tellement vous m’écoutez m’exprimer sur cette question depuis disons, quelques années, « face au pessimisme de cette réalité, je suis de ceux qui ne s’inclinent pas, et qui lui opposent l’optimisme de la volonté ».

Je me suis d’ailleurs, pour ne rien vous cacher, interrogé sur la façon de vous l’exprimer, me disant que sans cesse, et heureusement, quand on ne croit ne plus voir des impasses ou des ciels bouchés, quelqu’un, plusieurs, ou tout un peuple se lève et montre le chemin à prendre pour un autre avenir, avec un ciel, cette fois-ci, un peu plus bleu.

Et puis, en relisant dernièrement les Fables de La Fontaine, dont une que vous connaissez toutes et tous, « La cigale et la fourmi », je me suis interrogé : mais qu’aurait donc écrit Jean de La Fontaine aujourd’hui ? « La cigale et la fourmi », ou plutôt « Le Capital et le FMI » ?

Cela m’a accroché vous l’aurez compris, et comme lui n’a pas pu l’écrire, je me suis permis de « l’aider », à la lumière de notre actualité...

Voici ce qui me semble qu’il aurait pu écrire : »

 

 

Le Capital et le FMI. (Et les peuples aussi.)

Les financiers de la planète ayant spéculé tous les étés, comme les autres mois de l’année, se trouvèrent fort dépourvus lorsque la crise est venue.
Ils allèrent crier famine, au FMI, chez leur copine,
lui priant de leur prêter quelques milliards pour subsister, jusqu’à leur prochaine envolée.


« Nous prêter » lui dirent-il, « car, évidemment, nous rembourserons largement,
non pas foi d’animal, mais du capitalisme financier mondial.
Enfin, et en fait, car c’est évident, nous ne rembourserons pas NOUS, mais EUX, les peuples, les petites gens.
Car comme la loi du marché le dit, si nous gardons les bénéfices et les profits,
c’est toujours eux qui épongent nos dettes comme les déficits,
l’affaire du crédit Lyonnais ayant été pour les Français, un exemple parfait ! »


Le FMI n’est toujours pas prêteur, et ce n’est pas là son seul défaut. Surpris, il les interrogea :


« Mais qu’allez-vous dire des paradis fiscaux, des bonus,
des dividendes et des retraites chapeaux ?
Car que vont vous dire les peuples, leurs Élus,
évidemment ceux de gauche, sans parler des cocos ?
Tous savent que l’argent existe, ruisselle, mais qu’il n’est pas là où il faut ! »


« Nous leur promettons de les supprimer » lui répondirent ces vautours financiers.
« Et bien sûr », ont-ils ajouté, « à eux, ont va tout leur rapper,
en leur disant, doucement, très doucement, dans les journaux, à la télé, que l’on doit tous faire des efforts, et que pour eux, ce ne sera pas la mort,
juste un peu de rigueur, mais pas d’austérité, ce mot que l’on ne doit pas utiliser.
Car pour nous, ce qui va compter, c’est de rassurer le marché,
pour permettre à nos bonus, à nouveau, de fructifier. »


« Rassurer le marché ! » reprirent en coeur les peuples concernés,
enfin, ceux qui avaient écouté, et surtout bien interprété.


« Merci, on a déjà vu, et on a déjà donné !
On a même déjà que trop donné.
Et aujourd’hui la Grèce, l’Espagne et bien d’autres, pour ne pas dire le monde entier,
montrent ce que donne cette « rigueur », que d’autres appellent « austérité »,
et que nous appelons nous, « misère » et « précarité »,
ça suffit, assez !


Et si nous ferons attention dans l’économie à ne pas piéger les pigeons, nous n’allons pas rater les vautours de la spéculation !
Car une chose est sûre, de leur crise, de leur triste farce,
nous ne serons pas les dindons !
Ce que nous voulons vraiment leur donner, c’est tout simplement un coup de balai ! »
Signé Jean De La Fontaine, Mais au XXI siècle !

Maxime CAMUZAT, Maire de Saint Germain du Puy

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Finances http://www.elunet.org/IMG/pdf/Le_capital_et_le_FMI.pdf


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Austérité: Jean-Marc Ayrault bride un peu plus sur ses ministres

15 Janvier 2013, 10:55am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Marc Ayrault en discussion avec Jérôme Cahuzac

 

 

Le Premier ministre a signé lundi soir une circulaire qui prévoit qu'au sein d'un même ministère, le financement de toute nouvelle dépense ne pourra se faire que par une économie de dépense.

