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« La République acquise dans le mouvement de l'histoire mérite une seconde jeunesse »

25 Septembre 2012, 13:17pm

Publié par PCF Villepinte

 
« La République acquise dans le mouvement de l'histoire mérite une seconde jeunesse »
 

 

 

 

Chers amis, chers camarades, citoyennes et citoyens,

 

Je veux d'abord remercier la Société des études robespierristes, Michel Biard son président, pour son action et l'initiative de ces deux journées de colloque conclues par la cérémonie qui nous rassemble ici ce soir.

 

En mai dernier, un chroniqueur du mensuel L'Express débutait un de ses compte rendu de lecture par ces mots : « En septembre de cette année, on pourra, si l'on veut, célébrer le 220e anniversaire de la naissance de la première République française. Il n'est pas certain que les célébrants seront légion. » Soyons donc heureux et fiers de pouvoir rassurer notre chroniqueur.

Votre présence active ce soir le contredit sur ce point. Oui, nous sommes légion à considérer que l'abolition des privilèges, et l'abolition de la monarchie – absolue puis constitutionnelle – qui ont présidé à la naissance de la République française est un événement digne, 220 ans plus tard, d'être fêté par ses enfants.

 

Événement d'autant plus digne d'être célébré que notre République souffre.

La République est malmenée quand on poursuit en son nom des syndicalistes, quand le pouvoir bafoue les droits sociaux, arrache à leurs bancs d'école des enfants d'immigrés, traque ces mêmes immigrés comme des parias, un pouvoir qui, par contre, distribue des milliards aux banques mais ferme des maternités ou des écoles pour « économiser » l'argent public.

Oui que cette République est bien malmenée, que les années que nous venons de traverser l'ont déformée par l'hyper-présidentialisation et l'effacement du Parlement, par des modes de scrutins qui tronquent la réalité politique de notre pays, déformée aussi par un exercice inique du pouvoir, soumis à la loi du marché et de la finance.

« La Liberté n'est qu'un vain fantôme quand une classe d'hommes peut affamer l'autre impunément, » cria l'Enragé, Jacques Roux, à la tribune de la Convention, le 25 juin 1793. Et si je suis parmi vous ici ce soir, avec mes camarades communistes, c'est pour rendre hommage aux femmes et aux hommes et à leurs représentants qui, il y a 220 ans, décrétèrent le peuple souverain et seul maître de son destin. C'est parce que cet anniversaire est plus que jamais d'actualité.

 

Est venu le temps de décréter à nouveau le salut commun.

 

La Ve République est à bout de souffle.

 

Elle ressemble plus à une sorte de monarchie déguisée, clandestine, qu'à la République que chaque Français, que chaque femme et homme qui a choisi notre nation pour s'établir, porte dans son coeur et qui garantit l'égalité des citoyens devant la loi, qui garantit les droits fondamentaux et leur égalité d'accès à tous.

 

« La première loi sociale est celle qui garantit à tous les membres de la société les moyens d'exister, toutes les autres lois sont subordonnées à celle-là. » disait Robespierre (2 décembre 1792).

 

C'est pourquoi, quel que soit notre engagement philosophique ou politique, ce qui nous réunit, nous rassemble, si nous sommes présents c'est parce que la République fonde notre engagement constant pour la justice, l'égalité, la liberté et la fraternité.

 

Contre elle, les forces qui s'accrochent à leurs privilèges et qui en veulent toujours plus sont mobilisées – elles ont un talent particulier pour instaurer la peur, la confusion, la division.

 

La République fut acquise dans le mouvement de l'histoire, au coeur de la grande Révolution française. « C'était une sublime nouveauté du monde », écrit Jean Jaurès dans L'histoire socialiste de la Révolution française, qui ajoute

 

« Il y avait eu des républiques aristocratiques ou fondées sur le travail des esclaves, sur toute une hiérarchie de la conquête. Il y avait eu des républiques barbares, courtes associations militaires où le courage suscitait et désignait des chefs. Il y avait de petites républiques oligarchiques, comme celles des cantons suisses. Il y avait la république des exilés, des proscrits, celle que, sur le sol vierge de l'Amérique, où il n'y avait aucune racine de monarchie, formèrent les descendants des puritains. Mais qu'un grand et vaste peuple, policé et riche, chargé de dix siècles d'histoire, qui avait grandi avec la monarchie et qui, hier encore, la jugeait nécessaire même à la Révolution, que ce peuple, où il n'y avait pas d'esclaves, où il n'y avait plus de serfs et où, depuis le 10 août, tous les citoyens étaient égaux, s'élevât à la République, et qu'il devînt vraiment, tout entier, dans tous ses éléments, un peuple de rois, voilà en effet la grande nouveauté et la grande audace. »

 

Oui, une sublime nouveauté du monde qui remontait aux droits imprescriptibles de l'homme pour en déduire ceux du citoyen. Cette conquête est restée une bataille, que l'on pense à 1848, à la Commune de Paris, à 1936 ou à la Libération. Aujourd'hui, à nouveau, la bataille est engagée.

