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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le vote Front de Gauche, seule voie pour tracer une vraie perpective politique à gauche !

4 Février 2012, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

 

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Enfin une bonne nouvelle ! La gauche est de retour.

Et c’est au Front de Gauche qu’on le doit. Le candidat du Parti socialiste disait en décembre qu’il fallait « donner du sens à la rigueur ».

Aujourd’hui, comme nous, il dit qu’il faut s’attaquer à la finance. Il n’y a pas si longtemps, il envisageait une majorité avec Bayrou, homme de droite déguisé en centriste. Il a récemment clairement affirmé que sa majorité est dans la diversité de la gauche. Voilà des avancées qu’il faut mettre au crédit des évolutions de l’opinion publique auxquelles contribue la dynamique et rassembleuse campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, au sein duquel les communistes prennent une part très active en déploiement militant et en créativité politique, même si les grands médias font tout pour le cacher.

Ceci ne signifie pas que la gauche soit devenue uniforme, en accord en tout point. Non ! Loin de là. Le programme de F. Hollande reste marqué par l’adaptation à la crise.

Mettre en évidence ces données nouvelles veut surtout dire que rien n’est encore réglé quant au programme qui permettra de battre l’hyper-austérité sarkozyste et de sortir nos concitoyens des souffrances sociales qui les assaillent. Mais que tout reste possible, dans un sens positif pour le monde du travail et de la création, grâce à l’efficacité de l’alliance du Front de Gauche qui fait bouger la situation en crédibilisant la possibilité de battre N. Sarkozy, en faisant reculer l’extrême-droite et en donnant un sens transformateur et populaire à la gauche et à l’écologie politique dans leur ensemble.

Plus nombreux sont nos concitoyens qui en prennent conscience. Ils ont fait progresser Jean-Luc Mélenchon de 4% à près de 10% des intentions de vote.

 


3 février 2012

Fait d’autant plus encourageant que Jean-Luc Mélenchon et François Hollande progressent ensemble. Le risque, comme en 2002, d’une élimination de la gauche au second tour devient donc très improbable surtout que s’ajoute la stagnation, voir le recul du candidat-président. Dans ces conditions, bien plus grande est cette fois la liberté des électrices et des électeurs de gauche d’émettre un vote utile, efficace et sans danger afin d’ancrer la politique à gauche et mettre un terme aux politiques d’austérité et de chômage. Cela vaut le coup d’y réfléchir quand on partage le dur sort des six millions de personnes qui sont contraintes de vivre avec moins de mille euros par mois, ou celui des seize millions qui terminent le mois à dix euros près.

Au moment où ces lignes sont écrites, un seul bulletin de vote -c’est un fait- leur permet de dire qu’ils veulent une augmentation des bas salaires, des minima sociaux et des prestations sociales, la baisse des prix à la consommation, le bulletin Jean-Luc Mélenchon.

Ce n’est pas un hasard puisqu’il s’en donne les moyens grâce à un nouveau partage des richesses, pour la justice et l’égalité. Avoir du courage par les temps qui courent consiste à se placer du côté des petits, des humbles, de toutes celles et ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. N Sarkozy, lui, continue d’être obsédé par la rente des plus fortunés. C’est de ce côté qu’il faut prendre et pas parmi ceux qui n’ont rien, peu ou pas grand-chose, comme le propose trop souvent le candidat du Parti socialiste. Le courage, ce n’est pas de copier le modèle allemand et de se faire adouber par l’ultralibérale Mme Merkel.

C’est, en s’appuyant sur une dynamique de victoire en France, en appeler aux autres peuples européens pour refuser -et non aménager- un nouveau traité, corsetant les dépenses sociales et publiques et des droits sociaux.

Qui peut croire que nos concitoyens soient les seuls en Europe à être favorables au rachat par la Banque centrale européenne de tout ou partie de la dette des Etats ? Ou à estimer que ce serait une bonne chose si cette même banque impulsait un nouveau type de crédit, en lien avec des pôles publics bancaires pour que l’accès au crédit soit d’autant plus facilité qu’il sert l’emploi, les salaires, l’investissement utile et écologique ? Messieurs les bonimenteurs de l’austérité à perpétuité, donnez la parole aux populations et vous verrez que ne sont pas isolées sur notre continent les motivations de celles et ceux qui ont dit “non” chez nous à la Constitution européenne !Nous entrons dans cette phase de la campagne électorale où le débat sur la sortie de l’austérité va prédominer.

