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Spécial congrès du Parti socialiste dans l'Humanité, ce vendredi

26 Octobre 2012, 11:33am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité de ce vendredi 26 octobre 2012

 - le 26 Octobre 2012

 

Mots clés : l'humanité, parti socialiste,

 

 

 

L'Humanité de ce vendredi scrute les enjeux du congrès d'un Parti socialiste qui cherche sa place, entre godillot ou aiguillon. Alors que le parti majoritaire se réunit dès ce vendredi et jusqu'à dimanche, Patrick Apel-Muller explique, dans son édito: "On est tenté de lui renvoyer la notation d’Erik Satie, musicien génial et militant communiste, en marge de ses partitions : « Munissez-vous de clairvoyance. »

L’exercice est un classique. 
À la veille du congrès du Parti socialiste, la liste est établie des maladresses du premier ministre et on cherche à jauger le charisme du premier secrétaire. Godillot ou pas ? Accessoire ou essentiel ? Soudain, le rôle du parti au gouvernement, détenteur de tous les pouvoirs électifs – l’Élysée, le Parlement, les régions, les départements, les municipalités –, efface toute réflexion sur la politique conduite, sur les contradictions auxquelles elle est soumise, sur les tensions qu’elle suscite.

Or, c’est bien la toile de fond du congrès de Toulouse. Un sondage ViaVoice montre que 62 % des Français refusent de nouveaux efforts imposés au nom de la dette et des déficits publics. Ils sont 67 % des ouvriers et des employés qui n’acceptent pas de perdre du pouvoir d’achat. C’est autour de cet enjeu que se nouent tous 
les affrontements de la période récente et que montent 
les mécontentements. Pour la première fois hier, la majorité des syndicats de la SNCF s’est engagée dans 
une grève pour les rémunérations et contre la précarité 
de l’emploi qui contamine jusqu’au service public. 
Le signal vient d’une profession historiquement à gauche. Il ne peut être négligé.

L’exercice devient acrobatique et donne lieu à des figures déroutantes. Comment concilier la capitulation sans condition devant les « pigeons » patronaux et la promesse de justice fiscale ? Comment prétendre combattre les licenciements boursiers et baisser pavillon devant les menées de Sanofi ? Comment voler au secours de la banque de PSA sans imposer, en appui des salariés, le refus de licenciements à grande échelle ? Comment justifier un nouveau report du droit de vote des immigrés aux calendes – on n’ose plus dire grecques – ou l’abandon du récépissé des contrôles d’identité ? Jean-Marc Ayrault est effectivement victime de « chroniques quotidiennes de démolition » mais le gouvernement donnerait des verges cinglantes pour se faire battre si le rapport qu’il a commandé à Louis Gallois préconisait la suppression des trente-cinq heures, ou s’il persistait dans le sens d’un choc de compétitivité qui se résume à une baisse des rémunérations des salariés – et notamment de la part des cotisations sociales directement réglées par l’employeur – alourdie par une nouvelle taxation sous forme de CSG ou de TVA…

Voilà ce qui affaiblit le nouveau pouvoir plus que telle ou telle gaffe sur la censure d’une loi par le Conseil constitutionnel. C’est dans l’espace laissé par les reculs ministériels que s’engouffrent le patronat et la droite pour réclamer toujours plus d’austérité et des déréglementations plus complètes. Le score plus fort qu’attendu de la candidature d’Emmanuel Maurel au poste de premier secrétaire du Parti socialiste témoigne de l’inquiétude qui gagne des militants socialistes. Les forces syndicales, associatives, ou politiques existent pour animer des mobilisations suffisamment puissantes pour permettre le changement maintenant. Elles existent aussi au sein du parti majoritaire à l’Assemblée. À la veille de ses assises, on est tenté de lui renvoyer la notation d’Erik Satie, musicien génial et militant communiste, en marge de ses partitions : « Munissez-vous de clairvoyance. »

  • A lire aussi:

Le PS en congrès de transmission

"Mettre tous les débats sur la table", entretien avec Emmanuel Maurel, leader de l'aille gauche du Parti socialiste

