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Nicolas Sansu « Ce collectif budgétaire remet en question de grandes injustices fiscales »

2 Août 2012, 08:58am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 1 Août 2012

parlement

 

 

Nicolas Sansu, député PCF-Front de gauche du Cher, membre de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a voté, hier, avec son groupe, le budget rectificatif.

Quel est, selon vous, le sens de cette loi de finances rectificative ?

Nicolas Sansu. Ce collectif budgétaire permet de revenir sur de grandes injustices en refiscalisant les patrimoines et les hauts revenus. Il a contribué à éviter la TVA dite sociale, mais que j’appellerais antisociale, prévue par l’ancienne majorité. Elle représente l’impôt le plus injuste car elle frappe les couches les plus modestes : les 10 % les plus riches consacrent seulement 3 % de leurs revenus à la TVA alors que les 10 % les plus pauvres sacrifient 8 % de leur budget. La mesure la plus juste, selon moi, est la contribution exceptionnelle sur la fortune qui permet d’annuler le cadeau inadmissible fait aux riches sous Sarkozy, c’est-à-dire l’allégement de l’impôt sur la fortune voté en 2011. D’autre part, cette loi souligne un problème majeur, la lutte contre l’évasion fiscale. Le sénateur PCF Éric Bocquet (rapporteur de la commission d’enquête sur l’évasion des capitaux – NDLR) a raison de proposer un haut-commissariat chargé de lutter contre ce phénomène qui représente près de 50 milliards de pertes pour l’État. La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires est aussi très importante, car il est normal que toute heure travaillée soit cotisée. Le « travailler plus pour gagner plus » a empêché la création de 90 000 emplois.

Mais la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires représente une perte de pouvoir d’achat pour certains salariés…

Nicolas Sansu. C’est une réalité indéniable : de nombreux salariés, et notamment les plus modestes, vont perdre quelques dizaines d’euros sur leurs fiches de paie. C’est pourquoi, en contrepartie, nous demandons d’augmenter le pouvoir d’achat des Français par une hausse du Smic, bien supérieure au faible coup de pouce de 0,6 % décidé pour l’instant, et par le dégel du point d’indice des fonctionnaires. L’idée est d’améliorer le pouvoir d’achat en augmentant directement le salaire de base, et non par des petits artifices comme l’a fait la droite jusqu’à présent. Si la gauche ne mène pas une politique de revalorisation des salaires, la droite s’autoproclamera championne du pouvoir d’achat : ce serait un comble.

Ce collectif budgétaire porte bien son nom : il ne fait que rectifier la politique menée par Nicolas Sarkozy et n’engage pas de réformes structurelles...

Nicolas Sansu. Dès l’automne, nous allons mener un grand débat pour réformer l’architecture fiscale de l’État. Nous devons poser la question des moyens pour empêcher l’accumulation des revenus du capital au détriment du travail. Il s’agira aussi de trouver des financements de l’économie afin de dégager des marges de manœuvre. La gauche ne doit pas être la championne de la diminution des dépenses publiques. Nous ne pouvons pas nous en tenir seulement au rapport de la Cour des comptes qui fixe la nécessité de trouver 33 milliards d’euros l’année prochaine, dont la moitié de cette somme correspondrait à une diminution des dépenses publiques. Le débat sur la réforme de l’impôt sur le revenu sera une étape cruciale. Cet impôt ne représente aujourd’hui que 8 % des recettes de l’État. Nous devons augmenter la part dans les recettes publiques des impôts progressifs. Nous avons perdu la progressivité de notre fiscalité. Je conseille à certains de relire l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La contribution commune (…) doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » Dans le débat budgétaire pour 2013 sur le financement de la protection sociale, nous refuserons une hausse éventuelle de la CSG qui affaiblirait les ménages. Nous proposerons par exemple d’inclure les actifs financiers et les profits d’exploitation des entreprises dans l’assiette de financement de la Sécurité sociale, ce qui correspondrait à une CSG entreprise.

Peut-on réaliser une politique de gauche en ratifiant le traité européen de stabilité budgétaire ?

Nicolas Sansu. Sur ce point nous avons un clivage avec le PS qui n’a pas réellement renégocié ce pacte. Nous devons transformer l’Europe actuelle dont les mécanismes favorisent les marchés financiers au détriment du crédit. La Banque centrale européenne doit permettre le financement de la dette des États souverains et de véritables projets de croissance. Le traité européen est austéritaire : il allie l’austérité et l’autoritarisme en niant les souverainetés nationales.

