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Le PCF salue la très belle victoire de Chavez

8 Octobre 2012, 16:37pm

Publié par PCF Villepinte

 Le PCF salue la très belle victoire de Chavez

 

 

Le PCF salue la très belle victoire de Hugo Chavez à l'élection présidentielle qui a obtenu le meilleur de ses résultats en rassemblant presque 8 millions de voix. Avec une participation historique, le peuple vénézuélien s'est mobilisé massivement pour affirmer son choix d'aller plus loin sur la voie de la transformation sociale et démocratique.

Cette victoire est un acte politique fort, face aux campagnes de dénigrement menées par la droite vénézuélienne qui a reçu tout le soutien politique et matériel des adeptes du néolibéralisme étasunien et européen.

Une nouvelle étape pleine d'espoirs s'ouvre pour le peuple vénézuélien. Le PCF se réjouit des résultats de cette élection présidentielle et réaffirme toute sa solidarité avec le peuple vénézuélien qui construit son avenir d'indépendance et progrès.

 

 

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Pourquoi la CGT appelle à se mobiliser le 9 octobre

7 Octobre 2012, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

b thibault

Une tribune de Bernard Thibault dans Libération

jeudi 4 octobre 2012 , par F. Dayan

 

Voici le texte de la tribune publiée dans Libération

 

Que peut-on espérer des concertations et négociations sociales voulues par le gouvernement, si on nous impose des postulats contestables dès le départ ?

L’objectif jugé prioritaire, sous la pression des marchés financiers, d’un déficit public sous le plafond de 3% du PIB dès 2013, loin de résoudre le problème de financement de l’Etat, va sans aucun doute l’aggraver vu l’environnement économique actuel. On parle déjà de 300 000 chômeurs supplémentaires d’ici 18 mois c’est à dire plus de dépenses sociales et moins de recettes fiscales.

Parallèlement un chantage éhonté à l’emploi, aux délocalisations, voire à la mort de grands groupes, est développé par le patronat qui entend obtenir du fait de la crise des décisions sur le terrain de la flexibilité et du « coût du travail ».

Cette campagne cherche à exploiter l’inquiétude légitime des salariés dont Plus d’un sur 2 « craint d’être victime du processus de déclassement social ».

En matraquant ce qui serait une solution miracle, le patronat cherche à faire oublier l’essentiel : les banques et les grands groupes peuvent afficher des bénéfices importants et des trésoreries florissantes, alors que la désintégration des filières industrielles, le chômage et la précarisation se poursuivent en Europe.

Le gouvernement met à l’étude différents scénarios en écho à la revendication du Medef, au nom de la compétitivité pour transférer une partie des cotisations sociales sur la CSG ou d’autres assiettes. 20, 30 ou 40 milliards représentants une part du salaire socialisé versée par les entreprises seraient à la charge des ménages consommateurs ou contribuables.

On nous appelle à conclure des accords dit « gagnant-gagnant » qui conjugueraient l’acceptation des salariés à une plus grande flexibilité tout de suite contre la promesse d’un retour à meilleure fortune lorsque cela ira mieux…un jour !

Au delà d’expériences d’entreprises ayant conclus de tels accords en France, toute l’Europe syndicale est témoin des signatures trahies. En Espagne le recul de l’âge de départ en retraite devait éviter la récession, en Italie c’est fiat qui renie sa signature, en Irlande et dans toute l’Europe centrale c’est la hiérarchie des normes qui est piétinée, la Grèce est sur le point de devenir une vaste zone franche de toute réglementation sociale…au nom de la crise.
Les causes du chômage et de la fonte de notre industrie ne sont pas à rechercher dans le coût du travail et les droits sociaux mais dans l’affaiblissement de notre système productif, le vieillissement et la désagrégation du projet collectif qui l’accompagnait.

