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Echec de la fusion EADS-BAE : une bonne nouvelle pour l’industrie aérospatiale européenne

14 Octobre 2012, 07:09am

Publié par PCF Villepinte

 

Echec de la fusion EADS-BAE : une bonne nouvelle pour l’industrie aérospatiale européenne

 

Le projet de fusion entre EADS et le BAE system était un cheval de Troie du complexe militaro industriel anglo-américain pour torpiller de l’intérieur l’industrie aérospatiale européenne et remettre en cause notre indépendance nationale.

Ce projet de fusion avait été instruit dans le plus grand secret par les dirigeants d’EADS et de BEA.

Le gouvernement français se manifesta dans cette affaire par un silence assourdissant, François Hollande se contentant de déclarer que cela ne relevait que de la « décision des entreprises ». Alors qu’avec EADS se joue une part de l’avenir industriel de la France et de l’Europe, alors qu’il s’agit aussi de questions de défense nationale, ce « no comment » du gouvernement est stupéfiant. Le Parlement et les représentants des salariés ont été tenus dans l’ignorance avec la volonté de les mettre devant le fait accompli.

Maintenant que ce projet néfaste a échoué, il est plus que jamais nécessaire de donner des pouvoirs d’intervention aux salariés sur les stratégies industrielles des groupes. Les parlementaires de gauche en France comme en Europe, se doivent de légiférer dans ce sens.

Aujourd’hui avec le désengagement annoncé des actionnaires privés de référence d’EADS - Daimler et Lagardère – offre l’opportunité historique de faire d’EADS le premier groupe industriel européen public. Il est maintenant de la responsabilité politique des gouvernements français, allemand et espagnol d’œuvrer dans ce sens.

 

Paris le 11 octobre 2012

 

Commission Industrie aéronautique du PCF

Commission défense nationale du PCF

 

 

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Le Front de gauche boycottera les "technocrates" de Bruxelles à l'Assemblée

13 Octobre 2012, 07:03am

Publié par PCF Villepinte

André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée

 

Les députés du Front de gauche boycotteront lundi une séance de l'Assemblée sur "la prise en compte des orientations budgétaires européennes par le projet de loi de finances", refusant que le Parlement soit "la chambre d'enregistrement des directives européennes".

"Après les cours magistraux, les travaux pratiques! Sitôt le Traité budgétaire européen et son corollaire, la règle d'or, approuvés par l'Assemblée nationale, les député-e-s sont conviés à accueillir les technocrates de la Commission européenne flanqués de quelques présidents de commissions, tous diligentés pour passer à la loupe le prochain budget de la France", s'indignent ces députés qui ont voté contre l'adoption du traité européen.

Parodie de dialogue

Dans un communiqué publié ce vendredi, ils déplore les conditions de ce débat: "Encore faut-il préciser que de débat il n'y aura point, puisque chaque député disposera de deux minutes pour poser une question aux "personnalités conviées" de Bruxelles. Cette parodie de dialogue en dit long sur le respect de la souveraineté budgétaire dont les membres du gouvernement, Premier ministre en tête, ont répété en boucle qu'elle n'était en rien écornée par le Traité Sarkozy-Merkel désormais ratifié par la France."

Les députés du Front de gauche "n'acceptent pas que le Parlement soit ainsi relégué au rang de chambre d'enregistrement de directives européennes aussi néfastes pour les peuples que dangereuses pour les économies des pays de la zone euro. Poursuivant leur action pour une autre construction européenne, ils ne participeront pas à la farce qui leur est proposée et boycotteront ce faux débat lundi."

Un débat dans une annexe de l'Assemblée. Cette séance de l'Assemblée, qui se déroulera non dans l'hémicycle mais dans une annexe, la salle Lamartine, aura lieu en présence de la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, de présidents de commissions du Parlement européen, ainsi que des ministres de l'Economie et du Budget, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac.

