Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de programmation des finances publiques

23 Octobre 2012, 16:48pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

André Chassaigne, chef de fil du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale explique et motive les décisions de son groupe parlementaire de voter contre le projet de programmation des finances publiques et de s’abstenir sur le projet de loi de finances lui-même. "Nos votes sont réfléchis. Nous ne sommes pas sur une posture politique. Nous ne sommes pas dans l'opposition mais dans la construction". Les deux projets ont été adoptés par la majorité PS, PRG et Verts en fin d’après-midi ce mardi.

Les députés du Front de gauche se sont abstenus lors du vote sur les recettes du budget 2013 et ont "toutes les raisons de voter contre" le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, dans l'état actuel du texte. C’est ce qu’a expliqué ce mardi André Chassaigne. S'ils voteront contre le projet de loi de programmation des finances publiques 2012-2017, les députés du groupe s'abstiendront sur le volet recettes du projet de loi de finances 2013. Ce budget, dans sa première partie, comporte des "avancées extrêmement timides", notamment un début de taxation du capital via une nouvelle fiscalisation des dividendes.
Parmi les "éléments négatifs", il faut citer le refus du dégel du barème et la progressivité insuffisante de l'impôt sur le revenu. Mais aussi le "recul pas acceptable" sur la taxation des plus-values de cessions d'entreprise face à la fronde des "pigeons, ces champions de la plus-value à court terme, au risque de compromettre la mise en œuvre du principe que toute la gauche appelait de ses vœux, à savoir l’alignement de la taxation du capital sur celle du travail."

"Le gouvernement a l’œil rivé sur les 3 %"

Ce mardi à l’Assemblée, avant le vote et pendant les questions au gouvernement, le député PCF Nicolas Sansu a résumé ainsi les profondes réserves du groupe parlementaire : "Il n’est à notre sens pas opportun de s’accrocher à l’objectif de 3% de déficit budgétaire, avec pour conséquence la déprime des dépenses publiques et sociales utiles, et au bout du compte, le risque d’une nouvelle explosion du chômage." 

Autre sujet majeur de mécontentement: le gel de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) au bénéfice des collectivités locales, avant une baisse en 2014 et 2015. "Cela représente une baisse de 6 à 7% des recettes sur deux ans. Les effets seront catastrophiques et se répercuteront soit dans une hausse des impôts locaux, soit dans une baisse des prestations", a-t-il prévenu. "Sans compter de nouvelles réductions d’effectifs dans la fonction publique, 2% en moyenne d’ici 2015".

"Nous n’avons de cesse de tenter de convaincre que c’est la croissance qui nous permettra de réduire nos déficits, et non l’inverse."

Quant au projet de budget de la Sécu, "dans l'état actuel du texte, nous avons toutes les raisons de voter contre". C’est un budget "d'une extrême gravité, sans rupture avec le gouvernement précédent qui fait courir à la catastrophe, en particulier dans les hôpitaux". Il a cependant évoqué quelques "points intéressants" comme le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG), la retraite à 60 ans pour les travailleurs de l'amiante ou la lutte contre les fraudes des employeurs.

Enfin sur le volet dépenses du budget, les députés Front de gauche se prononceront "au cas par cas", décidés par exemple à voter pour le budget de la Justice.

Voir les commentaires

Mega : la vengeance de Megaupload ou la réinvention d’Internet

22 Octobre 2012, 18:43pm

Publié par PCF Villepinte

Kim Dotcom

Médias - le 22 Octobre 2012

 

 

 

 

Le fondateur de Megaupload annonce son retour tonitruant avant la fin de l’année et promet du révolutionnaire. Mega reviendrait d’ici peu en proposant un système d’échange crypté complètement incontrôlable, sans intermédiaire, qui devrait donner des sueurs froides tant aux gouvernements qu’aux industriels.

Evidemment, les annonces qu’il fait au magazine Wired sont à prendre avec une certaine prudence, car Kim Schmitt, allias Dotcoms est passé maître dans l’art de la communication. Il y menace à la fois le gouvernement américain et les majors de l’industrie culturelle, qui se seraient ligués contre lui. C’est que son arrestation tonitruante et la mise hors ligne des serveurs de Megaupload en janvier dernier précédait de deux jours le lancement international de la Megabox, déclinaison « légale » et payant de son service qui se serait passé d’intermédiaires et aurait supplanté sans souci iTunes, selon lui.

