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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

« M. Hollande ne tient pas ses propres promesses »

7 Juillet 2012, 07:30am

Publié par PCF Villepinte

Jeudi 28 juin 2012, Jean-Luc Mélenchon était l’invité de BFMTV interrogé par Jean-Jacques Bourdin dans l’émission « BFMTV 2012″.

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Jean-Marie Le Pen: "Ma fille, quoi qu'elle puisse dire, est une petite bourgeoise"

7 Juillet 2012, 07:27am

Publié par PCF Villepinte

Vue aérienne du Parc de Montretout, domaine dans lequel Marine le Pen a grandi

 

 

"Je viens d'une famille de paysans et de pêcheurs. J'ai été officier dans un régiment de parachutistes, (...) j'ai eu une vie très virile. Ma fille, quoi qu'elle puisse en dire, est une petite bourgeoise." Jean-Marie Le Pen détruit d'une seule phrase le mythe de "femme du peuple" qu'a tenté de se construire sa fille Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle puis législative.

Dans un entretien donné au Times, l'ancien président du Front national met aussi à mal la stratégie de dédiabolisation du parti mise en place par Marine Le Pen. Expliquant que la banalisation du FN réussit parce que le leader du parti "est une femme", il affirme que cette dédiabolisation n'est que de pure façade: "La stratégie de Marine est de fournir à nos adversaires le moins d’angles d’attaque possibles. Par exemple, tous ces courageux et dynamiques militants qui se sont fait remarquer parce qu’ils avaient le crâne rasé ont été écartés".Quant à lui, il se considère définitivement hors du coup politique: "Mon image de diable s'est méthodiquement et avec ténacité imposée dans le monde politique français. Ma réputation d'antisémite a été créée artificiellement."

"Ce sera la charia"

Mais le fond de commerce reste le même, à savoir la peur des "vagues déferlantes" d'immigrés musulmans qui prendront le pas sur l'autochtone du fait de la démographie. Pour Jean-Marie Le Pen qui voit la communauté nord-africaine comme la principale responsable des crimes commis en France, "le maître sera l’Islam. Si les islamistes deviennent majoritaires en France, ce sera la charia."

  • A lire aussi:

Comptes et légendes des Le Pen: un Front national plus familial que national

Marine Le Pen "fasciste", pour Mélenchon, c'est un fait, pas une insulte

S.G.

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La police italienne paye enfin pour sa répression du G8 de Gênes 2001

7 Juillet 2012, 07:24am

Publié par PCF Villepinte

Carlo Giuliani, mort d'une balle dans la tête lors de la répression

 - le 6 Juillet 2012

Mots clés : italie,

 

 

La Cour de cassation a confirmé ce jeudi soir la condamnation de 13 hauts responsables de la police italienne pour leur responsabilité dans la violente répression des manifestations altermondialistes lors du sommet du G8 de Gênes en juillet 2001.

Une soixantaine de militants avaient été gravement blessés dans l'assaut d'une école où ils étaient réfugiés, après des émeutes semblables à celles où Carlo Giuliani, un manifestant de 23 ans, avait été tué par balles par un policier.

Pas de peine de prison

Les responsables policiers ont été condamné pour leur complicité dans la fabrication de fausses preuves, notamment un cocktail Molotov, afin de justifier l'assaut contre l'école. Aucun d'entre eux n'effectuera de peine de prison, en raison d'une amnistie générale datant de 2006, mais ils seront exclus de la fonction publique pendant cinq ans, ce qui rend nécessaire une réorganisation de la police à son plus haut niveau.

Regrets de la ministre de l'Intérieur

La ministre italienne de l'Intérieur a regretté vendredi la perte par la police italienne de certains de ses plus hauts responsables, au lendemain de la confirmation par la Cour de cassation de plusieurs peines prononcées contre 13 d'entre deux. "C'est un prix très lourd que nous payons car nous perdons certains de nos meilleurs hommes", a déclaré Anna Maria Cancellieri au quotidien Corriere della Sera. "Mais maintenant, nous devons(...) regarder de l'avant." Parmi les condamnés, figurent Francesco Gratteri, ancien chef de la Direction anticrime, et Gilberto Caldarozzi, qui dirigeait le Service central opérationnel, tous deux en pointe dans la lutte contre la mafia.

