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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Ce vendredi dans l'Humanité : la pente résistible du social-libéralisme

28 Décembre 2012, 09:31am

Publié par PCF Villepinte

 

« Tournant » ou pas « tournant » ? Depuis six mois, le gouvernement semble engager une « révolution copernicienne » qui tourne le dos à une réelle politique de gauche. Un cap social-libéral qui s’aggrave avec le temps, trouvant son origine dans les contradictions du programme de François Hollande. Pour le politologue Rémi Lefebvre : "La radicalisation à gauche du pouvoir se fera par réalisme, pas par idéologie".

 

Huit mois après son accession au pouvoir, y a-t-il chez François Hollande un hollandisme qui 
lui serait propre, ou la définition de sa politique doit-elle emprunter d’autres références ?

Rémi Lefebvre. S’il y a un hollandisme, c’est un pragmatisme, il n’est pas un idéologue – il n’a d’ailleurs pas de texte fondateur, alors qu’il a été à la tête du PS durant plus de dix ans. Il y a chez lui une forme de syncrétisme, 
de synthèse d’éléments disparates qui empruntent tout autant 
à Chevènement qu’à la deuxième gauche, voire à la première, doublé d’un côté radical-socialiste, 
et incontestablement social-libéral sur le plan économique. Son obsession du point d’équilibre choque beaucoup à gauche car, 
en huit mois, il n’y a eu aucune réelle rupture, seulement 
des inflexions sur le plan économique de prime abord. 
Or la tradition d’un gouvernement de gauche au pouvoir, c’est 
de marquer des ruptures.

Même sur le sociétal, le mariage 
pour tous n’est pas sa conviction selon vous ?

Rémi Lefebvre. Je crois qu’il n’a pas 
d’idées très arrêtées sur un certain nombre de sujets, mais qu’il cherche à apaiser la société, 
en vraie rupture, là, avec le mandat d’hystérisation de la société 
qui fut celui de Sarkozy. Il a 
une approche non idéologique 
des questions, veut passer des réformes dans une espèce d’harmonie. Avec le risque 
de déplaire à tout le monde ; 
on le voit quand il entend rester 
au milieu du gué concernant 
la procréation médicalement assistée (PMA). Hollande incarne en somme une gauche complexée, on l’a vu à propos de Depardieu par exemple, face à une droite décomplexée. Il est pris entre des injonctions contradictoires, alors que, sur ces thèmes, il n’a aucune excuse pour ne pas agir, contrairement aux questions sociales où la crise, le critère 
des 3 % de déficit, permet 
une rhétorique des contraintes.

Comparé au programme sur lequel il a été élu, assiste-t-on à différents reculs ?

Rémi Lefebvre. Sans doute le pacte de compétitivité et la thématique du coût du travail, absolument pas inscrits à son programme, marqueront-ils un vrai tournant 
du mandat. Tournant qui correspond à ses aspirations profondes : dès la fin des années 1980, quand il enseignait à Sciences-Po avec Pierre Moscovici, c’était un social-libéral assumé. Il ne croit globalement pas à l’économie administrée, il est pour une politique de l’offre. Ce fut subtilement 
mis en suspens durant la campagne, où il insista au contraire sur 
des marqueurs de gauche, comme la tranche de l’impôt sur le revenu à 75 % qui a joué un rôle très important dans sa victoire, 
en donnant l’illusion qu’il pouvait incarner une forme de volontarisme.

Est-il alors social-démocrate ?

Rémi Lefebvre. Je ne crois pas. Dans le modèle allemand ou scandinave, les forces sociales sont très organisées, les forces syndicales capables de peser sur le patronat. Or aujourd’hui, on le voit avec la négociation sur le marché du travail, nous ne sommes pas dans le donnant-donnant social-démocrate qui aurait été de conditionner 
le crédit d’impôt (Cice) du pacte 
de compétitivité à des embauches.

Le centre de gravité ne s’est-il pas déplacé avec des parlementaires 
qui prennent, sur l’amendement 
dit des pigeons ou la PMA, 
le contre-pied de l’Élysée ?

