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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

ALTERNATIVE À L'AUSTÉRITÉ

25 Janvier 2013, 15:13pm

Publié par PCF Villepinte

Le Front de gauche est de retour

 

 

 

 

Plus de deux mille participants ont envahis le

parc des expositions de Metz mercredi soir. Deux mille déterminés à dire « Non » aux politiques d'austérité conduites par le gouvernement. Deux mille pour dire que d'autres choix sont possibles, qu'une alternative existe.

 

 

 

 

 

Aux côtés de Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon,

Myriam Martin, Christian Piquet et Clémentine Autain

ont pendant près de trois heures égrené les propositions

concrètes pour changer de cap, et lancé en grand dans

le pays, la campagne du Front de gauche pour une

alternative à l'austérité.

 

 

http://www.pcf.fr/34785

  

Au coeur de la soirée, la question de l'emploi, de

l'industrie, des salaires. De nombreux syndicalistes étaient présents, et notamment des salariés du site ArcelorMittal de Florange qui ont interpellé le gouvernement sur son

orientation sociale-libérale.

Non à l'austérité !

Leur appel est un appel à la résistance, bien sûr,

à ne pas écouter ceux qui nous disent qu'il n'y a

pas d'autre choix et qui taillent dans les salaires,

les pensions, ceux qui détruisent petit à petit

tous les services publics, et qui anéantissent

notre industrie, ceux qui partout en Europe

martyrisent les peuples.

L'alternative c'est maintenant !

C'est aussi un appel à sortir enfin de ces vieilles

recettes pour imposer une autre logique qui donne la

priorité aux besoins sociaux et environnementaux.

A Metz, le Front de gauche a ouvert le débat le débat

autour de politiques qui servent « l’Humain d’abord »

et pas les marchés financiers. Oui, c’est d'une autre

orientation économique, sociale et écologique dont la

France a besoin.

La bataille pour le changement n'est pas terminée.

Ensemble, nous pouvons l'exiger et l'obtenir.

 

A Metz, ils ont dit

 

 

 

 

 

Lionel Burriell

, syndicaliste Florange :

"Soyons tous unis et solidaires pour un réel changement."

 

Jean-Luc Mélenchon

, PG :

 " Ce qui coûte trop cher dans ce pays, c'est le capital, pas le travail."

Myriam Martin

, GA :

 " Le gouvernement Ayrault s'assoie sur la volonté populaire "

Christian Picquet

, GU :

 " Nous avons pour objectif de sauver la gauche."

Clémentine Autain

, FASE :

 " L'heure est venue d'abandonner toutes les vieilles routes "

Pierre Laurent

, PCF :

" Sur la route, quand on veut aller plus vite, on se

 

met sur la gauche et on accélère. "

 

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En direct samedi à partir de 16h30

25 Janvier 2013, 15:10pm

Publié par PCF Villepinte

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"Nous sommes en grève totale à l'usine de PSA Aulnay" (vidéo)

25 Janvier 2013, 12:47pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : automobile, chômage, grève, Luttes, cgt, psa, mouvement social, psa peugeot-citroën, les vidéos de l'humanité, aulnay-sous-bois, psa aulnay, restructura, philippe julien,

 

 

En visite à l'Humanité ce jeudi, une délégation des travailleurs de l'usine d'Aulnay-sous-bois en grève a témoigné de la détermination du mouvement.

Trois cents métallos poursuivent, activement, la grève depuis neuf jours, alors que la direction a utilisé une large panoplie de moyens pour casser l'action, a expliqué devant la rédaction du journal le secrétaire du syndicat CGT, Philippe Julien. Après avoir décidé d'un lock-out (mise au chômage de tout le personnel), pour tenter de "désorganiser la grève au moment où elle s'installait", les dirigeants du site ont fait assaut de propagande, traitant le salariés en lutte de "casseurs", les accusant même de "dégradations" commises dans l'établissement au moment où... l'accès leur était interdit!