Cette circulaire, dont le nom est un summul de langue de bois -"règle pour une gestion responsable des dépenses publiques"- stipule trois pincipes:

  • "au sein d'un ministère, le financement de toute nouvelle dépense se fait par une économie de dépense. Elle ne peut pas être financée par une augmentation de recette"
  • "si des dépenses dérapent ou si des mesures nouvelles sont engagées par un ministre, il revient à ce même ministre de les compenser par des économies"
  • "le recours aux niches fiscales ne peut venir en substitution d'une dépense budgétaire et doit de toute façon être compensé par la diminution d'une autre dépense fiscale", ajoute le ministre, qui annonce qu'"il n'y aura pas de dérapage" des dépenses "en 2013".

Dans un entretien donné aux Echos ce mardi, Jérôme Cahuzac explique la portée de cette circulaire "qui est tout sauf anodine. C'est un signal très fort du premier ministre en matière de gestion responsable des dépenses. Cela démontre notre volonté de tenir à nouveau scrupuleusement nos objectifs de dépenses cette année".

Ce texte est d'autant plus important qu'il est accompagné d'une seconde circulaire. Cette dernière met en musique la Modernisation de l'action publique (MAP), nouvelle version de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de Nicolas Sarkozy.

  • A lire aussi:

Le FMI le confirme, l'austérité était une erreur de calcul

Ayrault prône l'adaptation

MAP: moderniser pour mieux serrer la vis

S.G.

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REGARDS. fr

14 Janvier 2013, 19:30pm

Publié par PCF Villepinte

Danielle Tartakowsky : « La droite n’a pas entretenu une mémoire de ses rapports à la rue »
 

Regards.fr. Dans quel contexte politique surgit la mobilisation de 1984 contre la loi Savary ?

Danielle Tartakowsky. La manifestation pour l’école privée n’éclate pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. À partir d’avril 1983, au moment de l’adoption par le gouvernement Mauroy du plan de rigueur, une série de manifestations à dimension catégorielle naissent en France dans des lieux ancrés très à droite. L’agitation débute dans les UFR de médecine, elle gagne les internes, les chefs de clinique, l’université. Le mécontentement s’étend aux agriculteurs, sur autour des montants compensatoires européens, dans un contexte surdéterminé par le plan de rigueur. Elle gagne les petites et moyennes entreprises qui décident, c’est relativement original, de manifester le 1er mai contre la politique de François Mitterrand. La mobilisation contre la loi Savary surgit en mai 1983, alors que débute le débat parlementaire. Des manifestations de déroulent dans les grandes villes de province telles que Bordeaux, Lyon, Rennes, Lille… Et à Versailles ! Ce n’est pas une première : en 1924, une manif catholique avait déjà eu lieu contre l’extension des lois laïques en Alsace-Lorraine. Il y en aura d’autres à chaque fois que la question scolaire resurgira. Versailles, qui possède une histoire lourde, accueille un défilé de très grande envergure. À la veille des débats parlementaires, l’épiscopat essaie de calmer le jeu, en rappelant que la décision finale reste au Parlement et que dans un pays démocratique, il est de la responsabilité politique des élus de légiférer. C’est par le biais de l’Udapel que la deuxième étape s’organise : l’Union départementale de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre lance un appel à une manif parisienne. Une initiative inédite dans l’histoire des catholiques français !

Pourquoi est-ce inédit ?

