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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Eloge(s) de la Fête de l'Humanité...

22 Septembre 2012, 07:38am

Publié par PCF Villepinte

 
 
 
La fierté de la Fête nous gonfle un peu. Question: comment la «poursuivre» et préserver jusque dans les moindres détails sa diversité, sa richesse?

Fête. Griffonnées dans le secret des arrière-stands, à l’ombre des estrades, les pages d’après-Fête nourrissent toujours le soupçon. Les lecteurs peuvent en effet s’imaginer quelque projet laudateur et, plus encore, le déchaînement ronflant de ruses et d’effets de plume pour dire et ne pas taire son propre enthousiasme devant ces instants réenchantés, si semblables chaque septembre recommencé, et pourtant si différents qu’ils forcent les portes de notre admiration. Ceux qui vinrent cette année, au moins le savent. Les jours de Fête de l’Humanité restent longtemps en nous, trace-sans-trace d’un immense bonheur qui nous dépasse. Et puisque la pudeur doit parfois s’effacer derrière l’évidence, admettons que l’irruption du génie collectif est une sorte d’ébranlement. Entre caresses reçues. Et coups de poing assénés. À moins que ce ne soit l’inverse.

Peuple. Rien de moins, donc, que de donner à la poésie sa vraie place, sans négliger le reste, ce qui émeut et énerve, ce qui tire les larmes et rend fou, l’éloge en humanité d’un instantané lumineux, éclairé par ceux qui le constituent avec, chevillé au corps, l’espoir insensé d’assouvir nos rages de poseurs d’idéal.
Sédition de mots à l’appui des alchimies les plus folles où gémissent les rêves dans l’attente d’endosser les costumes du réel. «Souvent je me suis perdu/à chercher la brûlure qui tient les choses éveillées.» Comment exprimer mieux que Garcia Lorca ce que nous ressentons devant le Peuple de la Fête? «Je crois ce soir à la terrible immortalité: personne n’est jamais mort, aucun homme, aucune femme, aucun mort.» Et pourquoi ne pas citer Borges, quand, l’heure venue, nous voulons crier notre passion de la Fête de l’Huma et de ceux qui la font vivre, encore et encore? Par eux s’inventent des merveilles, s’érigent des résistances, s’élèvent des ambitions, s’expriment des idées. Dans la fidélité totale ; et le renouvellement absolu. Les absents ont d’ailleurs toujours tort! Qu’on ne reproche pas au bloc-noteur son éventuelle capacité à faire illusion ou à flatter les sens. Seuls ceux qui n’y sont jamais venus n’entrevoient pas la grandeur de la Fête, son inventivité populaire, son défi répété qu’elle seule s’impose comme but, son ingéniosité créatrice à fendre l’âme, son impétuosité étincelante qui inonde de clarté une époque crépusculaire. Que les commentateurs ignorants se le disent : au parc de La Courneuve, l’horizon dessine des ourlets à la forme de nos songes et le vrai et le réel ne s’obscurcissent que dans la tête de ceux qui nous imaginent et jugent…
Stupéfaction. Une semaine après une Fête vécue à un rythme endiablé, notre sentiment dominateur tient en une question: comment «poursuivre» la Fête? Formulée autrement: comment préserver jusque dans les moindres détails sa diversité, sa richesse, bref sa démesure que les années d’expérience nous rendent plus évidente que jamais? En somme, comment poursuivre la Fête «hors la Fête», pour que sa tonicité ne s’évanouisse pas sitôt passée l’orgasme? «Maturité et jeunesse», selon les mots du président des Amis de l’Humanité, Ernest Pignon-Ernest. «La Fête? Un concentré vivant de ce que l’Humanité ne devrait jamais cesser d’être toute l’année», d’après Bernard Lubat. «Un public rebelle et intelligent, qui réagit à la hauteur de nos audaces», pour François Morel. «De quoi être saisi d’émotion et de stupéfaction», pour Philippe Caubère. «De quoi être rassuré par l’intelligence du peuple», si l’on en croit Richard Bohringer. Quant à Gérard Mordillat, pas de doute: «Ici, avec le public, mille fleurs s’épanouissent, mille questions se posent: c’est unique en son genre, c’est la Fête!»

