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Le Front de Gauche appelle à manifester massivement le 27 janvier en faveur du droit au mariage et à l’adoption pour tous

23 Janvier 2013, 12:39pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société

Documents à télécharger: 
Le communiqué pour la manifestation du 27 janvier
Documents à télécharger : Le communiqué pour la manifestation du 27 janvier -

 

 

 

Dimanche 13 janvier, une manifestation a été organisée par les mouvements politiques et sociaux opposés au mariage, à l’adoption, à la filiation et à la PMA pour tou-te-s. Depuis plusieurs mois, ces secteurs, enhardis par la frilosité du gouvernement et de la majorité parlementaire, mènent une importante offensive idéologique pour empêcher l’avancée politique et sociale majeure que représente l’adoption d’une telle loi.
Les débats sur la « loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe » offrent en effet l’occasion historique de supprimer les inégalités en droits qui légitiment les discriminations envers les personnes LGBT. C’est l’honneur et la responsabilité de toute la gauche non seulement d’assumer fièrement les valeurs égalitaires et progressistes inhérentes à ce combat mais aussi de mener bataille pour faire avancer toute la société dans cette voie. Telle est en tous les cas la position que nous défendons au Front de gauche. Comme l’affirme notre programme partagé L’Humain d’abord : « Nous adopterons une loi pour l’égalité qui éradiquera toute discrimination. Les droits du PACS seront renforcés. Le droit au mariage et à l’adoption sera reconnu aux couples homosexuels. Les femmes lesbiennes auront accès à la procréation médicalement assistée. » C’est le sens et le contenu de la proposition de loi N°119 déposée notamment par Marie-George Buffet « tendant à lever les discriminations reposant sur le sexe, le genre et l'orientation sexuelle en matière de filiation ».

Nous défendons le droit au mariage pour toutes et tous par conviction raisonnée que la liberté de choix est essentielle à chacune et chacun, et que l’égalité devant la loi, comme norme de la société, est porteuse d’un message sans équivoque qui délégitime les discriminations.

Nous défendons le droit à l’adoption parce que nous pensons que les personnes LGBT ne forment pas de moins bons parents que les autres et qu’ils ont autant d’amour à transmettre à des enfants.

Nous défendons aussi l’intégration du droit à la procréation médicalement assistée pour les femmes lesbiennes car, une fois évacuée la conception qui assigne une valeur inférieure à celles et ceux qui s’écartent d’une soi-disant norme hétérosexuelle, le cœur du débat est la filiation fondée sur l’engagement parental. Les lois de bioéthique ont consacré la valeur de l’engagement du compagnon stérile lors d’une PMA avec don de sperme : le compagnon de la mère a accès aux mêmes facilités pour faire reconnaitre sa filiation qu’un père biologique. Cette vérité selon laquelle ce sont l’amour et l’engagement parental qui fondent la filiation doit nécessairement s’appliquer pour les couples de femmes lesbiens. Dans un couple de femmes, aussi bien la parturiente que celle qui l’accompagne sont mères toutes deux. Par ailleurs, une femme seule recourant à la PMA a un projet parental tout aussi cohérent qu’une personne seule qui adopte.

C’est pourquoi, le Front de Gauche exige du gouvernement qu’il s’engage fermement et publiquement sur ces trois revendications légitimes et demande à la majorité parlementaire de les voter.

Dans le même temps, le Front de Gauche regrette la gestion calamiteuse de ce dossier par le gouvernement et ses continuelles hésitations, retours en arrière qui ont aboutit à affaiblir le soutien populaire largement majoritaire il y a encore quelques mois à cette loi. S’ajoutent à ces revirements le fait que le Gouvernement, en plein débat sur l’égalité des droits, a annoncé son renoncement à lever l’interdiction systématique du don du sang pour tout homme ayant des rapports sexuels avec des hommes, qui était un autre engagement de campagne de François Hollande ainsi que de toute la gauche.

