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La France décroche son 13e Nobel de Physique, avec Serge Haroche

10 Octobre 2012, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

Une photo montrant des travaux de Serge Haroche et David Wineland, lauréats du prix Nobel de Physique.

 - le 9 Octobre 2012

 

Mots clés : Prix nobel, physique,

 

 

Le chercheur, spécialiste de physique quantique, a été récompensé en compagnie de l’Américain David Wineland.

« Quelle plus belle fierté pour un enseignant de voir l’un de ses élèves connaître un destin exceptionnel. C’est ce qui est arrivé ce matin avec Serge Haroche, lauréat du prix Nobel de Physique 2012. » C’est ainsi que François Hollande a salué, ce mardi, lors de son discours sur l’école, la prestigieuse distinction obtenue par le chercheur français, co-lauréat aux côtés de l'Américain David Wineland.

Les deux scientifiques ont été récompensés pour « leurs méthodes expérimentales novatrices qui permettent la mesure et la manipulation des systèmes quantiques individuels ». « Les lauréats ont ouvert la voie à une nouvelle ère d'expérimentation dans la physique quantique en démontrant l'observation directe de particules quantiques individuelles sans les détruire », précise le communiqué de l'Académie royale des Sciences de Suède. Il s’agit du 13e Prix Nobel de Physique décroché par un Français (lire notre encadré), après Albert Fert en 2007, Georges Charpak en 1992, ou encore, il y a plus d’un siècle, Pierre et Marie Curie en 1903, deux ans après la création des Nobel.

« J'ai été très surpris, je suis complètement abasourdi par ce qui m'arrive depuis une demie-heure, je ne m'y attendais pas vraiment », a réagi Serge Haroche sur RTL. « Je l'ai appris par téléphone dans la rue, j'ai dû m'asseoir pour digérer la nouvelle », ajoute le lauréat, qui travaille au département de Physique de l'Ecole normale supérieure et est depuis peu administrateur au Collège de France.

Né le 11 septembre en 1944 à Casablanca, Serge Haroche a été chercheur au CNRS, Maître de Conférences à l'École Polytechnique, professeur à l'Université Paris VI et membre de l'Institut de France. Il a également enseigné pendant neuf ans à l'Université de Yale, aux États-Unis. Marié et père de deux enfants de 24 et 20 ans, ce fervent défenseur de la recherche fondamentale a toujours plaidé pour un CNRS fort et pour une meilleure rémunération des jeunes chercheurs.

Comme Serge Haroche, David Wineland, né en 1944, a travaillé dans le domaine de l'optique quantique, « étudiant l'interaction fondamentale entre la lumière et la matière », selon le comité Nobel. Les deux chercheurs se partageront la récompense attribuée par le comité Nobel, soit de 929.000 euros.

  • Les treize lauréats français du prix Nobel de Physique :

 - 1903: Antoine Becquerel, Pierre Curie, Marie Curie

- 1908: Gabriel Lippmann

- 1926: Jean-Baptiste Perrin

- 1929: Charles Louis Victor de Broglie

- 1966: Alfred Kastler

- 1970: Louis Néel (conjointement avec Hannes Alfven, Suède)

- 1991: Pierre-Gilles de Gennes

- 1992: Georges Charpak

- 1997: Claude Cohen-Tannoudji

- 2007: Albert Fert

- 2012: Serge Haroche (conjointement avec David Wineland, USA)

Alexandre Fache

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Les 3 % de déficit inatteignables en 2013, selon le FMI

10 Octobre 2012, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 9 Octobre 2012

 

 

 

Le FMI estime que la faible croissance attendue l’an prochain aura un effet sur le déficit public, qui atteindrait 3,5 % du PIB au lieu des 3 % prévus par le gouvernement. Une hypothèse qui conforte les doutes sur la priorité absolue donnée à la réduction des déficits, au moment où les députés votent sur le traité budgétaire d’austérité renforcée.

Les craintes exprimées ces dernières semaines par certains responsables socialistes, comme Claude Bartolone ou Jean-Christophe Cambadélis, sur l’infaisabilité d’une réduction des déficits publics à 3 % du PIB dès l’an prochain, sont confirmées par les dernières prévisions du Fonds monétaire international. Selon l’institution, la France afficherait un déficit public de 3,5 % en 2013, et de 4,7 % en 2012, contre 4,5 % espérés par le gouvernement. En cause, une révision à la baisse de la croissance par rapport aux hypothèses sur lesquelles se fonde le ministère des Finances pour établir ses prévisions de recettes fiscales et de dépenses. Pour la France, le FMI prévoit désormais une croissance économique de 0,1 % cette année contre 0,3 % attendu par le gouvernement, et surtout de 0,4 % seulement en 2013, moitié moins que le chiffre retenu dans le projet de loi de finances (0,8 %).

