Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Oups ! L’austérité était une erreur (FMI)

7 Janvier 2013, 19:12pm

Publié par PCF Villepinte

Arrêt sur images 07/01/2013 à 10h14
Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images Baisse

 

Désolé d’interrompre la conversation nationale sur Depardieu, nouvelle idole des jeunes en Mordovie, mais je voudrais juste vous signaler une petite nouvelle, qui vous a peut-être échappé : l’austérité, c’était une erreur. Oui, je sais, rien de neuf, on n’arrête pas de le répéter ici, notamment dans les chroniques de l’éconaute. Mais cette fois, ce n’est pas seulement nous qui le disons.

Ce sont deux types nommés Olivier Blanchard et Daniel Leigh. Vous ne les connaissez pas, je sais bien. Et vous avez des excuses : ils n’ont jamais revêtu la blouse nationale de Mordovie, et ne se sont pas prononcés, à ma connaissance, sur l’euthanasie des éléphantes. Ils n’ont donc aucune raison de passer au 20 Heures. Mais l’un (Leigh) est économiste au FMI, et l’autre (Blanchard), chef économiste dans la même estimable institution.

Et donc, dans un colloque économique en fin de semaine dernière, ils ont admis un léger bug dans les calculs. En fait, voyez comme c’est ballot, au FMI, dans un moment de distraction, ils ont mal réglé leurs ordinateurs. Et ils avaient juste sous-estimé l’impact négatif des politiques d’austérité sur la croissance.

Faux coefficient de calcul

En gros, ils ne pensaient pas que l’austérité assécherait à ce point la demande, et donc l’économie. Si si, je vous jure que c’est vrai, leur coefficient de calcul était faux, la reconnaissance de la grosse boulette est attestée sur des sites sérieux, ici ou .

Ils ne savaient pas, comme le rappelle Paul Krugman dans le New York Times, qu’en économie, mes dépenses sont tes revenus, et mes revenus sont tes dépenses. Ça doit être une question de formation continue. Il faudrait accorder quelques jours par an de formation continue aux chefs économistes du FMI.

Evidemment, ce n’est pas le FMI, en tant qu’institution, qui reconnaît qu’elle s’est trompée. Ces choses-là ne se font pas. Blanchard et Leigh, ils ont bien pris soin de le préciser, s’expriment à titre personnel. Bien sûr, bien sûr. Et c’est forcément pour cette raison qu’à l’heure où j’écris, cette nouvelle a totalement échappé aux médias français (à quelques exception près, ndlr de Rue89), et accessoirement au gouvernement français (comment l’ai-je apprise moi-même ? Parce que je suis abonné au compte Twitter d’un spécialiste des petits Mickeys, voyez le sérieux de mes sources !).

Sinon, on imagine bien qu’on ne s’écharperait pas sur le nombre de demandes de naturalisations belges, sur le régime fiscal en Russie et sur l’euthanasie des éléphantes. Franchement, je ne vois aucune autre raison.

Voir les commentaires

Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul

7 Janvier 2013, 19:04pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 7 Janvier 2013

 

Documents à télécharger : Le rapport du FMI en anglais -
 

C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique.

Ils justifient globalement d'avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Et ils se sont éminemment trompés. Ils reconnaissent ainsi dès l’introduction que leur modèle n’a pas pu prévoir ni le niveau des taux d’intérêts ni l’effet de l’austérité sur la consommation intérieure. Confrontés à la réalité, ils reconnaissent également que leur modèle a grandement sous-estimé la hausse du chômage. Et donc toute la prédiction est biaisée, des investissements privés aux recettes fiscales des états.

Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul

“Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. C’est le « multiplicateur fiscal », outil économique qui a plus ou moins montré qu’il fonctionnait entre la seconde guerre mondiale et 2008, mais qui est incapable de prévoir l’ampleur des effets d’une panique généralisée ou d’une franche baisse de moral des populations.
Le FMI avait déjà constaté une faute dans les modèles appliqués à la Grèce. Il remet en cause désormais tous les modèles appliqués à 26 pays européens.

Une erreur qui ne sert pas de leçon

Si reconnaître l’erreur, ou plutôt ouvrir les yeux et se confronter à la réalité, reste une avancée pour le FMI, l’institution ne tire pas les leçons de son erreur. Les économistes ne remettent pas fondamentalement en cause l'austérité, juste son intensité, ils restent convaincus qu’il suffit d’adapter leur modèle de calcul, finalement en accroissant la variable « facteur humain ». Ils ne voient pas l’absurdité que c’est d’imposer par la menace des politiques globales à des pays sur simple résultat d’un algorithme.

"Ce que nous voulons simplement rappeler, c’est que les décisions humaines engageant l’avenir sur le plan personnel, politique ou économique ne peuvent être inspirées par une stricte prévision mathématique, puisque la base d’une telle prévision n’existe pas" disait un certain Keynes en 1936.

Pi.M.