Cela semble gros et aussi trouble que la personnalité de Dotcom, mais on aurait tord de ne pas le prendre au sérieux. Il a la force de frappe nécessaire et s’est entouré de talents techniques, dont un certain Emmanuel Gadaix, ancien de la DST, les services secrets de sécurité intérieure français, passé maître dans l’art du cryptage.

Une couverture technique en béton

Ce qu’explique Dotcom l’air malicieux, c’est que personne ne sera capable de savoir ce qui s’échange à travers Mega, ni lui, ni l’hébergeur du serveur, ni un gouvernement, personne. Une clé unique, basée sur l’algorithme Advanced Encryption Standard, servira à décrypter l’échange. Clé qui ne sera connue et fournie que par la personne qui partage le document et lui seul. Ce qui permet à Mega de n’assumer strictement aucune responsabilité envers ce qui est hébergé, puisque dans l’incapacité d’en connaître le contenu. D’autant que le système se veut ouvert et que n’importe qui peut y agréger son serveur et être une partie de ce tout.

Dotcom promet également qu’il sera impossible à un gouvernement de mettre hors ligne les serveurs et données. L’opération du FBI de janvier leur reste en travers de la gorge. Ce qu’Emmanuel Gadaix explique bien à OWNI : "Les serveurs seront dans de multiples juridictions y compris en Europe. Comme toutes les données stockées sur le serveur ne pourront être décryptées, nous pourrions même en héberger aux Etats-Unis. Nous ne le ferons pas, à titre de sanction économique tout d’abord, mais aussi par respect pour nos millions d’utilisateurs dont les données sont toujours otages du gouvernement américain."
Et Dotcom se couvre derrière la charte internationale des Droits de l’Homme : « vous avez le droit de protéger vos informations et communications privées ». Et d’assurer : « tout ce qui passera par le site sera fermé et du domaine du privé, ce que garanti la clé ».

La terreur d’Hadopi, le sauveur des artistes

Autre versant communication du projet Mega, Dotcom promet qu’il sera aussi au service des artistes et du droit d’auteur. Lorsqu’un contenu violant un copyright sera révélé, il sera enlevé, et de préciser avec un certain humour : "comme avant avec Megaupload". Mais surtout Mega ambitionne toujours de détrôner iTunes. De proposer une plateforme de vente libre, de ce qu’on veut et sans intermédiaires ; donc potentiellement moins onéreux pour le client, plus rémunérateur pour l’artiste, qui récolterait jusqu'à 90% du prix de vente. Autre piste qui était avancée pour Mégabox, la rémunération des artistes par la publicité générée par le trafic des centaines de millions d'internautes.
La promesse est énorme, présentée avec un savant mélange d’assurance et d’ironie. Mega devrait débarquer avant la fin de l’année pour « réinventer l’Internet ». On peut sourire comme frémir, car on doit aussi se rappeler que Megaupload comptait pas moins d'un milliard de visiteurs, 180 millions d’utilisateurs inscrits et au moins autant de dollars de recettes.

Pi.M.

Voir les commentaires

Cuba: Fidel Castro s'en prend aux "oiseaux de mauvais augures"

22 Octobre 2012, 18:40pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : cuba, fidel castro,

 

 

Fidel Castro a démenti ce lundi à la une de Granma, l'organe du Parti communiste cubain, les rumeurs l'annonçant comme mort ou à l'agonie.

Dans un article accompagné d'une photo (à voir d'autres photos ici) où il apparaît tenant à la main le Granma de vendredi, l'ancien président de Cuba accuse les agences de presse et les ennemis de Cuba de propager des "stupidités". Il vise en particulier un article paru la semaine dernière dans un journal espagnol l'annonçant dans un état végétatif à la suite d'une attaque cérébrale. "Oiseaux de mauvais augure ! Je n'ai même plus le souvenir de ce qu'est un mal de tête", répond Fidel Castro, qui a 86 ans.

Il explique aussi pourquoi il a cessé de publier depuis le 19 juin ses "Réflexions", des tribunes dans la presse officielle où il s'exprimait sur divers sujets pour des raisons pratiques: "Ce n'est certainement pas mon rôle d'occuper les pages de notre presse, dédiée à d'autres tâches dont le pays a besoin".

  • A lire aussi:

Cuba: le fils de Fidel dément la mort de son père

Tous nos articles consacrés à Cuba

S.G.

Voir les commentaires

Marie Debs : "La déstabilisation du Liban serait catastrophique"

22 Octobre 2012, 18:39pm

Publié par PCF Villepinte

Des échanges de tirs ont opposé lundi dans un quartier sunnite de Beyrouth des militaires et des hommes armés.