En conséquence, le FMI table sur des recettes fiscales moindres qu’espérées l’an prochain, ayant pour effet de faire repartir à la hausse le déficit budgétaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement Ayrault qui a tout fait pour convaincre les députés PS récalcitrants de voter, cet après-midi, le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Celui-ci prévoit en effet un seuil de déficit maximal autorisé de 0,5 % du PIB : une contrainte qui paraît d’ores et déjà hors d’atteinte en temps de croissance très faible, voire nulle comme ce fut le cas lors des trois derniers trimestres.

Le 23 septembre, Claude Bartolone, président PS de l’Assemblée nationale, pourtant favorable au traité budgétaire, avait déjà plaidé pour un assouplissement des objectifs de réduction des déficits, estimant que celui de 3 % pour l’an prochain est « intenable ». Pour lui, il appartient à la Commission européenne (qui contrôle que l’Etat se soumet bien à ses obligations, selon l’article 8 du TSCG) « de dire qu’on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas ». Mais un problème demeure : le traité que doivent voter les députés cet après-midi ne prévoit pas cette éventualité, contrairement à ce que ses défenseurs prétendent. En effet, il stipule qu’« un mécanisme de correction est déclenché automatiquement si des écarts importants sont constatés par rapport à l'objectif », avec « l'obligation » de « mettre en œuvre des mesures visant à corriger ces écarts » (article 3, paragraphe 1, point e du TSCG), « y compris en cas de circonstances exceptionnelles » (article 3, paragraphe 2) comme une « grave récession économique » (article 3, paragraphe 3, point b).

En clair, si le scénario du FMI se vérifie, la Commission sera fondée à demander de nouvelles mesures d’austérité à la France plutôt que de lui accorder un peu d’oxygène pour relancer son économie. Au-delà, les prévisions du FMI confirment ce que de nombreux économistes redoutent : à savoir que l’austérité pèse sur la croissance qui pèse à son tour sur les comptes publics. Après les deux plans d’austérité Fillon l’an dernier, et malgré l’effort sans précédent annoncé par le gouvernement de 30 milliards d’euros pour ramener le déficit à 3 % pour 2013, ce dernier ‘‘déraperait’’ à nouveau. C’est ce que disent à leur façon Éric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau, de l’OFCE. Dans leur note de juillet 2012 sur « l’évaluation du projet économique du quinquennat », ils rappelaient en effet que « les résultats que l’on peut attendre d’une politique qui comporte une forte restriction budgétaire (puisque l’on réduit les déficits publics) dépendent largement de la valeur du ‘‘multiplicateur budgétaire’’, indicateur qui mesure l’effet sur le PIB des mesures budgétaires. » En d’autres termes, ils soulignaient l’impact, trop souvent négligé, que produit une restriction des dépenses sur la croissance économique, et les conséquences que cela entraîne sur les recettes fiscales, et donc sur le niveau des déficits publics.

 

  • Lire aussi :

 

La France entre en zone rouge
Jean-Vincent Placé : « Ce traité va boucher toute perspective de croissance »
Déficit public : les Français prêts à se serrer la ceinture

 

Sébastien Crépel

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Les revendications de la CGT sur l'emploi plébiscitées

10 Octobre 2012, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 9 Octobre 2012

 

 

Si elle n’est certainement pas sans effet, la formidable offensive déclenchée par le patronat, à la faveur de la crise, pour imposer de nouveaux reculs sociaux, au nom de la compétitivité et du coût du travail, ne doit pas faire illusion. Les résultats de plusieurs enquêtes d’opinion récentes montrent à la fois que la médecine préconisée par Mme Parisot et ses amis du Medef est largement désavouée, et que les propositions de mesures visant à permettre aux salariés et à la puissance publique de peser sur les choix des entreprises sont, elles, massivement soutenues.

Selon un sondage Ifop publié dimanche dans Sud-Ouest, sept Français sur disent ainsi opposés à une baisse du coût du travail, se traduisant par un allègement des cotisations patronales, qui serait compensée par une hausse de la CSG payée par les Français sur leurs salaires et leurs retraites. L’argument massue du patronat et des libéraux, selon lequel le chômage trouverait sa source dans un coût du travail trop élevé –thèse qui omet systématiquement le poids du coût du capital, dont l’augmentation a été quasi-exponentielle ces dernières décennies-, est donc clairement mis en question.

L’autre grand remède préconisé par le Medef, qui en a fait l’un de ses objectifs majeurs dans la négociation sur la "sécurisation de l’emploi" engagée la semaine dernière, n’est pas mieux accueilli. 61% des Français jugent en effet comme "une mauvaise chose" l’idée de "flexibiliser les contrats de travail, en permettant aux employeurs d’embaucher et de licencier plus facilement" (37% y voyant une "bonne chose"), d’après une enquête de Harris Interactive, réalisée pour la CGT.  Après trente ans d’expérience de la précarisation de l’emploi, sous diverses formes (du CDD à l’intérim et au temps partiel, en passant par la rupture conventionnelle, qui permet de contourner le licenciement par une rupture de contrat soi-disant amiable), les Français n’en redemandent pas. Mieux : ils adhèrent fortement à une série de propositions défendues par la CGT au titre de la lutte contre le chômage. Il s’agit d’abord, pour 95% des sondés, d’"investir davantage dans la recherche et la formation des salariés". Mais aussi, pour 91%, de "conditionner les aides accordées aux entreprises à la création d’emplois". Rappelons que ce pactole s’élève, de source officielle, à quelques 170 milliards d’euros de fonds publics, distribués chaque année pratiquement sans contrôle et, surtout, sans véritable contrepartie. Lors de la "grande conférence sociale", la centrale de Bernard Thibault a réclamé, et obtenu, qu’une évaluation de l’efficacité de ces aides soit effectuée. Lancée tout récemment, les résultats de cette étude sont très attendus.