  • A lire aussi:

Le Traité européen adopté au Sénat avec les voix de droite

Une unanimité PS-UMP préoccupante

Tous nos articles consacrés au traité européen

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A Dakar, Hollande prône une «relation nouvelle» avec l’Afrique

13 Octobre 2012, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

François Hollande lors de son discours à Dakar

 

 

 

Dakar, envoyée spéciale. « Le temps de la Françafrique est révolu » a assuré François Hollande dans la capitale sénégalaise, ce vendredi, lors de sa première étape africaine avant le sommet de la francophonie à Kinshasa ce samedi. Sur le Mali, le conseil de sécurité de l'ONU s'est rangé derrière le principe soutenu par la France d'une intervention militaire.

Le conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité, vendredi soir, la résolution 20 71 défendue par la France sur le principe d’une intervention militaire internationale au Nord Mali, vaste territoire occupé depuis le mois d’avril par les groupes islamistes armés. A Dakar, où François Hollande achevait l’étape sénégalaise de sa première visite en Afrique, avant de s’envoler pour Kinshasa, ce vote onusien était présenté par son entourage comme un succès diplomatique.

Dissiper les soupçons d'ingérence sur le Mali

L’Elysée se réjouit, en particulier, de l’appui de l’Afrique du Sud, qui préside l’Union africaine, probable prélude à un engagement plus ferme de Pretoria dans la résolution de la crise sahélienne. Sur ce chapitre, François Hollande a tenté de dissiper les soupçons d’ingérence, en insistant sur « la capacité des Africains à gérer eux-mêmes les crises que traverse le continent ».

« Le Mali a fait appel à la communauté internationale  et demande un soutien. Nous devons le lui apporter, avec la CEDEAO, avec l’Union africaine, avec les Nations Unies, car la responsabilité première reviendra aux Africains. La France apportera un appui  logistique. Mais à sa place », a-t-il répété.  Une seconde résolution devrait être soumise au Conseil de sécurité dans les semaines qui viennent, pour définir, cette fois, le format, les moyens et les conditions de l’intervention, autant de paramètres toujours flous à ce stade. « Elle permettra de donner une base légale à ce que les Africains eux-mêmes décideront d’entreprendre », a fait valoir l’hôte de l’Elysée.

Tourner la page des années Sarkozy

Le premier acte de cette première visite africaine, avant l’étape, plus délicate, de la République démocratique du Congo, où se tient le sommet de la Francophonie, a été marqué, même si François Hollande s’en défend, par la volonté de tourner la page des années Sarkozy et de son tristement célèbre discours sur « l’homme africain ». Après un accueil populaire chaleureux dans les rues de Dakar, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale sénégalaise –un ancien édifice colonial- le président français s’est, sur maints sujets, démarqué de son prédécesseur.

Il a d’abord rendu hommage aux tirailleurs sénégalais tombés pour la France. « La France se souvient qu’en 1914 et en 1940, elle a pu compter sur le concours de nombreux Sénégalais enrôlés de gré ou de force sous le drapeau tricolore et dont le courage a permis à la France d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Par deux fois au cours du siècle dernier, le sang africain a été versé pour la liberté du monde. Nous ne l’oublierons jamais », a-t-il lancé sous les applaudissements d’une Assemblée composée à parité de femmes et d’hommes.

Pour la première fois, un chef d’Etat français s’est exprimé sur le massacre colonial de Thiaroye. « La part d’ombre de notre histoire, c’est aussi la répression sanglante qui en 1944 au camp de Thiaroye provoqua la mort de 35 soldats africains qui s’étaient battus pour la France », a-t-il affirmé, en annonçant la remise au Sénégal de toutes les archives relatives à cette tragédie.

