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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

PSA Aulnay :

12 Septembre 2012, 06:45am

Publié par PCF Villepinte

Les Députés PCF - Front de Gauche de Seine-Saint-Denis refusent le renoncement de Hollande et du gouvernement face aux actionnaires de PSA

 


11 septembre 2012

lire ci-dessous le communiqué de François Asensi :

« Remis aujourd’hui au ministre du Redressement productif, le rapport Sartorius entérine le renoncement inacceptable du gouvernement devant le projet de fermeture de l’usine PSA Aulnay-sous-Bois. 

Il prépare l’opinion à un plan social injuste qui n’a rien de nécessaire ! Comme le pointe pourtant ce rapport, la direction de PSA porte une lourde responsabilité dans les mauvais résultats du groupe. PSA a dilapidé ses bénéfices en versant près de 6 milliards de dividendes à ses actionnaires plutôt qu’en investissant dans l’avenir, dans de nouveaux modèles plus écologiques et vers de nouveaux marchés.

D’autres choix économiques sont possibles. La fermeture du site PSA d’Aulnay-sous-Bois n’a rien d’une fatalité. Les salariés de Seine-Saint-Denis refusent de payer la note de la stratégie boursicoteuse de la direction de PSA.

En 1997, quelques semaines après l’arrivée de la gauche au pouvoir, le patronat s’était attaqué aux salariés en fermant l’usine de Renault Vilvorde, sans que le gouvernement ne s’y oppose. Un tel signal désastreux doit être évité.

Si l’Etat ne peut pas tout, il peut et doit promouvoir la réindustrialisation de notre pays, en faisant le pari des énergies renouvelables et de l’innovation. Il peut et doit protéger les salariés alors que la barre des 3 millions de chômeurs vient d’être dépassée.

 

 

 

Les Français sont en droit d’attendre que la gauche défende l’emploi et le savoir-faire industriel. Le Front de gauche et ses députés à l’Assemblée nationale mèneront sans relâche ce combat. »

 

 

 

Marie-George Buffet a réagi aux propos de François Hollande ce dimanche concernant l’avenir de PSA-Aulnay. Des propos présidentiels qui rappellent ceux d’un ex Premier ministre socialiste, laissant entendre que l’Etat ne peut rien faire face aux requins de la finance quand ceux-ci décident de liquider les fleurons de l’industrie française.

"Non, Monsieur le Président, PSA Aulnay ce n’est pas fini !". "Il aura fallu a peine trente secondes à François Hollande dans sa prestation au 20H pour sceller l’avenir de l’usine de PSA Aulnay et de ses 3.000 salariés. Trente secondes pour dire qu’il allait falloir veiller à ce que la reconversion des ouvriers de l’entreprise se passe bien !".

"Mais ce que veulent les salariés et leurs syndicats ce n’est pas de la reconversion, c’est de la production et de l’emploi !".

Cela "signifie donc de mettre fin à la désindustrialisation en ayant le courage politique de faire passer l’intérêt du pays et de son devenir industriel avant les intérêts des actionnaires".

De son côté François Asensi, également Député PCF - Front de Gauche de Seine-Saint Denis, dénonce "le renoncement inacceptable du gouvernement devant le projet de fermeture de l’usine PSA Aulnay-sous-Bois qu’entérine le rapport Sartorius remis aujourd’hui au Ministre du Redressement productif."

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Tarif progressif de l’énergie : un pas de plus vers la casse du service public de l'électricité et du gaz?

12 Septembre 2012, 06:39am

Publié par PCF Villepinte

 
 Tarif progressif de l’énergie : un pas de plus vers la casse du service public de l'électricité et du gaz?
 