Troisième revendication cégétiste – qui fait l‘objet d’une proposition de loi déposée par les députés Front de gauche-, l’interdiction des licenciements dans les entreprises réalisant des bénéfices recueille également un large assentiment (73% de « pour », 25% de « contre »). De Sanofi à Mittal, groupes dont les profits se chiffrent en milliards d’euros, la liste est longue des cas de "plans sociaux" où cette mesure s’appliquerait aujourd’hui. Il est à noter qu’on observe assez peu de différence d’opinion selon la catégorie sociale, la proximité syndicale (CGT,CFDT, CFTC, ou FO) ou même de la proximité politique. Les électeurs de Sarkozy à la présidentielle se distinguant toutefois en approuvant le plus l’idée d’une flexibilité accrue des contrats de travail.

Le deuxième volet de l’enquête de Harris Interactive ne manque pas non plus d’intérêt. Interrogés sur les "moyens d’améliorer la situation des salariés", les Français placent en tête (à 92%) le conditionnement des aides publiques à la création d’emplois et à la dynamique salariale. En second lieu, ils adhèrent (à 81%) à  l’idée de "faire évoluer le financement de la protection sociale en mettant à contribution les revenus du capital". De même approuvent-ils (à 64%) une revendication reprise, peu ou prou, par l’ensemble des syndicats dans la négociation sur l’emploi : "augmenter les cotisations sociales patronales pour les emplois précaires (stages, CDD, etc) afin de dissuader les entreprises d’avoir recours à ce type de contrats". Ils appuient enfin la proposition de "moduler les cotisations sociales en fonction de la politique en matière d’emploi et de salaires (comme par exemple les augmenter lorsque les entreprises licencient des salariés ou gèlent leurs salaires)". Un dispositif de bonus-malus, en somme, qui pourrait enclencher un cercle vertueux dans le gestion des entreprises, et, au final, augmenter le financement de la Sécurité sociale, étroitement dépendant de l’évolution de l’emploi et des salaires.

Au total, une photographie de l’opinion qui ne peut qu’encourager à poursuivre la mobilisation, après la journée d’action cégétiste de mardi pour la défense de l’emploi et de l’industrie.

Yves Housson

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La mobilisation de la CGT met la pression sur le gouvernement et le patronat

10 Octobre 2012, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 9 Octobre 2012

 

 

La centrale syndicale seule a mobilisé 90 000 manifestants à Paris et à Marseille, Rennes, Toulouse, Epinal, Belfort Bordeaux, Lyon, Le Havre et Clermont-Ferrand, pour la défense de l'industrie et de l'emploi. Retour sur cette journée de mobilisation.

Cette journée est "un avertissement", à la fois aux "pouvoirs publics et au patronat" et "une mobilisation pour obtenir des négociations qui sécurisent l'emploi", a lancé Bernard Thibault. Il ne faut "pas s'en remettre au seul terrain de la négociation", a prévenu le leader cégétiste pour qui il faut faire pression sur le gouvernement afin qu'il adopte rapidement une loi empêchant les licenciements abusifs, une demande pourtant approuvée par trois Français sur quatre, selon un sondage Harris Interactive (lire à ce propos : Les revendications de la CGT sur l'emploi plébiscitées). 

"En France, les salariés ont manifesté ce 9 octobre, leur solidarité et leurs convergences avec les travailleurs en lutte en Grèce, au Portugal, en Espagne… Le monde du travail, partout en Europe, se rassemble et fait entendre sa voix contre les politiques d’austérité généralisées par le Traité Européen. […] La CGT se félicite de cette forte mobilisation pour l’emploi et l’avenir de nos industries, pour une Europe Solidaire et sociale et pour une réponse aux urgences sociales" a réagi le syndicat dans un communiqué.

A 17 heures, les manifestants arrivent à Montparnasse. Sous le ballon de la CGT, Stéphane Bendotti du CEA, profite de la manif pour se plonger le livre de Patrick Le Hyaric sur le pacte budgétaire européen. Lire dans un cortège ? "Nous ne sommes pas assez informés sur le traité européen, confie ce chercheur. Aujourd'hui, nous manifestons pour l'industrie et contre les politiques d'austérité en général, mais il faut se battre plus directement contre ce texte qui est adopté aujourd'hui à l'Assemblée nationale et qui va encore plus nous verrouiller."

