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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Présidentielle 2012: l'UMP a versé 800.000 euros pour le retrait de Christine Boutin

5 Octobre 2012, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

Christine Boutin

 

 

Christine Boutin explique ce jeudi attendre les derniers versements des 800.000 euros que l'UMP lui avait promis contre son désistement au profit de Nicolas Sarkozy dans la course à l'Elysée.

"Tout candidat à l'élection présidentielle au premier tour touche de l'Etat 800.000 euros. A partir du moment où je me suis alliée à Nicolas Sarkozy, je lui ai demandé de porter mes idées, et naturellement (..) que l'UMP se substitue à l'Etat sur le montant de ces 800.000 euros, parce que je l'avais intégré dans mon budget de campagne", a-t-elle expliqué jeudi sur Europe 1.

La législation sur le remboursement des frais de campagne prévoit en effet un dédommagement de 800.000 euros pour les candidats effectifs du premier tour de l'élection présidentielle qui ont obtenu moins de 5% des suffrages exprimés.

Pas achetée mais dédommagée

Démentant avoir été "achetée", la présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) déclare dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, paru jeudi, qu'elle doit encore toucher trois chèques de 60.000 euros chacun d'ici à la fin du mois de novembre. "Après avoir touché ces trois chèques, l'UMP me devra encore 120.000 euros, dette que (François) Fillon devra honorer s'il est élu président du mouvement", explique-t-elle. Le parti avait déjà versé 500.000 euros sur les 800.000 euros promis. "J'ai malheureusement dû me battre pour commencer à en voir la couleur", dit-elle.

Le trésorier de l'UMP au courant de rien. Dominique Dord, s'est dit "surpris" ce jeudi des affirmations de Christine Boutin (PCD). "Je tombe des nues et j'ai d'ailleurs demandé à Christine Boutin de me transmettre la copie d'une lettre, une convention ou un engagement pouvant justifier une telle somme. Moi, je n'ai pas de trace de cela."

Christine Boutin avait annoncé le 13 février dernier le retrait de sa candidature et son ralliement à Nicolas Sarkozy. "La campagne était engagée depuis le mois d'octobre et je peux vous dire que mes fournisseurs sont bien contents de pouvoir être payés et il a fallu que j'avance. Cet argent, je ne le touche pas personnellement bien sûr, c'est le Parti chrétien-démocrate, et c'est dans le cadre d'un échéancier tout à fait normal. (...) Ce n'est pas pour le retrait de ma candidature". "Une campagne ça coûte cher", a t-elle souligné.

Christine Boutin, qui soutient Jean-François Copé pour la présidence de l'UMP face à François Fillon, assure que son ralliement est étranger à cet accord financier. "Je suis blessée que l'on ait pu imaginer une seule seconde que j'étais 'achetable'", déclare-t-elle dans Valeurs actuelles.

  • A lire aussi:

Hervé Morin et Christine Boutin rentre au bercail sarkozyste

Tous nos articles sur la présidentielle 2012

S.G.

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L’offensive 
du Medef contre 
le modèle social

5 Octobre 2012, 06:38am

Publié par PCF Villepinte

Evénement. Précarité

 

 

L’organisation patronale ne cache pas sa volonté d’obtenir un recul sans précédent du droit social et une baisse du coût du travail.

Le Medef l’a voulu, l’Institut de l’entreprise, son laboratoire à idées préféré, l’a fait. Laurence Parisot, la présidente de l’organisation patronale, a défini comme l’une de ses priorités l’instauration « d’un dialogue qui (…) permette des avancées majeures vers notamment plus de flexibilité pour les salariés comme pour les entreprises ».

Droit de chantage aux licenciements

Avant le lancement de la conférence sociale, en juillet dernier, l’Institut de l’entreprise a élaboré un document programme dans lequel il présente un certain nombre de propositions visant à « donner la priorité à la compétitivité » des entreprises. En réalité à la rentabilité financière des capitaux. En harmonie avec les demandes des dirigeants de l’Union européenne, l’Institut demande une modification de la Constitution permettant de donner aux accords conclus dans les entreprises entre représentants des salariés et directions une portée supérieure à la loi. Seconde proposition choc : permettre aux « entreprises en difficulté de négocier le niveau des salaires ou le temps de travail ». Ce qui revient à réclamer pour le patronat un droit de chantage aux licenciements. Dans un autre document, l’Institut, sous prétexte d’améliorer les conditions de travail des salariés en emploi précaire, propose de précariser les emplois stables.

Rentabilité

Comment expliquer cette offensive visant à changer en profondeur le modèle social français ? Le Medef prend appui sur des réalités. En réponse à la gravité de la crise, à la mondialisation, au développement de la révolution informationnelle, mais aussi du chômage, de la précarité, aux difficultés de nombre de PME, il entend obtenir que les salaires, l’emploi puissent être considérés encore davantage comme des variables d’ajustement. Il s’agit de permettre une baisse des coûts qui profiterait essentiellement aux grands groupes et à la finance et contribuerait au relèvement de la rentabilité de ces derniers. Il s’agirait en fait de pousser les feux de ce qui nous a déjà enfoncés dans la crise.