  • A lire aussi:

"Gênes, pour toujours", par Roberto Ferruci

L'Etat italien condamné dans l'affaire Giuliani

A Gênes, tout rentre dans l'ordre (premier procès, 21 novembre 2008)

S.G.

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Les Amis du peuple syrien exigent le départ d'Assad, à tout prix

7 Juillet 2012, 07:21am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 6 Juillet 2012

 

 

La rencontre de ce vendredi à Paris entre des pays d’Occident et arabes s’est soldée par une déclaration commune : tous exigent le départ de Bachar al Assad et sont favorables à une résolution de l’ONU sous chapitre VII, n’excluant pas le recours à la violence.

Les pays qui se sont autoproclamés "Amis du peuple syrien" rejoignent ainsi la position des Etats-Unis et de François Hollande. Ils demandent au Conseil de sécurité de l'Onu d'adopter une résolution sous chapitre VII, pour imposer les dispositions du plan de paix de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan. C'est-à-dire que tous les moyens, y compris militaires sont envisagés.

"Nous allons faire en sorte que l'action du Conseil de sécurité soit renforcée, ce qui signifie clairement un appel à l'adoption d'urgence d'une résolution sous chapitre VII", a dit le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lors de la conférence de presse de clôture de la réunion. "Pour l'ensemble des participants, une évidence s'impose : Bachar al Assad doit quitter le pouvoir et le plus tôt sera le mieux", a poursuivi Laurent Fabius. En plus d'exhorter l'ONU à agir, les Amis du peuple syrien ont souhaité que les responsables et soutiens de la répression soient durement sanctionnés, l'opposition plus soutenue et l'aide humanitaire à la population renforcée.

Une unité de façade

Un tel projet se heurte cependant à l'opposition de la Russie et de la Chine, qui maintiennent qu'il revient aux Syriens et à eux seuls, de déterminer leur avenir. Raison pour laquelle ils refusent que des puissances étrangères exigent unilatéralement le départ d’Assad.  
A ce propos la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qui a assisté à la réunion, a souligné que la Russie et la Chine devraient payer le prix de leur soutien à Bachar al Assad. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a immédiatement réagit : "Nous rejetons catégoriquement la formulation selon laquelle la Russie soutient le régime de Bachar al-Assad dans la situation qui s'est formée en Syrie".

L’autre sérieuse épine dans la résolution, est que l’opposition syrienne est parfaitement divisée. Si le CNS tente de passer pour la réponse légitime et appelle à l’intervention militaire, d’autres points de vue tentent de s’exprimer. Les divisions entre opposants se sont accrues au lors d’une réunion cette semaine au Caire, lorsqu'ils en sont venus aux mains, faute de réussir à dialoguer… Le CNS perd son assise populaire, les militants sur le terrain se sentent marginalisés et se détournent du Conseil. Le Comité de coordination pour le changement national et démocratique rassemble les partis progressistes et laïcs syriens et des kurdes. Ils refusent toute idée d'intervention militaire étrangère mais ont tenté de négocier avec le CNS, sans succès. D’un autre côté la Coalition des forces laïques et démocratiques rassemble les minorités religieuses, notamment chrétienne, qui craignent une prise de pouvoir des islamistes et d’éventuelles persécutions.

Pi.M.

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Un référendum sur l'Europe contre le risque de passage en force

6 Juillet 2012, 11:08am

Publié par PCF Villepinte

sommet européen du 22 juin

 

A lire dans l'Humanité de ce vendredi: le Front de gauche se mobilise pour un référendum sur le pacte budgétaire européen. une nécessité alors que le gouvernement planche sur les moyens dont il dispose pour faire adopter le plus rapidement les conclusions du Conseil européen, règle d'or comprise.

Le Front de gauche a vivement réagi à l’information, révélée hier matin par le journal le Monde, selon laquelle François Hollande et Jean-Marc Ayrault envisageraient de faire voter les députés et les sénateurs dès le mois de juillet sur le traité Sarkozy-Merkel. « Ce passage en force, s’il avait lieu, serait inacceptable et contraire à l’un des engagements majeurs du candidat Hollande qui avait promis sa renégociation. Il est encore temps pour l’exécutif de se ressaisir et de ne pas se laisser imposer la règle d’or budgétaire, faite pour nous asservir aux marchés financiers », a réagi hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

"Pratique banale"

François Delapierre a également dénoncé « cette pratique devenue banale, inaugurée par Nicolas Sarkozy avec le traité de Lisbonne en 2007 ». « Si cela se confirmait, avec un vote précipité sans approbation populaire, cette décision donnerait une tonalité très négative à la mandature et renouerait avec le mois des “mauvais coups”, déplore le délégué général du parti de gauche.