Reportage à Toulouse auprès de militants socialistes: "La gauche doit réussir au pouvoir"

  • Et aussi:

Sondage exclusif Ifop pour l'Humanité: sport et argent, le rejet des Français

Clichy-sous-bois: "Les leçons des révoltes de 2005 n'ont pas été tirées" (enquête)

Mali: l'introuvable calendrier d'une intervention militaire

Planète: évaluation des pesticides, le Sénat dit "à revoir"

Chanson: rencontre avec Stephan Eicher, le "Suisse qui ne veut pas déranger"

et dans l'Humanité des débats: doit-on réinventer le volontarisme politique? -faut-il une amnistie pour les dopée repentis? - fascisme et communisme, peut-on les comparer? - grand entretien avec Serge Haroche, nobel de physique 2012 - Histoire: Mohand Saïd Lechani, un jaurésien dans l'Algérie coloniale...

 

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Assises de l'Enseignement supérieur : « se situer au niveau des enjeux »

26 Octobre 2012, 11:26am

Publié par PCF Villepinte

 

Comme l'a confirmé la réunion régionale lundi en Bretagne, la première phase des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a proposé un format croupion et des questionnements balisés, plutôt pauvres, qui ne servent, au mieux, qu’à lisser les contours d’une nouvelle loi déjà prête dans ses grandes lignes.

 

Avant même que l'acte 3 de la décentralisation ne soit discuté, la Ministre Fioraso encourage « la constitution de grands ensembles universitaires ancrés sur leurs territoires, selon les cas infrarégionaux, régionaux ou inter-régionaux, en rapprochant universités et écoles, en associant les organismes de recherche à leur gouvernance, avec des formules juridiques adaptées aux spécificités régionales », tout en précisant que « la gouvernance de tels ensembles doit reposer sur les principes de collégialité, de subsidiarité et de simplification ».

Ce n'est pas le bon chemin à prendre.

 

D’une part, c’est encourager un tête à tête meurtrier entre les exécutifs régionaux et les exécutifs d’Etablissement. Les groupes de pression, les baronnies y trouveront leur compte mais pas la démocratie, pas la logique de Service public. D’autre part, la cohérence nationale du tissu des formations supérieures devient une coquille vide. Avec un tel schéma, une instance fondamentale, représentative, tel que la CNESER (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche), dont le périmètre et les pouvoirs devraient être élargis, perd tout sens. Au final, c'est l’exacerbation de la concurrence entre établissements et régions.

 

Les Assisses doivent se situer au niveau des enjeux et non pas se conclure par une poursuite aggravée de la loi LRU.

 

Le PCF appelle toutes celles et ceux qui sont attachés à la logique de service public et à la cohérence nationale du tissu de formation supérieure à participer à l’Atelier Législatif du Front de Gauche Enseignement supérieur et Recherche pour construire la grande Loi pour l'Enseignement supérieur et la recherche dont notre pays a besoin.

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le 24 octobre 2012

A voir aussi

·         Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche : L'atelier législatif du Front de gauche indispensable outil du cap à gauche

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·         Partager les savoirs

·         Le Front de Gauche répond au questionnaire du SNTRS-CGT

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Assises de l'Enseignement supérieur : « se situer au niveau des enjeux »

 

 

 

Assises de l'Enseignement supérieur : « se situer au niveau des enjeux »

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Pour la CGT, l'accord sur les dépassements d'honoraires est un "leurre"

25 Octobre 2012, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 24 Octobre 2012

 

ap hp

 

La CGT a estimé mercredi que l'accord sur les dépassements d'honoraires entre l'assurance maladie et les syndicats de médecins était "un leurre", notamment pour les patients qui "vont devenir les dindons de la farce".

"L'accord qualifié d'historique est en fait un leurre. En effet, aucune contrainte réelle n'empêchera les médecins de continuer à pratiquer des dépassements", affirme la centrale dans un communiqué. Rappelant que "l'accès aux soins d'une partie de plus en plus importante de la population est problématique", elle estime que cet accord, intervenu mardi, "n'est pas à la hauteur des enjeux".