  • Retrouvez dans l'Humanité de ce vendredi 25 janvier notre article Urgence, solidarité avec les grévistes de PSA Aulnay 
  • Adressez vos dons à "Soutiens aux salariés de l'automobile du 93", 19-21, rue Jacques Duclos, 93600 Aulnay-sous-bois
  • A lire aussi:

Colère à la chaîne à l'usine de PSA Aulnay

PSA ferme Aulnay en plein conflit social

Vidéo Stéphane Guérard

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Mordillat: «Humour guerrier raillant les vils rois de la thune»

25 Janvier 2013, 12:24pm

Publié par PCF Villepinte

    Jacques Weber, Jacques Pater,

  Dans son nouveau film, "le Grand Retournement", adapté en alexandrins classiques d’une pièce de Frédéric Lordon, Gérard Mordillat raconte magistralement la crise financière, la Bourse qui chavire, l’appétit des banquiers et l’État, haï, appelé à la rescousse. L’entretien donc avec le réalisateur. Est en alexandrins pour notre grand bonheur...

 


-Comment vous est venue l’idée d’adapter la pièce

 de Frédéric Lordon?


D’un Retournement l’autre à peine publié,

J’ai appelé l’auteur et je l’ai supplié

De n’en céder les droits, hormis moi, à personne.

Lors, Frédéric Lordon m’a dit: «Je te les donne.

Fais-en, comme Cocteau, un objet difficile

À ramasser: un film!» Et qui nous désopile,

Tout en nous instruisant. La gageure était belle,

Le défi passionnant. Il fallait des rebelles

Pour oser l’aventure: des acteurs impliqués,

Des techniciens hors pair… tout semblait compliqué.

Un film alexandrin sur la crise mondiale

Fait peur aux producteurs: ce n’est pas commercial.

Bravo, Véra Belmont, d’avoir cru au projet!

De n’avoir pas tremblé à cause du sujet.

Merci Baer et Weber, Morel et tous les autres.

Si j’incarnais Jésus, vous seriez mes apôtres!

 

-Quels aménagements avez-vous apportés au texte
pour en faire un film?

La pièce de Lordon, faite pour être lue,

Devenant scénario devait être revue.

Il fallait, entre tous, partager la parole,

Donner du grain à moudre aux acteurs, des rôles.

Chacun y mit de soi, peaufina ses répliques.

On ressortit dicos, traités de poétique.

Pater se fit Molière, Weber devint Rostand,

Murillo et Conseil rimèrent en chantant.

Morel nous concocta quelques vers immortels.

J’en fis d’autres à jeter tout droit à la poubelle.

Du théâtre on finit par couper l’ombilic.

De chaque monologue jaillissaient dix répliques.

L’alexandrin devint une langue commune,

Humour guerrier raillant les vils rois de la thune.

Il manquait à ce film un décor idéal,

Une ruine d’usine, jouet du capital,

Que nous trouvâmes enfin tout près d’Aubervilliers.

Et je pus dire: moteur! pour filmer Bourseiller.

Selon quels critères avez-vous choisi vos interprètes?

Franck de La Personne et Benjamin Wangermée

Dans mes deux derniers films m’avaient enthousiasmé,

Comme le firent aussi Barbin, Mille et Triffault,

Lesquels, toujours présents, ne font jamais défaut

Quand il s’agit de jouer ce que nul ne joue.

Lors, du marais bancaire remuèrent la boue,

Coiffant l’alexandrin en révolutionnaire

(Ce qu’entérinera le sieur Montalembert).

Et Pralon, honorant la Comédie-Française,

Fut, pour sa part, en vers, divinement à l’aise.

Voilà le seul critère: engagement, talent,

Acteurs solidaires d’un même mouvement,

Rejetant les tiédeurs du ciné de papa,

Bagarreurs acharnés au cri du Ça ira!

Jouant Lordon en vers, Mordillat à l’écran,

Affûtant l’analyse tout en se bidonnant!

 

-Vous n’aviez jamais travaillé avec Jacques Weber?

Pour les alexandrins, j’atteste que Weber

Est un premier violon plus qu’extraordinaire!

Son talent reconnu dès le Conservatoire,

Il fallait bien qu’un jour (nous en avions l’espoir)

Nous travaillions ensemble. Le Grand Retournement

Nous offre l’occasion d’honorer ce serment.