 - le 22 Octobre 2012

Liban

 

 

 

Alors que la tension reste vive au Liban, ce lundi, après l'assassinat du chef des services secrets, le général Wissam al-Hassan, vendredi, faisant craindre un embrasement du pays, la dirigeante du Parti communiste libanais (PCL) prône la paix civile et dénonce les visées islamistes, y compris en Syrie. Elle appelle le gouvernement libanais à prendre ses responsabilités. 

«Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, estime “probable” la responsabilité syrienne dans la mort de Wissam Al Hassan. On a tendance à oublier que Wissam al Hassan est à l’origine de l’arrestation de nombreux salafistes et qu’il a démantelé une centaine de réseaux libanais travaillant pour les Israéliens. Donc il ne faut pas regarder seulement dans une seule direction », estime Marie Debs, membre du secrétariat du Parti communiste libanais (PCL). Se référant à « la situation intérieure au Liban et aux menaces israéliennes, notamment les déclarations de Tel-Aviv après le vol du drone du Hezbollah, il y a deux semaines », la dirigeante communiste met en garde contre « une déstabilisation du Liban qui serait catastrophique ». Elle ouvrirait la voie à « une nouvelle agression contre l’existence nationale libanaise, d’une part, et permettrait la création d’un émirat au Liban Nord, projet que certains veulent mettre en place avec l’aide des salafistes, d’autre part ».

Concernant la Syrie, Marie Debs estime « difficile de penser qu’une solution pourra émerger rapidement. L’opposition démocratique, qui avait été à l’origine du mouvement il y a un an et demi, est en quelque sorte marginalisée. On assiste à une sorte de guerre civile entre des salafistes et des opposants armés par les Occidentaux et les pays du Golfe, avec l’aval de la Turquie, d’un côté, et le gouvernement syrien, le régime du Baath, soutenu par la Russie, de l’autre. Le conflit s’est internationalisé depuis longtemps. On assiste à une nouvelle opposition entre les États-Unis et la Russie ».

Pour elle, « la situation en Syrie est très dangereuse parce qu’elle est liée à la situation internationale et parce que les deux partis en présence ne sont pas en état de l’emporter militairement. Il faut donc s’attendre, malheureusement, à encore beaucoup de morts et de destructions avant qu’une solution ne soit trouvée. Les pays arabes ont agi en pensant déstabiliser le régime. Mais en réalité, ils sont en train de détruire la Syrie. Quant au régime, il n’a pas su prendre en considération ce qui se passait réellement dans le pays, de façon à impulser les changements nécessaires, seule manière d’unifier la population syrienne et d’affronter une intervention étrangère ».

Le Parti communiste libanais insiste sur la nécessité de « renforcer la paix civile au Liban » et prépare une conférence en ce sens à laquelle il convie des personnalités politiques, démocratiques, les syndicats, les mouvements de jeunes, les organisations de femmes. « Nous voulons que la société civile intervienne vraiment cette fois-ci et puisse empêcher le retour à la guerre civile », souligne Marie Debs. Elle estime par ailleurs que « le gouvernement libanais a son mot à dire. Jusqu’à présent, il n’a rien fait dans le sens de la paix civile. Il a dit vouloir prendre ses distances par rapport à ce qui se passe en Syrie, mais il n’échappera pas à ses responsabilités quant à la paix intérieure. Enfin, il doit donner un mandat politique à l’armée libanaise afin qu’elle puisse contrôler toutes les régions frontalières de manière à empêcher l’ASL de sévir à partir du Liban et prévenir en retour les réactions de l’armée régulière syrienne ».

 

  • Lire aussi :

 

Le Liban sous le choc après l'attentat à Beyrouth

Le pays du Cèdre hanté par la peur du conflit syrien

Beyrouth-Damas à tire d'aile

Propos recueillis par Pierre Barbancey

Voir les commentaires

Le PCF condamne l'agression israélienne contre le bateau Estelle en mission de solidarité

22 Octobre 2012, 18:33pm

Publié par PCF Villepinte

Le PCF condamne l'agression israélienne contre le bateau Estelle en mission de solidarité

 

Le Parti communiste français condamne l'agression militaire israélienne contre le bateau "Estelle", dans les eaux internationales, alors qu'il se dirigeait vers Gaza dans le cadre d'une mission humanitaire et de solidarité.
 