Prétendre qu’il y a trop de dépenses sociales ou trop de nos concitoyens qui vivent au dessus de leurs moyens pour expliquer la crise, c’est faire prendre les vessies pour des lanternes. Trop de richesses accumulées à un pôle de la société avec une paupérisation de l’autre pôle, voilà où se situe l’origine de la crise. En ajoutant de l’austérité, on ne fait qu’aggraver le mal. Pour s’en sortir, il faut s’attaquer à la finance spéculative au profit d’une vie meilleure pour les travailleurs. C’est un nouveau partage des richesses qui permettra de favoriser la rémunération du travail et des retraites, combiné à un nouveau crédit, à une modification des systèmes productifs qui fera reculer la crise dans ses dimensions économiques, sociales et écologiques. Trop de candidats essaient d’enfermer le débat dans le piège d’une acceptation de l’austérité à plus ou moins grande échelle.

La droite, de Sarkozy à Bayrou, et l’extrême droite, sont sur ce créneau, en bons protecteurs des puissances d’argent. Ils veulent désormais tellement cacher cette donnée que, dimanche dernier, le Président de la République a expliqué une hausse de la TVA et une baisse des salaires par le fait qu’il s’agirait là de “la raison” ou “d’un devoir de réalité”, car “le clivage entre la droite et la gauche n’a plus de raison d’être”. Rien n’est plus faux ! La droite n’a pas changé. Elle sert sa classe : la classe capitaliste. La hausse de la TVA sert à faire un nouveau cadeau de près de treize milliards aux grandes entreprises.

Il reste moins de trois mois pour amplifier un mouvement qui s’est amorcé depuis quelques semaines et lui donner la force d’une dynamique irrésistible. Trois mois pour faire apprécier combien le Front de Gauche et son candidat peuvent, beaucoup plus encore, contribuer à la victoire et au succès durable d’une politique de changement qui réponde aux espoirs de celles et ceux qui n’en peuvent plus de souffrir.


 

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A l’Elysée, les Lejaby rappellent que le combat n’est pas fini

4 Février 2012, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 3 Février 2012

 

Mots clés : social, nicolas sarkozy, lutte, cgt, lvmh,
 

Alors que Nicolas Sarkozy s’agite pour apparaître comme le sauveur des Lejaby, les ouvrières reçues à l’Elysée rappellent que la lutte n’est pas terminée : les trois usines et 350 autres emplois supprimés dans le groupe depuis 2010 n’ont pas encore été touchés par la grâce présidentielle.

En invitant une délégation d’ouvrières d’Yssingeaux (Haute-Loire) à l’Elysée vendredi après-midi, le Président de la République espérait sans doute mettre un point final au conflit social le plus médiatisé du moment et faire une belle opération de communication électorale en apparaissant comme l’homme providentiel derrière la reprise de l’usine Lejaby par un fournisseur de Louis Vuitton.
Las, les ouvrières ont rappelé, dès la sortie de leur entrevue avec Nicolas Sarkozy, les « 700 000 chômeurs supplémentaires, soit plus 33% » depuis le début de son quinquennat, insistant sur le fait qu’elles ne veulent pas «  être utilisées pour faire oublier ce bilan ». Même ton offensif lors de l’échange avec Nicolas Sarkozy, puisqu’elles ont exigé du président qu’il s’engage à trouver des solutions pour les 350 ex-Lejaby de Bellegarde-sur-Valserine, Bourg-en-Bresse (Ain), Le Teil (Ardèche) et de Rillieux-la-Pape (Rhône) victimes des plans de licenciements de fin 2010 et début 2012, enjoignant notamment les pouvoirs publics à se servir des trois autres offres de reprise déposées pour Yssingeaux pour les sites sinistrés.