Le monde de la finance nous fait croire depuis 25 ans que l’on va pouvoir conserver les tâches les plus nobles de recherche et d’innovation et se décharger sur les pays émergents des fonctions plus frustes de fabrication. Le mythe de la « société sans usine » fait toujours des dégâts. Cette stratégie financière de « tronçonnage » des activités productives qui se traduit par des licenciements massifs et nombreux, permet des plus-values à court terme.. Chacun sait pourtant que l’on ne peut bien longtemps dissocier des fonctions de recherche, de production, de formation, qui participent d’un système productif cohérent répondant aux exigences environnementales

Aucun des problèmes économiques structurels, ni le financement des retraites et de l’assurance maladie, ni le rééquilibrage de notre commerce extérieur, ni le besoin de financement de l’état et des collectivités territoriales, ni la question du pouvoir d’achat, ne peuvent être résolus sans une vigoureuse politique de développement industriel et de l’emploi, de lutte contre la précarité.

L’industrie est en pleine transformation sous la pression de mutations technologiques et sociétales profondes. La transition vers un mode de développement « bas-carbone », améliorant l’efficacité énergétique, valorisant le travail et protégeant la santé est devenue décisive. Elle est inséparable de la mise en place de la sécurité sociale professionnelle concrétisant enfin un vrai droit à l’emploi.

La France et l’Europe ont dans l’automobile, l’aéronautique, l’énergie, les matériaux nouveaux, des cartes majeures à jouer. Il y a urgence à ce qu’une loi protégeant des sites comme Aulnay, ou Florange soit adoptée rapidement. Il y a urgence à créer les conditions du financement de nouvelles entreprises assurant le développement de productions stratégiques pour le pays. Un grand pôle public de financement du développement industriel et de l’emploi est nécessaire. Il ne suffit pas pour cela de créer une banque publique d’investissement. L’essentiel est de desserrer la contrainte d’exigences de rentabilité financière imposées par les marchés et les multinationales.

Développer des ressources en emplois et en qualifications doit devenir la priorité. Alors que la démographie fait peser une grave menace sur l’avenir de l’industrie du fait des départs à la retraite, il faut permettre aux ouvriers, techniciens, ingénieurs de garder un emploi et de transférer leurs connaissances jusqu’au moment où ils choisissent de partir à la retraite. Enfin il faut garantir à tous l’accès à la formation car cette hécatombe se conjugue avec un manque de qualifications reconnues.

L’Union européenne est aujourd’hui un espace de mise en concurrence des salariés et des services publics sous une contrainte financière renforcée par le traité. Les règles de solidarité sont réduites au minimum. Le syndicalisme, en France comme dans les différents pays européens, est sur le pont, il sera dans la rue de plusieurs villes de France le 9 octobre pour l’emploi et l’avenir de nos industries.

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PSA: réouverture des négociations sur le plan de restructuration

7 Octobre 2012, 07:14am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 6 Octobre 2012

 

 

 

En visite au Mondial de l'automobile à Paris, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a annoncé la tenue d'une réunion, le 25 octobre, entre la direction et les syndicats de PSA, avec le gouvernement, visant à "rediscuter" le plan de restructuration du constructeur automobile.

"Notre souhait est d'engager une négociation au plus haut niveau" a expliqué Arnaud Montebourg à la sortie d'une réunion d'une heure et demie avec l'intersyndicale du site d'Aulnay de PSA, voué à la fermeture d'ici à 2014 selon les projets annoncés par PSA mi-juillet. Le ministre du Travail, "Michel Sapin, et moi-même piloterons cette négociation tripartite", a-t-il annoncé à un groupe de salariés, précisant que celle-ci réunirait Philippe Varin, le président du directoire de PSA, et "chacun des syndicats représentatifs dans le groupe".

Sont aussi prévues deux autres réunions tripartites début novembre concernant les usines d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Rennes, autre site durement touché par le plan, qui prévoit en tout 8.000 suppressions de postes. La réunion concernant Rennes (où 1.400 postes sont en jeu) aura lieu au cours de la première semaine de novembre à une date encore non précisée, celle sur Aulnay (3.000 suppressions prévues) le 8 novembre.

Le ministre a souligné la nécessité de limiter l'ampleur du plan social autant que possible : "Nous faisons un travail avec vos organisations syndicales pour que le plan social soit strictement proportionné aux nécessités de la relance de Peugeot. Il ne peut pas y avoir de dégâts sociaux, humains, industriels, excessifs", a-t-il affirmé. Mais déjà que PSA accèpte de revenir la table des négociations reste une avancée. "Pour nous, l'objectif, c'est de reformater, de rediscuter, le plan social. Nous voulons également engager Peugeot dans un processus de relance, de reconquête et de remontée".