 

 

Prétexter la mise en place d’un tarif progressif pour lutter contre la précarité énergétique est un leurre. Celui présenté n’a aucun objectif social. D’ailleurs, la tranche minimale concernera l’ensemble des consommateurs, les riches comme les pauvres. C’est un projet dangereux car il cantonne les plus pauvres au minimum vital. La facture s’alourdirait dès lors que la puissance souscrite serait dépassée ; c’est donc la restriction par l’argent. Alors qu'il est possible de faire autrement à l'exemple de la proposition de loi des parlementaires communistes et du Parti de gauche instituant un dispositif national de solidarité visant à garantir de manière préventive et simple l'accès au droit fondamental à l'eau.

Si nous partageons l’idée de faire attention aux dépenses d’énergies, nous sommes persuadés que le premier chantier à régler est celui de la rénovation thermique, premières sources d’économies d’énergie possibles. Il est donc nécessaire de donner à tous les moyens pour réaliser les travaux de rénovation thermique et de performance énergétique. Ce sont le plus souvent les familles modestes qui occupent des passoires thermiques et ce sont encore ces mêmes familles qui possèdent des équipements électriques à moindre performance énergétique car moins chers à l’achat.

Concernant l’électricité, il existe 8 millions de personnes en précarité énergétique, c’est-à-dire que leurs dépenses énergétiques sont supérieures à 10 % de leurs revenus. Aussi, nous partageons l’idée que le Tarif de première nécessité (TPN) et le Tarif social solidarité (TSS) soient élargis à tous les minima sociaux. Par contre, vouloir réduire son financement à travers la seule Contribution du service public de l’électricité (CSPE) ne nous convient pas : celle-ci est essentiellement financée par l’ensemble des consommateurs via leur facture, y compris par ceux qui bénéficient des tarifs sociaux, alors que les gros consommateurs professionnels en sont exonérés. Il est nécessaire d’avoir une réflexion plus approfondie sur le financement des mesures sociales et plus largement sur l’ensemble des taxes qui composent les factures. Pour la seule CSPE, c’est 133 % d’augmentation en 18 mois, mais seulement 2% de son volume sert au soutien des plus démunis !

Le chantier de la tarification progressive est vaste et il mérite fortement que le gouvernement l’inscrive dans le débat énergétique qui s’ouvrira à partir de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre prochain. Le Parti communiste rappelle ses propositions essentielles :

  • Interdiction des coupures pour cause de précarité énergétique en hiver comme en été.
  • Mise en place d’une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz et de l’électricité.
  • Gel des tarifs le temps de la révision de la formule tarifaire : décision que peut prendre le Premier ministre.
  • Garantir un vrai service public de l’énergie avec une égalité de traitement et un accès pour tous à une énergie la moins chère possible sur tout le territoire français.

 

 

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Dans l'Humanité ce mardi, entretien exceptionnel avec Joseph Stiglitz

11 Septembre 2012, 13:17pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

Le Prix Nobel d'économie en 2001 dénonce une démocratie au service des plus riches (1%), où le principe d'un citoyen=une voix s'est transformé en 1 dollar=1 voix, creusant de plus en plus les inégalités et affaiblissant la croissance.

Extrait de nos trois pages d'entretien:

Êtes-vous solidaire des forces progressistes qui se battent contre l'adoption d'un pacte budgétaire dans les pays de la zone euro?

Joseph Stiglitz. Je pense qu'il y a un diagnostic totalement erroné  du problème européen. L'attention est concentrée sur la Grèce. Celle-ci a trop dépensé. L'Espagne, l'Irlande avaient des surplus avant la crise et même si ces pays n'avaient pas de déficit, cela n'aurait pas règlé les problèmes de l'Europe. Si celle-ci en a, c'est parce que les banques n'étaient pas suffisamment régulées. L'Europe a créé un système instable. C'est un des exemples de l'erreur fondamentale du système européen et ce n'est pas le pacte budgétaire qui résoudra les problèmes. Dans le contexte actuel, ce pacte imposerait plus d'austérité, un emoindre croissance. Les dirigeants européens disent: "Il faut restaurer la confiance". Mais ils ne comprennent pas que le problème sous-jacent, auquel l'Europe fait face, c'est qu'eux-mêmes torpillent la confiance.