"La signature d'un contrat de bonne pratique est laissée au libre choix du médecin. En dehors de ce dispositif, aucun plafond n'est fixé, aucun système de sanction efficace n'est mis en place", déplore la CGT. Par ailleurs, "les mutuelles et institutions de prévoyance n'ont pas souhaité s'engager directement et elles ont raison car elles seront obligées d'augmenter les cotisations de leurs adhérents", écrit la CGT. Les patients "vont continuer de payer et leur reste à charge d'augmenter", prévient-elle. "De pigeons, les assurés sociaux vont devenir les dindons de la farce!", selon le syndicat.

La "situation actuelle" de certains spécialistes qui refusent des rendez-vous aux bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) a "peu de chances de changer", malgré l'obligation qui leur est faite dans l'accord de prendre en charge ces patients au tarif Sécu, souligne la CGT, rappelant que cette obligation est "déjà fixée par la loi". La centrale un "débat national sur une réforme de notre système de santé pour aboutir, comme l'a promis le président de la République (...) à une nouvelle loi de santé publique".

Les partis de gauche dénoncent également l'accord. Le PCF réclame la suppression des dépassements d'honoraires, le NPA estime, lui, que le malade "reste le pigeon" et le Parti de gauche dénonce un "accord qui fait de la santé un luxe". Le PCF explique dans un communiqué qu'"il entérine le maintien d'un système de santé à deux vitesses (...)".

  • Lire aussi :

Dépassements d'honoraires : coup de pression du gouvernement
Dépassements d'honoraires : « supprimer les dépassements avec remboursement à 100% » (PCF)
Témoignage : « On est loin du serment d’Hippocrate »

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Gaby Charroux: «On est loin de la justice fiscale promise»

25 Octobre 2012, 08:40am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Marc Ayrault et ses ministres de "Bercy", Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac

 

Les députés Front de gauche n'ont pas voté la loi de Finances 2013. Gaby Charroux (PCF-Front de gauche) est membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Il explique à l'Humanité la vraie rupture budgétaire qu'il appelle de ses voeux.

Quel est le sens du vote 
contre la loi de programmation des finances publiques 
pour 2012-2017 ?

Gaby Charroux. On a pris un chemin prévisible, après les textes passés en discussion ces dernières semaines à l’Assemblée, le traité européen d’abord, puis la loi organique. Aucun des amendements qu’on a proposés sur cette loi n’a été retenu, il nous semble donc que le compte n’y est pas. Même s’il y a un certain nombre de signes positifs, par exemple, la fameuse décote, concédée en partie pour justifier l’immobilisme sur le gel du barème des impôts. On pourrait citer un début de taxation des dividendes, la contribution exceptionnelle sur les grandes sociétés mais, globalement, on est loin de la justice fiscale promise par François Hollande durant la campagne présidentielle.

 

Votre geste ne vaut pas opposition 
à long terme au gouvernement ?

Gaby Charroux. Non, mais nous continuons d’émettre des réserves, très inquiètes, sur l’ancrage à gauche de ce gouvernement. Il n’emprunte pas la voie qui convient. Le carcan s’est appliqué au travers du traité européen, de la loi organique et aujourd’hui de ce budget : l’État et les collectivités territoriales vont être contraints. Or, il faut développer l’investissement public, pour leur permettre de faire face aux missions générales de service public pour la santé, l’école… Nous pensons que préparer l’avenir, c’est faire de la croissance et de l’emploi une priorité. Il faut aussi travailler à la réhabilitation de l’impôt pour permettre des dépenses publiques utiles, ou à la réduction des évasions et des niches fiscales. Faire payer aux populations ce dont les banques sont responsables, est-ce de la justice?

 

En ce qui concerne le volet dépenses du budget 2013, comment voterez-vous ?

Gaby Charroux. Sur les recettes, nous nous sommes abstenus. Sur les dépenses, même si la position du groupe n’est pas arrêtée, on aurait toutes les raisons de voter contre. Les contraintes qui vont peser sur les finances des collectivités territoriales sont injustes et inefficaces économiquement. En tant que président d’agglomération et maire de Martigues, je le vois : si on réduit nos moyens, c’est moins d’investissement, moins d’emplois pour les entreprises locales. C’est un cercle vicieux qu’on pérennise.

