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François Hollande : " Il me revient de façonner une conception nouvelle de la présidence"

9 Septembre 2012, 08:16am

Publié par PCF Villepinte

François Hollande entouré du ministre de l'Education nationale Vincent Peillon et de la ministre déléguée à la Réussite éducative George Pau-Langevin à Trappes le 3 septembre lors de la rentrée scolaire

 

 

 

A la veille d'une intervention télévisée très attendue par des Français de plus en plus inquiets, François Hollande a prôné samedi dans un entretien au quotidien Le Monde "la constance" dans l'action du chef de l'Etat, loin de la "réactivité maximale" affichée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

"Dans cette période marquée par la montée des prix, les plans sociaux et la hausse du chômage, la chronologie des Français ne correspond pas à celle de l'action gouvernementale", déclare le président, confronté à des sondages difficiles et des indicateurs économiques au rouge. "Le risque de l'expression présidentielle, c'est la dispersion : un jour l'environnement, un jour l'emploi, un jour l'école. Il ne faut pas que cette parole apparaisse éclatée", poursuit-il.

Pour le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy "a imposé l'habitude d'une réactivité maximale, ancré l'idée du je parle, donc je gouverne, du j'annonce, donc je décide. Je dois revenir sur tout cela, réhabituer les Français à ce qu'ils aient un Premier ministre à part entière après ces années où François Fillon a pris la posture d'être toujours de côté, à les réhabituer à ce que le Parlement soit considéré, à ce que le gouvernement soit valorisé".

"Si je suis lointain, on dit: Il est hautain. Si je suis réactif, on dit: Il fait du Sarkozy. Si je prône le compromis, on dit : Il est hésitant. Et quand je suis à l'étranger, on dit: Mais il ne s'occupe pas de nous!. Je ne veux pas être comme le bouchon au fil de l'eau: changer, passer d'un état à un autre. Il faut de la constance. Un style, cela s'imprime au fur et à mesure", dit encore François Hollande.

>>> Lire aussi : François Hollande, 100 jours au souffle court

Revenant plus loin en arrière et évoquant le septennat Mitterrand, François Hollande parle d'"une présidence altière et rare", ajoutant que désormais "on n'est plus dans cette époque". "On n'est plus dans le septennat, mais on ne sait pas encore ce qu'est vraiment le quinquennat: celui de Chirac a été anormal compte tenu des circonstances de sa réélection, celui de Sarkozy a été excessif compte tenu de la façon dont le pouvoir a été exercé. Au fond, il me revient de façonner une conception nouvelle de la présidence de la République", dit-il encore.

François Hollande, dont la dernière interview télévisée remonte au 14 juillet, sera interrogé dimanche pendant une vingtaine de minutes par Claire Chazal dans le cadre du journal de 20 heures de TF1.

 

  • Lire aussi :

 

François Hollande visse les boulons de l'austérité jusqu'en 2017
La crise toujours, François Hollande et le besoin de réformes radicales
Ayrault : "Nous sommes dans l'action", oui mais laquelle ?

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La CGT se dit "opposée à la ratification du traité européen" et prévient de ses conséquences sociales

8 Septembre 2012, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 7 Septembre 2012

 

 

La direction de la CGT affirme vendredi son opposition à la ratification du traité budgétaire européen qui "sanctuarise l'austérité" et aura des "conséquences sociales", et demande une renégociation des traités européens.

"Alors que s'engage enfin un débat en France sur le nouveau traité européen", la CGT "affirme son opposition résolue à toute ratification, sous quelque forme que ce soit, de ce traité", affirme dans une déclaration sa Commission exécutive qui "demande une renégociation des traités européens qui devra notamment consacrer l'adoption d'une clause de progrès social" et se dit "opposée à la ratification par la France de ce traité européen quelle que soit la procédure utilisée".

Pour la CGT, "le pacte pour la croissance", décidé en juin, "permet de donner un peu d'oxygène, pour un temps, aux pays les plus en difficulté", mais "il ne réoriente pas le traité lui-même". "Ce traité sanctuariserait les politiques d'austérité comme seul moyen d'atteindre l'objectif d'assainissement des finances publiques". "Aucune régulation financière n'est envisagée".