À l’opposé de cela, seule la sécurisation de l’emploi, de la formation, des parcours professionnels de tous les salariés, la conquête pour eux de nouveaux droits, peuvent aider à prendre en compte les enjeux de la crise et de la modernité.

  • A lire aussi:

Quand Parisot joue la comédie de l'effroi

Mais à qui profite vraiment le traité austéritaire?

Pierre Ivorra

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En Chine, une transition politique sur fond social

4 Octobre 2012, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 2 Octobre 2012

Chine

Mots clés : chine, wen jiabao, pcc,

 

 

Après des semaines d’incertitude, le congrès du Parti communiste chinois s’ouvrira finalement le 8 novembre prochain. La couverture des soins devrait être au cœur des débats.

Les prochains dirigeants auront finalement les coudées franches. Dans la foulée de l’annonce de la traduction en justice de l’ancien maire de Chongqing, Bo Xilai, et de son exclusion du Parti communiste chinois pour de multiples faits qui ont entaché le sommet de l’État (voir Bo bientôt devant la justice), la date du congrès du PCC a finalement été fixée au 8 novembre, après des semaines d’incertitude. Lors d’une réception célébrant le 63e anniversaire de la fondation de la République populaire, samedi, le premier ministre, Wen Jiabao, a ­assuré que le prochain congrès serait ­d’importance, « pour construire sur la base des acquis et ouvrir de nouvelles perspectives de développement ». Un congrès qui n’a rien d’anodin lorsque la deuxième puissance mondiale, dont l’économie fait face à de nouveaux défis (voir page 9), doit renouveler l’ensemble de son exécutif.

Cette transition entre la quatrième et la cinquième ­génération de communistes au pouvoir sera l’occasion ­d’illustrer comment la nouvelle équipe entend « assurer l’équité et la justice sociales », objectifs fixés par Wen Jiabao quand le pouvoir craint plus que tout que le mécontentement ne dégénère en mouvement organisé. À l’heure actuelle, la croissance écarte encore de nombreux ruraux et les villes ont assisté à la ­réforme des entreprises d’État et à leur cortège de licenciements qui posent de manière accrue la question de l’indemnisation du chômage. De même, les disparités béantes entre la couverture des soins entre villes et campagnes reste un enjeu majeur, même si la Chine se targue de voir 95 % de sa population avoir accès aux soins de base. Si le budget de la santé a grimpé de 30 % par an entre 2008 et 2011, les campagnes ne bénéficient que de 1,32 soignant pour 1 000 habitants. Par ailleurs, si la sécurité sociale a été standardisée au niveau national et que les employés doivent conserver leurs droits s’ils changent de région ou d’entreprise, le principe trouve des difficultés d’application. Et certains salariés sont contraints de se tourner vers des assurance privées lorsque les soins ne sont pas couverts. Autres préoccupations de poids : le vieillissement de la population et l’assurance retraite. Les plus de soixante-cinq ans devraient passer de 8 % actuellement à 14 % en 2025, et l’une des pistes impopulaires évoquées réside dans le relèvement de l’âge de départ à la retraite. Les insuffisances en termes de protection sociale conduisent toujours 30 % des Chinois à épargner. Autre hérésie quand Pékin entend doper la consommation intérieure.

Lina Sankari

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Mais à qui profite vraiment le traité austéritaire ?

4 Octobre 2012, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 2 Octobre 2012

Traité européen

 

 

Dans une déclaration, les patronats d’Allemagne, d’Espagne, 
de France et d’Italie ont exprimé 
leur soutien 
total au traité 
et à la discipline budgétaire.

La déclaration commune de la Confédération des associations allemandes d’employeurs, de la Confédération de l’industrie allemande, de la Confédération générale de l’industrie italienne, de la Confédération espagnole des organisations d’entreprises et du Medef français du 5 septembre 2012 n’a, de façon étonnante, guère bénéficié de publicité. Pourtant, elle mérite le détour. Aucune ambiguïté chez les grands patrons : ils approuvent des deux mains et même des pieds « le pacte de stabilité et de croissance renforcé (six-pack) et le pacte budgétaire », car ils « donneront aux États membres les outils pour réformer et retrouver le chemin de la convergence ».

Les cinq apparatchiks patronaux qui ont signé la déclaration n’ont guère de doute : « Plus la consolidation et le retour à l’équilibre budgétaire seront rapides et visibles, plus vite reviendront la croissance et la confiance en l’euro. » Nos cinq Dupont en sont tellement persuadés qu’ils en viennent à considérer que « le remède de la discipline budgétaire et les réformes économiques commencent à porter leurs fruits ». « Des indicateurs pertinents montrent une évolution favorable dans un certain nombre de pays de la zone », affirment-ils.

