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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Réduction du congé parental : « La ministre se trompe de cible »

20 Septembre 2012, 08:01am

Publié par PCF Villepinte

 

 Réduction du congé parental : « La ministre se trompe de cible »

 

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, propose de réduire, tout en le rémunérant mieux, le congé parental d'éducation pour favoriser le retour des mères de famille sur le marché du travail. Ces dernières, selon la ministre, au bout de trois ans, «ont beaucoup beaucoup de difficultés à revenir sur le marché du travail». La ministre se trompe de cible : si les femmes en sortie de congé parental ont du mal à trouver de l'emploi, c'est surtout par ce qu'il n'y en a pas !

Le problème n'est pas de raccourcir le congé parental mais plutôt d'augmenter son niveau de rémunération. Aujourd'hui, les salaires des femmes étant inférieurs à ceux des hommes, ce sont les femmes qui le prennent pour que leur famille perde le moins de pouvoir d'achat.

En plus du maintien à 21 semaines du congé de maternité, le programme du Front de gauche propose d'instaurer un congé parental avec un revenu de 80% du salaire antérieur modulé par la prise en compte du revenu familial antérieur.

 

 

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Communiqué

19 Septembre 2012, 16:16pm

Publié par PCF Villepinte

  CGT 93 CFDT 93 FO 93 UNSA 93 FSU 93 SOLIDAIRES 93

 

manif 19 oct 2010 019

L’EMPLOI SACRIFIÉ, CE N’EST PAS UNE FATALITÉ !

Vivre, travailler et produire en Seine-Saint-Denis c’est possible !

Meeting unitaire de lutte le 29 septembre 2012

A 14h Aulnay-sous-Bois : quartier de la Rose des vents

(cité des 3 000) Place Jupiter

 

Le département de la Seine-Saint-Denis paie un lourd tribut en matière de suppressions d’emplois. Les plans sociaux se succèdent les uns après les autres : Air France, PSA Aulnay, Sanofi, Presstalis… et ainsi que dans les entreprises sous-traitantes de tous les secteurs industriels. Si on laisse faire, ce sont plusieurs milliers d’emplois qui seront détruits dans le secteur privé, ce qui aura aussi des conséquences négatives pour l’emploi public, alors que notre département subit déjà un chômage de masse depuis plusieurs années.

 

Nous refusons ce véritable séisme économique et social pour notre département et exigeons le maintien du site de PSA Aulnay.

 

Il n y a pas de fatalité à voir les usines fermer les unes après les autres ! Il faut changer de politique industrielle en France dans l’intérêt de notre région (première région industrielle française) et de notre département. Car un emploi industriel c’est 3 emplois créés dans les autres secteurs de l’économie. Il faut imposer une nouvelle répartition des richesses créées par le travail pour que cela profite aux salaires à l’emploi et non plus à la finance : c’est une question de volonté politique !

 

Le secteur industriel doit être défendu et développé pour répondre aux exigences de développement durable et s’adapter aux nouveaux modes de vie et de consommation en tenant compte des transitions énergétiques. C’est un secteur d’avenir, qui doit et peut continuer d’irriguer l’économie du pays et du département.

 

Pour la défense et le développement de l’emploi en Seine-Saint-Denis :

Meeting unitaire le samedi 29 septembre à Aulnay quartier de la Rose des vents

 

Au programme :

 

Ø      Possibilité de restauration à partir de 12h30. Mafé de lutte à l’initiative de salariés « sans-papiers ».

Ø      14h : Meeting avec prise de parole de salariés en lutte, PSA, Air France, Sanofi, Presstalis…

Ø      15h30 : Concert de clôture.

 

 

 

Bobigny, le 17septembre 2012

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Compétitivité?

19 Septembre 2012, 16:12pm

Publié par PCF Villepinte

 

On leur fait un dessin - Épisode 10 - La compétitivité ?

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Espagne: Santiago Carrillo, grande figure du PCE, n'est plus

18 Septembre 2012, 21:25pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 18 Septembre 2012

 

 

 

La légende du communisme espagnol est morte ce mardi à l'âge de 97 ans. Secrétaire général du parti pendant plus de quarante ans, ce promotteur de l'eurocommunisme, Santiago Carrillo, a traversé l'histoire de son pays depuis la Guerre civile jusqu'à la transition démocratique de l'après-franquisme

Le regard vif tamisé derrière d'épaisses lunettes, une éternelle cigarette aux lèvres, il aura mené un parcours intimement lié à l'histoire de l'Espagne: jeune responsable républicain durant la Guerre civile de 1936-1939, exilé en France pendant 40 ans sous le franquisme, secrétaire général du Parti communiste espagnol de 1960 à 1982.