Voir les commentaires

Pour Aurore Martin "la main de Valls" est derrière son arrestation

7 Janvier 2013, 19:02pm

Publié par PCF Villepinte

Aurore Martin, sous contrôle judiciaire depuis le 22 décembre

 - le 7 Janvier 2013

 

 

 

 

"Il y a la main de (Manuel) Valls (...), au-delà de Valls la main du gouvernement. C'est un fort signe pour nous faire comprendre qu'au Pays basque nord nous n'aurons rien (...). C'est une décision gouvernementale", a affirmé Aurore Martin à l'AFP ce lundi, dans ses premières déclarations depuis sa remise en liberté le 22 décembre.

Aurore Martin, libérée sous contrôle judiciaire le 22 décembre, a estimé avoir fait dans un premier temps l'objet d'un contrôle routier ordinaire, mais qu'une fois identifiée, tout a été organisé pour sa remise rapide à l'Espagne. "Quand je suis arrivée à ce contrôle routier, puisqu'il m'a paru être un contrôle routier, j'ai cru que c'était une arrestation comme ça… Bon après, j'étais arrêtée à quatre heures (16h00 ndlr) à Mauléon, vers 9 heures (21h00) j'étais à la frontière de Béhobie et sachant qu'entre temps j'ai fait une boucle par Pau, j'ai trouvé tout ça très organisé pour quelque chose qui était fortuit", a-t-elle dit.

Mandat d'arrêt

"Je veux bien croire qu'il y ait une application de juge à juge", a déclaré la militante, qui était visée depuis 2009 par un Mandat d'arrêt européen pour avoir participé à des réunions publiques de Batasuna, interdit en Espagne où le mouvement était considéré comme la branche politique de l'organisation séparatiste ETA, "mais on ne prend pas des décisions comme cela sans mesurer les conséquences", a-t-elle ajouté, en soulignant un "contexte politique" particulier.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "va à un rendez-vous à Madrid et il revient et en l'espace d'une semaine il fait des déclarations cinglantes, il y a trois arrestations", poursuit-elle évoquant la visite du ministre en Espagne, au cours de laquelle il avait assuré Madrid de tout son soutien concernant l'ETA.

  • A lire aussi:

Libérée grâce à la pression citoyenne

Débat: Faut-il se débarrasser du mandat d'arrêt européen?

Schizophrénie à la tête de l'Etat

S.G.

Voir les commentaires

L’hémisphère Gauche : Les nouveaux lieux
 de la "pensée critique"

6 Janvier 2013, 16:56pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Janvier 2013

Enquête. Quel rôle jouent les laboratoires d'idées ? (4/4)

IMG_2674 

 

 

Des fondations aux Économistes atterrés, de multiples structurent existent aussi à gauche pour déconstruire le discours dominant et renouveler la pensée critique. Inaugurent-elles un nouveau mode d’engagement politique ?

« Il ne faut surtout pas déserter ces espaces », confie Alain Obadia. Dans le cadre du troisième Forum des think tanks, le président de la Fondation Gabriel-Péri participait, le 15 décembre, à un débat sur les « Dépenses publiques ». Au milieu d’une armée d’« experts » interchangeables issus des « laboratoires d’idées » les plus médiatiques, comme Terra Nova ou l’Institut Montaigne, une autre musique se fait entendre. Celle qui rappelle que le progrès humain devrait être la finalité, « à un moment où l’on n’offre d’autre perspective que la régression sociale au nom d’une vision “réaliste” de la mondialisation». « C’est un peu David contre Goliath », ironise un étudiant, lassé qu’on lui entonne toujours « la même chanson sur la dette et l’État dépensier ».

Aux antipodes des « boîtes à idées » en grande partie financées par les patrons du CAC 40 (voir l’Humanité du 31 décembre), la Fondation Gabriel-Péri assume sa vocation scientifique. Créée en 2004, à l’initiative du PCF, elle est l’une des cinq fondations reconnues d’utilité publique et financées par l’État. Ce projet, porté par Robert Hue, reposait sur deux objectifs : « travailler à comprendre l’histoire récente, et en particulier celle du mouvement ouvrier et communiste en France », mais aussi créer « un espace de rencontres et de confrontations intellectuelles utiles au progrès social ». « Au moment où s’accentue le fossé entre les lieux de décision politique et les réalités populaires, où seules les idées libérales exercent leur lobbying sur les politiques et sont surreprésentées dans les médias, la fondation avance des objectifs en lien étroit avec les dynamiques en œuvre dans les mouvements sociaux et dans les mobilisations populaires », rappelle Alain Obadia, à sa tête depuis mai dernier. Basée à Pantin, totalement indépendante financièrement, la Fondation Gabriel-Péri assume de ne pas livrer des « kits de prêt à penser » en vue d’échéances électorales, comme le font Terra Nova, pour le PS, ou la Fondation pour l’innovation politique, pour l’UMP. « Les fondations ne doivent pas être en concurrence intellectuelle avec les partis politiques. Nos activités se veulent à la fois utiles à la société tout entière, mais aussi un outil de réflexion privilégié pour les militants de gauche, et en particulier communistes. La bataille des idées, nous la menons sans être soumis au rythme infernal de l’actualité, ni aux impératifs électoraux », précise celui qui est également dirigeant du PCF.