Le Front de gauche est également présent à la manifestation et a répondu l'appel de la CGT et de la Fédération Européenne de l'Industrie, l'emploi et les enjeux industriels. Jean-Luc Mélenchon mais aussi le PCF, avec Pierre Laurent et Patrick Le Hyaric sont derrière les organisations syndicales. Un point commun du Front de gauche est monté sur la place Denfert-Rochereau.

16h30 : Les Petroplus de Petit-Couronne (seine-Maritime) ont fait le voyage à cinquante. Leur sort est suspendu à la décision que prendra le tribunal de commerce de Rouen le 16 octobre prochain. La société Netoil a reçu l'appui du gouvernement pour boucler à temps son projet de reprise, explique Jean-Luc Brouté de la CGT. L'activité de la raffinerie a repris en juin sou l'impulsion des salariés. "En septembre, on a même fait des bénéfices, souligne le délégué. Si les pétroliers n'en faisaient pas, c'est qu'il y avait un problème de détournement d'argent."

16 heures : Derrière la fermeture d'Aulnay et la liquidation de milliers d'emplois dans tout le pays, le sort de la recherche et développement dans le groupe PSA mobilise également dans les rues de Paris. "Dans le milieu des ingénieurs, on discute pas mal de la situation, témoigne le délégué Cgt du centre R&D de la Garenne. Le plan est gelé tant que le rapport d'expertise n'est pas présenté au comité central d'entreprise, mais la direction cherche à démotiver tout le monde pour obtenir quoi qu'il arrive les 10% de suppression d'emplois à la fin de l'année: 200 salariés en moins sur 2600! Et ceci dans un contexte où, l'année dernière,  700 prestataires extérieurs nous ont déjà quittés... Pour l'heure, on ne voit pas bien ce que le gouvernement fait, avec ses réunions tripartites! Si on sacrifie la recherche, c'est tout le groupe qui sera condamné à moyen terme."

15h30 : Une vingtaine de métallos liégeois, eux aussi victimes de l'appétit de profits insatiables de Mittal, sont présents dans le défilé. Fabian, délégué FGTB, ne voit pas Florange survivre sans ses hauts-fourneaux: "Il faut des sites intégrés avec une filière à chaud et une à froid. On le voit bien chez nous à Liège, Mittal est en train de liquider les hauts-fourneaux et de licencier 595 salariés... On ne peut le laisser démanteler toute la sidérurgie en Europe de l'Ouest."

Les salaries de Disney sont également présents, car "1 emploi supprimé dans l'industrie c'est 2 emplois perdus dans le commerce et les services", explique l'un de leurs porte paroles.

La mobilisation est également un succès en province. A Rennes, près de 4000 manifestants ont pris le départ à 14 heures de la place de la gare, après les interventions des travailleurs de PSA, STX, Technicolor, la poste et de l’éducation nationale.

Ils étaient 7000 à Bordeaux ce matin à 11 heures, autant à Lyon, avec la présence remarquée  des salariés de Renault-Trucks, d'Arkema, de Rhodia et d'ArcelorMittal. "La solution à la crise et le retour à une croissance soutenue ne se trouvent pas dans l'abaissement du coût du travail, mais dans l'urgence de s'attaquer au coût du capital" a dit Bruno Bouvier, secrétaire régional de la CGT Rhône-Alpes.

A Marseille, plusieurs milliers de manifestants ont défilé en fin de matinée sous des banderoles clamant le "refus des plans de rigueur". On a été agacé par le recul du gouvernement devant le Medef. C'est clairement un premier avertissement au gouvernement pour lui rappeler le rapport de force dans ce pays", a affirmé la secrétaire générale de la CGT locale, Mireille Chessa.

15 heures : La journée de mobilisation pour l'emploi est "une réussite" affirme Bernard Thibault. Rien qu’à Paris, "des dizaines de milliers de manifestants ont répondu à l'appel de la CGT". Et effectivement il y a foule ! Le cortège s'étire. Quand les premiers s'approchent de Montparnasse, les derniers commencent  à peine à descendre l'avenue des Gobelins.
Pour Bernard Thibault, cette journée "est une alerte à l'égard des pouvoirs publics et du patronat" alors que "la situation rend chaque jour plus gravissime l'état de l'appareil industriel."

 

14h30 : Une vingtaine d'ex-salariés, dont une majorité de femmes, de Sodimédical ont fait le déplacement. "La liquidation judiciaire a été prononcée le 18 septembre, mais on n'est toujours pas payés, s'insurge Angélique Debruyne, une des porte-paroles de cette lutte emblématique. Maintenant, nous demandons au gouvernement de payer les reclassements et tout le reste, puisqu'ils n'ont pas voulu aller chercher l'argent dans les poches du groupe Lohman&Rauscher comme la justice le demandait. C'est absurde parce qu'ils vont chercher des sous partout, sauf là où ils le peuvent dans des groupes comme le nôtre! Mais on continue, on ne va pas se laisser faire!"