"euro-potiches"

Déjà, mercredi, seules les voix du Front de gauche s’étaient élevées sur les bancs de l’Assemblée nationale pour dénoncer « la transformation imminente des membres de l’hémicycle en “euro-potiches” », selon l’expression du député PCF Alain Bocquet. Laurent Fabius a détaillé mercredi devant les parlementaires le pacte sur la stabilité budgétaire et sur la croissance, à la suite du sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin. André Chassaigne, président du groupe Front de gauche, a vivement interpellé le ministre des Affaires étrangères, en exigeant la tenue d’un référendum. Il a par ailleurs clairement fait savoir que « les dix députés du Front de gauche ne voteront pas le traité européen ».

A lire aussi dans l'Humanité de ce vendredi:

  • Hollande ne renégociera pas le pacte budgétaire
  • Le paravent du "Paquet européen", entretien avec Francis Wurtz, député au Parlement européen honoraire
  • Des mesures gouvernementales contradictoires
  • "Fonctionnaires: pas une variables d'ajustement", le point de vue de Jean-Marc Canon, secrétaire général de l'UGFF-CGT

Et aussi sur l'Humanité.fr:

Le vrai visage du pacte sur la croissance et l'emploi

Le paquet cadeau de Hollande

Sébastien Reynaud

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Référendum et refondation de l’Europe

6 Juillet 2012, 06:56am

Publié par PCF Villepinte

Entouré de la dramaturgie habituelle, avec ses conciliabules, ses accords dont les populations ignoreront tout, le Conseil européen de la fin de la semaine dernière n’apportera rien de mieux pour les citoyens européens. Pour les marchés financiers, il en va tout autrement. Les places boursières se sont envolées comme par miracle. Ce qui est bon pour la finance ne l’est pas pour les peuples.

Pourtant, une rébellion des pays du Sud, en alliance avec F. Hollande, a créé l’évènement et permis d’obtenir que les fonds européens puissent racheter de la dette des États sans que ceux-ci soient obligatoirement soumis au même dispositif de surveillance que ne l’a été la Grèce jusque là. Et pour la première fois, il est envisagé que la recapitalisation de banques en difficultés puisse se faire par le fonds européens de stabilité. Ce modeste pas en avant reste très éloigné du nécessaire crédit public indispensable pour promouvoir le développement humain sur tout le continent. Il souligne cependant combien des mobilisations populaires dans les États européens pourraient déboucher sur des résultats beaucoup plus conséquents au bénéfice de tous parce que déconnectés de l’emprise des marchés financiers. Ainsi, ce sont ces derniers qui continuent d’influencer le projet d’union bancaire qui placera le système des banques, y compris les banques publiques et mutualistes, sous la coupe de la Banque centrale européenne. Or, celle-ci ne fait rien pour abaisser des taux d’intérêt qui stimulent la spéculation, avec pour conséquence l’aggravation de l’austérité. Mais le plus important de ce Conseil est l’acceptation par  tous les Chefs d’États d’un nouveau traité, bien plus contraignant que celui de Maastricht : « le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance », appelé aussi « pacte budgétaire ». Le candidat F. Hollande s’était engagé à « renégocier » ce traité, initié par M. Sarkozy et Mme Merkel. Il n’en est rien ! Pas une seule virgule n’a été changée. A tel point que Mme Merkel s’est empressée de le faire voter par le parlement allemand, à peine le Conseil européen terminé.

Ce texte oblige à réduire drastiquement les crédits publics et sociaux et ouvre la voie à une surveillance et un contrôle des budgets des États, de la sécurité sociale et même de ceux des collectivités territoriales. Il oblige à inscrire dans notre droit fondamental, l’obligation de l’équilibre budgétaire par réduction des dépenses et non par augmentation de l’activité productive et  des impôts sur la fortune et le capital. Cela ressemble à une sorte de constitutionnalisation des injustices et des inégalités. Nous avons pu voir de premiers signes de ces orientations avec les lettres de cadrage qu’ont reçues les ministres dans la perspective de la préparation du prochain budget. En fait, dans les mots, on parle de  « croissance » à Bruxelles. Et c’est la dure « austérité » qui est mise en œuvre à Paris.

