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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Liquidation Petroplus : « consternation pour les familles et l'industrie française »

17 Octobre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Liquidation Petroplus : « consternation pour les familles et l'industrie française »
La liquidation de Petroplus vient d'être prononcée. Il est parfaitement inacceptable que ce soit les tribunaux de commerce qui décident de l'avenir de nos industries.

Jean Marc Ayrault qui a pourtant déclaré hier à Nantes qu'il refusait le déclin industriel de la France a une fois encore, avec Petroplus, l'occasion de passer des paroles aux actes.
Avec cette décision, le tribunal de commerce de Rouen vient de plonger dans la consternation les 550 salariés de Petroplus et les 2000 familles qui vivaient  grâce à l'activité de la raffinerie, depuis plus de 80 ans.
« Mémé », nom affectueux donné par les ouvriers à leur usine qui a fait travailler trois générations de salariés, n'aura pas survécu au coup de poignard des compagnies pétrolières qui préfèrent raffiner à moindre coût en Arabie Saoudite, sacrifiant ainsi humains et écologie au seul profit du fric.

Depuis 10 mois les salariés et l'intersyndicale ont démontré par leurs compétences que l'entreprise était viable et rentable. Ils avaient, avec un repreneur sérieux soutenu par les collectivités locales, déposé un dossier de reprise d'activité. Le tribunal de commerce en a décidé autrement il y a quelques minutes, en liquidant sous la pression des compagnies pétrolières.

Le bilan est lourd pour l'industrie française, après Sodimedical, Florange, Technicolor et toutes les PME-TPE qui déposent le bilan en effet domino.
Petroplus, une des dernières raffineries françaises ne doit pas fermer. L'Etat doit intervenir, y compris en reprenant la main sur l'outil industriel, en nationalisant avec de nouveaux droits d'intervention pour les salariés et les citoyens.
Face aux discours improductifs, il faut des actes politiques forts et courageux pour sauver et garantir un avenir à notre industrie.

Eric Corbeaux, responsable « des luttes » au PCF et animateur du « Front de lutte » (FDG)

 

 

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17 octobre 1961 : « La France doit reconnaître les faits »

17 Octobre 2012, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

 
 17 octobre 1961 : « La France doit reconnaître les faits »

 

 

Le 17 octobre 1961 ainsi que d’autres dates de massacres, rappellent à quel point la violence et le crime d’Etat sont indissociables du colonialisme.

Pour le simple fait d’avoir manifesté pacifiquement ce jour-là par dizaines de milliers contre un couvre-feu illégal et scandaleux visant exclusivement les Algériens en région parisienne, 11 000 personnes furent arrêtées et selon les recherches actuelles au moins 200 personnes tuées dans des conditions atroces.
Face à la politique de l’oubli que tentèrent d’imposer les différents pouvoirs de droite, les communistes et leurs élus nationaux et parisiens, avec d’autres, tentèrent dès le départ de faire en sorte que la vérité soit faite au sujet de cette abomination.

Il est temps que la France reconnaisse les faits contribuant ainsi à satisfaire l’exigence de vérité et de souvenir pour toutes les victimes, deux revendications exprimées de plus en plus fortement au cours de ces dernières décennies.

C’est en ce sens que je m’exprimerai le 23 octobre prochain au Sénat avec mon ami Guy Fischer lors de la discussion d’une proposition de résolution que le groupe Communiste Républicain et Citoyen a déposé le 30 janvier dernier et dont je souhaite l’adoption la plus large possible.
En adoptant une telle résolution qui souhaite que la France reconnaisse les faits et réalise un lieu du souvenir à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961, le Sénat agirait également en faveur du rapprochement entre le peuple algérien et le peuple français et poserait un acte de concorde entre les deux peuples.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur de Paris

 

 

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Bienvenue dans l'austérité [vidéo]

16 Octobre 2012, 14:01pm

Publié par PCF Villepinte

Le dernier épisode de la saga "On va leur faire un dessin", avec la participation de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

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Le Portugal s’apprête à ratifier "une bombe atomique fiscale"

15 Octobre 2012, 12:07pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 15 Octobre 2012

 

 

 

Le gouvernement portugais dévoile ce lundi son budget pour 2013, véritable coup de massue sur la population imposé par la Troika. Ce budget est marqué par une hausse d'impôts généralisée, qui touchera fortement les plus minces revenus.