Entretien réalisé par 
Alexandre Poussart

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Budget : la gauche imprime sa marque

2 Août 2012, 08:54am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 1 Août 2012

parlement

 

 

La gauche majoritaire au Parlement a adopté définitivement, hier, la loi de finances rectificative pour 2012. Premier budget réalisé en partie par la nouvelle majorité, qui amorce 
le redressement espéré après 
des années d’injustice fiscale.

C’est souvent aux grands choix budgétaires que l’on reconnaît les lignes directrices d’une politique. La loi de finances rectificative pour 2012 adoptée définitivement, hier, par les formations de gauche, majoritaires à l’Assemblée nationale et au Sénat, n’échappe pas à la règle. Premier exercice budgétaire, encore partiel, pour le gouvernement et la nouvelle majorité parlementaire, sa portée se limitant aux seuls cinq derniers mois de l’année, la page à remplir n’était pas vierge, puisque la loi de finances initiale pour cette année avait été élaborée par le gouvernement précédent. C’est donc sur la base de cette loi laissée en héritage par la droite que les députés et les sénateurs de la majorité ont travaillé, en corrigeant, réévaluant, modifiant les arbitrages initiaux. Au final, la gauche a plutôt réussi l’exercice, imprimant sa marque par des choix qui tranchent nettement avec les dogmes sarkozystes, en particulier dans le domaine fiscal. Et d’abord avec le premier d’entre tous : celui de l’allégement de l’imposition des plus fortunés, au nom de la compétitivité et de l’attractivité économique de la France. En cinq ans, entre 2007 et 2012, les impôts de tout un chacun ont ainsi été augmentés de 30 milliards d’euros pour compenser les nombreux ­cadeaux faits aux plus aisés et aux employeurs.

  • Un budget initial profondément remanié

La loi de finances adoptée hier inverse la vapeur : « Nous ne prétendrons pas, contrairement à ceux qui nous ont précédés, que nous n’augmenterons pas les impôts », a déclaré le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac (PS), lors du vote du texte en première lecture. Mais le gouvernement entend assumer son engagement de réduire le déficit public « en demandant aux Français un effort que nous voulons le plus juste possible ». La contribution exceptionnelle demandée aux plus hauts revenus témoigne de ce début de redressement après des années d’injustice fiscale. À l’inverse, la TVA dite « sociale », impôt injuste par excellence car frappant au même taux tous les ménages quels que soient leurs revenus, a été abrogée, avant même son entrée en vigueur, prévue à l’automne. Si on y ajoute la fin de la détaxation des heures supplémentaires, symbole de l’illusion sarkozyste du « travailler plus pour gagner plus », la mise à contribution des indemnités somptuaires de certains dirigeants d’entreprise, appelées « retraites chapeaux », le ­relèvement des droits de succession ou encore la taxation des logements vides, c’est donc un budget profondément remanié que les parlementaires ont entériné. Au total, la loi de finances rectificative devrait ainsi permettre de ­dégager 7,2 milliards d’euros de recettes supplémentaires par des hausses d’impôts comme celles mentionnées ci-dessus.

  • Les débats européen et budgétaire intimement liés

Pour autant, c’est encore loin du compte dans l’optique du gouvernement de réduire le déficit public à 3 % du PIB dès 2013, au lieu de 4,5 % dans la loi adoptée hier. Un objectif contesté par ailleurs du côté du Front de gauche, car s’inscrivant dans une logique d’austérité au plan européen qui ne fait qu’amplifier la crise économique en étouffant la croissance et contribue, en retour, à ­gonfler la dette publique au lieu de la réduire. « Ce soutien (à la loi de finances rectificative – NDLR) ne purge pas tous les débats que nous devrons avoir sur le niveau de la ­dépense publique parce que, je le redis, la gauche ne doit pas être la championne de la diminution de la dépense ­publique », a ainsi rappelé, dans la discussion, Nicolas Sansu (PCF), au nom des députés du Front de gauche. Et le maire de Vierzon de faire le lien avec la discussion à venir sur la ratification du nouveau traité car « il n’y aura pas deux types de débats différents : nous savons bien que le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance aura forcément des implications extrêmement fortes dans la loi de finances initiale » pour 2013, qui sera débattue à l’automne. Premier budget annuel entièrement élaboré par la gauche, il sera alors le vrai test des ambitions de changement, notamment en ce qui concerne les grands axes de la réforme fiscale qui devrait y être concrétisés. Celle-ci fait déjà l’objet de débats à gauche, autour de la CSG en particulier.