"Franc-tireur"

Depuis, devenu auteur prolifique, chroniqueur incontournable de la vie politique espagnole, esprit indépendant, il se décrivait lui-même, dans une interview donnée en 2008, comme un "franc-tireur, parce que j'ai une liberté de mouvement que je n'avais pas lorsque j'étais dirigeant d'un parti aussi discipliné que le Parti communiste."

Né le 18 mars 1915, fils d'un dirigeant du Parti socialiste espagnol, le PSOE, il s'est initié très jeune à la politique et au journalisme, travaillant à ses débuts pour "Le Socialiste", le journal du PSOE. Lorsqu'éclate la Guerre civile en 1936, il décide d'abandonner le Parti socialiste et rejoint le Parti communiste (PCE), dont il intègre rapidement les instances dirigeantes.

Exil

La défaite des forces républicaines marque le début d'un long exil de 38 ans. Santiago Carrillo voyagera aux Etats-Unis, en Union soviétique, en Argentine, au Mexique et en Algérie, avant de s'établir à Paris en 1944. Lors de son séjour à Buenos Aires, il commence à tisser des liens avec les communistes restés en Espagne, ce qui lui permettra de diriger le parti depuis la clandestinité.

"Pasionaria"

Mais sa véritable ascension commence en 1946, lorsqu'il devient le protégé de la "Pasionaria" Dolores Ibarruri, autre figure du communisme espagnol. La consécration viendra en 1960, au VIè Congrès du Parti communiste, lorsque la "Pasionaria" est élue présidente de la formation. Santiago Carrillo en devient alors le secrétaire général, un poste qu'il occupera pendant 22 ans.

Eurocommunisme

Il affiche alors son indépendance totale vis-à-vis de l'URSS, condamnant fermement l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968, avec le soutien de Dolores Ibarruri. Très tôt, il défend l'idée de "l'eurocommunisme", plaidant pour que chaque pays trouve sa propre voie, et cherchant en Espagne un pacte avec toutes les forces anti-franquistes.

En 1976, après la mort de Francisco Franco (le 20 novembre 1975), mais alors que le PCE est toujours interdit, il défraie la chronique en rentrant en Espagne clandestinement, portant une perruque, avant de donner une conférence de presse qui lui vaudra d'être arrêté.

Transition et perte d'influence

Il rentrera finalement d'exil à la légalisation du PCE par le gouvernement de transition d'Adolfo Suarez, en 1977, date à laquelle il fait prendre à son parti le virage de l'ouverture et de "l'euro-communisme". Elu député aux législatives de juin 1977, avec Dolores Ibarruri, il participe activement au processus de transition et à la rédaction de la nouvelle Constitution.

Mais rapidement son parti perd de son influence. Il est laminé aux élections de 1982 alors que le Parti socialiste accède au pouvoir avec Felipe Gonzalez. Carrillo quittera le PCE en 1984, à la suite d'un désaccord avec la nouvelle direction.

Ecriture

Il disparaîtra pratiquement de la scène politique à partir de 1991, pour se consacrer à l'écriture, multipliant les ouvrages sur la politique et l'histoire espagnole, et participant à des émissions de radio. Dans son appartement de Madrid, situé près du parc du Retiro, il affirmait n'avoir pas le temps de s'ennuyer, mais reconnaissait que la politique restait son unique "véritable passion".

 

  • A lire aussi:

Franquisme, le refus de fermer les blessures

Rencontre avec Santiago Carrillo, l'Humanité,  25 novembre 2008

 

Pour Santiago Carrillo, 93 ans, figure historique du communisme espagnol, l'Espagne contemporaine n'a toujours pas refermé les "blessures" du passé, comme le démontre à ses yeux la "résistance" de la droite face à l'enquête du juge Garzon sur le franquisme. Lire la suite...

S.G.