Retrouvez toute l'actualité sur l'Humanité.fr

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Shaka Ponk "À la Fête de l’Huma, il y a 
de la joie et du positivisme"

11 Septembre 2012, 13:12pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Porté par l’énergie de son dernier album, le collectif électro-rock Shaka Ponk va faire un carton à la Fête. Rencontre avec Frah, chanteur et figure phare, avec la chanteuse Sam, d’un groupe bien allumé !  

Shaka Ponk est traversé par différents courants musicaux, électro, rock, funk ou hip-hop auxquels viennent se greffer de nombreux effets visuels. Un univers assez inclassable, non ?

Frah. On a commencé par faire de la vidéo car on voulait qu’il y ait des images et du son électro. Au début, on n’était pas branché chanson, ni groupe de rock. Ça s’est fait tout naturellement. Musicalement, notre univers est la résultante du fait qu’on est six et qu’on écoute de tout. Rarement des albums entiers d’ailleurs, mais un titre ici ou là, de différents styles. On se nourrit de cela. Du coup, quand on écrit des chansons, ça donne des trucs à chaque fois différents. Au final, notre musique est plutôt rock.

Avec un mélange de BD, de science-fiction…

Frah. On aime l’image et ça nous plaît de bidouiller. On est très curieux et ça nous amuse de savoir comment marche un logiciel, un plug-in ou une caméra. C’est comme ça qu’on a eu envie d’installer des Gopro, des petites caméras qu’on a mis dans des tubes et qu’on a scotchées sur nos micros. Des micro-caméras, en fait. Ça fait des points de vue rigolos et ça nous permet de filmer pendant qu’on joue depuis l’endroit où on se trouve.

Comment est née l’idée du singe virtuel Goz 
qui accompagne chacun de vos concerts ?

Frah. C’est parti d’une rencontre. On est tombé sur un gars qui avait fait un petit avatar pour pirater les campagnes de pub Web il y a dix ans. On trouvait que son personnage était rigolo, du coup on l’a engagé. Après, on l’a modélisé, on l’a dessiné de manière un peu plus funky que ce qu’il était au départ et ça a donné le singe Goz.

Comment expliquez-vous la complicité très forte de Shaka Ponk avec le public sur scène ?

Frah. On a survécu grâce à cela. L’histoire de Shaka a bientôt dix ans. Pendant des années, on ne pouvait que faire évoluer les choses puisqu’aucun média ne voulait de nous, y compris les maisons de disques. Il faut dire que c’est très bizarre comme concept. Un truc théoriquement invendable. Musicalement, c’est difficilement classable. Un groupe qui fait tout, du site Internet jusqu’au code PHP pour faire fonctionner des bases de données, ça n’intéressait personne. Pendant longtemps, on était un peu boudé. Le seul truc qui nous restait, c’était les concerts qui nous ont permis de construire une fans base qui est devenue de plus en plus grande. Pour subsister et faire grandir le projet, on n’avait qu’une seule voie, les concerts et les gens. On s’est fait sur le terrain grâce au public. Quand on a rempli le Zénith, les médias sont venus, nous ont découverts et se sont mis à passer des morceaux de Shaka à la radio. À partir de là, le public a été touché et ça a fait boule de neige.

Pour le titre Palabra mi Amor, comment s’est passée la rencontre avec Bertrand Cantat ?

Frah. Il était venu voir un groupe qui jouait avant nous en première partie en concert à Bordeaux. Il ne nous connaissait pas, il est resté pour assister à notre concert. Il est venu nous voir après, en disant qu’il trouvait ça bien et qu’il était touché par le grand bazar. On a passé une soirée avec Bertrand et on s’est rendu compte qu’on avait plein de points communs. C’est un morceau qui parle de la victimisation, que les gens ont tendance à se cacher derrière les mots pour ne pas agir, en disant : 
« C’est inadmissible que... les politiques devraient faire cela », alors que pour l’écologie par exemple, le seul responsable, c’est justement soi-même. On se cache derrière des mots dans les dîners alors qu’on est juste en train de tout foutre en l’air parce qu’on n’agit pas.