 

Le Bicentenaire de la République, en 1992, coïncidait avec le référendum sur le Traité de Maastricht. Qui se souvient de ce bicentenaire ? Nos historiens, certes, mais le peuple n'a pas oublié ce qu'on lui a fait avaler et vivre depuis. À une courte majorité, le Traité de Maastricht a alors été ratifié mais à quel prix de peurs et de mensonges. Et quand il a rejeté par le vote le Traité constitutionnel européen, on le lui a imposé quand même par la seule signature d'un chef d'État au Sommet suivant.

 

Aujourd'hui si nous votions, nous serions 64% à rejeter Maastricht sans pour autant vouloir renoncer à toute idée européenne. Précisément, les anniversaires ont quelque chose de bon : notre peuple – auquel on dénie le droit de se prononcer directement sur le Traité budgétaire européen – pourrait à nouveau se saisir de son droit fondamental de décider de son avenir.

 

Que nous prépare ce traité, qui porte un nom de composé chimique TSCG ? Il prépare le plus grave abandon de souveraineté nationale depuis l'instauration de la République. C'est un bras-de-fer non entre l'Europe et les nations, mais entre les peuples et l'oligarchie ; il s'agirait ni plus ni moins de couper les vivres à la nation dès qu'elle oserait choisir par elle-même d'autre voies que celle de l'inégalité, de la domination. Il s'agirait de maintenir les nations d'Europe, les peuples d'Europe en permanence dans la restriction, dans une société qui finira par ne plus ressembler à rien à force d'être vidée de toute solidarité.

 

À l'aristocratie nobiliaire a succédé une espèce d'aristocratie financière qui voit dans toute dépense publique un manque à gagner insupportable. Pourquoi, selon elle, quand il y a tant de richesses, la partager avec ceux, les plus nombreux, qui les ont produites ?

 

Que cherchent ces forces qui se battent becs et ongles pour leur monde de fric ?

 

« La fonction du libéralisme dans le passé a été de mettre une limite aux pouvoirs des rois. La fonction du vrai libéralisme dans l'avenir sera de limiter le pouvoir des parlements. » (Herbert Spencer, Le droit d'ignorer l'État, 1851)

 

Voilà que nous y sommes : la République appelle à un nouvel âge – Les libéraux veulent se passer des parlements ? Les républicains veulent arracher des droits et des pouvoirs nouveaux pour les citoyens, les salariés dans les entreprises et dans les institutions.

 

Les libéraux – qui ne voient de liberté que dans la circulation des flux financiers et l'accumulation du capital – veulent démolir le code et la durée légale du travail, dépecer une bonne fois pour toutes les services publics et s'approprier tout ce qui peut se vendre et être rentabilisé ; la santé, l'énergie, les transports. Qu'importe qu'on fasse vivre les peuples sous l'urgence et la précipitation, le manque et le besoin constants, l'injustice et la concurrence, la compétition et les aliénations.

 

La République française méprisée, c'est le peuple et la nation de France qu'on méprise. Et que pour cela on invoque la nécessité européenne est une insulte à l'intelligence de notre peuple, de tous les peuples d'Europe.

 

Ce jour, 21 septembre, est devenu au long des siècles qui nous sépare de Valmy et de la naissance de la République en France, journée mondiale de la paix. Il ne peut y avoir pour les républicains que nous sommes, pour les démocrates que nous sommes, de plus belle association que celle de la République et de la paix, du désarmement et de la coopération entre les peuples.

 

Lorsque les Français firent leur révolution, les noblesses d'Europe s'allièrent pour la mettre en échec. Oui, la violence peut être présente dans une révolution, mais que de violence déployée lorsque les aristocrates, pour protéger leurs privilèges, déclenchèrent la guerre et la répandirent en Europe.

 

Aujourd'hui, les nouveaux aristocrates mènent à nouveau une guerre : les institutions financières, les banques, les transnationales ont imposé la guerre économique pour régir les relations entre les peuples et s'accaparer leurs richesses. Ils ont imposé le thème réactionnaire et pernicieux du "choc des civilisations" pour briser dans l'oeuf, rendre inconcevable, toute convergence des résistances populaires à travers le monde contre l'iniquité de l'ordre capitaliste.

