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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Syrie : le PCF déplore l'échec de la mission Annan et appelle la France à reprendre le fil de la diplomatie

6 Août 2012, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

Syrie : le PCF déplore l'échec de la mission Annan et appelle la France à reprendre le fil de la diplomatie
 La démission de Kofi Annan de son mandat de médiateur pour l'ONU et la Ligue arabe est révélatrice de l'impasse dramatique de la crise syrienne. Malgré tous ses efforts pour maintenir la possibilité d'une solution politique et obtenir la fin d'un affrontement armé terriblement meurtrier et destructeur, la militarisation du conflit n'a cessé de s'accentuer en se muant en véritable guerre civile. Kofi Annan s'est heurté à une confrontation géopolitique régionale et internationale de grande dimension. Le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki Moon, a d'ailleurs appelé les grandes puissances à dépasser leur rivalités en déplorant explicitement une « guerre par procuration ».

Dans ce contexte, la mission de paix, initialement acceptée par tous est devenue impossible. Il revient maintenant à la France de prendre les initiatives nécessaires pour renouer le fil d'une diplomatie acceptable qui permette un consensus préservant la sécurité du peuple syrien et préparant un avenir démocratique pour le pays. 

Le PCF exprime son inquiétude et ses vifs regrets qu'une telle mission n'ait pas pu réussir. Plus la confrontation armée s'exacerbe, plus il sera difficile de garantir l'unité du pays et du peuple syrien dans un État de droit qui garantisse les libertés. Cette grave situation laisse la porte ouverte à une poursuite très préoccupante de la militarisation, des violences et même de règlements de compte et d'exécutions sommaires. Les troupes de Bachar Al Assad y puisent un insupportable prétexte pour continuer une répression criminelle et leurs offensives militaires massives. Même le camp palestinien de Yarmouk, proche de Damas, a subit un bombardement aux conséquences tragiques.

Il faudra pourtant qu'une solution politique intervienne et traduise réellement les aspirations légitimes du peuple syrien et sa volonté de voir les droits humains enfin respectés.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec toutes les forces qui agissent pour la démocratie, la souveraineté et la dignité humaine en Syrie, pour la fin d'un régime de dictature incapable d'assurer un avenir à son propre pays.

 

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Le beach-volley, ce sport olympique où les filles jouent avec leurs fesses

5 Août 2012, 07:23am

Publié par PCF Villepinte

Extrait de:
Marine Marck | Rue89

Et si l’on photographiait tous les sports olympiques comme on photographie le beach-volley ? C’est la question posée par Metro.us, ce mercredi.

Les journalistes du site, constatant que le beach-volley féminin se résumait à des gros plans sur les postérieurs des joueuses, se sont amusés à transformer des photos de lutteurs, de gymnastes, d’athlètes, de nageurs ou de basketteurs.


Montage de photos de Metro.us : les fesses d’un athlète, d’un basketteur et d’un plongeur

Le résultat est plutôt percutant. Difficile de résumer un plongeon à 10 m par une photo de fesses en l’air. Alors pourquoi les volleyeuses devraient-elles subir ce traitement partiel ?

« Le rôle des femmes : couronner les vainqueurs »

Merci Pierre de Coubertin.

« Les Jeux olympiques doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. »

Forcément, si même l’homme qui ressuscite les JO estime que les femmes devraient se satisfaire d’un rôle de potiche, difficile pour les filles de faire reconnaître leur statut de sportives.

Souvent, elles n’ont que deux choix :

  • dire adieu à leur féminité et se fondre dans le cliché de la sportive virile ;
  • accepter leur sexualisation à outrance.

Un article du Monde diplomatique, publié à l’occasion des Jeux olympiques de Sydney, en 2000, résumait déjà cette dichotomie. Catherine Louveau, sociologue du sport, dénonçait le syndrome de la sportive mignonne :

« Lorsqu’il s’agit de la femme, impossible d’échapper à une appréciation esthétique. Lorsque la sportive paraît, cherchez la femme : “La toujours belle et toujours aussi rapide Florence Griffith Joyner” ; ou l’alpiniste Catherine Destivelle, qui, “ tranquillement redoutable derrière son joli sourire, arrive toujours au sommet ”.

L’Equipe Magazine n’avait pas hésité à opposer, sur la question de la “ féminité ”, la cycliste Jeannie Longo à Muriel Hermine (natation synchronisée).

En légendant une photographie de cette dernière (“ belle et féminine ”), le journaliste indiquait : “ La faute à qui si Longo rime avec macho et Hermine avec féminine ?” L’une était conforme au référent normatif de la “ féminité ”, l’autre non. »

Plus récemment, fin 2010, Catherine Louveau s’exprimait sur Rue89, dans le cadre d’un article sur la boxe féminine. En dix ans, son discours n’a pas changé :

« Elles [les femmes] sont incitées à pratiquer des sports esthétiques, comme la danse, des sports non violents. »

Au beach-volley, bikini rikiki

Dans le cas du beach-volley, c’est encore plus délicat. Jusqu’en mars dernier, le règlement de la Fédération internationale de volley-ball (FIVB) imposait le port du maillot de bain. Et attention, d’une largeur maximale de 7 cm.

