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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Les comptes et la stratégie PSA passés à la loupe

19 Octobre 2012, 15:47pm

Publié par PCF Villepinte

  

Premier volet du rapport SECAFI

Le 11 octobre, le cabinet SECAFI, mandaté par le CCE, a rendu la première partie de son expertise.

 

On est loin du rapport Sartorius qui, sur la base d’une analyse très superficielle, voulait justifier le plan de  casse de l’emploi et la fermeture de l’usine d’Aulnay. Alors que depuis des mois, les salariés et l’opinion publique sont abreuvés de déclarations catastrophistes, la première partie du rapport SECAFI apporte des éléments qui éclairent la situation financière de PSA.

 

Rectification des chiffres tronqués du 1er semestre

Pour justifier son plan de casse de l’emploi, la di- rection PSA a annoncé en juillet des résultats semestriels catastrophiques. Le rapport SECAFI permet de rétablir quelques vérités.

 

Résultat net plombé

La Direction PSA a annoncé une perte de 745 millions €. En fait cette « perte » est quasiment créée de toute pièce par un jeu d’écriture avec des provisions exceptionnelles de 612 millions € !

 Incroyable mais vrai : ces provisions exceptionnelles comprennent une somme de 127 millions € pour une prévision de perte de valeur du site d’Aulnay suite à l’annonce du projet de fermeture. En clair : La direction PSA justifie en partie la fermeture par la perte que va provoquer son annonce. M. Varin se mord la queue !

 

Vases communicants

Le résultat opérationnel courant de PSA est positif de 4 millions € mais la partie automobile (PCA) est mise dans le rouge artificiellement par des transferts aux autres sociétés du groupe PSA (GEFCO, Faurecia, Banque PSA) qui restent largement bénéficiaires.

Comme si l’on pouvait perdre de l’argent à fabriquer les voitures et en gagner à les transporter et à les vendre. Pour la CGT, il s’agit bien sûr d’une activité globale, car si PCA ne fabriquait pas de voitures, la banque PSA ne pourrait pas les vendre !  

Ces transferts d’agent par surfacturations, sont notamment mis en lumière par le fait que la vente de GEFCO aux chemins de fer russes, va amener une baisse des prix facturés par GEFCO à PCA de 2,5%!

 

Un jeu de cache-cash

La consommation de cash dont parle M. Varin (200 millions € par mois) est en réalité le résultat de dépenses-record à l’international. Les sommes passées dans les comptes au titre des investissements sont passées de 1,1 milliard € au 1 er semestre 2010 à 2,2 milliards pour la même période  de 2012.

Chacun comprendra que si M. Varin paye en un temps record l’usine de Kaluga, la 3ème usine chinoise, et l’augmentation de 50 % des capacités de production au Brésil, c’est comme si un salarié voulait se payer une maison neuve en 6 mois et se plaignait ensuite de ne pas y arriver !

La consommation de cash évoquée n’est que le non-étalement des dépenses de la politique de globalisation de M. Varin.

 

Un groupe peu endetté

Le rapport confirme

  que PSA est peu endetté (2,3 Milliards €) par rapport aux autres groupes automobiles,  

que son endettement a baissé de 23 % à 16 % au cours du premier semestre. PSA dispose de 12 Milliards € de sécurité financière répartis comme ceci :

         Trésorerie 7,5Mds €

         Actif financier : 1,3Mds €

         Lignes de crédit : 3,130 Mds €

 

Pour autant, SECAFI considère que la situation financière de PSA est « tendue », qu’elle pose problème pour l’avenir, et en identifie notamment 5 causes.

 

Les véritables raisons d’une situation tendue

 

Les incertitudes qui pèsent sur la situation financière de PSA au cours des prochaines années résultent de 5 causes principales qui s’additionnent.

 

La baisse des ventes en Europe

C’est le résultat des politiques d’austérité pratiquées par les gouvernements européens sous l’égide de Bruxelles. Elles minent l’emploi et le pouvoir d’achat, entrainant les pays d’Europe dans une spirale dépressive.