Rémi Lefebvre. C’est encore timide, il y a eu l’appel de la Gauche populaire, des députés qui voulaient conditionner l’octroi du Cice. De jeunes députés, élus de justesse en juin, se sentent concrètement sur un siège éjectable, ceux-là voient bien les risques électoraux de la politique économique menée et tâchent 
de construire un rapport de forces. Le groupe à l’Assemblée est bien tenu 
par Bruno Le Roux, et je suis surpris
en fait de la domination encore 
très forte de François Hollande 
sur sa majorité, tandis qu’Harlem Désir n’a pas encore construit un leadership critique, dans un rapport dialectique avec l’Élysée. L’horizon du hollandisme est une baisse 
du chômage fin 2013. Si elle n’arrive pas, je n’exclus pas une inflexion 
de Hollande, rappelé par le principe de réalité qui le contraindrait notamment à un rapport de forces différent avec l’Allemagne. 
Sa radicalisation à gauche se fera par réalisme, pas par idéologie.

Entretien réalisé par Lionel Venturini

À lire également dans l'Humanité de vendredi 28 décembre 2012 :

Bataille pour l'emploi : Hollande marche sur des oeufs
Carrefour Market
se ramasse à l'appel
Turquie : le long combat de Pinar Selek
Centrafrique :
Bangui sous pression de la rébellion
Reportage au Sahel :
rencontre avec des femmes émancipées
Vendée globe : le point hebdomadaire d'Arnaud Boissières
Musique :
rencontre avec le parolier et auteur Charles Dumont
Histoire : le 30 décembre 1922, naissance de l'URSS
Nos séries des Fêtes :

Cuisines en fêtes avec Yves Camdeborde : Philippe Nantois, le marîcher qui préfère l'excellence à la productivité
Ça sent le sapin par Hervé Le Corre : Après la nuit


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LES SCOOPS DE J.R. SIMON

28 Décembre 2012, 09:20am

Publié par PCF Villepinte

 par  Jacques-Robert Simon dans le numéro 119 de Réchauffer la Banquise
(à téléchargez sur le site http://www.la-gauche-cactus.fr/SPIP/)
UMP : la suite

François Fillon a demandé la "saisie à titre conservatoire" des données électorales du scrutin controversé du 18 novembre pour la présidence de l’UMP, et des huissiers ont été mandatés à cette fin, annonce lundi son équipe dans un communiqué. Les premières constatations ont permis de saisir : 738 gommes usagées ; du blanc couvrant : 123 pots vides, 238 à moitié pleins ; des grattoirs, scalpels et autres instruments du même type : 728 ; du corrector : 5 bidons de 30 litres pleins (le mode d’emploi est en chinois) ; 856 litres de beaujolais nouveau vides, 3 pleins sous une urne ; de la poudre hilarante de provenance non précisée : 12 sachets entamés ; 3 capotes dites anglaises par pur abus de langage ; 28 livres pornographiques avec photographies suggestives ; 7 manuels permettant de jeter des sorts maléfiques de toute sorte ; 1 manuel de code civil ; 2 livres traitant des bonnes manières en partie lacérés.

Notes et aphorismes d’Albert Einstein

Les Etats Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue. Avec la gloire, je deviens de plus en plus stupide, ce qui, je le reconnais, est un phénomène très courant.

Tout fout le camp !

Il paraît que les francs-maçons ne sont même plus portugais ??


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Les règles du jeu... « Télé Gaucho », un film de Michel Leclerc

28 Décembre 2012, 09:14am

Publié par PCF Villepinte

Chronique, par Thomas Bauder| 12 décembre 2012 (REGARDS.fr)

Deux ans après Le Nom des Gens, fable sur l’engagement, Michel Leclerc signe une nouvelle comédie politique directement inspirée de ses années d’activiste audiovisuel à Télé Bocal. Pas une grande œuvre esthétique, mais film foutraque et bienveillant, plus fin dans ses analyses du monde audiovisuel et de la société militante qu’il n’en a l’air. A voir.

 

Qui se souvient de Télé Bocal ? Pour ceux qui ont moins de trente ans, ou qui ont passé les années 90 en dehors de notre système solaire, rappelons cette expérience politique, ludique, anti conformiste, qui consista, depuis un squat de la cité Aubry dans le XXème arrondissement, à fabriquer, de façon plus ou mois régulière, des programmes audiovisuels dont la diffusion se faisait après coup, et via cassettes VHS dupliquée, dans différents lieux de sociabilité de la capitale, en deux mots, des bistrots. Cinq années durant Michel Leclerc participa à cette aventure commencée lorsque les caméscopes ont remplacé les caméras. « Faire de la télé devenait alors à la portée de tous ». Pas faux.

