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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

concert évènement organisé pour l’anniversaire de Salah Hamouri.

13 Avril 2012, 06:44am

Publié par PCF Villepinte

MERCREDI 25 AVRIL 19H au Cabaret Sauvage

PARC de la VILLETTE PARIS

concert salah facebook

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Pourquoi la jeunesse aspire au modèle républicain

12 Avril 2012, 22:19pm

Publié par PCF Villepinte

 

LE BLOG DE JEAN-EMMANUEL DUCOIN

Nous ne croyons pas que les jeunes acceptent d’être relégués au rang d’accompagnateurs passifs d’une époque brûlée par le brasier de la déréalisation. Leur engagement au sein du Front de gauche en témoigne.
À la faveur d’un sondage plus commenté que les autres, les jeunes sont revenus dans l’actualité de la pire des manières, par l’enquête sondagière. Et pour cause. Marine Le Pen trouverait grâce aux yeux des 18-24 ans, affichant le meilleur score des prétendants à la présidentielle, 26%. Amen! la messe serait dite. Permettez-nous d’en douter. Que la fille de papa-nous-voilà attire un vote protestataire est une chose ; mais qu’elle puisse porter le début du commencement du moindre espoir politique en est une autre! Ce serait négliger le fait que 25% disent vouloir voter François Hollande. Ce serait aussi ignorer que 16% de ces mêmes jeunes affichent désormais leur préférence envers Jean-Luc Mélenchon, une progression de 11 points… Ceux qui ont participé aux meetings du Front de gauche le savent: les jeunes sont devenus un phénomène dans le phénomène, expliquant pour partie l’ampleur de la vague rouge. Au cœur de cette dynamique, celle de la jeunesse est de loin l’une des plus réjouissantes!

Car voyez-vous, en ces temps anxiogènes où on ne leur promet que le déclassement intergénérationnel et les injustices protéiformes d’une marchandisation globalisée, nous nous singularisons par la force d’une conviction : nous ne croyons pas que les jeunes, nos jeunes, acceptent d’être relégués au rang d’accompagnateurs passifs d’une époque brûlée par le brasier de la déréalisation. Cette conviction ancrée en nous marie le réel (celui que nous devons transformer) à nos ambitions philosophiques (celles qui nous permettent de maintenir notre cap).
À l’heure où le Front de gauche présente son programme en direction des jeunes, nous refusons de les comparer à de vulgaires troupeaux de moutons, forcément non-pensants, non-conscients d’eux-mêmes et du monde qu’on voudrait leur imposer, perdus dans un océan de précarité, d’intérim et d’incertitudes, «désenchantés» et «plus du tout séduits» par les «idéologies de transformations sociales», comme l’écrivait récemment le Figaro. Quand le mépris de classe s’additionne à la haine générationnelle, nous savons qui triomphe: le conservatisme, le déclinisme…
Aimer nos jeunes ne constitue pas, en soi, un projet politique. Disons que ce minimum commun ne suffit pas à les émanciper, à leur ouvrir les portes de la société. Seule l’éducation permet d’inverser les signes de pulsions nihilistes qui atomisent le vivre-ensemble et les relations sociales. Convaincre ceux qui se détournent comme par réflexe «de la» politique, donc de la vie de la Cité, reste une immense tâche, l’une des plus importantes qui nous soient assignées. Surtout dans les quartiers populaires en proie à un appauvrissement généralisé, là où se joue en grande part l’à-venir de la République, mais où un jeune sur deux est en échec scolaire, où le chômage les concernant peut y dépasser les 45%, où la délinquance guette, où ils ne connaissent que le mépris, la stigmatisation, les discriminations sociales et culturelles, même quand ils ont suivi une scolarité normale.

Ces jeunes n’aspirent pourtant qu’à l’élémentaire. Avoir une formation, un emploi durable, un salaire correct. Et puis accéder au sport, à la culture, aux voyages et à l’amour. Que demander de moins? Nos jeunes rêvent? Encore heureux. Ils espèrent? Tant mieux, l’espérance repousse les masques de l’éphémère. Mais comment oublier que le taux de pauvreté des 18-29 ans, en France, est passé de 7% à 12% en moins de dix ans? Comment oublier la grande leçon des révoltes de 2005, celle que refusent d’entendre les puissants? La jeunesse populaire a tellement intégré le modèle républicain qu’elle n’aspire qu’à l’égalité, pleine et entière. L’insurrection civique est taillée pour elle!