Par ailleurs, pour la CGT, "ce traité aurait des conséquences directes dans le domaine social". "Tout accroissement des dépenses pour répondre aux besoins sociaux serait difficile sinon interdit". "Avec ce traité, le nouveau gouvernement français n'aurait pas pu faire adopter la mesure sur le départ à la retraite à 60 ans des salariés ayant effectué des carrières longues". "Vu la situation financière de la France, les instances européennes auraient jugé contraire au traité cette mesure compte tenu du niveau du déficit public", argue-t-elle. "En cas d'adoption de ce traité, les instances européennes pourraient mettre en cause les résultats de la négociation sociale. C'est la douloureuse expérience déjà vécue par les salariés grecs, espagnols, italiens". "La bataille revendicative et la négociation sociale seraient encore plus difficiles", estime la CGT.

Elle appelle les salariés à "exprimer leur rejet, notamment au travers de la pétition" que la CGT leur proposera. "Cette pétition sera adressée aux parlementaires et au gouvernement afin d'obtenir une non-ratification du traité". Elle rappelle que son "opposition" à ce texte est "dans la droite ligne" de l'analyse de la Confédération européenne des syndicats (CES)".

 

  • Lire aussi :

 

Traité européen : Le non de gauche rassemble ses forces
Pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen
Pacte budgétaire : l’opposition monte

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François Hollande visse les boulons de l'austérité jusqu'en 2017

8 Septembre 2012, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

François Hollande à la Cour des comptes ce vendredi

 

 

Le président de la République a réaffirmé ce vendredi sa volonté de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013. Au prix d'un resserrement à venir des missions de l'Etat pour dégager les quelques 30 milliards d'économie à trouver. La Cour des comptes deviendra la gardienne de la rigueur budgétaire constitutionnalisée par l'adoption du Pacte budgétaire européen dictée par l'Elysée. La question d'un référendum en est que plus importante.

Comme si le Pacte budgétaire européen était déjà adopté par les parlementaires, François Hollande prépare le coup d'après. Ce mardi, devant la Cour des Comptes, le président de la République a dévoilé son paquet cadeau austéritaire pour 2013… et les années à venir. En voici les détails

 

  • Règle d'or toute

François Hollande réaffirmé vendredi sa volonté de ramener les déficits publics à 3% du produit intérieur brut de la France en 2013, contre 4,5% attendu fin 2012, déclarant que l'environnement économique difficile rendait cet objectif d'autant plus nécessaire. Il a repris à son compte l'évaluation de la Cour des comptes, qui chiffre l'effort à une trentaine de milliards d'euros en 2013, précisant que 10 milliards seraient trouvés en réduisant les dépenses publiques, hors charge de la dette et des pensions: "Ce sera l'effort le plus important depuis 30 ans."

François Hollande met en sourdine le discours du Bourget au cours duquel le candidat Hollande désignait les marchés financiers comme son principal ennemi. Selon lui, l'effort demandé aux Français vise avant tout à "préserver la qualité de la signature de la France à l'égard des marchés pour financer notre dette à des taux d'intérêt les plus bas possible, ce qui est le cas aujourd'hui", mais aussi "pour retrouver des marges de manœuvre nécessaires" pour l'avenir.

 

  • Cure d'amaigrissement de l'Etat

Pour parvenir aux sacro-saints 3%, l'Etat va à nouveau être mis à la diète. François Hollande annonce la tenue, fin septembre d'un "séminaire" gouvernemental sur la "modernisation de l'action publique" à l'issue duquel il élaborera une "feuille de route" sur les "missions prioritaires de l'Etat". Ce rendez-vous rappelle tristement les réunions préparatoires aux cinq années de Révision générale des politiques publiques (RGPP) voulues par la précédente majorité.

Le président a paré la critique, critiquant la RGPP mise en place par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, jugée "mécanique et purement comptable". Il promet du discernement. Un "séminaire gouvernemental sur la modernisation de l'action publique" qui "se tiendra à la fin de ce mois sous l'autorité du Premier ministre" Jean-Marc Ayrault, devra élaborer "une feuille de route interministérielle sur les missions prioritaires de l'Etat", un Etat qu'il souhaite "stratège", "protecteur" et garant de la cohésion sociale, territoriale et environnementale"

Cette "feuille de route" fera ensuite l'objet d'une "concertation" express, au niveau central et local, "qui sera achevée à la fin du mois de novembre". Le chemin étant déjà tracé, on se demande bien quelle marge de manœuvre auront les syndicats lors de cette concertation.