 

Fidèles à la République qui mérite une seconde jeunesse qu'on nommerait 6e République, nous luttons contre le pouvoir de l'argent qui casse l'emploi et jette à la rue des centaine de milliers d'ouvriers, de techniciens, de scientifiques.

 

Nous luttons pour une République des droits de l'homme, de la femme, de l'enfant et du citoyen qui de son lieu d'études, de travail à son lieu de vie jouit de ses pleines capacités, émancipé de toute forme de domination et d'exploitation.

 

La République – la conjuration des Égaux – est un combat démocratique sans autres armes que la force de conviction, le rassemblement, l'imagination et l'élaboration auxquels chacun et tous peuvent contribuer. Il n'y a pas les uns qui pensent et les autres qui obéissent même au meilleur d'entre nous.

 

La République est cette invention de l'inconnu, ce courage commun, cette force collective où l'homme libre compte à part entière, où il choisit de faire société car la solidarité nous unit et fait de chacun d'entre nous un être pleinement humain.

 

Ce combat a sans doute plusieurs naissances mais il n'a pas de fin.

 

Merci.

 

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Procès en appel d'AZF : l'ex-directeur condamné, Total relaxé

25 Septembre 2012, 13:13pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 24 Septembre 2012

 

Mots clés : total, toulouse, catastrophes, azf,

 

 

Relaxés en première instance au bénéfice du doute, Serge Biechlin, l'ancien directeur de l'usine chimique AZF et Grande Paroisse sont reconnus coupables d'homicides involontaires par la cour d'appel de Toulouse qui a retenu la thèse de l'accident chimique. Total et son ancien PDG Desmarest mis hors de cause.

La cour d'appel de Toulouse a condamné l'ancien directeur de l'usine AZF, Serge Biechlin, à trois ans de prison, dont un ferme, pour "homicides involontaires" après l'explosion de cette usine chimique en 2001. L'ancien exploitant de l'usine, la société Grande Paroisse (filiale de Total), a écopé de 225 000 euros d'amende. La cour a suivi l’accusation attribuant la catastrophe qui a fait 31 morts et 2 500 blessés le 21 septembre 2001 à un accident chimique dû au mélange de deux produits incompatibles.

Au terme d'un deuxième procès fleuve de quatre mois, l'audience, achevée le 16 mars dernier, n'avait pas fait jaillir la preuve que les négligences imputées à l'industriel soient la cause de l'explosion du nitrate d'ammonium stocké dans le hangar 221 d'AZF le 21 septembre 2001.

>>> Lire sur ce sujet : Explosion AZF, un second procès utile ?

Le jugement de première instance était sévère sur l'organisation de l'usine. Mais il relaxait les prévenus, faute d'avoir la preuve matérielle qu'un produit chloré (DCCNa) avait été malencontreusement apporté sur le tas de nitrate d'ammonium, piste retenue par les experts judiciaires.

Goût d'inachevé

La cour risque donc de devoir choisir entre deux issues ayant un goût d'inachevé: soit une nouvelle relaxe faute de preuve, soit une condamnation par simple élimination des autres causes. L'avocat général Pierre Bernard a ouvert cette nouvelle porte, estimant possible de s'appuyer sur un faisceau d'indices pour établir une "causalité par défaut", en l'absence de toute autre piste solide d'accident ou d'acte criminel. Son collègue, Lionel Chassin, a assuré que l'enquête n'avait "pas négligé la piste volontaire", contrairement aux "critiques injustes et infondées" de la défense et de l'ex-juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière. L'accusation a requis 225.000 euros d'amende contre Grande Paroisse, 18 mois de prison avec sursis et 15.000 euros contre Serge Biechlin.

La tension a souvent été à son comble entre la défense et les parties civiles voire avec la cour, soupçonnée de "partialité" par Me Soulez Larivière. Sa pugnacité s'est poursuivie après la fin de l'audience, par l'envoi très inhabituel de deux notes à la cour pendant la période de délibéré. L'une d'elle, visant à alimenter la piste criminelle, soulignait que le frère aîné de Mohamed Merah, Abdelkader, incarcéré pour complicité dans les tueries de mars 2012, était proche de la communauté islamiste d'Artigat (Ariège) régulièrement mise en cause par la défense dans le procès AZF.