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Rencontre à gauche : Europe, emplois, écologie… l’urgence en débat

18 Septembre 2012, 21:17pm

Publié par PCF Villepinte

Photo : Antoine Ligier (CE3P)

 

 

Les grands débats de la Fête de l'Humanité. L’agora de la Fête de l’Humanité a été le théâtre d’un échange de vues entre forces de gauche. Regrettant l’absence du Parti socialiste, Pascal Durand (secrétaire national d’Europe Écologie les Verts), Martine Billard (coprésidente du Parti de gauche) et Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) ont débattu, une heure durant, avec le public.

Comment appréciez-vous les premiers 115 jours du gouvernement et quelles perspectives percevezvous pour la satisfaction des revendications de ceux qui, à gauche, ont imposé dans les urnes ce changement de pouvoir ?

MARTINE BILLARD. D’abord, le gouvernement est à la tête de l’État sur la base des 60 propositions de François Hollande. C’est pourquoi le Front de gauche a pris la décision collective de ne pas y participer, d’autant qu’elles s’inscrivent dans le cadre de l’acceptation des politiques d’austérité en Europe avec un traité budgétaire qui n’a pas bougé d’une ligne. Mais même si on se réfère à ces seuls engagements socialistes, on pouvait imaginer qu’il y aurait plus d’avancées. Le bilan aujourd’hui donne l’impression d’un pouvoir qui flotte, qui n’a pas pris toute la mesure de l’urgence. Les mesures qu’il aurait fallu prendre dès le début du mandat n’ont pas été décidées. Immédiatement, il aurait fallu mettre un terme à la toute-puissance de la finance. Nos parlementaires ont voté le collectif budgétaire du mois de juillet parce qu’il efface un certain nombre de mauvaises décisions prises par Nicolas Sarkozy, mais il ne comporte pas de remise en cause des pouvoirs de la finance. Reste le budget 2013, mais les messages envoyés pour l’instant, avec les tergiversations sur l’ISF ou sur les 75 %, sont des messages de peu de fermeté. De la même manière, la présence de 8 ministres, dont le chef du gouvernement, à l’université d’été du Medef – et plutôt pour caresser dans le sens du poil l’organisation patronale – peut inquiéter alors que l’engagement avait été pris, pendant la campagne électorale, d’une loi empêchant les plans de licenciement. Nos députés l’ont redéposée à l’Assemblée nationale mais la volonté gouvernementale de la mettre rapidement à l’ordre du jour n’existe pas. Or tout retard pris donne le signe au patronat qu’il peut continuer à fermer des entreprises. De même, la politique menée par Manuel Valls sur l’évacuation des camps de Roms est inhumaine. Il faut une autre politique avec l’intégration, la scolarisation des enfants. Sur les questions environnementales également, des « contre-signes » sont envoyés avec la poursuite des épandages de pesticides ou la recherche de pétrole au large de la Guyane. Finalement, on ne peut aujourd’hui qu’être déçus. Et il est de notre responsabilité de nous battre contre le traité et contre ces politiques d’austérité et leurs conséquences à tous les niveaux, économique, social, environnemental.

PASCAL DURAND. L’année dernière, nous étions tous d’accord pour dire que l’enjeu des élections n’était pas simplement de sortir Sarkozy. Évidemment, il fallait en finir avec cette politique de casse à tous les niveaux, mais notre volonté était de construire une véritable alternative, de ne pas nous contenter d’une simple alternance. Depuis, nous, nous avons fait le choix de participer au gouvernement. Cette question, que les communistes connaissent bien, se pose à tous parce que le monde dans lequel nous vivons nous révolte, parce qu’il y a des millions de chômeurs, parce que la précarité énergétique grandit. Nous voulions donc peser de l’intérieur pour faire comprendre à ce gouvernement que la logique consistant à concilier patronat et salariés est révolue. Il faut entrer dans un vrai modèle d’alternative au système libéral que nous subissons depuis des années. Et ce n’est pas vrai que rien ne se passe. D’une part, nous avons obtenu, dans le collectif budgétaire que le Front de gauche a voté, la fin de toutes les logiques sarkozystes de privilèges pour les riches, du bouclier fiscal, des exonérations sur les grands groupes. Sur l’environnement, j’étais le premier inquiet que rien ne se passe, mais il a été annoncé à la conférence que les tarifs sociaux de l’énergie vont bénéficier à quatre millions d’usagers au lieu d’un actuellement, nous nous sommes battus pour cela. C’est une victoire. Ce ne sont pas des grands soirs mais des petits matins qui font bouger les choses. Nous avons besoin du Front de gauche. Quand, à Sandouville, le plan social est annoncé dans l’automobile, la CGT a le courage de dire qu’il remet en cause notre propre modèle, et recycler, c’est une manière différente de répondre qu’Arnaud Montebourg. C’est en imaginant le futur qu’on y arrivera. C’est ce que font les syndicats, les salariés à Fralib, M’Real et Sandouville. On ne peut le faire qu’ensemble. Il faut que nous, nous pesions à l’intérieur du gouvernement, il faut que le Front de gauche pèse avec nous à l’intérieur du Parlement et que le mouvement social, sans lequel rien ne se passera, mette en place les conditions d’une transformation économique, écologique et sociale.