Vous chantez un peu dans toutes les langues. C’est de l’espéranto punk ?

Frah. Cela s’est créé simplement. À l’époque, on était à Berlin où on n’écrivait pas nos textes. On les faisait écrire par des gens qu’on rencontrait dans la rue, des copains. On leur demandait d’écrire tout ce qui leur passait par la tête, si possible dans un style poétique. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé avec tout un tas de textes et, étant à Berlin, dans toutes les langues mélangées. On a gardé cette façon d’écrire, en gardant la fraîcheur du truc un peu universel.

Shaka Ponk est un collectif où la chanteuse Sam a un rôle très important. Deux mots sur son personnage ?

Frah. Au début, Sam n’était pas sur scène. Elle faisait partie du collectif et des gens qui nous apportaient des trucs. Elle écrivait des textes, faisait des voix samplées. Il ne manquait qu’elle pour que ce soit complet. Cela faisait trois ans qu’on tournait, mais elle ne voulait pas venir parce que l’aventure Shaka Ponk était déjà partie. Il y avait une dynamique qu’elle ne voulait pas casser. Elle ne voulait pas franchir le pas. On a réussi à la convaincre d’intégrer le groupe et c’est devenu évident. Maintenant, on ne peut pas imaginer Shaka sans elle. Il y a une chose qui est certaine, c’est que Sam ne vient pas de cette planète ! (Rires.) C’est un être très spécial. Quelqu’un de franchement incroyable dont on pourrait parler des heures. C’est quelqu’un de riche.

Ce sera votre première Fête de l’Huma. 
Un grand moment en perspective, non ?

Frah. C’est génial. Honte à moi, je suis le seul du groupe à n’avoir jamais été la Fête de l’Huma. Il paraît qu’il y a une espèce de joie et de positivisme général, qu’on retrouve d’ailleurs à Solidays, qui est assez impressionnant. Et surtout que c’est énorme. On a hâte de vivre ça !

Album The Geeks & the Jerkin’ Socks 
chez Tôt ou Tard. 
Concert vendredi 14 septembre 20 h 30, grande scène.

Entretien réalisé par Victor Hache

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PSA: les syndicats condamnent le rapport Sartorius

11 Septembre 2012, 13:10pm

Publié par PCF Villepinte

le 11 Septembre 2012

 

 

 

 

Les syndicats de PSA Peugeot-Citroën s'attendaient aux conclusions peu favorables pour l'emploi du rapport d'expertise de la situation économique du groupe automobile rendu ce mardi au gouvernement. Ils restent mobilisés contre le plan de restructuration.

Ainsi, Jean-Pierre Mercier, de la CGT, a "le sentiment que c'est un rapport commandité par la direction, tout est soi-disant inéluctable. La situation financière de PSA serait fragile, est-ce que la santé des salariés n'est pas plus fragile? Les 3 milliards de rachats d'action ont été entérinés, mais est-ce aux salariés de payer la note?

Tanja Sussest du SIA, majoritaire à l'usine de PSA Aulnay, dénonce un rapport qui "est un écran de fumée derrière lequel se cachent aussi bien la direction que le gouvernement. On est scandalisés de voir que la direction n'avait pas été invitée à la réunion (au cours de laquelle le rapport a été remis au ministre Arnaud Montebourg, ndlr). On peut se poser des questions sur l'indépendance du cabinet Sartorius."

"Joueur de flûte"

Le syndicaliste dénonce aussi la réaction à ce rapport du ministre du Redressement productif: "Montebourg est un grand joueur de flûte: avant les congés il dit "je vais empêcher la fermeture d'Aulnay", un mois après il a changé du tout au tout avec un discours du genre "PSA est en difficultés, il faut les aider". On est déçu par Montebourg mais aussi par François Hollande qui s'était engagé à nous recevoir après le 6 mai s'il était élu. S'il ne vient pas, on ira le chercher ce rendez-vous".