La baisse des ventes est amplifiée pour le groupe PSA qui pratiquait traditionnellement un haut ni- veau de marge sur ses marchés. Le choix de la Di- rection PSA de « vendre cher » a des conséquences lourdes en période de baisse du pouvoir d’achat.

SECAFI pose la question des arbitrages de M. Varin entre la marge et le volume.

 

Arrêt des exportations en Iran

Cela prive le groupe PSA de 450 000 ventes par an pour des raisons politiques.

Est-ce aux salariés de PSA d’en payer le prix ?

 

Le rythme de la globalisation

M. Varin a choisi une mondialisation à marche forcée : 3ème usine en Chine, usine en Russie, augmentation des capacités de production au Brésil. Ce dernier choix est particulièrement montré du doigt, le groupe PSA ayant toujours perdu de l’argent en Amérique Latine.

 

Pour SECAFI, le financement de ce rythme de globalisation n’est pas compatible avec le rétrécissement des marges dégagées en Europe.

 

Il est à noter que SECAFI n’indique pas que la production automobile en Europe ne serait pas rentable. L’expertise pointe le fait que les marges dégagées ici sont en baisse et ne suffisent pas à couvrir l’accélération du rythme d’endettement réalisé ailleurs.

 

La politique de rachat d’actions et de dividende

Depuis 12 ans, elle a couté 6 milliards € à l’entreprise, dans le seul intérêt des actionnaires, au détriment du développement économique et de l’emploi. Elle s’est poursuivie jusqu’en août 2011.

6 milliards € ! Ce n’est pas une paille ! La famille Peugeot a placé cet argent dans les sociétés d’autoroutes (SANEF), instituts de sondage (IPSOS), maisons de retraite (ORPEA), Châteaux de Bordeaux (GUIRAUD) ou dans des fonds spéculatifs.

 

Pour la CGT, la question de la restitution des sommes ainsi détournées est posée.

 

Le rôle des agences de notation

Le rapport pointe le rôle de prédateurs des agences de notations, qui servent de chefs d’orchestre aux banquiers, et qui, en dégradant la note de PSA, risquent de renchérir les renouvellements d’emprunts prévus d’ici 2015.

La casse de l’emploi programmée par M. Varin apparait plus comme un gage donné aux agences de notation que comme une réponse aux questions posées par le rapport.

 

A suivre…

La première partie du rapport SECAFI rétablit donc un certain nombre de vérités.

La CGT y trouve la confirmation que ce qui est en cause, ce n’est pas le coût du travail en France, mais plutôt le coût du capital et l’appétit de M. Varin pour une globalisation à marche forcée avec son cortège de délocalisations et la casse de l’emploi en Europe.

 

La question n’est pas de trouver les financements de cette stratégie, mais d’en changer.

Cette première partie du rapport SECAFI sera suivie de 4 autres étapes :

06 novembre : Organisation industrielle et de la R&D.

12 novembre : Stratégie du groupe et environnement filière.

15 novembre : Effectif, social et RH

Fin novembre : Rapport complet au CCE

 

Sur l’accord PSA/GM, la presse fait état de différentes rumeurs sur le partage des études et des productions et sur une fusion de PSA et OPEL. Nous devrions en savoir plus lors de la réunion du Comité européen du 24 octobre.

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Marie-Aleth Grard d'ATD-Quart Monde : « La misère est une grande violence »

19 Octobre 2012, 07:18am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 18 Octobre 2012

Pauvreté

 

 

 

Éradiquer la pauvreté doit être un objectif affiché du gouvernement, réclame Marie-Aleth Grard (ATD-Quart Monde), à l’occasion de la Journée du refus de la misère. La célébration de la 25e Journée mondiale du refus de la misère a été l’occasion pour ATD-Quart Monde de rendre publique une étude mondiale sur la pauvreté, sur laquelle revient sa vice-présidente, Marie-Aleth Grard.

Votre étude fait le lien entre misère et violence. Pourquoi ?