Après la manifestation pour l’Egalité du 16 décembre à Paris, le Front de Gauche sera de nouveau présent sur les prochaines mobilisations début 2013, afin de réclamer une grande loi d’égalité et non une loi « à minima »: le 19 janvier sur les mobilisations décentralisées partout en France et le 27 janvier lors de la grande manifestation nationale à Paris (voir ci-dessous).

Documents à télécharger: 
Le communiqué pour la manifestation du 27 janvier
Le communiqué pour la manifestation du 27 janvier

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Meeting à Metz ce soir: le Front de gauche et les salariés en lutte joignent leurs voix

23 Janvier 2013, 12:36pm

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Christian Picquet à la Fête de l'Humanité 2012

Politique - le 23 Janvier 2013

Campagne

 

 

 

Le mouvement lance, ce soir, sa campagne pour rassembler autour de « l’alternative à l’austérité », à l’occasion d’un meeting à Metz.  Au-delà des forces politiques, l’invitation s’adresse aux salariés mobilisés. Ce soir, ils auront la parole.

Augmentation du Smic à minima, ratification du traité budgétaire européen, pacte de compétitivité, adoption d’un budget de rigueur… Alors que les signes d’une politique d’austérité émanant du gouvernement se multiplient, le Front de gauche a décidé de relever les manches. C’est le sens de la campagne – « L’alternative à l’austérité, c’est possible » – que le mouvement lance, ce soir, par un meeting au parc des expositions de Metz (Moselle), à partir de 19 heures.

« Nous voulons non seulement rassembler à gauche, mais aussi au-delà des forces politiques, en particulier ces centaines de milliers de syndicalistes acteurs du mouvement social qui aujourd’hui se battent mais attendent une autre perspective », a prévenu Christian Picquet (Gauche unitaire), lors d’une conférence de presse à Paris la semaine dernière. Sans attendre, le Front de gauche est donc passé aux travaux pratiques. À l’instar du Front des luttes, qui lui a permis lors de la campagne électorale de nombreux échanges avec les salariés mobilisés, le mouvement a décidé de donner la parole ce soir à des travailleurs et syndicalistes en pleine bataille chez ArcelorMittal, Sanofi ou encore Virgin, avant les interventions de plusieurs de ses membres, dont l’ancien candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon.

Ces salariés y voient d’abord une tribune pour leur combat, mais « la bataille que nous menons pour le maintien de l’industrie, de nos emplois participe de la lutte contre l’austérité », estime Jacky Mascelli, de la CGT Arcelor à Gandrange. Et de détailler ce lien « évident » : « La politique d’ArcelorMittal pour 2013, c’est aucune augmentation générale de salaires alors que les actionnaires vont empocher plus de 1 milliard de dividendes. Depuis 2007, ce sont 19 milliards qui auraient pu aller aux salaires, à la formation, à l’investissement productif… » Même constat chez Sanofi, confie Laurence Millet, syndicaliste SUD, qui montera ce soir à la tribune : « L’austérité que le gouvernement a choisi de mener dans le secteur public, elle s’applique aussi dans le privé. Sanofi se porte très bien du côté de l’actionnariat, par contre, dans notre quotidien de salariés, on connaît des restrictions à tous les niveaux. » C’est une autre dimension du problème que relève Yaël Konforti, qui s’exprimera au nom des salariés en lutte de Virgin : « Le lien de cause à effet n’est sans doute pas direct, prévient-elle, mais l’austérité se répercute sur nous, car si le pouvoir d’achat est réduit, la consommation aussi, et donc nous avons moins d’activité. »

«Lutter contre le fatalisme et la peur»