Réactions syndicales

Au côté du ministre, Tanja Sussest, déléguée du SIA, principale organisation de PSA Aulnay, s'est dite satisfaite de la présence, à la première réunion tripartite, de M. Varin "et non pas du concierge de l'avenue de la Grande Armée". Elle a précisé que des experts des cabinets Secafi, mandatés par le comité central d'entreprise, et ceux nommés par le gouvernement seraient également présents.

Pour le délégué de la CGT d'Aulnay, Jean-Pierre Mercier, ces négociations intervienent "trop tard". "On perd trop de temps. Il faudrait que le plan de licenciements soit bloqué, suspendu, pour qu'on puisse négocier dans des conditions sereines et apaisées".

Il a mis l'accent sur l'importance du rassemblement syndical prévu mardi 9 octobre devant le Salon, où un millier de manifestants sont attendus. "La mobilisation mardi 9 (octobre) de tous les salariés va être très importante dans la construction du rapport de forces pour négocier avec Peugeot et le faire reculer le plus loin possible et pour faire bouger le gouvernement", a-t-il affirmé.

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L’Insee confirme la récession de la zone euro

7 Octobre 2012, 07:10am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Octobre 2012

EconomieMots clés : pouvoir d'achat, insee, récession, économie, conjoncture, zone euro,

 

 

Pour l’institut, 
la zone euro est « l’homme » 
le plus malade de la planète. L’économie française 
serait à l’arrêt et 
le pouvoir d’achat 
en baisse. 
En cause, 
les politiques budgétaires et bancaires restrictives.

Premier enseignement du point de conjoncture présenté hier par l’Institut national de la statistique et des études économiques : dans un environnement économique international atone ou marqué par un ralentissement de l’activité, la zone euro est « l’homme » le plus malade de la planète. Certes, les économistes de l’Institut notent une « nette décélération de l’activité dans les pays avancés au deuxième trimestre 2012 ». Les États-Unis bénéficieraient, eux, d’une « croissance assez soutenue (+ 0,5 % environ par trimestre) » et au Japon, l’activité devrait rester stable. Certes, la croissance des pays émergents devrait ralentir. Mais la conjoncture serait surtout marquée par l’entrée « en récession au troisième trimestre 2012 » de la zone euro « avec une croissance de nouveau négative (– 0,2 %) », après une baisse du même ordre au deuxième trimestre. Le recul de l’activité devrait se prolonger au quatrième trimestre (– 0,1 %).

En cause, en premier lieu, pour l’Insee ce que ses experts qualifient d’une formule politiquement correcte : les consolidations budgétaires en cours, c’est-à-dire les politiques de baisse de la dépense publique et sociale mises en œuvre par les dirigeants de la zone euro. L’Institut pointe les pays du Sud. « Un certain nombre d’États européens, précise-t-il, mettent en œuvre des mesures importantes de réduction des déficits publics (hausse de la TVA en Espagne et en Italie, baisse du salaire des fonctionnaires en Espagne, création d’un impôt foncier en Italie…). Les mesures annoncées pour l’année 2012 représentent ainsi de l’ordre de 3,5 points de PIB en Espagne et 2,5 points de PIB en Italie. »

L’économie française est «à l’arrêt»

Mais il relève aussi un facteur récessif trop souvent ignoré ou minimisé : le fait que « les tensions financières, persistantes dans la zone euro, affaiblissent la transmission de la politique monétaire et rendent difficiles les conditions de financement dans certains pays ». Les restrictions de crédit pratiquées par les banques contribuent au recul de l’activité et au développement du chômage.

Deuxième enseignement : l’Allemagne n’est pas épargnée par ce ralentissement. Certes, « la divergence des trajectoires dans la zone euro s’accentuerait au second semestre » 2012. D’un côté, les pays du Sud continueraient à s’enfoncer et, de l’autre, « l’activité en Allemagne continuerait de progresser ». Mais cette hausse serait outre-Rhin des plus modestes, avec un petit + 0,1 % à chaque trimestre qui s’expliquerait par « la résistance de la consommation des ménages », car, en ce qui concerne les exportations allemandes, elles « subiraient un coup d’arrêt ». Il est difficile d’afficher des joues roses dans un monde qui fait grise mine.