Marie-Aleth Grard. Menée pendant deux ans avec des chercheurs et des personnes très pauvres, cette étude montre combien la misère constitue une violence quotidienne. Le mal-logement, la faim, l’exclusion, l’échec scolaire sont d’une telle violence qu’ils brisent des personnes pendant des années. C’est aussi le cas en France lorsque des enfants sont placés car leurs parents se retrouvent sans logement. Ils ne les voient qu’une seule fois par mois, uniquement parce qu’ils sont pauvres. Après avoir passé cinq ans à la rue, une jeune trentenaire accueillie dans une cité de promotion familiale de Noisy-le-Grand par ATD-Quart Monde a continué à dormir pendant trois mois dans le salon avec sa famille de peur qu’on vienne lui reprendre ses trois enfants. Il lui a fallu un an pour ouvrir sa porte à des bénévoles. Dans certaines communes, des personnes pauvres ne sont pas reçues par le service logement si elles ne sont pas accompagnées d’un militant d’ATD-Quart Monde. Un traitement différencié d’une extrême violence, au même titre que les enfants traités de SDF à l’école parce qu’ils vivent à l’hôtel.

Quel est le message de cette journée de mobilisation ?

Marie-Aleth Grard. Les derniers chiffres de l’Insee sont affolants, avec 8,6 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, un chiffre en hausse. Dans ce contexte, il faut absolument relever les minima sociaux, avec lesquels on ne peut plus vivre, ni survivre. Lorsque le RMI a été mis en place, les minima sociaux représentaient 50 % du salaire minimum, ils ne représentent plus que 43 % aujourd’hui, ne permettant plus d’avoir accès aux logements sociaux. Ce n’est plus possible.

Qu’attendez-vous 
de la conférence nationale 
de lutte contre la pauvreté et les exclusions organisée les 10 et 11 décembre prochains ?

Marie-Aleth Grard. Les ateliers préparatoires de cette conférence ont d’ores et déjà associé des personnes en situation d’exclusion. C’est une première que nous tenons à saluer. Sans cela, nous n’arriverons jamais à progresser sur cette question. Mais nous attendons du gouvernement qu’il prenne pour objectif d’éradiquer la misère lors de ce quinquennat. On en attend d’autres, comme des expérimentations pour montrer que l’on peut agir contre la pauvreté. Notre projet « Un emploi, un droit », par exemple, a démontré que des chômeurs de longue durée peuvent être employés en CDI.

Cécile Duflot avance le dispositif hivernal. En visite hier dans un centre d’hébergement d’urgence à Lyon, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a annoncer le déclenchement anticipé du plan hivernal pour mobiliser des places supplémentaires sans attendre la baisse des températures. « Malgré les promesses », on s’oriente « une fois de plus » vers un dispositif provisoire, regrette le collectif des associations unies qui réclame un moratoire des expulsions locatives et « un plan d’action ambitieux ». Les 50 millions d’euros débloqués en urgence ne permettent pas de répondre aux besoins. De nombreux travailleurs sociaux ont décidé d’exercer leur droit de retrait.

  • Lire aussi :

Malades en sous-France
Julien Lauprêtre, président du Secours populaire :  « 18 millions de personnes en danger »
58 % des enfants ont peur de devenir pauvres

 

Entretien réalisé par 
Pierre Duquesne

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Syrie: un conflit qui peut embraser la région

19 Octobre 2012, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

Lakhdar Brahimi avec Bachar al-Assad

 - le 18 Octobre 2012

Syrie

 

 

 

Le médiateur de l’ONU, Lakhdar Brahimi, a mis en garde la communauté internationale et propose une trêve aux combats. La France dit aider les « zones libérées » mais ignore les Kurdes.