Salariés et syndicalistes en lutte comptent bien poursuivre leurs propres actions : ceux d’Arcelor devaient se rendre ce matin même à l’Élysée pour y remettre une pétition de 30 000 signatures en faveur de la nationalisation, ceux de Sanofi défileront contre les licenciements à Paris, le 29 janvier, tandis que ceux de Virgin, le même jour, feront valoir leurs revendications lors d’une marche au départ des Champs-Élysées. Pour autant, même s’il n’est pas question de « prendre pour argent comptant » l’ensemble de ses propositions, Laurence Millet reconnaît au Front de gauche sa volonté de « lutter contre le fatalisme et la peur ». « Aujourd’hui, on s’aperçoit qu’il n’est pas seulement un appareil électoral mais qu’il soutient les salariés », ajoute Jacky Mascelli, qui porte avec ses collègues de Gandrange un projet alternatif jugé viable mais pour lequel la seule réponse du gouvernement se résume à « un silence complet ». Alors, pour lui, le côté politique a toute son importance : « Si la majorité de gauche avait adopté une loi pour donner plus de droits aux salariés, les grands groupes auraient une autre attitude et ça, c’est possible tout de suite », insiste-t-il. Plus méfiante à l’égard des « discours politiques », Yaël Konforti, de Virgin, redoute qu’une telle mobilisation ne soit trop lente pour « arriver à ses fins suffisamment tôt » et « sauver » les entreprises menacées aujourd’hui.

La CGT et FO contre l’accord CFDT-Medef

Luttes syndicales et politiques parviendront-elles à converger ? C’est en tout cas l’ambition affichée par le Front de gauche. « Si ceux qui ont voulu le changement au printemps dernier, les salariés, le monde du travail, ne se mêlent pas à grande échelle du débat politique et ne portent pas ensemble des alternatives aux logiques d’austérité et de compétitive, alors la politique du gouvernement conduira à la déception, à la démobilisation, à l’échec », a prévenu Pierre Laurent (PCF) lors de la présentation des « 25 premières mesures pour changer d’orientation » proposées par le Front de gauche. Et un premier combat commun pourrait vite s’inscrire à l’agenda. La CGT et FO s’étant engagées contre l’accord CFDT-Medef, tout comme les parlementaires du Front de gauche, qui refuseront, ont-ils promis, sa « transcription au parlement ».

  • A lire aussi:

Front de gauche, 2014 en débat

"La sidérurgie pâtit aussi de l'austérité", entretien avec Christophe Jacquemin, délégué CGT d'ArcelorMittal Gandrange, présent à Metz

Julia Hamlaoui

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Lisez sur tous vos écrans l’édition numérique de l’Humanité de ce mercredi 23 janvier

23 Janvier 2013, 12:32pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 23 Janvier 2013

 

 

 

En raison d’un mouvement social au sein de Presstalis, l’Humanité d’aujourd’hui n’est pas en vente chez un grand nombre de marchands de journaux et de kiosques de la région parisienne. Nous vous proposons de feuilleter et lire l’Humanité gratuitement à l’aide de la liseuse numérique de l’Humanité.fr.

Vous pouvez également lire cette édition numérique de l’Humanité depuis vos smartphones et tablettes iOS ou Android à l’aide de l’application l’Humanité à télécharger sur l’App store ou Google play

La liseuse l’Humanité.fr vous permet de feuilleter votre journal confortablement sur tous vos écrans, de lire, sélectionner et imprimer les articles en mode texte.
Ce nouveau dispositif est en phase de tests. N’hésitez pas à nous adresser vos remarques par email à webmaster@humanite.fr

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Rythmes scolaires: communiqué du Réseau école du PCF

22 Janvier 2013, 12:23pm

Publié par PCF Villepinte

 

Rythmes scolaires: communiqué du Réseau école du PCF

Après quelques semaines de concertation la réforme des rythmes scolaires va se mettre en place, sous forme de décrets, dès la rentrée 2013 pour les communes qui le souhaitent, à la rentrée 2014 pour toutes les autres.

Resituer la question dans le contexte général :

Les rythmes scolaires sont le cache-sexe toujours convoqué qui masque le refus de transformer une institution qui produit un échec scolaire socialement ségrégatif. Mais cette question ne peut être résolue que dans le cadre d’un projet politique clairement affiché, après que soient travaillés les contenus de savoirs à transmettre, une formation des maîtres qui soit véritablement professionnelle et interroge la question de la transmission en lien avec les travaux de la recherche universitaire et pédagogique. Ce n’est donc en aucun cas une urgence, et encore moins la question centrale pour une véritable refondation, d’autant moins que les réponses apportées doivent être des réponses nationales et non au gré des décisions politiques des municipalités, au regard de leurs choix ou de leurs budgets, très inégaux. 