Plusieurs associations de victimes ont dénoncé cette "instrumentalisation". Un de leurs avocats, Me Thierry Carrère a relevé avec satisfaction que la cour "n'avait fait aucun écho à ces notes" et s'est dit convaincu qu'elle "ne laisserait pas polluer son délibéré". Au contraire, l'association d'ex-salariés "Mémoire et Solidarité", qui récuse avec Total toute négligence chez AZF, souhaite que la cour décide "un supplément d'information" pour rouvrir l'enquête, car elle qualifie le scénario de l'accident chimique d'"impossible". Vendredi lors de la cérémonie du 11e anniversaire de l'explosion, l'association assurait qu'elle continuerait de "chercher la vérité" après l'arrêt de la cour.

La défense va déposer dès ce lundi un pourvoi en cassation. La défense de l'ex-directeur de l'usine AZF et de son propriétaire Grande Paroisse (groupe Total) va former dès ce lundi un pourvoi en cassation contre leur condamnation pour homicides involontaires par la cour d'appel de Toulouse, a indiqué leur avocat, Me Daniel Soulez Larivière. Dès la fin de la lecture du délibéré, l'avocat a qualifié la décision de la cour d'appel de "plus passionnelle que rationnelle" et a ajouté que "c'est une affaire qui ne fait que commencer".

  • Lire aussi :

Total secoué au procès AZF
AZF : Total et son ancien PDG sur le gril
AZF, nouveau procès pour aller au bout de la vérité

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Erika : la condamnation de Total confirmée

25 Septembre 2012, 13:11pm

Publié par PCF Villepinte

Société - le 25 Septembre 2012

 

 

 

 

 

La Cour de cassation a confirmé, mardi 25 septembre, les condamnations, dont celle de Total, pour le naufrage du pétrolier Erika en 1999, au large de la Bretagne. La Cour a aussi décidé d'alourdir les sanctions contre la compagnie pétrolière.

La Cour de cassation a confirmé mardi la condamnation pénale de Total prononcée en appel en 2010 pour la "pollution maritime" provoquée sur les côtes bretonnes par le naufrage du pétrolier Erika en 1999. La plus haute juridiction française a de plus déclaré, infirmant sur ce point l'arrêt d'appel, que Total était également civilement responsable de la catastrophe. La Cour a aussi décidé d'alourdir les sanctions contre la compagnie pétrolière. Total qui avait été exonérée de responsabilité civile par la Cour d'appel de Paris, est cette fois condamnée à "réparer les conséquences du dommage solidairement avec ses coprévenus d'ores et déjà condamnés" à 200,6 millions d'euros de dommages et intérêts.

L'Erika, navire vieux de 24 ans opéré par Total, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête avant de sombrer, déversant 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes bretonnes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant les fonds marins.

Outre le groupe Total, condamné à 375.000 euros d'amende, la Cour de cassation confirme la condamnation de Rina, l'organisme de contrôle maritime italien qui a donné son certificat de navigabilité au navire (175.000 euros d'amende), de Giuseppe Savarese, ex-propriétaire italien du navire, et Antonio Pollara, ancien gestionnaire italien de l'Erika (75.000 euros d'amende chacun).

  • À lire aussi :

Le jugement de l'Erika coulé ?

Total peut-être blanchi, la colère monte

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Tout sur la journée de mobilisation du 30 septembre

25 Septembre 2012, 13:04pm

Publié par PCF Villepinte

RENDEZ-VOUS 12H30 à la mairie de Tremblay en France.

 

 

Retrouvez ici tout ce qu'il faut savoir sur ce traité, comme sur la grande manifestation unitaire du 30 septembre prochain. Rendez-vous à 13h30, place de la Nation à Paris.

 

 

 

 

 

Sur le TSCG, (Traité pour la stabilité, la Coordination, la Gouvernance de la zone euro) 

 

 

  • Jacques Généreux : pourquoi il faut dire non au traité d’austérité : "Il faut refuser le traité d’austérité pour deux raison. La première, c’est que c’est un crime cintre la démocratie. Et la seconde c’est que c’est une catastrophe sans nom pour l’économie européenne, pour nos emplois, et qui mène tout droit vers le marasme, l’éclatement de la zone euro et la remise en cause radicale du projet européen".
    C’est ce que Jacques Généreux, secrétaire national chargé de l’économie au Parti de gauche, explique dans cette vidéo tournée à la Fête de l’Humanité.
  • Ils sont contre la ratifications et appellent à manifester le 30 septembre
    Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFDT CFF, CGT Finances, CGT Educ'action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant !, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, FSU-Île de France, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Mémoire des luttes, M'PEP, Marches Européennes, NPA, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform!, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.
  • Marie-George Buffet: "Après la Fête, rendez-vous le 30 septembre"
    Tout "se joue à Paris le 30 septembre" pour Mélenchon
    Dix personalités du monde politique, associatif et syndical expliquent leur position sur le pacte budgétaire européen : « Notre non au traité austéritaire » Communiqué : Quatre organisations syndicales réaffirment leur opposition au traité européen
  • Transport militant : Départs de cars, trains et covoiturages pour la manif du 30, c'est sur le site : stopausterite.org