Aujourd’hui le squat de la cité Aubry a laissé la place à un programme immobilier privé. Et si la télévision mainstream a connu une révolution, c’est plutôt celle, rétrograde de la low-costisation des programmes, de la précarisation des professions, menée à bien par des dirigeants débarqués tout droit du marketing et de l’industrie dans cet univers où les saltimbanques, quoiqu’on en pense, constituaient encore jusqu’au tournant des années 2000 le gros des troupes. Revenir plus de dix ans en arrière, c’est donc déjà exprimer une certaine nostalgie pour une époque où le seul enchantement tenait à des mobilisations généreuses et collectives et à la façon de les relayer dans les espaces publics. « Ma parenthèse enchantée » déclare Leclerc. Et pour pas mal d’entre nous aussi.

Le film pourtant démarre assez mal. Dans l’univers petit bourgeois d’une lointaine banlieue blanche, Hugo se rêve en cinéaste de la nouvelle vague, quand sa mère pense que Pasolini est une marque de pâtes… Une famille de téléfilm, donc, telle qu’elle se diffuse ad nauseum dans les programmes du type « fais pas ci, fais pas ça » ou « scènes de ménage », et au sein de laquelle la connerie douce tient lieu d’existentialisme et l’inculture de valeur morale. Par une série d’artifices scénaristiques bancals, Hugo se retrouve à Paris, stagiaire dans le pire talk show qui soit, installé par Papa Maman dans une chambre de bonne de la rue de Bagnolet. L’aventure à proprement parler peut commencer, une fois Hugo ayant rencontré Jean Lou, escroc à la petite semaine et leader incontesté d’un phalanstère audiovisuel dans lequel le management s’appelle autogestion. A ce titre « l’entretien d’embauche » de l’un par l’autre, et la réplique : « tu sais tourner ? Non. Bon, ben tu prends la caméra » tient lieux à la fois de synecdoque de l’esprit des lieux tout autant que d’argument programmatique à la fiction. C’est donc cette bande de plus ou moins joyeux drilles, dotés d’un sens de l’indignation et de la révolte qui n’a d’égal que le nombre de bras gauches qui la constitue, qui sera au cœur du film et c’est tant mieux.

Le fait est assez rare pour être signalé. Par delà le ton de la comédie, et la forme assez standardisée de la réalisation de Michel Leclerc, ce qui se donne à voir avec Télé Gaucho c’est un film sur le collectif. Pas un film choral dans lequel chacun joue sa partition, ni un film de bande au sens Hollywoodien du terme, mais un film sur la délibération et l’action d’un collectif dans lequel l’engagement des uns se répercute sur les trajectoires des autres. Un film sur un groupe de gauche, marginal, mouvementiste, alternatif certes, mais un film de gauche, sans conteste. D’ailleurs les dialogues travaillent assez finement à pointer les contradictions et l’ambiguité militante des personnages, du révolutionnaire radical qui habite chez ses vieux, porte d’Auteuil, et qui n’aimerait pas que cela se sache, à la passionaria, chiante à force de tout prendre sous l’angle de l’indignation, en passant par le leader charismatique, qui « s’il n’était pas de gauche serait un vrai facho », et tous les autres que l’on reconnaîtra pour les avoir déjà croisé en vrai…

S’il fallait en rajouter, il faudrait saluer ce film au moins pour avoir dévoilé, via les rapport conflictuels avec HT1, la télé ennemie, et le personnage de président du CSA, ce qu’est véritablement le petit écran : un espace pour les publicitaires et les annonceurs. Le fait n’est pas nouveau et n’a pas attendu les déclarations de Patrick Le Lay sur le temps de cerveau disponible. Il est à l’origine même de la télévision. Ce qui ne veut pas dire que rien de bon ne peut en sortir. La preuve Télé Gaucho est coproduit par TF1 et France 2. On peut penser que la faiblesse du film tient justement au fait que le scénario a du se faire tout petit politiquement pour être accepté par les deux mastodontes nationaux. On peut aussi espérer que sa force de subversion foraine sera révélé le soir ou le film sera diffusé par l’un puis par l’autre. Pendant près de deux heures, quelques millions de téléspectateurs découvriront enfin Télé Bocal. On ne peut que souhaiter que cela suscite des vocations.