Mobilisation

Pour les syndicats du groupe automobile, l'heure est encore plus à la mobilisation. "Nous n'avons pas l'intention de nous laisser faire, reprend Jean-Pierre Mercier, de la CGT. Le point positif c'est que le ministre a décidé d'engager des réunions tripartites entre la direction centrale de Peugeot, les syndicats d'Aulnay et les pouvoirs publics pour obtenir de Peugeot le maximum de garanties sur le maintien de tous les emplois. "Maintenant pour démarrer ce processus de négociations, il faut que les pouvoirs publics bloquent le plan de licenciements.

  • A lire aussi:

A Aulnay, entre amertume et envie d'en découdre

Montebourg zigzague sur PSA

Tous nos articles sur PSA Peugeot-Citroën

S.G.

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Fête de l'Humanité : combativité et météo au beau fixe à La Courneuve

10 Septembre 2012, 06:05am

Publié par PCF Villepinte

Photo : Pierre Pytkowicz

Médias - le 9 Septembre 2012

Fête de l'Humanité 2012

 

 

 

Les militants franciliens étaient par centaines, ce dimanche, sur le chantier de la Fête. L’occasion de prendre le pouls des attentes, à quatre jours de l’événement.

Les nuages ont beau s’amonceler au-dessus du gouvernement, il en faudra plus pour assombrir le ciel des militants qui s’activent, à La Courneuve, pour achever de monter la Fête de l’Humanité. Sous un soleil de plomb, ils étaient des centaines, ce dimanche, à échanger, autour d’un repas, leurs attentes de changement politique.

Sous les nombreux stands déjà prêts à accueillir la foule, beaucoup de nouveaux visages, qui ont franchi le pas de l’engagement en politique durant la dernière campagne électorale. C’est le cas de Gilles, quarante et un ans, agent de station à la RATP, venu partager avec sa famille et celle de Xavier, un collègue de travail fraîchement engagé comme lui au PCF, sa faim de « faire bouger les choses ». Militant à la CGT, Gilles a rejoint les communistes à l’occasion d’une rencontre avec Didier Le Reste, le syndicaliste cheminot candidat du Front de gauche aux dernières législatives à Paris. « J’ai voté Hollande aux deux tours de la présidentielle, par refus de Nicolas Sarkozy, confie-t-il. Je voulais que la gauche se réveille. Maintenant, il faut rappeler au gouvernement qu’il faut mettre la barre à gauche. » Pour lui, la Fête de l’Humanité, c’est une histoire de famille qu’il lui a fallu du temps à assimiler. « Mes parents militaient beaucoup, j’ai rejeté cet héritage dans ma jeunesse », explique le salarié, qui entend désormais s’investir pour défendre le service public, « financé par les citoyens et bradé au privé ». « La Fête, c’est le lieu pour rassembler, évoquer le passé récent du combat pour battre la droite, mais surtout l’avenir immédiat avec les combats nouveaux qui nous attendent », renchérit son collègue Xavier.

Pendant ce temps, face à la grande scène, sur le stand de Villejuif (Val-de-Marne), on évoque la « course de vitesse » engagée pour déjouer le piège de l’austérité, avec la pétition pour un référendum sur le traité budgétaire européen et la manifestation nationale programmée à la fin du mois. Venant saluer les militants attablés, le directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, les appelle à cette occasion à « profiter des jours qui viennent pour faire connaître et grossir encore la Fête, au moment où des pressions considérables s’exercent pour empêcher les espoirs de changement de se réaliser ». « On va réaffirmer que le gouvernement n’a pas à avaler le traité signé par Nicolas Sarkozy, qu’il faut donc le rejeter, qu’il n’y a pas de fatalité aux pressions pour flexibiliser et abaisser le coût du travail ! » lance le député au Parlement européen, promettant une « Fête utile au changement ».

