Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Trois bonnes raisons d'augmenter le SMIC

2 Juin 2012, 22:29pm

Publié par PCF Villepinte

 - le 1 Juin 2012

Salaires

 

 

Après cinq années sans revalorisation, le gouvernement s’apprête à relever le pouvoir d’achat des 10 % de salariés payés au minimum. Entre les fortes 
attentes populaires en la matière et le pressing hostile du Medef et de Bruxelles, le gouvernement doit faire un choix conforme à la justice et à l’efficacité.

 

1. Une nécessité pour 
la justice et la croissance

Un salarié sur dix, environ, bénéficierait directement du « coup de pouce » annoncé pour le Smic, un quart des salariés à temps partiel et 7 % de ceux à temps plein. Mais la portée et l’efficacité de la mesure va dépendre de l’importance du « coup de pouce » en faveur d’un Smic mensuel brut, actuellement de 1 393,82 euros, sur la base de 35 heures.

La France est devenue un pays à bas revenus pour un pôle de la société, notamment en raison de l’importance de la précarité de l’emploi. En 2009, un quart des salariés ont perçu sur l’année un revenu salarial net inférieur à 9 414 euros (0,75 Smic sur l’année), soit moins de 784,50 euros en moyenne par mois. Cela tient pour une bonne part au fait qu’ils occupent des emplois à temps partiel. Un petit « coup de pouce » apparaîtrait bien dérisoire à ces salariés qui, souvent, ne touchent qu’un demi-Smic.

Il y va donc de la justice que cette hausse soit conséquente. Il en va aussi de son efficacité économique. La hausse du salaire minimum a un effet sur l’ensemble de la grille des salaires. Elle peut ainsi contribuer à doper la demande. Le rebond de la consommation des ménages français en avril dernier (+ 0,6 %), annoncé hier par l’Insee, est dû pour l’essentiel aux dépenses d’énergie. Les achats de textile ont chuté de 8,2 %, après – 0,3 % en mars, pour tomber à leur plus bas niveau depuis dix ans. Les dépenses en biens durables ont fléchi (– 0,6 %, après + 1,9 % en mars). Dans l’alimentaire, après un début d’année dynamique, suivi d’un repli en mars (– 2,1 %), la consommation a de nouveau reculé en avril (– 0,5 %).

Une véritable hausse du Smic et de l’ensemble des salaires permettrait de relancer la consommation des milieux populaires et offrirait un regain d’activité aux entreprises en mal de chiffre d’affaires. Elle favoriserait ainsi la création d’emploi. Certes, pour que cette hausse des bas salaires soit sécurisée et la plus efficace possible, elle doit être complétée par une action contre la précarité et pour une meilleure efficacité productive, ce qui appelle d’autres transformations au niveau du crédit et des gestions d’entreprise.

 

2. Non, ce ne serait 
pas forcément la mort des PME !

Une augmentation de ce type tuerait instantanément une grande partie des PME qui sont déjà en difficulté, martèle le patronat. La proposition du Front de gauche est de passer le Smic à 1 700 euros brut en début de mandat présidentiel puis de l’augmenter progressivement pour arriver à 1 700 euros net. La première augmentation revient donc à 21 % par rapport au Smic actuel d’environ 1 500 euros brut (9,19 euros brut horaire).

Jusqu’ici, la modération salariale n’a pas sauvé les PME de la crise, bien au contraire. Avec le gel des salaires et la baisse du pouvoir d’achat, ces entreprises sont confrontées à un manque de débouchés. D’autant que la répartition par secteurs d’activité des salariés au Smic montre que la grande majorité d’entre eux le sont dans des secteurs non délocalisables et non concernés par le commerce extérieur, selon l’étude de la Dares de septembre. Ainsi, près de 75 % des travailleurs au Smic sont salariés du bâtiment, de la restauration et de l’hôtellerie, des services à la personne, ou encore des salariés de la distribution ou des commerces. Une hausse du Smic des salariés de ces secteurs n’aura pas de conséquences sur la compétitivité de leurs produits ou services, ne provoquant aucune délocalisation.