Depuis le début d’année, la FIVB a modifié son attitude. Aujourd’hui, les joueuses peuvent porter des T-shirts et des shorts si elles le souhaitent. En filigrane, la fédération donne raison à certains de ses pays membres, qui jugeaient le bikini trop provocant et/ou en désaccord avec leurs traditions culturelles ou religieuses.

A l’époque, le site sportif 10sport, dans un article sobrement intitulé « JO : déjà un gros coup dur », regrettait cette décision. Et sonnait le glas des audiences télévisées :

« Cette mesure devrait permettre d’universaliser le sport, mais ce sont les audiences TV, elles, qui risquent de chuter ! Désormais, on va voir qui s’intéresse vraiment au beach-volley… »

Pour l’instant, pas de risque majeur que les spectateurs désertent les tribunes et les écrans. Depuis le début des JO, aucune joueuse de volley ne s’est présentée couverte en match.

« C’est vraiment ridicule »

Pour Fabienne Broucaret, auteure du livre « Le sport féminin : le sport, dernier bastion du sexisme ? » (éditions Michalon), l’image du beach-volley féminin reste intimement liée au port du maillot deux pièces :

« Quand le beach-volley fait son entrée aux Jeux olympiques, en 1996, le port du bikini est très codifié, pour intéresser le public et les médias.

Ça fonctionne d’un point de vue “buzz”. Les photos sont largement commentées, mais on ne se souvient pas de qui a gagné. Le corps des sportives intéresse plus le public que leurs performances sur le terrain. »


Une photo « normale » du beach-volley (Juan Barreto/AFP)

L’initiative de Metro US lui plaît. Fabienne Broucaret est persuadée que le contraste entre les photos permet d’interpeller les lecteurs :

« Visuellement, c’est frappant. Les gens se mettent à réfléchir sur la manière dont ils regardent ce sport. Hélas, c’est rentré dans les mentalités : le beach-volley, c’est des tenues sexy et des gros plans sur les fessiers ou les poitrines.

Avec ces photos, on se rend compte que c’est vraiment ridicule. Vraiment ridicule. Si on regardait un match de hand ou de basket de la même façon, on passerait à côté de l’essentiel. »

Derrière les caméras, des hommes ?

L’autre question sous-jacente concerne les auteurs de ces clichés. Il y a bien quelqu’un qui les prend, ces photos, quelqu’un qui les cadre, ces gros plans.

Ce serait trop facile, évidemment, de pointer le journalisme sportif du doigt. Mais avec plus de 90% d’hommes au sein de la profession de journalistes sportifs (et 8% des articles sportifs signés par des femmes), on peut décemment affirmer que la majorité de ces photos et ces images ne sont pas réalisées ni impulsées par des femmes [à Rue89 Sport, les JO sont couverts par deux filles et deux garçons qui avouent avoir glissé un postérieur de volleyeuse dans un diaporama].

Fabienne Broucaret s’interroge :

« Qui est derrière les caméras ? Est-ce qu’il y a des femmes qui filment le beach-volley ? Pendant les Jeux, les commentateurs font des remarques sur les sportives : on entend du “mignonne”, de “la belle”, à différents degrés. Si c’étaient des femmes derrière les caméras ou qui commentaient, ce serait sans doute moins réduit à ça. »

Eric Libiot, journaliste à l’Express, regarde les Jeux olympiques sur France TV. Dans une tribune publiée ce mercredi, il souligne l’absence des femmes de manière assez mordante :

« Sur 50 journalistes du service des sports, il n’y a que deux femmes. Qui commentent le badminton, le tir à l’arc ou la gym. C’est dire si elles sont sur le devant de la scène. »

Et le phénomène n’est pas propre à la France. En 2009, le Washington Post déplorait l’absence de femmes dans le journalisme sportif. Les seules professionnelles étaient reléguées au bord de touche, comme le relayait Arrêt sur images :

« Les femmes journalistes de télévision restent sur la touche.Qu’il s’agisse de football ou de basket, il y a toujours un mur de verre. »

Seule exception : les ex-championnes reconverties en consultantes.

Le plafond de verre : sport et entreprise, même combat ?

Le plafond de verre, c’est exactement le problème, selon Fabienne Broucaret. Il ne suffit pas de se battre pour la place de la femme dans le sport. Il faut également tacler l’absence de représentation féminine dans les instances sportives :

« Il n’y a aucune femme à la tête de fédérations olympiques nationales en France. Plus on grimpe en hiérarchie, comme dans les entreprises, moins on trouve de femmes dans les instances sportives. Féminiser le milieu, féminiser le journalisme, ça changerait peut-être le regard des gens. »

Cette passionnée de sport reste tout de même persuadée que les performances sont la clé de la reconnaissance. Elle cite en exemple les filles de l’équipe de France de foot, qui s’étaient dénudées pour une campagne de pub en 2009. Le slogan : « Faut-il en arriver là pour que vous veniez nous voir jouer ? »

Même si l’initiative a fait le buzz, ce sont les performances de l’équipe, demi-finaliste du Mondial 2010, qui ont attiré l’attention sur ces joueuses. Et Fabienne Broucaret de conclure :

« Elles ont réussi à faire parler d’elles par leur jeu, leurs résultats. Et si elles sont mignonnes en plus, alors tant mieux pour elles. »

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Nicolas Le Golvan. Reste l’été

5 Août 2012, 07:12am

Publié par PCF Villepinte

 

 - le 3 Août 2012

Les premiers romans de la rentrée (3/30)

 

 

Chaque jour, l'Humanité publie en exclusivité le début d'un des premiers romans qui paraîtront cette rentrée. Une approche de la littérature de demain.