Et la France dans ce monde de brutes ? L’encéphalogramme de l’activité économique est totalement plat. L’économie française est « à l’arrêt ». Au total, sur l’année, la croissance du PIB serait de seulement 0,2 %, contre 0,3 % prévu par le gouvernement lors de l’élaboration du budget rectificatif en juillet dernier. Quatre causes à cette stagnation. Les exportations, en premier lieu, qui seraient freinées par la faiblesse du commerce européen et mondial. L’investissement des entreprises, en deuxième lieu. Il reculerait au second semestre. Les conditions d’octroi de crédit, en troisième, qui certes resteraient stables mais après un durcissement fin 2011. Et enfin et surtout, la consommation des ménages, qui augmenterait de 0,1 % au troisième trimestre et reculerait de 0,1 % au quatrième et, de fait, ne progresserait pas, ne parviendrait à se maintenir que grâce à une baisse du taux d’épargne.

Cette stagnation serait la conséquence de plusieurs facteurs. Du recul de l’emploi : – 22 000 postes de travail au deuxième trimestre, – 31 000 au troisième et – 35 000 au quatrième. Le taux de chômage monterait à 10,6 % fin 2012. De la hausse des prix énergétiques. Des politiques salariales restrictives des entreprises. La progression des salaires réels serait des plus modeste. De la hausse des prélèvements (due pour l’essentiel à la première loi de finances, celle votée par la droite) qui affecterait d’un point les revenus des ménages. Conséquence de tout cela : « Le pouvoir d’achat des ménages reculerait en 2012 (– 0,5 % en moyenne annuelle). » Un tassement particulièrement prononcé au second semestre.

C’est là le dernier enseignement du point de conjoncture de l’Insee : la saignée sociale n’a jamais guéri les malades.

Doutes sur les objectifs 2013
Le projet de budget de l’État soumis aux parlementaires est bâti sur un scénario de croissance de 0,8 % l’an prochain, alors que la plupart des instituts économiques prévoient plutôt un maigre + 0,3 %. Interrogés sur les effets de la stagnation de l’activité au second semestre 2012 sur la croissance à venir, les experts de l’Insee ont indiqué que, pour atteindre 0,8 % de hausse du PIB, il faudrait que celui-ci progresse de 0,3 % chaque trimestre. Difficile à tenir dans un contexte de gel des dépenses publiques et sociales, de recul de l’emploi, de hausse des prélèvements publics et sociaux des ménages (gel du barème de l’impôt sur le revenu, hausse des prélèvements sur les retraites…)

Pierre Ivorra

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Venezuela : Nouveau choc électoral sous tension

7 Octobre 2012, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 5 Octobre 2012

 

 

 

Caracas (Venezuela), envoyée spéciale. Les Vénézuéliens élisent, ce dimanche, leur président. Hugo Chavez, qui brigue un nouveau mandat, est opposé à Henrique Capriles, le candidat néolibéral. En jeu : la poursuite du processus socialiste, à l’œuvre depuis une décennie.

Tractopelle, bétonneuse, échafaud, les abords de Parque Central ne sont qu’un vaste chantier. Édifices ocre, ou encore rouge et gris, des dizaines de bâtiments ont déjà fait leur apparition dans le centre de Caracas. Sur chacun d’eux, un sigle apposé : un grand V de Vivienda, symbole de la grande mission logement du gouvernement d’Hugo Chavez, dont l’objectif est de construire trois millions d’appartements d’ici à 2019.

Le nouveau métrocâble, qui relie le cœur de la capitale vénézuélienne à la cime du quartier San Agustin, passe à proximité de la résidence de Cleiver. Voilà quatre mois que ce jeune barman de dix-huit ans s’y est installé avec son épouse. Aux fenêtres, des affiches de la campagne officielle du président sortant – « cœur de (ma) patrie » –, qui, le 7 octobre, brigue un nouveau mandat. Il y a un an et demi, Cleiver, comme près de 200 000 autres familles, a perdu son logement à la suite de pluies torrentielles qui se sont abattues sur son quartier de Boqueron. Depuis, il était hébergé dans un refuge. « Un jour, on nous a dit que nous allions enfin avoir notre appartement, raconte-t-il. Jamais je n’aurais imaginé habiter dans le centre de la ville car j’ai toujours vécu dans un barrio. » Il suffit de lever le nez pour savoir de quoi il retourne.