Fondation Copernic

Depuis 1998, la Fondation 
Copernic, entièrement financée par les cotisations de ses adhérents, travaille elle aussi à « remettre à l’endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l’envers », dans une démarche qui se veut beaucoup plus militante. « Face à la domination des idées libérales, notre objectif était de déconstruire le discours dominant et de proposer des alternatives en mélangeant les cultures et les origines de nos contributeurs, en faisant débattre des gens qui n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble », explique Pierre Khalfa, son coprésident. La Fondation 
Copernic assume vouloir « construire des cadres unitaires larges, comme sur les retraites ou le référendum européen, créer des ponts entre syndicats et partis », comme l’affirme le syndicaliste. Mélange des genres ou recomposition des modes d’engagement politique ? La candidature de l’économiste Yves Salesse (alors coprésident de la Fondation) à l’élection présidentielle de 2007 n’a pas manqué de soulever la question. Preuve qu’une certaine confusion règne encore sur l’articulation entre la production intellectuelle de ces structures, leurs liens aux partis politiques, et la nécessité pour la gauche de construire des batailles unitaires.

Attac et les atterrés

D’Attac aux Économistes atterrés, de multiples lieux de « pensée critique » ont vu le jour ces quinze dernières années. Inaugurent-ils une nouvelle forme d’organisation politique et entérinent-ils la délocalisation du « cerveau politique » ? « Ces nouveaux cadres de réflexion ont indéniablement comblé le vide laissé par la désertion des intellectuels, le désarroi idéologique provoqué par la chute du mur de Berlin. La gauche et le Parti communiste en particulier ont mis du temps à se relever pour assumer le débat d’idées qui se posait tout à fait différemment », analyse un dirigeant du PCF. « Le Front de gauche, avec la dynamique militante et intellectuelle qu’il a su faire naître pendant la campagne présidentielle, peut représenter ce lieu de convergences entre la culture militante des partis et une production intellectuelle autonome », poursuit-il.

« L’époque “des intellectuels organiques” est bel et bien terminée », ironise un historien, qui se félicite que l’intervention des intellectuels se fasse désormais hors des partis, dans ces structures « qui garantissent leur indépendance, tout en assumant leur démarche militante ». Pour d’autres, cette désertion illustre « la mort cérébrale » de l’ensemble de la gauche, piégée par la « professionnalisation politique » et la technocratisation du débat publique. C’est ce qu’avance Philippe Corcuff, pour qui elle confond « discours critique et pensée critique ». « La résistance aux stéréotypes néolibéraux » en a fait naître de nouveaux, relève-t-il, « refermant trop vite le travail de l’interrogation ». Et le philosophe de soulever ce paradoxe : la gauche vient de gagner électoralement alors qu’elle était en état de « décomposition intellectuelle ». Autrement dit, le chantier reste ouvert.

Maud Vergnol

Voir les commentaires

Vive les Soviets et Mort aux bolchos

5 Janvier 2013, 10:08am

Publié par PCF Villepinte

  Affiches communistes et anticommunistes
Par King Martov| 4 janvier 2013 (regards.fr)
soviet-1.jpg
La bataille des idées s’avéra également, au vingtième siècle, une guerre d’images. Les Bolcheviques firent ainsi de l’agit-prop et de l’iconographie une arme redoutable face à leurs adversaires, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, qui relevèrent également le gant. Le rapprochement des camps souvent opposés de « l’anticommunisme » peut par ailleurs prêter à débat dans le second ouvrage, même s’ils ne sont jamais mélangés... Ces deux livres présentent donc les diverses facettes de ce combat pour la conquête des yeux du peuple français et l’hégémonie sur les murs des villes du pays. Y figurent les grands moments de l’histoire de France - les années trente et la grande peur de la contamination du « virus rouge » , l’occupation et la Résistance, la Guerre froide et les chars de l’armée rouge... - ainsi que les grandes thématiques autour desquels s’affrontèrent les protagonistes : la paix, le patriotisme, la classe ouvrière, Staline, le progrès social... Difficile de résumer avec des mots ce théâtre visuel, comme la surcharge émotionnelle des affiches du PCF contre le « réarmement allemand » ou la sobriété glaçante de celle de la fédération anarchiste qui assimilait les Jeux de Moscou en 1980 à ceux de Berlin en 1936. L’histoire politique peut-être si belle et terrifiante à contempler.

Vive les Soviets - Un siècle d’affiches communistes de Romain Ducoulombier, Les Echappés, 34€ et Mort aux bolchos - Un siècle d’affiches anticommunistes de Nicolas Lebourg, Les échappés, 34€.

