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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Standard & Poor's : « refuser l'autorité de ces faux docteurs en économie »

7 Décembre 2011, 13:30pm

Publié par PCF Villepinte

Standard & Poor's : « refuser l'autorité de ces faux docteurs en économie »
Standard & Poor's a placé lundi « sous surveillance négative » les notes d'endettement à long terme de quinze pays de la zone euro, notamment celles de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Finlande, de la France, du Luxembourg et des Pays-Bas. La conséquence probable de cette annonce étant que ces pays ainsi dégradés verront leur capacité d'emprunter largement amoindrie et leur taux d'intérêt explosé.

Parmi les reproches faits par l'agence de notation qui ordonne de mettre un terme à la crise de la dette figure l'absence de perspectives de croissance pour ces pays. Le serpent n'en finit plus de se mordre la queue !

Ces agences de notation investies de pouvoirs inconsidérés sont illégitimes ! Qui sont-elles pour décider de la mise à sac de pays tout entiers ? Parmi les mesures à prendre de toute urgence figurent celle d'arrêter d'obéir aveuglément à ces charlatans. La France ne reconnaît qu'une autorité : celle de son peuple. Et certainement pas celle de ces faux docteurs en économie qui pour remède ne prescrivent que la saignée.

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Les maisons des potes veulent peser dans la campagne

5 Décembre 2011, 23:07pm

Publié par PCF Villepinte

 

La fédération nationale des maisons des potes a fait dix propositions concrètes pour améliorer la situation des quartiers populaires. Samedi, à Paris, elle a interpelé les candidats à la présidentielle. Seuls les porte-paroles des partis du centre et de gauche ont fait le déplacement.

 

«Nous n’avons pas le droit de manquer le rendez vous de 2012 pour faire enfin gagner la cause antiraciste et celle des quartiers populaires.» Le propos de la fédération des maisons de potes est clair mais les réponses des candidats à la présidentielle l’ont-elles été tout autant ? Après avoir consulté pendant plus d’un an ses militants, la fédération nationale a acté dix propositions. Samedi dernier, les porte-paroles des candidats ont fait le déplacement pour en débattre. Les porte-paroles et non pas les candidats eux-mêmes, ce qui marque déjà une prise de distance ou un manque d'intérêt pour le travail réalisé par les militants associatifs des maisons des potes. Quelques absences remarquées, celle de l’UMP, du Nouveau Centre et de Maurice Leroy, ministre de la ville, qui avait pourtant «assuré qu’il viendrait» précise Samuel Thomas, président de la fédération. Face à 250 délégués venus d’une centaine de villes, les politiques se sont prononcés entre autres sur la demande de régularisation des travailleurs sans-papiers, le rajout de 30 % de professeurs dans les ZEP, l’anonymat des candidatures de logement HLM, la titularisation de 100 000 éducateurs et animateurs pour la jeunesse des quartiers populaires ou encore le doublement du montant de l’aide juridictionnelle. La fédération avait proposé aux candidats d'enregistrer un message vidéo qui a pu être diffusé face aux membres de la fédération.

 

Certains partis plus concrets que d'autres...

 

Si, pour Samuel Thomas, les réponses des candidats ont été «très en deça des enjeux», certaines formations se sont montrées plus concrètes que d’autres. «La vraie question reste de savoir si les candidats sont prêts à intégrer nos idées et à les concrétiser par le biais de projets de lois.» Exit donc le NPA et LO, deux partis, qui malgré un soutien sans faille à toutes les propositions de la fédération refusent d'entrer dans un gouvernement. Les délégués ont pu constater la radicalité assumée du Front de Gauche par la voix de Jean-Luc Mélenchon. «Les réponses sont argumentées et fournies. Il porte par exemple la régularisation des travailleurs sans-papiers et valide l’anonymisation des demandes de logement social. Mais sur d’autres thèmes, les réactions restent encore trop floues. Danièle Simonet, porte-parole de Mélenchon a apporté des explications détaillées mais peut-être n'a-t-elle pas eu suffisamment le temps de tout développer». Europe écologie les Verts-EELV n’avait pas de son côté étudié la faisabilité de l’augmentation de 30 % de professeurs. «Ils ont en revanche retenu l’idée de l’anonymat dans l’attribution des HLM et proposent de mener l’expérience à Montreuil», assure le président de la fédération. Sur l’augmentation des enseignants, le parti socialiste par la voix de Bruno Le Roux, porte-parole de Hollande, a validé cette mesure tout en rejetant celle qui vise à titulariser les éducateurs. «Il n’a pas compris la portée de cette mesure clé, essentielle pour la vie des quartiers. Recruter des jeunes des quartiers sans qualification pose problème. D'autant que nous proposons un mode de financement à partir de 10% des taxes sur le PMU et le loto ». Peu de cas a été fait à la proposition de soutien à la création culturelle et audiovisuelle dans les quartiers à partir de 10 % des recettes de la redevance télé. «Sur ce point, le PS a montré de grosses réticences».