[EDITORIAL publié dans l'Humanité du 11 avril 201

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"Le système installé ne veut pas voir le mouvement citoyen en marche"

12 Avril 2012, 22:16pm

Publié par PCF Villepinte

Meeting de Toulouse

 

 

A dix jours du premier tour de la présidentielle, le Front de gauche continue d'occuper le terrain (meetings de Marseille samedi, puis de Paris jeudi 19) et de susciter des attaques de toute part contre son succès populaire. Directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre a répondu point par point, lors d'un point presse ce jeudi. Extraits.

A deux jours du meeting de Marseille, la mobilisation populaire autour du Front de gauche est-elle toujours aussi forte?

François Delapierre. Vous nous voyez portés par la vague du meeting de Toulouse, avec les 70.000 personnes présentes. Au départ, nous voulions couvrir l'ensemble du territoire. En réalité, nos rendez-vous ressemblent à des journées de grève. Et chaque événement porte le suivant. Le Capitole va rebondir sur Marseille, qui va rebondir sur notre multi-meeting de la Porte de Versailles à Paris le 19,  diffusé partout en France sur des places, dans des cafés, des appartements… Puis ce sera le premier tour.

Mais ce processus est en grande partie évacué par les commentateurs avisés. Il y a une totale disproportion entre la réalité sur le terrain et la place qui lui est faite dans les médias. Pour parler du candidat et de ce qu'il pense du permis de conduire, ça oui, il y a de la place. Mais la radicale nouveauté qu'est cette révolution citoyenne en cours est tue. Pourtant, on n'a jamais vu un tel mouvement citoyen durant une campagne, qui emprunte aux indignés, aux luttes sociales. Un mouvement qui émerge mais que le système installé ne veut pas voir.

 

Comment cela se traduit-il?

François Delapierre. Ca donne lieu à un grand mouvement lancé par Laurence Parisot, qui prend pour cible le Front de gauche, avec des argumentaires provenant de l'Institut de l'entreprise, qui passent de rédactions en rédactions. On retrouve aussi des argumentaires du Front national dans de grands organes de droite ou socio-démocrates. On assiste à des viols de l'éthique journalistique.

La palme revient au Nouvel Obs, journal de la deuxième gauche brejnévienne, qui représente Jean-Luc Mélenchon sous les traits d'une caricature, avec les yeux bridés et la peau foncée pour en faire le croisement d'un singe et d'un Chinois. Aucune photo de lui à l'intérieur, si ce n'est en ombre chinoise. Je sais reconnaître là un instrument de propagande.

 

Cela a-t-il un impact sur la campagne du front de gauche?

François Delapierre. Notre conviction est que ces attaques vont produire le même effet que ce qui s'est produit lors du référendum sur le traité européen de 2005. Quand on décrit des électeurs comme des drogués attirés par un gourou, c'est un mépris du peuple qui s'exprime. Comme en 2005, ces arguments vont se retourner contre ceux qui les ont utilisés.

 

On voit bien nosdésaccords avec François Hollande

 

François Hollande a indiqué mercredi soir qu'il ne négocierait pas entre les deux tours avec le Front de gauche. Qu'en pensez-vous?

François Delapierre. Non, il n'y en aura pas. François Hollande l'a déjà dit. S'il a une qualité, c'est bien sa constance. Nous voyons bien nos désaccords. Quand nous parlons d'augmenter les salaires pour relancer la croissance, lui dit: croissance d'abord et peut-être ensuite coup de pouce pour les salaires. Sur l'Europe, Hollande ne parle pas de remettre en cause le traité de Sarkozy et Merkel, mais de le compléter par un volet de croissance. Mais comment compte t'il avoir de la croissance quand la rigueur contrôle tous les budgets. Tout cela n'est pas sérieux et impossible. Partout en Europe, les socio-démocrates se sont soumis à l'austérité jusqu'à leur propre perte. En Grèce, en Espagne, même en Allemagne ou ils ont préféré perdre les élections que de s'allier à Die Linke. Pour nous, le combat continue. Il sera d'autant plus facile à mener que Sarkozy aura été rejeté du pouvoir.