«Cette crise ne peut pas rester confinée indéfiniment au territoire syrien. Soit elle est réglée, soit elle s’aggravera, débordera, et mettra (la région) à feu et à sang. » Ainsi s’exprime Lakhdar Brahimi, le médiateur international, qui effectue depuis une semaine une tournée régionale auprès des pays influents dans le dossier. À Téhéran, le médiateur a appelé à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu à l’occasion de l’Aïd al Adha, une des fêtes musulmanes les plus sacrées, qui sera célébré du 26 au 28 octobre.

une « tension sectaire »

Damas a fait part de sa volonté de discuter de cette proposition, à condition que les rebelles respectent la trêve, tandis que les insurgés ont réclamé la fin des bombardements en premier. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, demandait cependant, en faisant allusion à la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite : « Vont-ils faire pression sur les groupes armés qu’ils hébergent, financent et arment, de façon qu’ils respectent le cessez-le-feu ? » De son côté, le chef du Conseil ­national syrien (CNS), fortement soutenu par les Occidentaux, Abdel Basset Sayda, a déclaré que les rebelles ne font « que se défendre et il est ­normal qu’ils arrêtent les hostilités quand la machine de guerre du régime l’aura fait ».

La commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, présidée par Paulo Pinheiro, s’est dite très préoccupée par la présence de « centaines de militants étrangers, islamistes radicaux ou djihadistes », qui ne se battent pas pour la ­démocratie et la liberté. « Ils ont leur propre agenda » et risquent de radicaliser certains membres de l’opposition. La « tension sectaire » s’est également beaucoup aggravée, a constaté Paulo Pinheiro. Il a précisé que la commission a des raisons de croire que les forces gouvernementales et les groupes d’opposition auraient commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Pour ce diplomate onusien, « il n’y a pas de solution militaire et il faut impérativement trouver un règlement politique, dans l’intérêt de toutes les victimes ».

répression des kurdes

On en est loin. Sur le terrain, les combats ne faiblissent pas. Dans la province d’Idleb, l’armée régulière mène depuis dimanche une contre-attaque pour reprendre des positions clés, surtout la ville de Maaret al-Noomane située sur l’autoroute Damas-Alep et prise le 9 octobre. Mais l’attitude des grandes puissances pose des questions politiques, même si elles affirment ne s’occuper que d’humanitaire. La France a ainsi fourni une aide financière et médicale de 1,5 million d’euros depuis fin août à quinze comités civils syriens censés agir dans les zones « libérées » de Syrie (la charia y est maintenant enseignée dans les écoles !) et espère entraîner d’autres pays dans ces programmes. Mais, étrangement, le plan français néglige totalement les zones kurdes, pourtant elles aussi hors du contrôle de Damas. Est-ce pour laisser le champ libre à la Turquie, prête à ­intervenir pour empêcher toute autonomie kurde à ses portes, tout en continuant la répression contre les représentants et les populations kurdes sur son propre sol ? On est en droit de le penser.

Manifestations de solidarité. « Au-delà de l’impérieuse nécessité que l’ONU classe officiellement la Syrie en crise humanitaire, la solidarité avec le peuple syrien en lutte doit s’exprimer par une forte mobilisation des sociétés civiles à travers le monde afin d’apporter sans délai une aide concrète aux populations syriennes et de mettre les instances représentatives de la Communauté internationale face à leurs responsabilités. » 
À l’appel du collectif Urgence solidarité Syrie, dans des dizaines 
de villes à travers le monde, le samedi 20 octobre seront organisées des manifestations. À Paris elle partira à 15 heures de la place 
de la Nation pour se rendre à Bastille.

  • A lire aussi:

Syrie: les Etats-Unis s'inquiètent des islamistes

Damas rejette le cessez-le-feu unilatéral réclamé par Ban-Ki-Moon

Tous nos articles consacrés à la Syrie

Pierre Barbancey

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Deux tiers des Français contre la dépénalisation du cannabis

19 Octobre 2012, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 18 Octobre 2012

 

 

 

 

Près de deux Français sur trois (65%) sont opposés à une dépénalisation du cannabis, selon un sondage Harris Interactive, quelques jours après la sortie sur le sujet du ministre de l'Education, Vincent Peillon qui suggérait un débat sur le dispositif législatif.