Selon le calendrier fixé par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, la ratification du traité fera l'objet d'un débat le 2 et 3 octobre après une déclaration de Jean-Marc Ayrault devant les députés sur "les nouvelles perspectives européennes". Le vote aura lieu au plus tard le 4 octobre. Ensuite, les parlementaires auront à statuer le lundi 8 octobre sur le projet de loi organique qui reprend notamment la règle d'or limitant à 0,5% du PIB le déficit public structurel et crée un Haut conseil des finances publiques placé auprès de la Cour des comptes.

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L’UCR-CGT réfute le rapport et les conclusions de la Cour des comptes

24 Septembre 2012, 06:03am

Publié par PCF Villepinte

Un rapport orienté et non objectif

manif 19 oct 2010 025

Communiqué de l’UCR-CGT

lundi 17 septembre 2012

Une fois encore, on tente d’opposer la jeunesse de notre pays aux retraités. Et pour ce faire, on rédige un rapport via la Cour des comptes.

Non, les retraités ne sont pas des nantis. Faudrait-il que tous les retraités soient dans la misère ou pauvres, pour que leurs conditions de vie soient décrites avec sincérité ?

L’UCR-CGT dénonce un rapport orienté et non objectif sur la situation des retraités en France et particulièrement la situation des femmes retraitées ou veuves. Le rapport de la Cour des comptes préconise de récupérer 5 milliards sur les 12 dont les retraités bénéficieraient.

Que préconise ce rapport :

- Suppression de l’abattement de 10% sur le revenu déclaré.
- Suppression de la majoration pour avoir élevé 3 enfants.
- Suppression « à terme » des ristournes sur la taxe foncière et taxe d’habitation.
- Augmentation de la CSG pour atteindre le niveau de cotisation des salariés actifs.
- Suppression des exonérations de cotisations sociales pour les retraités employeurs (ex : emploi d’une aide à domicile).
- Soumettre les pensions aux cotisations d’assurance maladie.

Aujourd’hui, 940 000 personnes sont au minimum vieillesse, plus d’un million vit en dessous du seuil de pauvreté, combien demain avec ces mesures ?

Ces mesures préconisées interviennent après la suppression de la ½ part pour le calcul de l’impôt sur le revenu ou encore le gel des tranches d’impôt qui ont eu comme effet l’augmentation conséquente de l’impôt, ou l’imposition pour des milliers d’autres, alors que dans le même temps, les pensions et retraites n’ont pas subi d’augmentation conséquente depuis des années.

Les réformes successives de 1993, 2003 et 2010 des retraités ont affaibli de façon significative le niveau des pensions et retraites. De cela, le rapport ne parle pas !

Ce rapport est dangereux, l’opposition jeunes/retraités est dangereuse ! Faire croire que tout ceci servirait à financer la prise en charge de la dépendance est un mensonge !

Les retraités doivent se faire entendre.

Pour ce faire, le 11 octobre prochain, partout en France et devant l’Assemblée nationale à Paris, l’UCR-CGT appelle les retraités salariés à manifester pour rejeter le rapport de la Cour des comptes, interpeller et exiger un véritable cadre de négociations du Gouvernement sur 3 revendications urgentes :

- Le pouvoir d’achat.
- Une véritable loi sur l’aide à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale.
- L’accès aux soins.

Montreuil, le 17 septembre 2012

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Quatre organisations syndicales réaffirment leur opposition au texte

24 Septembre 2012, 06:00am

Publié par PCF Villepinte

manif 19 oct 2010 019

Traité européen

Communiqué commun CGT, FSU, Solidaires, UNEF

vendredi 21 septembre 2012

Les organisations CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment ensemble leur opposition à la ratification du Traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance qu’elles jugent économiquement inefficace et socialement injuste.

Si ce Traité devait être ratifié, il institutionnaliserait de fait l’austérité et enfoncerait les Etats dans une crise durable. Ce Traité pèserait de manière négative sur leurs politiques et leurs programmations budgétaires. Il aurait des conséquences lourdes sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les services publics... pour l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et privés d’emploi, et particulièrement pour les femmes.

Le Traité continuerait et accentuerait la logique des indicateurs absurdes hérités du Pacte de stabilité et de croissance de 1997 (limitation à 3% du déficit et 60% de la dette) sans tenir compte des cycles économiques et de la crise actuelle.