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Menacés de licenciements, les Pilpa passent les fêtes dans leur usine

27 Décembre 2012, 10:44am

Publié par PCF Villepinte

 le 26 Décembre 2012

 

 

Les 122 salariés du glacier carcassonnais Pilpa ont mis en place une surveillance non-stop de leur usine pendant les fêtes pour empêcher le propriétaire, le géant européen de la glace R&R, de profiter des circonstances et de déménager les machines, a déclaré mercredi le secrétaire CGT du comité d'entreprise.

Comme ils l'ont fait depuis le 22 décembre et à Noël, les employés se relaieront le 31 décembre et le 1er janvier pour effectuer un tour de garde devant les accès du site, traditionnellement fermé pendant les fêtes de fin d'année, a indiqué Christophe Barbier, de la CGT. Pour la nuit, ils ont engagé un vigile. Une alerte téléphonique est instituée et sur un coup de fil, une trentaine de personnes pourraient se retrouver devant l'usine en moins d'une heure, dans l'éventualité où le propriétaire, le géant européen de la glace R&R, entreprendrait de déménager ou de démonter les machines, a-t-il dit. "On est vigilant: ces gens-là sont capables de déménager le matériel en plein PSE" (plan de sauvegarde de l’emploi), que ce soit pour le réinstaller ailleurs ou pour l'empêcher de resservir à un éventuel repreneur ou au personnel actuel dans une autre configuration, a expliqué le délégué syndical. 

"Pilpa est rentable"

Les Pilpa se battent depuis des mois pour empêcher la fermeture de leur usine, annoncée par la direction en juillet 2012. Pilpa avait été rachetée quelques mois auparavant, en septembre 2011, par R&R, entreprise de droit anglais détenue par le fonds d'investissement américain Oaktree Capital Management. Les salariés soutiennent que Pilpa est non seulement rentable, mais d'une profitabilité supérieure à R&R en France. Pour eux, leur rachat par R&R avait pour seuls objectifs de récupérer les licences pour les glaces Oasis et Disney et de se débarrasser d'un concurrent. Sans machines, le personnel ne pourrait espérer être repris ou mener à bien le projet actuellement à l'étude de se constituer en coopérative, a-t-il dit.

La justice annule le plan social

R&R a vu la justice retoquer le 11 décembre le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qu'elle présentait pour Pilpa. Le juge des référés a trouvé "manifestement" insuffisants les huit reclassements offerts en France aux 122 employés carcassonnais. La décision du juge avait représenté une « bulle d’oxygène » avant les fêtes, selon Christophe Barbier. Cette décision offrait du temps aux salariés pour lancer une Scop ou trouver un repreneur. Depuis lors, R&R a élaboré une nouvelle version du PSE et propose 63 reclassements supplémentaires en France, à Vayres (Gironde), Plouédern (Finistère) et Toulouse, mais il ne s'agit que d'emplois de manutentionnaires, a dit le secrétaire CGT du CE. Le personnel a de nouveau attaqué le PSE devant le juge des référés.

Lire aussi :

Reportage : Ice cream prémédité à Carcassonne
Pilpa. Un enjeu autour de la filière agricole locale
R&R, spécialiste de la glace en fusion

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Chômage : vers un 19ème mois consécutif de hausse

27 Décembre 2012, 10:41am

Publié par PCF Villepinte

"J'ai fait de l'année 2013 une grande bataille pour l'emploi", a dit le chef de l'Etat,lors de sa visite surprise à Rungis.

 

Après dix-huit mois consécutifs de hausse, les chiffres des inscrits à Pôle emploi de novembre, qui seront publiés en fin d'après-midi, ne devraient pas inverser la tendance. Le président de la République, François Hollande, qui s'est exprimé ce matin lors d'un déplacement à Rungis, à tenté de déminer le terrain en réitérant son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de 2013.