Une Fête utile, tout de suite, c’est aussi ce qu’attendent Anaïs, employée municipale de Champigny-sur-Marne, et Fathallah, de La Courneuve, déléguée syndicale centrale CGT chez Adrexo, un grand distributeur d’imprimés publicitaires. Le syndicaliste de Seine-Saint-Denis souhaite que la Fête serve de caisse de résonance aux exigences salariales, grâce à la grande marche revendicative qui rejoindra la grande scène, le samedi après-midi. La jeune femme val-de-marnaise de vingt-cinq ans insistant, de son côté, sur la présence de milliers de jeunes pour réfléchir ensemble aux moyens de « transformer » les contrats d’avenir, car « un emploi de trois ans payé au Smic, ça ne suffit pas pour vivre et se projeter dans l’avenir ».

  • Lire aussi :

la Fête donne la parole aux artistes du monde arabe

Chantier de la Fête: semaine 3

Sébastien Crépel

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Dans l'Humanité : L'histoire belge de Bernard Arnault

10 Septembre 2012, 06:02am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 9 Septembre 2012

 Le PDG de LVMH, quatrième fortune mondiale, veut devenir Belge. En pleine polémique sur la taxe à 75% des hauts revenus, ce proche de Sarkozy fait campagne pour la droite. Pour Alexandre Dérigny, secrétaire général de la CGT Finances : " Il faut un rééquilabrage entre la taxation du capital et du travail. Aujourd'hui, 80% des revenus du capital échappent à l'impôt."

À lire également :

Mélenchon dit non au Traité en Pas-de-Calais.

Pour Philippe Poutou, porte-parole du NPA : "Les conditions existent pour une bataille unitaire contre le Traité européen"

Banques : victoire en justice contre un managemet pathogène.

Travail : Il n'y a plus de saison pour les travailleurs saisonniers.

Reportage au Liban : le pays du Cèdre hanté par la peur

Sport : clôture des jeux Paralympiques par notre envoyé spécial à Londres

Culture : le nouveau spectacle de Bartabas à la MC 93 de Bobigny

Fête de l'Humanité : rencontre avec l'icône punk rock Patti Smith

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L'agenda social oublié par le président

10 Septembre 2012, 05:58am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
 L'agenda social oublié par le président

 

 

Tout en prenant acte de l'impatience des Français qui après 10 ans de droite au pouvoir attendent une action gouvernementale à la hauteur des urgences et attentes sociales, le président de la République a fait un discours de la méthode qui au risque de se répéter sera très vite inopérant.

L'agenda qui fixe à deux ans "le rythme du redressement du pays" avant d'envisager "la construction d'une société de solidarités" semble remettre à plus tard le changement annoncé et surtout oublie complètement le changement social qui est bien à l'ordre du jour.
 
Ainsi, alors que c'est aujourd'hui qu'il faut un moratoire sur les plans de licenciements boursiers, et que les salariés menacés doivent sentir que le pouvoir est dans leur camp, ceux de PSA apprennent qu'ils seront "accompagnés" par l'État dans les plans de reconversion.

Au surplus, son silence absolu sur le Traité européen soumis à ratification alors qu'il n'a pas été renégocié d'une virgule est très préoccupant. Les Français ont droit à ce débat, ils ont le droit de décider.

L'austérité des comptes publics n'est pas la solution, elle est le problème. Et ce sont bien des ressources nouvelles qu'il faut dégager, à commencer par récupérer celles accaparées par les marchés.

Le PCF et le Front de gauche sont disponibles pour un tournant politique, celui de la justice sociale et de la relance économique et écologique.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

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Les taches blanches livrent tous leurs secrets

9 Septembre 2012, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

L’Humanité/Droits réservés-Mémoires d’Humanité/Archives départementales de Seine-Saint-Denis

Monde - le 6 Septembre 2012

Mémoire

 

 

 

Tous les articles de l’Humanité censurés par le gouvernement pendant la guerre d’Algérie sont enfin réunis dans un livre coordonné par la journaliste Rosa Moussaoui et l’historien Alain Ruscio.