Par ailleurs, il ne faut pas nier les contraintes qui pèsent sur ces entreprises. Nombreuses sont celles qui sont liées à un donneur d’ordres. Pour obtenir le marché et rester dans la course, elles se retrouvent à devoir accepter des productions ou des services à des prix insoutenables, ne leur permettant pas de rentrer dans leurs coûts.

La CGT propose d’inscrire dans la loi l’interdiction d’imposer des prix en dessous de ceux du marché. Le financement de ces entreprises et les charges financières qui y sont associées sont aussi prépondérants pour leur survie ou leur développement. Le Front de gauche propose la création d’un pôle financier public appliquant des taux d’intérêt bas, voire même négatifs, suivant les projets des entreprises et notamment en fonction de leur politique salariale.

 

3. L’effet d’entraînement de la hausse du Smic

L’augmentation du Smic à 1 700 euros pourrait entraîner un tassement des salaires… C’est le risque que pointe notamment François Chérèque. Une étude de la Dares montre au contraire qu’entre 2000 et 2005 « l’effet à l’horizon d’un trimestre, d’une augmentation de 1 % de la valeur du Smic se répercuterait à hauteur de 0,4 % sur les salaires de base situés entre 1 et 1,1 Smic, et à hauteur de 0,1 % pour ceux situés entre 1,4 et 1,5 Smic. À l’horizon d’une année, la répercussion d’une hausse du Smic est plus importante. Une augmentation de 1 % du Smic se répercuterait quasi intégralement sur les salaires de base entre 1 et 1,1 Smic et à hauteur de 0,5 % pour ceux situés entre 1,4 et 1,5 Smic ». Même si « la diffusion des hausses du Smic devient quasi nulle au-delà de 2 fois le Smic ».

En appui des luttes sur les revendications salariales, qui ont permis aux ouvriers allemands de la métallurgie une hausse de leurs salaires de 4,3 %, la politique fiscale peut pleinement jouer son rôle. Jusqu’à présent, les entreprises pouvant bénéficier d’allégements de cotisations ou autres niches sociales et fiscales devaient embaucher des salariés au Smic ou à 1,6 fois le Smic, ce qui touchait près de 10 millions de salariés. Cette « trappe à bas salaires », en quinze années de mise en œuvre, a représenté plus de 200 milliards d’euros de perte de recettes dans les caisses de l’État et pas moins de 27,3 milliards d’euros en 2011.

Tous les économistes pointent l’effet d’aubaine de cette mesure sans en démontrer son efficacité pour l’emploi. À l’opposé, le Front de gauche propose une modulation de la politique fiscale et sociale des entreprises. Finis les allégements ou autres niches, les cotisations sociales tout comme l’impôt sur les sociétés (IS) seront modulés en fonction de la politique salariale de l’entreprise. Si celle-ci s’avère déplorable, l’entreprise se verra appliquer, par exemple, un taux d’imposition beaucoup plus élevé pour l’IS, tout comme celui appliqué aux cotisations sociales. La conférence sociale de la mi-juillet pourra rendre compte du rapport de forces politique et syndical sur cette problématique des salaires.

 

  • A lire aussi:

Smic: vertus d'un vrai coup de pouce

Hollande pour un coup de pouce en juillet

Thibault: Les salariés veulent "des décisions les plus rapides et les plus concrêtes"

Pierre Ivorra et Clothilde Mathieu

Voir les commentaires

"Poutine veut un monde multipolaire pour contester l’hégémonie américaine"

2 Juin 2012, 08:33am

Publié par PCF Villepinte

Rencontre Barack Obama Vladimir Poutine

 Syrie, Afghanistan, anciennes républiques soviétiques, BRICS et liens avec l'Otan: les domaines d'intervention de l'actuelle politique étrangère de Vladimir Poutine ne manquent pas. Pour Jean Geronimo, Docteur des Universités à l’UPMF Grenoble, auteur de "La Pensée stratégique russe, Guerre tiède sur l’échiquier eurasien", le président russe nouvellement réélu vise à affirmer "la Russie comme Grande puissance eurasienne soucieuse de défendre ses intérêts nationaux".