PIERRE LAURENT. La contradiction majeure de la politique gouvernementale consiste à prétendre au changement tout en intégrant le diagnostic de la crise exprimée par le patronat et par les dirigeants européens. Nous ne sommes pas allés au gouvernement parce que nous savions que les avancées que nous allions obtenir seraient rattrapées à vitesse grand V par ces enjeux. J’avais écrit à Jean-Marc Ayrault pour un moratoire sur les plans de licenciement et pour que soient inscrites, dès juillet, des mesures législatives anti-licenciements. Cela n’a pas été fait. Tous les grands groupes s’enfoncent aujourd’hui dans la brèche. Ce ne sont plus 30 000 à 40 000 licenciements qui s’annoncent comme en juin, mais de 80 000 à 100 000 qui s’ajoutent aux 700 000 emplois industriels disparus depuis dix ans. Quand le gouvernement parle d’efforts « donnant-donnant » entre salariés et patronat, il se moque du monde. Sarkozy a inventé la rupture conventionnelle qui concerne 900 000 salariés. 80 % d’entre eux affirment avoir signé sous la contrainte. La flexibilité du marché du travail existe déjà à plein et ce n’est pas du « donnant-donnant ». Alors dans cette course de vitesse entre les forces de l’argent et le monde des salariés qui a voulu le changement, il faut très vite se mettre du côté des salariés. C’est ce que nous avons fait, non pas en rejoignant l’opposition, mais en gardant toute notre liberté de parole et d’action pour pouvoir être efficaces dans les luttes et faire des propositions. Le gouvernement ne se donne pas les moyens d’affronter les forces qui refusent le changement, de changer la politique. Or sans ces moyens-là, c’est l’échec. Pire, si en plus il endosse des politiques comme la ratification du traité budgétaire, il se lie définitivement les mains. Toutefois, si nous mettons entre les mains des citoyens la réalité de ce pacte européen, il se lèvera des forces, très au-delà de celles du Front de gauche, pour demander à la gauche de ne pas le ratifier. Nous sommes capables de faire bouger la situation plus vite qu’on ne le croit. Le vote de la présidentielle a figé, à un moment, les rapports de forces, mais pas définitivement. Les urgences de la crise sont là, les contradictions sont là. Si nous menons le débat avec intelligence, avec respect, sans faire de cadeaux, avec notre liberté de parole, je fais le pari que la situation pourra bouger en profondeur.

PASCAL DURAND. Pour reparler de la gauche et de ses difficultés : tout à l’heure, Pierre, tu citais Aragon, moi je vais citer Gramsci, ça ne devrait poser de problèmes à personne ici. Gramsci disait : « La crise, c’est quand le vieux se meurt et que le jeune peine à naître. » On est en plein dans cette période-là. On voit bien que la troisième révolution industrielle qui est celle de Rifkin est en cours. On voit bien que ça bouge ! On voit bien qu’il faut effectivement aller vers quelque chose. Mais attention, parce que Gramsci rajoutait « mais le pire peut en sortir ». Et ce que je voudrais dire, c’est ce que j’ai déjà dit l’année dernière. Et malheureusement les élections nous ont donné raison : c’est le fascisme qui est en train de monter partout en Europe, la peste brune est en train de ressortir. L’histoire nous a montré que, quand la gauche est désunie, on sait qui va gagner à la fin : ce ne sont pas les salariés, les ouvriers, c’est la peste brune et c’est le totalitarisme. On voit bien en Europe ce qui est en train de se construire : la Catalogne est en train de dire : on ne paye plus pour les pauvres d’Andalousie ou de Galice ; la Flandre ne paye plus pour la Wallonie. L’enjeu que nous avons devant nous est considérable : c’est de sauver la solidarité en Europe. Nous devons le faire parce que sinon c’est le fascisme qui va gagner.

