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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Grand lancement de la campagne des législatives

9 Mai 2012, 11:20am

Publié par PCF Villepinte

Pour une Assemblée nationale de gauche les 10 et 17 juin


Vendredi 11 mai à 19h
Gymnase Toussaint Louverture à Tremblay
 

11-mai.jpg



Dans nos villes de Sevran, Tremblay et Villepinte, la gauche est arrivée largement en tête des élections présidentielles. Le beau score réalisé par Jean-Luc Mélenchon, avec plus de 17%, a largement contribué à la dynamique et à la victoire de François Hollande.

Il faut maintenant conforter ces résultats en élisant le 10 juin prochain une Assemblée nationale fidèle aux valeurs de la gauche, à la lutte contre les injustices et pour le progrès humain. Une gauche capable d'entreprendre de grandes réformes et d'affronter le pouvoir des marchés financiers.

Le député François Asensi et sa suppléante Clémentine Autain incarnent ce combat et cette ambition.

En l'absence de candidat socialiste sur la circonscription, le vote utile pour faire gagner la gauche, c'est le vote Asensi-Autain !



 

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Jean-Luc Mélenchon à l'Humanité

9 Mai 2012, 11:16am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Luc Mélenchon en conférence de rédaction

Médias - le 9 Mai 2012

 

 

 

 

Jean-Luc est le rédacteur en chef d'un jour de l'Humanité de demain, jeudi. Retrouvez ces réflexions sur l'actualité, ses coups de coeur ou de gueule dans notre édition de jeudi 10 mai.

Dès 9 heures, il était à l'ouvrage, d'abord pour faire connaissance avec la rédaction autour d'un petit-déjeuner prise de contact à bâton rompus. "Il ne faut pas croire que je ne vous connais pas, vous qui écrivez. Faut pas croire!", prévient-il dans l'hilarité générale avant d'endosser les habits de rédacteur en chef.

"Mes habitudes de lecteur ne sont pas les mêmes que celles que vous avez pour écrire ce journal. Pour moi, militant, c'est la Grèce qui prime dans l'actualité. On est au pouvoir là-bas avec Syriza. Et tout ce dont on parle ici dans les médias, c'est sur les gens d'extrême-droite qui ont fait 5%. Mais le Front de gauche grec est passé de 3% à plus de 16%. Personne n'en parle en France." "L'autre fait numéro un occulté maintenant depuis 4 jours en France, c'est que l'élection de François Hollande n'a été possible que grâce aux lecteurs du Front de gauche. Moins 4 millions de voix, il est battu. Plus de 4 millions de voix pour le Front de gauche et Sarkozy est battu." Le ton est donné pour la conférence de rédaction du maintenant, où le journal du lendemain se définit et se dessine.

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle 2012 pointe les sujets qui mettent en appétit sa verve: l'électorat populaire qui a fait l'élection de François Hollande, la Grèce, bien sûr, mais aussi le 10 mai, journée de ommémoration de la fin de l'esclavage, Florange et la lutte des ArcelorMittal pour conserver leur outil de travail et de production...

11 heures et demi. Le travail de rédaction débute. Jean-Luc Mélenchon planche sur la première de sa dizaine d'incises dans l'Humanité de jeudi. A suivre.

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Les syndicats attendent beaucoup de François Hollande

8 Mai 2012, 18:35pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 8 Mai 2012

 

 

 

Suite à l'élection du candidat PS, les syndicats qui dans l'ensemble se réjouissent de la défaite de Nicolas Sarkozy, attendent du nouveau président un vrai dialogue social, constructif et apaisé. Ils attendent également des mesures concrètes, en faveur des salariés.

Les organisations des salariés, autant celles qui ont appelé à battre Nicolas Sarkozy (CGT, FSU, Solidaires) que celles qui se voulaient non partisanes (CFDT,FO), ont mal vécu le quinquennat Sarkozy. La réforme des retraites, la politique d'austérité, le pacte budgétaire européen, les attaques du candidat Sarkozy contre les syndicats, présentés comme des forces d'inertie hostiles aux réformes, les avaient heurtés.
"Les attentes sont fortes, après des années de dégradation" économique et "les remises en cause du rôle des organisations syndicales", relève la numéro un de la FSU, Bernadette Groison. "J'espère que nous aurons un dialogue social normal, c'est-à-dire dans le respect du rôle des interlocuteurs", affirme à l'AFP le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, en écho aux propos de M. Hollande qui s'était présenté comme un "candidat normal". "Des relations normales, cela veut dire qu'on ne soit pas critiqués, traités de corps intermédiaires, stigmatisés", résume-t-il.
La CFDT se réjouit que le président élu ait "annoncé clairement sa volonté de placer le dialogue" avec les syndicats et le patronat "comme une des priorités dans sa méthode de travail". La centrale de François Chérèque appelle François Hollande à organiser une rencontre, avant les législatives des 10 et 17 juin.