  • A lire aussi:

Pourquoi le Front de gauche a voté contre le projet de loi de Finances 2013

Les explications d'André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée

Entretien réalisé par Grégory Marin

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Ce jeudi dans l'Humanité : "Nous avons des idées, écoutez-les"

25 Octobre 2012, 08:38am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 25 Octobre 2012

 

Mots clés : l'humanité, lutte, cgt, sanofi , syndicats,

 

 Dans l'Humanité de ce jeudi, des salariés de Petroplus, ArcelorMital, PSA, Rio Tinto et Sanofi interpellent le gouvernement et disent leur refus de l'impuissance politique. Sandrine Caristan, déléguée syndicale CGT Sanofi Montpellier, se dit "pour une nationalisation brutale".

Sandrine Caristan est responsable de laboratoire sur le site de Sanofi Montpellier. À quarante-sept ans, elle en a passé vingt-six dans le groupe. « Aujourd’hui, je suis dans le pôle recherche et développement mais j’ai commencé en bas de l’échelle au laboratoire Choay (Seine-Maritime). Je n’avais alors que le bac en poche. » En 1991, Sanofi rachète le laboratoire et déjà elle se retrouve sous la menace d’un licenciement : « La seule solution c’était la mutation. » Après des cours du soir, elle décroche un DESS de pharmacie industrielle. Une belle ascension pour cette fille d’ouvrier. « Papa était tourneur sur métaux », glisse-t-elle. En 2000, une énième fusion laisse place au dégoût : « C’est là que tout a commencé. Je peux dire que j’ai été fière de travailler pour Sanofi jusqu’à cette date. » Huit ans plus tard, place à la lutte. Elle intègre la CGT (« J’ai ouvert les yeux et compris ce qui se passait ») et est maintenant déléguée syndicale. « Mais je n’ai pas fait tant d’études pour aller manifester dans la rue. Ce n’est pas notre métier ! » Pour elle, c’est un vrai gâchis car tous ces chercheurs seraient bien plus utiles derrière leurs paillasses. Dorénavant, la balle est dans le camp du gouvernement : « On n’attend pas de l’aide mais des choses rapides car c’est maintenant qu’on a besoin d’eux ! »

D’abord, elle s’offusque du fait qu’Arnaud Montebourg soit si sensible aux informations de la direction : « Il reprend leur chiffre des 900 suppressions de postes alors que les syndicats en dénombrent entre 1 500 et 2 500 ! Il faut en plus savoir qu’ils déguisent les licenciements par des départs volontaires. » Ensuite, elle en appelle à une loi sur les suppressions d’emplois boursiers, « et pas sur les licenciements, la nuance est importante », précise-t-elle. « Le PS a la majorité au Sénat, à l’Assemblée et est à l’Élysée. Qu’est-ce qui les empêche de promulguer cette loi sinon les lobbys industriels ? » Sanofi étant en tête du CAC 40, « s’ils lâchent, c’est la porte ouverte car qui pourra empêcher une entreprise française de licencier ? » Et d’ajouter : « Je lutte pour le maintien de nos emplois mais aussi pour des embauches. Ils veulent être innovants, alors qu’ils le prouvent en recrutant des jeunes ! » Avec les 150 millions d’euros de crédit impôt recherche, « c’est comme si le gouvernement payait un salarié sur dix ! Il faut donc qu’il rentre dans le conseil d’administration pour avoir un droit de veto ». Sandrine rappelle d’ailleurs la revendication de l’intersyndicale : « À l’origine Sanofi s’est fait grâce à des fonds publics. Les actionnaires se sont maintenant largement rémunérés depuis. Il faut donc une nationalisation brutale car c’est l’avenir des vaccins et des médicaments qui est en jeu. »

  • Dans l'Humanité également
  • SNCF : les raisons d'une grève
  • Projet de loi de financement de la Sécu : entretien avec Jacqueline Fraysse
  • Pourquoi Georges Ibrahim Abdallah reste-til incarcéré
  • Présentation du 100ème Tour de France
  • Et dans notre supplément hebdomadaire Cactus : La main-d'oeuvre bon marché du service civique

Nicolas Séné

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O. Dartigolles "On attend autre chose du ministre du redressement productif que de faire le manequin"

25 Octobre 2012, 08:34am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF) était l'invité de "Choisissez votre camp" sur LCI le 24 octobre 2012.