Fierté. Comment oublier le ravissement des mots? Comment ne pas tenter d’en être à la hauteur, sans négliger l’urgence du calendrier politique? Durant trois jours, la mobilisation contre le traité d’austérité européen et en faveur d’un référendum a pris une accélération que personne, à gauche, ne peut plus ignorer. «Le changement, oui, c’est maintenant!» a-t-on lu ou entendu un partout. Vivantes, les valeurs de l’espérance car les effluves combatives creusent les plaies, allègent le fardeau, exorcisent les maux d’une société en voix d’atomisation sociale, tandis que les participants donnaient du tonus au Front de gauche, sous les frondaisons des idées, dans la convivialité et le débat, sur des coins de table aux saveurs et aux couleurs de la France et du monde entier, entre citoyens progressistes, entre militants, entre communistes, associatifs, syndicalistes, artistes, ensemble pour refuser ce monde déchiré par les appétits de profit, par les conflits meurtriers, par les fanatismes imbéciles qui enflamment les êtres… Oui, cette fierté de la Fête nous gonfle un peu. Pas vous?

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PSA Aulnay : Hollande ne veut pas de suspension du plan social

22 Septembre 2012, 07:34am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 20 Septembre 2012

 

 

 

L'intersyndicale de PSA Aulnay a été reçue ce jeudi à après midi à l'Elysée par le président François Hollande. Elle de devait demander la suspension du plan social qui prévoit la fermeture de l'usine et la suppression des 3.000 emplois permanents du site, mais n’a obtenu que la promesse de négociations tripartites.

François Hollande a promis des négociations tripartites --syndicats, direction, Etat-- mais ne s'est aucunement engagé sur le gel du plan social. Selon le délégué CGT Jean-Pierre Mercier, "les négociations auront lieu site par site", notamment celui Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), que PSA entend fermer d'ici à 2014, supprimant quelque 3.000 emplois, et celui de Rennes.  Il s'agit d'"obtenir le maximum de garanties sur le maintien de l'emploi, c'est une revendication unanime des syndicats. Il va falloir que les salariés imposent leur ordre du jour" lors des réunions tripartites "car Peugeot a dit jusqu'à présent qu'il ne voulait négocier que sur la réindustrialisation" et pas sur les 8000 suppressions de postes annoncées à la mi-juillet.

Le syndicat SIA reste assez positif : "Nous sommes satisfaits d'avoir obtenu la réunion tripartite avec le soutien ferme du président mais il ne s'est pas engagé sur un gel du plan le temps de ces négociations". Les autres sont désabusés. Le syndicat SUD n'attendait "franchement rien" de la rencontre avec François Hollande. "Il nous reçoit parce qu'il devait nous recevoir", a estimé Mohamed Khenniche qui portait un t-shirt noir barré du slogan "Le changement ce sont nos luttes qui le feront". Selon lui, l'intersyndicale n'attend pas davantage du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui "ne nous a pas montré qu'il servait à quelque chose jusqu'à présent" et qui participait à la réunion avec le chef de l'Etat.

L’intersyndicale demande clairement "la suspension du +plan de sauvegarde de l'emploi+, c'est-à-dire du plan de licenciements". Une manifestation rassemblant plusieurs centaines de salariés de PSA devrait se tenir cet après midi à Paris, mais de gros problèmes de RER B l’ont retardée.

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Communiqué : Quatre organisations syndicales réaffirment leur opposition au traité européen

22 Septembre 2012, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

le 21 Septembre 2012

 

 

 

 

Les organisations CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment ensemble leur opposition à la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qu’elles jugent économiquement inefficace et socialement injuste.

Si ce Traité devait être ratifié, il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les Etats dans une crise durable. Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics... pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes.

Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à 3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle.

L’austérité n’est pas la solution face à la crise. Il faut sortir de la logique de réduction des dépenses publiques et trouver de nouvelles recettes pour des investissements productifs et socialement utiles. L’alternative à ce TSCG repose donc notamment sur la redistribution des richesses et une réforme fiscale d’ampleur.

A l’opposé de ce Traité, l’Europe a besoin d’une nouvelle politique économique et sociale, créatrice d’emplois de qualité et favorisant le pouvoir d’achat. Une Europe fondée sur la démocratie, les solidarités, la justice sociale et le souci de la transition écologique.