La hausse d'impôts, que le ministre des Finances M. Gaspar a lui même jugée "énorme", s'effectuera notamment par le biais d'une réduction de 8 à 5 du nombres des tranches d'imposition, l'introduction d'une surtaxe de 4%, une baisse des retraites et une réduction des allocations chômage et maladie.
La réduction du nombre des tranches d'imposition aura notamment pour effet d'augmenter de 11,5% à 14% le taux d'imposition des revenus les plus faibles. Les revenus moyens, entre 20.000 et 40.000 euros annuels, seront imposés à 37% au lieu de 35,5% auparavant. Le taux passera de 46,5% à 48% pour les revenus les plus élevés, au dessus de 80.000 euros, alors que la tranche supérieure concernait précédemment des revenus supérieurs à 153.300 euros. Toutes ces décisions ont été prises sous la pression de la "troïka" (UE-FMI-BCE) et des bailleurs de fonds. Ce n’est qu’à ces conditions qu’ils ont accepté  d'alléger les objectifs du gouvernement de réduction du déficit public, revu à 5% du PIB pour cette année et à 4,5% l'année prochaine. Pourtant cette hausse injuste des impôts devrait d'aggraver la récession : l'économie doit reculer cette année de 3% tandis que le taux de chômage devrait avoisiner les 16%.

Pour que "La Troïka aille se faire foutre".

C'est "une bombe atomique fiscale", a déclaré Antonio José Seguro, le leader du Parti socialiste, la principale formation d'opposition, un "massacre", a renchéri le Parti communiste, "un attentat à la dignité du peuple", s'est exclamé le principal syndicat, la CGTP, "une insulte aux Portugais", a commenté le quotidien Diario Economico.
A l'issue d'un Conseil des ministres extraordinaire le budget sera remis au parlement que les "Indignés" portugais ont appelé à "assiéger" à partir de 17H00 pour marquer leur refus d'un nouveau renforcement de la rigueur. Depuis un mois, les Portugais s’organisent et protestent.  Manifestations et grèves se sont multipliées et ce samedi, des centaines de milliers de citoyens se sont rassemblés dans 23 villes du pays pour que "La Troïka aille se faire foutre". Ont été organisées de nombreuses actions culturelles avec la participation des plus grands artistes du pays, des techniciens et artistes précaires.
Les manifestants exigent la démission du Gouvernement et le droit au travail. "Il est temps il est temps que le Gouvernement s’en aille", "Gouvernement d’escrocs rien d’autre que des voleurs" ont scandé les manifestants toute la semaine. Le prochain moment de lutte sera la grande Grève Générale du 14 novembre. De nombreuses initiatives la précéderont et les mouvements sociaux de nombreux secteurs du pays comme dans les ports, transports, l’industrie ou l’éducation sont prévus.

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Municipales en Belgique : Le PTB devient la force émergente de gauche

15 Octobre 2012, 12:05pm

Publié par PCF Villepinte

Peter Mertens, président du PTB

Monde - le 15 Octobre 2012

 

Mots clés : belgique, liege, PTB, anvers,

 

 

Les élections municipales en Belgique ont été marquées par l’émergence du Parti des Travailleurs Belges qui s’implante dans toutes les grandes villes, flamandes comme wallonnes. C’est une véritable percée pour le parti au slogan : « les gens d’abord, pas le profit ».

«La Cité ardente est plus rouge ce soir», a indiqué Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB+ qui rentre au conseil communal de Liège. «Nous devenons le deuxième parti à Seraing et Herstal et nous faisons notre entrée au conseil communal dans une grande ville wallonne. Nous avons pu imposer à l’agenda politique nos thèmes de campagne. Et nous avons ressenti, parmi la population, le besoin d’un véritable parti de gauche, en paroles et en actes» !

Le Parti du Travail Belge qui ne dépassait pas les 2 % à l’échelle nationale se voit aujourd’hui récompensé de son engagement dans la crise, dans sa lutte claire contre les injustices sociales. Dans certaines municipalités, principalement au Sud du pays,le PTB devient le deuxième parti avec 14 % des suffrages. Avec 12 sièges communaux, le PTB+ perce dans l’agglomération liégeoise. Le PTB+ obtient ses premiers élus en région bruxelloise à Molenbeek et à Schaerbeek, et au Hainaut à Mons et à Charleroi.