Simultanément, des représentantes de ces sites tenaient une conférence de presse au siège de Rillieux-la-Pape, pour réaffirmer avec force ce message : « Ce qui a été possible à Yssingeaux doit l’être pour toutes les ex-Lejaby », ont insisté celles qui n’ont pas eu la chance d’être licenciées et médiatisées en pleine campagne présidentielle. « Moins de communication et plus de concret ! », ont-elle  exigé du président de la République. Face à l’ampleur de la lutte exemplaire et solidaire de toutes ces salariées, le président de la République a effectivement été contraint de s’engager à agir pour les sites disparus et les autres ex-Lejaby.
Une promesse de campagne qu’il ne semble pas pressé d’honorer puisque la seule décision concrète qu’il a prise aujourd’hui vis-à-vis de ces salariées licenciées de l’Ain, de l’Ardèche et du Rhône a été de refuser de les recevoir malgré leur demande, d’après la CGT. Chargés d’assurer le service après-vente du président côté Elysée, Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et maire du Puy-en-Velay voisin d’Yssingeaux et Xavier Bertrand, ministre du Travail et de l’emploi, ont salué « l’implication personnelle du Président », tout en refusant de répondre sur le copinage bien utile entre leur héros et le patron de LVMH Bernard Arnault, dont la décision opportune d’augmenter ses commandes auprès du repreneur providentiel d’Yssingeaux, Sofama, a pourtant été déterminante.
Refusant de rentrer dans le rôle servile dans lequel le président et ses sbires souhaitent désespérément faire rentrer les Lejaby, Bernadette Pessemesse, déléguée CGT dans la délégation a rappelé que le redémarrage de l’activité était dû « à [leur] mobilisation exceptionnelle » et n’a remercié que « les salariés qui ont lutté dans l’unité et la dignité » et leurs soutiens, appelant l’ensemble des travailleurs concernés par les mêmes attaques contre leurs emplois à multiplier le combat.

Loan Nguyen

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Sarkozy à des ouvriers noirs: "Ca change du pays, quand il fait moins 8"

3 Février 2012, 13:07pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Logement, élections 2011-2012, ump, nicolas sarkozy, présidentielle 2012, essonne,

 

 

Le déplacement de Nicolas Sarkozy de ce jeudi tourne au fiasco. Voilà cette petite phrase qui ressort ce vendredi matin de la visite du président de la République effectuée jeudi, sur un chantier de Mennecy, dans l'Essonne. Après la découverte par Europe 1 que l'Elysée avait fait venir des figurants pour faire le nombre autour du chef de l'Etat, cela fait beaucoup.

L'échange entre Nicolas Sarkozy et des ouvriers réels ou supposés de ce chantier a eu lieu avant la conférence de presse du futur candidat UMP à la présidentielle consacrée à ses mesures sur le logement annoncées dimanche dernier. Selon Le Parisien, le chef de l'Etat était "d'humeur joviale" lors de la discussion avec ces ouvriers. "Bon courage pour travailler en plein air", leur a-t-il lancé.

L'échange aurait dû rester d'une platitude convenue, raconte de son côté un journaliste du Monde. "Travailler en plein air, ce doit être plus agréable en été qu'en hiver", lance ainsi Nicolas Sarkozy sous les frimas du jour. "Je préfère les journées comme cela que quand il pleut", précise-t-il. Mais il dérape un peu plus tard en s'adressant à un travailleur noir:  "Cela change du pays, quand il fait moins 8"!

Voilà soudain le président Sarkozy sur les mêmes terres glissantes que celles foulées par Brice Hortefeux en septembre 2009, lors de son échange avec un militant UMP d'origine maghrébine: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Après cet épisode, Claude Guéant, le conseiller du locataire de l'Elysée, pourra encore un peu plus regretté comme il l'a fait ce vendredi matin sur Radio Classique et Public Sénat: "C'est vrai qu'il (Sarkozy) souffre d'un défaut d'affection des Français".