La gauche doit être en faveur des salariés

Les sujets sont nombreux: emploi, protection sociale, salaires... Pour pérenniser le rôle des syndicats, François Hollande a prévu d'inscrire dans la Constitution l'obligation de concertation avec les partenaires sociaux avant tout texte de loi relevant de leurs domaines. Les syndicats attendent aussi d'un pouvoir de gauche des mesures immédiates en faveur des salariés: "Des décisions peuvent être prises sans délai", comme "l'augmentation immédiate du Smic et des minima sociaux, la suspension des plans de licenciements", souligne Eric Beynel, porte-parole de l'Union syndicale Solidaires qui entend maintenir "un climat social revendicatif" face au nouveau pouvoir. Les syndicats maintiennent aussi la pression sur l'avenir du traité budgétaire européen qu'ils récusent et que François Hollande veut renégocier.

Pour l'éducation : « une rupture »

"Il faut maintenant une réelle rupture avec les politiques menées ces dernières années et les mesures d'austérité, qui ne sont pas les réponses pour relancer notamment l'emploi et le pouvoir d'achat", écrit dans un communiqué la FSU, première fédération syndicale du monde éducatif. Une "rupture" avec la "politique économique, sociale et éducative (...) mortifère et brutale" de Nicolas Sarkozy, notamment en "combattant les inégalités sociales et territoriales", et un "plan d'urgence" pour la rentrée confirme le Snes-FSU.

L'élection de M. Hollande "ouvre un espoir dans une société fragilisée", a réagi l'Unsa Education, deuxième fédération syndicale, en réclamant comme priorités à mettre en oeuvre "le respect des personnels, la reprise du dialogue et de la marche vers la justice sociale, des mesures d'urgence pour la rentrée prochaine et l'engagement pour une refondation de l’École".

Pour la santé « un espoir »

Plusieurs syndicats de praticiens hospitaliers ont réagi "avec espoir" à la victoire du socialiste François Hollande, souhaitant que son arrivée à l'Elysée marque la "reprise du dialogue social". L'INPH (Intersyndicat national des praticiens hospitaliers) "en espère qu'une nouvelle page du dialogue social va s'ouvrir". "Force est de constater qu'il reste un grand potentiel d'amélioration et un effort pour renouer, pour retisser, pour réparer les partenariats entre les forces vives du pays". Soulignant que "l'hôpital public est le grand oublié", le syndicat se prononce pour une modification "en profondeur" de la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires) et souhaite "un ministre de la Santé engagé".
Pour l'intersyndicale Avenir hospitalier, cette élection "constitue une fenêtre potentielle positive pour tous les acteurs" de l'hôpital et des services publics. "Nous attendons dans la période proche, dès la nomination d'un ministre de la Santé, la reprise d'un dialogue social qui était en panne depuis 5 ans".

La Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) dit dans un communiqué partager "fondamentalement" les valeurs prônées par François Hollande (fin de la convergence tarifaire public/privé, importance donnée à la cohésion sociale, protection des services publics, égalité de traitement pour le droit à la santé) et "salue avec espoir l'arrivée du nouveau président". "Mais elle attend fermement de lui la traduction en termes concrets de ses engagements".

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Merci Guy

8 Mai 2012, 18:27pm

Publié par PCF Villepinte

L'Humain d'abord

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"La gauche doit absolument réussir"

8 Mai 2012, 06:24am

Publié par PCF Villepinte

Manifestante du Front de gauche

 

 

Au lendemain de la victoire de François Hollande à la présidentielle, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, revient sur les objectifs du Front de gauche: "Obtenir une majorité de gauche à l’Assemblée et faire en sorte que le nombre de députés du Front de gauche élus permettent d’orienter très clairement cette nouvelle majorité".