Né en 1971, Nicolas Le Golvan vit à Gien où il exerce le métier de professeur de français.

On n’avait rien que nos quarante ans, un seau et une pelle, des enfants en bas âge. On n’avait rien de particulier en mire ­sinon de revenir le lendemain, ici même, aux creux qu’auraient laissés nos fesses dans le sable humide, aux traces à peine perceptibles des anciennes douves du château fort, la marée ayant fait son œuvre de léchage, à moins qu’il n’en retourne d’une lessive plus profonde. Quarante ans ! Qu’est-ce qu’on aurait dû pressentir ? Le sable se laissait docilement caresser d’un revers de doigts, un duvet californien, la plage comme un jeune chien sur lequel on allongeait nos ventres.

On n’avait pas pris la route mais la plage, débarquant à contresens des héros par les sentiers de baigneurs, chacun gisant sur son carré de propriété nue, bornée par une glacière trop lourde, trois ou quatre serviettes et un semis de jouets en plastique. On suivait des yeux les baigneurs : ce désir d’enfants trop longtemps ajourné, ces enfants qui nous verraient bientôt vieillir, nos propres enfants coiffés de vagues et d’aventures, marqués à notre odeur à grands tubes de crème solaire. Des enfants, des rêves.

Alors on avait pour nous le sable qui se conformerait toujours à l’inertie de nos fesses et qui toujours laisserait nos doigts s’y enfoncer sans résistance. On avait simplement confondu la destination et 
le destin, prenant les points des cartes pour des accomplissements. On avait troqué 
nos enfances qui fouissent contre de longues après-midi sèches, au même point ­cardinal. On avait fini par faire nos propres enfants pour se convaincre de leur ­ressembler ­encore et partager sincèrement leurs jeux.

Alors, dans l’immense disponibilité 
des jours, on avait choisi de s’asseoir sur la plage.

Au dernier jour de juillet, j’ai basculé mon vélo sans antivol au lieu-dit, j’ai desserré mes lacets. Mylène et les enfants sont déjà partis à la poursuite de la mer qui remonte pourtant. Ils ne savent rien de mes heures sans eux où, seul, je contemple les assauts et le reflux de l’océan, depuis mon arrière-poste, des après-midi où je ne m’inquiète pas de les voir revenir bientôt. Je reconnais assez vite leur allure d’échassiers malhabiles contournant les bronzeurs, encroûtés de sable. Dès que je les sens qui s’épuisent un peu dans les vagues, il me vient toujours une terreur enfantine à l’annonce de leur retour sur la plage, comme autant d’animaux qui s’approchent pour s’ébrouer. Les enfants se collent à moi ­encore ruisselants ; je les repousse sans trop de gentillesse, jusqu’à ce que Mylène nous rejoigne. Car ils ­compliquent tout et chassent sous un ­grésil de sable le monde paisible où je m’étais retranché : la serviette de plage enfouie par les coins, le roman japonais obèse où je repose mon regard, à demi au qui-vive d’un événement périphérique, distrait du livre autant que du voisinage, des enfants et finalement de moi-même.

– Papa, ma serviette est encore mouillée !

Je me laisse dépouiller. Louis grelotte sous mon drap de bain tandis que Rose détruit méthodiquement le château avec le manche de la petite pelle. Elle saccage dans les rires et fait voler sur nos têtes des grêlons de sable humide. Ôtez-lui ses deux ans, cela s’appelle la barbarie. Je chausse mes lunettes pour un peu de protection. J’ai toujours une mauvaise pensée à cacher.

– On remet son chapeau et vite !

Mylène s’allonge maintenant à même le sable, tout contre moi et c’est une contagion de chair de poule. Avec l’été, elle ressort notre jeu de plage à nous, un peau-contre-peau que le sable de l’île n’a jamais su user. Il lui suffit d’attendre mes premiers grognements, presque des menaces. Elle se grise déjà de lever une révolte spectaculaire avec ce rien d’elle : trois gouttes trop fraîches, un rien de sel, huit degrés d’écart de l’eau à la plage. Oui, chaque nouvel été en Ré, elle rit de son mâle vieillissant, un vieux précoce. Mais cette fois je ne dis rien. Elle sent déjà toute l’aigreur dont grésilleront nos jours à deux, arrivés à la vieillesse, au terme de notre couple. Le sable de Bois-Plage m’enlise toujours un peu lorsque revient juillet ; à elle de m’en déloger. Une fois de plus, elle me surprendra à compter les jours, à trier mes ruminations, assis sur mes principes de mari chevaleresque, mes promesses d’amant timide, si ému autrefois du cadeau qu’elle m’avait fait de son corps et d’un sourire pour chaque matin, son énergie enfantine en dot, un trésor de vitalité dont elle nourrissait mes manques. Je pourrais finir par me laisser faire et me rouler soudain sur elle, un sourire, ­enfonçant dans le sable le livre sous nos fesses. ­Ensemble, sous le regard de faïence de Rose. L’après-midi s’apaiserait alors, les enfants auraient droit à une ­histoire pour tromper la fatigue du retour. Un 
été reconquis car un sourire, c’est déjà renaître.

