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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Fête de l'Humanité : Avec Lubat et Bohringer, l’insurrection et la jubilation

3 Septembre 2012, 12:08pm

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 3 Septembre 2012

 

 

Que du frais aux Amis 
de l’Humanité : 
un Lubat-Bohringer, « swing et slam » en prélude à leur concert 
sur la grande scène, dimanche après-midi. Dans le sillage d’Uzeste, Bernard Lubat et Richard Bohringer réinventeront le monde sur la grande scène (le 16) : deux génies généreux s’emparant de l’improvisation, pour en faire à la fois une langue de rupture – contre la pensée dominante – et une source de jubilation. Le public est convié, non comme consommateur passif, mais acteur d’un art en barricade.

Si vous n’avez jamais connu cette expérience jouissive, bouleversante, réconfortante, venez. Au chapiteau des Amis de l’Huma, le 16 aussi, avec la Cie Lubat et les musiciens du cirque Alexandre Romanès, on fêtera l’expulsion de Sarko. Le 15, le bal à Lubat nous fera guincher et brûler la nuit.

Vos premières accolades artistiques remontent aux années soixante, 
dans les clubs de jazz de Saint-Germain-des-Prés. Quels souvenirs gardez-vous ?

Bernard Lubat. Vers les fins de concert, Richard rejoignait les musiciens et faisait du slam bien avant que ça existe. Il inventait ses mots et son blues à lui. S’il avait fait de la musique, il aurait été jazzman. Ses textes respirent le blues.

Richard Bohringer. C’était de grands moments de partage, d’une émotion éblouissante. Il y avait des musiciens magnifiques, Bernard Lubat bien sûr, Eddy Louiss, Luigi Trussardi… J’ai été heureux que Dexter Gordon (légendaire saxophoniste et compositeur américain – NDLR) m’accueille dans son amitié. Bernard a été un des premiers à s’engager à fond dans une quête d’improvisation. Il n’a cessé d’être un ludion, bougeant, voulant, faisant, actant.

Cela tient de votre démarche 
que de ne pas savoir ce que 
vous jouerez à la Fête…

Bernard Lubat. Oui, la première note, le premier mot sont inconnus. Peu à peu, naît un groove, un questionnement. On va sans doute chanter, scatter avec Richard. On joue le jeu de l’impro, aux antipodes des musiques formatées, industrielles, anglo-klaxonnes, pouêt pouêt et autres pop-corn.

Richard Bohringer. Oui, l’improvisation, c’est la liberté. Mais c’est aussi, en amont, beaucoup de travail. 
Je suis un homme improvisé. Il y a des mecs qui s’installent, je fais partie de ceux qui se désinstallent. Le travail, chez moi, ne se voit pas, il est interne.

Bernard, samedi, aux Amis 
de l’Huma, ce sont vos mots 
qui valseront avec le public…

Bernard Lubat. Oui, en s’entremêlant avec la musique, hors de la relation de servilité qui sévit souvent dans ce qu’on appelle la chanson, où, en général, la musique sert de larbin au texte. La soirée finira par un jazz-bal-bœuf, le public dansera sur de la musique vivante.

Richard Bohringer. Je suis content de jouer à la Fête de l’Huma. C’est une vraie rencontre, avec un peuple militant. Je n’y vais pas pour gagner des ronds, mais pour rencontrer des camarades, avec lesquels j’ai souvent en commun des interrogations et des idées sur la société. J’aime, parce que c’est à la fois très sérieux et utopique.

Entretien réalisé par 
Fara C

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"La poursuite des politique d’austérité mène inéluctablement à l’éclatement de l’UE"

3 Septembre 2012, 12:01pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 3 Septembre 2012

Entretien avec Thomas Coutrot, co-président d'Attac

 

Thomas Coutrot, co-président d'Attac et membre de la fondation Copernic et des économistes atterrés, dresse un tableau pessimiste mais lucide de l’avenir de l’Europe, au lendemain de la rencontre entre Angela Merkel, François Hollande et le Premier ministre grec Antonis Samaras.

La chancelière allemande, Angela Merkel, puis le Président de la République François Hollande ont rencontré l’un après l’autre Antonis Samaras, le Premier ministre grec. Ils ont refusé le délai supplémentaire qu’il réclamait. Quel sens donner à cette décision ?

Thomas Coutrot : C’est clair : le gouvernement français partage les objectifs et la politique du gouvernement allemand. Il n’y a pas de divergence entre les deux. Malheureusement, il n’y a aucune d’ambigüité sur le sujet. Il s’agit de pousser la Grèce dans ses derniers retranchements. Même le gouvernement grec s’est fait élire en promettant à sa population une renégociation du mémorandum, la réaction des dirigeants français et allemands est extrêmement claire : il n’est pas question de renégocier quoi que ce soit de ce mémorandum.