 

Olivier Besancenot a appelé ce jeudi à un rendez-vous de la "gauche radicale", avec le NPA, le Front de gauche, LO et d'autres. Qu'en pensez-vous?

François Delapierre. Nous sommes une force autonome. Notre rassemblement est ouvert à tous. Le NPA a sa place mais en a décidé autrement. Dans ses rangs, sa stratégie est discutée.

 

Faire face avec beaucoup de sang froid

 

Y a-t-il des dissensions au sein du Front de gauche comme le sous-entend certains articles de presse récents?

François Delapierre. Des argumentaires circulent pour diviser le Front de gauche. On a eu droit à "attention, Mélenchon fait une OPA sur le PCF". Puis à l'inverse, Mélenchon héritier du stalinisme. Nous avons toujours fait face avec beaucoup de sang froid. Ceux qui spéculent sur une division du front de gauche sur je ne sais quelle circonscription se trompent. Nous savons que le Front de gauche est en train de bouleverser le champ politique. Ca va continuer après la présidentielle. Les ArcelorMittal ne vont pas rentrer chez eux parce que Nicolas Sarkozy aura été défait. Ils rentreront lorsqu'ils obtiendront des garanties pour leurs emplois. Pareil pour les gens qui manifestent pour des postes d'enseignants dans les écoles. Pour obtenir ces postes, il faudra mener un bras de fer contre les agences de notation après ces élections.

 

  • A lire:

Par ici le programme des derniers meetings

Toute la campagne du front de gauche sur Humanite.fr

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La vie sans Sarkozy (Ep. 8 : En 2012 on va leur faire un dessin)

12 Avril 2012, 22:07pm

Publié par PCF Villepinte

La vie sans Sarkozy, dernier épisode de « 2012 on leur fait un dessin »

Voici en avant-première « La vie sans Sarkozy », l'ultime épisode de la série « 2012 on leur fait un dessin » . Cette Web-série animée de 8 épisodes réalisée avec la complicité du dessinateur Frédéric Lardon a été vue et téléchargée des centaines de milliers de fois. Elle est produite par le PCF, membre du Front de gauche.

Cette épisode nous catapulte 40 ans après la défaite de Sarkozy à l'élection présidentielle.

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Raymond Aubrac: "Je dis aux jeunes: vous avez des chances de vaincre"

11 Avril 2012, 21:47pm

Publié par PCF Villepinte

Raymond Aubrac

 - le 11 Avril 2012

 

 

 

Il y a un an, Raymond Aubrac était l'invité des Amis de l'Humanité en compagnie d'Edgar Morin. Le résistant décédé mardi soir s'était alors adressé à la jeunesse de France, lui demandant de "ne pas baisser la tête.

 «Comme le général de Gaulle disait : “Nous avons perdu une bataille mais pas la guerre.” Ce printemps 2011 est notre hiver 1942. A un an des échéances électorales, alors que nous avons vu nos valeurs reniées par le gouvernement actuel, et dans le monde en général, nous pouvons changer les choses», estimait Raymond Aubrac.

«Lorsque les jeunes m’interrogent, ils me demandent toujours pourquoi nous avons résisté? Eh bien, je leur réponds : parce que nous savions que ça servirait à quelque chose… Même si nous savions que nous pouvions mourir, nous agissions pour les nouvelles générations. Nous étions patriotes, à l’époque, parce qu’envahir la France c’était comme attaquer notre famille. Tous ces hommes et femmes qui ont osé résister n’étaient pas optimistes, je parlerais plutôt d’espérances actives...

De nombreux jeunes, surtout en banlieue, n’ont pas d’avenir… Ils savent que la société ne les attend pas. C’est grave, extrêmement grave. Je dis aux jeunes : si vous baissez les bras, baissez la tête, face aux injustices, vous avez des chances d’être battus, mais si vous n’êtes pas résignés et que vous prêts à affronter les difficultés du combat, vous avez des chances de vaincre.»