Mémoire de la traite négrière

La mémoire de la traite négrière fut aussi évoquée, tout au long de la visite, en particulier sur l’île de Gorée, au large de Dakar, d’où furent déportés, comme esclaves,  des hommes, des femmes, des enfants vers le  continent américain et la Caraïbe. En compagnie du président sénégalais Macky Sall, François Hollande y a visité la maison des esclaves, saisissant lieu de mémoire. « Comme toute nation, la France se grandit lorsqu’elle porte un mémoire lucide sur son passé », a-t-il affirmé. Si l’Elysée récuse le principe de « réparations » évoqué dans la journée par Matignon, préférant la notion de « reconnaissance morale », François Hollande a insisté sur la nécessité de « connaître » l’histoire de l’esclavage et d’en « tirer toutes les leçons pour que l’exploitation de l’être humain puisse être combattue avec la plus grande énergie ».

Démocratie et transparence

Mais, fait-on valoir à l’Elysée , c’est surtout « l’avenir » des relations entre la France et l’Afrique qui importe désormais. Se défendant de vouloir « donner des leçons », le président français a insisté sur la question démocratique et sur le respect des droits de l’homme, avec, sans doute, le fiasco tunisien de la diplomatie française en tête. « Il n’y a pas de vrai développement économique ni de vrai progrès social sans démocratie », a-t-il insisté, citant maintes fois comme un exemple la récente alternance démocratique Sénégal.

S’il a repris l’antienne de son prédécesseur sur la « diplomatie économique » et sur l’Afrique comme un « continent d’avenir », terrain propice aux investissements français, François Hollande assure vouloir imposer la « transparence » aux relations économiques entre la France et ce continent. « Le temps de la Françafrique est révolu », a-t-il asséné, assurant que « les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la Présidence de la République Française comme dans les ministères.

Au nom de « relations commerciales plus équitables », François Hollande s’est dit favorable à la relance des négociations sur les Accords de partenariat économique  (APE) « sur de nouvelles bases, avec des conditions de calendrier er de contenus plus favorables pour les pays africains ». De même, il a plaidé pour « de meilleurs contrats avec les multinationales étrangères, par exemple dans le secteur minier ». Reste à donner corps et à faire vivre, dans les actes, cette relation « d’équité », de « respect » et de « transparence » promise par le président français.

  • A lire aussi:

La crise au Sahel hante la francophonie

Paris plaide pour une résolution onusienne sur la crise malienne 

Rosa Moussaoui

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Le nouveau directeur de l'OIT favorable à la fin de l'austérité

12 Octobre 2012, 07:33am

Publié par PCF Villepinte

 

Le nouveau directeur général de l'OIT (Organisation internationale du travail), le Britannique Guy Ryder, est favorable à une fin des politiques d'austérité, afin d'éviter une aggravation de la crise économique mondiale.

"La communauté internationale est à un tournant. J'espère qu'elle va s'engager dans une direction différente. C'est le moment de repenser les politiques d'austérité", a déclaré cet ancien cadre syndical lors d'un briefing à Genève, moins de deux semaines après sa prise de fonctions. Guy Ryder a aussi indiqué soutenir les propos de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde recommandant de donner davantage de temps aux pays les plus endettés pour réduire leurs déficits.

Les mesures d'austérité en Europe ont des conséquences sociales désastreuses, et le scénario le plus pessimiste de l'OIT concernant l'évolution du chômage est en train de se réaliser. Citant l'exemple de la Grèce, le nouveau directeur de l'OIT a déclaré ne pas "croire qu'un pays dont le PIB se contracte de 6 à 7% puisse rembourser sa dette". Il a en outre déploré la rupture du dialogue social en Grèce, "qui n'existe plus" et le "démantèlement du marché du travail" qui conduit à un "sentiment d'injustice" et à un "phénomème de rejet".

"On est en train de refaire les erreurs commises dans d'autres régions du monde par les politiques d'ajustement structurel dans les années 80 et 90", a-t-il ajouté. "Les mesures d'austérité ne donnent pas les résultats espérés. Si l'endettement peut être réduit, c'est par la croissance et la création d'emplois", a insisté l'ex-syndicaliste britannique.

Afin de mettre fin à cette spirale sans fin, Guy Ryder a proposé des mesures pour inverser la tendance telles que des investissements dans les infrastructures publiques, car cela crée des emplois, un meilleur accès au crédit pour les PME, et le renforcement des systèmes de protection sociale "qui ont un effet de stabilisation automatique".