Après l’élection de Vladimir Poutine pour un troisième mandat présidentiel, quelles vont être les principaux enjeux et les priorités de la Russie sur le plan de la politique internationale?

Jean Geronimo. Ces enjeux se réduisent à l’achèvement du retour russe: l’affirmation de la Russie comme Grande puissance eurasienne, soucieuse de défendre ses « intérêts nationaux » – et non plus idéologiques – élargis à l’espace de l’ex-URSS, la Communauté des Etats indépendants (CEI) . Sous la houlette de Vladimir Poutine, la Russie va poursuivre sa stratégie de puissance (derjava), sur la base de l’accélération de son développement économique et militaire (surtout nucléaire) et de sa reprise en main de la CEI, son « Etranger proche », devenue la priorité de sa politique extérieure. Dans le prolongement de la Pérestroïka gorbatchévienne, Vladimir Poutine vise à instaurer une gouvernance mondiale plus équilibrée, intégrant les nouvelles puissances (ré-)émergentes (dont Russie, Chine, Inde) et privilégiant le rôle de l’ONU, comme vecteur du pluralisme démocratique. A terme, l’objectif est de créer un monde multipolaire contestant l’hégémonie américaine.

 

"Une Russie revancharde qui cherche à défendre ses positions"

Quelles réponses les Russes vont apporter dans les relations américano-russes alors que Barack Obama va se lancer dans la course aux présidentielles?
Jean Geronimo. Dans la mesure où la Russie se sent aujourd’hui plus forte, un durcissement de sa politique américaine semble inéluctable. Vladimir Poutine estime que la Russie a trop reculé depuis la transition post-communiste induite par la disparition de l’URSS, le 25 décembre 1991 . Il voudrait avancer sur 3 dossiers brûlants : le bouclier de l’OTAN, le chaos afghan, l’impasse syrienne. La Russie espère être davantage « écoutée » et, surtout, comprise dans son appréhension des menaces à sa sécurité nationale.

  1. D’abord, elle espère que l’axe OTAN-Etats-Unis révisera sa version « anti-russe » du bouclier anti-missiles, suspectée de poursuivre « l’encerclement ».
  2. Ensuite, elle espère de cet axe une politique plus cohérente en Afghanistan, dans sa lutte contre la drogue et le terrorisme – pour bloquer leur progression vers la CEI.
  3. Enfin, elle prône une approche plus équilibrée au Moyen-Orient, notamment en Syrie, pour éviter la déstabilisation de la région. Sur l’ensemble de ces questions, Moscou espère une réelle prise en compte de ses intérêts.

Globalement, c’est donc une Russie revancharde qui cherche à défendre ses positions contre les velléités expansives de la puissance américaine, avide de la supplanter dans son espace historique. Dans ce but, elle renforcera son contrôle de sa proche périphérie, en vue d’y stabiliser sa domination – via ses structures collectives économiques (Communauté économique eurasienne) et politico-militaires (Organisation de coopération de Shanghai et Organisation du Traité de sécurité collective) – et consolider, ainsi, son glacis sécuritaire.

Désormais, il s’agit pour Vladimir Poutine de neutraliser la stratégie de reflux de la puissance russe, structurellement menée par l’administration américaine depuis la fin de la Guerre froide. Son avancée au cœur de l’ancien Empire soviétique se réalise sur la base de l’extension des révolutions libérales « de couleur », du contrôle des circuits énergétiques et de l’implantation de bases militaires. Elle implique le contrôle des Etats stratégiques – les « pivots géopolitiques » de Z. Brzezinski. Retour vers la Guerre tiède. A terme, la Russie s’efforcera de reconquérir son pré-carré, contre les intérêts américains et, en cela, réactivera les tensions américano-russes.