Victimes d’une illusion optique, ils nous assurent que « les chiffres publiés récemment démontrent que la zone euro est en voie de guérison ». Dès le lendemain, l’office européen de statistiques, Eurostat, a ramené ce petit monde à la réalité en annonçant qu’au cours du deuxième trimestre 2012, le PIB de la zone euro a reculé de 0,2 %, alors qu’il avait été de 0 % pour le trimestre précédent. Loin de se redresser sous les coups de boutoir des politiques d’austérité et de soutien aux profits et à la finance, l’Europe s’enfonce.

Comment expliquer un tel aveuglement ? C’est que l’énorme suraccumulation de capitaux, notamment financiers, dans la zone euro n’a pas été entièrement purgée lors de l’effondrement de 2008. Les politiques publiques ont même contribué à la regonfler. Ce stock gigantesque réclame rémunération, exige intérêts et dividendes, et c’est à cette fin que les dirigeants patronaux défendent mordicus la politique de la Banque centrale européenne, poussent à la roue en faveur de la déréglementation de l’emploi, de la baisse du coût du travail et des dépenses publiques, militent pour plus d’exploitation de l’homme par l’homme.

Leur démarche a cependant ses limites : la surexploitation des hommes et de la nature relance la crise, nourrit des gâchis considérables et plombe les économies. Le système s’essouffle.

Pierre Ivorra

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Mobilisation le 9 octobre

4 Octobre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte



 

Manifestons le 9 octobre 2012 à Bordeaux, Clermont-Ferrand, Epinal, Lyon, Marseille, Paris, Rennes, Toulouse pour l’industrie, pour l’emploi, avec une sécurité sociale professionnelle

A l’appel de la Fédération européenne de l’industrie, le 9 octobre représente une journée européenne d’action pour le développement de l’industrie et de l’emploi.
Pour la CGT, il n’y a pas de développement économique possible dans un désert d’emploi et avec l’austérité proposée par le traité européen qui conduirait à 300 000 chômeurs de plus en France en 2013.
C’est tout l’enjeu de la négociation interprofessionnelle sur la sécurisation de l’emploi qui débutera en octobre et sur laquelle la participation massive des salariés le 9 octobre pèsera.

L’industrie structure l’activité économique

Un emploi dans l’industrie génère 3 à 5 emplois dans les services et la sous traitance qui permettent, par la consommation des salariés, d’alimenter l’économie, donc le développement industriel et l’emploi. La perte de l’industrie alimente donc les suppressions d’emplois directs et indirects.

Il faut des droits nouveaux aux salariés pour :
- des droits suspensifs lors de licenciement et contraindre les entreprises à des alternatives à ceux-ci ;
- intervenir et conditionner toutes aides publiques aux politiques salariales et d’emplois ;
- stopper les suppressions d’emplois et créer de nouveaux postes dans la fonction publique et les services publics ;
- une représentation des salariés à tous les niveaux de décision pour contrebalancer le pouvoir des actionnaires.

Et si on parlait du coût du capital ?

Le débat sur la compétitivité porte souvent le coût du travail comme responsable de la crise conduisant à une pression sur les salaires, à dérèglementer le marché du travail, à un transfert de cotisations vers la solidarité et les ménages pour financer la protection sociale.

Le travail n’est pas un coût mais le seul levier de création de la richesse par les salariés or, sur 100 euros, 25 vont aux actionnaires. Diviser par deux les dividendes libèrerait 120 milliards d’euros en France pour les investissements productifs, la création d’emplois, le financement de la protection sociale et la diminution du déficit de l’Etat.

Ce qui coûte, c’est la stratégie et les choix de gestion des entreprises faisant des salariés une variable d’ajustement mais aussi qui amputent les efforts nécessaires d’anticipation, de formation, de recherche et d’innovation.

Pour relancer l’industrie et l’emploi, mobilisons nous le 9 octobre pour gagner une autre répartition des richesses créées.

Le Medef veut plus de flexibilité, nous voulons la Sécurité sociale professionnelle A la demande du gouvernement, une négociation interprofessionnelle « sécurité de l’emploi » s’ouvrira le 4 octobre. Syndicats et patronat sont appelés à négocier rapidement sur des sujets majeurs :
- la lutte contre la précarité sur le marché du travail ;
- l’anticipation des évolutions de l’activité, de l’emploi et des compétences ;
- le maintien dans l’emploi face aux difficultés conjoncturelles des entreprises ;
- l’amélioration des procédures de licenciements collectifs.

Le Medef entend se saisir de cette négociation pour obtenir plus de souplesse et de flexibilité des contrats de travail, plus de liberté pour licencier.

Pour le Medef, il faut accentuer la pression sur les salariés et le travail alors même que ces vieilles recettes nous conduisent dans l’impasse économique et sociale !