La victoire de la gauche a été largement fêtée à la Bastille, y compris par les partisans du Front de gauche. Quelle première appréciation portez-vous sur ce résultat ?

Olivier Dartigolles. C’est un très grand soulagement. Après cinq années de sarkozysme et dix années de droite, il fallait absolument que la dynamique de gauche, de rassemblement, permette d’en finir avec une période qui restera certainement comme l’une de celle qui aura le plus profondément souillé les valeurs et brutalisé les conditions de vie de pans entiers de la société. Il y avait, hier soir, deux sentiments. Bien sûr, la satisfaction, la joie d’avoir créé les conditions politiques d’une défaite de Sarkozy mais aussi de la gravité. Car la gauche a, aujourd’hui, de grandes responsabilités avec, sans doute, un nouveau durcissement à venir à l’échelle européenne, et un moment d’intense recomposition politique, de bataille idéologique. Le Front de gauche a pris toute sa part et apporté une contribution essentielle à l’élection de François Hollande. Hier a été une étape décisive, une condition absolue mais, après avoir gagné, la gauche doit absolument réussir.

 

Nicolas Sarkozy a été défait hier, quel sens donnez-vous à cette sanction des urnes ?

Olivier Dartigolles. Notre pays était à bout. Il fallait s’en débarrasser. Il y a eu, hier soir, un « ouf » de soulagement parce qu’une majorité de notre peuple a bien compris ce qu’aurait été un second quinquennat de Sarkozy avec l’orientation prise par sa campagne entre les deux tours. Les digues ont totalement lâché entre l’UMP et le Front national. Cette extrême droitisation n’est pas un simple positionnement électoraliste. La droite entend se servir de la crise et de ses conséquences pour régler définitivement son compte au modèle social, aux garanties collectives et aux valeurs qui leur sont restés en travers de la gorge depuis la Libération.  Le paysage à droite reste d’ailleurs inquiétant. Une tension est palpable dans notre peuple qui sent bien que, si ce coup-ci un changement de majorité ne s’accompagne pas d’un véritable changement de politique  et d’une amélioration réelle, concrète, rapide des conditions de vie, la prochaine fois,  la droite aura Marine Le Pen dans ses bagages.

 

Quels défis s’ouvrent devant la gauche ?

Olivier Dartigolles. Une page vient d’être tournée et un nouveau chapitre s’ouvre. Y est écrit en lettres majuscules l’attente d’une gauche qui répond aux défis de la période dans un contexte historiquement nouveau. Elle se trouve devant une impérieuse nécessité de réussir une politique de changement en répondant aux préoccupations populaires. Les prochaines semaines seront déterminantes pour vérifier si la gauche parvient à tirer les enseignements des échecs passés et de l’espoir d’aujourd’hui.

 

Pour le Front de gauche, quel est l’enjeu de la nouvelle période électorale qui s’ouvre avec les législatives ?  

Olivier Dartigolles. L’enjeu est clair : obtenir une majorité de gauche à l’Assemblée et faire en sorte que la dynamique de campagne qui sera la notre les prochaines semaines et le nombre de députés du Front de gauche élus permettent d’orienter très clairement cette nouvelle majorité vers des propositions, des solutions de sortie de crise. Nos priorités sont celles qui ont d’ailleurs le plus motivé l’électorat de Jean-Luc Mélenchon : les salaires, l’emploi, le pouvoir d’achat, la santé, l’éducation, les services publics, le refus de l’austérité généralisée à l’échelle européenne, l’obtention de nouveaux droits, de nouvelles conquêtes démocratiques et sociales pour les citoyens dans les territoires et pour les salariés dans leur entreprise. Il y a une envie de gauche dans notre pays. Il faut faire sauter les verrous qui empêchent aujourd’hui à ces solutions de s’imposer. Nous devons dans les prochains jours faire comprendre combien le vote Front de gauche sera un vote utile pour toute la gauche mais aussi pour un véritable changement de politique. L’urgence sociale commande que la nouvelle mandature, avec une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, vote de nouvelles lois permettant d’y faire face et n’hésite pas à abroger les lois sarkozystes qui ont fait le plus de mal. Donc il nous reste beaucoup de travail.

  • A lire:

 "En avant pour la réussite de la gauche", Patrick Le Hyaric

Pierre Laurent: "Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe"

Tous nos articles consacrés au Front de gauche

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

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Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ?