 

"On a été accueilli ce matin comme des malpropres au salon de l'auto. Même sous Sarkozy on n'a pas connu ça. Alors on se fait encore entendre cet après midi. On ne nous fera pas taire" rapporte un salariés de Doux. 

14 heures : la manifestation se met en branle vers Montparnasse, Bernard Thibault en tête de cortège

 

 

 

13h55 : Parvenus à la tête du cortège, les ouvriers d'ArcelorMittal Florange scandent, non sans succès: "Hollande, qu'est-ce qu'tu glandes?"

13h45 : Tous les salariés en lutte arrivent Place d'Italie. Venus en nombre de la vallée de la Fensch, les sidérurgistes d'ArcelorMittal à Florange (Moselle) tombent nez à nez sur leurs cousins de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), vêtus de leurs toujours spectaculaires tenues de fondeurs. 

13h30 : La manifestation se prépare à partir. L'union des syndicats des travailleurs de la métallurgie est en tête de cortège. Derrière, les ouvriers de Général motors Strasbourg crient "Montebourg on est les prochains". En tête de manifestation également, les syndicalistes Didier Le Reste et Nadine Prigent.

13 heures : Place d'Italie, Bernard Thibault arrive.

11 heures : Plusieurs centaines de salariés de différentes entreprises du secteur automobile, dont PSA, mais aussi des Licenci'elles, ArcelorMittal, Goodyear, Continental ou encore Fralib, sont rassemblés devant le Mondial de l'automobile à Paris. Ils ont tenté de pénétrer dans le salon, mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. "On a décidé de se battre, de faire front commun face à nos patrons", dit Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT de PSA Aulnay. Lire à ce propos : Au Salon de l’auto pour "se battre contre ces prédateurs que sont Mittal, Peugeot et les autres".

10 heures : Le port du Havre est complètement paralysé par l’appel à la grève de la CGT. Le mouvement est suivi par la totalité des 2.400 dockers et par une grande partie des 1.200 agents portuaires. Ce mouvement concerne d'autres ports en France, vise à défendre l'emploi à l'échelle européenne. Les dockers et les agents portuaires grévistes devaient participer en fin de matinée à une manifestation interprofessionnelle dans les rues du Havre aux côtés notamment des hospitaliers et des territoriaux.

  • La carte de France des manifestations

L’UNEF a annoncé sa participation à la journée d'action et sera dans la rue le 9 octobre : les jeunes attendent plus du gouvernment. L’UNEF participe à la manifestation du 9 octobre pour l’emploi, appelée par la Fédération Européenne de l’Industrie. La situation des jeunes sur le marché de l’emploi n’a jamais été autant critique. Avec 23% de chômage, les jeunes sont les principales victimes de la crise. Lire le communiqué

Bernard Thibault disait hier dans l'Humanité, sur la nécessité de cette journée : "Le patronat est à l’offensive, il faut en être conscient. Toute idée de réforme concernant les entreprises est l’objet de pressions 
extrêmement fortes. Les mobilisations, dont les manifestations de mardi, celles du 11 octobre pour les revendications des retraités, visent à faire contrepoids face à cette pression patronale. Nous ne sommes pas sur des mobilisations antigouvernementales, mais sur des mouvements destinés à faire en sorte que les décisions politiques soient conformes aux attentes des salariés. J’irai jusqu’à dire que plus nous aurons de mobilisations, plus cela aidera le gouvernement à prendre des décisions conformes aux attentes exprimées au mois de mai dernier 
dans les urnes." Lire la suite

Stéphane Guérard, Thomas Lemahieu, Pierre Duquesne et Pierric Marissal

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Plan Hollande sur l’éducation : difficile de passer des intentions aux actes avec une politique d'austérité

10 Octobre 2012, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

 

Plan Hollande sur l’éducation : difficile de passer des intentions aux actes avec une politique d'austérité

 

François Hollande a exposé aujourd'hui les grands axes de sa politique éducative. On ne peut que se féliciter de l'importance accordée à l'école et des objectifs ambitieux qui ont été affichés : non seulement lutter contre l'échec scolaire, mais bien assurer la réussite de tous et construire l'école de l'avenir. On se réjouit encore de voir le président reprendre à son compte des propositions portées depuis longtemps par les organisations syndicales : scolarité des moins de 3 ans, plus de maîtres que de classes en primaire... Et quand François Hollande affirme la nécessité d'une refondation de l'école, nous disons : chiche !

Mais que deviendront dans les faits ces propositions face aux exigences des marchés financiers ? Comment seront-elles mises en œuvre si la France est condamnée à l'austérité par la ratification du pacte budgétaire européen ? Le PCF, avec tous les acteurs de l'éducation et l'ensemble des citoyens, saura rester vigilant pour que les bonnes intentions ne tournent pas court.