L’austérité n’est pas la solution face à la crise. Il faut sortir de la logique de réduction des dépenses publiques et trouver de nouvelles recettes pour des investissements productifs et socialement utiles. L’alternative à ce TSCG repose donc notamment sur la redistribution des richesses et une réforme fiscale d’ampleur.

A l’opposé de ce Traité, l’Europe a besoin d’une nouvelle politique économique et sociale, créatrice d’emplois de qualité et favorisant le pouvoir d’achat. Une Europe fondée sur la démocratie, les solidarités, la justice sociale et le souci de la transition écologique.

Aucun débat démocratique n’a eu lieu avec les citoyens.

Les organisations CGT, FSU, Solidaires, UNEF demandent aux parlementaires de ne pas voter ce Traité.

Elles poursuivront la campagne, et notamment celle initiée par le Collectif audit citoyen de la dette, pour alerter et mobiliser sur les dangers de ce Traité et porter d’autres alternatives.

Le 21 septembre 2012

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François Hollande fait toujours plus de mécontents

24 Septembre 2012, 05:55am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 23 Septembre 2012

 

 

 

 

Les cotes de popularité de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault ont chuté lourdement en un mois, de 11 points pour le président de la République et de 7 points pour le Premier ministre.

Selon l'enquête réalisée par l’Ifop pour le JDD, 43% des sondés sont satisfaits de François Hollande en septembre (56% en juillet, 54% en août). 56% (+11) s’avouent donc mécontents (44% en juillet et 45% en août). 1% ne se prononce pas (inchangé par rapport à août). Dans le détail, 5% des sondés (-2) se déclarent "très satisfaits" du président et 38% (-9) "plutôt satisfaits". Ils sont 34% (+8) à être "plutôt mécontents", et 22 % (+3) "très mécontents".

Selon Frédéric Dabi, directeur du pôle Opinion de l'Ifop, il s'agit de "l'une des plus fortes baisses" enregistrées par ce baromètre qui existe depuis 1958 et est à ce titre le plus ancien. "Seuls Charles de Gaulle, en juin 1962, après les accords d'Evian, et Jacques Chirac, en juin 2005, après l'échec du référendum sur le traité constitutionnel européen, ont enregistré une baisse plus importante que François Hollande, avec respectivement -13 points et -12 points".

Le président satisfait toujours les sympathisants du PS (84% de satisfaits, -6), mais sa popularité s’effondre auprès des électeurs Front de gauche (71%, -15), et encore d’avantage auprès de ceux d'Europe Ecologie-Les Verts (60%, -19). La popularité du tandem exécutif est en baisse régulière depuis son entrée en fonction en mai 2012.

Etude réalisée par téléphone du 13 au 21 septembre auprès d'un échantillon de 1.869 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d'erreur pour la taille de cet échantillon est de 1 à 2,2, selon le pourcentage obtenu.

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Le conseil d'EELV se prononce contre la ratification du traité européen

23 Septembre 2012, 15:59pm

Publié par PCF Villepinte

 

A une large majorité, le Conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts a voté contre la ratification du traité budgétaire européen. Le conseil recommande ainsi aux parlementaires écologistes de voter en conséquence début octobre lors de l’examen du texte à l’Assemblée.

La motion se prononçant contre cette ratification a été adoptée à une large majorité, par 77 voix contre 24 et huit votes blancs. Pour le conseil fédéral, une "lecture stricte" du traité "ne répondra pas durablement aux crises auxquelles est aujourd'hui confrontée l'Union européenne et constitue un obstacle à la transition écologique". Il souhaite aussi que l'objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB en 2013, fixé par le gouvernement, "soit différé" dans la préparation du budget pour l'année prochaine. La motion publiée par le conseil recommande enfin "aux parlementaires écologistes de soutenir ces positions lors des débats et des votes au Parlement", et exprime son soutien aux "mouvements sociaux européens de lutte contre l'austérité".

Eva Joly : "La seule solution possible à ce traité, c'est de voter non"

Si chaque parlementaire d’EELV garde la liberté de son choix au moment du vote au Parlement, difficile d’imaginer qu’en majorité, ils ne suivront pas l’avis du Conseil National. "Ils sont grands. Ils savent ce que le parti vote (...) et j'ose espérer qu'ils intégreront ce que le parti leur dit comme l'un des éléments de réflexion. Mais je suis prêt à considérer que ce n'est pas le seul", explique le secrétaire national de EELV, Pascal Durand.