  • A lire:

Encore un déplacement de campagne de Sarkozy bidonné

Fillon ne renie rien des dérives droitières de Sarkozy

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Xavier Mathieu condamné : « victime d'un acharnement politique »

3 Février 2012, 13:01pm

Publié par PCF Villepinte

Xavier Mathieu condamné : « victime d'un acharnement politique »
La cour d'appel  d'Amiens a condamné aujourd'hui le syndicaliste CGT des Conti, Xavier Mathieu à 1.200 euros d'amende pour avoir refusé de prélèvement de son ADN par la police, suite au conflit social engageant l'ancienne usine Continental de Clairoix. Victime d’un acharnement politique du gouvernement, Xavier Mathieu est purement et simplement condamné pour l'exemple. Le PCF s'insurge contre cette décision, et apporte son entier soutien à Xavier Mathieu et à son combat. Le fichage ADN des syndicalistes est un scandale et le PCF et ses partenaires du Front de gauche continueront de soutenir la liberté d'expression et la liberté d'agir des syndicalistes qui luttent pour sauver leurs emplois.

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Déclaration du PCF sur les couts de la filière nucléaire

2 Février 2012, 18:26pm

Publié par PCF Villepinte

Déclaration du PCF sur les couts de la filière nucléaire
La cour des comptes vient de publier son rapport sur les couts de la filière nucléaire. Il met en évidence l’importance de ce secteur dans la vie économique de la nation au cours des décennies écoulées et dans la période actuelle pour un résultat où l’électricité est en France parmi la moins chère des pays européens, résultat objet de biens des convoitises tant à l’extérieur de nos frontières qu’à l’intérieur.En effet, si les chiffres annoncés par la cour des comptes sont légèrement supérieurs de ceux provenant d’autres estimations, il n’en demeure pas moins que toutes les estimations convergent pour considérer que l’électricité produite à partir du nucléaire civil est très sensiblement moins chère que celle produite à partir du gaz, du fuel, du charbon et de toutes les énergies renouvelables – hydraulique exceptée – au stade actuel de leur développement technique et économique.Ce rapport confirme indirectement que ce n’est pas la concurrence qui fait baisser les prix, et que celle-ci ne vise qu’à augmenter la facture énergétique des Français. Au contraire, si ceux-ci bénéficient encore d’une électricité moins chère qu’ailleurs, c’est grâce aux investissements consentis par des générations de Français dans l’hydraulique puis le nucléaire. Il est juste qu’ils continuent à en bénéficier demain. La loi Nome qui vise à les en spolier doit être abrogée.L’importance des sommes en jeu souligne également l’effort à faire pour améliorer la sureté des centrales – actuelles et futures – Et les communistes ne cesseront d’affirmer que tous les recommandations et exigences demandés par l’ASN pour améliorer la sureté doivent être effectuées par les exploitants, et en premier lieu par EDF. L’atout constitué par le nucléaire civil, pour être maintenu et conforté, doit s’accompagner d’un souci permanent de sécurisation, tant sur le plan matériel qu’humain. Au-delà des controverses que ne manqueront pas de susciter tel ou tel aspect du rapport, celui-ci constitue un élément important pour alimenter le début public que le Front de Gauche appelle à mener pour définir la politique énergétique de la France.

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Bal de Vienne: personne n'a obligé Marine Le Pen à y participer !

2 Février 2012, 18:22pm

Publié par PCF Villepinte

Bal de Vienne: personne n'a obligé Marine Le Pen à y participer !
Marine Le Pen dénonce une "polémique montée de toutes pièces" par "le système" à propos de son déplacement à Vienne en Autriche vendredi pour assister à un bal de l'extrême droite autrichienne. La pauvrette ! Chacun sait que la candidate du Front National été contrainte et forcée d'assister à ce bal de nostalgiques du nazisme et du pangermanisme où elle était l'invitée vedette !

Au lieu d'essayer de se faire passer une nouvelle fois en victime, elle serait bien plus inspirée de mieux choisir ses amis et fréquentations. Marine le Pen est xénophobe. Elle déteste les immigrés, c'est pour cela qu'elle est connue et admirée dans toute l'Europe par tous les fous furieux de l'extrême droite européenne. Elle n'a qu'à s'en prendre à elle, et à elle seule.

le 01 février 2012

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Trop c’est trop, des alternatives existent pour l’emploi et la justice sociale

2 Février 2012, 18:04pm

Publié par PCF Villepinte

Déclaration du Comité Confédéral National CGTdes 1er et

2 février

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 Le 29 février 2012, ensemble, à l’appel de tous les syndicats d’Europe agissons pour dire non à l’austérité. Une vaste campagne de culpabilisation se développe. Partout, les salariés s’entendent dire qu’ils coûtent trop cher.