 

-Le rôle du nouveau deuxième conseiller est-il
d’être le porte-parole de l’auteur?

Ah! vous y allez fort! Porter des mots d’auteur?

C’est vouloir la crémière, le lait, l’argent du beurre.

Patrick Mille, il est vrai, porte bien, porte haut,

De Lordon les beaux vers, et de moi les photos,

Mais c’est la voix du peuple, la voix qu’il fait entendre!

C’est un coriace, un dur, l’ennemi du pied-tendre.

C’est la parole vraie, servie sans artifice

Pour flinguer la finance, mère de tous les vices!

 

Gérard Mordillat, pendant le tournage,
avec François Morel et Odile Conseil.

-La première fois qu’on découvre le président de la République,
il tient une manette de console vidéo.

Faut-il y voir un message particulier?

Élie Triffault, c’est clair, fait ici son Hamlet.

Il marche sur des œufs. Est-il rusé ou bête?

Ce jeu qu’il tient en main, dont il bouge le stick,

C’est bien évidemment le crâne de Yorick!

Quant à Patrick Mille, mais vous l’aviez compris,

C’est Ruy Blas s’enquérant de certains appétits!

Contrairement à d’autres, sans morceau de bravoure

Pour se mettre en valeur, il fallait qu’il recoure

À un jeu retenu, froid et déterminé,

Et soit en harmonie avec le texte joué

(Intellectuellement et politiquement).

Il l’a fait sans faillir et formidablement!

Jacques Weber est, lui, statue du Commandeur,

Pater, Barbin, horreur, un duo d’étrangleurs,

Thibault campe Lago, et Franck l’ecclésiastique,

Benjamin, l’écureuil qui saute à l’élastique.

Si Morel est Tartuffe, Baer est… l’extraterrestre.

S’agissant du beau sexe, il manquait à l’orchestre…

Aussi, j’ai modifié (j’aime trop les actrices)

Deux rôles masculins – et ce n’est que justice

Pour Odile Conseil et la reine Christine

(J’entends: la Murillo!) Elles y sont divines.

Christine froufroutante, Odile irrésistible

À déclarer sans rire la presse incorruptible.

Nous sommes au théâtre et c’est du cinéma,

Habile fantaisie qui nous laisse baba!

 

-Justement, comment avez-vous contourné l’écueil
du théâtre filmé?

Eh bien, précisément, ne le contournant pas,

J’ai shooté le théâtre tel un Sam Peckinpah,

Jouant du revolver, en roi du mitraillage,

Et faisant des banquiers une horde sauvage!

Là, tout est mouvement. Et ombre. Et lumière,

Pour qu’enfin à l’écran l’économie s’éclaire.

Je tourne à la hache et je filme au couteau,

Loin de la scène antique et de ses vieux tréteaux.

Seuls m’importent le jeu, les merveilleux acteurs,

L’endroit où Catonné place ses projecteurs…

J’avais déjà tourné les Sonnets de Shakespeare

– Car il faut l’avouer, le théâtre m’inspire –

Mais je me garde bien d’en copier les effets,

Ou pis, de l’illustrer. Je veux l’apprivoiser.

L’arracher à la scène. Je fais du cinéma.

Au Théâtre ce soir ne m’intéresse pas.

Le Grand Retournement paie sa dette au théâtre

Avec l’alexandrin. Mais je l’aurais saumâtre

De ne pas célébrer le cadre et ses mystères

Je veux aimer Molière et les frères Lumière!

Autre chose à ajouter?

Avant de vous quitter, je veux saluer l’auteur,

Économiste hors pair et aussi grand farceur.

Il a, comme Jarry, le goût de l’insolence.

Et Ubu règne encore au pays de Phynance…

Par l’écrit, par l’image, anoblissant Lordon,

Je m’incline bien bas et… Thank you, My Lord, donc!

 

[ARTICLE publié dans l'Humanité du 23 janvier 2013.]

  
 
 
 
 
 
 
 

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Rapport Cour des comptes :

25 Janvier 2013, 12:12pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

une offensive générale contre l'emploi !Rapport Cour des comptes : une offensive générale contre l'emploi !