Traditionnellement, pour éviter toute opposition frontale avec le pouvoir, les catholiques ne manifestaient pas à Paris. Cette fois, l’Udapel demande à pouvoir défiler de la Concorde à l’Etoile. On doit à la manif gaulliste du 30 mai 68 cette réappropriation d’un espace de légitimité revendiqué par les cathos et la droite. Ce parcours est évidemment refusé. À défaut, le Champ de Mars ou l’esplanade des Champs Elysées sont demandés. Nouveau refus de la préfecture qui propose des rassemblements plus périphériques, autour de la porte Maillot et de la Défense. L’intérêt, c’est que ce trajet non centrifuge rentrait dans la logique des manifestations de province. Finalement, un accord est trouvé pour que les quatre cortèges convergent à la Bastille. Au regard de la volonté initiale de manifester dans l’espace de la souveraineté nationale, cela peut apparaître comme un recul. Mais cette convergence conduit les forces catholiques, escortées par la droite et l’extrême droite, à se réapproprier l’espace par excellence des manifestations populaires. Ce phénomène de captation leur permet de se poser comme un mouvement populaire, ce qui n’aurait pas été possible dans l’Ouest parisien. Avec un mot d’ordre central en référence au poème d’Eluard : « Liberté ». La volonté affirmée de l’Udapel de ne pas être récupérée politiquement n’empêche pas, dans un contexte éminemment politique, toute une opposition de droite de se structurer autour de ce mot d’ordre d’abord confessionnel.

C’est un succès ?

Cette manifestation nationale, l’une des plus puissantes réunies à Paris, pousse le président de la République à retirer le projet de loi le 12 juillet. François Mitterrand annonce que le gouvernement va déposer un nouveau projet de loi sur les rapports entre l’Etat et l’enseignement privé. Dans les heures qui suivent, Alain Savary, ministre de l’Education donne sa démission, et trois jours plus tard, le gouvernement de Pierre Mauroy démissionne. Pour la première fois de façon aussi centrale et immédiate, une manifestation a réussi à venir à bout d’un projet de loi, d’un ministre et même de tout un gouvernement. Elle va par ailleurs amplifier le tournant de la rigueur. Pour autant, elle n’a pas été vécue comme une crise politique majeure comme le furent les mobilisations de 1934 et de 1968. La manifestation de rue apparaît comme un moyen de peser sur l’exercice de la souveraineté parlementaire. S’ouvre alors une période de 10 ans, jusqu’en 1995, durant lesquels les manifs fonctionneront comme des modalités de referendums d’initiative populaire. Cela a souvent été dénoncé sous les gouvernements, et notamment pendant le quinquennat de Nicolas sarkozy. Ils oublient que c’est une vraie, puissante, manifestation de droite qui a édifié ce rapport nouveau entre la rue et l’exercice de la souveraineté parlementaire.

Aujourd’hui, les manifs de droite contre le mariage gay rappellent-elles celles de 1984 ? Cette date est-elle pour la droite une référence assumée ?

J’ai été très frappée de voir en 1984 que la droite ne mobilisait pas les manifs de 1924-25. Jusqu’à cette date, peut-être un peu au-delà, la droite n’a pas entretenu une mémoire de ses rapports à la rue. De même, il y a deux ans, quand Sarkozy a appelé à manifester le 1er mai, il n’a fait référence ni au 1er mai du RPF, ni à celui du général De Gaulle sous l’Occupation. On assiste pendant longtemps à une occultation du rapport à la rue, perçu comme non conforme à l’essence d’une droite qui se vit comme une force de gouvernement. Celle-ci oublie qu’il lui est arrivé de s’en servir avec beaucoup d’efficacité. Si 1984 est une manifestation refondatrice pour la droite, c’est sans doute parce que la question scolaire est structurante en France de part et d’autre. Aujourd’hui, on peut faire un lien entre cette question et celle du mariage gay. Toutes deux touchent à l’essence de la société chrétienne : la famille. Ces objets interrogent le droit du père et de la mère sur l’éducation des enfants ou sur la procréation. Les catholiques se sentent attaqués au cœur de ce qui fait leur essence. Comme en 1984, les manifs contre le mariage homo permettent aujourd’hui aux forces de droite de se rassembler autour d’un phénomène de rejet confessionnel qui n’exclut pas des appropriations et récupérations plus politiques. Cette mobilisation confessionnelle et sociale de l’église catholique est le moyen pour d’autres forces affaiblies politiquement, en l’occurrence l’UMP, de se refaire une santé sur un sujet qui s’inscrit dans les tréfonds de la société française. C’est la grande intelligence et la grande force de cette droite française que d’être capable d’user de la carte confessionnelle.

Regardez la conférence La manif’, histoire des mobilisations de rue par Danielle Tartakowsky. Une vidéo produite en 2002 par Regards, en partenariat avec la fondation Gabriel Péri et Espace Marx.


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