EELV compte 17 députés à l'Assemblée nationale et12 représentants au Sénat. Jean-Vincent Placé, le président du groupe au Sénat, a souhaité pour sa part que les "parlementaires suivent la position du mouvement". Eva Joly, partisane du « Non » a pourtant indiqué qu'elle ne participerait pas à la manifestation du 30 septembre à Paris organisée par associations, syndicats et partis de gauche contre l'austérité et le traité européen.

Salutations du Parti de gauche

Dans un communiqué, le Parti de gauche salue la décision d'EELV et réinvite ses membres à manifester le 30 septembre :"Cet acte important, qui intervient après l’engagement de plusieurs parlementaires socialistes dans le même sens, montre que le refus du TSCG est majoritaire à gauche. François Hollande et Jean-Marc Ayrault doivent l’entendre. Ils ne doivent pas s’allier avec la droite pour faire passer en force un texte qui doit être soumis par référendum à tous les citoyens. Nous invitons EE-LV à se joindre, le 30 septembre, à la manifestation unitaire "Une Europe solidaire et contre le traité d’austérité", à laquelle appellent déjà plus de 50 organisations politiques et syndicales."

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Tout sur la journée de mobilisation du 30 septembre

23 Septembre 2012, 15:55pm

Publié par PCF Villepinte

 

Il reste une semaine avant la grande journée de mobilisation contre la ratification du traité budgétaire européen. Retrouvez ici tout ce qu'il faut savoir sur ce traité, comme sur la grande manifestation unitaire du 30 septembre prochain. Rendez-vous à 13h30, place de la Nation à Paris.

 

  • Ils sont contre la ratifications et appellent à manifester le 30 septembre
    Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFDT CFF, CGT Finances, CGT Educ'action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant !, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, FSU-Île de France, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Mémoire des luttes, M'PEP, Marches Européennes, NPA, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform!, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.
  • Marie-George Buffet: "Après la Fête, rendez-vous le 30 septembre"
    Tout "se joue à Paris le 30 septembre" pour Mélenchon
    Dix personalités du monde politique, associatif et syndical expliquent leur position sur le pacte budgétaire européen : « Notre non au traité austéritaire » Communiqué : Quatre organisations syndicales réaffirment leur opposition au traité européen
  • Transport militant : Départs de cars, trains et covoiturages pour la manif du 30, c'est sur le site : stopausterite.org

Selon le calendrier fixé par le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, la ratification du traité fera l'objet d'un débat le 2 et 3 octobre après une déclaration de Jean-Marc Ayrault devant les députés sur "les nouvelles perspectives européennes". Le vote aura lieu au plus tard le 4 octobre. Ensuite, les parlementaires auront à statuer le lundi 8 octobre sur le projet de loi organique qui reprend notamment la règle d'or limitant à 0,5% du PIB le déficit public structurel et crée un Haut conseil des finances publiques placé auprès de la Cour des comptes.

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Et si la République célébrait enfin l’anniversaire de sa naissance ?

22 Septembre 2012, 10:41am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 21 Septembre 2012

Histoire

 

Michel Biard, Professeur à l’université de Rouen, président de la Société des études robespierristes.

 

Le 14 juillet 1789 est la date symbolique de la Révolution. Elle n’a pourtant rien à voir avec l’avènement de la République, qui eut lieu le 22 septembre 1792, quand la Convention nationale, chargée de rédiger une nouvelle constitution, abolit la royauté et instaura la République. Pourquoi un tel oubli ?

En ces premières années du XXIe siècle, de nombreux débats ont eu pour enjeux, réels ou prétendus, des questions liées à l’histoire, à tel point qu’un projet de Maison de l’histoire de France a même vu le jour sous le précédent quinquennat, tandis que diverses questions dites « mémorielles » agitaient la scène médiatique. Dans notre pays apparemment si soucieux de mémoire, aucune date ne marque dans le calendrier le jour de naissance de la République et aucune célébration officielle nationale ne rend hommage aux hommes qui abolirent la monarchie il y a deux cent vingt ans de cela. Pire, à l’exception des plus jeunes de nos concitoyen-ne-s, chacun-e se souvient que le bicentenaire de la Révolution française s’est pour l’essentiel concentré sur l’année 1989. Les lundi et mardi 21 et 22 septembre 1992, tous nos médias, toutes tendances politiques confondues, n’ont eu d’attention que pour les résultats du scrutin dominical tout juste connus… rien de moins que le référendum donnant une très courte majorité au « oui de la France à Maastricht » (titre du Monde, le 22). Difficile dans ces conditions de lutter pour celles et ceux qui, alors rassemblés à Paris à l’initiative du professeur Michel Vovelle, célébraient par un grand colloque international les deux cents ans de la République.