Seulement, aujourd’hui sa peau me mange ; elle est une douleur absurde. C’est comme avaler du sable par poignées. Mon corps ne tressaille plus au contact de ­Mylène qui attend, s’interroge. Le ­courage des questions ne me manque pas mais 
je sens combien il me pèse. Alors je fixe le firmament et la lumière de juillet 
qui change tout, depuis bientôt 
deux ­semaines. En ­surplomb de nos têtes, le ciel de Ré comme un précipité de javel.

 

 

 

Flammarion, 192 pages, 17 euros.

En librairie le 5 septembre. Présent au village du livre 
à la Fête de l’Humanité les 14, 15 et 16 septembre.

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Jean Viard: «Remettre en place une vraie politique de départs pour tous»

5 Août 2012, 07:07am

Publié par PCF Villepinte

les vacances grâce au Secours populaire

 - le 31 Juillet 2012

Inégalité

 

Sociologue, directeur de recherche au Cevipof (CNRS) et spécialiste des loisirs, Jean Viard analyse les vacances comme un rituel nécessaire mais qui peut vite devenir discriminant.

La ministre 
du Tourisme, Sylvia Pinel, s’inquiète de la « fracture touristique ». Partagez-vous 
ce constat ?

Jean Viard. Oui, depuis une trentaine d’années, seuls 60 % des Français partent en vacances, et ce chiffre ne progresse pas. Le processus de démocratisation des départs est bloqué : il s’est arrêté dans les quartiers populaires, en particulier pour les groupes de personnes qui ne correspondent pas aux standards, comme les femmes seules avec enfants, les personnes âgées, les immigrés… Il faudrait remettre en place une vraie politique de départs en vacances, en particulier pour ces groupes sensibles. En même temps, il faut nuancer : les Français ont beaucoup modifié leur façon de vivre. Aujourd’hui, à peu près la moitié d’entre eux ont un jardin, et beaucoup ont migré vers les régions touristiques. Par exemple, quatre-vingt mille Français s’installent chaque année entre Perpignan et Nice, et partent ensuite très peu en vacances.

 

Quels sont les facteurs qui influencent l’augmentation du nombre d’exclus 
des vacances ?

Jean Viard. Le problème est d’abord économique : ce sont les groupes les plus fragiles au niveau financier qui sont concernés. Mais il y a aussi des barrières de « modèles ». L’imaginaire des vacances entre en compte. Ainsi, la majorité des enfants qui ne partent pas vivent seuls avec leur mère. Et ces femmes seules avec enfants ont du mal à s’inscrire dans cet imaginaire des vacances. Face à cela, il faudrait responsabiliser les différents niveaux administratifs : le départ en vacances des écoliers devrait être pris en charge au niveau communal, celui des collégiens au niveau départemental, et celui des lycéens au niveau régional. Le but n’est pas que 100 % des gens partent en vacances. Si on enlève 10 % de personnes qui ont horreur de voyager, 10 % qui ne peuvent pas partir (les femmes enceintes, les personnes gravement malades)… l’objectif serait d’atteindre 80 % de départs.

 

Pourquoi est-il important de partir 
en vacances ?

Jean Viard. Toutes les sociétés ont des moments rituels de changement de rythme. On pense par exemple au ramadan, ou à la fête des cerisiers au Japon. Cela traduit un besoin de marquer le passage du temps. Dans les sociétés européennes contemporaines, les vacances ont ce rôle. C’est la rupture avec le quotidien. Ensuite, on travaille à peu près 10 % de notre existence, contre 40 % il y a trois générations. Il faut que le travail soit très productif. Si vous ne voyagez pas, si vous ne voyez pas d’autres pays, d’autres cultures, vous devenez improductif. Dans notre société, on a réduit le travail, on a augmenté le temps libre, mais on a donné au temps libre la charge de régénérer. Enfin, dans une société basée sur la mobilité, ne pas partir met complètement en marge. Les personnes n’ayant jamais vu la mer sont perçues comme des handicapés sociaux.

  • A lire aussi:

Des vacances "normales", c'est devenu un luxe

La "fracture touristique" se mesure en chiffres

Entretien réalisé par Lilas Bass

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Mes exigences à la fête

4 Août 2012, 07:01am

Publié par PCF Villepinte

Clémentine Autain, animatrice de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase).