 

"On aurait aimé plus de considération"

 

Globalement déçus, les militants associatifs ont regretté le manque de préparation de l'ensemble des candidats par la voix de leurs porte-paroles. « Nous ne sommes pas satisfaits ! Nous avons passé plus d'un an à consulter nos militants, à discuter avec nos élus, à rassembler nos idées et nos revendications basées sur l'égalité pour aboutir à des points très concrets. En face, on avait des politiques qui n'avaient pas vraiment réfléchi ou qui avaient des réponses trop floues face à l'ampleur des enjeux. Donc forcément, il y a un mélange de déception et d'insatifaction», poursuit Samuel Thomas. Autre constat : la déconnexion, toujours plus grande, entre le travail de terrain, les élus locaux et les états major de campagne des candidats. Les candidats issus des quartiers populaires sont encore trop peu nombreux dans les partis politiques qui souffrent d'un déficit de crédibilité et de représentativité aux yeux des habitants des quartiers. A raison. Et Samuel Thomas de conclure amer : « On ne veut plus de réponses philosophiques, on ne peut plus se contenter des mots. On veut des projets de loi, des budgets et de la considération ». Le 21 mars prochain, à l'occasion de la journée contre le racisme, la fédération des maisons de potes mènera des actions décentralisées partout en France pour continuer à interpeller les candidats.

 

Ixchel Delaporte

 

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Russie: le Parti communiste profite de la baisse du parti de Poutine

5 Décembre 2011, 23:03pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 5 Décembre 2011

 

Le Parti Communiste est le principal bénéficiaire de la baisse de Russie unie enregistrée lors des élections législatives, dimanche. Selon des résultats provisoires même quasi définitifs, avec 19,1% des voix, il obtiendrait 92 sièges.

Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, garde certes la majorité absolue à la Douma, grâce à une mécanique institutionnelle. Mais il enregistre une nette baisse de popularité. Avec 49,5% des voix, il devrait obtenir 238 des 450 sièges, selon le responsable de la Commission électorale Vladimir Chourov. Ce qui lui conférerait une majorité de 13 sièges à la chambre basse du parlement russe. Lors de la précédente élection, Russie unie avait obtenu 315 sièges.

"Résultat optimal" pour Poutine

Le mouvement, qui domine la vie politique russe depuis une décennie, a perdu près de 15 points en quatre ans. Il s'agit du plus mauvais résultat électoral de Poutine depuis son arrivée au pouvoir en 1999. "C'est un résultat optimal qui reflète la véritable situation dans le pays. En se fondant sur ce résultat, nous pouvons garantir un développement stable de notre pays", a toutefois dit Poutine.

Le Parti Communiste arrive deuxième de ce scrutin, devant Russie juste (13,2%, 64 sièges) et des nationalistes du LDPR (11,7%, 56 sièges). Le taux de participation atteint 60,2%, en baisse de 3% par rapport à 2007 et de 5% en comparaison avec 2003.

"La Russie présente une nouvelle réalité politique même s'ils réécrivent tout", a commenté Sergueï Oboukhov, élu du Parti communiste qui double presque son score. Aux yeux de Guennadi Ziouganov, leader du Parti communiste, "les électeurs ont refusé de faire confiance aux autorités", en conséquence de quoi le Kremlin va devoir composer avec l'opposition au Parlement, a-t-il estimé.