Alors que l'Insee prédit une poursuite de la dégradation et 10,5% de chômeurs en métropole en juin 2013, le président de la République a maintenu son objectif d'inverser la courbe du chômage à la fin de l'année prochaine. Fin octobre, 4,58 millions de personnes pointaient à Pôle emploi en métropole, dont 3,1 millions sans aucune activité, un chiffre inégalé depuis plus de 14 ans. Désormais, avant la publication des très attendus chiffres mensuels du ministère du Travail, qui grimpent depuis 18 mois, la principale inconnue est l'ampleur de la hausse. En septembre et en octobre, les chiffres avait littéralement explosé, avec plus de 45.000 nouveaux chômeurs venus frapper à la porte du service public de l'emploi en un mois.

Hollande et Sapin tentent de déminer le terrain

Ce matin, François Hollande, en visite surprise au marché international de Rungis, a appelé à la mobilisation sur le front de l'emploi : "Je devais dans cette période de fêtes dire aux Français que nous devons être tous sur le pont pour le travail et la lutte contre le chômage". "Mon objectif, c'est que le chômage qui progresse depuis maintenant près de deux ans continûment recule", a-t-il dit. "J'ai fait de l'année 2013 une grande bataille pour l'emploi".

Mercredi, à l'issue d'un entretien avec le président de la République, le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré "ne pas être là pour faire de la comptabilité" mais "être là pour agir", promettant "une mobilisation maximale de tous les outils" anti-chômage. Michel Sapin a ainsi précisé que 2.000 emplois d'avenir (sur un objectif de 100.000 en 2013), destinés aux jeunes pas ou peu qualifiés, avaient déjà été pourvus et rappelé que le contrat de génération serait le prochain texte débattu à l'Assemblée, à partir du 15 janvier. Il a également appelé syndicats et patronat, qui ont échoué à parvenir avant la fin de l'année à un accord sur la réforme du marché du travail, dernier front ouvert dans "la bataille de l'emploi", à conclure lors de leur session prévue les 10 et 11 janvier.

>>> Lire : Flexibilité, le Medef s’obstine

Entre mai et octobre, 214.500 personnes sont venus grossir les rangs des demandeurs d'emploi sans activité en métropole. Si le rythme accéléré observé depuis juillet se maintenait, le pic historique de janvier 1997 (3.205.000 chômeurs sans activité) serait dépassé d'ici à quelques mois. On est désormais très loin de 2008, date à laquelle on recensait 1,9 million de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans aucune activité), un plus bas en 25 ans. Selon un récent sondage, une grande majorité de Français (62%) estiment que l'évènement économique de l'année 2012 est le franchissement en août du seuil des trois millions de chômeurs.

  • Lire aussi :

Le chômage et la colère explosent
Contre le chômage, une seule priorité : sécuriser l’emploi (CGT)

Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

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Les 5 essais de 2012 (regards.fr)

27 Décembre 2012, 10:32am

Publié par PCF Villepinte

|Web

Sur l’État, de Pierre Bourdieu, Cours au Collège de France 1989-1992, coéd. Raisons d’agir / Le Seuil, 658p., 29 €. - Pour les dix ans de la mort de Pierre Bourdieu, les éditions Raisons d’agir et Le Seuil publient les cours du sociologue au Collège de France dans un ouvrage intitulé Sur l’État. Où l’on découvre la complexité des rapports de Bourdieu à l’État. Lire la chronique.

La société du hold up, le nouveau récit du capitalisme, de Paul Vacca, éditions des Mille et une nuits, 158 pages, 13 € - Voici un petit essai brillant, léger, intelligent. Son idée ? Faire du « hold up » la métaphore mythologique ou encore le paradigme du capitalisme omnivore régnant. Lire la chronique.

Qu’est-ce qu’un chef en démocratie ? Politiques du charisme, de Jean-Claude Monod, éd. Seuil, 318 p., 21€ - Peut-on encore invoquer la nécessité du charisme en politique, après le fascisme, le nazisme ou le stalinisme ? Cette question, que pose l’ouvrage éponyme, a resurgi lors de présidentielle autour de la personne de François Hollande faisant campagne sur une candidature « normale » face à un l’hyperprésident Nicolas Sarkozy. Lire la chronique.

Congo. Une histoire, de David Van Reybrouck, éd. Actes Sud, 700 p., 28 € - En 2003, David Van Reybrouck, journaliste, romancier, homme de théâtre, belge quadragénaire, a décidé de raconter l’histoire contemporaine de la République démocratique du Congo (ex- Zaïre). L’aventure, documentaire et littéraire allait durer plus de cinq ans. Le résultat, ce Congo. Une histoire, est un bijou. Lire la chronique.