Voir les commentaires

Sans-papiers de Lille: "Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier"

5 Janvier 2013, 10:06am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 4 Janvier 2013

immigration

 

 

Lille, envoyée spéciale. En plein centre de Lille, une quarantaine de sans-papiers sont en grève de la faim depuis 64 jours.  Alors que plusieurs occupations de soutien étaient organisées hier, jusqu’au siège du PS à Paris, ils se disent prêts à aller « jusqu’au bout ».

 Devant l’église Saint-Maurice, en plein cœur de Lille, une grande tente a été montée. Les nombreux passants sont rares à s’arrêter devant la banderole rouge qui la recouvre : « Faut-il mourir pour avoir des ­papiers ? Valls, régularisez ! » Dans ­l’indifférence générale, trente-six sans-papiers sont en grève de la faim depuis le 2 novembre pour obtenir leur régularisation. Sous la tente, les grévistes, allongés sur des matelas, se protègent du froid avec des couvertures. Ils sont en majorité algériens, on compte quelques Guinéens et des Thaïlandais.

« La majorité sont des gens diplômés »

À l’entrée, deux Kabyles, Samir et Ryad, sont emmitouflés dans des doudounes pour éviter les courants d’air glacés. Ils ont fui l’Algérie pour des « questions de sécurité ». Bien qu’ils soient en France depuis plusieurs années, leurs demandes de régularisation n’ont pas abouti. « La majorité sont des gens diplômés et ­qualifiés, ­explique Ryad, ­vingt-huit ans. On a même des infirmiers ! » Lui-même est titulaire d’un BTS en électrotechnique. « En Algérie, on voyait pas du tout la France comme ça. Si on avait su… » À côté, un gréviste de cinquante-cinq ans complète la phrase : s’il avait su, il serait allé aux États-Unis. « Valls prépare l’élection de 2017 sur notre dos », lâche-t-il, dégoûté.

Personne ici ne comprend l’intransigeance du préfet et du ministre de l’Intérieur. Les négociations semblent au point mort. La dernière réunion en préfecture, le 19 décembre, n’a rien donné. Pire, le 30 décembre, deux grévistes ont été expulsés vers l’Algérie, à leur 59e jour de jeûne. L’un d’eux serait ­hospitalisé à Tizi Ouzou, selon le Comité des sans-papiers du Nord. « Nous sommes en train de mourir pour un bout de papier, mais personne ne nous entend, soupire Saliha, une Algérienne de quarante ans. Nos deux camarades ont été renvoyés, bouche scotchée et mains attachées, mais ce sont des humains, pas des animaux ! »

« L’État et les socialistes au pouvoir les traitent comme des moins-que-rien, dénonce Benoît Delrue, responsable local du Mouvement des jeunes communistes, passé en soutien. Leur combat est significatif de la façon dont les immigrés sont traités en France, mais aussi les travailleurs. On leur refuse toute dignité. » Dignité, ce mot revient sans cesse dans la bouche des grévistes. Parmi les sept femmes allongées sous la tente, beaucoup disent avoir fui un mariage forcé. C’est le cas d’Ismahane, une Algérienne de vingt-quatre ans, arrivée en France il y a deux ans. « La mairie refuse de nous donner des toilettes, heureusement quelques snacks laissent les femmes y aller. » Depuis le 2 novembre, la jeune femme a perdu vingt kilos. « J’ai fait une demande d’asile mais je suis sûre qu’elle va être refusée. Cette grève de la faim est notre dernière cartouche. »

Régulièrement, des équipes du Samu entrent sous la tente pour emporter des grévistes affaiblis. Trois sont hospitalisés depuis plusieurs jours, les autres reviennent après quelques heures d’une hospitalisation compliquée… « On veut nous forcer à faire des perfusions, mais nous refusons, explique Saliha. Nous acceptons les soins, mais pas les vitamines. »

Des corps de plus en plus faibles

Devant la tente, Ludivine, « simple citoyenne » de vingt-sept ans, note les poids des grévistes sur la balance : « Beaucoup ont perdu jusqu’à vingt kilos, les malaises sont quotidiens. Beaucoup vomissent. Les pancréas commencent à être touchés, ce qui provoque de grosses douleurs, d’autres ont des problèmes de vue. » Les soutiens organisent des roulements jour et nuit aux côtés des grévistes et appellent les secours en cas de besoin. Toujours dans la crainte d’un drame à venir.

Nouvelles manifs en vue. Alors que deux nouvelles manifestations sont d’ores et déjà prévues, ce vendredi à Paris (rendez-vous à 14 h 30, place 
de la République, avant de rejoindre le ministère de l’Intérieur) 
et samedi à Lille (15 heures, également place de la République, en présence de Jacques Gaillot), les réactions continuent 
d’affluer sur le sort fait aux grévistes lillois. Signée du Groupe 
des Algérien-ne-s du Nord-Pas-de-Calais, une lettre a été 
envoyée au président algérien, fustigeant l’expulsion de deux 
des sans-papiers du Nord. Une « expulsion écœurante » qui « fait tomber les masques », avait jugé, de son côté, Joseph Demeulemeester, secrétaire de section du PCF à Lille.