Aucun débat démocratique n’a eu lieu avec les citoyens.

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF demandent aux parlementaires de ne pas voter ce Traité.

Elles poursuivront la campagne, et notamment celle initiée par le Collectif audit citoyen de la dette, pour alerter et mobiliser sur les dangers de ce Traité et porter d’autres alternatives.

CGT, FSU, Solidaires, UNEF

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Fermeture de Fessenheim, une décision politicienne !

21 Septembre 2012, 09:56am

Publié par PCF Villepinte

 

Fermeture de Fessenheim, une décision politicienne !

Lors de la conférence environnementale des 14 et 15 septembre, François Hollande a confirmé la fermeture de Fessenheim pour 2016. Rien de nouveau puisque cet engagement faisait partie de l'accord électoral bien mal ficelé entre EELV et le PS. Nous avions dénoncé, à l’époque, ces tractations de couloir.

La seule raison invoquée par le chef de l'Etat pour l’arrêt de Fessenheim est qu'elle est « la plus vieille centrale du parc ». Cet argument ne tient pas. Nous disposons d’une autorité de sûreté indépendante qui, suite au terrible accident de Fukushima, a réexaminé la sûreté de toutes les centrales françaises. Elle a autorisé la poursuite du fonctionnement de Fessenheim moyennant des modifications de l’installation qui sont en cours de réalisation. Aucune justification technique ne s’oppose à la poursuite de son fonctionnement.

La question est ailleurs. Face aux défis environnementaux et sociétaux, un débat approfondi doit avoir lieu pour que nous puissions établir collectivement les bases de notre avenir et inventer le monde de l'énergie de demain. Les Français ne peuvent pas être mis de côté dans les prises de décisions sur les enjeux énergétiques. Tout doit être mis sur la table en toute transparence (technique et sécurité, possibilités d’amélioration, avis de l’ASN, coûts, conséquences financières, sociales et humaines, perspectives régionales, etc...).

Ce débat, éminemment stratégique, est celui de tout le pays. Il doit être mené dans la sérénité et ne peut être réduit à une seule de ses facettes, le nucléaire, ou confisqué à des fins politiciennes. C'est le véritable enjeu du débat public que continue de souhaiter le PCF. Dans ce débat, les salariés ont plus que leur mot à dire. Le président de la République décide sans consultation de fermer une usine de 600 salariés statutaires, autant d’emplois intérimaires et prestataires. Plus encore, si l’on prend en compte tous les emplois induits dans le tissu économique, social des alentours de la centrale.

Cette décision est précipitée, mal motivée, et ne s'inscrit pas pour l'heure dans l'ambition de transition énergétique nécessaire. Cette dernière ne peut conduire à un renchérissement de l’électricité en France. On comprend dans ces conditions la logique de la proposition de F. Brottes d’inventer un tarif progressif axé essentiellement sur le rationnement de la consommation par le signal prix. Une autre voie est nécessaire et possible.

 

 

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Pierre Laurent : «Ne pas faire de la publication de ces caricatures un drame qui n’en est pas un»

21 Septembre 2012, 06:25am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 20 Septembre 2012

Caricatures de Charlie Hebdo

 

Après la publication mercredi de nouvelles caricatures de Mahomet par l’hebdomadaire satirique Charlie hebdo, retrouvez les réactions à la publication de ces dessins. Une idée se dégage : la question fondamentale de la liberté de la presse dans son rapport à la laïcité ne cadre pas forcément avec les clivages politiques traditionnels droite/gauche.