Le débat avait ensuite porté sur le programme du Conseil national de résistance, encore frappant d’actualité. «Il a conservé sa force génératrice parce qu’il a été conçu par des résistants de tous horizons, expliquait Aubrac. Ils voulaient une autre République, plus juste. Une société meilleure. Celle d’aujourd’hui est dominée par une énorme masse d’argent qui ne sert qu’aux spéculateurs. Résultat, nous sommes obligés de vendre les bijoux de famille…»

  • A lire:

Aubrac-Morin: Pour eux, la résistance se conjugue au présent

Disparition de Raymond Aubrac, une grande figure de la résistance

Et Aubrac lança les réquisitionsà Marseille

Aubrac: "Il faut être optimiste, c'est cela, l'esprit de résistance"

Quand Raymond Aubrac raconte Jean-Moulin et le Conseil national de la résistance

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À l’affiche à l’Estaque : le Front du peuple

11 Avril 2012, 21:43pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 10 Avril 2012

Front de gauche

 

 

 

Meeting du Prado à Marseille, J-3. Le lancement 
du comité 
de soutien à 
Jean-Marc Coppola, pour les élections législatives, a permis de mesurer la dynamique du Front de gauche dans les quartiers populaires du nord de Marseille filmés par Robert Guédiguian.

L’idée ne nous a pas quitté l’esprit : il devait bien y avoir une caméra quelque part. Ce ne pouvait être autrement. La scène ressemblait trop à celle d’un film de Robert Guédiguian. Nous étions, de plus, en pleine « république cinématographique guédiguienne » : à l’Estaque. Sur la terrasse située face à la bâtisse qui accueille l’association de l’Harmonie. « Fondée en 1820 », est-il inscrit au fronton. Des tables ont été dressées pour l’apéritif à venir. On y a scotché quelques affiches de Jean-Luc Mélenchon et de Jean-Marc Coppola, candidat du Front de gauche aux élections législatives. En ce samedi de week-end pascal, au cœur de ce quartier populaire du 16e arrondissement de Marseille, est lancé son comité de soutien et d’engagement. L’identité de celui qui le préside constitue un indicateur du mouvement en cours. Il s’agit de Roger Ruzé, membre du Parti communiste jusque dans les années quatre-vingt et premier adjoint à la maire socialiste du secteur.

Du soleil. Un peu de vent. Beaucoup d’humanité. Un décor de film, on vous dit. Voilà justement Malek Hamzaoui, le directeur de production attitré de Guédiguian. On tourne alors ? Non. Ah, bon. Il est accompagné de Christian Roux, président de l’Harmonie. Nous les avions rencontrés fin janvier pour un reportage publié dans l’Humanité dimanche. Christian s’en souvient et se marre : « Oui, j’étais pessimiste un peu. C’est vrai que les choses ont changé depuis. Le Front de gauche, ça accroche. Mais comme j’ai une grosse expérience de dégringolade, je dis que le soir du premier tour j’aimerais être aussi optimiste qu’aujourd’hui. » Malek, lui, avait senti le frémissement après le passage du candidat sur France 2, « mais je n’avais certainement pas prévu l’ampleur de ce que c’est devenu. Sur le marché, je n’ai jamais vu autant de gens prendre nos tracts et discuter. Mais je vois aussi pas mal de tracts déchirés. Ça aussi, c’est une bonne nouvelle… » Qui ne polarise pas n’existe pas… Dieu vomit les tièdes (film de 1989), disait Guédiguian.

Justement, là, accoudé à la balustrade, c’est Gérard Meylan, ami et acteur-fétiche, le Marius de Jeannette. « Je vis cette campagne comme celle de 1981 : c’est une campagne de l’espoir. C’est un mouvement de foule auquel nous assistons. Nous avons lancé le mouvement mais nous ne maîtrisons plus. La réalité s’inscrit dans la droite ligne de ce que nous faisons avec Guédiguian : l’humanité n’a pas inventé plus belle chose que le socialisme. » Ça sonne comme une réplique de cinéma. Mais toujours pas de caméra visible. Bon, d’accord, nous ne sommes pas dans un film. Mais d’où viennent tous ces « anonymes » ? Seraient-ils donc réels ?