Pour la CGT, il faut au contraire se saisir des leviers que comporte cette négociation pour obtenir de nouveaux droits et garanties collectives pour les salariés.

Actuellement un salarié qui change ou qui perd son emploi perd la quasi-totalité de ses droits. Parce que les droits sont attachés à l’emploi et dépendent notamment de la taille des entreprises. Les ruptures de contrat de travail impliquent pour les salariés une perte de revenus importante et tous les droits annexes (ex : complémentaire santé, droit à un congé formation, prévoyance, ancienneté, qualification, droit à la retraite…).
Chaque année 7 millions de salariés changent de situation ou d’emplois.
Les droits actuels doivent évoluer pour répondre à ces nouveaux besoins de sécurisation par des droits nouveaux interprofessionnels.

La CGT propose la construction de droits attachés à la personne cumulables au fil de la carrière, transférables d’un employeur à un autre. Ils doivent constituer le socle d’un nouveau statut du travail salarié. Cela passe notamment par la sécurité sociale professionnelle permettant de garantir le maintien du contrat de travail en cas de suppression de l’emploi, responsabilisant ainsi l’entreprise qui entend licencier. Ces objectifs doivent être au cœur des discussions de la négociation interprofessionnelle à venir.

Pour peser sur les négociations et permettre la relance de l’industrie et de l’emploi, votre intervention est nécessaire.

Le 9 octobre, participez aux manifestations et pour peser durablement sur les choix qui vous concernent, syndiquez vous à la CGT.

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Baisse du budget de la culture : une grande première sous un gouvernement de gauche dans l’histoire de la Ve République !

4 Octobre 2012, 06:31am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Baisse du budget de la culture : une grande première sous un gouvernement de gauche dans l’histoire de la Ve République !
Selon le Projet de loi de finances pour 2013, le ministère de la Culture verrait son budget amputé de 110 millions d'€ (-4,3%). Et la baisse devrait se poursuivre durant les années à venir, avec 2,38 milliards pour 2014 et 2,35 milliards pour 2015. Ainsi, « les grands projets culturels annoncés par le précédent gouvernement sans être financés seront abandonnés, ou, pour certains, redimensionnés ou reportés ». Par ailleurs 20 millions d'€ de subventions pourraient disparaître des caisses de plusieurs établissements publics de l'État - théâtres, opéras, musées - soit environ 2 % de perte en regard de l'année 2012. Malgré un effort promis en faveur de l’éducation artistique ainsi que la promesse que le spectacle vivant serait épargné,  le compte n’y est pas.

Le candidat François Hollande avait pris, lors de sa campagne deux engagements : celui de mettre en chantier une grande « loi d’orientation et de programmation » et celui de « sanctuariser » le budget de la Culture. Nous en sommes donc très loin et force est de constater que c’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un gouvernement de gauche procède à la diminution du budget de la culture ! Cette « grande première » qui a de quoi étonner, ne peut que susciter de notre part une claire désapprobation.  Est-ce là le lancement de l’ « Acte 2 de l’exception culturelle » ? N’y a t il pas là une incohérence incompréhensible de la part d’un gouvernement qui affirme haut et fort que l’éducation et la jeunesse sont les priorités majeures du quinquennat, et qui considère que la culture ne fait pas partie de cette priorité ! Quelle drôle de conception de l’éducation et de la culture dont les liens forment la trame essentielle de l’émancipation et de l’avenir de notre jeunesse.

Décidément l’acharnement gouvernemental à respecter le pacte budgétaire européen lui fait oublier ses fondamentaux. Le Parti communiste français qui avec ses partenaires du Front de Gauche a élaboré un projet ambitieux pour l’art, la culture et les médias, considère qu’aucune sortie de crise ne peut être envisagée sérieusement dans la poursuite d’une politique d’austérité et de réduction inconsidérée de la dépense publique. Il exige l’annulation des réductions budgétaires programmées par le gouvernement. Ses parlementaires députés et sénateurs seront en première ligne pour combattre l’austérité qui préside dans ce domaine comme dans les autres à l’élaboration du budget 2013. Il continuera d’agir avec le Front de gauche et l’ensemble des acteurs culturels pour la relance des politiques publiques en faveur de l’art et de la culture et la refondation d’un grand service public de la culture dont rêvait, entre autres, Jean Vilar dont nous célébrons cette année la centième anniversaire de la naissance.

 

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Carte musique jeune : un flop de plus pour l’Hadopi

3 Octobre 2012, 15:43pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 3 Octobre 2012

 

 

 

Cette offre lancée en grande pompe en 2010 s’arrêtera ce mois-ci dans l’indifférence la plus totale. C’est aussi une nouvelle casserole à ajouter au triste bilan d’Hadopi, qui devrait voir son budget réduit d’un bon quart en 2013.