En France, le Président de la République a annoncé deux mesures qui à nouveau vont frapper durement les salariés, les retraités, les privés d’emploi.

Après la réforme des retraites de 2010 et les deux plans d’austérité de 2011, il aggrave la situation en voulant augmenter la TVA, l’impôt le plus inégalitaire, diminuant encore le pouvoir d’achat pour le plus grand nombre de salariés.

La Protection sociale serait une nouvelle fois fragilisée.

Il entend instaurer des accords « compétitivité emploi » légalisant ainsi le chantage des employeurs « emploi contre salaires et temps de travail ». Ces accords ouvrent la voie à la remise en cause d’un pilier essentiel du droit social français et du contrat de travail.

Plus globalement, âge de départ à la retraite, durée légale du travail, conventions collectives, procédures de licenciement, salaire minimum, droit de grève, service public et protection sociale… tout devrait passer à la moulinette de la « compétitivité ».

Partout en Europe, les mêmes logiques sont imposées de façon coordonnée. En effet, les chefs d’Etat et de Gouvernement ont décidé de passer un cran supérieur pour instaurer l’austérité.

Ils s’apprêtent à signer un nouveau traité, le 1er mars prochain, élaboré à quelques uns en dehors de toute procédure et consultation démocratique. Il imposerait un carcan budgétaire et économique à des pays déjà durement touchés par le chômage et la récession.

L’austérité s’imposerait à tous encadrant toute négociation au niveau national, sectoriel et d’entreprise et réduisant les capacités d’intervention des organisations syndicales.

Ce traité est contraire à l’Europe sociale à laquelle nous aspirons, il ne ferait qu’alimenter les rejets des solidarités, les replis nationaux, la montée des forces nationalistes et d’extrême droite.

Les syndicats de chaque pays européen réunis dans la Confédération Européenne des Syndicats s’opposent à ce traité.

Ils appellent, ensemble, à agir le mercredi 29 février 2012 à la veille du sommet européen pour dire non à l’austérité et exiger des réponses pour l’emploi et la justice sociale.

Toutes les organisations professionnelles et départementales de la CGT appellent donc les salariés, à se mobiliser dans l’unité syndicale la plus large, à décider de la grève sur les lieux de travail le 29 février 2012 et à participer aux manifestations interprofessionnelles qui seront organisées sur tout le territoire.

Montreuil, le 2 février 2012

 

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Plus de 8 millions de Français touchés par la crise du logement

1 Février 2012, 19:47pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Logement, Banques, expulsions, cgt, jean-luc mélenchon, christophe robert,

 

 

Le mal logement s'est "profondément enraciné" en France, dénonce la Fondation Abbé Pierre dans son 17e rapport annuel, publié aujourd'hui, et demande aux candidats à la présidentielle un "véritable changement d'orientation des politiques".

 

"Le logement est devenu une vraie machine à exclure et à produire des inégalités", résume Christophe Robert, délégué général adjoint de la Fondation. Dans son rapport annuel sur le mal-logement, la fondation pointe des difficultés pour plus de 700.000 personnes dépourvues de logement personnel (dont 133.000 sans domicile fixe selon l'Insee): "3,6 millions de personnes (sont) non ou très mal logées, et plus de 5 millions de personnes supplémentaires (sont) en situation de réelle fragilité de logement à court ou moyen terme." La crise a joué un rôle d'accélérateur, avec "la fragilisation des ressources des ménages" doublée de "l'augmentation considérable du coût du logement".

Trouver un logement, en changer ou le garder devient "source de préoccupation majeure" pour les plus démunis, mais également pour les revenus modestes (salariés pauvres, familles monoparentales, etc). Pour Christophe Robert, "les frontières de l'inacceptable sont dépassées", certains trouvant refuge dans des cabanes, des bidonvilles, des caves, des campings, les autres acceptant des logements plus petits, plus loin, plus détériorés.

Selon une étude menée à partir d'une enquête Insee (2006), le logement accentue ainsi la précarité pour plus de 4,2 millions de ménages qui vivraient avec moins de 500 euros mensuels, une fois le logement payé. Les ménages s'adaptent au prix de "renoncements importants" et en recourant à des mécanismes de solidarité qui "ne tiendront qu'un temps", souligne Christophe Robert.