 

Syrie: "Méfiance face à ces "révolutions" instrumentalisées"

 

Au Proche Orient, comment expliquez-vous la position russe sur la question syrienne et sur les révolutions arabes?
Jean Geronimo. La position de Moscou sur la Syrie exprime, de manière globale, sa méfiance face à ces « révolutions » instrumentalisées, selon elle, par des forces extérieures. La Syrie, qui abrite une base russe, est son dernier bastion dans la région, perçu comme un verrou sécuritaire stabilisateur des tensions frontalières.
Dans la vision russe, les instabilités arabes constituent une menace, déclinée en deux temps. Dans un premier temps elles expriment un recul sensible de la Russie sur l’échiquier arabe. Dans un second temps, Moscou redoute une contagion révolutionnaire dans son espace politique intérieur (Caucase, Oural) et extérieur (Asie centrale), où la population musulmane est courtisée par l’idéologie émancipatrice de l’Islam radical. Cette vague « démocratique »  est encouragée par la puissance américaine, dans la mesure où elle sert son objectif de déstabilisation, donc d’affaiblissement et de démantèlement de la Russie.
Moscou s’oppose à toute ingérence extérieure en Syrie selon le « modèle libyen » d’instrumentalisation de l’ONU, au nom de principes moraux et humanitaires à géométrie variable. D’autant plus qu’elle garde en mémoire le « scénario yougoslave » de 1999, marqué par le bombardement meurtrier de l’OTAN, en violation des règles onusiennes. De ce point de vue, la Syrie sera un symbole fort du retour de la puissance russe et de sa capacité à s’opposer à l’unilatéralisme occidental, via le levier de l’Otan.

Vladimir Poutine va-t-il reprendre et développer une politique eurasienne et se rapprocher de Pékin?
Jean Geronimo. L’ancrage eurasien de sa politique étrangère est une nécessité vitale pour la Russie, d’une part, pour influencer la gouvernance mondiale et, d’autre part, pour stopper sa marginalisation de la scène mondiale. Cette inflexion a été impulsée dés la fin des années 1990 par E. Primakov, le vieux « soviétique », face au maintien de l’hostilité américaine. Le rapprochement avec la Chine (et l’Inde) s’inscrit dans le cadre d’un partenariat multidimensionnel (économique et stratégique) renforçant l’axe eurasien pour contrebalancer l’hégémonie de la gouvernance mondiale néo-libérale, portée par l’axe américain. Or, si la Chine est un partenaire fiable à court terme, elle deviendra à long terme pour la Russie une source d’incertitudes. En se réarmant de manière accélérée, via sa force nucléaire, la Chine exprimera une menace latente pour la Russie, aggravée par sa stratégie migratoire.

 

  • A lire:

Election de Poutine: "Une période similaire à celle du dégel"

Poutine élu, les limites du pouvoir

Nos dossiers consacrés à la Russie et à Vladimir Poutine

Voir les commentaires

ArcelorMittal: les salariés de Florange ne veulent "rien lâcher"

2 Juin 2012, 08:29am

Publié par PCF Villepinte

Les salariés de MITTAL habillés en costume de travail de protection dans les rues de Marseille en 2010

 - le 1 Juin 2012

 

 Plusieurs dizaines de salariés du site de Florange, en Moselle ont manifesté vendredi devant le siège français du géant de l'acier à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, où se tenait un comité central d'entreprise sur l'avenir du site lorrain. Sans surprise, le groupe prolonge l’arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange.