Comme prévu, l’offre Carte musique jeune s’arrêtera le 25 octobre prochain, dans un silence que seule le plaisir de persifler permet de briser. Ce projet lancé par Frédéric Mitterrand alors ministre de la Culture, devait inculquer de bonnes manières aux jeunes, en les poussant à acheter leur musique en ligne plutôt qu’à la télécharger illégalement, une des deux missions d’Hadopi. Le jeune, de 12 à 25 ans, pouvait acheter une carte virtuelle d'une valeur de 5, 10 ou 25 euros, et son montant était doublé par l’Etat dans la limite de financement de 75 millions d’euros. Cette somme était à débourser dans des boutiques de vente de musique en ligne.
L’échec était consommé dès la première année, à peine 50000 cartes avaient été vendues.

C’est un rude coup supplémentaire pour Hadopi, qui tente de négocier un budget stable en 2013. La nouvelle ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, conteste à juste titre l’efficacité de la Haute Autorité, surtout en ce qui concerne le point précis de l’offre légale. Et effectivement la carte musique jeune faisait plus office de cadeaux aux majors du disque que de réelle promotion de l’offre. En effet, le réel problème de l’offre de musique en ligne Française, c’est qu’elle est incapable de proposer à l’usager un service de qualité équivalente en payant que ce que le partage permet gratuitement. Rien que les offres d’écoute illimité à abonnement  ne proposent qu’un choix trop restreint de titres, fautes d’accords individuels avec les majors.

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La tribune des 100 économistes contre le Traité budgétaire, la vraie

3 Octobre 2012, 15:40pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 3 Octobre 2012

 

 

 Le Monde a publié mardi une tribune de plus de 100 économistes prenant position contre le traité européen dit TSCG. Problème, elle a été amputée de deux passages et de certains signataires PCF pourtant mis en avant. En voici donc l’intégralité, accompagnée de tous les signataires, avec en gras les passages coupés par le quotidien du soir.

L’austérité aggrave la crise, non au Traité budgétaire européen !

 

Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.

La crise s’explique également par l’absence totale de régulation du crédit et des flux de capitaux aux dépens de l’emploi, des services publics et des activités productives. Elle est entretenue par la banque centrale européenne (BCE) qui appuie sans conditions les banques privées, et exige à présent une « stricte conditionnalité » austéritaire des États lorsqu’il s’agit de jouer le rôle de « prêteur en dernier ressort ». Elle leur impose des politiques d’austérité et s’avère incapable de combattre la spéculation sur les dettes souveraines, cela d’autant que sa seule mission reconnue par les traités est celle de maintenir la stabilité des prix.  En outre, cette crise est aggravée par le dumping fiscal intra-européen et l’interdiction qui est faite à la BCE de prêter directement aux États pour des dépenses d’avenir, au contraire des autres banques centrales dans le monde comme la Federal reserve américaine. Enfin, la crise est renforcée par l’extrême faiblesse du budget européen et son plafonnement au taux ridiculement bas de 1,24 % du PIB, avec son orientation qui rend impossible toute expansion coordonnée et ambitieuse de l’activité en Europe.

François Hollande, après s’être engagé pendant la campagne à renégocier le traité européen, n’y a en fait apporté aucun changement, et, comme vient d’ailleurs de le reconnaître Élisabeth Guigou, choisit aujourd’hui de poursuivre la politique d’austérité entamée par ses prédécesseurs. C’est une erreur tragique. L’ajout d’un pseudo-pacte de croissance, aux montants réels dérisoires, s’accompagne de l’acceptation de la « règle d’or » budgétaire défendue par A. Merkel et N. Sarkozy. Elle stipule que le déficit dit structurel (hors variations de cycles économiques) ne doit pas dépasser 0,5% du PIB, ce qui condamnera toute logique de dépenses publiques d’avenir et conduira à mettre en place un programme drastique de réduction du périmètre de l’ensemble des administrations publiques.

En limitant plus que jamais la capacité des pays à relancer leurs économies et en leur imposant l’équilibre des comptes publics, ce traité est porteur d’une logique récessive qui aggravera mécaniquement les déséquilibres actuels. Les pays qui souffrent de l’effondrement de leur demande intérieure seront amenés à réduire plus fortement encore leur demande publique. Alors que plusieurs États membres sont déjà en récession, cela menacera encore davantage l’activité et l’emploi, donc les recettes publiques, ce qui creusera in fine les déficits. Ainsi, l’OFCE prévoit déjà 300 000 chômeurs de plus en France fin 2013 du seul fait de l’austérité. À moyen et long terme, cela hypothèquera la transition sociale et écologique qui nécessite des investissements considérables.