 

  • Hausses d'impôts "justes"

L'Etat devra faire des économies de fonctionnement mais devra aussi augmenter ses recettes. L'hôte de l'Elysée prend des pincettes pour annoncer des hausses d'impôts. "Je me refuse, avec le gouvernement, à une augmentation générale et indifférenciée des impôts sur les ménages, qui dégraderait leur pouvoir d'achat", a insisté le président. "Ceux qui ont le plus devront acquitter davantage."

Mais pas de précision sur la taxation à 75% des plus grandes fortunes, dont la mise en œuvre semble poser question au gouvernement sous la pression du Medef (à lire: "La taxe ne doit pas être vidée de sa substance", PCF). Ce vendredi, son ministre des Finances Pierre Moscovici a assuré que cette taxe à 75% sur les revenus dépassant un million d'euros par an, promesse électorale de Hollande, sera "strictement respectée. Toute autre interprétation est sans fondement". Quant aux entreprises, François Hollande a dit, sans plus de précisions, que la charge fiscale serait répartie entre PME et grands groupes "de façon à mieux prélever sans nuire à la compétitivité" (à lire: coup de rabot pour la réforme sur la "définanciarisation de l'économie").

 

  • La Cour des Comptes cerbère de l'austérité

François Hollande a confié à la Cour des comptes le rôle de gardienne de l'orthodoxie budgétaire. Celle-ci aura la haute main sur un nouveau Haut conseil aux finances publiques, chargée de veiller à l'application de la Règle d'or dont le président ne doute pas un seul instant de l'adoption par le Parlement, malgré les appels à la tenue d'un référendum sur l'adoption du Pacte budgétaire européen, dont celui de l'Humanité.

Au coeur de la stratégie budgétaire du président, le Haut conseil des finances publiques sera notamment chargé de vérifier les hypothèses de croissance sur lesquelles les budgets sont construits. "Cette nouvelle institution sera, pour la République, une garantie de crédibilité et de transparence. Trop de gouvernements se sont souvent par le passé laissé guider par des prévisions exagérément optimistes et le plus souvent démenties", a dit François Hollande, dont le gouvernement doit justement se résoudre à baisser ses prévisions de croissance pour 2013.

La prévision actuelle de 1,2% est deux fois plus optimiste que les consensus d'économistes qui tablent eux sur une croissance proche de 0,5% ou 0,6%.

--> Signez la pétition en ligne de l'Humanitié pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen

--> A lire aussi:

Pressions au PS pour concerver la taxe de 75% sur les plus riches 

La gauche détricote le budget de l'UMP

Stéphane Guérard

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La commission européenne bloque une alternative concrète à l'austérité

8 Septembre 2012, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

   La commission européenne bloque une alternative concrète à l'austérité

 

 

La commission européenne vient de refuser la proposition d'initiative citoyenne européenne visant la création d'une banque publique européenne dont je suis l'un des promoteurs, avec 6 autres personnalités européennes*. Face aux politiques d'austérité et de toutes les mesures « de gestion de la crise », nous voulions porter l'idée d'une banque qui, contrairement aux banques privées qui spéculent au lieu d'investir dans l'économie réelle, ait pour mission de financer les services publics et des innovations industrielles écologiques et respectueuses des droits des salariés. Nous voulions au moyen d'une grande campagne dans laquelle nous récolterions 1 million de signatures de citoyens européens, favoriser l'intervention citoyenne dans le chemin vers une sortie de crise.

Le motif de ce refus est consternant: « la commission considère qu'il n'y a pas de base juridique dans les traités qui permettrait de présenter une proposition d'un acte juridique établissant un tel organisme ». Il y a au moins deux leçons à tirer de ce blocage de la commission. La première est que les dogmes sacrés qui guident les choix de l'UE et qui conduisent chaque jour une peu plus tous les peuples européens vers l'abîme, empêche toute proposition innovante au service des peuples. La refondation des objectifs de l'UE est plus que jamais nécessaire pour trouver des issues à la crise. La seconde est que le pouvoir des citoyens sur les décisions européennes reste à conquérir.