7 Mai 2012, 16:33pm

Publié par PCF Villepinte

 

Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi.

On a tout su au sujet de ce qui se passe en Grèce ou en Espagne et pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit sur ce qui se passe en Islande ?

En Islande, - le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet, - les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière - une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution. Et tout cela, pacifiquement.

 

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Grèce : une vague rouge roule sur la Vouli

7 Mai 2012, 11:07am

Publié par PCF Villepinte

 - le 6 Mai 2012

 

 

Athènes, envoyé spécial. Les résultats, en Grèce, donnent le parti Nouvelle Démocratie en tête, mais avec le score le plus faible de son histoire. Le Pasok – social-démocrate – s’effondre. Les néonazis font leur entrée au Parlement. La gauche, qui a toujours combattu l’austérité et les politiques des mémorandums, progresse fortement, et plus particulièrement Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante, Synaspismos, est membre du PGE. C’est un signal fort que les électeurs ont envoyé aux partis. Seront-ils entendus ?

Vendredi soir, lors du dernier meeting de campagne du Pasok, le parti arrivé en tête des élections en octobre 2009, le leader, Evangelos Venizelos, voulait y croire. Croire que son parti n’allait pas s’effondrer, que les urnes ne sanctionneraient pas la politique menée présentée comme « la seule » possible, croire, aussi, que l'élection de François Hollande aurait des répercussions sur le Pasok – le PS et le Pasok sont membres de l’Internationale socialiste. Il n’en fut rien.

Au soir du scrutin en Grèce, il est évident que le parti social-démocrate grec s’est effondré. Alors qu’il se partageait, depuis la chute des colonels, en 1974, le pouvoir avec Nouvelle Démocratie (ND, droite), qu’ils recueillaient à eux deux jusqu’à 80% des voix, ils peinent à atteindre 40%.

Dès vendredi soir, pourtant, quelques signaux donnaient la tendance. « Oui, il y a malheureusement plus de journalistes que de militants sur la place Syntagma », reconnaissait une candidate distribuant ses tracts. A la question : « allez-vous voter pour le Pasok ? », une jeune femme répondait : « Non, surtout pas ! Je suis là pour aider le député car il est le père de mon ami ».

C’est effectivement la fin d’un système politique que les Grecs ont demandé : celui des petits arrangements entre amis dont les élections et les campagnes précédentes représentaient, en quelque sorte, le concentré.

C’est surtout la fin de l’austérité appliquée depuis plus 2 ans et demi qu’ils ont revendiquée. Depuis que la Grèce a pris connaissance de la réalité des comptes publics en octobre 2009, qu’elle a subi les attaques des marchés, et plus encore depuis qu’elle a fait appel à la troïka (BCE, Commission, FMI) en mai 2010, les coupes budgétaires, baisses des pensions, des salaires, des minimas sociaux, hausse des impôts et des taxes, privatisation se multiplient. Tous les partis qui se sont exprimés pour cette politique essuient une sérieuse déculottée : ND et le Pasok en tête, ainsi que le Laos (extrême-droite). Ces trois partis ont participé au gouvernement d’union nationale mis en place en novembre 2011. ND obtient ainsi – à l’heure où nous écrivons ces lignes – 20,31% (33,47% en 2009), le Pasok 14,11% (43,92% en 2009), et le Laos 2,89% (5,63% en 2009). Le Laos ne devrait donc pas faire son entrée au Parlement car il ne franchit pas la barre des 3% nécessaire.

Les néo-nazis de Chryssi Avghi obtiennent, eux, des sièges au parlement. Ils auraient recueilli 6,81% des voix. « Tous ceux qui ont voté Chryssi Avghi ne sont pas des fascistes. Ce sont des gens qui voulaient exprimer leur rage ; c’est un vote anti-système. Beaucoup vont réaliser que Chryssi Avghi est un parti néofasciste » explique à l’Humanité Panagiotis Sotiris, professeur à l’université d’Egée. Autre vote qui frise avec le refus du système et repose sur un moteur nationaliste : celui pour les Grecs indépendants. Ce parti, scission de ND, recueille 10,31% des suffrages selon les premières données du Ministère de l’Intérieur.