La Fondation jette un regard critique sur les politiques du logement depuis 20 ans: "La ligne générale des politiques a été de soutenir de façon inconsidérée les marchés immobiliers", explique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation, selon qui "il manque entre 700.000 et 800.000 logements en France". Le "contrat social" en quatre axes proposé aux candidats imposerait de produire environ 500.000 logements par an, dont au moins 150.000 logements sociaux. Autre impératif: "Réguler les prix et maîtriser le coût du logement", en revalorisant les aides, en empêchant les hausses à la relocation et en offrant des recours au locataire si son loyer est plus élevé que ceux du marché.

La Fondation demande en outre une "politique de prévention des expulsions" et souhaute que soient imposés aux communes 25% de logements sociaux (20% actuellement).

Début janvier, un coup d'éclat d'Eric Cantona, qui s'est lancé dans la course aux 500 signatures pour la présidentielle, avait pour but de placer le sujet au cœur du débat électoral. Le pari semble bien engagé, puisque quatre candidats ont annoncé leur présence : François Bayrou, François Hollande, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon.

Jean-Luc Mélenchon: "Construire 200 000 logements par an". Il a de même appelé à la construction de 200.000 logements par an, soit un million sur un quinquennat "pour qu'il n'y ait pas la rareté qui fasse monter les prix", citant la Fondation Abbé-Pierre. Enfin, il veut "empêcher les expulsions des personnes en difficulté" et "enfin faire cesser le scandale des logements vides par la réquisition". "Le capitalisme a organisé la rareté", a-t-il dit, dénonçant "les banques, le capitalisme, la cupidité".

 

  • À lire :

Paroles de candidats à la présidentielle sur le logement
Les propositions de la CGT pour le logement par Agnès Naton, secrétaire confédérale

Un bel élan pour le logement au Théâtre du Rond-Point

  • À consulter :

Notre dossier sur le logement

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François Bayrou, l'autre père la rigueur de la présidentielle

1 Février 2012, 19:43pm

Publié par PCF Villepinte

François Bayrou

 - le 1 Février 2012

 

 

 

 

L'Humanité de ce jeudi 2 février décortique l'"imposture Bayrou", candidat autoproclamé "antisystème" dont le programme économique et social pour la présidentielle 2012 se rapproche pourtant beaucoup de celui de l'UMP. La preuve avec la présentation par François Bayrou, ce mercredi, du chiffrage de son projet, qui fait la part belle à l'austérité et l'affaiblissement de l'intervention de l'Etat.

L'austérité ne manque pas de porte-voix dans cette campagne des présidentielle. Elle vient de recevoir un nouveau soutien en la personne de François Bayrou. Le candidat du Modem qui se dit "anti-système" se glisse dans les habits de Nicolas Sarkozy en promettant 50 milliards d'euros d'économie sur le budget de l'Etat en trois ans, l'application de la règle d'or et la hausse de la TVA.

"La courses aux dépenses nouvelle est une course vers l'abîme", a lancé le leader centriste lors de la présentation du chiffrage de son programme ce mercredi, dénonçant la surestimation des chiffres de la croissance par ses deux rivaux. "Nous, nous avons pris en considération les estimations des organismes internationaux (0,2% en 2012, 1% en 2013 et 1,5 en 2014)". "Le premier devoir de l'Etat, c'est de bien gérer, de mettre la France en état de sortir du surendettement assez vite pour que ce soit crédible et mettre cette remise en ordre sans tout casser, en sachant que cela sera supportable, sans porter atteinte ni à la santé économique du pays ni à la justice sociale." Préserver le modèle social français en lui infligeant une cure d'austérité: le langage de "vérité" qu'assure tenir François Bayrou a déjà du plomb dans l'aile.