"Nous refusons la politique de casse industrielle. Nous voulons vivre et travailler dignement", a lancé Yves Fabri, délégué CGT à Florange, à quelques mètres du bâtiment où se tient le CCE. "Si M. Mittal ne veut plus faire d'acier, qu'il s'en aille!", a-t-il martelé.  Les salariés se sont rassemblés devant les grilles du siège d'ArcelorMittal, agitant des drapeaux aux couleurs de la CGT et de la CFDT et arborant des t-shirts demandant la "répartition du travail entre tous les sites sans perte de salaire". Certains, habillés en mineurs et le visage masqué, faisaient exploser de puissants pétards, audibles à plus d'un kilomètre, en appelant à "ne rien lâcher".

La direction du groupe devrait annoncer aux représentants du personnel lors de ce comité d'entreprise la prolongation pour les six prochains mois de l'arrêt des deux hauts fourneaux de Florange et dont l'avenir est suspendu à une reprise économique en Europe. Le premier haut fourneau a été arrêté il y a environ un an et le deuxième à l'automne. Les syndicats craignent que ces arrêts temporaires ne deviennent définitifs. Une décision "inacceptable", selon Jacques Minet, de la CFDT. "Au départ, on nous a parlé d'un arrêt d'un trimestre, puis d'un semestre, puis à nouveau de six mois... On a l'impression qu'on se moque de nous", a-t-il dénoncé, ajoutant craindre "une fermeture définitive du site". "On est devant un mur. La direction n'a pas la volonté de relancer le site", a abondé le leader de la CGT Yves Fabri. "Ce qu'on veut, c'est une autre politique. On a besoin de la production d'acier en France. Il faut que chacun prenne ses responsabilités, notamment l'État", a-t-il fait valoir.

Le président de la République François Hollande a annoncé jeudi dans un communiqué qu'il recevrait à sa demande l'intersyndicale du groupe sidérurgiste Arcelor Mittal, le lundi 4 juin.

Le groupe indien ArcelorMittal a annoncé vendredi aux représentants du personnel la prolongation pour les six prochains mois de l'arrêt des deux hauts fourneaux de Florange selon des sources syndicales, à l'issue d'un comité central d'entreprise. Le délégué CGT Yves Fabbri a précisé que le groupe allait faire une demande de chômage partiel pour au moins 700 personnes et dit ses craintes pour l'emploi local. "Il y a des sous-traitants qui attendaient la décision de Mittal et qui vont maintenant devoir se séparer de certains de leur personnel, et par ailleurs on s'inquiète beaucoup sur le maintien de nos compétences sur le site", a ajouté Yves Fabbri.

  • Lire aussi :

 

Emploi: le gouvernement doit "sortir du flou", demande Pierre Laurent
L'avenir de Florange : les syndicats déçus, toujours dans le flou
Les syndicats attendent beaucoup de François Hollande

Retrouvez également notre carte de France des mouvements sociaux

 

Voir les commentaires

ELECTIONS LEGISLATIVES :

2 Juin 2012, 08:13am

Publié par PCF Villepinte

 

Un rendez-vous majeur pour l’avenir de la SNCF !

 

couv mois-copie-1Il est des circonstances où le bulletin de vote citoyen dans le prolongement des mobilisations sociales est déterminant. C’est le cas pour l’avenir de la SNCF avec le scrutin des législatives des 10 et 17 juin prochains.

 

Le service public ferroviaire doit redevenir une priorité nationale

 

Le précédent gouvernement n’a eu de cesse d’affaiblir l’ensemble des services publics. De fait, la situation de la SNCF est désormais critique. Nos emplois, salaires, conditions de vie et de travail en font les frais chaque jour. Ainsi, si le premier objectif a été atteint en dégageant Sarkozy de la présidence, le second reste à concrétiser en gagnant enfin une véritable politique de Gauche au service du social et de l’humain d’abord. C’est possible, mais pour cela, il nous faut un maximum de députés du Front de Gauche pour porter nos revendications et influer de façon significative sur les décisions et lois à voter.