Considérez-vous, vous aussi, que la démocratie est menacée en Europe ?

PIERRE LAURENT. Dans l’affaire du traité européen et plus globalement dans la manière dont on impose les politiques d’austérité, il y a un énorme problème démocratique qui dépasse la seule question de la procédure d’urgence. Ceux qui aujourd’hui essaient d’imposer des politiques d’austérité, conscients qu’elles sont aujourd’hui majoritairement rejetées par les peuples, sont en train de sophistiquer, traité après traité, mesure après mesure, les mécanismes de confiscation des décisions politiques. Ils sont en train de vider la démocratie de son sens. On ne le dit pas assez, mais il y a en Europe des gouvernements qui dirigent des pays majeurs sans jamais avoir été élus. Donc, il y a effectivement quelque chose de grave là-dedans. Et il est anormal qu’un gouvernement de gauche qui vient d’être élu mette le doigt dans ce type de procédures. Je ne dis pas que c’est facile d’obtenir un référendum, et on ne va pas l’obtenir en quinze jours, d’accord. Seulement, il n’est pas non plus possible d’accepter que l’on soustraie progressivement, et de plus en plus, des décisions majeures aux peuples, à qui l’on dit : « Vous pouvez voter, vous pouvez changer de gouvernement, ça ne change rien, parce que ce qui est important se décide de toute façon ailleurs. » Dans la bataille que l’on mène, il y a une bataille contre l’austérité, mais il y a aussi une bataille pour la reconquête de la démocratie. Je veux rappeler que la majorité politique réelle dans le pays comporte une diversité de forces. Avec le Front de gauche, nous avons fait un choix de responsabilité quand nous avons appelé à battre Sarkozy au deuxième tour et à voter Hollande. Mais que les choses soient claires : il n’y avait aucun renoncement à ce que nous croyons juste. Alors à ceux qui font mine de nous dire : « Vous avez élu Hollande alors maintenant rentrez à la maison, ce sera cette politique- là ! », non ! Ça, ce n’est pas la démocratie ! Nous avons appelé quatre millions d’électeurs à battre Sarkozy, en pleine responsabilité, sur des objectifs qui ne s’enferment pas dans les 60 propositions du candidat Hollande. Je me rappelle, comme si c’était hier, la discussion que j’ai eue au téléphone avec Jean-Marc Ayrault, le soir du second tour des législatives. Je lui ai posé une question puisqu’il appelait pour savoir si nous confirmions notre décision de ne pas participer au gouvernement : « Est-ce que le programme sur lequel vous nous demandez d’entrer au gouvernement est encadré par les seules 60 propositions de François Hollande ? » Et Jean-Marc Ayrault m’a répondu : « C’est le seul mandat que j’ai, Pierre, et je dois te le dire. » Eh bien ça, c’est un problème politique, parce que la majorité du pays n’est pas celle-là. Et la gauche devrait assumer le débat, le mener au grand jour, et ne pas se contenter de le faire passer sous le tapis, faute de quoi elle ira à l’échec.

MARTINE BILLARD. C’est vrai qu’il y a une montée de l’extrême droite. Dans certains pays, comme la Hongrie, c’est la marche vers le fascisme avec tout ce que l’on sait de l’histoire sinistre de l’Europe, des milices et des pogroms et ainsi de suite. Mais peut-on contrer la montée de l’extrême droite dans notre pays en gérant simplement au jour le jour ou en redonnant vraiment de l’espoir à notre peuple ? Pourquoi est-ce que l’on ne va plus voter ? Pourquoi va-ton voter Front national ? Parce qu’on ne croit plus aux forces de gauche, parce que l’on a été déçu. C’est pour cela que nous avons construit le Front de gauche : pour redonner de l’espoir à tous ceux qui se battent. Oui il est possible d’avoir une autre politique de gauche dans ce pays. La solution, ce n’est pas de tabler sur l’échec de la gauche et d’attendre la fin en espérant être le recours. Nous ne sommes pas fous, nous savons bien le danger que cela représente. Nous nous battons dès maintenant, parce que nous pensons qu’il est possible de faire autrement. Nous voulons des avancées maintenant, parce qu’il y a trop de danger à rester inerte.