Parmi les sujets abordés : la série de plans sociaux et le droit de vote des étrangers.

 

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Dépassements d'honoraires : coup de pression du gouvernement

24 Octobre 2012, 06:11am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 23 Octobre 2012

 

 

 

 

Les négociations marathon destinées à encadrer les dépassements d'honoraires s'étaient achevées après 18 heures de négociation dans l’impasse. Médecins, l'assurance maladie et les complémentaires ne sont toujours pas parvenus à un accord, mais le gouvernement leur a fermement demandé de reprendre les discutions. 

Mise à jour : La ministre de la Santé, Marisol Touraine, mais aussi le président François Hollande ont souhaité un accord entre médecins, complémentaires santé et assurance maladie, prévenant qu'en cas d'échec, le gouvernement présenterait un texte de loi. Les discutions ont donc repris à la demande du gouvernement. "Si la négociation ne s'achevait pas positivement avant le début du débat parlementaire, le Parlement est prêt à prendre toutes ses responsabilités y compris dans le PLFSS ou dans une loi spécifique", a assuré le député Christian Paul, rapporteur du budget de la Sécu chargé de la branche maladie, ajoutant que "c'est au gouvernement de faire le choix".

Mèdecins et assurance se renvoient la responsabilité

"Nous avons négocié depuis maintenant de très nombreuses heures, il y a un moment où il faut savoir arrêter une négociation. Je crois que le moment est maintenant venu". Un texte sera tout de même proposé après des négociations qui ont duré toute la nuit et la matinée de ce mardi, et sera donc refusé.
L'assurance maladie était allée "au bout de ce qu'elle pouvait proposer" a assuré son directeur M. van Roekeghem. "C'est la fin, c'est une énorme déception", a déclaré de son côté Christian Jeambrun, président du Syndicat des médecins libéraux (SML), minoritaire, en se plaignant d’une "stigmatisation" des professionnels de santé par le gouvernement. "Au bout de tout ce temps, on n'a pas trouvé un accord parce qu'on a eu des interlocuteurs qui n'ont pas joué le jeu. On a demandé aux médecins de faire tous les efforts et, en face, on a des complémentaires absolument pas prêtes à investir" justifie de son côté le président du premier syndicat de médecins libéraux (CSMF), Michel Chassang.

Les acteurs continuent à se renvoyer la responsabilité dos à dos, laissant un bel avenir aux dépassements d’honoraires incontrôlés. La proportion de français renonçant aux soins, déjà de 1 sur 5, risque bien d’augmenter encore : Les fractures du système de santé français s'aggravent

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Le crédit revolving à la Banque postale va faire plonger les revenus modestes dans la misère

24 Octobre 2012, 06:08am

Publié par PCF Villepinte

 - le 23 Octobre 2012

 

 

Les dangers du prêt renouvelable

 

Par Bernard Dupin, administrateur CGT du groupe La Poste. Si l’histoire se souvient de la création des relais poste par Louis XI en 1477, il n’est pas sûr qu’elle se souvienne du nom des responsables de La Poste qui envisagent la création de prêts relais par ce groupe public d’ici quelques semaines.

Prêts relais, prêts renouvelable, revolving, réserve d’argent… Voilà un crédit à identités multiples, mais qui est toujours synonyme de gros risques car son caractère facile d’accès semble être un facteur de liberté incitant très vite le client à signer.

C’est également le côté « réserve d’argent » qui attire en ces temps de crise, or il est pourtant associé à des taux d’intérêts extrêmement élevés avoisinant les 20%.