La capitale vénézuélienne est surplombée de collines. Au début du XXe siècle, les paysans fuyant la misère, les plus paupérisés de Caracas se sont installés sur les flancs escarpés de ces hauteurs, construisant anarchiquement des habitats précaires. La densité humaine, l’absence d’emplois et de services basiques ont transformé ces lieux en zones de non-droit, d’exclusion sociale. Jusqu’à il y a treize ans. « Nous n’avions rien car tout était privatisé », résume Jessica Cerezo, militante « bolivarienne » du front Francisco de Miranda. « Le peuple n’avait accès ni à l’éducation ni à la santé. Depuis l’accession de Chavez à la présidence, en 1998, le changement est réel. Nous pouvons dire que nous avons une vraie sécurité social. »

«Processus bolivarien»

Avec les dividendes de la rente pétrolière, et la coopération internationale, notamment avec Cuba, les gouvernements d’Hugo Chavez ont mis en place, dès 2002, les missions sociales, des programmes d’accès à la santé, à l’éducation, au logement, à l’alimentation. Elles ont constitué le fer de lance du désormais célèbre « processus bolivarien » avec pour objectif de combler l’abîme social. Le taux de pauvreté est tombé de 49,4 %, en 1999, à 27,8 % en 2010 ; l’analphabétisme a chuté de 9,1 % à 4,9 %, en 2011, selon la Commission économique pour l’Amérique latine de l’ONU (Cepal). Le chômage a été réduit de 27 % à 6,9 %, bien que le travail informel pèse encore près de 40 %. Les salaires ont été sensiblement augmentés. Sur le plan de la démocratie, les conseils communaux ont contribué à réintégrer dans la société les classes populaires qui, hier encore, étaient marginalisées.

En dépit de ces ruptures, le pays n’a pas encore fini de relever la tête. « Il faut renforcer les systèmes éducatif et de santé, changer notre économie pour asseoir notre indépendance et notre souveraineté », estime Jessica. L’amélioration des missions est l’un des enjeux du 7 octobre. Ce n’est pas le seul. La corruption et la bureaucratie, des tares héritées de la IVe République, sont toujours légion.

La lutte contre la criminalité exponentielle est également un défi pour le prochain exécutif. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’opposition de droite et son candidat, Henrique Capriles, ont fait de ce problème leur étendard électoral. « Le peuple est fatigué. Il veut une nouvelle politique de sécurité, de progrès ! » assène Carlos Larmone, habitant de la Fila de Barreche dans la ville-dortoir de Petare, à l’est de Caracas.

L’angoisse qu’engendre la violence cache mal un autre discours. « La distribution de la richesse doit profiter aux Vénézuéliens ! » proclame Orlando Canelones, économiste. « Le pétrole ne doit pas être au service du projet politique de l’actuel président. Il doit, en premier lieu, aider notre population », dit-il en allusion à la coopération cubano-vénézuélienne de vente de pétrole à tarifs préférentiels en échange d’aides dans le domaine de la santé. C’est là l’un des aspects fondamentaux du programme de la droite, qui, en cas de victoire, remettrait en cause les conventions d’intégration régionale.

Confrontation idéologique

« En Amérique latine, le pouvoir est né du fusil, rappelle Roger Capella, ancien ministre de la Santé. Mais l’expérience bolivarienne a démontré que l’on pouvait entreprendre des changements structurels et démocratiques de manière pacifique et démocratique. Ce processus, car on ne peut encore parler de socialisme, a changé le visage du Venezuela et ouvert la voie à un autre rapport de forces sur le continent. La solidarité régionale se jouera aussi dans les urnes, le 7 octobre. » Il n’empêche, le discours de l’opposition séduit. L’écart entre le candidat de la droite, de la Table d’unité démocratique (MUD), et celui du Parti socialiste unifié du Venezuela (Psuv) n’a jamais été aussi serré, selon des sondages contradictoires auxquels on peut difficilement se fier.