S’agissant d’un traité qui modifie des règles fixées par celui de Maastricht, adopté par référendum, il serait démocratique que le Président de la République le soumette à la consultation populaire, par la même voie du référendum. Quand les électeurs ont élu François Hollande -et nous y avons contribué- celui-ci refusait « la règle d’or » et s’engageait à la  « renégocier ». L’adopter telle quelle est contraire à cet engagement. Le dernier mot doit donc revenir à nos concitoyens d’autant plus  que l’actuel Président de la République n’est pas à l’origine d’un traité qui a été porté sur les fonds baptismaux par son prédécesseur, M. Sarkozy. Battu, il est naturel de considérer que son traité l’a été aussi! Que le Chef de l’État choisisse la procédure référendaire serait un acte démocratique de première importance. Au delà de nos frontières, il incarnerait l’ambition de la France de voir s’engager un processus de réorientation de la construction européenne, telle que l’espère la grande majorité des peuples du continent européen. On nous rétorque qu’il existe un « pacte de croissance ». A y regarder de près, ce texte n’est qu’une pâle copie de documents antérieurs qui n’ont aucune valeur juridique. Le chiffre de 120 milliards d’euros, brandi depuis des semaines pour la croissance est pour une large part virtuel. Il compile des engagements déjà pris comme l’utilisation des fonds structurels, que les États ne mobilisent pas, parce qu’on leur demande de réduire leurs déficits et les crédits d’investissements. Quant à la taxe sur les transactions financières dont l’application est  sans cesse reportée,  elle exclut un grand nombre de mouvements de capitaux. Et l’augmentation justifiée du capital de la Banque européenne d’investissement sera inopérante dans le contexte de la récession.

Même s’ils existaient réellement, ces 120 milliards doivent être comparés aux 1000 milliards que la Banque centrale européenne a débloqué pour les banques en ce début d’année et aux … 4200 milliards d’euros que les États ont dépensé pour les renflouer.

Mais il y a pire. Ce dont personne ne parle ! Le texte reprend mot pour mot le jargon bruxellois pour accélérer l’ouverture à la concurrence dans des secteurs comme l’énergie ou les transports, la fin de la protection de certaines professions qui seront soumises à la concurrence, l’accélération de la « réforme structurelle du marché du travail », c’est-à-dire encore plus de précarité, de flexibilité, de « mobilité de la main d’œuvre au sein de l’Union européenne ». Et, cerise sur le gâteau, la fin des salaires minimum dans les pays où ils sont garantis!

A ceci s’ajoute l’amplification du libre échangisme commercial avec la négociation d’un accord sur le commerce transatlantique.

Au bout du compte, ce Conseil européen, va  dans le sens des intérêts de la finance, pas de ceux  du monde du travail et de la création, ni de l’avenir de la jeunesse.

Les Français viennent de choisir le changement. Comme nous, ils constatent que des forces considérables se mobilisent dans le pays et en Europe pour en contrecarrer la mise en œuvre. Les puissances d’argent, la droite veulent obtenir ce que le suffrage universel leur a pourtant retiré. Les laisser faire sans réagir reviendrait à sacrifier les chances de réussite d’une politique de progrès. Dans ces conditions, la vigilance et la mobilisation ne doivent pas faiblir pour réclamer sa part d’améliorations dans la vie de tous les jours est un dû et le plus sûr chemin pour sortir de l’austérité et par là-même de la crise. C’est le mandat donné par le peuple au gouvernement et à la majorité de gauche au Parlement. L’austérité de gauche n’est pas plus acceptable que l’austérité de droite. Nous sommes disponibles pour contribuer à créer un rapport de forces favorable à la satisfaction des espoirs placés dans la gauche et l’écologie politique.

C’est cet état d’esprit combatif et constructif qui nous anime quand nous considérons qu’un référendum sur le traité d’austérité budgétaire ouvrirait la voie, en France et en Europe,  à un large débat sur les moyens de sortir de la crise. Il pourrait s’accompagner d’un appel aux peuples européens, lancé par les plus hautes autorités du pays, en faveur d’États généraux de la refondation de l’Europe, pour la libérer de l’austérité qu’impose la dictature de la finance.