Ce crédit qualifié de « révolver » tant il a la fâcheuse habitude de se retourner contre ses utilisateurs qui sont le plus souvent les ménages aux budgets les plus faibles est « un instrument terrible de surendettement », comme le  disait déjà cet été Monsieur Benoît Hamon, Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire.

Le risque de se retrouver en situation de surendettement est toujours plus que présent ; Un crédit en entraînant un autre il est facile de perdre pied rapidement.

Les crédits renouvelables sont en effet en cause dans 8 dossiers de surendettement sur 10 et il arrive même que l’on retrouve jusqu’à 4 crédits de ce type dans un seul et même dossier.

Malgré la mise en place de la loi Lagarde entrée en vigueur en 2011 et censée renforcer la clarification du rôle et de l’utilisation du crédit renouvelable auprès des consommateurs et des distributeurs, force est de constater que dans la pratique, 95% des enseignes ne proposent aucune alternative et orientent systématiquement les clients vers du crédit revolving.

Le 17 octobre dernier, lors de son audition devant la Commission des Affaires Economiques de L’Assemblée Nationale, le Directeur de La Banque Postale déclarait que « dès lors que le produit n’est pas interdit, nous souhaitons être présents sur le marché du crédit renouvelable » avec la mise en place d'un fichier positif qui recenserait tous crédits souscrits par une personne et permettrait aux organismes de crédit de vérifier la solvabilité de l'emprunteur,

Au-delà de la complexité à mettre en place un tel système, cette proposition soulève de nombreuses questions en termes de confidentialité des données personnelles.

D’autre part, faire une liste des crédits n'évalue pas la solvabilité de l'emprunteur car d'autres critères sont à prendre en compte, comme les charges incompressibles que sont les loyers, la nourriture, les impôts, etc.

LA BANQUE POSTALE NE DOIT PAS ETRE UNE BANQUE COMME LES AUTRES

En mars 2012, le candidat François Holande indiquait: « Je suis contre le fait d’utiliser le crédit renouvelable ou revolving comme palliatif au crédit. Nous avons pu observer ses effets dévastateurs et pervers sur des ménages déjà fragiles ».

Le 25 novembre 2009, Jean Paul Bailly s’exprimait en ces termes devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale : « Je souligne néanmoins le fait que nous ne proposerons pas de crédit renouvelable afin de ne pas pousser à l’endettement ».

Mais aujourd’hui, foulant aux pieds ses propres déclarations, le PDG de La Poste avec le Directeur de la Banque Postale s’apprêtent à lancer une offre de crédit renouvelable.

Le déploiement de cette offre devrait se faire sur les canaux à distance et dans le réseau des bureaux de poste et sera portée par La Banque Postale Financement, filiale dédiée au crédit à la consommation.

Alors qu’aujourd’hui, une personne sur cinq finit chaque mois à découvert, la Banque Postale s’apprête à faire plonger encore plus celles et ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois dans les difficultés financières.

Il est plus que temps de revenir à des valeurs de service public. La Banque Postale n’est pas là pour faire du chiffre ou du business, mais pour répondre aux besoins de la population.

La Banque Postale doit être partie intégrante d’un pôle financier public afin de développer durablement l’emploi, l’investissement productif, les filières industrielles et les services publics.

Lire aussi :

Le blog de Bernard Dupin

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« Electrolux essore 419 emplois industriels avec la fermeture de Revin »

24 Octobre 2012, 05:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

 

Après Faure en 2010, l'ancienne usine Arthur Martin va subir sa deuxième vague de délocalisation en Pologne.

Le groupe suédois Electrolux vient en effet d'annoncer qu'il lâchait son usine de Revin (Ardennes) plongeant les 419 salariés et le département dans la torpeur et la colère. C'est une décision brutale que les salariés ont raison de refuser.

Alors qu'ils ont participé aux 115 millions d'euros de bénéfices que le groupe a réalisé au troisième trimestre (+19%), les salariés sont maintenant menacés d'être mis à la rue.

Le Directeur général du groupe Keilth Mac Loughlin a osé déclarer qu'il fallait « supprimer des couts » face à une situation en Europe de l'électroménager qui est susceptible d'empirer.