Selon ce sondage publié jeudi dans 20 Minutes, les sympathisants de gauche sont les plus favorables à une dépénalisation (55%), remportant notamment une majorité absolue chez les sympathisants d'Europe Ecologie-Les Verts (67%) et du Front de Gauche (68%), tandis que les sympathisants de droite y restent farouchement opposés (82%).

Les Français sont également une majorité à se déclarer contre la légalisation de cette substance (72%), 47% affirmant même y être "tout à fait opposés". Les parent ayant au moins un enfant de plus de 5 ans et les personnes âgés sont les plus hostiles à une diminution des sanctions, seulement 26% des plus de 65 ans se déclarant en faveur de la dépénalisation et 24% en faveur de la légalisation. Les 18-24 ans restent la frange de population la plus favorable à une abolition des sanctions (41%), mais sont moins favorables que la moyenne à une légalisation (23%).

Vincent Peillon s'était déclaré dimanche en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis, avant de revenir sur sa déclaration dans un communiqué en précisant que ses propos étaient le reflet d'une "réflexion personnelle".

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 16 et 17 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 1.142 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.

  • Lire aussi :

Légalisation du cannabis: un rapport propose de sortir des débats stériles

Drogues et addictions: la répression n'est pas la solution 

Pour une autre politique des addictions (Laurence Cohen, sénatrice Val-de-Marne, Groupe CRC)

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SNCF : appel à la grève pour que "cesse la casse du service public ferroviaire"

18 Octobre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 17 Octobre 2012

 

 

 

Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, l'Unsa, Sud-Rail et la CFDT) appellent à la grève pour le 25 octobre pour adresser à la direction de l'entreprise publique ainsi qu'au gouvernement "un signal d'alarme" sur l'emploi et la réforme de la gouvernance du système ferroviaire à venir.

"Il faut un changement radical de la politique de la direction de la SNCF, qu'elle cesse la casse du service public ferroviaire. Notre message au ministère est que si  Guillaume Pepy (le PDG de la SNCF) ne s'arrête pas, ne comptez pas sur les organisations syndicales pour entrer dans les débats sur la gouvernance", a déclaré à la presse Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT Cheminots. La CGT fustige aussi "l'enfumage" des chiffres de la direction sur le nombre des embauches, soulignant la différence existant entre les 5.500 embauches prévues dans l'Epic et les 6.900 départs en retraite.

>>> Lire le point de vue de Gilbert Garrel dans paru dans l'Humanité : "La SNCF ne respecte pas la loi"

Les quatre syndicats majoritaires vont déposer un préavis de grève nationale qui débutera le mercredi 24 octobre à 19H00 jusqu'au vendredi 26 08H00, soit la veille des vacances de la Toussaint, ont précisé mercredi des représentants syndicaux. Cette grève intervient alors que le cycle des négociations salariales vient de s'achever et que le gouvernement a annoncé pour 2013 une loi réformant à la fois la gouvernance du système ferroviaire et le statut social des cheminots.

Les salaires sont un autre sujet de désaccord, avec 0,5% d'augmentation générale proposée par la direction, "on est en dessous de tout avec des cheminots en dessous du SMIC", a commenté pour sa part Didier Aubert de la CFDT. "L'autre élément est que le financement et la réunification du gestionnaire d'Infrastructure (RFF/SNCF) tarde à venir: la grève est clairement un coup de pied dans la fourmilière vis-à-vis du gouvernement", poursuit le syndicaliste. L'harmonisation sociale (entre les agents de la SNCF et les salariés des opérateurs privés), dans la perspective d'une ouverture à la concurrence du transport régional, est un autre sujet d'inquiétude pour les syndicats, de même que la situation du fret.

 

  • Lire aussi :

 

SNCF : la tentative de hold-up de Guillaume Pepy
SNCF : "le levier de productivité ne passera pas par des suppressions de postes"
La SNCF est un service public en danger !

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François Hollande reconnaît la "sanglante" répression du 17 octobre 1961

18 Octobre 2012, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

Des manifestants algériens appréhendés à Puteaux lors de la manifestation pacifique organisée à Paris le 17 octobre 1961.