L'idée que les devoirs des élèves doivent être pris en charge sur le temps scolaire a ainsi de quoi séduire : elle semble rompre avec le transfert des missions d'éducation du service public vers les familles et les collectivités locales. Elle va dans le sens de la prise en charge de l'ensemble des apprentissages nécessaires à la réussite des enfants par le service public d'éducation nationale...  à condition que cette aide aux devoirs soit bien assurée par des enseignants sous statut de la fonction publique et sur leur temps de service, et non par des précaires ou des associatifs, payés par l'établissement ou la collectivité territoriale. 

François Hollande répond à l'exigence d'un pré-recrutement des enseignants, permettant d'attirer plus de jeunes vers le métier et de leur assurer de bonnes conditions de formation, par des "emplois d'avenir professeurs" : des contrats de droit privés. Ces emplois vont obliger l'étudiant à travailler tout en finissant son master et en préparant son concours... Une mission impossible, qui ne peut que nuire à la formation. Déjà, l'ambition est sacrifiée aux exigences budgétaires. Déjà, le gouvernement remplace les grandes réformes par du bricolage, faute de vouloir y mettre les moyens nécessaires.

L'école a besoin de moyens nouveaux, mais tout n'est pas question de moyens. Et au-delà des difficultés budgétaires, le projet présenté par François Hollande a de quoi inquiéter. Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d'enfants, il faudra du temps. De ce point de vue, le retour annoncé à la semaine de 9 demi-journées est une bonne chose. Mais il ne doit pas servir de prétexte à la réduction du temps scolaire, sous prétexte de rythmes. Nos enfants n'ont pas besoin de moins d'école, mais de plus et mieux d'école. 

Si les objectifs affichent un désir de rupture avec les politiques libérales des années précédentes, les mesures proposées, elles, s'inscrivent dans la droite ligne des réformes de l'école menées ces 10 dernières années. Ainsi, comment peut-on assurer la réussite de tous si les objectifs ne sont pas les mêmes pour toute une génération d'élèves ? En maintenant la distinction entre un socle commun enseignable à tous dans le cadre de la scolarité obligatoire et des programmes plus ambitieux, réservés aux quelques-uns qui seront destinés aux études longues, le projet socialiste refuse de rompre avec l'école inégalitaire. C'est le maintien d'une école à deux vitesses.

Comment donner à tous un même accès aux savoirs, si la politique éducative est différente d'un territoire à l'autre ? Pour assurer la réussite de tous, il faut renforcer le cadre national du service public d'éducation et rompre avec toutes les mesures qui, sous couvert d'autonomie, ont mis les établissements et les territoires en concurrence les uns avec les autres. Au contraire, François Hollande propose de transférer toujours plus de compétences et de dépenses vers les collectivités territoriales ! Ce seraient ainsi aux régions de prendre en main la carte des formations professionnelles et le service public de l'orientation. Ce serait encore aux collectivités territoriales d'assurer l'accès des élèves à des activités périscolaires après la fin d'une journée de cours raccourcie. Ces mesures vont à l'encontre de l'objectif affiché de luttes contre les inégalités et s'inscrivent dans la continuité de la construction d'une école de la concurrence.

Depuis des années, nous nous battons contre la refondation libérale de l'école, qui fait régner la concurrence, aggrave les inégalités et divise les salariés et les citoyens de demain. François Hollande et le gouvernement doivent avoir le courage de rompre avec cette politique. C'est urgent ! Le PCF continuera à travailler à la construction d'une école qui réponde à l'aspiration du peuple et aux besoins de l'avenir : une école de l'émancipation et de l'égalité, transmettant à tous une culture commune ambitieuse et donnant à chacun les moyens de maîtriser les choix individuels et collectifs auquel il sera confronté. Il appelle tous les acteurs de l'éducation, tous les salariés, tous les citoyens à travailler à l'élaboration d'un projet progressiste pour l'école et à se mobiliser pour l'imposer.

 

 

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Ratification du TCSG : "Une mauvaise action contre la démocratie et contre l'idée européenne."

10 Octobre 2012, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

 

La semaine dernière, lors de son intervention à la tribune de l'Assemblée nationale, le premier ministre avait fini par lâcher le morceau en reconnaissant que pas une seule ligne du traité budgétaire européen signé par Sarkozy et Merkel n'a été modifiée. Après des semaines bien peu glorieuses pour l'exécutif, embarqué dans une ratification sans débat, privant nos concitoyens et concitoyennes d'une juste information leur permettant de se forger leur propre opinion, sans la moindre prise en considération des propositions des forces progressistes (politiques, syndicales et associatives) mobilisées contre l'austérité, la ratification du TSCG ce jour à l'Assemblée nationale est une mauvaise action contre la démocratie et contre l'idée européenne. Triste spectacle. Avoir été élus sur la base du « changement, c’est maintenant! », pour se retrouver, cinq mois plus tard, au côté de la droite sur un sujet aussi essentiel et structurant, constitue une faute qui, tôt ou tard, aura un prix politique.