Au nom d’une prétendue « solidarité européenne », le traité organise de fait la garantie par les États des grands patrimoines financiers privés. Il grave dans le marbre des mesures d’austérité automatiques, imposées aux représentants des peuples, en contraignant leurs décisions budgétaires, dictées par une instance non élue. Le Mécanisme européen de stabilité (MES), institution anti-démocratique par excellence, pourrait proposer des prêts à des taux un peu moins élevés (5% en moyenne). Mais ces prêts seraient conditionnés à l’application d’une austérité drastique imposée aux peuples ! La garantie publique des investisseurs privés ne fait qu’encourager la spéculation, alors qu’il faudrait lui briser les reins en sortant de leur mains la dette publique. L’ensemble de l’édifice repose ainsi sur des conditionnalités anti-sociales imposées à toute aide ou intervention, et le refus d’intervention directe de la BCE pour les dépenses nouvelles. Elle  va se contenter d’un rachat restrictif des titres de dette sur le marché secondaire, comme l’a annoncé récemment Mario Draghi.

Des centaines d’économistes à travers le monde, rejoints en ce sens par certains prix Nobel d’économie comme Joseph Stiglitz et Paul Krugman, ont largement critiqué le non-sens économique de la politique actuellement à l’œuvre en Europe. Le constat est sans appel : l’austérité est à la fois injuste, inefficace et anti-démocratique.

Nous pouvons faire autrement. L’avenir de l’Europe mérite un débat démocratique sur les solutions de sortie de crise. Une expansion coordonnée de l’activité, de l’emploi et des services publics serait aujourd’hui possible en Europe, notamment par le financement direct sélectif et à bas taux par la BCE des organismes publics de crédit. Pour que l’UE mette en œuvre cette politique, il est urgent de réformer et de démocratiser ses institutions. Un Fonds européen de développement social et écologique, à gestion démocratique, pourrait accentuer cette dynamique. De plus, l’UE pourrait mettre en place un contrôle de la finance, notamment en interdisant les échanges d'obligations souveraines sur les marchés de gré à gré, en limitant strictement la titrisation et les produits dérivés et en taxant les mouvements de capitaux spéculatifs.

Les défis sociaux et écologiques d’aujourd’hui sont immenses. Il est urgent de changer de cap pour sortir de la crise par le haut. Il est possible de défaire le sombre bilan des politiques libérales d’une France qui comprend 5 millions de chômeurs et 10 millions de pauvres. Pour s’en donner les moyens, il faut briser l’étau des marchés financiers et non leur donner des gages. C’est pourquoi nous refusons la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

Ce texte n’engage que ses signataires : 

Louis Adam, commissaire aux comptes,

Matthieu Agostini, expert RSE,

Pierre Alary, maître de conférences, Université Lille 1,

Daniel Bachet, professeur, Université d’Évry,

Emmanuel Barret, expert, banque d’investissement,

Philippe Batifoulier, maître de conférences, Université Paris 10,

Michel Bellet, professeur, Université de Saint-Étienne,

Nicolas Beniès, économiste, université populaire de Caen,

Matthieu Béraud, maître de conférences, Université de Lorraine,

Eric Berr, maître de conférences, Université Bordeaux 4,

Jacques Berthelot, INP Toulouse,

Pierre Bezbakh, maître de conférences, Paris IX-Dauphine,

Pierre Bitoun, INRA,

Frédéric Boccara, maître de conférence associé, Université Paris XIII,

Paul Boccara, maître de conférence honoraire, université de Picardie,

François Bojzcuk, conseiller en développement socio économique des territoires,

Serge Bornet, agrégé SES,

Marc Bousseyrol, maître de conférences, IEP de Paris,

Mireille Bruyère, maître de conférences, Toulouse 2,

Claude Calame, directeur d’étude, EHESS, Paris

Christophe Carrincazeaux, maître de conférences, Université Bordeaux 4,

Pierre Causse, économiste,

David Cayla maître de conférences, Université d’Angers,

Christian Celdran, administrateur civil honoraire,

Gabriel Colletis, professeur, Université de Toulouse 1,

Christian Corneliau, économiste, EHESS,

Laurent Cordonnier, maître de conférences, Université Lille 1,

Jacques Cossart, économiste,

Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du conseil ďanalyse économique,

Vanessa Di-Paola, maître de conférences, Université d’Aix-Marseille 

Jean-Paul Domin, maître de conférences, Université de Reims,

Alain Dontaine, Université Stendhal-Grenoble,

Ali Douai, maître de conférences, Université Bordeaux 4,

Denis Durand, économiste, membre du Conseil économique, social et environnemental,

Jean-Marc Durand, économiste,

Guillaume Etievant, expert économique auprès des CE,

David Flacher, maître de conférences, Université Paris 13,

Mathieu Forgues, professeur agrégé de SES,

Anne Fretel, maître de conférences, Université Lille 1,

Bernard Friot, Université Paris-X, institut européen du salariat,

Maryse Gadreau, professeur émérite, Université de Bourgogne,

Jean Gadrey, professeur, Université Lille I,

Véronique Gallais, économiste,

Jacques Généreux, professeur, IEP de Paris,

Ariane Ghirardello, maître de conférences, Université Paris 13,

Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d’Avignon et des Pays de Vaucluse,