PROPOS RECUEILLIS PAR JULIA HAMLAOUI ET ADRIEN ROUCHALEOU

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L'Humanité révèle les bons comptes d'Arnault le Belge

18 Septembre 2012, 21:12pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humanité du mercredi 19 septembre 2012

 

 

Dans notre édition de ce mercredi, les dessous de la demande de naturalisation du patron de LVMH: il a déjà délocalisé une bonne partie de son patrimoine dans le royaume et prépare sa succession en toute opacité. Extrait:

"Sans aucun doute, la demande de naturalisation déposée par l'ami de Nicolas Sarkozy auprès des autorités belges est une étape dans un processus de délocalisation de son patrimoine et de celui de son groupe vers le royaume voisin et de préparation de sa succession.

Les informations qui nous ont été communiquées par le Parti des travailleurs de Belgique montrent en effet que de 2008 à 2010, l'actif consolidé de onze sociétés financières du groupe Arnault implanté en Belgique est passé de 2,2 à 16,6 milliards d'euros, soit une augmentation de 14,4 milliards d'euros. C'est le fait essentiellement de trois sociétés, LVMH Finance Belgique, Hanninvest et Le Peigné"...

 

A lire aussi:

  • Dix personnalités expliquent leur rejet du nouveau traité européen
  • Le bras de fer sur le pacte budgétaire au Conseil des ministres
  • Les ministres ont bien ouï les consignes: 8 ministres "nonistes" en 2005, soutiennent l'adoption du traité
  • Reportage: baptême d'un comité contre le traité à Marseille
  • Les paradis des rentiers, l'édito de Paule Masson
  • Et aussi: les grands débats de la Fête de l'Humanité, quelle politique éducative mettre en place?

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Marie-George Buffet: "Après la Fête, rendez-vous le 30 septembre"

18 Septembre 2012, 06:29am

Publié par PCF Villepinte

Septembre 2012

  l'humanité, pcf, austérité, front de gauche, traité européen, les vidéos de l'humanité, marie-george buffet, fête de l'Humanité 2012, pacte budgétaire européen,La douce loi 
des hommes à la Fête de l'Humanité

Mots clés :
 

 

 La Fête de l'Humanité a parfaitement lancé la mobilisation du dimanche 30 septembre prochain pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen. C'est le bilan que la députée de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet dresse des trois jours de débats et d'action à la Courneuve.

 

Le Parti socialiste manque au débat de la gauche

Une Europe des peuples contre une union "dépeuplée"

Tous nos articles consacrés à la Fête de l'Humanité 2012

Vidéo Stéphane Guérard

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L'emploi sacrifié, ce n'est pas une fatalité !

18 Septembre 2012, 06:26am

Publié par PCF Villepinte

Communiqué de 6 Unions Syndicales départementales pour le meeting unitaire du 29 septembre à Aulnay

 

Vivre, travailler et produire en Seine-Saint-Denis c’est possible !

Meeting unitaire de lutte le 29 septembre 2012

A 14h Aulnay-sous-Bois : quartier de la Rose des vents (cité des 3 000) Place Jupiter

 

 

Le département de la Seine-Saint-Denis paie un lourd tribut en matière de suppressions d’emplois. Les plans sociaux se succèdent les uns après les autres : Air France, PSA Aulnay, Sanofi, Presstalis… et ainsi que dans les entreprises sous-traitantes de tous les secteurs industriels. Si on laisse faire, ce sont plusieurs milliers d’emplois qui seront détruits dans le secteur privé, ce qui aura aussi des conséquences négatives pour l’emploi public, alors que notre département subit déjà un chômage de masse depuis plusieurs années.

Nous refusons ce véritable séisme économique et social pour notre département et exigeons le maintien du site de PSA Aulnay.

Il n y a pas de fatalité à voir les usines fermer les unes après les autres ! Il faut changer de politique industrielle en France dans l’intérêt de notre région (première région industrielle française) et de notre département.

 

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Vote des résidents étrangers : « annuler sans attendre cette anomalie démocratique »

18 Septembre 2012, 06:21am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 Vote des résidents étrangers : « annuler sans attendre cette anomalie démocratique »

 

 

Alors que le 8 décembre dernier, la majorité de gauche au Sénat s'était prononcée en faveur du droit de vote des résidents étrangers non communautaires et malgré l'engagement ferme du candidat Hollande sur son exécution, Manuel Valls pourtant ministre du gouvernement de gauche, tente de faire machine arrière.