L’année du cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie ne pouvait s’achever sans que l’Humanité prenne une initiative éditoriale majeure à la mesure de son combat pour la vérité, mené au cours des huit années de crimes et de mensonges d’État qui se sont écoulées avant que le peuple algérien pût accéder au plus essentiel des droits : l’indépendance.

En nous replongeant dans les archives de la rédaction quand nous confectionnions le numéro hors-série (mars 2012) Algérie, 50 ans d’indépendance, s’imposa immédiatement l’idée de publier tous les articles (reportages, témoignages, éditoriaux…) qui ne parvinrent pas aux lecteurs d’alors. Introduite dans le cadre de l’état d’urgence décrété à partir de 1955, la censure, « les ciseaux de Mme Anastasie » pour reprendre l’expression en usage lors de la Première Guerre mondiale, a durement frappé l’Humanité. Notre journal fut saisi à 27 reprises et eut à faire face à quelque 150 poursuites de l’État. Un acharnement extraordinaire qui visait non seulement à empêcher le dévoilement de la réalité de la répression colonialiste, mais aussi à en finir avec une presse qui bousculait le consensus politique et médiatique entourant les pudiquement nommés « événements d’Algérie ». Au total, la presse communiste, qui commit « le crime d’avoir eu raison trop tôt », disait René Andrieu, à l’époque rédacteur en chef de l’Humanité, fut traînée devant les tribunaux 313 fois et fut frappée d’amendes de 53 milliards de francs d’alors.

La confrontation visuelle entre les pages composées au « marbre », prêtes à être livrées au rouleau de la rotative, et un journal troué de taches blanches ou hâtivement recomposé donne au lecteur d’aujourd’hui une image de l’engagement de militants de la vérité des journalistes, des ouvriers, des diffuseurs et des travailleurs du service de la documentation sans la vigilance desquels ces articles auraient sans doute disparu. De ce choc ressenti est né l’ouvrage disponible à partir d’aujourd’hui dans les librairies et qui sera présenté et vendu à la Fête de l’Humanité. Ce sont donc à proprement parler des textes inédits qui ont été réunis dans ce livre, fruit d’un travail collectif coordonné par Rosa Moussaoui, journaliste à l’Humanité, et Alain Ruscio, historien des mouvements anticolonialistes, qui a rédigé une présentation de chacun des textes. Vingt-trois articles qui racontent au présent l’histoire en construction à plus d’un demi-siècle de distance.

La censure frappe pour la première fois le numéro de l’Humanité du 24 août 1955 au lendemain des ratissages qui firent plusieurs milliers de mort dans le Constantinois en représailles de la mort de 123 Français à Philippeville. Robert Lambotte, ancien résistant et déporté, s’est rendu sur les lieux et rédige un reportage saisissant dénonçant la sauvagerie de la répression. L’éditorial de Pierre Courtade souligne la continuité de la critique du colonialisme dans les colonnes de l’Humanité depuis Jean Jaurès. « Rien ne peut effacer la conquête, sinon la liberté. En refusant de reconnaître ce fait, en refusant de satisfaire les légitimes revendications nationales des peuples algérien et marocain, les colonialistes se condamnent à régner par la terreur et, par conséquent, à exaspérer les haines. » Quelque temps plus tard, deux autres reportages de Robert Lambotte révélant le « vrai visage » de la « pacification » et décrivant « la guerre vue d’Algérie » déchaînent les foudres de la censure. L’annonce de la mort de l’aspirant Maillot, l’exécution de Fernand Yveton, l’assassinat de Maurice Audin, les lettres d’un jeune soldat mort en Algérie, le témoignage d’Henri Alleg sur les tortures, une enquête de Madeleine Riffaud sur les exactions commises à Paris contre des Algériens… sont autant de sujets tabous dont le pouvoir veut préserver l’opinion. La censure veille, mais les murs de la censure finissent toujours par tomber. Ce temps est venu.