Lire aussi:

Budget 2012 : les principales mesures

Nicolas Sansu "Ce collectif budgétaire remet en question de grandes injustices fiscales"

Nouvelle hausse de la CSG :"To be or not to be?"

Sébastien Crépel

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Protection sociale

2 Août 2012, 08:49am

Publié par PCF Villepinte

Publié le 27 juillet 2012
La CGT lance une grande campagne
Remettre la vie au cœur


Protection sociale

En France la protection sociale et son pilier fondamental la Sécurité Sociale ont permis des progrès sociaux considérables en espérance de vie, en qualité et en sécurité de vie. Les Français perçoivent à juste titre la Sécurité Sociale comme leur premier acquis social.
Or aujourd’hui, nous sommes à un tournant de l’histoire de notre système. En effet, les droits les plus élémentaires ne sont aujourd’hui plus accessibles à un grand nombre de nos concitoyens :
un tiers de la population renonce à des soins,
la moitié des jeunes pense qu’ils n’auront pas de retraites,
4,5 millions de personnes sont sans emploi et parmi elles seulement 2,8 millions perçoivent des indemnités chômage,
8 millions de salariés sont pauvres,
8,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté,
3,6 millions de personnes sont non ou mal logées dont 600 000 enfants, _75% des personnes pauvres. ont moins de 25 ans….

Face à ces situations et pour toutes ces raisons, la CGT a décidé de lancer une campagne de reconquête de la protection sociale. Reconquête pour transmettre aux générations futures une Sécurité sociale qui reste toujours une référence pour les salariés des pays qui ne la possèdent pas.


Dernière mise à jour : 31 juillet 2012

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La progression de la gauche est un espoir pour tous les peuples européens (PGE)

2 Août 2012, 08:43am

Publié par PCF Villepinte

La progression de la gauche est un espoir pour tous les peuples européens (PGE)
Le parti de la gauche européenne (PGE) s'est réuni ce week-end à Athènes, accueilli par Syriza. Ces 28 partis membres et 10 observateurs se sont réjouit de la fulgurante ascension de leurs partenaires grecs et plus généralement, de la progression de la gauche dans plusieurs pays de l'UE, comme par exemple le Front de gauche en France.

Les positions de la gauche se renforcent. Les forces du PGE dans leur pays et le PGE au plan européen sont désormais incontournables. C'est un espoir et un atout pour les résistances à l'austérité. La possibilité d'une alternative politique visant la refondation de l'Europe, dans la solidarité, au service des peuples et de la démocratie, grandit.

Le PGE a affiné ses propositions d'urgence : un moratoire et une conférence européens sur les dettes publiques pour empêcher leur aggravation et déterminer leur hauteur réelle ainsi que des mesures de régulation bancaire. Il a précisé sa conception des mesures à prendre une croissance d'un nouveau type : fondée sur une meilleure répartition des richesses entre le capital et le travail, la justice fiscale et des changements profonds dans le système bancaire et financier

Des actions seront mises en œuvre dans tous les pays pour empêcher la ratification du dangereux pacte budgétaire et combattre le repli égoïste attisé par l'extrême droite.

Avec un comité citoyen composé de personnalités politiques, syndicales et du mouvement social et culturel, le PGE a déposé devant la commission européenne un projet d'initiative citoyenne européenne pour la création d'une banque publique européenne exclusivement dédiée au développement social, écologique et solidaire. Au mois de septembre commencera une grande campagne pour la récolte d'un million de signatures dans toute l'UE.

Toujours engagé avec les mouvements sociaux et les forces syndicales, le PGE participera activement à l'initiative « Florence + 10 » en novembre et au processus de construction d'un « alter summit » pour le premier semestre 2013.