Pour Federico Ruiz Tirado, analyste politique et écrivain, le masque doit tomber. « Le pétrole existait hier mais personne ne s’interrogeait sur le pourquoi de la pauvreté », interpelle-t-il en réponse aux diatribes sur les pétrodollars dont abuserait Chavez. « L’opposition veut dénaturer PDVSA (compagnie pétrolière nationale – NDLR), en dépolitisant le rôle de constructeur du processus. Elle veut la replacer dans le giron des intérêts privés. » Pour cet intellectuel, le pays est le théâtre d’une « confrontation idéologique entre deux modèles qui se caractérise par une grande tension ».

Au pied de l’immeuble de Cleiver, les fresques électorales n’ont pas tardé à faire leur apparition. « Pour que nous gouvernions, nous, les pauvres, votons pour Chavez. » Les avenues adjacentes ont été revêtues de milliers d’affichettes socialistes. Hier, aux premières heures de la journée, les militants de la coalition de gauche et les électeurs du président sortant ont commencé à converger vers les grands boulevards, au cœur de Caracas. Un début de marée rouge pour livrer, à trois jours d’un scrutin essentiel, « la bataille parfaite pour la victoire parfaite ».

Élection, mode d’emploi
Dix-neuf millions de Vénézuéliens se prononceront, dimanche, par vote électronique, dans plus de 130 000 bureaux, pour départager les candidats en lice. Le président socialiste Hugo Chavez et son principal adversaire de droite, Henrique Capriles, ont fait la course en tête des sondages, dépassant de loin les candidatures de l’évangéliste Luis Reyes Castillo, du trotskiste Orlando Chirino ou encore de Maria Josefina Bolivar et Reina Maria Sequera, Yoel Acosta Chirinos s’étant, lui, désisté en faveur de Chavez.

Cathy Ceïbe

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Copé : « Des histoires de cour d’école pour servir un discours communautariste »

7 Octobre 2012, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

 

Copé : « Des histoires de cour d’école pour servir un discours communautariste »

 

Jean-François Copé a un problème. Il a sans doute dû se faire voler son goûter par un plus grand que lui dans la cour de récréation. Peut-être est-ce cela qui l'oppose aujourd'hui à François Fillon.
Aller chercher des histoires de cour d'école pour servir un discours communautariste aux relents racistes montre à quel point la droite en général et Jean-François Copé en l'occurrence sont prêts à tout pour masquer leurs graves responsabilités dans la situation que connaît notre peuple. On lui rappellera au passage en cette période de crise qu'il ferait bien de se préoccuper de ceux qui ne peuvent pas se payer un pain au chocolat plutôt que de disputes puériles. Attiser de nouvelles guerres de religion est indigne d'un responsable politique.
 
Si nous le comprenons bien, il s'agit d'aller faire du gringue à l'extrême droite et de continuer à protéger les saigneurs de la finance qui se délectent de la guerre des pauvres, dont on a vu moult exemples ces derniers temps. Il nous trouvera face à lui pour rassembler tous ceux et celles qui en ont assez qu'on avilisse ainsi les êtres humains et qui veulent de vraies solutions. Monsieur Copé, nous vous enverrions bien au piquet, mais vos propos sont autrement plus graves que cela. Ils sont une insulte à la République et à la laïcité !6 octobre 2012

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Venezuela : une marée rouge a envahi le centre de Caracas

6 Octobre 2012, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 5 Octobre 2012

 

 

 

Venezuela, envoyée spéciale. A trois jours de l’élection présidentielle, les soutiens d’Hugo Chavez sont sortis dans Caracas par centaines de milliers, malgré la pluie battante, manifester leur soutien au président sortant.

Et le déluge fut. Sur l’avenue Bolivar, la Lecuna, la Mexico, la Urdaneta, les forces armées… Une marée rouge a envahi, hier, les sept principales artères du centre de Caracas. Sept, comme le 7 octobre, jour de l’élection présidentielle, où leur candidat, le président sortant Hugo Chavez, brigue un nouveau mandat. Combien étaient-ils à patienter en dépit d’une pluie diluvienne ? Des centaines de milliers ? Un million, voire plus ? Quoi qu’il soit, ce fut une démonstration de force impressionnante à même de démentir les propos du principal concurrent de Chavez, le candidat néolibéral, Henrique Capriles, qui, quatre jours plus tôt, dans ces mêmes lieux, avait déclaré que sa marche était la plus importante de toute l’histoire du Venezuela. «  Cette avalanche qui a traversé tout le pays ces dernières semaines, nous devons la transformer en une avalanche  de votes dimanche prochain », a lancé Hugo Chavez sous une cascade d’eau.