Jean-Pierre    Gilly,   professeur, Université de Toulouse 1

Bernard Guerrien, SAMM, Centre d'économie de la Sorbonne,

Alain   Guéry, Histoire économique, CNRS

Bernard Guibert, économiste-statisticien,

Hector Guillen-Romo, université Paris 8,

Ozur Gun, maître de conférence, université de Reims,

Jean-Marie Harribey, maître de conférences, Université Bordeaux 4,

Michel Husson, économiste,

Sabina Issehnane, maître de conférences, Université Rennes 2,

Florence Jany-Catrice, professeur, Université Lille 1

Esther Jeffers, maître de conférences, Paris 8

Paul Jorion, titulaire de la chaire « Stewardship of Finance » à la Vrije Universiteit Brussel,

Andrée Kartchevsky, professeur, université de Reims,

Pierre Khalfa, syndicaliste, membre du Conseil économique, social et environnemental,

Thierry Kirat, directeur de recherche au CNRS, Paris Dauphine

Robert Kissous, statisticien économiste,

Agnès Labrousse, maître de conférences, Université de Picardie,

Stéphanie Laguérodie, maître de conférences, Paris 1,

Dany Lang, maître de conférences, Université Paris 13,

Catherine Lebrun, économiste,

Cécile Lefevre, professeur, Université Paris Descartes,

Pierre Le Masne, maître de conférences, Université de Poitiers

Philippe Légé, maître de conférences, Université de Picardie,

Pierre Lévy, maître de conférences, Université Paris Dauphine,

Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS,

Jérôme Maucourant, maître de conférences, Université Jean Monnet - IUT de Saint-Etienne

Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social,

Marc Mangenot, économiste,

Jonathan Marie,  maître de conférences, Université Paris XIII,

Christiane Marty, économiste,

Pierre Mascomère, actuaire,

Gustave Massiah, économiste,

Antoine Math, économiste,

Thierry Méot,  statisticien-économiste,

Nicolas Meunier, économiste,

Sandrine Michel, maître de conférences, Université Montpellier 1

Catherine Mills, maître de conférences, Université Paris 1,

Matthieu Montalban, maître de conférences, Université Bordeaux 4,

Alain Morin, directeur de la revue Economie et Politique,

François Morin, professeur, Université Toulouse 1,

Nolwenn Neveu, professeur agrégé de SES,

Alain Obadia, membre du Conseil économique social et environnemental

André Orléan, directeur de recherches, CNRS-EHESS,

Fabienne Orsi, IRD,

Gilles Orzoni, économiste,

Bernard Paranque, économiste, euromed management,

Pascal Petit, économiste, université Paris 13,

Henry Philipson, économiste,

Dominique Plihon, professeur, Université Paris 13,

Jean-François Ponsot, maître de conférences, Université Grenoble 2,

Nicolas Prokovas, maître de conférences, Université Paris 13,

Christophe Ramaux, professeur, Université Paris 1

Gilles   Rasselet, professeur, Université de Reims,

Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la Revue Economie et Politique,

Gilles Raveaud, Institut d'Etudes Européennes, maître de conférence Paris 8 St-Denis,

Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social des Premiers ministres Rocard et Jospin,

Bertrand Rothé, professeur agrégé d'économie gestion, Université de Cergy Pontoise,

Gilles Rotillon, professeur, université Paris X,

Jean-Marie Roux,  économiste,

Catherine Samary, maître de conférences, Paris Dauphine,

Bertrand Seys, maître de conférences Télécom Bretagne,

Richard Sobel, maître de conférences Université Lille 1,

Bernard Sujobert, statisticien-économiste,

Dominique Taddéi, ancien président d’université, ancien Président de la Caisse des dépots et consignations,

Bernard Teper, économiste,

Bruno Tinel, maître de conférences, Université Paris I,

Stéphanie Treillet, maître de conférences des universités,

Sébastien Villemot, économiste,

Philippe Zarifian, professeur, Université Paris Est-Marne la vallée,

 

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Vers un gros cadeau de 40 milliards aux patrons au nom de la compétitivité

3 Octobre 2012, 15:36pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 3 Octobre 2012

 

 

 

L'Elysée tente de ravir la question de la compétitivité à la droite. Le gouvernement envisage ainsi une baisse des cotisations patronales de 40 milliards d'euros sur cinq ans, financée par une hausse probable de la CSG. Rien n’est encore fixé, mais c’est en tout cas un signe fort que le gouvernement adresse au patronat.

C’est Le Monde daté de jeudi qui l’exprime ainsi : "Les entreprises bénéficieraient d'un allègement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt plus large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)". "Pour ne pas trop entamer le pouvoir d'achat des ménages, l'Elysée souhaite étaler ce transfert de charges sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an", ajoute le quotidien.