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Thibault appelle le gouvernement à "changer en positif le quotidien des salariés"

6 Juillet 2012, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

Bernard Thibault

- le 5 Juillet 2012

Conférence sociale

 

Le secrétaire général de la CGT a demandé jeudi au gouvernement de "montrer un certain volontarisme (...) pour changer en positif le quotidien des salariés".

Bernard Thibault s'exprimait devant la presse quatre jours avant le début de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. "C'est un moment important pour le gouvernement qui doit montrer un certain volontarisme à prendre des mesures pour changer en positif le quotiden des salariés", a-t-il dit.

Première de ces mesures: "stopper la fermeture des sites performants" et "redéfinir le licenciement économique" par une loi. Pour le leader de la CGT, qui évalue à 80.000 le nombre d'emplois menacés actuellement, "les exigences de rentabilité financière sont la première cause de la désindustrialisation". "Le coût du travail est inférieur à la moyenne européenne" et "il est donc faux de dire, comme l'affirme Laurence Parisot (présidente du Medef, ndlr), que les difficultés économiques et le chômage seraient liés à un coût de travail trop élevé".

Bernard Thibault a aussi demandé que "les salariés aient un droit de regard sur les choix stratégiques des entreprises", "un droit suspensif" sur les décisions, au sein des Conseils d'administration.

Mesures immédiates

Le numéro un de la CGT a plaidé également en faveur de "mesures immédiates qui ne coûtent pas des milliards". Il a cité la nécessité d'imposer des sanctions aux entreprises qui ne respectent pas la loi en matière d'égalité professionnelle hommes-femmes et à celles qui ne respectent pas le Smic. Il a souhaité également "la remise à plat complète des aides et exonérations sociales et fiscales aux entreprises qui s'élèvent à 172 milliards d'euros par an" et la convocation de la Commission nationale de lutte contre le travail illégal.

Le secrétaire général de la CGT a suggéré aussi au gouvernement de fixer "l'objectif de créer un million d'emplois dans l'industrie à l'horizon 2017". Il a expliqué qu'un emploi industriel génère quatre emplois supplémentaires dans l'économie.

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Sanofi : des centaines d’emplois menacés et 4,4 milliards de dividendes

6 Juillet 2012, 06:46am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Juillet 2012

 

 

 

Le laboratoire devrait fermer jusqu’à 2500 postes, notamment sur ses sites de Toulouse et Montpelier. Le groupe pharmaceutique a pourtant fait près de 9 milliards d’euros de profits, mais est encore à la recherche de plus de rentabilité et veut réaliser 2 milliards d'euros d'économies d'ici à 2015.

La CFDT, premier syndicat du groupe qui compte environ 28.000 salariés en France, a estimé que 1200 à 2500 postes pourraient disparaître dans les réorganisations envisagées. Pour Thierry Bodin, coordinateur CGT, "il n'y a pas de volume exact", mais "le chiffrage de 2000 doit être proche de la réalité". Les syndicats ont fait part de leurs fortes inquiétudes pour les salariés de la recherche (amont) à Toulouse et Montpellier, qui seraient directement visés par cette restructuration.

Salon la direction avait annoncé "un désengagement total du site de Toulouse", qui emploie 600 chercheurs, et "un arrêt de l'activité recherche du site de Montpellier" (200 chercheurs). A Toulouse, la "sortie du groupe" envisagée reste floue : vente, fermeture? Pour Gérard Falquet, délégué CGT, "C'est une déception sans nom puisqu'à aucun moment, nous n'avons eu le sentiment qu'on allait disparaître du groupe".

Sanofi, qui a déjà supprimé 4000 postes entre 2009 et 2011. Est ici engagé la déclinaison française d'un vaste plan prévoyant deux milliards d'euros d'économies d'ici à 2015 et qui a déjà touché d'autres pays d'Europe ainsi que les Etats Unis. C’est un plan d’économie préventif, Sanofi craint que son bénéfice net ne baisse de 1,4 milliard d'euros en 2012… Ce suite à des fins de l'expiration des brevets de plusieurs de ses médicaments. Raison pour laquelle Sanofi supprime des centaines de postes de chercheurs. Et la CGT précise : "Economiquement, il n'y a pas de justification puisque la direction reconnaît que Sanofi fait 8,8 milliards de profits et va verser 4,5 milliards aux actionnaires".