  • A lire:

Russie: des cyberattaques pour masquer les fraudes électorales

Quand le système Poutine pâtine

"Une lassitude envers le régime de plus en plus marquée": entretien avec le sociologue Lev Goudkov

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Sarkozy n’a plus aucun désaccord avec Merkel…

5 Décembre 2011, 22:59pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 5 Décembre 2011

 

 

 

Autrement dit, il s’est couché sur toute la ligne. Règle d’or, BCE, nouveau traité, punir les états qui ne respecteraient pas les objectifs… L’Europe des banquiers et de la récession est en marche.

Le « déjeuner de travail » s’est achevé sur une conférence de presse humiliante pour le chef d’Etat français qui a tenté de paraître droit dans ses bottes après avoir retourné tant de fois sa veste. Nicolas Sarkozy est ainsi arrivé devant la presse pour prononcer globalement le même discours que celui qu’Angela Merkel avait tenu au Bundestag vendredi dernier (voir    Zone euro: Merkel rigide dans ses bottes). Pas d’Eurobond (mutualisation de la dette des pays européens), la Banque centrale européenne, dirigée par un banquier de Goldman Sachs, est confortée dans son indépendance et son rôle de régulation de l’inflation… Le fameux Fonds européen de stabilité financière (FESF, appelé désormais MES Mécanisme européen de stabilité) devra être en place "dès début 2012" au plus tard.  Avec ses prérogatives exorbitantes, comme la possibilité de demander n'importe quelle somme à un pays, qui doit s'exécuter dans la semaine, ou son impunité totale, puisqu’ "on ne peut pas agir contre les décisions du FESF" disent ses statuts. C’est une vraie dictature des banquiers.

Pire, la volonté allemande, qui n’était pas encore officielle vendredi, de modifier les traités européens pour les rendre plus durs et contraignants, est aujourd’hui applaudit des deux mains par la France. "Nous souhaitons des sanctions automatiques en cas de non respect de la règle des déficits [du produit intérieur brut] inférieurs à 3 %". Et comme c’est impossible dans le cadre du traité de Lisbonne, il faut le modifier.  Ce qui sera mis sur la table des négociations avec les pays de la zone euro dès la fin de la semaine. Autre annonce de Sarkozy : "nous souhaitons que chaque Constitution de chacun des 17 pays de la zone euro, se donne une règle d'or sévère qui aille vers l'équilibre". Et c’est rien moins que la Cour européenne de justice (CEJ) qui devra vérifier que ces "règles d'or" nationales sont conformes avec l'engagement du retour à l'équilibre budgétaire. Petite concession de l’Allemagne toutefois, la CEJ "ne pourra pas annuler les budgets" des Etats de la zone euro…

A quelques jours d’un important sommet européen, le couple le couple Sarkozy – Merkel s’est mis d’accord pour imposer à tous les pays de la zone euro austérité et récession. Au moins, lorsqu’elle promettait au bas mot 10 années très dures, la chancelière ne mentait pas.

Lire aussi : Nicolas Sarkozy, père la peur et la rigueur

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Dans l'Humanité, lundi: Climat, coup de chaud sur les négociations de Durban

4 Décembre 2011, 23:05pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 4 Décembre 2011

 

Mots clés : l'humanité,

 

 

Alors que les ministres et les chefs d'Etat arrivent dès mardi à la conférence sur le climat, les débouchés restent multiples. La meilleure des figures voudrait que les parties sortent avec un accord. Mais, même fans ce cas, le protocole de Kyoto n'est pas sauvé. A lire:

  1. Durban, mieux que rien ou pire que tout: le point sur les négociations avec notre envoyée spéciale
  2. Mauvais climat à Durban: l'édito de Patrick Apel-Muller
  3. "Ne faîtes jamais confiance à la COP17", reportage avec les manifestants du mouvement social dans les rues de Durban
  4. "La forme s'est repliée sur une forme de fatalisme", entretien avec le député communiste André Chassaigne