Une opposition constructive, sociale, et forte

A Anvers, ville tombée à l’extrême droite, que Bart De Wever, le patron de la N-Van a réussi à ravir aux socialistes. Le PTB et son score de 8 %, fort de 4 conseillers communaux et 17 conseillers de districts veut se créer une vraie assise sociale dans la plus grande ville flamande et promet la vie dure au futur bourgmestre : « Nous pouvons être contents : il va enfin y avoir un parti à Anvers qui va mener une opposition sociale. Nous allons mener, dans les prochaines années, une opposition constructive, sociale, mais forte face au futur bourgmestre Bart De Wever. Le changement commence à Anvers ; nous devons transformer notre score en une organisation forte et en une pression venant de la base. »

Ravi de sa percée, le PTB, dès avant la communication de tous les résultats, a annoncé : « le PTB+ a émergé comme une force qui s’engagera, et au niveau communal et au niveau national, dans une opposition sociale de gauche. »

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Dans l'Humanité ce lundi, une nouvelle ambition du PCF pour le changement

15 Octobre 2012, 12:02pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité du lundi 15 octobre 2012

 - le 14 Octobre 2012

 

 

 

La direction du Parti communiste français a adopté ce week-end, le projet de résolution de son congrès, proposant le cap d'un parti utile au changement dès maintenant. Le choix de poursuivre la stratégie du Front de gauche y est réaffirmé, après l'appréciation positive portée sur ses résultats électoraux.

A lire dans notre édition:

  • "Nous voulons changer le monde!", décryptage du Congrès du Conseil national
  • De nouvelles générations de militants: revigoré par son choix du Front de gauche, le PCF a enregistré 45.000 adhésions depuis 2005, dont 51% de la part d'adhérents de moins de quarante ans
  • "Il est grand temps de rallumer les étoiles", le point de vue de Pierre Dharréville, responsable de la commission du texte pour le 36e congrès du PCF
  • L'édito: le Pudding, par Maurice Ulrich

A lire aussi:

  • Le PS sonde les coeurs avant son congrès
  • Printemps érable contre amiante, les luttes convergent entre les associations de victimes du monde entier
  • Francophonie: Hollande joue le contraste avec son prédécesseur
  • Présidentielles américaines: New Haven, la ville où des syndicalistes ont pris le pouvoir
  • Foot: les Bleus dans le flou avant l'Espagne
  • Théâtre: les commis voyageurs n'arrêtent pas de mourir

L'actualité en direct sur l'Humanité.fr

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Fleur Pellerin prend la défense des Pigeons contre le PCF

14 Octobre 2012, 17:04pm

Publié par PCF Villepinte

Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME

 

 

 

En première ligne pour donner des gages aux Pigeons et au Medef, la ministre déléguée aux PME répond au PCF qui lui avait conseiller "un stage d'immersion dans les PME, où les salariés sont en lutte aujourd'hui, pour y découvrir certaines réalités."

"Dans les PME, je ne crois pas à la lutte des classes", indique la ministre de Bercy au Parisien ce dimanche. "Tous les patrons de PME que je rencontre sont en osmose avec leurs salariés", observe Fleur Pellerin, qui veut distinguer les chefs des petites entreprises et un patron du CAC 40 "qui après un an de mauvais services part avec des millions d'euros".

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a reculé face à la fronde des "Pigeons", créateurs d'entreprises ou de start-up téléguidés par l'UMP et le Medef, idéologiquement contre l'alignement de la fiscalité des revenus du capital sur celle du travail. Ceux-ci ont obtenu l'abandon de la hausse de l'imposition sur les plus-values de revente d'entreprise.

Après la capitulation gouvernementale, le PCF, par la plume de son porte-parole d'Olivier Dartigolles, avait réagi vivement: "Alors que le patronat, déguisé en "pigeons" comme la semaine dernière ou à visage découvert dans les négociations en cours sur la compétitivité, mène sans frilosité aucune le combat de classe, nous conseillons à la ministre un stage d'immersion dans les PME où les salariés sont en lutte aujourd'hui pour y découvrir certaines réalités."

S'enrichir beaucoup

Fleur Pellerin, qui a dû gérer la reculade gouvernementale, continue donc d'en faire le service après-vente et répond au PCF: "Il est normal que des gens puissent s'enrichir beaucoup s'ils ont pris le risque de créer une entreprise, s'ils ont eu une super bonne idée, s'ils ont su la faire fructifier et s'ils ont créé des emplois. En France, il y a toujours eu un petit problème avec l'argent, qui est peut-être lié à la culture judéo-chrétienne. Il y a sans doute aussi un problème avec la réussite."