En s'opposant à cette ratification, les 17 députés PS qui n'ont pas oublié cette promesse ont fait le bon choix, celui du respect de la parole donnée. L'abstention de 14 députés de gauche souligne aussi un grand malaise car la vérité est têtue : l'austérité est en échec partout en Europe avec une flambée du chômage, une destruction massive des emplois, une aggravation des conditions de vie, une saignée des peuples pour satisfaire les marchés financiers.

La bataille se poursuit au Sénat où Pierre Laurent présentera, dès demain, des perspectives européennes pour sortir d'une crise qui vire à la récession. Alors que l'on nous parle de plus en plus de "choc", "choc budgétaire", "choc de compétitivité", dans un climat où les tensions réapparaissent dangereusement, le seul "choc" attendu est celui d'une rupture avec une orientation injuste et  inefficace.

 

 

 

 

Par Olivier Dartigolles, le 09 octobre 2012

 

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Chronique de la Parisienne Libérée du 4 octobre 2012.

9 Octobre 2012, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

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Qui sont les pigeons ?

9 Octobre 2012, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

 
En renonçant à son projet de taxer plus les revenus de cessions d’actifs, le gouvernement adresse un message de soumission à l’égard du patronat.

Jadis, nous apprenions que la vocation suprême «de la» politique consistait à décréter, avec le peuple et contre les intérêts dominants, quelle idée était utile à l’humanité, lesquelles étaient futiles ou malfaisantes. Voilà désormais que certaines des décisions «politiques» se prennent sous 
la pression de quelque lobby à la vulgarité bien-pensante, sans même prendre le temps d’étudier si l’avidité ne serait pas, par hasard, la source et la ressource de leur envie 
de prédation ou de négation de l’intérêt général.

Ainsi donc, il aura suffi qu’une poignée d’entrepreneurs, alias «les pigeons», vienne dénoncer les projets fiscaux du gouvernement pour que celui-ci annonce une invraisemblable volte-face. Et pas n’importe laquelle. En assurant que le gouvernement «reverrait sa copie» sur la taxation des revenus de cessions d’actifs, Jérôme Cahuzac, Pierre Moscovici et Fleur Pellerin ont montré des signes de faiblesses, pour ne pas dire de lâcheté, tout en adressant un message de soumission à l’égard du patronat… En moins de quatre jours, le gouvernement Ayrault a cédé à un groupuscule maniant à merveille l’art de la manipulation médiacratique. Que dénoncent en effet, la main sur le cœur et le verbiage haut, ces bons messieurs «entrepreneurs», jamais les derniers à donner des leçons de maintien en néocapitalisme appliqué et choc de compétitivité? Rien d’autre que la fin d’un privilège!
Car, voyez-vous, les revenus que ces messieurs tirent de leurs capitaux devaient être imposés, dans le projet initial, comme ceux du travail. Le créateur d’une start-up revendant rapidement son entreprise avec profit verrait sa plus-value taxée à 43% plus 15% de cotisations sociales, au lieu de 30% jusqu’à présent. Une injustice enfin réparée? Non. Arrière toute. Droite et Medef jubilent. Et dire qu’il s’agissait là d’une des seules mesures du projet de loi de finances qui s’attaquait aux revenus du capital. Quand les socialistes renoncent à une idée socialiste…
Qui sont les «pigeons» devant lesquels l’équipe Ayrault a capitulé si vite? Un quarteron de petits ultralibéraux à l’angoisse fiscale développée, gérants 
de fonds financiers et autres spécialistes de LBO (rachats spéculatifs d’entreprises), maniant pour se rémunérer les cessions de gros paquets d’actions, tous bien décidés à se faire «un max de thunes» en profitant des bulles artificielles! Cet abandon en rase campagne a tout de la défaite idéologique. Il illustre les insuffisances d’une politique aliénée par la rigueur budgétaire et fiscale, dont les symboles les plus caricaturaux, et les plus graves, sont le traité budgétaire européen et la règle d’or, véritables inepties économiques doublées d’une mise en cause de la démocratie. Pendant combien de temps François Hollande refusera-t-il d’aborder de front la question 
de la relance économique par l’investissement – et du rôle du crédit comme levier pour y parvenir?

Mais au fait, combien de citoyens se seraient retrouvés dans la rue pour défendre les privilèges d’une bande de capitalistes «décomplexés», fussent-ils affublés du sobriquet de «pigeons», dont le seul but dans la vie est de capitaliser, quitte à fuir à Bruxelles ou à Londres? Pas grand monde en vérité. Pour mémoire, rappelons au chef de l’État que 80.000 manifestants ont réclamé, dimanche dernier dans les rues de Paris, l’arrêt des politiques austéritaires en Europe. Un choix politique est un choix: le recul face aux «Pigeons» serait-il un marqueur de ce gouvernement?                   J-E DUCOIN

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 9 octobre 2012.]