Fin du "surendettement" de la France en 2015

Pour redresser les finances publiques, François Bayrou propose 50 milliards d'économies et 50 milliards de recettes avec pour objectif de sortir du surendettement du pays en trois ans, d'ici à la fin 2015. Voici ses recettes:

  1. Ratification du traité européen conclu lundi pour imposer une stricte discipline budgétaire: "Je suis prêt à voter à tout moment cette règle d'or."
  2. pas un euro de plus dépensé dans la sphère publique pendant deux ans
  3. coup de rabot de 20 milliards sur les niches fiscales
  4. augmentation de la TVA d'un point à partir de 2012 et, si la croissance n'est pas au rendez-vous, une seconde d'un point en 2014
  5. création de deux tranches d'impôt supplémentaires sur le revenu à 45% et 50% (pour les revenus supérieurs à 250.000 euros).

Produire français

Le slogan de campagne du député pyrénéen prend appui sur:

  1. la création d'un "commissariat aux stratégies" rattaché au président de la République, dirigé par une personnalité de haut vol (sic)
  2. la création de banques de soutien à l'investissement des PME. Là, il s'agit d'un copier coller d'autres programmes, mais avec la volonté de la décentraliser et de l'associer aux collectivités territoriales
  3. Enfin, "mesure exceptionnelle", un emploi sans charge sera assuré pendant deux ans pour toute entreprise de moins de 50 salariés qui embaucherait un jeune ou un chômeur, pour un coût de deux milliards d'euros par an compensé par la suppression de l'exonération fiscale des heures supplémentaires.

Bayrou favorable aux accords de compétitivité

Signe de son ancrage à droite, le candidat du Modem reprend à son compte les accords d'entreprise voulus par Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée de dimanche dernier. Mais il les cadre par un cahier des charges au niveau des branches, pour éviter des abus dans les petites structures. En échange, les représentants des salariés se voient gratifiés de places, avec voix délibératives, au sein des conseil d'administration des entreprises. Mais seulement pour celles de plus de 500 salariés.

De quoi amoindrir le voeu du troisième homme de 2007 de "proposer une négociation nationale autour de la rénovation du climat social dans l'entreprise".

  • A lire:

Candidat prétendument "antisystème", de quoi parle-t-on?

Notre dossier Présidentielle 2012

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Sommet européen : l'accord Merkozy ne doit pas être ratifié !

1 Février 2012, 07:32am

Publié par PCF Villepinte

Sommet européen : l'accord Merkozy ne doit pas être ratifié !
Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE se réunissent en Conseil aujourd'hui pour peaufiner leur projet d'« accord international pour une union économique ». Loin de permettre une sortie de crise, cet accord est une soumission aggravée aux logiques financières qui conduisent au chaos.

La « règle d'or », qui grave dans le marbre les critères du pacte de stabilité et de croissance, prévoit des sanctions automatiques et des obligations pour les États de négocier des plans d'austérité avec l'UE. Les chefs d'États s'obstinent dans des choix politiques qui tuent la croissance et jettent les peuples dans la misère et le désarroi. Ce traité, c'est le débarquement assuré de la « Troïka », le pillage des biens communs et la casse des droits sociaux, dans tous les pays de l'Union.

Avec le transfert du pouvoir budgétaire des parlements nationaux vers la commission, ils remettent en cause les souverainetés populaires, et ils le font sans débat ni consultation des citoyens. C'est une attaque sans précédent des droits politiques élémentaires des peuples européens, un changement de régime vers la dictature des marchés.

Pour avoir une vision claire de l'Europe qu'ils préparent, voyons ce qu'il se passe en Grèce, qu'Angela Merkel veut mettre officiellement sous tutelle; ou en France, où Nicolas Sarkozy vient d'annoncer un 3ème plan d'austérité augmentant les impôts indirects et cassant les conventions collectives sur le temps de travail pour financer de nouveaux cadeaux au patronat.

Au final, c'est l'autodestruction de l'Union Européenne qui est en cours. L'UE ne peut se construire contre les peuples et dans la suspicion permanente entre les États membres. Jamais les institutions européenne n'auront la légitimité qu'elles revendiquent en prenant des décisions autoritaires et néfastes pour les peuples. Jamais l'idée d'union ne sera préservée si un État peut demander la mise sous tutelle d'un autre. Il n'y aura pas d'Union dans la division et la mise en concurrence des peuples.

Au nom du Parti de la gauche européenne, je rejette cet accord international et nous mènerons campagne dans tous les pays de l'Union pour qu'il ne soit pas ratifié.

 

 

Par Pierre Laurent, le 30 janvier 2012

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