  • A lire aussi:

Fiscalité: le gouvernement pigeonné par le Medef et l'UMP

Les colombes cachaient des rapaces

Après les Pigeons, nouvelle offensive du Medef contre le budget 2013

S.G.

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Blanchiment: l'affaire Florence Lamblin décryptée

14 Octobre 2012, 17:01pm

Publié par PCF Villepinte

le 14 Octobre 2012

 

 

 

Dix-sept personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont l'élue parisienne EELV et neuf autres «notables» qui profitaient de ce système d'évasion fiscale couplé à un mécanisme de blanchiment d'argent de la drogue pour échapper au fisc.

Voilà une affaire qui pourrait inspirer des scénaristes de série télé en mal d’inspiration. Les héros? Les policiers de l’Office central de répression de la grande délinquance financière. Co-saisis, avec la brigade des stupéfiants, d’un vaste système de blanchiment d’argent de la drogue, ils ont mis en examen, depuis mercredi, pas moins de dix-sept personnes, dont une dizaine, qualifiés de « notables » par les enquêteurs, auraient profité de ce réseau franco-suisse pour contourner le fisc. Avec, au sein de ces « cols blancs », une élue écologiste du XIIIe arrondissement de Paris, Florence Lamblin.

Baptisé opération « Virus », ce coup de filet mené par quelque 115 policiers aurait permis de mettre au jour 1,5 million d’euros en liquide (sur les 40 soupçonnés d’avoir été blanchis lors des cinq derniers mois), dans les coffres des mis en examen. Sept personnes, plus directement liées aux trafics, ont été incarcérées. Les autres, les « notables » - parmi lesquels un avocat, un dentiste, un entrepreneur corse ou un marchand d‘art - ont été placés sous contrôle judiciaire, moyennant de substantielles cautions.

  • Le principe du blanchiment

"Les banques ont ce qu'elles appellent des "commis-voyageurs" qui passent la frontière avec une mallette contenant les fonds de leurs clients. C'est de la fraude fiscale", a expliqué à l'AFP une source judiciaire suisse.

Mais ce système peut également être utilisé pour blanchir de l'argent: "Quand un client demande des fonds à sa banque à Genève, ce n'est pas son argent qu'on lui apporte, mais celui de la drogue et il ne le sait pas. Son compte est ensuite débité puis l'argent passe par des comptes intermédiaires et se retrouve à Londres, d'où il est reventilé" au profit des traficants de drogue , détaille cette même source.

  • Trois frères à la tête du réseau

Les trois frères Elmaleh ont été mis en examen et écroués, l'un à Paris, les deux autres en Suisse. Ces "véritables professionnels de l'ingénierie financière" auraient amassé de très "importantes commissions", selon le parquet de Paris, grâce à la mise en place depuis plusieurs années d'un système parfaitement rodé.

Les deux frères en Suisse auraient été chargés de la partie financière des opérations tandis que leur frère basé en région parisienne serait vraisemblablement le collecteur central des sommes générées par le trafic.

Ce dernier, sans profession déclarée, avait une double tâche: la collecte de l'argent de la drogue mais aussi le versement d'importantes sommes en espèces à des Parisiens, évadés fiscaux ou auteurs d'abus de biens sociaux, désireux de rapatrier en France, discrètement et en liquide, des sommes détenues sur des comptes suisses.

  • Florence Lamblin, les "notables" et l'évasion fiscale

A l'autre bout de la chaîne du trafic se trouvent donc des "délinquants en col blanc", selon l'expression du parquet, dont plusieurs figurent parmi les 17 personnes mises en examen pour blanchiment à Paris. Mais "il est certain qu'il reste d'autres personnes, avec ce profil, à interpeller", a indiqué une source policière, sans estimer leur nombre.

Parmi ces "notables", Florence Lamblin, adjointe EELV, nie avoir eu connaissance de ce réseau, même si elle reconnaît avoir voulu rapatrier 350.000 euros placés en Suisse depuis 1920 à la suite d’un héritage familial. Une simple fraude à l'ISF, plaide son avocat, Me Jérôme Boursican.