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Campagne pour un référendum

1 Août 2012, 15:28pm

Publié par PCF Villepinte

 

Nous voici face à une sérieuse question de principes. On se souvient que F. Hollande n’avait cessé de réclamer une renégociation du nouveau traité européen. Puis il avait inscrit cet objectif de « renégociation » dans son programme. Ce traité, coécrit par M. Sarkozy et Mme Merkel à tel point qu’il a été baptisé le « Merkozy », répond au nom barbare de « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’union économique et monétaire » (TSCG). Ce texte est un véritable cadenas sur les budgets de chaque Etat. Mais pas seulement ! Au nom de la « coordination des politiques économiques et de convergence », il vise aussi à imposer des politiques économiques uniformes dans toute l’Europe. Celles-ci ont pour nom pression sur les salaires, démolition du code du  travail, flexibilité, précarité, recul de l’âge de la retraite. Ce texte n’a pas été renégocié au cours du Sommet européen des 28 et 29 juin. Il ne lui a pas non plus été ajouté un « pacte de croissance » comme cela est dit souvent. Ce pacte existe bien, mais ce n’est qu’une annexe aux conclusions du Conseil. Elles n’ont aucune valeur juridique, contrairement au traité qui deviendra une loi s’appliquant à toutes et tous. Ce pacte de croissance comporte bien quelques points d’appui mais aussi beaucoup d’orientations négatives. Si F. Hollande avait au cours de cette réunion affirmé qu’il soumettait ce texte à l’approbation des Français, il aurait obligé Mme Merkel à renégocier.

Mais la bataille n’est pas terminée. Nos concitoyens peuvent se faire entendre et dire leur mot. Voilà pourquoi nous lançons le débat. C’est trop grave pour laisser faire. En effet ce texte donne des pouvoirs nouveaux à la Commission de Bruxelles sur les budgets et les choix économiques des Etats. Ce texte n’est donc pas une chose abstraite. Il aurait de redoutables conséquences sur la vie de chacune et de chacun d’entre nous. Il implique de réduire encore plus drastiquement que ne le faisaient les traités de Maastricht et de Lisbonne les déficits de toutes les « administrations publiques » c’est-à-dire de l’Etat, de la Sécurité sociale, des entreprises et services publics, des collectivités territoriales. Il prépare de nouveaux reculs sociaux. Les collectivités locales auraient moins de moyens pour l’aide sociale, la petite enfance, le sport, les équipements. L’Etat réduirait encore le nombre de services publics. Moins d’hôpitaux, d’écoles, de postes, de trains. Moins de moyens pour la protection sociale et les retraites. Au bout du compte, ce serait plus d’injustice, car de nombreux autres textes européens poussent les gouvernements et les Parlements à réduire les impôts sur le capital et les grandes fortunes au profit de ce que les autorités bruxelloises appellent « l’impôt de consommation », c’est-à-dire la TVA.

Mais il y a pire. Le traité, combiné à deux règlements -c’est-à-dire des lois décidées en commun par la majorité du Parlement européen et le Conseil européen – permet à la Commission de Bruxelles de contrôler le budget des Etats durant leur préparation, de les rectifier, et cela va même jusqu’au refus de recevoir certains amendements parlementaires durant la discussion des budgets nationaux. Un pays qui aurait, selon les critères européens, « trop de déficits », serait placé sous tutelle, comme cela s’expérimente depuis plusieurs mois en Grèce, en Espagne et en Italie. Depuis la Révolution française, le principal pouvoir du Parlement est de décider de la collecte de l’impôt, de sa nature et de la répartition des  fruits de celui-ci, ainsi que de l’orientation des dépenses. C’est même pour une part l’une des justifications des Parlements nationaux et l’un des fondements du pacte républicain. Si une autorité supérieure non élue enlève -via ce nouveau traité- les pleins pouvoirs budgétaires aux Parlements nationaux, nous entrerions dans un autre système qui ne serait plus la République française. Un autre régime politique : ce serait un système supranational, au pouvoir concentré, non élu, autoritaire, appliquant l’austérité à perpétuité pour les peuples, pour soutenir la finance dans le cadre de la guerre économique mondiale. C’est le sens de la partie quatre de ce texte, qui conditionne toute « réforme économique » des Etats à l’autorisation des institutions européennes. Ceci au nom d’un modèle économique de « la compétitivité », cette théorie qui place les gens, les travailleurs, en guerre sociale et économique les uns contre les autres.

On le voit, ce projet est très inquiétant. Il prépare une Europe « a-démocratique » ou « post-démocratique » au seul nom de la réduction des déficits. Or la crise n’est pas due aux déficits. Ce sont les déficits, dus à la fois à l’austérité qui produit une croissance faible ou nulle et les cadeaux offerts aux puissances financières, qui ont produit et aggravé la crise. Laisser faire reviendrait à se priver de la possibilité de mener une autre politique, favorable à la justice. Laisser faire reviendrait à une perte de souveraineté populaire ; à laisser des autorités supranationales non élues décider de nos vies.