 

 

 

Le président François Hollande a déclaré mercredi que "la République reconnaît avec lucidité" la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961. C'est la première fois que ce massacre est reconnu comme tel par un chef de l'Etat français.

"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression", a déclaré le président de la république, selon un communiqué de l'Elysée. "La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté, à l'occasion du 51ème anniversaire de ces événements.

Le Sénat va étudier mardi prochain, en séance publique, une proposition de résolution du groupe communiste "tendant à la reconnaissance de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961" à Paris qui avait fait de nombreuses victimes algériennes. Cette proposition avait été déposée par Nicole Borvo Cohen-Seat, ancienne sénatrice de Paris, et plusieurs de ses collègues communistes. Ses auteurs souhaitent la reconnaissance par la France de "la réalité des violences et meurtres commis à l'encontre de ressortissants algériens à Paris et dans ses environs lors de la manifestation du 17 octobre 1961" et la réalisation d'un lieu du souvenir à la mémoire des victimes.

A l'Assemblée nationale, François Asensi (Front de gauche), a annoncé mercredi, lors d'un débat sur les questions européennes, que son groupe déposait une proposition analogue à celles des sénateurs communistes. "Son adoption serait un geste de concorde à l'adresse du peuple algérien, ce peuple ami", a-t-il souligné dans un communiqué.

Lundi, le Parti socialiste avait réclamé "une reconaissance officielle" de la répression de cette manifetstation. Un an plus tôt jour pour jour, le 17 coctobre 2011, François Hollande, qui venait de remporter la primaire socialiste pour être candidat à l'Elysée, s'était rendu à Clichy-la-Garenne, commune de proche banlieue parisienne, pour témoigner "de sa solidarité" avec les familles endeuillées par ces événements. Il avait relevé que "trop longtemps cet événement (avait) été occulté des récits historiques" et qu'il était "important de rappeler ces faits".

>>> Lire l'entretien avec le sénateur socialiste David Assouline paru dans l'Humanité : "La vérité, seule source de paix entre les peuples".

  • Lire aussi :

17 octobre 1961 : le rendez-vous manqué de l’Élysée
Pierre Laurent :"La France doit reconnaître les faits"
Reconnaître le 17 octobre 1961 comme un crime d’État par Fayçal Megherbi, avocat au barreau de Paris

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Communiqué du groupe PCF-Front de gauche du Conseil général

18 Octobre 2012, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

La réponse de Stéphane Troussel à Patrick Devedjian n’est pas tout à fait la bonne réponse !

 

Vendredi dernier, le président du Conseil Général des Hauts de Seine à jugé « immoral » que son département puisse compenser par la péréquation les difficultés fiscales de la Seine Saint Denis.

« Il faudrait que nous, qui avons été à peu près raisonnables…nous réduisions les prestations accordées à nos population pour financer les emprunts toxiques que la Seine Saint Denis a inconsidérément souscrits. » déclare Patrick Devedjian. Et il poursuit en précisant que s’il y a plus de pauvres en Seine Saint Denis, ce serait la conséquence « d’une volonté délibérée des élus pour avoir une population assez sûre sur le plan électoral ». On reconnaît bien là la finesse politique du président du Conseil Général des Hauts de Seine qui reprend sans plus de réflexion des arguments entendus dans les discours de certains.

Mais ce qui est plus étonnant, c’est la réponse que lui apporte notre président Stéphane Troussel…

Stéphane Troussel a raison lorsqu’il souligne les inégalités territoriales et l’inégalité de traitement pour les collégiens. Il a encore raison lorsqu’il rappelle que les impôts locaux sont plus élevés dans les villes pauvres du 93 que dans les villes riches du 92 et enfin, nous sommes d’accord avec lui quand il pointe l’éradication du logement social dans certaines villes des Hauts de Seine…

Mais il néglige à tort de répondre à une énorme contre vérité de Monsieur Devedjian : la situation budgétaire de la Seine Saint Denis n’est pas due aux emprunts toxiques !