  • Lire aussi :

Il faut créer 600 millions d’emplois dans le monde selon l'OIT
Où sont les 1 000 milliards d’euros injectés par la BCE ?
Le pacte de croissance, une pilule très amère

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PSA: un nouveau rapport nuance les difficultés du groupe auto

12 Octobre 2012, 07:26am

Publié par PCF Villepinte

 - le 11 Octobre 2012

 

 

 

 

 

Mandaté par le comité central d'entreprise (CCE) de PSA Peugeot Citroën, le cabinet d'experts Secafi confirme ce jeudi la situation financière "tendue", voire "grave" du groupe, mais "nuance et relativise" cette situation selon la CGT. De quoi mettre en question la brutalité du plan de restructuration avec plus de 8000 emplois supprimés à la clé.

Le syndicat indique dans un communiqué qu'"on est très loin des déclarations alarmistes de la direction PSA Peugeot-Citroën, de certains commentateurs et du rapport (de l'expert du gouvernement Emmanuel ndlr) Sartorius, qui sur la base d'une analyse très superficielle voulait justifier le plan de casse de l'emploi et la fermeture de l'usine d'Aulnay" en Seine-Saint-Denis, où quelque 3.000 emplois sont en jeu. La CGT y voit donc un encouragement à "amplifier la mobilisation".

Plan "recalibré"

Mais, selon Franck Don (CFTC), le cabinet Secafi souligne que "la situation est extrêmement fragile, voire grave et urgente et nécessite des mesures urgentes", puisque le groupe brûle 200 millions d'euros de liquidités par mois. Le syndicaliste relève toutefois que Secafi ne s'est pas prononcé sur l'ampleur du plan social visant à supprimer 8.000 postes, et estime que celui-ci peut encore être "recalibré".

Passer à la thérapie

De son côté, Tanja Sussest, déléguée du SIA, principal syndicat de PSA Aulnay, estime que le rapport de Secafi va dans le même sens que celui de M. Sartorius, qui jugeait la réorganisation du groupe inévitable. Quant à Christian Lafaye (FO), il conclut que "le malade est bien malade" et considère qu'"aujourd'hui, il faut passer à la thérapie" car, dit-il, "plus on avance dans le temps, plus la situation est dégradée".

Secafi présentera le deuxième volet de son rapport sur l'organisation industrielle le 6 novembre, un volet stratégique et environnemental le 12 novembre et enfin un volet social le 15 novembre, avant de remettre son rapport final. Le processus de restructuration de l'entreprise est suspendu aux conclusions de ce rapport.

  • A lire aussi:

PSA: les syndicats condamnent le rapport Sartorius

Négociation en vue pour PSA

Tous nos articles consacrés à PSA Peugeot-Citroën

S.G.

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"Les retraités ne sont pas des privilégiés!"

12 Octobre 2012, 07:22am

Publié par PCF Villepinte

le 11 Octobre 2012

 

 

 

 

Plusieurs milliers de retraités ont défilé ce jeudi à Paris et dans de nombreuses villes à l'appel des syndicats. Objectif: défendre leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins (la question du prix des mutuelles, notamment) et la prise en charge de la perte d’autonomie.

Quatre mille personnes selon la police ont répondu à l'appel de l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC, Unsa, FGRP, FO), de manifester à Paris. D'autres cortèges ont parcouru de nombreuses villes de province (selon lapolice toujours, 850 manifestants à Lyon, 450 à Perpignan, 300 à Marseille, Lorient au Mans ou encore 200 à Quimper et Saint-Brieuc...)

"Les retraités ne sont pas des privilégiés, ce sont les financiers qu'il faut taxer", était un slogan souvent repris, allusion à la contribution prévue par le gouvernement de 0,15% sur les pensions des retraités imposables pour résorber le déficit du Fonds solidarité vieillesse (FSV) en 2013 puis de 0,3% à partir de 2014 pour financer la prise en charge de la dépendance.