  • Le coprésident du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon a défendu sur Europe 1 le «droit de caricaturer», mais aussi celui de «manifester» à condition que cela se fasse «dans le respect de la loi».  «Beaucoup de musulmans considèrent que Dieu ne se soucie pas de ce qu’il y a dans "Charlie Hebdo". Il n’en a cure. Et d’autres pensent que si», a dit Jean-Luc Mélenchon. Ces derniers «ont le droit de faire connaître leur point de vue et de manifester leur mécontentement, du moment que tout le monde pratique son droit, le droit de moquerie, le droit de caricaturer et le droit de manifester (...) dans le respect de la loi», a-t-il ajouté. «Ils se sont toujours moqués de tout, de tout le monde, sans aucune précaution... Ils sont dans leur droit, nous sommes un pays de liberté», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en parlant de Charlie Hebdo. Toutefois, a-t-il ajouté aussitôt, «il est vrai que le dessin offense la foi et les convictions (...) de certains de nos concitoyens de religion musulmane». Le dirigeant du Front de gauche s’est interrogé d’autre part sur les mesures de précaution prises par le gouvernement dans une vingtaine de pays musulmans. «Pourquoi croire a priori que les musulmans du monde entier seraient anti-Français parce que trois dessins sont parus dans un journal? (...) Ils pensent que les musulmans ne sont pas capables de faire la part des choses?», s’est-il interrogé.
  • Pierre Laurent interrogé mercredi sur la publication de caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo, a observé que le délit de blasphème n’existe pas en France. Interrogé par RFI, le secrétaire national du PCF a commenté : «Charlie Hebdo fait partie d’une certaine tradition. A ce que je sache, le délit de blasphème n’existe pas dans notre pays. Après, il y a des gens qui aiment et des gens qui n’aiment pas "Charlie Hebdo"». «Il n’y a en France qu’une dizaine de salafistes. Il ne faut pas exagérer la situation et ne pas faire de la publication de ces caricatures un drame qui n’en est pas un», a-t-il recommandé.
  • Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a affirmé jeudi sur France Culture que la liberté d’expression était un principe «intangible». La liberté d’expression «a été très importante pour notre civilisation», «c’est comme ça qu’on a fait la démocratie, il faut la préserver», a-t-il déclaré. «C’est intangible, on ne peut pas transiger avec ça», car sinon, c’est «le premier pas vers l’autoritarisme», a-t-il estimé. «Il faut qu’il y ait dans une société démocratique quelques personnes qui n’aient pas à se préoccuper des conséquences» de l’usage de la liberté d’expression, a ajouté le ministre. Ce journal, «on n’est pas obligé de le lire, de l’acheter», a-t-il fait valoir. Ensuite, c’est la responsabilité du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères «de protéger la vie d’un certain nombre de Français», a-t-il ajouté.

  • Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin a estimé mercredi normal que Charlie Hebdo puisse publier des caricatures à partir du moment où elles ne contreviennent pas à la loi, car «la liberté de la presse existe pour tout le monde». «La liberté de la presse existe pour tout le monde et concerne tout le monde. Et, dès lors que l’on reste dans le cadre des lois et des règlements, la presse a le droit de publier des caricatures», a estimé l’ancien ministre de la Défense lors d’un point presse. «Soit ces caricatures dépassent le cadre légal et dans ce cas-là, on doit faire en sorte que Charlie Hebdo respecte les lois de la République. Mais, à ma connaissance, ce n’est pas le cas. Dans ce cas, il n’y a aucune raison que Charlie Hebdo ne puisse pas publier ce qu’il entend publier», a-t-il insisté.
  •  De son côté, François Fillon, candidat à la présidence de l’UMP, ancien Premier ministre, a estimé sur Canal + : «Je suis pour la liberté d’expression totale (...) Ce qui est en train de se passer avec cette espèce d’intolérance qui monte dans une grande partie du monde et qui est instrumentalisée par des extrémistes (...), c’est une sorte de régression par rapport à l'état de la civilisation». «Je défends Charlie Hebdo, je défends la liberté d’expression et je pense qu’on ne doit pas céder un pouce de terrain dans ce domaine-là», a-t-il encore dit.
  • Le président de l’Union des démocrates et indépendants Jean-Louis Borloo a estimé que «la liberté d’expression doit être soutenue», même sur des sujets «qui peuvent blesser», après la diffusion par Charlie Hebdo de nouvelles caricatures de Mahomet. «Evidemment, la liberté d’expression doit être soutenue, même si par ailleurs ce sont des sujets qui peuvent blesser, qui sont difficiles, qui sont délicats», a-t-il déclaré sur I-Télé. «En tout état de cause, il faut soutenir la liberté d’expression, il n’y a pas de doute» et «c’est à ceux qui s’expriment d’apprécier», a-t-il ajouté. Interrogé de nouveau pour savoir ce qu’il pensait de ces caricatures, il a répondu: «Je n’ai pas à commenter, parce que par nature ça ne se discute pas».
  • Bruno Le Roux président des députés socialistes, lors des journées parlementaires PS de Dijon  a également été interrogé : «Il y a un certain nombre de propos qui ne peuvent être tenus, ne doivent pas être tenus parce qu’ils sont réprimés par la loi. Ce n’est pas le cas du blasphème, car le blasphème n’existe plus depuis longtemps dans notre pays et la laïcité fait obstacle au retour du blasphème». «Après, il y a une responsabilité de directeur de publication, de citoyen, à savoir juger du moment, mais là-dessus je ne veux pas entrer» dans ce débat.
  • Pascal-Eric Lalmy, secrétaire national du PRG chargé de la laïcité : «La liberté d’expression n’est pas négociable. La République est laïque, elle garantit la liberté de culte mais ne se soumet pas aux exigences religieuses. Les Radicaux de gauche rappellent que le délit de blasphème n’existe pas en France et les religions ne peuvent pas exiger de la société d'échapper à la critique ou à la caricature. On ne peut accepter ni censure, ni auto-censure dans une démocratie et le gouvernement a le devoir de protéger, sans réserve, les libertés publiques».
  • L'ancienne ministre Rama Yade, présidente de la commission d’investiture de l’Union des démocrates et indépendantes (UDI), elle a déclaré sur I-Télé que si la liberté de la presse est un «droit inébranlable, là je pense que c’est la une de trop. On sent que ça a été fait dans un objectif de provocation, dans un contexte particulièrement dur dans le monde aujourd’hui, avec ces manifestations musulmanes un peu partout dans le monde (contre le film antiislam)». «Le moment choisi est tel qu’on ne peut pas s’empêcher de dire que c’est peut-être à des fins des provocation. Charlie Hebdo n’a pas besoin de ça pour être apprécié et pour incarner la liberté de la presse», a-t-elle encore estimé.
  • Daniel Cohn Bendit : «quand on est sur une poudrière, on a le droit de réfléchir trente secondes si on prend son allumette et on l’allume». Il a qualifié jeudi de «cons» et de «masos» les responsables de Charlie Hebdo. «J’ai toujours compris la provocation : c’est taper sur ceux qui ont le pouvoir», a argumenté Daniel Cohn-Bendit. «Autant que je sache, ce ne sont pas les salafistes et les crétins dans le monde musulman qui ont le pouvoir». Pour lui, «tout intégriste est con : que ce soit l’intégrisme chrétien, juif, laïc ou musulman». Pour l’eurodéputé, les dirigeants de Charlie Hebdo sont aussi «masos. Ils doivent aimer se faire mal. Ils se disent: "On va frapper, comme ça on va avoir la police, on va avoir peur, ça va nous faire jouir"». «Il ne faut pas me dire qu’il n’y pas de limites dans la provocation. Ce n’est pas vrai. Il y a des limites dans la provocation quand on parle par exemple de l’Holocauste», selon Cohn-Bendit. «Quand on est sur une poudrière, on a le droit de réfléchir trente secondes si on prend son allumette et on l’allume»
  • Le NPA a renouvelé jeudi, en termes beaucoup plus vifs, ses critiques contre Charlie Hebdo, jugeant que l’hebdomadaire «participe à l’imbécillité réactionnaire du choc des civilisations». «"Charlie Hebdo" a atteint son objectif : faire parler de lui, mais, ce faisant, il participe à cette agitation démagogique, politique des tensions et de diversion à laquelle les médias se complaisent à donner la plus grande publicité». «A sa manière, "Charlie Hebdo" participe à l’imbécillité réactionnaire du "choc des civilisations"», dénonce le parti trotskiste, qui y voit «plus qu’une maladresse». Mercredi, Olivier Besancenot avait jugé cette publication «pas appropriée».

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Délocalisation d'activité SNCF : « inadmissible! »

21 Septembre 2012, 06:17am

Publié par PCF Villepinte

 
 Délocalisation d'activité SNCF : « inadmissible! »
 

 

 

Le groupe américain IBM, qui vient de remporter le contrat de surveillance du fonctionnement des logiciels de la SNCF, délocalise vers l'Europe de l'Est une activité jusqu'ici réalisée en France. Celle-ci était précédemment assurée par une société française Steria, dont les salariés travaillaient aux côtés des cheminots informaticiens.
Cette décision aura pour conséquence de supprimer 500 emplois en France en 2013. Cet épisode inadmissible intervient après celui du STIF, le Syndicat des transports d’Ile-de-France qui s’apprêtait à délocaliser son centre d’appel au Maroc. C'est l'exemple de trop !