Cela signifie-t-il que la France et l’Allemagne seraient prêtes à lâcher la Grèce à tel point qu’elle sorte de la zone euro ?

Il y a peut-être un jeu tactique de Hollande de retarder la manifestation d’une éventuelle divergence sur ce sujet de l’exclusion de la Grèce de la zone euro. Mais s’il y a jeu tactique, le moins que l’on puisse dire est qu’il est maladroit et sans espoir car ce n’est pas à la dernière minute, au moment où se posera la question de la nécessité d’exclure ou non la Grèce de la zone euro, que l’on pourra commencer à mettre les divergences sur la table. Si l’on ne met pas les éventuelles différences tout de suite sur la table, il sera trop tard lorsque la décision sera à prendre en urgence.

Personne, pourtant, ne mesure les conséquences d’une sortie d’un pays de la zone euro ? On pourrait imaginer qu’ensuite l’Espagne, le Portugal se retrouvent dans la même situation…

C’est plus que probable. Ce qui amène la Grèce dans une situation ingérable, du point de vue macro-économique, puisque exactement les mêmes mécanismes sont à l’œuvre en Espagne et au Portugal, mais aussi en Italie et en France. C’est donc un engrenage, une question de temps, mais l’écart de compétitivité entre l’Allemagne et les autres pays de la zone euro est tel que s’il n’y a pas une résorption rapide de cette écart de productivité par des politiques coopératives en Europe, la zone euro éclatera.

Personne n’est prêt à mener cette politique ! Les peuples européens sont-ils condamnés à vivre dans une Europe de l’austérité ?

Je crois que l’Europe de l’austérité n’est pas viable. Donc les peuples européens sont condamnés à vivre dans une Europe qui va éclater, car il n’y a pas de possibilité de maintien de l’UE avec les politiques actuelles. Pour nous le diagnostique est très clair, la poursuite des politique d’austérité mène inéluctablement à l’éclatement de l’UE, à l’écroulement de l’euro d’abord et ensuite à l’éclatement de l’UE pour des raisons politiques et économiques. C’est une voie sans issue dans laquelle le gouvernement de François Hollande est malgré tout décidé à s’engager bien qu’il ait, dans la campagne électorale, dit exactement le contraire.

Comment s’en sortir ? Quelles sont les luttes à mener ?

La réponse à la crise européenne doit être une réponse européenne. Les mouvements sociaux ne peuvent plus se contenter de résistances nationales aussi nécessaires soient-elles. Elles ne sont pas suffisantes. L’urgence aujourd’hui pour les mouvements européens est de construire des luttes communes. L’initiative prise par nos camarades italiens de convoquer une assemblée générale des mouvements sociaux européens à Florence le 15 novembre est une initiative tout à fait décisive. Elle va permettre, pour la 1ère fois en Europe, à l’ensemble des mouvements sociaux qui le voudront – et je crois qu’ils seront très nombreux – de se coordonner pour avancer un nombre limité d’exigences communes et avancer un nombre peut-être encore plus limité de campagnes communes, mais très fortes, dans les différents pays, pour pouvoir enfin peser sur ces politiques suicidaires que mène l’UE.

Propos recueillis par Fabien Perrier

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Contrats d'avenir : « Pas une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes »

3 Septembre 2012, 11:57am

Publié par PCF Villepinte

 

 

Contrats d'avenir : « Pas une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes »
Le chômage et la pauvreté ne cessent de progresser chez les jeunes qui subissent la crise de plein fouet. Les contrats d'avenir proposés par le gouvernement peuvent être une première réponse d'urgence sociale mais ils ne peuvent en aucun cas être considérés comme une réponse pérenne pour l'emploi durable des jeunes.

Pour que ces contrats soient utiles aux 150 000 jeunes concernés, ils doivent inclure une formation qualifiante et un réel accompagnement (tutorat) et suivi par les  missions locales, auxquelles nous devons donner les moyens de fonctionner. Les acteurs concernés, organisations de jeunesse, syndicats, élus,  missions locales, doivent avoir un rôle de contrôle du dispositif. Il est impensable de remplacer des emplois existants sous statut par des emplois précaires, ni de fournir une main d'œuvre quasi gratuite aux entreprises privées, comme le veut la patronne du Medef.

Si François Hollande s'est engagé à améliorer la vie des jeunes, il doit maintenant passer aux actes ! Le PCF appelle le gouvernement à prendre en compte les propositions des organisations de jeunesse. La loi-cadre, déposée par les députés du Front de gauche et qui permet aux jeunes de prendre en main leur avenir, doit être débattue et adoptée dés cette rentrée au parlement.
Le PCF et ses partenaires du Front de gauche sont déterminés a engager les batailles aux côtés des jeunes pour leur autonomie et la sortie de la précarité.

 

 

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