Voilà plus de 30 ans que cette promesse faite par la gauche attend d'être tenue. 30 ans durant lesquels le PCF et ses élu-e-s se sont battu-e-s pour annuler cette anomalie démocratique.

Ils sont 5 millions à vivre, travailler, et payer leurs impôts en France. 5 millions qui attendent qu'enfin un gouvernement de gauche leur accorde ce droit légitime qui leur permettrait d'avoir un droit de regard sur les grands choix de société et la façon dont leurs impôts sont utilisés.

 

Manuel Valls, en décrétant dans le Monde daté de demain, que le droit de vote des résidents étrangers n'est pas « une revendication forte dans la société française », contredit le peuple français pourtant favorable à 70% à ce droit.

 

Le PCF exige que cette question soit mise sans attendre à l'ordre du jour du calendrier parlementaire. Il exige qu'il soit mis fin à cette discrimination injuste.

 

 

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Patrick Le Hyaric: "Que cette fête soit un accélérateur du changement" (vidéo)

17 Septembre 2012, 15:30pm

Publié par PCF Villepinte

photo Lucile Casanova-CE3P

 - le 17 Septembre 2012

Meeting de clôture de la Fête de l'Humanité 2012 (Extraits)

 

 

 

Les Fralib et d'autres salariés mobilisés pour l'emploi au côté de Barbara Hendricks, Fadwa Barghouti, Salah Hamouri, de Pierre Laurent et des animateurs du Front de gauche. Le meeting de la Fête de l'Humanité a fait converger toutes les luttes politiques, sociales ou internationales sur la Grande scène. Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, pouvait alors lancer à la foule: "Que cette fête soit un accélérateur du changement". Récit de ce moment fort.

Un bref état du monde. Avant le traditionnel meeting, l’Humanité fait place désormais à des témoins du siècle comme il va, ou plutôt ne va pas. Gérard Cazorla, secrétaire du syndicat CGT des Fralib, est venu dire « la lutte juste et légitime » des Fralib de Gémenos, qui en seront le 20 septembre à deux longues années de lutte pour faire valoir la viabilité de leur entreprise. Et c’est un « Tous ensemble ! » spontané qui monte du public de la grande scène pour saluer son départ.

Fadwa Barghouti (à droite sur la photo), l’épouse du dirigeant palestinien emprisonné, est elle aussi venue demander du soutien. Pour la seconde fois, a-t-elle rappelé. « Il y a dix ans déjà, je suis venue ici demander votre soutien » à la libération de Marwan Barghouti. Et avec lui celle des « 4 500 détenus palestiniens, hommes, femmes, enfants. Aidez-nous à raccourcir cette vie d’occupation ». Dépeignant pudiquement un père « dont la fille n’a plus le droit de le voir, ayant dépassé l’âge de seize ans », elle lance encore « l’occupation israélienne est responsable. L’indifférence internationale aussi ».

Salah Hamouri (au côté d'Olivier Dartigoles et de Marie-George Buffet ci-dessous) qui lui succède, présent en affiches sur la Fête depuis 2005, est, cette fois, là en chair et en os. En convictions, aussi. Tant pour dire sa certitude que « la barbarie sera finalement vaincue, la Palestine sera libre, c’est certain », que pour dire combien « cette fête a toujours été un haut lieu de solidarité avec les peuples privés de liberté ».

« Moi, je n’étais jamais venue », relève à son tour la célèbre cantatrice soprano Barbara Hendricks, la seule ambassadrice de bonne volonté du HCR à vie, venue alerter sur la situation des réfugiés du Mali. De la Fête, elle retient le « fantastique », et son émotion de déambuler « rue Angela-Davis ». Avant de consentir à la demande de Maurice Ulrich, qui mène les échanges, faite en coulisses. A cappella, s’élève de la soprano We Shall Overcome, un gospel né des luttes pour les droits civiques. On ne pouvait pas mieux parler au public de la Fête.

C'est ensuite au tour de Patrick Le Hyaric de prendre la parole. Le directeur de l'Humanité place son intervention de clôture de la Fête de l'Humanité sous le signe des mobilisations nécessaires face au patronat et pour imposer un référendum. Extraits:

 

  • A lire aussi:

Tous nos articles de la Fête de l'Humanité

Texte Lionel Venturini, vidéo Abrahim Saravaki, photos CE3P

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