Dans ces conditions, la vraie victoire est celle de la gauche dans son ensemble. Le KKE, qui recueille 8,4% des voix, progresse de près d’un point par rapport à 2009 (7,54%). La Gauche démocratique, scission de Synaspimos en 2010, recueille 6% des voix. Quant à Syriza, la coalition de gauche dont la principale composante est Synaspismos, il triple son score de 2009 passant de 4,6% à 15,8%. Une formation anticapistaliste, Andarsia, n’entrera pas mais progresse. Une vague rouge roule sur la Vouli. Elle n’est toutefois pas suffisante pour que la gauche puisse gouverner.

Pour Panagiotis Sotiris, ces élections sont « un désastre pour le Pasok. Cette augmentation de la gauche est importante. Le message est qu’il n’est pas pas possible de continuer sur cette voie. »

Ce message, il semble qu’il peine à arriver aux oreilles des dirigeants des partis de gouvernement. Ainsi, le leader de la droite gouvernementale Antonis Samaras, arrivé en tête des élections législatives en Grèce, a proposé la formation « d’un gouvernement de salut national » pour permettre le maintien de la Grèce dans l’euro. Evangelos Venizelos, le chef du Pasok qui a enregistré une défaite historique, a appelé à la formation d’un « gouvernement d’union nationale pro-européen » pour sortir le pays de l’impasse. Ce ministre des Finances de l’équipe sortante qui a négocié avec UE et FMI un deuxième plan de sauvetage du pays, a certes reconnu qu’une telle tâche serait « difficile », au vu du séisme électoral en Grèce. Mais « le changement radical de la scène politique ne signifie pas la fin de la crise, la crise est en pleine évolution », a-t-il souligné. Il a oublié d’ajouter qu’une crise politique profonde pourrait être la conséquence de ces résultats… eux-mêmes pervertis par un système électoral qui favorise le parti arrivé en tête, quelque soit sa réelle implantation politique. Car tout gouvernement qui maintiendrait la politique d’austérité renierait profondément les signaux envoyés par les électeurs. En Grèce, derrière la joie liée aux résultats, l’inquiétude reste de mise.

  • A lire:

Grèce: les partis en place

Grèce: de l'austérité aux élections, la Grèce face à ses divisions

Tous nos articles consacrés à la Grèce

Fabien Perrier

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SNCM : Pierre Laurent interpelle l'ensemble de la gauche sur le transport maritime

7 Mai 2012, 11:04am

Publié par PCF Villepinte

SNCM : Pierre Laurent interpelle l'ensemble de la gauche sur le transport maritime

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Isabelle Pasquet, sénatrice des Bouches-du-Rhône, ont reçu ce matin à Paris une délégation de marins des ports de France et de représentants de la Fédération nationale des syndicats maritimes. Alertés sur les menaces qui pèsent sur l'emploi, les droits sociaux et les conditions de travail des marins, Pierre Laurent et Isabelle Pasquet ont confirmé la détermination du PCF et de ses parlementaires à agir avec le Front de gauche pour mettre à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée nationale la proposition de loi déposée par le groupe Communiste, républicain et citoyen, le 22 mars dernier au Sénat, visant à imposer le pavillon français de premier registre à toutes les compagnies françaises et communautaires, basées en France, qui opèrent dans les secteurs de navigation exclus du Registre international français (RIF).

Pierre Laurent et Isabelle Pasquet ont rappelé que le PCF interpelle l'ensemble des formations de gauche pour qu'elles s'engagent sur cette proposition et qu'elles l'inscrivent au rang des premières priorités d'une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Il en va de l'avenir des ports français et de leurs salariés, de l'avenir de la filière française du transport maritime.

 

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"Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe" - Déclaration de Pierre Laurent le 6 mai 2012

7 Mai 2012, 11:00am

Publié par PCF Villepinte

 
En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.

Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.
J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

Pierre Laurent
Secrétaire national du Parti communiste français

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Grèce: mode d'emploi des élections de dimanche

6 Mai 2012, 06:36am

Publié par PCF Villepinte

le 5 Mai 2012

 

 

Athènes, envoyé spécial. Les élections législatives qui se dérouleront le dimanche 6 mai sont cruciales. Pour l’avenir du pays, son avenir au sein de la zone euro, et pour l’avenir, même, de l’Union Européenne. Mode d'emploi d'un scrutin qui pourrait déboucher sur une Grèce ingouvernable.