Il est inadmissible que le jour où la banque centrale européenne en décidant le rachat direct de titre de dette des Etats membres de la zone euro, reconnaît l'échec de ses choix antérieurs, la commission européenne décide de refuser la possibilité même d'une telle campagne. Avec le Parti de la gauche européenne et l'ensemble des forces politiques, sociales et syndicales qui cherchent une réelle issue à la crise, je continuerai par d'autres moyens à promouvoir une autre conception de l'Europe, au service des citoyennes et citoyens.

Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne

Secrétaire national du PCF

Paris, le 7 septembre 2012.

 

 

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Rentrée politique pour Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont

7 Septembre 2012, 10:26am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Luc Mélenchon sur un marché d'hénin-Beaumont pendant la campagne des législatives

 

 

"Je viens ici démarrer ma campagne contre le traité budgétaire européen, c'est une des circonscription qui a le plus voté NON en 2005" souligne le co-président du Parti de gauche et ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle qui a lancé, ce jeudi, sa campagne contre le traité budgétaire européen depuis la circonscription du Pas-de-Calais.

Trois mois après les élections législatives, Jean-Luc Mélenchon a rappelé qu'il avait promis de revenir dans cette 11e circonscription, en plein bassin minier frappé par la désindustrialisation. "J'avais pris l'engagement de revenir donner un coup de main politique", a-t-il expliqué en entamant une tournée du marché de Libercourt. 

"Je viens ici démarrer ma campagne contre le traité budgétaire européen, c'est une des circonscription qui a le plus voté +non+ en 2005", a-t-il assuré, tracts à la main, se revendiquant de "la gauche qui se montre" et "assume". Le dirigeant du Front de gauche, qui a appelé à une manifestation nationale à Paris, le 30 septembre prochain contre le traité budgétaire européen, a promis jeudi "un grand rendez-vous politique du pays". Il a tenu au passage à se distinguer de Marine Le Pen, son ex adversaire du scrutin législatif qui souhaite aussi un référendum sur le traité. "Nous ne mettons pas le même contenu à l'opposition au traité", a-t-il souligné, "elle, c'est une opposition nationaliste, nous c'est une opposition sociale". 

Sur le petit marché de Libercourt, première étape de la journée, l'accueil est cordial, même si le traité budgétaire européen n'est pas forcément la préoccupation première des habitants. "C'est un texte abscons, tordu", martèle Jean-Luc Mélenchon qui en est à sa "troisième lecture de traité définitif". Sur le marché, "j'ai compris, ça (le traité) passe à cent kilomètres au-dessus de la tête de tout le monde". "On peut le résumer en une phrase : le traité condamne tous les pays qui le votent à l'austérité à vie", a martelé le porte-parole du Front de gauche.

Lire aussi :

Traité européen : Le Pen, telle un coucou, veut parasiter le nid de ses adversaires (PCF)
Didier Le Reste : "Le traité remet en cause le modèle social européen"
Lienemann insiste pour reporter la ratification du traité européen

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Dans l'Humanité ce vendredi, l'aide très austère de la BCE

7 Septembre 2012, 10:23am

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité du vendredi 7 septembre

 

 

Mario Draghi, le patron de la banque centrale européenne, a annoncé jeudi le lancement d'un programme de rachat de dettes des Etats en difficulté. Mais pour en bénéficier, les postulants devront se soumettre aux contraintes austéritaires.

A lire dans notre édition:

  • Décryptage: les très chères conditions de la BCE
  • La Banque centrale européenne au cœur des solutions: l'idée que le financement des dépenses publiques par la BCE est un impératif pour sortir de la crise fait peu à peu son chemin
  • "Renverser l'asymétrie entre banques et Etats", le point de vue de Dominique Plihon, professeur à l'université Paris-XIII, membre du conseil économique d'Attac
  • Fumée blanche, l'édito de Jean-Emmanuel Ducoin:

Ainsi donc, jusqu’à l’hypnose, tous les acteurs politiques et économiques de la zone euro avaient les yeux tournés, hier, vers 
le siège de la Banque centrale européenne. Son patron, Mario Draghi, devait confirmer les promesses qu’il avait avancées au début de l’été. « Prêt à tout pour préserver l’euro », il avait laissé entendre que la BCE pourrait se doter d’un nouvel outil d’achat de dettes des États pour abaisser les taux d’intérêt, devenus pour certains si prohibitifs qu’ils ruinent toute projection d’avenir. Alors, hier, lorsque Super Mario a annoncé que, effectivement, la BCE achèterait « sur le marché secondaire des obligations d’État » sans fixer « de limite quantitative », c’est comme si une fumée blanche venait de s’échapper de l’Eurotower de Francfort…

Ne plaisantons pas. L’information s’avère assez capitale. Primo sur le plan technique, puisque les États concernés pourront bénéficier d’un peu d’oxygène, même si la « stricte conditionnalité » des interventions de la BCE, autrement dit les contraintes, a été rappelée avec force, comme s’il fallait rassurer les dirigeants de la Bundesbank qui n’ont cessé de ferrailler contre cette idée, contraire, à leurs yeux, au mandat de l’institution. Pour Draghi, pas question d’ailleurs que la BCE rachète des emprunts d’État si les pays concernés n’ont pas d’abord fait appel aux fonds de secours. Or, le recours à ces aides exige de tels sacrifices que l’Espagne, pour ne citer qu’elle, hésite à accepter ces conditions. La péninsule Ibérique subit déjà un plan d’austérité destructeur : 102 milliards d’euros « d’économies » à réaliser d’ici à 2014…

Secundo sur le plan idéologique. Une brèche vient de s’ouvrir dans l’orthodoxie dominante. 
La BCE pouvait intervenir sans le dire, mais son principal responsable a choisi de le déclarer publiquement. La nuance n’a rien de symbolique. Si ce mode de « communication » reste avant tout dicté par des impératifs doctrinaires – apaiser les tensions sur le marché de la dette –, il est aussi lié à la réalité de la crise actuelle. Les économies de la zone euro sont de nouveau au bord du gouffre, les prévisions de croissance sont revues à la baisse et les taux de chômage s’envolent vers des sommets qui nous renvoient aux heures sombres de l’histoire. Voilà pourquoi le fragile numéro d’équilibriste engagé par Mario Draghi ne nous impressionne pas. 
Les menaces d’éclatement de la zone euro étant ce qu’elles sont, l’intervention de la BCE était devenue un passage obligé. Quitte à s’asseoir sur les dogmes d’hier…

En laissant comprendre que le financement des dépenses publiques par la BCE était non seulement possible mais indispensable, un petit tabou vient donc de vaciller : bien d’autres devront tomber pour sortir de l’Europe austéritaire qui conduit une partie du Vieux Continent tout droit à la catastrophe! Car nous sommes encore loin, hélas, d’une BCE jouant pleinement son rôle en rachetant et refinançant la dette des États – et pas uniquement sur le marché secondaire – pour baisser radicalement et immédiatement les taux d’intérêt ! Les peuples en souffrance savent, eux, que ce dispositif ne suffira pas à inverser la tendance, d’autant que nous sommes tous de nouveau menacés par un traité scélérat. Le pacte budgétaire, s’il était adopté, risque en effet de nous cadenasser dans une austérité à perpétuité. L’OPA hostile de la finance sur les démocraties s’imposera-t-elle aux peuples sans que ceux-ci aient droit au chapitre ? Alors que le modèle européen est à bout de souffle, s’unir pour obtenir un référendum devient un impératif absolu pour empêcher que les puissants reféodalisent les États-nations en anéantissant ce qu’il reste des souverainetés populaires.

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La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance

7 Septembre 2012, 10:19am

Publié par PCF Villepinte

  
La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance 

 

 

Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».

Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.

 

 le 07 septembre 2012

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Fête de l'Humanité 2012, une fête pour le changement

7 Septembre 2012, 10:12am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Fête de l'Humanité 2012, une fête pour le changement
La prochaine Fête de l’Humanité se tiendra quatre mois seulement après qu’une majorité de notre peuple ait décidé de tourner la page du pouvoir sarkozyste. Elle va donc constituer un événement déterminant de débats et d’actions pour que la gauche réponde aux espoirs qui viennent de se lever.