Le combat contre le chômage passe par une lutte pied à pied contre les délocalisations. Le redressement productif promis par le gouvernement passe par une décision de bon sens, celui d'incorporer dans les appels d'offre des entreprises publiques, un dispositif interdisant la délocalisation d'activité déjà existante sur le territoire nationale. Il y a urgence. Les entreprises où l'État est majoritaire doivent donner l'exemple.

 

 

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Le gouverneur de la Banque de France veut-il priver la gauche des moyens de réussir ?

21 Septembre 2012, 06:12am

Publié par PCF Villepinte

 

Le gouverneur de la Banque de France veut-il priver la gauche des moyens de réussir ?

Avant les élections, Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, avait annoncé qu'il voulait supprimer 2 500 emplois dans l'institution à la tête de laquelle il a été placé par Jacques Chirac et confirmé par Nicolas Sarkozy. Depuis ces annonces, la crise s'est aggravée, le chômage a explosé, la France connait la croissance zéro... et la droite a été chassée du pouvoir. La Banque centrale européenne et la Banque de France sont sollicitées de toutes parts pour qu'elles orientent sélectivement les financements vers la croissance réelle et les PME, plutôt que d'injecter aveuglément des milliards dans les marchés financiers.

Le gouverneur Noyer n'en a cure : il vient de réaffirmer sa volonté de dévitaliser la présence de la Banque de France dans les territoires, particulièrement dans ceux qui sont les plus touchés par le chômage, la précarité, le surendettement, ceux où les PME et les collectivités publiques ont le plus de mal à obtenir les crédits bancaires indispensables à la réalisation de leurs projets. François Hollande et son gouvernement se sont prononcés pour que les politiques économiques, en France et en Europe, donnent la priorité à la croissance. Laisseront-ils détériorer l'un de nos outils principaux de lutte contre la crise ?

Le Parti communiste français apporte son total soutien à la mobilisation des personnels de la Banque de France et aux propositions précises de leurs syndicats pour que la Banque réponde aux attentes du pays dans tous les domaines du service public dont elle est chargée. Il demande à la Banque de France de renforcer sa présence dans les territoires pour être à l'écoute des citoyens et pour lutter contre la revitalisation des bassins d'emploi et de vie. Il demande qu'elle coopère activement avec les régions dans la mise en place de fonds régionaux pour l'emploi et la formation. Il demande que la Banque de France s'engage dans une coopération active avec la future BPI et les autres institutions financières publiques et mutualistes au sein d'un pôle financier public. Il demande que la Banque prenne en compte, dans la sélection des crédits susceptibles de bénéficier d'un refinancement de la BCE, de leur contribution à la sécurisation de l'emploi, de la formation et du potentiel de création de richesses dans les territoires. Le PCF demande au gouvernement d'user de tous les moyens à sa disposition pour stopper les projets irresponsables du gouverneur Noyer. Il demande l'ouverture d'un vaste débat, à l'échelle nationale et dans chaque département, sur les moyens de mobiliser l'argent public, l'argent des entreprises et l'argent des banques au service de la création de richesses et de l'emploi, avec de nouveaux pouvoirs pour les salariés dans les entreprises et pour les citoyens.

 

 

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Ce jeudi dans l'Humanité : Ayrault fait de l'unanimité sa règle d'or

20 Septembre 2012, 08:19am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Le Conseil des ministres a adopté les trois projets préalables à la ratification du traité qui institue une règle d'or budgétaire. Le gouvernement met la pression sur les parlementaires de la majorité qui seraient tentés de voter non. Pour Maurice Ulrich, qui signe l'édito du jour : "Il s’agit de se passer du peuple, en France, et des peuples, en Europe, parce ce que ce traité est un traité contre les peuples.".