Comme cette dame d’une quarantaine d’années, cette « anonyme » qui tient à le rester, venue dire son engagement à Jean-Marc Coppola, peu après que celui-ci eut prononcé un discours appelant à la constitution « d’un Front du peuple ». « Je suis une sympathisante socialiste, s’est-elle présentée. Mais je vais voter pour le Front de gauche. Je visitais, hier, le site Internet de Jean-Luc Mélenchon et j’ai vu sur l’agenda cette initiative. Je suis venue de l’autre bout de la ville. Je sens que de plus en plus de gens veulent voter en accord avec leurs convictions. Moi, je les pousse. Samedi prochain, je vais les emmener au meeting du Prado. »

Miloud et Salim, eux, sont du quartier. « C’est la première fois que je m’engage en politique. À quarante-deux ans. J’en ai marre de la stigmatisation des musulmans par Sarkozy, qui est plus dangereux que Le Pen parce que lui est au pouvoir. Pour moi, le meilleur rempart, c’est le Front de gauche », explique le premier. « Moi, j’aime renverser la table. Un discours de vérité, comme celui de Mélenchon, c’est sacré. La réponse, c’est la République, point », assume le second.

À l’heure de l’apéritif, c’est Marcel Bernardini, sourcil blanc qui surligne un regard bleu acier, soixante-dix-sept ans, adhérent au Parti communiste depuis l’âge de vingt ans, qui s’est mis au service. « J’en ai connu des campagnes, tu t’en doutes, mais celle-là est exceptionnelle, au point de me faire oublier mes problèmes de santé. » Le mouvement, non, n’est pas encore thaumaturge mais entre l’ancien coco qui s’y retrouve, le vieux militant requinqué, la sympathisante socialiste convaincue et l’enfant du quartier engagé pour la première fois, le casting est prêt pour une production inattendue. Quelque chose entre Rouge Midi, et À l’attaque ! Action.

 

À lire aussi :
Pour le Front de gauche, un Prado sinon rien
Gaudin ne veut pas du Front de gauche ?
Présidentielle 2012 : La campagne du Front de gauche

 

Marseille, correspondant régional.

Christophe Deroubaix

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Présidentielle, législatives, même combat - Interview de Roland Muzeau

11 Avril 2012, 21:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Présidentielle, législatives, même combat - Interview de Roland Muzeau

Un fort groupe Front de gauche demain à l’Assemblée est essentiel pour assurer le changement. Entretien avec Roland Muzeau, député communiste des Hauts-de-Seine, porte-parole des députés Front de gauche.

 

COMMENT S’ARTICULENT LES DEUX CAMPAGNES : PRÉSIDENTIELLE ET LÉGISLATIVES ?

ROLAND MUZEAU : Ces deux élections sont indissociables, et plus encore depuis leur inversion sous le gouvernement Jospin, ce qui présidentialise à outrance le débatpolitique. A cet égard, notre exigence pour une VIe République commence à être entendue et partagée. 

Notre candidat, le Front de gauche élargi et les communistes sont pleinement dans la bataille. Nous avons « enfoncé les lignes », nous démontrons chaque jour un peu plus qu’il est possible de mettre à bas tous les dogmes libéraux assénés depuis des décennies comme des « vérités » incontournables. Nous faisons la démonstration de ce qui distingue la notion d’alternance de celle d’alternative politique, sociale, économique et environnementale.

C’est à cette alternative que les Français aspirent. 

A cet égard, nos propositions et les exigences citoyennes s’imposent dans le débat, nos adversaires et concurrents sont contraints d’évoquer le scandale des richesses qui s’accumulent d’un côté, et de l’autre les inégalités qui progressent.

Mais tous s’arrêtent aux discours. Nous, nous formulons des exigences et exposons les moyens pour satisfaire une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail.

 

COMMENT LES CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES PEUVENT S’IMPLIQUER DÈS À PRÉSENT DANS LA CAMPAGNE ?