L’Humanité censuré : 1954-1962, un quotidien dans la guerre d’Algérie, sous la direction 
de Rosa Moussaoui et Alain Ruscio. 
Préface de Patrick Le Hyaric. 
Éditions du Cherche-Midi, collection « Documents », 304 pages, 18 euros.

>>> Lire aussi : Extrait de l’Humanité du 24 août 1955. Constantine, 23 août 
(par téléphone).

Jean-Paul Piérot

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L'homme le plus riche de France veut devenir Belge

9 Septembre 2012, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 

Quel est ce besoin irrésistible de s'exiler quand la gauche arrive au pouvoir ? Bernard Arnault, le PDG de l'empire de luxe LVMH, première fortune de France et d'Europe et quatrième fortune mondiale, opposé au projet gouvernemental de taxation des "super-riches", a demandé la nationalité belge, annonce samedi le quotidien La Libre B elgique. Le PCF parle de "lâche trahison".

En 1981, après la victoire de François Mitterand, ce très proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy et libéral revendiqué, dont la fortune est estimée à 41 milliards de dollars, s'était déjà exilé aux Etats-Unis pendant trois ans. Cette fois, il aurait demandé la nationalité belge au moment où François Hollande confirme son intention d'honorer sa promesse de campagne de taxer à 75% les revenus dépassant un million d'euros par an... LVMH n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat. Selon La Libre Belgique, la demande est parvenue à la commission des naturalisations de la Chambre des représentants belges. Les motivations du candidat sont confidentielles...

Le patron du CAC 40 le mieux payé de France avec un revenu de 4,55 millions d'euros (+12% par rapport à ce qu'il a touché en 2010)  a rencontré mercredi dernier le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, auquel il a fait part de son opposition au projet de taxation à 75% de la part des revenus supérieure à un million d'euros par an.

>>> Lire aussi : Au pays du CAC 40, les salaires atteignent des sommets

La Libre Belgique cite Georges Dallemagne, le président de la commission des naturalisations à la Chambre des représentants belges, qui confirme l'information et déclare au quotidien que le dossier "sera traité comme tous les autres" (!!!), notamment s'agissant de la vérification des "attaches véritables" que Bernard Arnault a avec le pays. Bernard Arnault, 63 ans, président du groupe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), dispose d'un domicile à Bruxelles, ajoute le journal belge. LVMH a également domicilié un certain nombre de holdings financières en Belgique. La Belgique est un refuge pour de nombreux exilés fiscaux français, qui y bénéficient de facilités.

François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont réitéré vendredi leur volonté de mettre en oeuvre la promesse de taxation à 75% des revenus supérieurs à un million d'euros par an, mais les modalités d'application concrètes de cette mesure doivent être définies dans le cadre du budget 2013.

Le PCF a qualifié samedi la demande de Bernard Arnault de "lâche trahison" soulignant qu'"il faut mettre hors d'état de nuire les dirigeants irresponsables et cupides". Bernard Arnault, "première fortune de France et d'Europe et quatrième fortune mondiale", poursuit le PCF dans un communiqué, "a peur des conséquences d'une réforme fiscale touchant les plus hauts revenus".

La réaction de Jean-Luc Mélenchon sur Twitter :

Bernard Arnault a démenti samedi vouloir s'exiler fiscalement en Belgique, tout en confirmant dans un communiqué avoir "sollicité la double nationalité franco-belge" pour développer ses investissements dans le pays. "Contrairement aux informations publiées ce jour, le patron de LVMH précise qu'il est et reste résident fiscal français", précise le texte diffusé par la communication du milliardaire, après la révélation par le quotidien La Libre Belgique d'une démarche de naturalisation entamée à Bruxelles.

 

  • Lire aussi :

Les 500 plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines
Les millionnaires du Cac 40
"La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance" (PCF)

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