Idéologie

A travers les rythmes, est perpétuée une idéologie puissante dans tous les milieux, qui de l’égalité des chances au handicap socio-culturel, perpétue de fait une école à deux vitesses.  L’échec scolaire des enfants des classes populaires n’est pas soluble dans les rythmes car, comme l’ennui à l’école, y compris des meilleurs, il n’est pas un phénomène biologique : aucune étude ne démontre l’influence directe des rythmes scolaires sur les résultats. Mieux encore réussissent le mieux ceux qui, issus de milieux socio-culturels dits favorisés, ont des emplois du temps particulièrement chargés en dehors de l’école. La logique des rythmes c’est l’individualisation des apprentissages et des cursus, au nom d’un bon sens qui n’est qu’apparent. Le vrai défi c’est de donner à tous les moyens de réussir car tous en sont capables. L’insistance sur les rythmes c’est aussi l’adaptation aux besoins supposés des élèves, le contraire même de la fonction de l‘école qui à travers les apprentissages participe au développement de tous. Derrière les changements d’horaires, se dessine également une vision très inquiétante de la culture, cloisonnée en « fondamentaux » et disciplines qui pourraient s’inscrire hors l’école. Or faire du vélo à l’école et faire du vélo au centre aéré ne relève pas de la même activité car les finalités en sont fort différentes.

Eduquer à l’école

Si l’éducation d’un enfant ne se réduit pas aux apprentissages scolaires, l’école est cependant la seule institution qui a pour fonction sociale de transmettre un patrimoine culturel, hérité de l’histoire de l’humanité. C’est aussi le lieu qui engage dans un nouveau rapport au monde où il ne s’agit plus seulement de vivre des situations mais de les analyser, les modéliser pour construire son autonomie intellectuelle, s’émanciper de ses actes et de origines.

Education hors l’école

À travers cette refonte des rythmes, le gouvernement cherche à obtenir une implication plus grande des collectivités locales, sans rien préciser des financements qui pourraient rééquilibrer les inégalités territoriales. En articulation avec l’acteIII de la décentralisation, le risque est grand de se diriger vers un service public plus municipal que national. Avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir en termes de politique scolaire et de creusement des inégalités. En effet de nombreuses collectivités territoriales ne pourront faire face à la situation créée et, soit ne proposeront pas de prise en charge des enfants, soit feront appel au privé, ou encore multiplieront des petits boulots, précaires, sous-payés et peu qualifiés, donc féminins en grande majorité. Les espaces d’animation se verraient détournés de leur vraie mission, en jouant le rôle d’école par défaut

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Obama 2 prône la paix dans son discours d'investiture (analyse)

22 Janvier 2013, 11:02am

Publié par PCF Villepinte

Barack Obama lors de son discours d'investiture à Washington

 

 

Les chroniques américaines de Christophe Deroubaix.  Si Barack Obama met en œuvre ce qu’il a évoqué, ou tout au moins s’il lance des politiques amorçant des processus en ce sens, alors sa présidence pourrait s’avérer réellement transformatrice.

Le président réélu a discouru sur la nécessité de s’attaquer au changement climatique, de procéder à une réforme de l’immigration, de ne pas laisser la législation sur les armes à feu en l’état, de faire en sorte que les gays disposent de droits égaux dans la loi… Il s’est également posé en défenseur des systèmes Medicare et Medicaid, assurances-santé pour les seniors et les enfants pauvres. L’hôte de la Maison-Blanche a également fait une référence directe aux inégalités croissantes : « Notre pays ne peut pas réussir quand une minorité de plus en plus restreinte se porte bien tandis qu’un nombre grandissant y arrivent à peine ».