Une réunion sur ce dossier était prévue mercredi après-midi autour du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, en l’attente de la remise du rapport sur la compétitivité que devrait remettre Louis Gallois dans les prochains jours. L’ancien patron d’EADS a en effet été nommé commissaire général à l'Investissement et réclame depuis des mois un "choc de compétitivité".

Un choc idéologique plutôt

Ce serait un tel cadeau au patronat, au détriment du pouvoir d’achat des ménages, qu’on ne peut qu’espérer que cette annonce soit une manœuvre stratégique du gouvernement avant les négociations à venir sur la compétitivité. Les charges baissées seraient les cotisations familiales et porteraient sur les salaires de compris entre 1,6 et 2,2 fois le SMIC. Ces 50 milliards seraient compensés par une hausse de la CSG, donc toucherait tous les ménages. Il n’y a qu’un pas avant qu’on nous ressorte la TVA sociale. Certains ministres, comme Arnaud Montebourg ou Jérôme Cahuzac, restent, aux dernières nouvelles, fermement hostiles à la hausse de la CSG, qui va plomber le pouvoir d’achat des ménages et donc la consommation. Et donc la croissance. Le ministre du Budget disait il y a quelques semaines : "avant de savoir s'il faut de nouveau augmenter tous les impôts des Français, par exemple la CSG, commençons par prouver que nous sommes capables de faire des économies et je m'y efforce". "La hausse de la CSG ne fait pas partie du programme de la loi de finances initiale. Le budget 2013 n'envisage pas cette mesure-là". Lire à ce propos : Le gouvernement renonce à une hausse de la CSG pour 2013

Et on rappelle à nouveau que contrairement à ce que les idéologues libéraux ont réussi à imposer dans le langage courant, le travail ne « coute » pas, au contraire il crée de la richesse. Richesse qui est, elle, diversement répartie entre le salaire du travailleur, les charges et impôts, et ce que ponctionne le patron…

Pi.M.

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Le PLFSS 2013 répond peu à l’urgence de justice sociale

2 Octobre 2012, 07:17am

Publié par PCF Villepinte

 

La cgt

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013 s’inscrit dans la stratégie gouvernementale visant à limiter les déficits publics et sociaux à 3% du PIB dès 2013, dans la perspective d’un équilibre budgétaire à l’horizon 2017. C’est la fameuse « règle d’or » prévue par le projet de traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union Européenne, traité auquel la CGT est opposée à l’instar de la Confédération européenne des syndicats.

Le taux de croissance de l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie) est par suite particulièrement contraint, puisqu’il est fixé au même niveau que les années précédentes, soit 2,7%.

Pour la CGT, cet ONDAM ne permettra pas de faire face aux défis auxquels est confrontée l’assurance maladie. Le gouvernement ne fait aucune proposition concrète pour mettre fin à la situation d’endettement insupportable de nombreux établissements de santé et notamment pour apurer les emprunts toxiques de Dexia, ni pour garantir le financement à long terme des besoins des hôpitaux. Il se contente d’annoncer que l’Etat prendra à sa charge les besoins de trésorerie des hôpitaux qui s’engageraient dans un plan de retour à l’équilibre.

Quelques mesures vont toutefois dans le bon sens, comme l’annonce de la fin de la convergence tarifaire public/privé (mais sans engagement de remettre à plat la tarification à l’activité), le remboursement à 100% de l’IVG, et un ensemble d’orientations allant dans le sens d’une meilleure organisation du système de santé, avec un engagement de répondre au problème des déserts médicaux et la généralisation d’une rémunération au forfait pour les équipes de soins de proximité.

Néanmoins, les attentes restent fortes sur la question des dépassements d’honoraires et sur celle de la répartition des professionnels de santé.

Par ailleurs, les travailleurs de l’amiante pourront liquider leur retraite à 60 ans, quel que soit leur régime. Jusqu’à présent, c’était impossible pour les salariés qui terminaient leur carrière dans les régimes spéciaux.

La réforme du financement est renvoyée à la discussion au sein du Haut Conseil du financement de la protection sociale qui vient d’être mise en place.

En revanche, le PLFSS prévoit la création d’une taxe additionnelle à la solidarité pour l’autonomie, au taux de 0,15% en 2013 et de 0,30% en 2014, pour les retraités imposables, censée financer la perte d’autonomie, mais affectée au fonds de solidarité vieillesse qui finance les pension de retraite des chômeurs et le minimum vieillesse, et qui ne financera donc pas la perte d’autonomie.

Cette mesure, qui équivaut à une augmentation de la CSG des retraités imposables, et qui conduira à une baisse de pouvoir d’achat des retraites pour ces derniers contredit le discours gouvernemental selon lequel aucune nouvelle ponction ne serait effectuée sur le pouvoir d’achat des assurés sociaux. Elle est inacceptable pour la CGT.

Montreuil, le 1er octobre 2012

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