Ce bateau, avec à son bord, un équipage et des passagers de diverses nationalités européennes, et notamment des parlementaires a été agressé par un commando israélien lourdement armé en négation totale de toute légalité. Il a ensuite été détourné vers Israël. Une fois encore les dirigeants de Tel Aviv se permettent un véritable acte de piraterie maritime afin d'interdire par la force tout acte de soutien à la population de Gaza qui subit depuis plus de 6 ans un blocus inhumain et lui aussi totalement illégal.
 
Les autorités françaises et européennes doivent condamner clairement cette agression inacceptable et exiger du gouvernement israélien la libération immédiate des passagers et de l'équipage de l'Estelle et la restitution du Bateau. Il faut en finir avec l'impunité israélienne.
 

 

 

Voir les commentaires

La proposition de loi Brottes sur l’énergie est mauvaise dans son ensemble !

22 Octobre 2012, 18:29pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 La proposition de loi Brottes sur l’énergie est mauvaise dans son ensemble !
 Elle est le résultat d’une élaboration précipitée, sans consultation des associations, des usagers, des organisations syndicales, des partis politiques, des entreprises, etc…. La procédure d’urgence est déclarée alors que la plupart des dispositions ne s’appliqueront que dans trois ans ! De plus, cette loi porte en elle des orientations structurantes de politique énergétique à l’aube du débat public qui va débuter prochainement. De qui se moque-t-on ?

Si le PCF partage la disposition introduite dans la loi sur l’élargissement des tarifs sociaux (certaines mesures peuvent être prises immédiatement par voie réglementaire) et l’interdiction des coupures, la méthode n’est pas la bonne. Cette disposition ne suffira pas pour que les communistes «  avalent » tout le reste de la proposition de loi. C’est pour cela que nous proposons de traiter l’urgence (tarifs sociaux et interdiction des coupures) et pour le reste, nous proposons que cela soit débattu lors du débat public pour la transition énergétique, dont c’est précisément l’objet. Faire les conclusions avant un débat n’est pas un acte démocratique.

N’en déplaise à son auteur, cette loi complètement axée sur l’électricité n’apportera pas de réponse efficace et immédiate aux budgets énergétiques de plus en plus lourd des ménages, notamment celui du gaz, en constante augmentation (+ de 60 % depuis 2005). Pourtant depuis cet été, c’est bien du prix du gaz et ses augmentations incessantes dont il est question dans les familles. Que fait en urgence le gouvernement à ce sujet ? N’y a-t-il pas lieu de constituer une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz ? Avec un gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre immédiatement le Premier ministre. Malheureusement rien n’est actuellement prévu.

Cette proposition de loi instaure une inégalité de traitement parmi les citoyens en prenant en compte le critère géographique mais pas celui de l’isolation par exemple dans le calcul du volume de base. L’électricité et le gaz sont des biens de première nécessité, tout le monde doit y avoir accès, au même tarif, quel que soit le lieu d’habitation. Aujourd’hui prendre comme prétexte le climat en avançant l’idée que des ménages, doivent se chauffer plus suivant l’endroit où ils se trouvent est dangereux car pourquoi pas demain pénaliser ceux qui habitent loin des moyens de production (propos que M. Brottes a déjà tenu dans certaines de ses nombreuses interviews) On est bien loin des notions de solidarité nationale qui ont guidé la mise en place du service public de l’électricité et du gaz.

Le gouvernement s’obstine dans une mauvaise direction en voulant coûte que coûte tenir prématurément un engagement de F. Hollande avancé pendant la campagne présidentielle. Cette ferveur et cette obstination auraient été fort plus utiles en ce qui concerne la renégociation du TSCG ainsi que la loi sur l’interdiction des licenciements boursiers.

 

 

Voir les commentaires

La « guerre des 3 % » fera des dommages catastrophiques

20 Octobre 2012, 06:40am

Publié par PCF Villepinte

Le taux de chômage pourrait frôler la barre des 12 % en 2013 selon l'OFCE

 

 

Les économistes de l’Observatoire estiment que la croissance ne permettra pas d’atteindre l’objectif de 3 % de déficit public en 2013 et mettent en garde le gouvernement sur les ravages que provoqueraient les mesures pour y parvenir.

Les calculs réalisés par les économistes de l’OFCE sont catégoriques. « Les politiques d’austérité engagées en Europe depuis 2011, voire 2010, sont en train de conduire à une débâcle », a expliqué jeudi Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévision, en présentant la note de conjoncture 2012-2013 de l’observatoire pour l’économie mondiale, la zone euro et la France. Entendu que la situation actuelle ne reflète pas « une nouvelle récession, mais la continuité de la crise de 2008-2009 ».