Ce 7 octobre, « nous jouons la vie du Venezuela (…) Entre nos mains  nous ne perdrons pas le futur de la patrie », a précisé le candidat du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), avertissant ainsi quant aux enjeux du scrutin dont l’issue s’annoncerait serrée, selon des sondages très controversés. « Le Venezuela était un pays affamé, a poursuivi, Hugo Chavez. Aujourd’hui, il n’y a plus de faim grâce à la révolution ». Le président sortant a par ailleurs rappelé qu’au cours de ces dix dernières années la pauvreté a été réduite de moitié et, dans la foulée, assuré que « ce chiffre devait être réduit de moitié », en référence aux programmes sociaux de ses deux derniers mandats et des grandes « missions » à venir. 

Aux premières heures de la journée, par petits groupes, les avenues se sont peu à peu remplies dans une ambiance festive et revendicative. « Nous devons beaucoup à ce président », déclare Germaris, militante des campements pionniers qui travaillent à la construction de logements «  communautaire ».  « C’est grâce à ces politiques que les aides en direction des femmes et des personnes âgées ont vu le jour, poursuit-elle. Vingt-deux universités ont été créées, le réseau de distribution alimentaire, Mercal ». Et demain en cas de réélection ? « J’attends beaucoup de choses ; elles sont toutes positives », s’enthousiasme Germaris au milieu d’une foule diverse et colorée.

Sous les slogans, les cris, les drapeaux, et les applaudissements, le président Chavez a fendu, à bord d’un véhicule, cette manifestation considérée comme l’une des plus importantes du pays, en dépit d’une météo capricieuse. Plus d’un y ont vu un signe : des trombes d’eau avaient accompagnées la victoire d’Hugo Chavez, lors de la précédente élection présidentielle, en 2006, qu’il avait remporté avec plus de 62%.  

Cathy Ceïbe

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Pour notre santé, le changement c’est urgent !

6 Octobre 2012, 07:20am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Quelles sont les conséquences de la loi Bachelot-HPST?

 

Jean-Luc Gibelin

 Jean-Luc Gibelin : Cette loi a marqué un tournant dans la privatisation de la santé, dans la mise en concurrence entre les structures. Elle a banalisé les différences entre public et privé, elle a installé un pouvoir technocratique absolu avec les Agences régionales de santé (ARS). Elle a accéléré les restructurations et a été une période de fermetures d'activités dans l'essentiel des établissements de santé en France.

Il faut vraiment tourner la page. Il faut un moratoire immédiat sur la mise en œuvre de cette loi et le lancement d'un grand débat démocratique pour en construire une nouvelle. Il n'est pas possible de continuer avec les ARS, de laisser se poursuivre les restructurations.

 

Comment peut on améliorer le système de la santé?

 

Jean-Luc Gibelin : Il est indispensable que le changement se concrétise. Il faut donc arrêter la mise en œuvre des lois décidées par le gouvernement précédent. Un moratoire immédiat et l'engagement d'un grand public pour construire de nouvelles lois sont plus que jamais d'actualité ; c'est vrai pour la loi Bachelot, pour celle sur la psychiatrie et les soins sans consentement, sur la réforme des retraites, etc. .... Pour la perte d'autonomie, c'est bien que la ministre dise que l'assuranciel sera exclu mais il faut aller vraiment vers une prise en charge par la sécurité sociale.

Pour tous les moments de la vie, pour combattre le renoncement aux soins, le remboursement à 100% des soins prescrits par la sécurité sociale est une urgence.

Il faut revenir aux principes fondateurs d'Ambroise Croizat.

Face à la situation dramatique rencontrée par la jeunesse, nous proposons d'aller immédiatement vers un remboursement par la sécurité sociale à 100% pour les jeunes jusqu'à 25 ans et 30 ans pour les étudiants.