"Personne n'y a plus intérêt que nous"

Enfin, en matière de politique étrangère, il a lâché cette phrase lourde de sens sur la possibilité et la nécessité de transformer d’anciens ennemis en amis. Qu’avait-il à l’esprit? Israël-Palestine? Iran-Etats-Unis? Les deux? Soulignant que la sécurité et la paix ne requéraient pas "une guerre perpétuelle", il a déclaré, de façon tout à fait claire: «Personne n’a plus intérêt à un monde en paix que le pays le plus puissant».

Des mots, des mots, certes. Mais des engagements, de fait. Et pour passer aux actes, il a rappelé aux citoyens qu’ils avaient l’obligation «de définir les débats de notre temps, pas uniquement avec les bulletins que nous mettons dans l’urne, mais avec les voix que nous élevons dans la défense de nos plus anciennes valeurs et nos idéaux les plus durables». Question: comment Barack Obama s’y prendra-t-il pour faire suivre d’effets cet  appel à ce que les Américains se mêlent de politique pour contourner l’obstructionnisme des républicains?

  • A consulter:

les chroniques américaines de Christophe Deroubaix

Les coulisses de l'Amérique, le blog de Christophe Deroubaix

  • A lire aussi:

Obama: les scénarios pour réussir son deuxième mandat

Armes: Obama s'investit, mais...

Christophe Deroubaix

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Le Front de gauche et Die Linke pour une voie au couple franco-allemand

22 Janvier 2013, 10:59am

Publié par PCF Villepinte

  le 21 Janvier 2013

 

 

 

En parallèle aux célébrations officielles du 50ème anniversaire du Traité de l'Elysée scellant la réconciliation franco-allemande, Die Linke et le Front de gauche s'associent ce mardi pour faire entendre une autre conception de l'Europe qui rompt avec l'austérité. Thomas Nord, député allemand Die Linke, fait le point pour l'Humanité.fr.

Quel est le sens de cette célébration des 50 ans du Traité de l’Elysée pour Die Linke?

Thomas Nord. Cet anniversaire sera célébré dans un cadre institutionnel, notamment entre les assemblées – Assemblée nationale et Bundestag. La Gauche en Allemagne et celle en France souhaitent aussi participer à ce 50ème anniversaire. Cependant, nous ne voulons pas nous limiter à une célébration historique. Il y a ce mardi, particulièrement avec la crise de l’euro, un certain nombre de problèmes qui inquiètent Die Linke et le Front de Gauche. C’est pourquoi, pour nous, il s’agit avant tout de mettre en place une stratégie pour organiser les coopérations entre la Gauche en France et en Allemagne. Car en réalité, de notre capacité à nous entendre, dépendra la capacité de la Gauche à agir en faveur de ceux qui sont touchés socialement, dans cette crise de l’euro, non seulement en France et en Allemagne mais aussi dans le reste de l’Europe.

 

Mais la gauche en Allemagne a connu des reculs électoraux. En France, le Front de gauche a 15 députés à l’Assemblée. N’est-ce pas difficile pour ces deux « petits » partis de changer quelque chose dans la politique des pays?

T.N. Tout d’abord, même les grandes choses ont commencé petites! En ce sens, le poids n’est pas forcément la bonne valeur. Elle est plutôt l’influence que nous pouvons avoir dans la confrontation politique. Et si nous nous emparons des thèmes importants, alors, nous pouvons aussi grandir en tant que force politique à la fois en dehors des enceintes parlementaires et dans celles-ci. Nos collaborations peuvent, je crois, renforcer notre poids. En outre, nous ne devons pas chercher des solutions uniquement nationales mais européennes. Et si nous arrivons à établir des déclarations communes, il est aussi fort possible que des forces d’autres pays nous rejoignent.

 

Vous avez mis justement en place différentes initiatives communes comme la participation réciproque aux différentes campagnes nationales. Mais le franco-allemand n’est-il pas dépassé quand nous vivons dans une Europe qui compte 27 Etats-membres ?