Marie Barbier

Voir les commentaires

A propos des censures du Conseil constitutionnel, par Patrick Le Hyaric

5 Janvier 2013, 09:57am

Publié par PCF Villepinte

Tribune : Mots clés : gauche unitaire, impôts, hauts revenus , patrick le hyaric, fiscalité, conseil constitutionnel,

justice

Pour Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député européen, Vice-président du groupe de la gauche unitaire européenne, les dernières décisions du Conseil constitutionnel posent beaucoup de questions qui méritent d’être méditées. Bien au-delà de la petite écume médiatique qu’on nous envoie au visage.

 Les dernières décisions du Conseil constitutionnel posent beaucoup de questions qui méritent d’être méditées. Bien au-delà de la petite écume médiatique qu’on nous envoie au visage.

La censure de la taxation à 75 %  pour les revenus de plus d’un million d'euros a été l’objet d’une émotion légitime de l'immense majorité des contribuables, lourdement sollicités par l’effort fiscal.

Mais,  « de l’autre côté du périph », dans les «beaux quartiers», nul doute qu’elle a été l’occasion de sabrer le champagne au-delà des fêtes de fin d’année.

L’annulation de cet élément de justice, même si sa portée est limitée, est d'autant plus amère comparée aux 20 milliards de recettes fiscales supplémentaires attendues pour 2013 sur la base d’un accroissement des impôts indirects et injustes, notamment, de la TVA et les taxes sur les carburants. Au moment même, où en ce début janvier, les familles populaires devront payer plus cher le gaz, l’électricité, les transports, les timbres, la redevance télé, etc…

Elle est odieuse si on la met en rapport aux 20 milliards d’euros de crédit d’impôts, programmés sur trois ans, octroyés sans aucune contrepartie aux entreprises. La ristourne fiscale de 30 et 40 millions d'euros faite au fossoyeur des hauts fourneaux de Florange en fait partie. Elle est comme un emblème de ce qu'il ne faudrait pas faire pour redresser le pays et l'emploi. C'est sans doute pour cela que cet élément n’est pas à la une des journaux radios-télévisés ? On préfère nous passer le mauvais film de ceux qui cherchent la nationalité belge ou russe. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Ajoutons qu’entre la proposition portée par le candidat Hollande et le vote du budget, la disposition présentée comme emblématique « de gauche » avait déjà été peu à peu vidée de sa substance. Les sportifs et les artistes devaient être partiellement exonérés. Certains revenus exceptionnels aussi plus tard. Il a même été envisagé de limiter la somme à 2 millions d’euros pour un couple.

Rappelons aussi que pour être assujetti à cette tranche de 75%, il faut gagner au moins…. 60 fois le SMIC. 

Le Conseil constitutionnel creuse les déficits en exonérant le capital.

Un débat s’est engagé sur le montant des «coups de canif» du Conseil constitutionnel au projet voté par le Parlement. Il constitue un manque à gagner de 500 millions d’euros selon le gouvernement, ou de 700 millions d’euros selon d’autres sources. Combien d’instituteurs, d’infirmières, d’agents de pôle emploi pourrait-on rétribuer avec une telle somme ?

A l’examen, c’est sur la nature des mesures  retoquées  qu’il faut porter attention. Au détail près, toutes les mesures repoussées ont un commun dénominateur. Elles concernent les hauts revenus ou les revenus du capital.

Censurée la «charge excessive» sur les «retraites chapeau », ces retraites en or des grands patrons.

Censurée   la «charge excessive» sur les «bons anonymes», sur les gains des «stock-options»,  sur les « actions gratuites ».

Censurée la « charge excessive » sur les rémunérations des hauts-dirigeants des grandes entreprises de même  que  celle sur  les  « plus-values immobilières sur les terrains à bâtir» dont bénéficient les gros promoteurs.

En réaction à ces décisions, les porte-paroles de la droite et de l’extrême-droite, associés au syndicat des puissances de l’argent ont affiché une mine triomphale.

Pour annuler la mesure de taxation à 75% des revenus de plus d’un million d’euros, l’argumentaire du Conseil constitutionnel s’est appuyé sur une règle de la fiscalité française qui consiste à prendre en considération pour l’imposition les foyers fiscaux et non les individus. Un jugement rendu froidement au nom du principe de l’égalité devant l’impôt. Ainsi, le Conseil Constitutionnel déclare que : « l’article 12 instituait une contribution exceptionnelle de solidarité de 18% sur les revenus de chaque personne physique alors que l’impôt sur le revenu pesant sur les mêmes revenus, ainsi que la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de 4%, sont prélevés par foyer. Ainsi deux foyers fiscaux bénéficiant du même niveau de revenu issu de l’activité professionnelle pouvaient se voir assujettis à la contribution exceptionnelle de solidarité de 18% ou au contraire en être exonérés selon la répartition des revenus entre les contribuables composant le foyer. Le législateur ayant ainsi méconnu l’exigence de prise en compte des facultés contributives, le Conseil Constitutionnel a, sans se prononcer sur les autres griefs dirigés contre cet article, censuré l’article 12 pour méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques ».