 

419 emplois industriels essorés dans le tambour des marchés financiers qui viennent allonger la liste noire de la casse industrielle : Technicolor, Alcatel, Petroplus, PSA, Florange...

Tant que les salariés n'auront pas de pouvoir sur l'utilisation des plus values industrielles et les richesses créées par leur travail, les groupes financiers continueront à liquider l'industrie française.

 

Il y a urgence à ce que le ministre Montebourg et le gouvernement prennent la mesure de la catastrophe industrielle en France. Le PCF apporte sa totale solidarité aux salariés d'Electrolux et participera au rassemblement mercredi, dans l'Oise à l'occasion du CCE.

le 23 octobre 2012

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« Electrolux essore 419 emplois industriels avec la fermeture de Revin »

 

le 23 octobre 2012

 

 

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Présidentielle américaine : Derrière les petites phrases, le consensus Obama-Romney

23 Octobre 2012, 16:51pm

Publié par PCF Villepinte

© Swanksalot / FlickR

 

 

Chronique des présidentielles américaines, par Christophe Deroubaix.  Les deux candidats tiennent pour vérité première que le rôle des États-Unis est « indispensable » dans le monde. Ils ont donc globalement évité les questions qui pouvaient contrevenir à ce postulat.

Quelques « zingers ». Deux, trois divergences. Mais finalement un consensus. Voilà le bilan que l’on peut tirer du troisième et dernier débat présidentiel. Ah, oui, autre leçon aussi : les femmes journalistes sont bien meilleures que les hommes, Bob Scheiffer s’étant montré aussi incapable que Jim Lehrer de conduire la confrontation alors que Candy Crowley (deuxième débat Obama-Romney) et Martha Raddatz (débat Biden-Obama) avaient joué leur rôle de journalistes.

Revenons à cette ultime joute qui portait sur la politique étrangère. Commençons par le plus futile : les « zingers », donc. Des phrases-choc. Il y en eut deux, toutes deux provenant d’Obama. «Romney propose une politique étrangère des années 80, une politique de société des années 50 et une politique économique des années 20. » Bing. Et à Romney qui répétait pour la millième fois que la flotte américaine n’avait jamais eu aussi peu de bateaux depuis 1917, Obama a rétorqué qu’il y avait également « moins de chevaux et de baïonnettes ». Bang.

Romney a essayé de se démarquer du président sortant en tentant de l’affaiblir dans l’affaire de l’assassinat de quatre Américains à Benghazi, en l’accusant de nouveau d’avoir fait une « tournée de repentance » au Moyen-Orient sitôt élu, en le décrivant comme un mou face à la Russie et à la Chine. Obama a rétorqué en soulignant les incohérences et les changements de pied de Romney d’un débat à l’autre et encore n’eut-il pas le temps de toutes les mettre en lumière tant elles sont nombreuses.

Finalement, le candidat républicain s’est rangé derrière la politique du président sortant dans de nombreux domaines, notamment celle de l’utilisation des drones dans le cadre de l’action anti-terroriste. Les deux ont répété que la puissance américaine était « indispensable » (le mot est d’Obama mais Romney a opiné du bonnet) au monde. A part ça, dans ce débat sur la politique étrangère, pas un mot sur l’Europe, pas une phrase sur l’Amérique latine, pas un échange sur les négociations de paix israélo-palestiniennes.

C’était vraiment à celui qui montrerait qui est le meilleur « commander in chief ». Comme Obama en porte légalement les habits, logique qu’il l’ait emporté sur ce terrain. Et d’un commun accord, on a donc évité les vrais sujets, par exemple : le reste du monde pense-t-il que les États-Unis lui sont « indispensables » ? Quelle place pour la puissance américaine dans un monde qui sera forcément plus équilibré dans une génération ?

Le troisième et dernier débat (Extraits en anglais)

 

  • Lire aussi :

Présidentielle américaine : les jeunes déçus par le premier débat
Obama, le souffle court face au populisme de Romney
Présidentielle américaine : Romney gaffe et se fait distancer

  • A consulter:

Les coulisses de l'Amérique, le blog de Christophe Deroubaix

Christophe Deroubaix

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