Le doigt dans l'engrenage

Interrogé sur la contribution de 0,15% sur les retraités, Bernard Thibault a estimé que "les retraités ont du mal à admettre qu'on puisse envisager un prélèvement supplémentaire alors que nous sommes là pour signaler ce que sont réellement le niveau de ressources des retraités. Il y a des centaines de milliers de retraités qui ne peuvent pas joindre les deux bouts tout en ayant travaillé toute une carrière professionnelle."

Quand on lui a fait remarquer que la contribution épargne les petites retraites (non soumises à la CSG), le leader cégétiste a répondu: les retraités "ont conscience qui si on commence à mettre le doigt dans l'engrenage pour beaucoup d'entre eux, par expérience ils se disent qu'ils ne seront pas épargnés très longtemps". Selon lui la dépendance doit être prise en charge pour tout le monde au sein de la Sécurité sociale.

  • A lire aussi

Les retraités en colère dans la rue

Retraités: une pillule qui ne passe pas

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Le Traité européen adopté par le Sénat avec l'aide de la droite

12 Octobre 2012, 07:13am

Publié par PCF Villepinte

 

La France a ratifié ce jeudi après-midi le traité budgétaire européen, avec un vote du Sénat succédant à celui de l'Assemblée nationale mardi.

Lors de ce scrutin, 306 sénateurs ont voté pour et 32 contre. Contrairement au vote à l'Assemblée nationale, où le PS est majoritaire, le gouvernement a eu besoin des voix des sénateurs de droite pour parvenir à faire passer ce texte austéritaire. Car comme prévu, le groupe communiste a voté contre.

Credo libéral

Eliane Assassi, présidente du groupe Communiste, Citoyens et Républicains (CRC), a dénoncé "le traité Merkozy", qui se fonde "sur le même credo libéral que les précédents: en son centre, il y a la mise sous tutelle des Etats pour préserver la domination de l'Europe par le pouvoir financier".

Le chef de file des sénateurs socialistes et apparentés, François Rebsamen, s'est lui félicité de cette adoption du traité européen par le Sénat qui "conforte le processus de la réorientation européenne voulue et obtenue par le président de la République". Sur la même longueur d'onde, le groupe UMP, qui a voté le traité, "sera attentif aux projets de loi qui suivront pour que la France puisse atteindre les objectifs fixés", a prévenu le sénateur UMP Jean Bizet.

Les écologistes partagés

Le groupe écologiste était partagé. Son président, Jean-Vincent Placé, qui a voté contre, a souligné que le traité "suscite la perplexité, d'autant que le Parlement européen n'a pas eu son mot à dire". "En outre, a-t-il dit, ce traité est celui du président sortant, qui a été battu, et de Mme Merkel, soumise à réélection l'année prochaine. La démocratie est donc atteinte. Et ce texte est marqué par la philosophie (...) ultralibérale."

Au contraire, la sénatrice EELV Leila Aïchi a affirmé: "Si nous voulons l'Europe, il faut voter ce traité, malgré toutes ses insuffisances".

Prochaine étape, la loi organique. Avec ce vote, la France est le 13e Etat européen à ratifier ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par 25 pays de l'Union européenne, et le 9e de la zone euro. Le Sénat devra encore voter, à la fin octobre, la loi organique qui fixe les modalités d'application du traité. Cette loi organique a déjà été approuvée mercredi par les députés.

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Traité européen: Pierre Laurent dénonce "la faute politique" du gouvernement

Alian Lipietz: "Ce traité est une aberration économique"

S.G.

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Dans l'Humanité ce jeudi : la précarité va bon train à la SNCF

11 Octobre 2012, 11:20am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 11 Octobre 2012

 

 

 

40 000 embauches à l'horizon 2017 : une promesse du président des chemins de fer, Guillaume Pépy, qui sonne comme une bonne nouvelle en période de crise. "Chiche!" répond la CGT, alors que la précarité galope au sein même de l'Épic. Pour Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots : "La SNCF ne respecte pas la loi".