Le chômage frôlerait « la barre des 12 % »

Panne de croissance et austérité généralisée obligent, la France n’atteindra pas les 3 % de déficit public en 2013. Au mieux, il s’établira à 3,5 %. Puisque, contrairement aux prévisions du gouvernement, la croissance atteindrait 0,1 % en 2012 et 0 % en 2013, contre 0,8 % selon les chiffres du budget. Vingt-neuf économistes, interrogés par Reuters, disent de même, prévoyant de leur côté un déficit à 3,5 % pour une croissance de 0,3 %.

Des performances « particulièrement médiocres et très éloignées du chemin que devrait normalement emprunter une économie en sortie de crise », affirme l’OFCE, démentant ainsi les propos du chef de l’État qui estimait mercredi dans le Monde que « la sortie de la crise de la zone euro, nous en sommes près, tout près ». D’autant que « si le gouvernement français tenait coûte que coûte à respecter son engagement de déficit budgétaire à 3 %, cela nécessiterait l’adoption d’un nouveau plan de restrictions d’un montant de 22 milliards d’euros ». Avec pour conséquences, une baisse d’activité économique de 1,2 %, un taux de chômage frôlant « la barre des 12 % » et 200 000 destructions d’emplois en 2013. Lesquelles s’ajouteraient aux 253 000 et 243 000 chômeurs prévus en 2012 et 2013. Le scénario est déjà catastrophique, mais les économistes en ont simulé un « plus noir », selon lequel aucun pays européen « ne respecterait ses engagements de réduction de déficit en 2013 ». Dans ce cas, la France pourrait connaître une récession sévère de – 3 %.

Révisions de croissance pour l’économie française en 2013 (Source OFCE)

La note de conjoncture de l’OFCE s’est également penchée sur les politiques d’emploi. Tout en pointant les avancées de certaines mesures mises en place comme les contrats aidés, l’observatoire reste très sceptique sur leurs effets. « Compte tenu des engagements affichés en matière budgétaire, il est peu probable que les moyens soient à la hauteur d’un renforcement important des dispositifs. » Les économistes se sont également penchés sur les négociations sur l’emploi en cours entre les syndicats et le patronat. Pour eux, le chômage partiel « demeure un instrument de court terme, qui ne fait que retarder les licenciements si la conjoncture reste dégradée ». Ils appuient l’idée que la flexibilité « reste élevée et comparable à celle des autres grands pays de l’OCDE ». Dans un contexte de chômage élevé, « introduire plus de flexibilité consisterait à diminuer les protections dont bénéficient les travailleurs en CDI, (…) sans retour rapide à l’emploi comme au Danemark », notent-ils.

Quant à la question de la compétitivité, l’OFCE alerte contre la tentation « d’une suppression des cotisations sociales employeurs compensée par une hausse d’autres recettes fiscales » qui ne serait pas de nature à « stabiliser le taux de chômage » et entraînerait un « effet récessif de la baisse des salaires réels ».

40 000 contrats aidés en plus. Le ministre du Travail a annoncé jeudi une nouvelle rallonge de 40 000 contrats aidés en 2012, après l’octroi de 80 000 contrats supplémentaires en juin. Le précédent gouvernement avait financé 390 000 emplois pour 2012 (dont 340 000 pour le secteur non marchand) mais une grande partie du budget a été consommée avant la présidentielle. « Ils ont été utilisés de manière incroyable par le précédent gouvernement, (...) pour la quasi-totalité d’entre eux dans la première moitié de l’année et pour une très courte durée », a expliqué Michel Sapin.

  • Lire aussi :

Les 3 % de déficit inatteignables en 2013, selon le FMI
CGT: Thierry Lepaon, farouche adversaire des accords de compétitivité
Les revendications de la CGT sur l'emploi plébiscitées

Clotilde Mathieu

Voir les commentaires

Europe: Cameron, Merkel et Hollande veulent un budget austère pour 2014-2020

20 Octobre 2012, 06:37am

Publié par PCF Villepinte

David Cameron et Angela Merkel, chefs de file des "Amis du dépenser mieux" dans l'Union européenne

 

 

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a pris ce vendredi la tête des tenants de l'austérité en affirmant que la Grande-Bretagne userait de son droit de veto si le prochain sommet des 27 de fin novembre ne débouchait pas sur une réduction drastique du budget de l'Union européenne.