R. M. : Ils doivent, comme ils le font d’ailleurs, porter la question du changement. C’est la même campagne, celle des contenus. Nos candidats doivent poursuivre le travail de « pédagogie politique » que le Front de gauche a imposé dans le débat.

Nos concitoyens apprécient que l’on s’adresse à eux en leur parlant autrement, plutôt que de les considérer comme de simples bulletins de vote. Notre pays a payé cher l’abrutissement et le bourrage de crâne. Du national au local, le fil est le même quand il s’agit d’emploi, de santé, d’éducation, de logement, d’environnement, de discrimination…

 

POURQUOI LA QUESTION D’UN GROUPE FRONT DE GAUCHE RENFORCÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST ESSENTIELLE ?

R. M. : Les députés communistes, républicains, citoyens et Parti de gauche ont fait un énorme travail pendant ce quinquennat. Sur toutes les questions fondamentales, ils ont été les seuls à se positionner clairement.

Sur les retraites, notre position a été remarquée tant elle affirmait l’exigence et les moyens d’une retraite à 60 ans, à taux plein, sans rallongement de la durée de cotisation, avec la reconnaissance de la pénibilité.

Sur la fiscalité, les salaires, le Smic et tant d’autres sujets, nous étions déjà dans ce qui fonde notre campagne : l’humain d’abord.

Toutes ces questions demeurent après la présidentielle. Les salariés et les classes populaires auront besoin que l’on change les lois ; que l’on abroge quantité de textes qui ont brisé notre modèle social et la cohésion nationale.

Sur qui peuvent-ils espérer compter vraiment pendant ces cinq prochaines années ? Un groupe renforcé de députés Front de gauche sera pour eux une garantie de ne pas céder aux marchés financiers et aux agences de notation.

Regardons ce qui s’est passé sur le vote au Parlement concernant le traité MES (mécanisme européen de stabilité). La droite et les centristes ont voté pour et le PS s’est abstenu. Le Front de gauche a voté contre.

Une majorité de gauche à l’Assemblée nationale doit comprendre beaucoup de députés Front de gauche. Une hégémonie du PS conduirait à réduire la portée du changement et porterait sans nul doute le risque d’une moindre résistance à la puissance des marchés. Le peuple français a besoin que son avis soit respecté, que sa volonté d’une autre politique prenne réalité. Le Front de gauche et ses députés porteront cette alternative politique et l’humain d’abord.

Nous ne lâcherons rien.

 

 

Propos recueillis par Gérard Streiff

-

Reproduction de l'interview accordée par Roland Muzeau au journal CommunisteS numéro 472 ( daté du 28 mars 2012 ). 

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Rêver le travail

9 Avril 2012, 21:32pm

Publié par PCF Villepinte

"Rêver le travail " à télécharger ou à regarder sur internet mais aussi à diffuser autour de vous.

Diffusé pour la première fois à l'Usine le 28 mars dernier à l'occasion d'une soirée autour du travail. Le film de Marcel Trillat et Cécile Mabileau est maintenant disponible libre de droits.

De la belle ouvrage en faveur de la belle ouvrage.

 

 

Le débat

 

Rêver le travail

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Communiqué de la section PCF de la RATP :

9 Avril 2012, 21:24pm

Publié par PCF Villepinte

Une victoire pour le service public de transports qui est aussi une leçon politique

 

Souvenez-vous : il y a quelques mois, le STIF et le Président du Conseil régional, Jean-Paul Huchon (PS), nous présentait la mise en concurrence de la gestion du futur T-ZEN 3 comme une fatalité. A l’entendre, Les usagers de cette future ligne, les élus et les populations de Seine-Saint-Denis, auraient dû se résigner à voir leur réseau de transport livré aux grands groupes privés et à leurs intérêts mercantiles.

En lien avec la mobilisation des syndicats de salariés de la RATP, notamment de la CGT, les communistes et leurs élus ont déjoué le piège de la privatisation en multipliant les initiatives en faveur d’une gestion par la RATP du futur T-Zen 3.