Ceci ne peut pas se passer dans ce silence assourdissant. Nous réclamons un débat public sur le contenu de ce traité, et une consultation populaire, pour créer les conditions d’une renégociation, prélude à une réorientation de la construction européenne. C’est pour favoriser ce débat et pour obtenir un référendum, que l’Humanité et l’Humanité Dimanche organisent tout l’été une campagne de pétition que vous pouvez utiliser en signant, en faisant signer, dans la perspective d’un moment fort pour obtenir le référendum, à l’occasion de la Fête de l’Humanité les 14 – 15 et 16 septembre prochains.

Pour que vive la démocratie, menons campagne pour un référendum sur le nouveau traité européen.

Pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen

 

François Hollande s’était engagé à renégocier le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par N. Sarkozy et A. Merkel. il n’en est rien. Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l’austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles. Pourtant l’expérience montre que cette orientation n’a fait qu’enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. N. Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. il faut aujourd’hui un débat public sur les orientations européennes et un référendum sur le nouveau traité. Seul le peuple souverain peut décider de son avenir. C’est une question de démocratie. Téléchargez la pétition pour la faire signer autour de vous :
 https://docs.google.com/file/d/0BwmnXg5RBJgoVDR3Umswb25haWc/edit?pli=1 Nous vous donnons rendez-vous à la Fête de l'Humanité, les 14, 15 et 16 septembre 2012 à la Fête de l'Humanité pour amplifier la mobilisation pour obtenir un débat public sur le contenu du traité européen et une consultation populaire pour créer les conditions d'une renégociation.
"Non à l’austérité dans le droit européen, exigeons un référendum !" Lire l'appel de Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député au parlement européen :
*Obligatoire

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"Le Venezuela, c'est plusieurs pays en un"

1 Août 2012, 15:24pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 1 Août 2012

 

 

 

 

Chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz. A deux mois des élections présidentielles, état des lieux du Venezuela treize années après l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez. Aujourd'hui : "L'axe Caracas-Brasilia- Buenos Aires se renforce".

Toujours dans l’État andin de Mérida. Le Venezuela, c'est plusieurs pays en un.
Une délégation argentine conduite par le ministre de la planification, Julio de Vido, et le président de la compagnie argentine des Pétroles, récemment nationalisée (YPF, Yacimientos Petrolíferos Federales), est à Caracas pour traiter de la stratégique question énergétique. De nouveaux horizons s'ouvrent aux trois pays... Hier, au Brésil, le Venezuela a rejoint officiellement le MERCOSUR, "marché" (et pas seulement) commun du sud. Pour le Venezuela, il s'agit d'un fait historique, qui lui permet, selon Chávez, de "récupérer des décennies de retard". Il consolide le projet bolivarien, donne plus de poids au pays.

L'Argentine YPF participe d'ores et déjà à l'exploration et à l'exploitation sur la frange de l'Orénoque, qui recèle d'énormes réserves pétrolières. La compagnie vénézuélienne d’État, PDVSA, est devenue actionnaire de YPF. Le Venezuela peut s'appuyer sur un socle pétrochimique déjà solide. L'axe Caracas-Brasilia- Buenos Aires constitue le fondement stratégique du Mercosur. Après la délégation argentine, c'est au tour d'une délégation brésilienne de séjourner à Caracas pour préparer l'adhésion au Mercosur. Les dirigeants de la Compagnie brésilienne, Petrobras, dans laquelle l’État est majoritaire, partagent axes, coopération et priorités avec le Venezuela, malgré les asymétries entre les différents pays.
Le président Chávez vient d'inaugurer le complexe pétrochimique Ana María Campos, dans l’État à majorité conservatrice du Zulia.

Devant ce nouveau pas vers une intégration continentale équilibrée, mutuellement avantageuse, Washington enrage. Le gouvernement a multiplié les intromissions, manœuvres, pour empêcher l'entrée du Venezuela au MERCOSUR. Résultat: nouvelle claque. "Pa'lante, Comandante". Partout où nous passons, "En avant, avec le Commandant".