Interrogé à la fin du sommet européen pour savoir s'il était prêt à opposer son veto à ce projet qui suscite de vives divergences entre Etats membres, David Cameron a répondu: "La réponse courte est oui", ajoutant qu'on "ne peut pas toujours ajouter des dépenses aux dépenses" dans l'UE. "Ce ne serait pas acceptable de voir une forte augmentation dans les dépenses quand les budgets" nationaux "subissent des coupes".

Le chef du gouvernement britannique met ainsi la pression sur ses collègues, un mois avant le sommet extraordinaire des 22 et 23 novembre, qui devra déterminer le budget 2014-2020 de l'Union européenne. Il est le chef de file des "Amis du dépenser mieux" formés avec la France, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays Bas, la Suède et la Finlande, partisans d'une réduction drastique du futur budget de l'UE pour 2014-2020 pour le mettre au diapason de l'austérité imposée par la crise. Tous sont contributeurs nets au budget commun.

La Pologne, chef de file des "Amis de la cohésion"

Ils s'opposent aux "Amis de la cohésion", une alliance plus ou moins soudée de 17 pays menés par la Pologne. Ces Etats refusent que l'enveloppe de la cohésion, qui représente 40% du budget global, ne fasse les frais de l'austérité au motif que les bénéficiaires des fonds ne parviennent pas toujours à les utiliser pleinement.

Ce vendredi, les négociations entre les deux groupes ont tourné au dialogue de sourds. "La négociation sera longue en raison de nos divergences", a reconnu le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors de la conférence de fin de sommet. François Hollande lui a fait écho. Bien sûr qu'il y aura des tensions, des discussions", a-t-il reconnu. La France souhaite "avoir un budget suffisant", une "enveloppe raisonnable" pour financer à la fois les fonds structurels et la politique agricole commune (PAC), a-t-il expliqué. Le président français souhaite la "stabilité du budget de la PAC en proportion", sans plus de détails, promettant "une position assez proche entre la France et l'Allemagne".

1.033 milliards d'euros. L'enveloppe globale du budget de l'UE est fixée sur sept ans et constitue le principal mécanisme de redistribution au sein de l'Union. La Commission européenne a proposé en juillet un budget pluriannuel de 1.033 milliards d'euros en crédits d'engagements et de 987 milliards en crédits de paiements pour la période 2014-2020 afin de tenir compte de l'adhésion de la Croatie, soit une hausse de près de 5% par rapport à la période 2007-2013.

  • A lire aussi:

"Merkel est demeurée ferme et a imposé son calendrier"

Le conseil européen inquiète les députés

S.G.

Voir les commentaires

Colombie: Le PCF soutient le dialogue pour la paix

20 Octobre 2012, 06:34am

Publié par PCF Villepinte

 

Colombie: Le PCF soutient le dialogue pour la paix

 Les délégations des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et du gouvernement du président Juan Manuel Santos se sont rencontrés à Oslo pour l'installation du dialogue qui devra conduire à la paix en Colombie après un demi-siècle de conflit.

 La paix est possible avec la reconnaissance du droit à la terre et le respect du droit des victimes à la réparation. Elle est possible si elle ne laisse aucune place à l'impunité et si les droits à la sécurité et à l’exercice de la démocratie sont garantis. Elle est possible si tout est entrepris pour faire reculer ceux qui seraient tentés de faire obstacle, ceux qui se sont enrichis par la violence contre le peuple colombien.

 

Le PCF soutient ce processus de dialogue. Il réaffirme sa solidarité avec le peuple colombien qui se mobilise en faveur de la paix, avec les progressistes et les démocrates qui agissent pour que l'espoir devienne réalité.

 

 

Voir les commentaires

Liban : « des actes terroristes injustifiables »

20 Octobre 2012, 06:30am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 Liban : « des actes terroristes injustifiables »

 

 

Le Parti communiste français exprime son émotion et sa condamnation après l'attentat meurtrier et dévastateur qui a frappé Beyrouth. Quels que soient les auteurs et les desseins politiques de ce crime épouvantable, de tels actes terroristes sont injustifiables.

 

Cet attentat suscite une grande et légitime inquiétude pour le Liban lui-même, pour les Libanais-e-s, pour la paix civile dans ce pays dont la déstabilisation pourrait avoir des conséquences catastrophiques.

L'exigence de la responsabilité s'impose à tous les acteurs de la vie politique libanaise..

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>