Les 300 députés qui siègeront, à partir du 17 mai, 11heures, pour 4 ans au Parlement hellénique hériteront d’un pays en pleine crise: financière, économique, sociale et politique. Une crise totale, donc, à laquelle les réponses apportées – des mesures d’austérité en échange de prêts consentis par les Européens et le FMI – n’ont été d’aucune aide. Au contraire, elles ont même accéléré la descente aux enfers de la Grèce. Pourtant, en raison d’un système électoral complexe, le premier parti arrivé en tête du scrutin, même s’il ne dispose que peu de voix, obtiendra une prime de 50 sièges!

Le Parlement hellénique ou Conseil des Grecs (en grec : Βουλή των Ελλήνων / Voulí ton Ellínon) est le Parlement monocaméral de la Grèce, composé de 300 députés élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct par les citoyens grecs.

Le pays est divisé en 56 circonscriptions. La plus grande est celle d’Athènes ; elle regroupe 15% du corps électoral. Au total, 9,8 millions d’électeurs sont appelés à voter. Si le vote est obligatoire, le non exercice de ce droit n’est pas sanctionné – ni pénalement, ni administrativement. En outre, autre incongruité dans ce contexte d’obligation de vote : le vote par procuration n’est pas prévu. Les citoyens grecs résidant à l’étranger ne peuvent voter que dans leur consulat.

Cette année, 32 partis se présentent. En 2007, 21 partis se présentaient, et 23 en 2009.

Le système électoral grec est de proportionnelle renforcée. Dans ce cadre, le parti arrivé en tête au niveau national obtient une prime de 50 députés (1/6 de la chambre !). Cette prime n’était que de 50 sièges jusqu’aux élections de 2009. Mais, pour la première fois, une loi votée en 2008 s’applique. Pourquoi cette prime a-t-elle été renforcée?

Un peu d’histoire s’impose. Jusqu’en 2009, à la Vouli, les conservateurs de Nouvelle Démocratie et les sociaux-démocrates du Pasok alternaient traditionnellement en cumulant, à eux deux, 80% des suffrages. En 2007, malgré la prime de 40 sièges, ND, arrivé en tête ne dispose que d’une majorité de 152 sièges. Ironie du sort : cette prime qui favorisait ND ou le Pasok devrait de nouveau renforcer ND, en tête dans les sondages… mais rendre la constitution d’un gouvernement encore plus difficile car ND pourrait, selon les projections, de pas disposer de la majorité malgré la prime des 50 sièges. Enfin, cette prime ne peut être accorder qu’à un parti et non à une coalition – Syriza, même si cette coalition de la gauche arrivait en tête, ne pourrait donc pas obtenir les 50 députés.

L’instabilité gouvernementale que connaît la Grèce depuis 2007 risque de s’accroître.

Autre élément à prendre en compte: les députés dits « d’Etat ». Ils sont 12 dans ce cas. Leur choix s’effectue directement par les partis, qui s’en voient attribués proportionnellement au nombre de voix qu’ils obtiennent. Ces députés n’auront donc jamais mené de campagne sur le terrain.

Pour être représenté au Parlement, un parti doit franchir la barre des 3% des suffrages exprimés.

Comment les citoyens grecs votent-ils? Par un système de la « croix de préférence » pour les 288 députés – les 12 députés d’Etat étant choisis par leurs partis. Les électeurs apposent ainsi des croix en face du nom du ou des candidats retenus.

Pour résumer, la répartition des sièges se fait en quelque sorte en 3 phases :

  • 238 sièges à la proportionnelle ;
  • 50 sièges parmi les candidats du parti arrivé en tête ayant obtenu les meilleurs scores ;
  • 12 sièges répartis par les partis.

A son arrivée au pouvoir en 2009, le Pasok avait promis une refonte du système électoral. Il voulait réduire la taille des circonscriptions et le vote préférentiel accusé d’alimenter le clientélisme. Cette promesse a fondu comme neige au soleil !

Le seuil électoral de la majorité absolue varie en fonction du nombre de partis qui entreront au Parlement. Au soir du scrutin à un tour, le 6 mai, la Grèce pourrait entrer dans une nouvelle phase d’incertitude, politique.

A lire:

De l'austérité aux élections, la Grèce face à ses divisions

Entre la gauche de l'intégration et celle du renversement, le KKE a choisi

Tous nos articles sur la Grèce

Fabien Perrier

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