 

Dans un contexte où le chômage atteint en France des records, où le président de la République a fait de l'inversion de la courbe du chômage l'essentiel de son objectif pour 2013, la Cour des comptes vient de rendre public son rapport sur le marché du travail.

Clairement inscrit dans les accords de sécurisation de l'emploi refusés par la CGT et FO, mais entérinés par les organisations patronales, MEDEF en tête, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, le rapport vise à inciter à l'adaptation de cette politique publique de l'emploi aux mesures préconisées dans cet ANI du 11 janvier 2013. Chaque élément clé de cet accord interprofessionnel y est traité, alors même qu'il doit faire l'objet d'une transposition dans la loi et donc faire l'objet d'un débat parlementaire par la représentation nationale. En réalité, la Cour des comptes fournit avec ce rapport une trame très orientée contre les chômeurs et l'emploi aux futures renégociations de la convention Unédic.

Dans le même temps, le rapport s'inquiète de l'explosion du chômage en France, qui rend déjà caduc la promesse de François Hollande sur l'inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année. Et il recherche par tous les moyens à freiner le niveau des dépenses d'indemnisation des chômeurs d'ores et déjà prévisible, au nom de la maitrise des déficits publics. A la grande joie du patronat.

Après les accords de sécurisation de l'emploi, ce rapport ouvre un front supplémentaire dans la grande offensive menée par le patronat contre l'emploi et les chômeurs. On regrette une fois de plus l'appui que lui donne le gouvernement. Les français n'ont pas voté pour cela en mai dernier.

 

 

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Meeting du Front de Gauche à METZ

25 Janvier 2013, 12:10pm

Publié par PCF Villepinte

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Vidéo du meeting de lancement de la campagne anti-austérité (Metz)

24 Janvier 2013, 17:55pm

Publié par PCF Villepinte

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Rouen : Face au risque industriel, pas d’austérité pour la sécurité des salariés et des populations

24 Janvier 2013, 17:35pm

Publié par PCF Villepinte

Rouen : Face au risque industriel, pas d’austérité pour la sécurité des salariés et des populations

Lundi 21 janvier un accident a provoqué une fuite de Mercaptan à l’usine Lubrizol de Rouen, un gaz toxique en cas de très forte concentration ce qui n’est pas le cas actuellement. Sa dispersion dans l’atmosphère et son odeur particulièrement nauséabonde a incommodé de très nombreuses personnes dans l’agglomération de Rouen, et même de l'ile-de-France jusqu’au sud de l’Angleterre. Son inhalation, même à dose réduite, peut provoquer des irritations pulmonaires, des nausées, des vomissements. L’urgence est à la totale neutralisation de ses émanations et au colmatage du réservoir dans lequel a été transféré le contenu du bac d’où s’échappe le Mercaptan.

L’enquête administrative diligentée par la ministre de l’environnement Delphine Batho devra déterminer l’origine de cet accident et établir les responsabilités de la société Lubrizol. L’entreprise de Rouen est une filiale de Lubrizol Corporation (USA). Elle appartient à la holding Berkshire Hathaway, 8e entreprise mondiale, dirigée par Warren Buffet ; une société connue pour sa gestion libérale peu attentive au sort de ses salariés. Ce n’est pas la première fois que de tels incidents se produisent au sein de cette société. Déjà en 1975, Lubrizol Rouen devait répondre devant le tribunal de ses manquements face à une situation identique. Toute la lumière doit être faite sur cet incident important !

Les salariés sont en première ligne face au danger industriel. La course au profit et à la productivité se fait trop souvent au détriment des règles élémentaires de sécurité dans les conditions de travail. Dès lors de très nombreuses questions se posent. L’entreprise a-t-elle intégré réellement le retour d’expérience dans sa gestion des risques ? La formation des salariés leur permet-elle réellement de faire face à de tels accidents ? Sont-ils régulièrement consultés afin d’améliorer les processus de production et réaliser les investissements au bon niveau ?

Si le pire a été évité, on peut légitimement s’interroger sur le contrôle des procédures d’exploitation de ce type d’usine, sur le mode d’information des risques en direction des populations et les conditions d’élaboration des plans de prévention des risques technologiques (PPRT). Pour cela on ne doit pas mégoter sur les moyens financiers affectés aux services publics de l’environnement. Face au risque la sécurité des salariés et des populations ne méritent pas l’austérité budgétaire.