En même temps, comme chaque année, elle va être un formidable espace d’art et de spectacles vivants,de concerts avec Patti Smith, New Order, Hubert-Félix Thiéfaine, Peter Doherty, Bénabar, Shaka Ponk et bien d’autres, de gastronomie, de sport, de théâtre, d’humour avec François Morel, d’actualité littéraire et philosophique où seront convoqués Rousseau, Victor Hugo, Marx, Aragon.

Sa préparation avec la diffusion du bon de soutien et sa tenue vont participer d’une dynamique populaire, sociale et culturelle, indispensable pour créer les conditions permettant au nouveau pouvoir de résister aux multiples pressions de la droite et de l’extrême-droite, du monde de la finance, des institutions européennes qui redoublent d’efforts pour accentuer l’austérité sur les peuples, pendant que les banques se gavent de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

L’enjeu est décisif. Dans le prolongement des campagnes électorales présidentielles et législatives, la préparation de la Fête que nous entamons va être l’occasion de centaines de milliers de rencontres, de discussions sur les conditions de la réussite d’un changement progressiste.

La Fête elle-même sera marquée par de grands débats sur les questions posées à nos concitoyens : la nature des crises actuelles et les chemins pour en sortir ; le rejet de l’austérité comme moyen d’en sortir ; le travail comme un droit garanti pour toutes et tous ; la formation, l’éducation ; la recherche comme investissement prioritaire pour l’avenir ; les efforts à déployer pour impulser une solidarité des peuples et des forces progressistes européennes afin de transformer l’Europe ; les enjeux d’une métamorphose écologique de la planète ; les services publics comme patrimoine commun pour l’accès de tous à l’intégralité des biens publics.

La Fête sera le lieu de rendez-vous de tous les salariés et des élus qui agissent contre la désindustrialisation, pour la vie des territoires et pour une sécurisation du travail, se conjuguant avec la formation et la recherche, l’innovation.

Au sortir de cette longue séquence électorale, les participants à la Fête, les militants, débattront des causes de la crise démocratique, des moyens de faire reculer l’extrême-droite et des initiatives à déployer pour que le Front de Gauche franchisse une nouvelle étape de sa maturation afin d’être mieux perçu comme efficace et utile à la réussite du changement.

Une nouvelle fois, notre Fête sera celle de la solidarité internationale, avec tous les peuples en lutte pour leur liberté, pour leur émancipation. Les voix des peuples arabes comme celles de la jeunesse québécoise ou de différents pays européens, ou encore le combat des Palestiniens en quête de leur Etat, pourront s’y faire entendre pour construire de nouvelles solidarités.

Les forces progressistes s’y rencontreront pour débattre des chemins de la transformation sociale et écologique de la planète.

Nous y fêterons le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, notamment à travers une belle exposition d’artistes contemporains et lien avec l’Institut du Monde Arabe, et aussi le trentième anniversaire, triste et effroyable, des massacres de Sabra et Chatila.

Plus que jamais, la Fête de l’Humanité va faire vivre l’aspiration à la justice, à la solidarité, à la fraternité et à un monde commun, sans armes et sans guerre, cheminant vers le progrès social et écologique.

Comme chaque année, les efforts militants pour diffuser le bon de soutien donnant droit à l’entrée de la Fête vont être le moyen de multiples dialogues, d’initiatives d’action ou festives pour la réussite des changements attendus.

De plus, les vignettes diffusées et payées au journal sont un moyen pour lui de faire face à ses besoins financiers.

Ensemble, avec la Fête de l’Humanité, impulsons le mouvement pour une dynamique du changement à gauche.

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.

 

 

Rendez-vous les 14,15 et 16 septembre au parc départemental de la Courneuve pour une fête placée sous le signe de la résistance et de la conquête.

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La mise en concurrence des salariés nuit gravement à leur santé

6 Septembre 2012, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

 - le 5 Septembre 2012

 

 

 C'est ce qu'a estimé ce mardi le tribunal de grande instance de Lyon. Celui-ci a interdit à la Caisse d'Epargne Rhône Alpes Sud (CERA) de conserver son organisation du travail fondée sur le "benchmark", ou mise en concurrence permanente de ses salariés, qui compromet "gravement" leur santé.