« La Fête de l’Humanité est l’occasion de juger le bilan 
du début de mandat de François Hollande, qui ne satisfait pas nos attentes. 
Avec les socialistes, on est loin de “ l’Humain d’abord”. C’est le moment de taper du poing sur la table à propos de certaines orientations prises par ce gouvernement, notamment sur les questions européennes.
Il s’agit de discuter de nouvelles propositions de conquêtes sociales. La Fête de l’Humanité doit avoir pour vocation de réussir la rentrée du Front de gauche, marquée également par les estivales, l’université d’été du Front de gauche qui se déroulera près de Grenoble, les 25 et 26 août. Le contexte est bien différent de l’année dernière, où la Fête avait lancé une dynamique électorale  : on se souvient 
de Jean-Luc Mélenchon sur 
la grande scène et de tous 
les membres du Front de gauche rassemblés autour de lui. La Fête de l’Humanité est le seul grand rendez-vous populaire de l’année 
qui réunisse la gauche. 
J’ai regretté la faible présence des dirigeants socialistes, l’an passé. Ce type d’événement permet de créer du lien et de donner de l’énergie pour les luttes à venir. Il appartient à une tradition communiste qui allie le rassemblement festif au militantisme. La mobilisation et la joie de la Fête de l’Humanité sont primordiales pour affronter l’urgence et parfois la tristesse des combats sociaux. C’est la politique au sens large qui s’y exprime par des échanges entre intellectuels, acteurs sociaux, politiques et citoyens. J’ai une longue expérience personnelle de la Fête de l’Humanité. 
Dès huit ans, je venais regarder mon père chanter sur scène. 
Je me souviens des repas 
et des discussions politiques qui s’y déroulaient à l’époque. La Fête de l’Humanité, c’est un peu la madeleine de Proust, 
à laquelle je suis heureuse 
de goûter chaque année. »


Propos recueillis par Alexandre Poussart

 



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Le gouvernement Rajoy cherche encore à faire les poches des Espagnols

4 Août 2012, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Mariano Rajoy, monsieur austérité en Espagne

 

 

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a expliqué ce vendredi explorer de nouvelles coupes budgétaires pour renforcer ses mesures d'austérité et ne pas avoir à demander l'aide du Fonds européen de stabilité financière.

Après les coupes dans le fonctionnement des ministères en Espagne, les allocations chômage, les salaires des fonctionnaires, ou la hausse, très impopulaire, de la TVA, il a assuré qu'il ne "toucherait pas" aux retraites, une promesse emblématique de sa campagne électorale en 2011. Aucune décision, a-t-il ajouté, n'a en revanche été prise sur le maintien, au-delà du 15 août, de l'allocation mensuelle de 400 euros pour les chômeurs de longue durée, demandée avec force par l'opposition socialiste.

"Nous allons poursuivre notre engagement sur le chemin des réformes et la lutte pour assainir les comptes publics", a assuré Mariano Rajoy, tout en prévenant que son gouvernement "ne ferait pas de miracles". Objectif: réduire le déficit public, qui a dérapé à 8,9% en 2011, jusqu'à 6,3% cette année, 4,5% en 2013 et 2,8% en 2014. Mais le pays, quatrième économie de la zone euro, retombé en récession, miné par un taux de chômage de 24,63%, continue à faire face malgré ses efforts à d'importants problèmes de financement.

Bientôt le plan de sauvetage européen?

Et après avoir accepté à reculons, en juin, une aide européenne pour les banques, qui pourra atteindre cent milliards d'euros, Mariano Rajoy ne semble plus désormais exclure un sauvetage plus large, que Madrid a toujours farouchement rejeté jusqu'à présent. Car le potion proposée par la Banque centrale euroépenne est amère. Jeudi, le président de la BCE, Mario Draghi, a lié ouvertement toute intervention de la Banque centrale sur le marché de la dette à de nouveaux efforts budgétaires des pays les plus fragiles, comme l'Espagne et l'Italie.

Mariano Rajoy a expliqué vendredi qu'il voulait "étudier" les nouvelles mesures envisagées par la BCE, qui devront passer par une demande d'aide, avant de décider s'il y ferait appel. Il a rappelé que l'Espagne était favorable à la constitution d'une union bancaire et budgétaire dans la zone euro, une position qu'il a défendue lors du sommet européen de fin juin.

  • A lire aussi:

Ramon Gorriz: "L'urgence d'une nouvelle architecture pour l'Europe"

Les fonctionnaires espagnols voient noir

Tous nos articles consacrés à l'Espagne

S.G.

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Pacte budgétaire européen: le référendum a le vent en poupe

4 Août 2012, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Jean-Vincent PLacé, l'une des voix à gauche qui s'élève contre le Pacte budgétaire européen

 

Des voix s’élèvent dans la majorité présidentielle contre une ratification sans consultation populaire du traité Sarkozy-Merkel, augmenté d’un timide volet sur la croissance. L’Élysée devra affronter le débat à la rentrée.