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"Une vie de moins", la nouvelle chanson de Zebda pour Gaza

8 Octobre 2012, 16:47pm

Publié par PCF Villepinte

Octobre 2012

 

 La nouvelle chanson de Zebda rend hommage aux Palestiniens de Gaza toujours soumis au blocus israélien.

 

Les paroles sont écrites par Jean-Pierre Filiu, spécialiste du monde islamique et auteur d'une Histoire de Gaza (Fayard 2012).

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Mobilisation le 9 octobre

8 Octobre 2012, 16:42pm

Publié par PCF Villepinte

Publié le dimanche 7 octobre 2012
Bordeaux, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse
Manifestons le 9 octobre 2012
 

A Bordeaux, Clermont-Ferrand, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse pour l’industrie, pour l’emploi, avec une sécurité sociale professionnelle

A l’appel de la Fédération européenne de l’industrie, le 9 octobre représente une journée européenne d’action pour le développement de l’industrie et de l’emploi.
Pour la CGT, il n’y a pas de développement économique possible dans un désert d’emploi et avec l’austérité proposée par le traité européen qui conduirait à 300 000 chômeurs de plus en France en 2013.
C’est tout l’enjeu de la négociation interprofessionnelle sur la sécurisation de l’emploi qui débutera en octobre et sur laquelle la participation massive des salariés le 9 octobre pèsera.

L’industrie structure l’activité économique

Un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi. La perte de l’industrie alimente donc les suppressions d’emplois directs et indirects.

Il faut des droits nouveaux aux salariés pour :
- des droits suspensifs lors de licenciement et contraindre les entreprises à des alternatives à ceux-ci ;
- intervenir et conditionner toutes aides publiques aux politiques salariales et d’emplois ;
- stopper les suppressions d’emplois et créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics ;
- une représentation des salariés à tous les niveaux de décision pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires.

Et si on parlait du coût du capital ?

Le débat sur la compétitivité porte souvent le coût du travail comme responsable de la crise conduisant à une pression sur les salaires, à dérèglementer le marché du travail, à un transfert de cotisations vers la solidarité et les ménages pour financer la protection sociale.

Le travail n’est pas un coût mais le seul levier de création de la richesse par les salariés or, sur 100 euros, 25 vont aux actionnaires. Diviser par deux les dividendes libèrerait 120 milliards d’euros en France pour les investissements productifs, la création d’emplois, le financement de la protection sociale et la diminution du déficit de l’Etat.

Ce qui coûte, c’est la stratégie et les choix de gestion des entreprises faisant des salariés une variable d’ajustement mais aussi qui amputent les efforts nécessaires d’anticipation, de formation, de recherche et d’innovation.

Pour relancer l’industrie et l’emploi, mobilisons nous le 9 octobre pour gagner une autre répartition des richesses créées.

Le Medef veut plus de flexibilité, nous voulons la Sécurité sociale professionnelle A la demande du gouvernement, une négociation interprofessionnelle « sécurité de l’emploi » s’ouvrira le 4 octobre. Syndicats et patronat sont appelés à négocier rapidement sur des sujets majeurs :
- la lutte contre la précarité sur le marché du travail ;
- l’anticipation des évolutions de l’activité, de l’emploi et des compétences ;
- le maintien dans l’emploi face aux difficultés conjoncturelles des entreprises ;
- l’amélioration des procédures de licenciements collectifs.

Le Medef entend se saisir de cette négociation pour obtenir plus de souplesse et de flexibilité des contrats de travail, plus de liberté pour licencier.

Pour le Medef, il faut accentuer la pression sur les salariés et le travail alors même que ces vieilles recettes nous conduisent dans l’impasse économique et sociale !

Pour la CGT, il faut au contraire se saisir des leviers que comporte cette négociation pour obtenir de nouveaux droits et garanties collectives pour les salariés.

Actuellement un salarié qui change ou qui perd son emploi perd la quasi-totalité de ses droits. Parce que les droits sont attachés à l’emploi et dépendent notamment de la taille des entreprises. Les ruptures de contrat de travail impliquent pour les salariés une perte de revenus importante et tous les droits annexes (ex : complémentaire santé, droit à un congé formation, prévoyance, ancienneté, qualification, droit à la retraite…).
Chaque année 7 millions de salariés changent de situation ou d’emplois.
Les droits actuels doivent évoluer pour répondre à ces nouveaux besoins de sécurisation par des droits nouveaux interprofessionnels.

La CGT propose la construction de droits attachés à la personne cumulables au fil de la carrière, transférables d’un employeur à un autre. Ils doivent constituer le socle d’un nouveau statut du travail salarié. Cela passe notamment par la sécurité sociale professionnelle permettant de garantir le maintien du contrat de travail en cas de suppression de l’emploi, responsabilisant ainsi l’entreprise qui entend licencier. Ces objectifs doivent être au cœur des discussions de la négociation interprofessionnelle à venir.

Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, votre intervention est nécessaire.

Le 9 octobre, participez aux manifestations et pour peser durablement sur les choix qui vous concernent, syndiquez vous à la CGT.


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