La Caisse d'Epargne Rhône-Alpes a fait appel de cette décision, la qualifiant dans une déclaration à l'AFP de "particulièrement injuste et disproportionnée". Contrairement au tribunal, elle ne trouve rien à redire à ce type de fonctionnement conforme au "principe constitutionnel de liberté d'entreprendre", et expliqué que "l'objectif d'un benchmark est d'identifier les processus les plus efficaces et professionnels pour aider l'organisation à atteindre ses objectifs". La direction affirme au contraire "qu'il n'y a pas de lien de causalité entre le benchmark et les risques psychosociaux".

"Stress permanent"

Le TGI de Lyon estime lui au contraire qu'avec ce système, "le seul objectif qui existe est de faire mieux que les autres" et "tout est remis en question chaque jour ce qui crée un stress permanent". Des médecins du travail, des assistantes sociales et l'inspection du travail avaient alerté la direction sur ces risques.

"Véritable terreur"

Fin 2007, la direction de la CERA avait mis en place ce système de gestion des performances des salariés, consistant en une évaluation permanente des uns par rapport aux autres au sein de chaque agence, et aussi des agences entre elles. La part variable de la rémunération de chaque salarié dépend directement des résultats du "benchmark" puisqu'elle est fonction des résultats de son agence.

Le syndicat SUD du groupe Banque populaire-Caisse d'Epargne (BPCE), dénonçant la "véritable terreur" que fait régner le "benchmark", avait saisi la justice en mars 2011 et une audience a eu lieu le 30 mai dernier.

D'autres recours à venir ailleurs?

La justice interdit aux Caisses d'Epargne de la région Rhône-Alpes Sud de recourir à ce système, sans toutefois fixer d'astreinte, et condamne la société à payer à SUD 10.000 euros de dommages et intérêts. Dans un communiqué, le syndicat s'est félicité de cette décision, qui s'impose aussi selon lui aux autres Caisses d'Epargne sur le territoire, et au-delà peut inciter d'autres salariés à engager des recours.

"Ce jugement ne concerne en aucune façon les autres Caisses d'Epargne, qui sont totalement autonomes les unes par rapport aux autres pour définir notamment leur système de management de la performance commerciale", a contredit la caisse d'Epargne Rhône-Alpes.

  • A lire aussi:

Le lean management, un remède mortel

A la Caisse d'épargne, les salariés sonnent l'alarme

S.G.

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Pierre Laurent remplacera Nicole Borvo Cohen-Seat au Sénat le 20 septembre

6 Septembre 2012, 06:43am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 5 Septembre 2012

 

 

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, fera son entrée le 20 septembre au Sénat où il remplacera Nicole Borvo Cohen-Seat qui a envoyé ce mercredi sa lettre de démission.

"Pierre Laurent arrivera le 20 septembre, je viens d'envoyer ma lettre de démission", a indiqué la sénatrice de Paris et présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) du Sénat à l’AFP. Le groupe CRC qui compte 21 membres dont 11 femmes est devenu le groupe clef de la majorité sénatoriale. Et il est d’autant plus important que contrairement aux écologistes et radicaux de gauche, le Front de gauche ne participe pas au gouvernement Ayrault.
Pierre Laurent figurait en 9e position sur la liste commune de la gauche aux élections sénatoriales de septembre 2011. Les huit premiers ayant été élus directement, c'est secrétaire national du PCF que revenait donc le siège.
Ce passage de témoin était prévu dès les sénatoriales de 2011. Nicole Borvo Cohen-Seat, élue depuis 1995, ne voulait pas se représenter pour un troisième mandat mais elle avait finalement accepté, pour des raisons de parité, à condition de laisser sa place à Pierre Laurent en cours de mandat.

L'élection à la succession de Nicole Borvo Cohen-Seat à la tête du groupe CRC aura lieu le 19 septembre. Les noms de Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice des Hauts-de-Seine et d'Eliane Assassi, élue de Seine-Saint-Denis, circulent pour le poste. "Ce sera une femme", a assuré Mme Borvo. Le groupe CRC est le seul groupe politique au Sénat à être présidé par une femme.

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