« À côté du statut de cheminot, plusieurs statuts coexistent dans l’Epic SNCF. D’une part, le statut de “contractuel”. Il est censé être applicable dans deux situations : soit quand une personne est embauchée après trente ans, puisque la retraite à cinquante-cinq ans après vingt-cinq ans de service ne permet mathématiquement pas de l’embaucher sous statut cheminot, soit quand 
elle est embauchée pour une activité non répertoriée dans le dictionnaire des métiers de la SNCF. Mais aujourd’hui, on se rend compte d’abus. La SNCF crée les conditions pour embaucher en contractuel là où un recrutement sous statut cheminot est possible. Il est peu connu que la SNCF embauche en CDI de droit privé, ce qui n’est pas prévu par les textes. Pour cela, elle appâte les salariés avec des rémunérations de départ supérieures à la grille statutaire. 
Et le salarié ne voit pas immédiatement qu’il perdra tout 
le bénéfice du statut, en termes de carrière et de protection de l’emploi. Nous constatons aussi un abus d’intérim et de CDD, avec des salariés en cours de neuvième ou dixième contrat sur le même poste ! Ces contrats sont prévus en cas de pic de production, mais un atelier comme celui de Ternier, dans l’Aisne, emploie 30 % de précaires en permanence. La SNCF ne respecte donc pas la loi et masque sa stratégie. Heureusement, les cheminots nous alertent. La CGT est intervenue auprès du ministère des Transports sur ces questions et sur les nombreux accidents et agressions qui découlent de cette précarité. Et ce soir (hier – NDLR), nous organisons une distribution de tracts au forum du recrutement organisé à Paris par la direction pour inviter les postulants à se faire préciser dans quelles conditions statutaires ils vont être recrutés et dans quelle entité : la SNCF ou une société privée du groupe ? »

À lire également sur le même sujet dans l'édition de ce jeudi :

  • Portait de François Nogué, DRH aux deux casquettes.
  • 5 000 contrats d'alternance !
  • Sous-emploi et management : les cadres se rebiffent.

Et aussi :

  • Traité budgétaire européen : pour les anti-austérité, la lutte débute à peine
  • Le CDI, un territoire flexible pour le Medef
  • Choukri Ben Ayed : "Hollande ne propose pas de révolution éducative"
  • Les retraités en colère dans la rue
  • Netanyahou veut succéder à Netanyahou
  • Livre : entretien avec le romancier Makenzy Orcel
  • Nobel de physique : rencontre avec Michel Raimond, élève et collaborateur de Serge Haroche

Et notre supplément hebdomadaire, Cactus

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Les retraités en colère dans la rue

11 Octobre 2012, 11:14am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 11 Octobre 2012

 

Aujourd’hui, c’est au tour des retraités de se mobiliser, pour défendre, entre autres, leur pouvoir d’achat et l’accès aux soins. Les syndicats appellent à un rassemblement ce jeudi après-midi à Paris (14h) et dans plusieurs villes de France.

Le pouvoir d’achat, l’accès aux soins (la question du prix des mutuelles, notamment) et la prise en charge de la perte d’autonomie. Telles sont les revendications des retraités qui, à l’appel de l’ensemble des syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CGC, Unsa, FGRP, FO), manifestent aujourd’hui à Paris (rendez-vous à 14 heures, à Sèvres-Babylone) et dans de nombreuses villes de province. « Concernant l’accès aux soins, on s’aperçoit aujourd’hui que de nombreux retraités n’ont plus de complémentaire et se soignent mal. Certains doivent choisir entre la nourriture, les loisirs ou les soins. On constate aussi qu’ils sont de plus en plus nombreux aux portes des CCAS, pour demander des aides pour le chauffage, par exemple », précise François Thiery-Cherrier, secrétaire général de l’UCR-CGT. Selon lui, il devient aussi urgent de préparer une loi sur l’aide à l’autonomie : « Roselyne Bachelot avait lancé un chantier qui n’a pas abouti. Et aujourd’hui, 
Michèle Delaunay (ministres aux Personnes âgées) envisage une loi pour 2014. Mais on ne peut plus attendre. »