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Education: 89,5 millions d’euros de crédits supplémentaires

5 Juillet 2012, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

Vincent Peillon

 - le 4 Juillet 2012

 

 

 

Comme prévu, l'Education nationale, priorité affichée du président Hollande, se voit attribuer une part conséquente du collectif budgétaire présenté ce mercredi par le gouvernement. Au total : 89,5 millions d'euros de crédits supplémentaires qui paieront la plupart des mesures annoncées pour la prochaine rentrée scolaire.

L’enveloppe décidée dans le collectif budgétaire permettra notamment de financer la création des 1.000 postes de professeurs dans le primaire, destinés à « atténuer les tensions constatées ». Elle permettra le recrutement de 500 assistants de prévention et de sécurité – nouveau métier - « pour renforcer la présence d'adultes » dans les établissements sensibles. Et également « des aménagements de service » pour les professeurs débutants du premier et second degré.

Formation et recrutements

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, avait annoncé le 26 juin qu'à la prochaine rentrée, les professeurs débutants du secondaire enseigneraient 15 heures par semaine au lieu de 18, ce qui leur permettrait de se former une journée par semaine lors de leur première année d'exercice, après la suppression de leur formation par le précédent gouvernement.

Les crédits supplémentaires concernent aussi le recrutement de 50 professeurs pour l'enseignement technique agricole, 100 conseillers principaux d'éducation, 2.000 assistants d'éducation et 1.500 auxiliaires de vie scolaire pour accompagner les élèves handicapés. Ils financeront, enfin, 12 000 contrats uniques d'insertion (CUI) dans les établissements. Le ministre de l'Education avait promis une « solution » alors que 14 700 de ces CUI arrivent à échéance cet été sans que leur reconduction n’ait été été budgétée par le ministre sortant.

Accompagnants

Au-delà, la ministre déléguée à la Réussite éducative, George Pau-Langevin,  a annoncé pour l'automne un chantier afin « d’élaborer un référentiel professionnalisant permettant de consolider le métier d'accompagnant » des élèves handicapés, en collaboration avec les ministères des Affaires sociales et de la Santé.

En revanche, le collectif budgétaire ne mentionne pas le recrutement des 280 professeurs (70 d'anglais, 60 de lettres, 90 de mathématiques et 60 d'éducation physique et sportive) annoncés par Vincent Peillon pour le secondaire, s’agissant-là de postes seulement non-pourvus mais qui étaient déjà budgétés.

Le projet de loi sur l'école «avant la fin de l'année». La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a confirmé mercredi qu’un projet de loi sur « la refondation de l'école de la République » interviendrait « avant la fin de l'année ». L’annonce intervient alors que le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, engage une concertation sur ce sujet à partir de jeudi. Le lancement de ces consultations, qui doivent durer plusieurs semaines, aura lieu à la Sorbonne, en présence du premier ministre Jean-Marc-Ayrault. Le futur projet de loi devrait aborder des sujets aussi sensibles que les rythmes scolaires et la réforme de la formation des maîtres, avec notamment la création « d’écoles supérieures du professorat et de l’éducation », instituées au sein des universités.

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La CGT abat ses cartes pour le redressement productif

5 Juillet 2012, 08:50am

Publié par PCF Villepinte

Notre carte interactive des mouvements sociaux

 

 

Alors que la liste noire des entreprises menacées s'allonge, la CGT dévoile ses propositions pour renverser la vapeur des fermetures de sites et de hausse du chômage.

L’hémorragie se poursuit dans l’industrie française et semble même s’accélérer, si l’on en juge par le document établi par la CGT: une liste noire d’une centaine d’entreprises où quelque 70.000 emplois sont actuellement menacés. Les modalités diffèrent : fermeture ou/et cession de site, restructuration, délocalisation, plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ou plan de départs volontaires. La victime ne change pas : l’emploi.