Deux décennies se sont depuis écoulées sans que le constat soit modifié. Certes, des initiatives nombreuses célèbrent chaque année cette date anniversaire, mais l’État persiste à l’oublier. On objectera que la nation fête avec soin le 14 juillet comme un événement fondateur, mais encore convient-il de rappeler ici qu’il ne s’agit pas du 14 juillet 1789 (jugé trop « violent ») mais du 14 juillet 1790. Ce jour-là, la Révolution se mit en scène elle-même pour donner, à Paris et dans toute la France, l’image d’une révolution achevée dans la concorde et d’une nation rassemblée autour du roi des Français. Notre République célèbre donc une fête de la monarchie et ignore la date de sa naissance ! Mais au fait, de quelle date s’agit-il ?

Après l’assaut contre les Tuileries, le 10 août 1792, et le renversement de la monarchie, une nouvelle Assemblée fut élue, pour la première fois au suffrage universel masculin (quoique encore indirect). Prenant le nom de Convention nationale, elle avait pour mission de rédiger une nouvelle constitution. Réunie de manière encore informelle le 20 septembre, alors que la précédente Assemblée se séparait, elle vota le 21, sur proposition de deux de ses membres (Collot d’Herbois et l’abbé Grégoire), un décret très court mais lourd de sens : « La Convention nationale décrète que la royauté est abolie en France. » Pour autant, la forme du nouveau régime ne fut pas mise en débat et il fallut donc attendre l’ouverture de la séance du 22 pour que ce dernier apparaisse. Encore n’est-ce qu’à travers une proposition symbolique, celle de Billaud-Varenne, qui demanda à « (…) dater les actes (… de) l’an premier de la République française », et ce « à compter de la journée d’hier (…) ». La Première République française vit toutefois le jour ce 22 septembre 1792, car le décret aussitôt voté remplaça la référence au 21, proposée par Billaud-Varenne, par l’adverbe « dorénavant ». Au sens strict, la Première République ne fut donc pas proclamée et ne fut même pas un objet de débats tant son évidence s’imposait.

De fait, elle naquit le 21, de droit le 22, néanmoins aucune de ces deux dates ne figure aujourd’hui dans notre calendrier. On s’en doute, le souvenir de la période la plus radicale de la Révolution et surtout celui de la Terreur nuisent à l’image de la Convention nationale et de son œuvre. Toutefois, si l’affaire était aussi simple, il conviendrait donc de débaptiser nombre de nos places et artères qui portent des noms de conventionnels, de supprimer plusieurs institutions prestigieuses nées des initiatives de la Convention, sans oublier de retirer du Panthéon les restes de Carnot, Condorcet et… Grégoire. Entendons-nous bien, nul ne prétend ignorer les violences de ces années, mais réduire à celles-ci la période 1792-1795 relève au mieux de l’ignorance, au pire d’une volonté d’extirper jusqu’à la moindre radicelle des si nombreux héritages révolutionnaires qui fondent encore notre démocratie et plus encore les idéaux gravés sur les frontons de nos édifices publics.

Les 20 et 21 septembre 2012, en hommage à la Convention nationale et à la République, se tiendra à Paris un grand colloque international réunissant des historien-ne-s soucieux-ses de rappeler ces héritages, mais aussi de débattre des réalités de cet automne 1792. À l’issue du colloque, organisé par quatre universités (Clermont-Ferrand, Lille, III, Paris, I, Rouen) et par la Société des études robespierristes, se déroulera, à l’initiative de cette dernière, une cérémonie devant le Panthéon. Tous les citoyen-ne-s sont invité-e-s à participer à cet événement place du Panthéon le vendredi 21 septembre, à 17 heures.

société robespierriste  La Société des études robespierristes, fondée en 1907 par Albert Mathiez, reconnue d’utilité publique en 1935, consacre ses activités à l’étude de la période révolutionnaire (entendue au sens large). Elle rassemble des chercheurs dont les travaux portent sur la Révolution française, mais accueille également tous les citoyen-ne-s que celle-ci passionne et/ou qui entendent en défendre les héritages. Présente dans le champ scientifique par ses publications et sa revue, les Annales historiques de la Révolution française, elle se conçoit aussi comme une société de pensée, ainsi que l’ont voulu ses fondateurs. En 2011, elle a, avec d’autres, organisé une souscription nationale qui a permis aux Archives nationales d’acquérir des manuscrits de Robespierre mis en vente publique et alors sur le point d’être dispersés.

Michel Biard

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