Motions dans les assemblées locales, au sein du Conseil d’Administration du STIF, aux côtés des salariés mobilisés, pétitions des usagers,... l’action déterminée et argumentée débouche finalement sur un succès important, avec l’annonce par le Président du Conseil régional et du vice-Président en charge des Transports d’une gestion des T-Zen 3 et 5 par la RATP !

Nous publions ci-dessous le communiqué de la section PCF de la RATP, qui tire les enseignements de cette première grande victoire :

« Les partisans du Service Public viennent de remporter une belle et importante victoire. En effet, Jean-Paul HUCHON, président de la Région et du STIF, et Pierre SERNE, vice-président chargé des transports, viennent d’annoncer que l’exploitation des lignes de bus TZen 3 (Porte de Pantin – Livry Gargan) et TZen 5 (Grande Bibliothèque – Choisy le Roi) allait être confiée à la RATP.  

Il s’agit d’une volte-face complète par rapport à ces derniers mois où les élus PS au STIF avaient manifesté leur volonté de mettre la RATP en concurrence avec le privé pour définir le futur opérateur de ces deux lignes.

 

 


3 avril 2012

En octobre dernier, ils s’étaient notamment opposés à un voeu présenté par les élus communistes défendant à l’inverse le choix d’une attribution en gré à gré à l’entreprise publique.

Si la logique de concurrence l’avait emporté, elle aurait ouvert la voie à une privatisation accélérée d’une partie du réseau de bus francilien. Car derrière le cas des TZen, c’est l’ensemble des lignes de bus appelées à être restructurées à brève échéance (soit 40% du réseau) qui était concerné.

Le rôle de la gauche, ce n’est pas de favoriser la libéralisation des transports, c’est de la combattre et de défendre l’entreprise publique comme instrument aux mains des citoyens pour faire vivre le Service Public.

La défaite des thèses libérales dans l’affaire du TZen est une bonne nouvelle pour les usagers du transport, pour les personnels de la RATP et pour tous ceux qui n’acceptent pas de voir les intérêts privés s’accaparer les réseaux pour le seul profit de quelques gros actionnaires.

Elle est à mettre à l’actif :

 d’abord du combat opiniâtre mené par les organisations syndicales de la RATP qui ont alerté et mobilisé depuis plusieurs mois sur ce dossier, notamment lors de la manifestation unitaire devant le STIF le 7 décembre dernier.

 ensuite des multiples interventions des élus communistes, tant au niveau des départements concernés qu’au niveau de la Région et du Conseil d’administration du STIF.

 enfin de la dynamique politique en cours autour du Front de gauche qui, en modifiant le rapport des forces au sein du pays et au sein de la gauche, donne plus de poids à l’exigence de rompre enfin avec les dogmes libéraux de la « concurrence libre et non faussée ».

Cette victoire en appelle d’autres. Elle démontre aussi qu’on peut gagner une vraie politique de gauche en articulant mobilisation sociale et politique, et en donnant plus d’influence et d’élus à la force qui agit pour une réelle alternative : le Front de gauche. » 


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Le SMIC à 1700 euros, c'est possible ! La preuve mardi dans l'Humanité

9 Avril 2012, 21:16pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 9 Avril 2012

 

Mots clés : l'humanité, Sondage, smic,
 

 

 

Dans l'Humanité de ce mardi 10 avril, retrouvez en six arguments la démonstration que non seulement augmenter le SMIC c'est possible, mais en plus souhaitable, non seulement pour les Français, mais aussi pour l'économie.

Retrouvez également notre sondage qui montre que dans leur large majorité, les sympathisants de gauche, y compris ceux du PS, trouvent une revalorisation des salaires justifiée.

La hausse des salaires est surtout une nécessité. Notre enquête auprès des personnels de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris qui n'ont pas les moyens de se loger le montre. Des aides-soignantes en CDI et SDF, il y en a à Paris...

  • Dans l'Humanité mardi également :

Un retour et une analyse sur les événements dramatiques au Mali.

Un face à face entre Sébastien Jumel (Front de Gauche) et Michel Lejeune (UMP) en duel pour la plus grande circonscription de France aux législatives.

Et aussi notre double page thématique sur Marseille avec des reportages, avant le grand meeting du Front de gauche samedi

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