L'industrie le plus souvent touchée

Grands groupes, fleurons du CAC 40 (comme PSA ou Sanofi) ou PME, les sites touchés relèvent le plus souvent de l’industrie. « Réunir les conditions du redressement productif », tel est l’intitulé de l’une des sept tables rondes prévues lors de la conférence sociale qui réunir, les 9 et 10 juillet, gouvernement, syndicats et patronat. Nul doute qu’elle attirera tous les regards. Après les Etats généraux de l’industrie organisés par Nicolas Sarkozy, et qui, par-delà la mise en scène, n’ont guère produit de résultats, le changement est fortement attendu de la nouvelle équipe au pouvoir dans ce domaine. Tout en alertant, avec cette liste noire, sur la gravité de la situation, la CGT, pour sa part, défend une série de propositions dont la prise en compte devrait permettre de renverser la vapeur.

Nouveaux pouvoirs aux salariés

Un premier volet concerne les nouveaux droits et pouvoirs à accorder aux salariés dans les entreprises, pour les armer face aux stratégies mortifères, axées sur la rentabilité financière, des groupes. Le syndicat préconise pour les élus du personnel « un droit suspensif sur les plans de licenciement et de restructuration ». Prenant en compte le fait qu’une grande partie des entreprises ont un statut de sous-traitant, la CGT pose la question des relations, aujourd’hui souvent très déséquilibrées,  avec les donneurs d’ordre.

Pour y remédier, elle prône la création de comités interentreprises rassemblant les élus du personnel des donneurs d’ordre et des sous-traitants, pour leur donner le moyen d’intervenir sur les rapports entre les uns et les autres. Elle propose aussi d’instaurer une responsabilité pénale pour les donneurs d’ordre sur le respect par les sous-traitants des droits sociaux, normes de sécurité, de santé, d’hygiène et de condition de travail. Dans la même veine, la composition des conseils d’administration des groupes devrait être revue au profit des représentants des salariés, ceux-ci devant disposer du droit délibératif sur les choix majeurs à faire (stratégie, investissement, R&D, rémunération des dirigeants et actionnaires…).

Investissements productifs musclés

Second volet, l’accroissement de l’investissement productif, dont la faiblesse est le talon d’Achille de l’industrie française. La CGT avance les objectifs de 3% du PIB consacrés à la R et D (recherche et développement) d’ici à 2017, et d’une hausse d’1 point au moins chaque année du taux d’investissement. En contrepartie, les dividendes versés aux actionnaires –dont la part dans la valeur ajoutée a été multipliée par cinq ces dernières décennies, alors que celle des salaires et celle de l’investissement reculait ou stagnait-  devraient  être plafonnés (à 10% du taux de marge).

Pour faciliter cette relance de l’investissement, le syndicat plaide pour un changement des financements. En premier lieu en créant un pôle financier public, qui se consacrerait pour l’essentiel à fournir des crédits aux PME et aux collectivités territoriales. Mais aussi en établissant « un maximum d’exigences en ce qui concerne l’usage des fonds publics destinés aux entreprises » (une manne de 172 milliards d’euros). A cet effet, élus du personnel et élus locaux devraient participer à la définition des critères d’attribution. Afin de combattre la spéculation dont les entreprises sont l’objet, le syndicat réclame l’interdiction des montages financiers complexes visant à dédouaner les « investisseurs » de toute responsabilité, du type LBO.

Fiscalité et enjeu énergétique

La CGT met aussi sur la table une réforme de la fiscalité des entreprises, passant notamment par une modulation de l’impôt selon le comportement en matière d’emploi et d’investissement « de telle sorte que le taux d’imposition soit majoré pour les entreprises qui donnent priorité à la distribution de dividendes ».

La feuille de route cégétiste pour l’industrie n’ignore pas l’enjeu énergétique, afin de préserver les avantages de la France en la matière. Elle en appelle à « une vision à long terme pour réorganiser la filière nucléaire et réussir un mix énergétique efficace », juge que le secteur doit être « sous maîtrise publique », l’Etat devant « jouer tout son rôle, y compris du point de vue financier ». Enfin, pour que « le taux de change de l’euro ne pénalise pas les productions dans l’espace européen et en France », la centrale syndicale en appelle à « une révision des statuts de la Banque centrale européenne pour que la gestion du taux de change de l’euro ne soit pas confiée exclusivement à la BCE ». Autant de pistes pour le « redressement productif » qu’elle soumettra donc à la conférence sociale de la semaine prochaine.

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Yves Housson

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