Il est temps de clarifier les choses une bonne fois pour toutes :

 

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Communiqué de la fédération de Seine-Saint-Denis du PCF

18 Octobre 2012, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

La chasse aux Roms : ça suffit !

 

Une fois encore, une fois de trop, un camp de Roms est démantelé sans proposition d’hébergement : les familles se retrouvent à la rue dans le plus grand dénuement. Cette fois-ci à Noisy-le-Grand, où demain ?

Et ce matin, après une nuit passée devant l’hôtel de ville, dans l’espoir d’être reçus par le maire, les policiers les ont « déplacés » manu militari hors de Noisy-le-Grand. Quelle honte !

Comment peut-on malmener des populations au mépris des droits de l’homme ? Cette chasse aux Roms est insupportable ! Elle nourrit les pires reflexes de haine et de racisme contre des femmes, des hommes, des enfants qui fuient la pauvreté, et souhaitent un avenir meilleur.

Les Roms ne sont pas responsables de la crise, ils ne demandent qu’à vivre dignement avec leurs familles.

Or leur quotidien, ce sont des camps de fortune, insalubres. Il faut stopper ces expulsions, qui consistent à repousser la misère un peu plus loin, comme l’on cacherait la poussière sous le tapis. Il y a urgence à répondre aux besoins humains élémentaires : le droit au logement, au travail, à l’éducation, à la santé.

 

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CGT : Thierry Lepaon choisi pour succéder à Thibault

17 Octobre 2012, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 16 Octobre 2012

 

 

Ancien Moulinex, militant de terrain dans le secteur privé, mais aussi dans la ligne politique de Bernard Thibault à qui il succèdera en mars 2013, Thierry Lepaon a été choisi à une large majorité par la commission exécutive avec 42 voix sa faveur, sept absentions, aucune contre.

Tout en rappelant que l'avis de la commission exécutive n'était qu'"une étape dans le processus",  Bernard Thibault a jugé "probable" que le comité confédéral national (CCN, parlement du syndicat), ratifiera ce choix, le "reprenne à son compte". "Il me semble qu'avec un avis aussi massif, favorable de la commission exécutive le cap est fixé". Le CCN est convoqué les 6 et 7 novembre "pour ratifier la proposition de la commission exécutive", Thierry Lepaon devrait donc prendre logiquement la tête du syndicat au congrès de mars 2013 à Toulouse.

C’est un militant de terrain, qui a débuté sa vie professionnelle et syndicale a commencé à 17 ans: il entre en 1977 comme soudeur chez Caterpillar près de Caen, une semaine après il adhère à la CGT. Deux ans plus tard il est licencié pour activité syndicale, mésaventure qu'il connaîtra de nouveau à Spie-Batignolles d'où il est renvoyé en 1981.  Il est ensuite embauché à l'usine Moulinex de Cormelles-le-Royal (Calvados). C'est comme délégué CGT qu’il a mené son premier combat majeur lorsqu'en 2001 le groupe électroménager a déposé son bilan. L'entreprise est reprise par son concurrent Seb. Au total 3.300 des 5.600 salariés sont restés sur le carreau. Lire : Le crash de Moulinex par Thierry Lepaon

Lepaon a également sa carte au PCF : "J'ai un rapport affectif profond avec ce parti qui date de ma jeunesse". Mais, "je ne signe jamais d'appel à voter et je ne participe pas aux instances de direction" de ce parti. Négociateur CGT en 2008 sur la formation professionnelle, il a pris aussi à cœur le dossier de la lutte contre l'illettrisme. Depuis 2010, il préside le groupe CGT au Conseil Economique Social et Environnemental (Cese). Ce qui "en fait un dirigeant au fait des relations intersyndicales et interlocuteur d'autres forces de la société, patronat et associations", l’a loué Bernard Thibault. "Il fait partie de ceux qui ont cette capacité de réunir l'organisation même lorsqu'elle est traversée de débats".