Tandis que François Hollande poursuit sa tournée téléphonique des dirigeants européens pour rassembler autour de lui les opposants à la ligne Merkel, des voix s’élèvent dans sa majorité pour refuser le Pacte budgétaire européen. Ainsi, le président du groupe Europe Écologie-les Verts (EELV) au Sénat, Jean-Vincent Placé, a déclaré qu’il voterait non au traité que le Parlement français doit ratifier fin septembre après avis du Conseil constitutionnel. « Je ne peux pas dire qu’il y ait assez d’avancées politiques pour que ce traité soit autre chose que ce qu’il a été prévu par Merkel et Sarkozy, c’est-à-dire un traité extrêmement austère et excessivement rigoureux », a détaillé l’élu écologiste, qui estime que cette position ne le met pas en marge de la majorité.

"Voter au canon"

« Je ne crois pas qu’une majorité soit des gens qui lèvent le bras quand le président de la République dit quelque chose », a-t-il dit, ajoutant : « J’espère que le président de la République ne souhaite pas que sa majorité soit là à voter au canon toutes ses dispositions. » « Le pacte de croissance va dans le bon sens », a-t-il estimé, saluant une « nouvelle donne depuis que François Hollande est là ». Il se démarque d’autres écologistes tel Pascal Canfin. Fin 2011, alors qu’il n’était pas encore ministre délégué en charge du Développement, le spécialiste de la finance dénonçait « l’impasse » du traité Sarkozy-Merkel, tout en suggérant de « faire en sorte que l’évaluation des projets de loi de finances nationaux par la Commission fasse l’objet d’une validation par le Parlement européen », actant donc l’abandon de souveraineté, souhaitant que l’Union européenne avance vers le fédéralisme.

Les amis de Benoît Hamon

Au sein même du PS, l’aile gauche se fait entendre. Après les Jeunes socialistes, la motion « Un monde d’avance » présente, en vue du prochain congrès du PS, une contribution qui appelle à ce que la ratification du traité, qui « engagerait l’avenir de notre pays aussi fortement que l’avait fait le traité de Maastricht », soit soumise à un référendum, rejoignant là le Front de gauche, mais sans remettre en cause la nécessité de réduction des déficits, souhaitant « adapter le calendrier afin que le modèle social joue son rôle d’amortisseur de crise ».

Le texte des amis de Benoît Hamon appuie là où ça fait mal, en rappelant les accents de la campagne qui a porté Hollande au pouvoir : « Ce fédéralisme européen sans démocratie fédérale (...) déciderait des marges budgétaires de chaque État membre. Exactement ce que François Hollande nous avait proposé d’affronter dans son discours du Bourget. » L’emploi du plus-que-parfait signe la crainte que l’engagement appartienne désormais au passé.

Pacte budgétaire européen: la gauche du PS pose ses conditions

Pacte budgétaire, une rigueur austéritaire

Lionel Venturini

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Lettre ouverte à Philippe Courroye, comédien et martyr (Syndicat de la magistrature)

4 Août 2012, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : justice, philippe courroye, syndicat de la magistrature, Comprendre l'affaire Woerth-Bettencourt,

 

 

Monsieur,

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons pris connaissance du vibrant plaidoyer pro domo que Le Figaro vous a offert de réciter dans ses colonnes le 24 juillet.

Ainsi, vous seriez la « victime d’une procédure d’exception », d’un « traitement inique » (et unique), point d’orgue d’une véritable « chasse à l’homme » orchestrée par « certaines organisations » dans le but de vous « lyncher ». Bigre ! Mais que font les défenseurs des droits de l’Homme ? Fort heureusement, votre « indépendance d’esprit », votre « force de caractère » et votre « ténacité », comme vous dites, vous permettent de faire face à cette épreuve atroce avec flegme, car vous n’êtes pas de « ceux qui subissent » ou « qu’on attelle » ou qui mettent « un genou à terre » ou qui cèdent aux « injonctions politiques ou syndicales », etc. Vous êtes, en effet, l’indépendance incarnée. Il est vrai que nous aurions pu nous en rendre compte plus tôt...

Ainsi, lorsque vous déjeuniez avec Jacques Chirac au domicile de l’homme d’affaires François Pinault quelques mois avant de requérir un non-lieu dans le dossier des emplois fictifs de la Ville de Paris (  cf. Le Monde , 16 mai 2009), vous militiez en réalité pour une justice indépendante et ouverte sur la société. De même, lorsque vous invitiez à dîner Nicolas Sarkozy, alors chef de l’exécutif (cf. L’Express, 12 novembre 2009), il est désormais clair que vous défendiez avec panache l’honneur des procureurs. Et vous poursuiviez ce combat courageux en acceptant de ce même Nicolas Sarkozy, qui vous donnait du « cher Philippe », les insignes d’Officier de l’Ordre National du Mérite (cf. L’Express , 12 novembre 2009).

C’est également votre « ténacité » qui vous a conduit, lorsque survint « l’affaire Woerth-Bettencourt », à concentrer vos forces contre un majordome indiscret et une comptable trop bavarde, à faire appel d’un supplément d’information embarrassant, à faire examiner les factures téléphoniques de plusieurs journalistes et de l’une de vos collègues et... à ne pas ouvrir d’information judiciaire, jusqu’à ce qu’il ne vous soit plus possible de faire autrement (Cf. Notre lettre ouverte au Conseil consultatif de juges européens » en date du 6 octobre 2010).