La dernière leçon de Michel Foucault. Sur le néolibéralisme, la théorie et la politique, de Geoffroy de Lagasnerie, éd. Fayard, 190 p., 17 € - Au lieu d’y voir une idéologie conservatrice ou réactionnaire, Michel Foucault a saisi ce que le néolibéralisme produisait en termes de rupture. Geoffroy de Lagasnerie pointe les potentialités d’une telle approche pour renouveler la grammaire critique à gauche. Lire la chronique

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Afrique du Sud : L’ANC veut « transformer radicalement » la société

26 Décembre 2012, 12:19pm

Publié par PCF Villepinte

le 24 Décembre 2012

Reportage

 

 

 

Mangaung 
(Afrique du Sud), envoyé spécial. Le 53e congrès du parti de Nelson Mandela s’est achevé avec la volonté de s’attaquer à la pauvreté, au chômage 
et aux inégalités. Jacob Zuma a été réélu président de l’ANC, Cyril Ramaphosa accède à la vice-présidence.

 Jacob Zuma, réélu à la tête du Congrès national africain (ANC), est sorti sans conteste renforcé de cette 53e conférence nationale placée sous le signe de « l’unité dans l’action vers la libération socio-économique ». On peut d’ailleurs dire qu’il n’a, maintenant, plus le droit à l’erreur. Il a, autour de lui, des alliés fidèles et le Comité exécutif national (NEC) a été profondément renouvelé. Certains, comme Jeremy Cronin, membre du gouvernement et secrétaire général adjoint du Parti communiste (SACP), Trevor Manuel, ancien ministre des Finances, ont délibérément laissé leur place. D’autres, au contraire, comme le ministre de l’Urbanisation, Tokyo Sexwale, ou le trésorier sortant, Mathews Phosa, ont été écartés par les congressistes. Le cas de Kgalema Motlanthe – largement battu pour la présidence face à Zuma – est à part. Il ne sera plus membre du NEC mais aura en charge tout le travail d’éducation politique. Une décision annoncée par Zuma lui-même, largement applaudi par le congrès.

éviter les conflits

Mais sans doute la nomination la plus importante a été celle de Cyril Ramaphosa au poste de vice-président de l’ANC. Outre son charisme et une popularité restée intacte au sein de l’organisation, il siège dans de nombreux conseils d’administration de banques, de mines et de sociétés 
commerciales. Pour certains commentateurs, son retour sur le devant de la scène vise à rassurer les milieux financiers. Cela sera-t-il suffisant pour « transformer radicalement » la société sud-africaine, pour passer « à la seconde phase de notre longue transition d’un colonialisme de type spécial à une société nationale démocratique », comme l’a annoncé 
Jacob Zuma lors de son discours de clôture ? Ramaphosa jouera vraisemblablement le rôle de premier ministre (s’il arrive à éviter les conflits d’intérêts !). Et l’ANC a décidé, lors de son congrès, d’abandonner toute idée de nationalisation, notamment du secteur minier, préférant l’idée d’une taxe 
exceptionnelle sur les bénéfices obtenus grâce à l’exploitation des mines. L’État s’engagerait cependant beaucoup plus dans le développement industriel.

Impatience grandissante

En assurant dès lors que l’ANC et son gouvernement basent leur politique sur l’éradication du triptyque « chômage-inégalités-pauvreté » et en annonçant une véritable lutte contre la corruption – fléau qui gangrène autant l’ANC que la société sud-africaine – Jacob Zuma a pris un engagement qu’il se doit maintenant de respecter. Dix-huit ans après l’arrivée au pouvoir de l’ANC, et si bien des choses ont changé, les Sud-Africains dans leur grande majorité attendent avec une impatience grandissante que leur vie quotidienne ne soit plus une course d’obstacles, voire de survie. D’autant que la richesse existe et que, pour l’instant, seule une petite caste de la bourgeoisie noire en profite en s’associant à des Blancs toujours aussi nombreux à occuper les postes de responsabilité dans les entreprises et les services.