  • Les dernières interventions de Thierry Lepaon dans l'Humanité:

Il faut refuser les accords de compétitivité emploi qui signifient la fin du contrat de travail

  • A lire aussi:

tous nos articles sur la crise de succession à la CGT

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" Pas de civilisation sans développement du service public  ", par Denis Durand (PCF)

17 Octobre 2012, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

Pour l’économiste Denis Durand, membre du Conseil national du PCF, la dépense publique doit «  répondre aux objectifs sociaux  ». Il répond ici aux question de Grégory Morin.

La règle d’or européenne induit la réduction de la dépense publique. Cela vous paraît-il pertinent  ?

Denis Durand. Non. Les forces représentatives des intérêts financiers veulent imposer une réduction de la dépense publique, mais cela tourne le dos à l’évolution de la société telle qu’on la perçoit au XXIe siècle.

Il y a un énorme besoin de protection sociale (retraite, santé…) et de services publics (transports collectifs, recherche, protection de l’environnement…).

Il faut que cette part considérable de l’activité économique soit prise en charge de façon collective de manière à échapper aux critères de la rentabilité capitaliste, qui ne sont plus capables de répondre aux objectifs sociaux. La civilisation ne pourra pas survivre dans ce siècle sans créer les conditions d’un développement sans précédent des services publics.

 

 


15 octobre 2012

Comment financer ce développement  ?

Denis Durand. Il faut consacrer une part plus grande des richesses créées au financement des services publics. Mais ces richesses, il faut les produire autrement. Si on fait un gâteau plus gros avec les procédés actuels, il sera indigeste. Il faut donc changer les recettes  : revoir les critères de gestion des entreprises, les choix de dépenses et d’investissement public…

D’autres choix sont nécessaires, dans l’entreprise comme dans les institutions politiques, de l’État ou des régions.

Les réformes du gouvernement sont-elles de nature à amorcer ce changement  ?

Denis Durand. Tout ce qui a contribué à remettre en cause les mesures les plus aberrantes et les plus scandaleuses du gouvernement Sarkozy va dans le bon sens. Mais les nouvelles mesures annoncées sont extrêmement timides.

On le voit, il suffit que quelques patrons braillards (le collectif de patrons se mettent à envoyer des messages sur Twitter pour que les ministres reculent. C’est particulièrement inquiétant quant à la capacité de ce gouvernement à tenir le cap du changement.

Sur quelles ressources, notamment fiscales, peut-on s’appuyer pour mobiliser l’investissement en faveur des politiques publiques  ?

Denis Durand. Une réforme fiscale ne doit pas seulement servir à prendre un peu d’argent dans la poche des riches pour en remettre un peu, très peu, dans celle des pauvres. Elle doit être un outil au service d’une stratégie économique.

Un outil dans un ensemble plus vaste, dont le point le plus important est la réorientation du crédit bancaire et la mobilisation de la capacité monétaire des banques et des banques centrales pour financer des projets d’avenir.

C’est le travail des êtres humains qui crée des richesses. La création d’emplois, préoccupation numéro un des Français, devrait être l’objectif de toute politique économique. Si on crée de la valeur ajoutée avec des emplois pour des gens bien formés, on dégagera du revenu.

C’est sur cette base qu’on pourra prélever des ressources pour financer les services publics et la protection sociale.

Dans une tribune publiée le 2 octobre 
 dans le Monde, vous évoquez 
des pistes de réorientation…

Denis Durand. Cette tribune était signée par 120 économistes, dont François Morin, l’un des meilleurs connaisseurs de la structure financière du capitalisme français, le président du conseil scientifique d’Attac, Dominique Plihon et l’économiste communiste Frédéric Boccara . Le passage le plus significatif a été censuré. C’est regrettable. Nous y détaillions les instruments pour réorienter le crédit bancaire en faveur des projets efficaces en termes de création d’emplois et de richesse, et de protection de l’environnement.

C’est là-dessus que le débat doit continuer à se développer. Peut-être que certains ne le souhaitent pas.

source : l’Humanité

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