Autre illustration de votre remarquable « indépendance d’esprit »: cet enregistrement révélé par Mediapart dont il résulte que Patrick Ouart, alors conseiller pour la justice de Nicolas Sarkozy, était informé de la décision de classement sans suite que vous alliez rendre un mois plus tard concernant la plainte de la fille de Madame Bettencourt… Peut-être votre « force de caractère » avait-elle besoin du renfort de l’Elysée : même les héros ont leurs faiblesses.

A l’évidence, ces faits ont été très mal interprétés et nous devons aujourd’hui confesser notre aveuglement idéologique. De même avons-nous injustement toussé lorsque Le Canard enchaîné (du 8 avril 2009) a révélé que vous aviez dîné à votre domicile avec trois personnes directement concernées par des dossiers judiciaires parisiens intéressant le groupe Casino : Jean-Charles Naouri, PDG dudit groupe (et accessoirement employeur de votre épouse), Maître Paul Lombard, avocat de Casino, et Patrick Hefner, alors patron de la Brigade financière de Paris. Interrogé sur vos multiples aventures gastronomiques, vous aviez répondu : «Je déjeune et je dîne avec qui je veux». Ce qui dénote une farouche indépendance – et une sensibilité éthique à fleur de peau.

Certes, vous avez trouvé parfaitement normal d’être nommé procureur de Nanterre sans avoir jamais exercé dans un parquet de première instance et, surtout, contre l’avis du Conseil supérieur de la magistrature. Certes, nul ne vous a entendu protester contre la mutation-sanction par Rachida Dati du procureur général Marc Robert, annulée depuis par le Conseil d’Etat – celui-là même que vous saisirez (en invoquant le cas Robert ?) si le CSM valide le projet de la Chancellerie vous concernant. Certes, vous n’avez jamais réclamé de changement de statut pour les magistrats du parquet et, en particulier, vous n’avez pas jugé utile de signer la récente résolution de la Conférence nationale des procureurs de la République en ce sens (cf. AP, 8 décembre 2011). Mais il n’est jamais trop tard pour se révolter et dénoncer « un signal très négatif pour l’indépendance de la justice » ou une décision « politique ».

Il est vrai aussi qu’on vous dit fort peu présent au palais de justice de Nanterre et que la souffrance au travail est chaque jour plus palpable dans votre service.

Mais même un « grand magistrat » – pour reprendre les mots de votre avocat (cf. AFP, 20 juillet 2012) – ne peut pas être partout. Quant à vos collègues du parquet de Nanterre, ils peuvent bien demander leur mutation… De fait, ils sont de plus en plus nombreux à la souhaiter.

Vous êtes parfait, surtout ne changez rien. Lorsque vous déclarez « Je ne dis pas que je ne me suis jamais trompé – quel homme ne commet-il pas d’erreurs ? », vous faites bien de ne pas préciser lesquelles et de vous en tenir à cette clause de style, il n’est jamais bon de se remettre trop sérieusement en question. Vous risqueriez, sinon, d’épargner un peu l’institution judiciaire.

Lorsque vous êtes questionné sur le suicide d’un substitut dont vous étiez le supérieur, vous avez raison de vous retrancher derrière l’enquête sommaire du parquet de Créteil, d’accuser les syndicats de magistrats de « récupération abjecte » et d’occulter que, le 7 juin dernier, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) des Hauts-de-Seine a demandé, à l’unanimité des fonctionnaires et magistrats présents, qu’une inspection soit ordonnée à la suite de ce drame. La meilleure défense n’est-elle pas l’attaque et l’omission?

Qu’importe, au fond, que le Syndicat de la magistrature se soit gardé de toute conclusion hâtive, demandant seulement à son tour que toute la lumière soit faite (cf. Notre lettre ouverte à la garde des Sceaux en date du 20 juin 2012). On peut préférer l’ombre, après tout.

Qu’il nous soit permis, enfin, de vous remercier pour cette phrase magnifique : « Afin de préserver mon indépendance, je n’ai jamais été affilié à un syndicat ou à un parti ». Venant de vous, quel hommage ! Il appartient désormais au CSM – et à lui seul – de se prononcer sur le projet de mutation dans l’intérêt du service dont vous faites l’objet. Bien sûr, certains observateurs verront dans votre intention affichée de quitter la magistrature un chantage peu glorieux – et dans l’évocation d’une éventuelle « double peine » une ultime indécence, même si ce qui vous arrive n’est objectivement pas agréable ni facile à vivre. D’autres s’étonneront de vous voir dédaigner le poste d’avocat général près la Cour d’appel de Paris et se demanderont de quelle promotion vous rêviez. D’autres enfin trouveront honteux que le grand bénéficiaire d’un système vicié en devienne soudain le pourfendeur et se présente comme un bouc émissaire après avoir tant profité du pouvoir. Laissez-les donc à leurs médisances !

Bien cordialement,

Pour le Syndicat de la magistrature, Matthieu Bonduelle, président.