Les services de Bercy connaissaient certainement ceci. Pourtant ils ont quand même fait voter le texte par le Parlement avec ce vice juridique. Pourquoi le Conseil d’Etat n’a-t-il pas alerté sur ces problèmes ?

La réponse se trouve sans doute dans un billet de Christian Eckert, rapporteur de la commission des finances, publié sur son blog. Dans celui-ci, il évoque le fait qu’il avait explicitement souligné ce «point-faible» de la proposition gouvernementale au cours des discussions préparatoires à la loi de finance. 

La mesure était conçue comme une taxe « individualisée » et non comme un impôt  «conjugalisé » explique-t-il : «Nous l'avions conçue et bâtie comme un outil de dissuasion des salaires exorbitants, pas comme une tranche supplémentaire de l'impôt. Ainsi, un couple où chacun gagne 600 000 euros n'était pas taxé. Un autre couple où l'un gagne 1 200 000 euros et l'autre rien, l'était. Chaque couple dispose pourtant du même revenu. »

Demeurait cependant une ambiguïté pour le député socialiste, ambiguïté concernant l’interprétation de son statut, « impôt » ou « taxe ». Celle-ci l’avait amené à élaborer un amendement en vue de parer à un éventuel rejet de la mesure.  « J'avais, continue-t-il, sur le conseil avisé de mon équipe d'administrateurs à l'Assemblée Nationale, fait préparer un amendement pour éviter cette distorsion entre foyers fiscaux. Comme toujours, cela a été évoqué avec le cabinet du Ministre du Budget en amont des séances publiques pour éviter que le rapporteur du Budget soumette un amendement qui ne recueille pas l'assentiment du Gouvernement qu'il soutient. On m'a dissuadé de déposer cet amendement

Qui est ce « on » ?

La vulnérabilité de ces articles était donc bien connue des services de l’Etat. Pourquoi le gouvernement a-t-il alors pris le risque de les voir «retoqués» et repoussés à une échéance ultérieure.

Un coup à gauche ou une volonté ?

La taxation à 75% était devenue emblématique pour François Hollande, à tel point qu’elle lui a permis de relancer sa campagne électorale du « côté gauche », au moment où Jean-Luc Mélenchon perçait dans les enquêtes d’opinion.

Ce symbole ne concernait que 1500 contribuables et surtout il ouvrait un vide entre le taux de 45% et celui à 75%. Mais après le discours du Bourget sur la finance, il permettait d’ancrer le candidat socialiste dans la tradition de la gauche française.

Mais, paradoxalement, la manière dont cette mesure a été avancée et la manière dont elle a été votée, puis la manière dont est exploitée la décision du Conseil constitutionnel, a affaibli le mouvement vers une vraie réforme fiscale. Ceci donne même prétexte à une incroyable campagne politique et médiatique contre « l’impôt » et même contre l’impôt des plus fortunés qui « s’enfuient ». Drôle de retournement de situation alors que les travailleurs, les retraités, riches ou pauvres, vont payer plus d’impôt avec le gel des barèmes, mais surtout avec les impôts indirects, de la TVA aux taxes sur les carburants.

Décision constitutionnelle ou politique ?

Ce même Conseil constitutionnel déclarant conforme le dernier traité européen, alors qu’il retire des pouvoirs de souveraineté budgétaire au Parlement, a émis cette fois encore des jugements de caractère politique sur les décisions du Parlement lui-même.

En déclarant par exemple que l’article sur les « retraites chapeaux » taxant à 75,34%, violait le principe « d’égalité devant l’impôt » pour le ramener à 68,36%, le Conseil constitutionnel opère un coup de force contre le législateur.

Lorsqu’il annonce la prorogation d’une « niche fiscale » sur les successions en Corse, au motif qu’elle serait illégitime, il se substitue aux élus de la Nation pour trancher une question politique, celle de « la nature de l’intérêt général ».

Le Conseil constitutionnel n’est-il pas en train de contester au Parlement la définition de ce qui est de l’ordre de l’intérêt général ? N’est-ce pas un pas de plus dans la perspective de la mise en œuvre du traité européen qui va jusqu’à obliger les Etats à laisser les institutions européennes décider de la nature des impôts qu’ils peuvent lever et des dépenses publiques qui seraient autorisées ?

Maintenant un débat sur la réforme fiscale

Au vue de tous ces éléments et des déclarations du Premier ministre, on peut craindre que le sort de la disposition emblématique du candidat François Hollande à la présidentielle rejoigne celui fait à ceux qui ont été baptisés « pigeons », ou de l’ISF sur les œuvres d’art.

Ce chantier ne peut pas attendre juin ou septembre.