La question du financement de la protection sociale est une des questions centrales de cette période. Nous considérons que l'assisse de ce financement doit être sur la cotisation. C'est la logique de la gestion par ses financeurs qui nous amène ainsi à exiger le retour à des élections pour les conseils d'administration de la sécurité sociale financée par les cotisations. Les autres pistes plus ou moins annoncées (CGS, taxe écologique, etc.) épargnent les employeurs et la finance. Nous proposons d'avoir une modulation des cotisations employeur pour mettre plus à contribution les entreprises qui favorisent les revenus financiers au détriment du développement de l'emploi qualifié et de la formation. Nous avançons aussi la proposition d'une cotisation sur les revenus financiers des entreprises.

 Pour notre santé, le changement c’est urgent !

Il est important que ce débat soit l'affaire du plus grand nombre. Il n'est pas acceptable qu'il soit clos avant d'avoir débuté à force de matraquage idéologique sur la fiscalisation de ce financement. Au contraire, nos propositions avec l'intervention des salariés, avec le contrôle démocratique des ayant-droits à la santé, sont des gages d'un saut qualitatif réel en terme de démocratie sanitaire.

Le collectif « Notre santé en danger » dans lequel les communistes sont pleinement à l'aise, appelle à une semaine de mobilisation début octobre en lien avec d'autres organisations européennes. Il y aura une manifestation le 6 octobre à Varsovie et une à Paris en direction de Matignon. Le mot d'ordre est : « pour notre santé, le changement, c'est urgent ! » Ce sera un prolongement de la mobilisation du 30 septembre.

Alors, oui, prenons le pouvoir sur l'argent, gérons démocratiquement la sécurité sociale du 21ème siècle !  

 

Crise économique, crise européenne, crise sanitaire Même Coupable... LE CAPITAL !!!!!!!!!!

 

Pour notre santé, le changement c’est urgent !

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Abandon de la taxation des revenus de cessions d'actifs : le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat

6 Octobre 2012, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

 

Abandon de la taxation des revenus de cessions d'actifs : le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat

 

Le soudain recul du gouvernement sur la taxation des revenus de cessions d'actifs est un signe fort de soumission adressé au patronat. Lorsque ses intérêts sont touchés, le patronat montre les dents et le gouvernement plie. Il aura suffit que quelques personnalités du monde de l'entreprise inondent les médias de leurs angoisses fiscales pour que le gouvernement lâche sur une des seules mesures du projet de loi de finance pour 2013 qui s'attaque aux revenus du capital. Le gouvernement s'est fait pigeonner par le patronat. C'est désolant, d'autant que l'on n'a pas vu le gouvernement agir avec la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA ou de Doux !

Le patronat ne fera pleurer personne sur le sort de ces "investisseurs", dont la plus grande partie utilise un système fiscal particulièrement avantageux pour "optimiser" à la baisse leurs devoirs fiscaux à l'égard du pays en spéculant à la revente sur les actifs des entreprises qui marchent. Cet abandon en rase campagne illustre les insuffisances d'une politique gouvernementale crispée par la rigueur budgétaire et fiscale, qui refuse d'aborder de front la question de la relance économique par l'investissement, notamment public, et du rôle des banques et du crédit comme levier pour y parvenir.

 

 

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Traité budgétaire européen : Remède ou aggravation de la crise ?

5 Octobre 2012, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

 

L’assemblée citoyenne du Front de Gauche lance son université populaire VENDREDI 5 OCTOBRE 2012 À 19 H

 Contact : assembleefrontdegauche.stv@gmail.com - Facebook : fdg sevrantremblayvillepinte - Internet : www.assembleefrontdegauche-stv.com

Traité budgétaire européen : Remède ou aggravation de la crise ?

 Attaque contre les États et les services publics, absence de référendum et remise en cause de la démocratie, soumission aux actionnaires et à la finance…

 

> Quelles alternatives pour une Europe démocratique au service de l'emploi, du progrès social et écologique ?

Animée par Bernard TEPER économiste, membre d’ATTAC et co-animateur du réseau d’éducation populaire

En présence de François ASENSI député Front de gauche de Sevran-Tremblay-Villepinte

 

Suivi d’un pot partagé : chacun amène ce qu’il veut/peut et le partage !

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