T.N. Nous ne voulons penser ni uniquement français ou allemand, ni franco-allemand, mais bien européen. Les impacts de la politique d’austérité menée par les gouvernements français et allemand ne se font pas sentir seulement sur la France ou sur l’Allemagne mais sur la plupart des pays européens ; nous voulons donc partager nos expériences. Nous sur les lois Hartz, les français sur le rapport Gallois. Et nous voulons voir ensemble comment résister à ces attaques, élaborer des propositions et ainsi, nous voulons mettre en place des expériences qui peuvent devenir des exemples pour d’autres pays.

  • A lire aussi:

Mercredi 23 janvier à Metz: grand meeting ud Front de gauche pour mettre fin à l'austérité

Mélenchon: "Nous sommes sur la position de listes autonomes et rassembleuses"

Entretien réalisé par Fabien Perrier

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Un an après le discours de Hollande au Bourget: le temps passe vite...

22 Janvier 2013, 10:52am

Publié par PCF Villepinte

Sans un nouveau rapport de forces, le changement ne sera pas au rendez-vous
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«Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir.» Les mots de René Char eux-mêmes traduisent-ils assez notre perception de la situation actuelle? L’art suprême de la politique est, dit-on, celui de la maîtrise du temps. Reconnaissons que, depuis le 6 mai dernier, le temps passe vite. Si vite, qu’il semble égrener, tel un sablier, la mémoire cruelle de nos ressentiments, sans jamais en atténuer les souvenirs… Pensez donc. Bientôt neuf mois que François Hollande a été élu, et, demain, ses électeurs se rappelleront non sans émotion et beaucoup de regrets qu’il y a toujours juste un an le même homme prononçait son plus fameux discours de campagne. Celui du Bourget.

Un an déjà...
C’était le 22 janvier 2012. Et nous entendions ceci: «Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance.» Et puis cela: «Nous devons montrer nos armes.» Dresser le bilan d’un discours comme s’il s’agissait d’un anniversaire peut paraître déplacé. L’affaire est au contraire fondamentale. Car, à l’époque, nous avions accueilli assez favorablement les mots du candidat socialiste. L’exigence du combat et la volonté nous paraissaient sinon sincères, du moins crédibles pour affronter la crise tout en inversant la courbe de l’espoir, sans laquelle rien ne se construit jamais vraiment. Mais depuis le «choc» du Bourget et son «air de gauche» qui aurait dû engager les socialistes vers une révision en profondeur de leur posture idéologique, où sont passées les promesses de changement et de rupture avec les logiques austéritaires des années de plomb sarkozystes? Les abandons de promesses se sont multipliés au point de donner un sentiment de duplicité, comme si la volonté exprimée s’était dissoute dans le bain libéral ambiant.
Nous connaissons les conséquences: échec politique, désenchantement, désespérance… Pas moins de 85% des Français estiment que les hommes politiques ne se préoccupent pas d’eux et 52% ne font plus confiance ni à la gauche ni à la droite. Pendant ce temps-là, le président ne recueille que 28% de confiance chez les ouvriers, 35 points de moins en huit mois. Terrible.

Pour l’instant, François Hollande a choisi une forme de cohérence sociolibérale, à la fois par l’austérité mais aussi par la baisse de ce qu’il appelle lui-même le «coût du travail». Deux cas de figure peuvent expliquer ce que certains nomment un renoncement, d’autres une trahison. Soit François Hollande battait campagne avec des promesses qu’il savait ne pas tenir. Soit il s’est aperçu, faute d’assumer les conséquences des confrontations nécessaires, qu’il ne les tiendrait pas. Quelle que soit la raison, son cap conduit le peuple et la gauche dans le mur.

Jamais, dans notre histoire récente, la guerre de classe menée par tous ceux qui se font les porte-flingues de la finance et du libéralisme n’a été aussi puissante et dévastatrice. Nous le savions, mais chacun en a désormais la preuve: sans un nouveau rapport de forces, le changement ne sera pas au rendez-vous. La confrontation d’idées doit se décliner en mobilisations citoyennes, partout, comme le propose le Front 
de gauche, seul moyen de combattre les puissances de l’argent et les institutions internationales et européennes. Au Bourget, François Hollande proposait de modifier la logique dominante à l’œuvre pour sortir de la crise. Le 6 mai dernier, le peuple de gauche votait précisément pour une nouvelle organisation sociale, pas pour un virage social-libéral. Attention, le temps passe vite. Sauf pour les souvenirs.