 

 

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Israël: les résultats provisoires des élections n'annoncent rien de bon pour la suite

24 Janvier 2013, 17:31pm

Publié par PCF Villepinte

 

Israël: les résultats provisoires des élections n'annoncent rien de bon pour la suite

 

Les résultats provisoires des élections israéliennes n'annoncent rien de bon pour la suite. Benjamin Netanyahou, avec une courte victoire, serait appelé à former le prochain gouvernement. Ce politicien de l'ultra-droite nationaliste et anti-palestinienne, allié ou concurrent d'une extrême droite qui sort renforcée de ce scrutin, est un danger pour Israël, pour la région et avant tout pour le peuple palestinien. Il n'a fait qu'accélérer la colonisation alors même que l'ONU faisait de la Palestine un Etat observateur.

Beaucoup ne cessent de s'extasier aujourd'hui sur le succès du centriste Yaïr Lapid, présenté comme le Georges Clooney de la politique israélienne. Cet homme de droite se veut représentant modéré des « bobos » et de la classe moyenne. Il prétend vouloir négocier avec les palestiniens et s'affirme pour une solution avec la coexistence de deux États… mais il affirme que Jérusalem appartient à Israël et à personne d'autre. Il refuse le démantèlement des blocs de colonies. Il récuse le droit au retour des palestiniens. On se demande bien ce qui pourrait être négocié dans ce cadre et ce que son entrée au gouvernement pourrait bien changer à la politique d'occupation et de colonisation conduite jusqu'ici…

Le PCF se réjouit du bon résultat du Hadash - le front dirigé par le Parti communiste israélien - qui retrouve ses quatre députés. Le soutien aux forces de paix, anti-colonialistes et progressistes israéliennes s'impose plus que jamais.

 

 

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Il faudra plus d’ambition encore pour refonder

23 Janvier 2013, 17:28pm

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de presse

ecole-copie-1Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République présenté ce matin en Conseil des ministres affiche de grands objectifs que le groupe CRC partage : recrutement d’enseignants, priorité au primaire, réaffirmation du rôle de la maternelle, scolarisation des moins de 3 ans, réaffirmation du collège unique, création d’écoles supérieures du professorat pour la formation des enseignants.

Mais ce projet de loi, en l’état, risque d’échouer dans la concrétisation de ses ambitions : refonder l’école pour faire reculer l’échec scolaire et favoriser la réussite de tous les élèves.

Ce texte réaffirme l’importance du collège unique mais maintient l’individualisation des parcours. Il supprime les dispositifs d’apprentissage précoce à 14 ans mais les conserve à 15 ans, soit avant la fin de la scolarité obligatoire. Il affirme l’importance de l’éducation artistique et culturelle sans préciser la part dévolue au scolaire et au périscolaire.

Il crée des Ecoles supérieures du professorat et des métiers de l’éducation, mais sans en préciser les modalités ni surtout mettre en place de véritable pré-recrutements pour faire face à la crise du vivier de recrutement et refonder le métier d’enseignant.

Quant au transfert aux Régions de la maîtrise de la carte des formations professionnelles initiales, il s’inscrit dans une territorialisation de l’éducation nationale que nous refusons. Ce choix répond à une logique d’adaptation des formations aux bassins d’emplois et fait fi de l’exigence indispensable d’élévation du niveau des connaissances pour tous.

Enfin de grands absents : l’orientation scolaire - cela confirme-t-il son transfert envisagé aux Régions, via la décentralisation des CIO, de leurs directeurs et des COPsy ? ; les autres personnels d’éducation, d’encadrement, administratifs, médico-sociaux et de service ; le lycée ; l’enseignement agricole. Quant à l’enseignement professionnel il n’est abordé que par sa seule dévolution aux Régions.

Pour refonder l’école et donc reconstruire le service public national d’éducation fondé sur le principe que tous les élèves sont capables d’apprendre, le groupe CRC sera donc force de propositions dans le travail parlementaire qui s’ouvre.

Paris, le 23 janvier 2013

 

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