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Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité : les communistes n’approuvent pas

3 Août 2012, 10:10am

Publié par PCF Villepinte

Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité : les communistes n’approuvent pas
Le fil rouge du rapport est que le coût réel de l’électricité est sous-estimé et qu’il doit augmenter !

Dans le rapport de la commission d'enquête du Sénat, l’augmentation préconisée des coûts est évoquée comme une fatalité sans aucune remise en cause : ni le surcoût induit par la rémunération de l’actionnariat (2,4 milliards de dividendes pour EDF en 2011), ni même les coûts inhérents à la libéralisation du secteur et ses conséquences notamment ceux des déstructurations des entreprises.

Ce rapport affirme que le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu’on le dit. Or, à aucun moment n’est pris en compte dans ce rapport une évaluation du coût de la loi NOME qui oblige EDF à vendre ¼ de la production nucléaire de ses centrales, lesquelles ont été construites grâce à des emprunts souscrits par EDF, garantis par l’Etat et remboursés par la vente de l’électricité et donc par les usagers. De plus, cette loi va faire disparaître les tarifs réglementés pour les industriels d’ici 2015 risquant d’entraîner de nouvelles délocalisations et pertes d’emplois.

Des chiffres différents sont évoqués tant dans le volet nucléaire que dans les autres composantes de la production d’électricité. Pour le seul coût du MWh nucléaire, sont évoqués : 38€ (prix actuel), 42€ (prix loi NOME), 54€ (coût complet donnés par la cour des comptes avec des hypothèses pessimistes) ou encore 75€. Ce rapport part uniquement du prix de l’électricité pour, semble-t-il, justifier les choix énergétiques de demain. Rien d’étonnant lorsqu’on lit les conclusions du rapporteur qui prône un scénario de sobriété énergétique qui consiste à sortir du nucléaire le plus rapidement possible... Un état des prix des autres grandes ressources énergétiques : charbon, pétrole, gaz (85% de la consommation mondiale ; 52% de la consommation française) est nécessaire.

Le PCF recommande que soit effectué un bilan, au niveau national et européen, du processus de déréglementation du secteur énergétique, pour toutes les énergies. Ce bilan est nécessaire, dans le débat public et sur l’ensemble de la politique énergétique qui s’ouvrira à l’automne.

Le PCF est favorable au développement des diverses énergies renouvelables. Il considère que ce développement doit se faire par la promotion de filières industrielles nationales. Pour la production d’électricité, la subvention du développement des unités utilisant les énergies renouvelables via les tarifs de rachat des MWh produits, a montré ses effets pervers : effets d’aubaines dont profitent des affairistes sans scrupules en important du matériel et hausses incessantes de la facture des usagers via la CSPE (Contribution du service public de l’électricité).

La maîtrise de la consommation ne doit pas passer par un rationnement par l’argent. Il est plus qu’urgent et nécessaire en termes d’efficacité énergétique de mettre en place un programme de grande ampleur d’amélioration de l’isolation thermique de tous les logements.
Certes, les besoins d’investissements sont considérables. Cela suppose de s’inscrire dans le développement d’une politique industrielle sur la durée a contrario de celle des marchés financiers qui exigent un retour sur investissement à court terme.
Il faut renouer avec les valeurs du service public par la mise en place d’un pôle public, outil de coopération des acteurs du secteur de l’énergie au service de l’intérêt général.
L’électricité ne peut pas être considérée comme une simple marchandise mais comme un bien de première nécessité.

Enfin, le PCF considère que notre électricité demeure parmi les moins chères d’Europe. Elle constitue un véritable atout industriel permettant un développement économique favorable à l’emploi qu’il faut sauvegarder. Le maintien d’une électricité abordable est un facteur de justice sociale.

 

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Liquidation / Doux : un saccage organisé

3 Août 2012, 10:01am

Publié par PCF Villepinte

Liquidation / Doux : un saccage organisé
Le tribunal de commerce a décidé, le 1er août, la liquidation judiciaire de l'entreprise avicole bretonne Doux.

En plein congé estival, cette décision – dont la famille propriétaire et dirigeante du groupe industriel se dit satisfaite – est écœurante s'agissant d'une entreprise qui a perçu des dizaines de millions d'euros de financement public sans contrepartie pour le maintien de l'emploi de ses salariés, aujourd'hui en première ligne de ce saccage organisé.

C'est à une véritable remise à plat de la filière avicole avec pour objectif sa réorganisation complète que le ministère du Redressement productif doit sans attendre consacrer ses efforts.

Il faut mettre un terme aux stratégies de rentabilisation financière des directions managériales comme celle du groupe Doux qui sacrifient emploi, savoir-faire industrie et qualité de la production au profit des dividendes d'actionnaires peu scrupuleux. Il est grand temps, aussi, qu'à l'entreprise comme ailleurs les salariés puissent peser sur les décisions stratégiques qui les concernent.

Le PCF affirme son soutien et sa solidarité aux salariés. Les communistes joignent leurs voix aux appels pour une intervention de l'État et des pouvoirs publics, aux côtés des salariés et de leurs syndicats, afin de mettre en échec le projet de démantèlement de l'entreprise Doux.

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