Une phase délicate

L’Afrique du Sud entre dans une nouvelle phase de son histoire. Peut-être la plus délicate. Les pressions des milieux financiers sont énormes. Les campagnes menées contre Zuma – loin d’être exempt de tout reproche notamment pour les dossiers de corruption – visent aussi à diminuer l’influence de la gauche sud-africaine, du Parti communiste et du syndicat Cosatu, qui, avec l’ANC, forment la triple alliance et connaissent, depuis le drame de Marikana, quelques turbulences.

La police face aux mineurs

 Dix mineurs ont été blessés jeudi – dont huit par des balles en caoutchouc – dans des affrontements avec la police et des agents de sécurité dans la mine d’or de Kusasalethu appartenant au groupe sud-africain Harmony, au sud-ouest de Johannesburg. Ces violences font suite à la mise à pied de 578 salariés après leur participation à un mouvement de grève le 15 décembre. Mille sept cents mineurs ont observé un sit-in au fond, avant de remonter en fin de journée. Une vague de grèves sauvages dans les mines d’Afrique du Sud, qui a pris fin à la mi-novembre après trois mois de révolte pour de meilleurs salaires, avait fait une soixantaine de morts. Le site de Kusasalethu avait été paralysé par une grève sauvage.

Pierre Barbancey

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En 2013, Le changement ,c'est maintenant, non? SI!

26 Décembre 2012, 12:15pm

Publié par PCF Villepinte

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SECURITE SOCIALE

26 Décembre 2012, 12:09pm

Publié par PCF Villepinte

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Pour les enfants, « Curieuse, Bavarde et Coquette », malicieusement féministe

25 Décembre 2012, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 24 Décembre 2012

 

 

Superbe idée de cadeau, le conte de Michel Piquemal administre une judicieuse pichenette contre les préjugés. Belle illustration de Bruno Robert.

Remarqué pour  « Les philo-fables » qu’il a publiées et dont se sont emparés nombre d’enseignants pour initier les jeunes à la philosophie, Michel Piquemal vient égayer les fêtes des enfants avec le livre « Curieuse, Bavarde et Coquette », illustré par Bruno Robert. « Un conte malicieusement féministe », explique-t-il. C’est une superbe idée cadeau. L’écrivain biterrois fait confiance à l’intelligence des enfants. Et la clarté de l’ouvrage mène à bien sa mission.

Un roi, père de trois filles, se désespère de n’avoir pas eu de fils pour lui succéder. « Avoir des filles est une calamité », pensait-il. Et ne voyait en elles que des défauts. Mais la confiscation du royaume par un ennemi fournit l’occasion aux princesses de dévoiler leur valeur. Curieuse, Bavarde et Coquette transforment en qualités ce que d’aucuns considèrent comme des faiblesses. L’auteur biterrois ne se perd nullement en grands discours. La morale de l’histoire apparaît progressivement. Une bien jolie pichenette contre les préjugés...
 
Rigueur et fantaisie

Ce conte articule habilement une écriture plutôt classique et un esprit délibérément moderne. La plume de Piquemal et l’illustration – de Bruno Robert, qui a déjà publié plusieurs albums jeunesse – ont en commun cette vertu consistant à conjuguer judicieusement rigueur et fantaisie. Chaque dessin est une véritable composition. Les éléments qui constituent un tableau sont minutieusement élaborés et, à l’instar du mot chez Michel Piquemal, manient la précision tout en préservant un mystère. L’espace, suggéré par le dessinateur, ou le sens du silence, cultivé par l’auteur, ouvrent l’imaginaire du lecteur.

On peut également offrir le précédent livre de Michel Piquemal, « Liu Chan et la carpe sacrée », que l’auteur présente à la façon d’un conte chinois sur les croyances et les superstitions. Une dimension philosophique vient s’ajouter à la portée poétique du texte.

 

  • Infortmations pratiques

« Curieuse, Bavarde et Coquette », Editions du Ricochet, texte de Michel Piquemal, illustrations de Bruno Robert, 31 pages, 14,70 euros, à partir de 3-4 ans.
« Liu Chan et la carpe sacrée », Editions du Ricochet, texte de Michel Piquemal, illustrations de Quitterie de Castelbajac, 33 pages, 14,70 euros, à partir de 3-4 ans.

Bibliographie non exhaustive de Michel Piquemal, comme auteur :
« Petites et grandes fables de Sophios », Albin Michel 2003
« Les philo-fables », Albin Michel 2002
« Mon premier livre de sagesse », Albin Michel 2001

Fara C.

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