  • Le jeu politique

« Même si ce n'était que ça, c'est quand même sérieux », a réagi hier Bertrand Delanoë. « Je souhaite que cette personne puisse se défendre, mais je suis tout à fait satisfait qu'elle ait quitté ses fonctions de maire-adjoint » du 13e.

Pas avare d’amalgames, la droite parisienne, de son côté, en a profité pour tirer à boulets rouges sur « le discours de permissivité du PS et des Verts vis-à-vis de la drogue », qui aurait permis un tel système. Ce qui a conduit ce week-end le Verts parisien Yves Contassot à fustiger une « tentative d'instrumentalisation politique »: Florence Lamblin est « la seule » dans ce dossier « dont le nom est jeté en pâture (...) Ce n'est pas totalement le fruit du hasard ».

 

  • A lire aussi:

Blanchiment, l'UMP instrumentalise l'affaire à tout va

Evasion fiscale: Eric Boquet dénonce "l'horreur économique"

Alexandre Fache

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Cinéma : les choix de l'Humanité

14 Octobre 2012, 07:16am

Publié par PCF Villepinte

Humphrey Bogart dans "les Griffes jaunes" de John Huston (1945)

 

 

Retrouvez, chaque semaine, toute l'actualité cinéma avec les critiques de films de la rédaction.

 

 

 

 

 

Cette semaine...

Khaos, d'Ana Dumitrescu
Like Someone in Love, d'Abbas Kiarostami
Tell me lies, de Peter Brook
Les Fils du vent, de Bruno Le Jean
God Bless America, de Bob Goldthwait
Par les épines, de Romain Nicolas

 

  • Khaos, d'Ana Dumitrescu. Documentaire réalisé en 2012. France. 1h35.

Entretien réalisé par Gaël De Santis. Khaos ou les visages de la crise grecque, film dont L’Humanité est partenaire, est sur les écrans demain. L’occasion de redonner la parole aux simples citoyens helléniques. Photographe, Ana Dumitrescu réalise avec Khaos ou les visages de la crise grecque, son premier film documentaire, dont L’Humanité est partenaire. La forme du road-movie se prête à des représentations de la vie dans la Péninsule hellénique, ou plus brutalement, de la mort. Comme lorsque sa caméra fixe une femme prête à se suicider, ou qu’à Kefalovriso on voit la tombe d’un ancien policier qui s’est donné la mort après la faillite de son entreprise. >>> Lire l'entretien avec la réalisatrice.

La bande annonce

  

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  • Like Someone in Love, d'Abbas Kiarostami. France/Japon. 1h39.

Par Michèle Levieux

Abbas Kiarostami est comme les Vénitiens ainsi décrits par Hugo Pratt :« Lorsqu’ils sont  fatigués de l’Autorité, ils ouvrent des portes dérobées au fond des cours et partent vers des horizons splendides et d’autres histoires… ». Avec Like Someone in Love, tourné au Japon avec des acteurs nippons, Abbas continue sa recherche sur le discours amoureux commencé en Toscane avec Copie conforme, qui valu, en 2010, le prix d’interprétation féminine cannois à Juliette Binoche. Dans Copie conforme, Abbas aborde le couple, le flou délicieux, l’illusion douce de l’amour en tant que promesse, le moment original, celui de la déclaration, suivi du surgissement du doute et du cycle de la destruction. L’originalité de l’amour à vif se perd dans la copie. (...) Abbas Kiarostami, au sommet de son art. >>> Lire la suite

La bande annonce

 

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Les choix de Vincent Ostria

  • Tell me lies, de Peter Brook. Royaume-Uni, 1968, 1 h 48

Inédite en France, cette œuvre du célèbre metteur en scène de théâtre britannique est la transposition d’une de ses pièces, « US », donnée à Londres en 1966. Il y est essentiellement question de la guerre du Vietnam, vue de Londres. Dans les années 1960, ce conflit qui engendra par réaction le mouvement Peace & Love, suscita un vent de contestation sans précédent dans la jeunesse du monde entier. Brook stylise ce phénomène en lançant trois ou quatre personnages dans les rues de Londres, qui vont provoquer, enquêter, manifester ou débattre partout où il est question du Vietnam. Un mélange de fiction et documentaire entrecoupé par des chansons anti-américaines et des saynètes, interprétées par les comédiens. Un spectacle politique d’une fluidité, d’un ludisme et d’une liberté aujourd’hui inconcevables.