Si une rectification devrait être présentée en urgence, au-delà, un débat s'impose sur une réforme en profondeur pour une fiscalité progressiste qui reste à faire. On ne peut en effet laisser dicter la loi par un gouvernement des juges !

Celle-ci passe effectivement par le relèvement du niveau de taxation des grandes fortunes et des revenus spéculatifs.

Notre système fiscal, tant national que local,  est fortement  injuste. Il pèse trop lourd sur le travail  et est trop léger pour le capital. Pesant sur la consommation des ménages et les PME, il est contreproductif pour l’emploi et pour le développement du bien-être social.

Pour les hauts revenus, des taux supérieurs à 80 et même 90 % ont été pratiqués, notamment aux Etats-Unis au lendemain de la Seconde Guerre et jusqu’aux années 1980.

Il conviendrait de revenir à une réelle progressivité, avec neuf tranches au lieu de cinq actuellement.

Créer un impôt sur les donations et successions pour  les grands patrimoines, instaurer un véritable impôt sur la fortune qui prenne  en compte tous ses éléments sont des mesures urgentes qu’il faut avoir le courage de prendre au plus vite. Supprimer les niches fiscales qui permettent aux plus grandes entreprises d’échapper en partie à l’impôt peut rapporter 50 milliards immédiatement va de pair avec une diminution  du taux de TVA sur les produits de consommation courantes.

La fiscalité des entreprises peut être révisée dans le sens d’une modulation en fonction de l’utilisation des bénéfices afin de favoriser celles qui les réinvestissent pour l’emploi, le développement productif durable, la formation de salariés et la recherche.

Ce ne serait que justice si la  décision « très politique » du Conseil constitutionnel permettait d’ouvrir un vrai débat populaire sur l’indispensable réforme progressiste de la fiscalité.  

Menons-le ! Et agissons ensemble en ce sens !

Patrick Le Hyaric

Voir les commentaires

Cinéma: Pascal Thomas pour des salaires d'acteur de 150.000 euros maximum

4 Janvier 2013, 09:54am

Publié par PCF Villepinte

Le cinéaste Pascla Thomas réclame plus de liberté pour les scénaristes et réalisateurs

 

 

En plus de mettre fin à la surenchère des cachets des vedettes du cinéma français, le réalisateur de Les Maris, les femmes, les amants ou de la Dillettante réclame le droit aux auteurs "de pouvoir changer de direction en cours de route"

Pascal Thomas a réagi ce jeudi à la polémique sur les salaires trop élevés des vedettes du cinéma français soulevé il y a une semaine par le producteur Vincent Maraval. Dans un entretien donné au Figaro, le réalisateur des Zozos ou, plus récemment, de Mon petit doigt m'a dit, estime à ce sujet "que le prix des acteurs est assez prohibitif. À quelques exceptions près, le cachet d'un acteur dans un film ne devrait pas excéder 150.000 euros. Ces cachets trop élevés finissent par pousser les producteurs à rogner sur d'autres postes: décors, costumes, effets spéciaux."

Analphabètes cinématographiques

Par ailleurs, le cinéaste, qui a soutenu le Front de gauche lors de la présidentielle 2012, met en cause le manque de liberté des auteurs de scénario ou des réalisateurs de film. "Trop de gens interviennent, des gens qui souvent sont des analphabètes cinématographiques!", analyse le cinéaste. Regrettant, la disparition des producteurs qui marchaient au flair, comme Claude Berri, Pascal Thomas "réclame le droit de pouvoir changer de direction en cours de route. Le problème des multiples commissions et financements des films, c'est que tout ce qui gratte dans une histoire est lissé, policé. Depuis quelques années déjà, une certaine bien-pensance s'est emparée de ce qui reste de créativité dans le cinéma français. Seules des individualités fortes pourront sortir de cette pratique en créant leur propre système comme Guitry, le tandem Carné-Prévert ou Truffaut."

  • A lire aussi:

Cinéma: Sam Karmann dénonce le système des acteurs "bancables"

Extension du domaine de la convention, c'est pas du ciné

  • A voir aussi:

vidéo l'Humanité.fr: Pascal Thomas soutient le Front de gauche

S.G.

Voir les commentaires

Hollande et Ayrault déclinent leur nouveau modèle français

4 Janvier 2013, 09:50am

Publié par PCF Villepinte

Le gouvernement se rendant à pied à l'Elysée ce jeudi

 

Un gouvernement en rang serré derrière Jean-Marc Ayrault pour combattre le chômage et formaliser sa feuille de route pour 2013, tels furent les ingrédients du premier Conseil des ministres de l'année.

Retour sur ce grand branle-bas de combat de l'exécutif en trois temps: conseil déchange de voeux à l'Elysée, conférence de presse de Jean-Marc Ayrault et tribune du premier ministre dans le Monde Pour un nouveau modèle français.