Quant à la question du pouvoir d’achat, elle est plus que jamais d’actualité. « Nous demandons un rattrapage immédiat de 300 euros, lâche François Thiery-Cherrier. C’est une revendication que nous portons en parallèle avec celle d’aucune retraite complète en dessous du Smic, soit 1 700 euros. » Le gouvernement va en effet instaurer un nouveau prélèvement sur les retraites de 0,15 % en 2013 (puis de 0,3 % en 2014) pour renflouer les comptes de la Sécurité sociale. Au total, plus des deux tiers des retraités la paieront, soit 10 millions de personnes.

De fait, il s’agit de soumettre certains retraités à la contribution solidarité autonomie (CSA), créée en 2004 pour financer la dépendance des personnes âgées, alors qu’ils en sont actuellement exemptés. Les retraités assujettis à la taxe 
seront ceux qui sont imposables à la CSG au taux réduit de 3,8 % (qui ne payent pas l’impôt sur le revenu mais s’acquittent de la taxe d’habitation), soit 15 % des retraités ; ainsi que les retraités imposables à la CSG au taux de 6,6 % (qui payent l’impôt sur le revenu), soit 55 % d’entre eux, a-t-on indiqué dans l’entourage de la ministre.

  • Lire aussi :

Retraités : une pilule qui ne passe pas
Les retraités ciblés par les impôts
Un demi- million de Français cumulent retraite et emploi

Alexandra Chaignon

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Traité: Pierre Laurent dénonce "la faute politique" du gouvernement

11 Octobre 2012, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Pierre Laurent

 

"Ne comptez pas sur nous. Cette ratification est une faute politique", a dénoncé le sénateur et secrétaire national du PCF en début d'examen par le Sénat du Traité européen voté mardi par l'Assemblée nationale.

"Vous avez été élu pour conduire le changement et non pas pour emprunter les pas du sarkozysme, a-t-il lancé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault . Depuis hier, vous prétendez qu'une majorité de gauche existe pour adopter ce traité. C'est faux". Soulignant qu'à l'Assemblée nationale "63 députés de la gauche n'ont pas ratifié ce traité" et que "seuls 263 députés PS l'ont approuvé" alors que "le groupe PS dispose de la majorité des 289 sièges", Pierre Laurent s'est élevé contre "les artifices de présentation de l'arithmétique parlementaire".

Pointant à nouveau que "les Français voulaient être consultés par référendum. Vous avez contourné cette volonté populaire. La ratification du traité restera à jamais entachée par ce refu", Pierre Laurent souligne: "Ici, au Sénat, le traité n'aura pas de majorité de gauche" pour ce texte d'"austéritaire et anti-social, dicté par les logiques financières". Il est "anti-démocratique" et "limite notre souveraineté". Les 20 sénateurs communistes voteront contre le traité.

Rupture avec l'austérité

Le numéro un communiste, devenu sénateur après la démission de sa collègue de Paris Nicole Borvo Cohen-Seat, a prôné "la rupture avec l'austérité" et "la priorité donnée au redressement social et productif". Il a appelé notamment à "la promotion des services publics", au "changement du statut de la BCE" et "au renforcement des parlements nationaux et du parlement européen".

"On parle de crise humanitaire en Grèce. La situation sociale est explosive en Espagne, au Portugal. La récession menace l'ensemble de la zone euro. Si des ruptures ne sont pas opérées, c'est l'idée même d'Union qui est menacée", s'est-il alarmé avant d'être applaudi par ses collègues mais aussi par Marie-Noëlle Lieneman, une des rares parmi les sénateurs PS à être opposée au traité.

  • A lire aussi:

La déclaration complète de Pierre Laurent

Ils ont voté pour le traité européen à l'Assemblée

Traité: un vote en trompe-l'oeil à l'Assemblée nationale

S.G.

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