 

L’avenir du rail est public

 

La Droite a mené de manière dogmatique des « assises du rail ». Sans surprise, leurs conclusions prônent l’éclatement du système ferroviaire, l’ouverture à la concurrence généralisée aux voyageurs et la remise en cause de plus de 11 000 Km de voies du réseau ferré. Quant au Grenelle de l'environnement, non seulement il a été mis aux oubliettes, mais nous sommes repartis de plus belle au tout routier avec l’autorisation de passer la charge des camions à 44 tonnes. La taxe poids lourd, quant à elle, sensée soutenir le développement du fret ferroviaire, n'est toujours pas mise en application. En outre, Sarkozy et Pépy, sous le prétexte de l’arrivée de la concurrence qu’ils ont eux-mêmes défendue et facilitée, ont attaqué comme jamais nos garanties statutaires. Le second, toujours en poste, entend bien poursuivre dans cette voie, réorganisations/privatisation, perte de milliers d’emplois et blocage des salaires à la clef.

 

Le Front de Gauche dépose une loi sur les transports ferroviaires

 

Aussi, que ce soit sur le financement, l’organisation de la production ou les moyens alloués au système ferroviaire, il est urgent d’inverser la donne et d’arrêter la casse. En ce sens, vous trouverez au verso une proposition de loi élaborée dans les rangs du Front de Gauche. Elle a été déposée le 22 mai dernier par les sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen.

 

Pour la défendre, il convient donc d’élire un maximum de candidates et candidats déterminés, qui travaillent déjà réellement à changer les choses !

 

Parce que la finalité du système ferroviaire doit bien être de répondre aux besoins grandissants de ses usagers et de ses salariés d’un transport de qualité, fiable, ponctuel et cela en toute sécurité. Parce qu’il est nécessaire et urgent de refaire du rail un enjeu majeur de la politique publique en faveur de l’aménagement équilibré et solidaire du territoire, de la mobilité et de la transition écologique. Le Front de Gauche propose dès maintenant une loi répondant en quatre chapitres à ces enjeux.

 

Les préconisations, en vérité, y sont simples :

 

F Le chapitre I réaffirme certains principes généraux sur une politique publique des transports. Ces principes sont tous liés à l’activité d’intérêt général que représente le transport ferroviaire : abandon du dogme libéral de la concurrence effrénée, maîtrise publique des infrastructures, unité du réseau d’infrastructures ferroviaires, intégration dans les contrats avec les opérateurs de critères sociaux et environnementaux pour combattre la tentation d’un nivelage par le bas de l’offre de services et enfin, pour permettre effectivement le droit à la mobilité, revenir à une tarification kilométrique.

 

F Le chapitre II aborde les enjeux du développement du fret ferroviaire. En effet, le secteur des transports des marchandises, particulièrement polluant, est un levier très important pour la transition écologique. Y est notamment écrit de déclarer l’activité du wagon isolé d’intérêt général.

 

F Le chapitre III concerne les financements. Y sont proposés la reprise par l’Etat de la dette de Réseau Ferré de France, la renationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes, la création d’un livret de financement des infrastructures de transport, la généralisation du versement transport pour l’ensemble des régions, la généralisation de la taxe poids lourds... Autant de ressources nécessaires pour financer le système ferroviaire permettant par la même la réalisation des investissements nécessaires à son développement et sa modernisation.

 

F Le chapitre IV traite de l’organisation du système ferroviaire et prévoit la suppression de l’établissement public Réseau Ferré de France qui constitue une source de complexité du système. Ce faisant, est ouverte la voie à la création d’un gestionnaire d’infrastructure unifié au sein de la Société Nationale des Chemins de Fer français.

 

Cette proposition de Loi permet clairement une réorientation majeure de la politique ferroviaire, la plaçant sous maîtrise publique, en portant des avancées pour la transition écologique et le droit à la mobilité de tous.

 

 

Les 10 et 17 juin, votez pour les candidats du Front de Gauche aux élections législatives

fdg

 

       

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5