Cherchez l’erreur quand un gouvernement de gauche est obligé de compter sur les voix de la droite pour adopter un projet censé faire le bonheur des peuples mais pour lequel le peuple n’est pas consulté. Au fond, c’est à peu près comme cela que l’on peut résumer ce qui se passe avec le traité européen adopté hier en Conseil des ministres et pour lequel le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé à un vote massif du Parlement, c’est-à-dire de l’Assemblée nationale et du Sénat. Or la réalité est simple. Si le PS, au cas improbable où la droite s’abstiendrait, peut faire passer le texte à l’Assemblée où il est majoritaire à lui seul, ce n’est pas le cas au Sénat
où il n’est majoritaire qu’avec les voix qu’il peut compter sur sa gauche, les communistes et leurs alliés. Ceux-ci 
ne voteront pas le texte. Il ne peut donc passer qu’avec 
les voix de la droite.

Mais ce n’est là encore qu’une hypothèse mathématique. Car, dans les faits, ce à quoi on va assister si le gouvernement poursuit dans cette voie, 
c’est au vote, par l’essentiel des députés du PS (malgré 
un trouble dans ses rangs) et par une droite libérale 
et néo-sarkozyste dont on ne voit pas qu’elle puisse faire autre chose, sauf à se déjuger, d’un texte élaboré par 
le président de droite battu et par la chancelière allemande de droite qui sera peut-être battue dans pas si longtemps.

On mesure du même coup le ridicule, pour ne pas dire l’imposture, des arguments de certains, dont le président du groupe parlementaire socialiste Bruno Le Roux, quand, pour souder son groupe, il en vient à ne plus en appeler à un vote « pour ou contre le traité » mais les invite à en faire une expression de soutien au président de la République. En d’autres termes et quitte à se répéter, les députés élus par la gauche, pour faire une politique de gauche avec un président de gauche, sont appelés à voter avec la droite un texte conçu par la droite.

Les électeurs de gauche ont-ils voté pour ça ? 
Il semble bien que non, au vu de ce qui leur avait été dit et promis par le candidat devenu président quant 
à la renégociation du traité. Il semble bien que non
au vu des sondages. Voilà donc la raison pour laquelle on entend en quelque sorte leur passer sur le corps au prix d’un véritable déni de démocratie. Le peuple, écrivait Rousseau dans Du contrat social, est le souverain. 
Sans doute peut-on se permettre d’ajouter qu’il est encore plus souverain quand il s’agit précisément de la remise en question de sa souveraineté, et donc de la rupture du contrat entre lui et ceux qu’il a choisis. Car c’est bien là 
le plus clair du projet. Il s’agit de se passer du peuple, 
en France, et des peuples, en Europe, parce ce que ce traité est un traité contre les peuples. Pourquoi sinon refuser un véritable débat national sur son contenu et ses objectifs, lequel devrait logiquement et constitutionnellement déboucher sur un référendum tel que le demande le Front de gauche. Constitutionnellement oui, car le pouvoir n’a pas reçu mandat de mettre en cause la souveraineté nationale.

On sait que les régimes totalitaires ont toujours prétendu faire le bonheur des peuples malgré eux et que ce fut leur malheur. L’Europe et la France s’engagent sur une voie dangereuse. Non seulement elle est pavée d’un sentiment grandissant de rejet vis-à-vis de l’idée européenne elle-même, qui reste une belle idée 
à la condition qu’elle soit démocratique. Mais cette voie va en sens contraire. Vers une Europe autoritaire 
mais asservie à ses maîtres, les marchés financiers.

À lire également dans l'Humanité de ce jeudi 20 septembre :

  • Révélations de l'Humanité sur concernant la délocalisation par Bernard Arnault d'une partie de son patrimoine : silence radio des médias
  • Nouvelle alerte sur le front de l'urgence sociale
  • En Afrique du Sud, l'unité syndicale préservée
  • Portrait de Santiago Carillo, une figure de l'Espagne, décédé hier
  • Littérature : rencontre avec le romancier syrien Nihad Sirees
  • Le retour de Cactus, notre supplément satirique

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COMMUNIQUE DE PRESSE

20 Septembre 2012, 08:07am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

    

      

FÉDÉRATION GÉNÉRALE DES RETRAITÉS

DE LA FONCTION PUBLIQUE

20 Rue Vignon – 75009 PARIS

Mail : fgrfp@wanadoo.fr

 

                             



 NE PAS SE TROMPER DE CIBLE

                                      LES RETRAITES NE SONT PAS LES PRIVILEGIES……

           Il n’échappe à personne que certains discours politiques, que des affirmations de quelques journalistes économiques tendent à désigner les retraités comme étant les nantis de cette société en crise.  Selon eux le besoin de ressources budgétaires pour combler les déficits pourrait être satisfait si on s’attaquait aux prétendus privilèges de ces retraités.