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 21 janvier 2013.]

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Accord sur l’emploi 2013

22 Janvier 2013, 10:42am

Publié par PCF Villepinte

Marché du travail : on est loin de la feuille de route

 

 Le 11 janvier 2013, les négociations nationales dites de "sécurisation de l’emploi" se sont terminées par un

accordd’une extrême gravité pour les droits des salariés.
Dans cette négociation, la CGT a notamment revendiqué : (...)
La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas. Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher. Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres début mars, pour ensuite être voté au Parlement en mai.

 

Des avancées ?
Les partisans de cet accord veulent nous faire croire qu’il ouvre des droits nouveaux aux salariés. Mais en réalité ces "contreparties" sont virtuelles, conditionnelles et remises à plus tard et encore... pas pour tous  !(...)
Une mobilité interne : volontaire ou forcée  ?
Loin de répondre à la feuille de route fixée par le gouvernement lors de la conférence sociale de juillet 2012, cet accord organise la mobilité interne forcée permettant ainsi aux employeurs de vous muter sur un autre poste, de vous envoyer à l’autre bout de la France. Si vous refusez, vous serez licencié pour motif personnel  ! (...)
Quel accès à la justice demain  ?
L’accord sécurise les licenciement en privant les salariés ou en leur rendant plus difficile l’accès à la justice prud’homale pour obtenir réparation du préjudice subi. (...)
Maintien dans l’emploi ou chantage  ?
Le texte met en place les accords «  compétitivité / emploi  » que Nicolas Sarkozy voulait imposer sans avoir pu les mettre en place. Modifier le temps de travail et baisser les salaires durant deux ans sans garantie de maintien des emplois serait désormais possible. (...)
Que devient le Contrat à durée déterminée ?
Avec cet accord, le Medef veut imposer pour des salariés des petites entreprises de certaines branches le contrat à durée indéterminée «  intermittent  », c’est à dire un contrat totalement flexibilisé. (...)
Sécuriser l’emploi ou sécuriser les licenciements  ?
Alors que seulement 3% des chômeurs inscrits à Pôle Emploi ont pu bénéficier d’un plan social, le Medef veut grâce à cet accord décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, en l’absence d’accord, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. (...)
Vous avez dit dialogue social et représentativité ?
Si ce texte devait être retranscrit en l’état dans une loi, comme le gouvernement en a l’intention, cela provoquerait de graves répercussions sur votre vie de salarié. De plus, ce gouvernement qui se dit attaché au dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats signataires.(...)
Flexibilité, précarité : l’état de l’opinion
Cet accord est aussi contraire à l’opinion largement partagée par les salariés, comme l’ont montré plusieurs enquêtes.(...)


Dernière mise à jour : 22 janvier 2013

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LU SUR LE SITE DE LA CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE

21 Janvier 2013, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

Logo de l’association

TREIZE ACTIONS POUR RENDRE LE MONDE MEILLEUR EN 2013

 

1.-­ Mettre un terme à l’austérité insensée en Europe et aux attaques de la

Troïka contre les droits.

2.-­ Reconnaître la négociation collective et les socles de protection sociale pour pallier les inégalités mondiales.

3.-­ Investir dans l’emploi, surtout dans l’emploi vert, de façon à ce que les jeunes et les chômeurs obtiennent des emplois décents.

4—Agir sur le plan climatique et lancer une taxe sur les transactions financières de la part des gouvernements.

5.-­ Instaurer la paix et la démocratie au Moyen-­Orient.

6—Restaurer les droits démocratiques aux Fidji et en finir avec le travail forcé en Birmanie.

7.-­ Mettre un terme à l’exploitation des travailleurs chez Walmart, Deutsche

Telecom, DHL et dans d’autres multinationales, et prendre des engagements envers la sécurité, les droits et des salaires équitables tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement.