1. Mobilisation et fin des couacs

Pour le président de la République, dont l'équipe de communication élyséenne a été renforcée par l'arrivée du journaliste Claude Sérillon, "2013, c'est l'année où nous devons réussir le redressement pour permettre aux Français d'en récolter les fruits". Pour cela, il a demandé à son gouvernement d'"agir en équipe". "Un gouvernement, ce n'est pas une addition d'individualités, c'est un ensemble qui a son identité, son image, sa personnalité. Et aussi son chef", a-t-il affirmé.

"Il y a évidemment place pour des débats en interne, entre nous, mais une fois que les discussions ont été arbitrées par le Premier ministre, chacun doit s'y plier", a souligné François Hollande, selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem..

Jean-Marc Ayrault a enfoncé le clou en tenant une conférence de presse une fois n'est pas coutume sur le perron de l'Elysée, demandant à ses troupes "constance, courage, lucidité, pédagogie mais aussi cohérence et esprit collectif".

 

2. Objectif emploi

L'objectif a été rappelé par François Hollande lors de ses voeux télévisés de la Saint Sylvestre. Il a été réitéré lors de ce Conseil d'échanges de voeux par le président comme son premier ministre à travers ce slogan: "inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année". "Tous les efforts seront entrepris", "tous les ministres seront concentrés", a insisté Jean-Marc Ayrault à la sortie du Conseil, où il venait d'émettre un message de "mobilisation totale" de son équipe pour réussir la "très grande bataille" pour l'emploi.

Dans cette lutte pour l'emploi, "la compétitivité et la solidarité ne sont nullement antinomiques", affirme le chef du gouvernement dans sa tribune au Monde. Ce qui passe, selon lui, par:

  • "l'obligation de revoir les règles qui gouvernent le monde du travail", à travers les négociations patronats-syndicats sur la réforme du marché du travail qui patinent actuellement. "Les compromis novateurs attendus par le gouvernement" doivent, selon Jean-Marc Ayrault, permettre de "lutter contre la précarité au travail, c'est refaire du CDI la forme normale d'embauche, encadrer le recours au temps partiel, mais aussi anticiper collectivement les mutations économiques et aider les entreprises à surmonter les difficultés conjoncturelles sans licencier". Si les négociations capotent le 10 janvier prochain, le gouvernement légiférera.
  • "une politique industrielle ambitieuse", soit l'addition du pacte de compétitivité pour "redonner des marges à nos entreprises" + "améliorer les infrastructures publiques" + "une formation professionnelle et un travail de qualité" + "une recherche publique et privée performante" + "une politique commerciale réactive". Le tout pour parvenir à la montée en gamme du made in France.
  • des politiques de solidarité en direction des "chômeurs de longue durée, travailleurs pauvres ou jeunes sans formation ni emploi", "pour améliorer l'accompagnement des personnes confrontées à la pauvreté ou à la précarité", pour "mieux prendre en charge la dépendance, tout comme assurer l'équilibre à long terme de notre système de retraites".

 

3. Nouveau projet de société

Plus globalement, Jean-Marc Ayrault a exposé une nouvelle fois son concept de "nouveau modèle français". "Il s'agit de trouver de nouveaux équilibres, d'inventer de nouvelles modalités d'action pour rester fidèle à la promesse républicaine et pour promouvoir un développement solidaire et durable, dans un monde qui change rapidement". Dit autrement, "la France n'a pas besoin de renier son âme pour sortir de la crise", selon lui.

Ces engagements de principes alliant écologie et laïcité reprennent la plupart des promesses du candidat François Hollande à la présidentielle, sans les formaliser  dans le temps par des annonces de projets de loi ou de mesures.

 

4. Programme de travail

Le programme de travail du premier semestre comprend, comme annoncé:

  • un "réaménagement" de la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus, censurée par le Conseil constitutionnel samedi dernier,
  • une réforme bancaire "débattue au Parlement dès le mois de janvier",
  • un projet de loi de refondation de l'école présenté au Conseil des ministres le 23 janvier,
  • ou encore un décret modifiant les règles de revalorisation du Smic "présenté avant la fin du mois de janvier".

Enfin, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'il allait proposer un "nouveau calendrier de réalisation du réseau des transports du Grand Paris", après que de nombreux élus d'Ile-de-France se sont inquiétés, en décembre, du financement et des délais de réalisation de ce méga-projet de métro automatique.

"Relancer de vraies politiques industrielles européennes". C'est ce qu'entend faire Jean-Marc Ayrault, notamment sur l'acier, dans une interview au Journal des entreprises à paraître vendredi. Il confie par ailleurs: "Je ne serai jamais celui qui diabolisera les chefs d'entreprise. Nous n'avons jamais ignoré ou délaissé les entrepreneurs".

  • A lire aussi:

Cinq chantiers où le changement se joue en 2013

Pour 2013, François Hollande fait le voeu d'inverser la courbe du chômage

Voir les commentaires

Il parait que le gouvernement veut moderniser la vie politique…

4 Janvier 2013, 09:41am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

<< < 10 11 > >>