  La FGR rappelle qu’au niveau de la richesse accumulée et mal redistribuée, si le patrimoine net moyen des ménages est de 220 000 €, le patrimoine brut des plus riches est de 552 000€ et surtout que les 10% les plus riches détiennent près de 50% du patrimoine de l’ensemble des ménages. Les millions de retraités salariés ne font pas partie de ces 10%.

 Par contre un très grand nombre de  retraités participent fortement et à hauteur de leurs moyens, à atténuer les effets de la crise économique et financière dont ils ne sont pas responsables, en étant obligés d’assumer la prise en charge d’enfants demandeurs d’emploi ou de parents âgés, voire les deux à la fois.

Dans le cadre des prétendus privilèges il est souvent fait référence au taux de CSG plus faible qui leur est réclamé et le bénéfice de la déduction de 10% sur le montant imposable de leur retraite. Sur ce dernier point la FGR a dénoncé la contre vérité qui affirme que ces 1O% sont représentatifs de frais professionnels alors que c’est une contre- partie qui a été accordée lors de la suppression des 20% dont ils bénéficiaient pour tenir compte de la sincérité des revenus déclarés.

Quant à la CSG, il faut rappeler qu’historiquement la retraite était synonyme d’arrêt du paiement de cotisations sociales. L’instauration de la CSG  a donc été une charge supplémentaire pour les retraités. De plus, pour justifier l’application d’un taux d’imposition moindre que celui des actifs, il a été tenu compte, notamment, du fait que les cotisations complémentaires santé  des retraités sont plus élevées que celles des actifs (jusqu’à 2,5 fois pour ceux qui bénéficiaient de contrats de groupe).  

  La FGR-FP considère que si une véritable répartition des richesses est indispensable, elle se situe à un tout autre niveau que celui dénoncé par les tenants de l’économie ultra-libérale. Il appartient au Gouvernement de ne pas se tromper de cible.

Paris le 19/09/2012

Contact Annick MERLEN  01 47 42 80 13   

 

 

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TSCG : « Une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage »

20 Septembre 2012, 08:04am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 TSCG : « Une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage »

 

 

En appelant à un « vote massif » au Parlement en faveur du traité budgétaire européen, Jean-Marc Ayrault invite donc la gauche à joindre ses voix aux élus de droite pour voter le texte signé le 2 mars à Bruxelles par Nicolas Sarkozy.

Exit la fable d'une rénégociation, envolées les belles paroles de campagne qui promettaient d'en découdre avec les marchés financiers. Aujourd'hui, le Premier ministre ne donne plus que l'objectif de réduction du déficit public. Cet appel à une ratification massive est cependant en cohérence avec le budget d'hyper-austérité et le « choc fiscal » préparés pour 2013, avec les projets menaçant le financement de la protection sociale, celui des collectivités locales.

Notre peuple n'a pas voté pour cela le 6 mai dernier. Il a tout au contraire fait le choix du changement, en France et en Europe. Il est faux d'affirmer comme le fait Jean-Marc Ayrault, que ce vote «  donnerait plus de force au président de la république » sur la scène européenne. Au contraire, ce traité, qui aura des conséquence directe pour la vie quotidienne des familles populaires, est une fuite en avant pour toujours plus d'austérité et de chômage.
Nous proposons un grand débat public et contradictoire sur la nature même du traité budgétaire européen, de la règle d'or, des régressions démocratiques contre les États et les parlements. Nous demandons sa mise à disposition à l'ensemble des citoyen-ne-s afin qu'ils puissent juger par eux-mêmes. Ce processus démocratique doit être conclu par un référendum.
 

Aujourd'hui, en France et partout en Europe, des convergences politiques, syndicales et associatives se forment pour refuser l'austérité. Une grande marche aura lieu à Paris le 30 septembre. C'est sur cette énergie qu'un président de gauche devrait s'appuyer et non pas sur un texte co-écrit par Sarkozy et Merkel.

 

 

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