 

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  • Les Fils du vent, de Bruno Le Jean. France, 2012, 1 h 36

Panorama du jazz manouche à travers quatre de ses virtuoses : Ninine Garcia, Tchavolo Schmitt, Angelo Debarre et Moreno. Ou comment les descendants spirituels de Django Reinhardt parviennent à perpétuer l’héritage du légendaire guitariste tout en préservant leur identité gitane, leur mode de vie traditionnel, le nomadisme. Un documentaire qui parle autant de la vie “les gens du voyage” que de leur grande tradition musicale. Certes un peu trop appliqué, mais très entraînant.

 

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  • God Bless America, de Bob Goldthwait

Seul et malheureux, Frank rencontre une ado chipie avec laquelle il part flinguer les gens grossiers… Cette comédie anti-politiquement correcte dézinguant la télévision commerciale a le charme de la contre-culture des années 1970. D’un autre côté, le film est aussi binaire que ce qu’il dénonce et un peu plombé par les discours moralisants du justicier. Moins bizarre et glaçant que Kick-Ass, où un père et sa fille, déguisés en faux super héros, massacraient des méchants.

 

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  • Par les épines, de Romain Nicolas. France, 1 h 35, 2012

Chronique banale de quelques solitudes croisées. Ce film choral français ordinaire, qui ne manque pas de candeur, recourt à des clichés rétros (la riche écrivaine et son majordome stylé), ou bien tente de transcrire une réalité plus brûlante (la faune des boîtes gay). L’un dans l’autre, cela manque un peu de définition et de style.

 

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  • Lire aussi :

Abbas Kiarostami : « Face au chagrin intime, le monde n’existe plus » (Festival de Cannes 2012)
La chronique cinéma d’Émile Breton : Sur le fil du rasoir (Sous la terre, d’Agnieszka Holland)

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L'Espagne et le Portugal manifestent contre l'austérité

14 Octobre 2012, 07:13am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : union européenne, espagne, portugal, austérité, pacte budgétaire européen, traité budgétaire européen, tscg,

 

 

Concert de casseroles des indignés à Madrid, protestations de plusieurs milliers de personnes à Lisbonne et dans d'autres villes. La péninsule ibérique a été samedi à la pointe des manifestations contre l'austérité.

Au Portugal, les protestations ont pris un aspect festif et culturel avec la participation de nombreux artistes - comédiens, musiciens, chanteurs ou danseurs - notamment à Lisbonne où un podium a été installé sur la place d'Espagne, l'une des plus importantes de la capitale. "La culture est résistance, les artistes sont dans la rue", a été le principal mot d'ordre de cette manifestation dite "culturelle" qui devait se prolonger tard dans la soirée et à laquelle plusieurs milliers de personnes ont assisté.

"La troïka (UE-FMI-BCE, ndlr) et le gouvernement dehors", clamait une grande banderole, "le Portugal en assez d'être volé et humilié", pouvait-on lire sur une petite affiche. D'autres manifestations ont eu lieu à Porto et Braga dans le nord.

"Le gouvernement ne tient plus que par un fil. Plus vite nous le couperons, plus vite le gouvernement s'effondrera", a lancé le secrétaire général de la CGTP, Armenio Carlos. Après avoir admis qu'il ne pourrait respecter ses engagements de réduction du déficit public, le gouvernement portugais a obtenu de la "troïka" (UE-FMI-BCE) représentant ses créanciers un allégement de ses objectifs, mais en échange il lui a fallu s'engager à de nouvelles mesures d'austérité: hausse généralisée des impôts, avec en particulier un taux moyen devant passer de 9,8% cette année à 13,2% l'année prochaine.

Dans le centre de Madrid environ 2.000 personnes ont manifesté à l'appel des "indignés", en scandant "Nous ne devons rien à personne, nous ne payerons pas", le tout accompagné d'un concert de casseroles. "L'idée, c'est de faire du bruit pour qu'ils nous entendent, mais nous savons déjà que ces dirigeants n'ont pas d'oreilles pour nous", expliquait Marita.

Les protestataires, hommes et femmes de tous âges, certains avec leurs enfants, étaient partis du siège de la représentation de l'Union européenne (UE) dans la capitale espagnole pour parcourir le centre-ville et gagner la place de la Puerta del Sol, lieu emblématique du mouvement des "Indignés".

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