8.-­ Instaurer la paix et la démocratie, et encourager le développement en Afrique.

9.-­ Encourager les gouvernements à tenir tête aux sociétés multinationales et à défendre les droits de leurs travailleurs.

10.-­ Garantir des droits aux travailleurs migrants au Qatar et aux travailleurs/ euses domestiques partout dans le monde.

11.-­ Obtenir des engagements des Nations Unies envers les droits des migrants.

12.-­ Agir véritablement pour contrer les violences faites aux femmes et aux

travailleurs/euses domestiques.

13—En finir avec l’impunité dont bénéficient les assassins de syndicalistes en Colombie, au Guatemala et partout ailleurs.

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Front de gauche, 2014 en débat

21 Janvier 2013, 08:47am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 18 Janvier 2013

Elections

 

 

« Rassemblement » sur des contenus en rupture avec l’austérité semble être le mot d’ordre, pour les prochaines municipales, en voie d’être partagé au sein de la coalition, qui n’a pas arrêté son orientation pour l’instant.

Si 2014 est encore loin et que le Front de gauche a prévenu qu’il ne déserterait pas le terrain politique en 2013, les débats concernant l’ambition et la stratégie à adopter en vue des prochaines échéances électorales ont bien débuté en son sein. Au cœur de ces débats, les contours des futures majorités de gauche de refus de l’austérité aux municipales, alors que le gouvernement PS persiste dans son cap social-libéral.

Parmi les communistes qui comptent dans leurs rangs le plus grand nombre d’élus (environs 12 000, ceux-ci siégeant souvent localement avec toute la gauche), des prises de position s’affirment ici et là. Comme à Toulouse : « Il y aura un accord (en faveur d’une liste d’union de la gauche – NDLR), que ce soit au premier ou au second tour », déclare Pierre Lacaze, responsable départemental du PCF, dans un entretien à la Dépêche, affichant sa volonté de « rassembler, mais sur un contenu » politique.

La question est également à l’ordre du jour au plan national. « L’enjeu municipal sera non seulement celui de la victoire de majorités de gauche contre la droite et l’extrême droite, mais il sera aussi celui du maintien et du développement du maximum de positions municipales aptes à mener la bataille contre les logiques d’austérité », a affirmé, devant le conseil national de son parti, mercredi, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui fustige un débat « trop souvent réduit » à la question des alliances. L’ambition ainsi affichée du côté du PCF est celle d’un « rassemblement qui aille au-delà du Front de gauche », permis par « la bataille locale dans de très nombreuses communes ».

Quant au Parti de gauche (PG), à l’occasion de ses vœux à la presse, la semaine dernière, Jean-Luc Mélenchon a brossé les contours de la stratégie que la direction de son parti soumettra à ses adhérents lors de son prochain congrès : « Le choix de l’autonomie et du rassemblement. » Et ce dernier point, selon le dirigeant du PG, doit concerner les deux tours : « Partout où il est possible de se rejoindre sur un programme de lutte et de refus de l’austérité, le Front de gauche doit faire l’effort de rassembler », a-t-il précisé, ciblant notamment les municipalités dirigées par l’une ou l’autre de ses composantes. Dans le même temps, il a insisté une nouvelle fois sur l’importance des élections européennes, auxquelles il s’est déclaré candidat, et a renouvelé sa volonté d’apparaître comme le « recours » à gauche en cas d’échec du gouvernement, qui fait débat dans le Front de gauche.

Si tous les débats ne sont pour l’heure pas tranchés, un premier pas devrait être franchi, lundi, avec la probable adoption, par sa coordination, de deux textes, l’un portant sur le développement, et l’autre sur la stratégie du mouvement.

Mercredi 23 janvier à Metz : grand meeting du Front de gauche "L'alternative à l'austérité c'est possible".
Avec les interventions de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, et de Myriam Martin, Christian Picquet et Clémentine Autain. Parc des expositions - rue de la Grange aux Bois - Metz, à 19h30.


Julia Hamaloui

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