  • A lire aussi :

" La révolution bolivarienne se fait démocratiquement"

Retrouvez les précédentes chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz

Jean Ortiz

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Consommation, autos, construction... les indicateurs virent au rouge

1 Août 2012, 15:12pm

Publié par PCF Villepinte

Pancarte des Indignés de la défense, l'hiver dernier

 

Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici s'est dit "inquiet" pour la croissance de l'économie française, ce mercredi matin sur RTL. Mais alors que les statistiques de la consommation, des ventes automobiles ou de la construction de logement neuf, publiés ce matin, sont tous mauvais, le gouvernement n'envisage pas d'abaisser une nouvelle fois sa prévision pour 2012.

Le détail de toutes ces mauvaises nouvelles:

  • Consommation: le moteur de la croissance cale

La consommation des ménages français a reculé au deuxième trimestre après avoir stagné en début d'année, un mauvais présage pour la croissance en 2012, dont elle est un moteur traditionnel.

Les dépenses de consommation en biens, si elles ont continué de progresser en juin avec une hausse discrète de 0,1% après avoir gagné 0,5% en mai, n'en ont pas moins reculé de 0,2% sur l'ensemble du trimestre par rapport au 1er trimestre 2012, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Concrètement:

  1. la consommation de produits alimentaires a reculé de 1,3% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, après une hausse de 0,8% au premier trimestre 2012
  2. la consommation en énergie a augmenté de 2,7%, en raison des fortes dépenses de chauffage en avril, après avoir déjà fait un bond de 3,5% au premier trimestre de cette année
  3. les dépenses en biens durables ont progressé de 1,1% sur avril-juin, après une baisse de 4,1% au premier trimestre
  4. la consommation de textile-cuir a chuté de 5,3%, après une légère hausse de 0,3% en début d'année.

 

  • Le secteur manufacturier à la peine

La contraction de l'activité dans le secteur manufacturier en France s'est accentuée en juillet sous l'effet d'un plongeon des nouvelles commandes et de réductions d'effectifs dans les entreprises. C'est ce que montrent mercredi les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.

"La faiblesse de la demande sur le marché intérieur et sur les marchés à l'export continue de peser sur les performances des entreprises manufacturières, ces dernières pâtissant fortement du climat d'incertitude économique et de la détérioration de la conjoncture internationale", a déclaré dans un communiqué Jack Kennedy, économiste de Markit.

Outre une baisse plus soutenue des nouvelles commandes, il souligne que l'activité manufacturière en France souffre d'une accélération des suppressions d'emplois et de la baisse des stocks qui reflètent "la volonté ferme des fabricants de réduire leurs dépenses". Seize pour cent des entreprises interrogés dans le cadre de l'enquête ont fait état de réductions d'effectifs, contre seulement 6% qui ont signalé des embauches.

  • Le logement neuf en panne

Les mises en chantier de logements neufs ont plongé de 14% sur la période allant d'avril à juin, comparé à la même période en 2011. Le nombre des permis de construire pour les logements neufs a également continué à reculer, de 1,9% sur un an, une baisse quasi identique à celle de 2% enregistrée pour la précédente période (mars-mai).

Certes, la chute semble ralentir: les chiffres des mois précédents avaient mis évidence un recul encore plus important des mises en chantier, de 19,8% pour la période de mars à mai et de 22,5% pour celle de février à avril. Mais "il faut remonter à 1998 pour retrouver un niveau aussi bas, c'est véritablement l'expression d'une panne" qui "risque de durer", selon l'économiste Michel Mouillard.

 

  • Les ventes auto passent à l'orange

L'industrie automobile patine. Les immatriculations de voitures neuves, publiées mercredi, ont baissé de 7% en juillet en France en données brutes malgré deux jours ouvrables de plus qu'en juillet 2011. PSA Peugeot Citroën et le groupe Renault, pour qui la France constitue le principal débouché, ont particulièrement souffert: le premier a vu ses ventes baisser de 9,9% et le second de 11,2% en dépit d'un doublement des ventes de sa filiale à bas coûts Dacia.

Depuis le début de l'année, les immatriculations de voitures particulières n'ont cessé de reculer (-13,5%, selon le CCFA), effet d'une conjoncture déprimée et de la suppression de la prime à la casse qui avait soutenu le marché jusqu'à début 2011.

 

  • A lire aussi:

OFCE: l'austérité sans fin n'est pas la solution

Non à l'austérité dans le droit européen, exigeons un référendum

La croissance revue à la baisse

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