A découvrir aussi dans l'Humanité de ce lundi:

Politique: "La campagne donne la pêche", retour sur les visites de Jean-Luc Mélenchon en Aquitaine et Charente ce week-end

  • La Chronique politique du lundi: Sainte alliance Sarkozy-Merkel contre les peuples
  • Nos pages travail: Pour bien travailler, la course d'obstacle des enseignants
  • Social: Le groupe Arkema et les alchimistes de la finance
  • Notre série Portrait de la France populaire. Aujourd'hui: Coup de froid sur la sidérurgie lorraine
  • Monde: La percée des salafistes en Egypte
  • Culture: La mort de Christa Wolf, figure majeure de la littérature
  • Tribunes Idées: "Le peuple syrien est assiégé dans son pays par le pouvoir de Bachar al-Assad", par Jacques Ralite

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Mise au point de la CGT cheminote !

4 Décembre 2011, 09:50am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

Grève?!!!

Depuis deux jours les français assistent à une mise en scène insupportable alliant coups tordus et désinformation. Alors que la CFDT ne s’est impliquée dans aucune des actions et négociations menées sur tout le territoire pour améliorer le service public et les conditions de travail des cheminots dans le cadre du changement de service du 11 décembre prochain, voilà que sa branche autonome, la FGAAC, annonce un préavis de grève pour les 4 prochains weekends.

Cette démarche arrange les directions de RFF et de la SNCF qui font ainsi oublier les désagréments promis aux usagers. Elle sert le gouvernement qui pourra promouvoir l’ouverture à la concurrence à l’issue des assises du ferroviaire. Elle permet au leader de la « droite populaire », le Ministre des Transports Thierry MARIANI de pouvoir proposer une loi pour durcir les conditions du droit de grève dans les transports. C’est son ambition depuis la grève à Air France.

La ficelle est grosse, mais nombre de médias ont relayé cette information allant jusqu’à prétendre que la CFDT, dernière organisation syndicale représentative à la SNCF, serait la 1ère chez les conducteurs de train, alors qu’elle n’est que la 3ème.

Examinons le contexte, Mme NOTAT, ex 1ère dirigeante de la CFDT et directrice d’une agence de notation, est désignée comme médiatrice par RFF et la SNCF pour ce changement de service.

François CHEREQUE, qui insultait les cheminots en grève en avril 2010, est étonnamment silencieux. Les propos de la Direction de la SNCF et de T. Mariani sont très courtois et promettent des discussions pour sortir de ce conflit. Pourtant

Guillaume PEPY prétendait ne plus vouloir négocier sous la pression. L’attitude de la direction de l’entreprise et du gouvernement avait été tout autrement lorsque des cheminots avaient « posé le sac » suite à l’agression, à coups de couteau, de l’un dès leurs! La Direction SNCF est moins prompte à débattre sur l’équipement des trains agent seul et sur les moyens nécessaires à un service public de qualité.

La Fédération CGT des Cheminots qui, depuis le mois de septembre se bat pour obtenir des moyens humains, pour que ce changement de service se passe le moins mal possible pour les usagers et les cheminots, condamne ces méthodes qui visent à stigmatiser les agents SNCF et à détruire l’image de l’entreprise publique.

La CFDT/FGAAC, cherche à obtenir des primes catégorielles pour les conducteurs alors que cette organisation a signé un accord salarial à 0,4% pour l’ensemble des cheminots !

La CFDT/FGAAC va au-delà du réformisme et de l’accompagnement du libéralisme, cette organisation s’inscrit désormais dans une compromission insupportable pour faciliter la casse de l’entreprise publique SNCF.

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Intouchable(s) : ce que nous dit le succès d'un film...

4 Décembre 2011, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

 
Ce triomphe en millions de spectateurs est-il proportionnel à la détresse sociale de ce début de XXIe siècle ?

Succès. «Seul l’amour et l’amitié comblent la solitude de nos jours. Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. Je crois qu’il faut savoir le vivre lorsqu’il se présente à nous.» Orson Welles avait le don des choses simples et l’art d’en complexifier le sens. Que dirait-il, ici-et-maintenant, face à ce dilemme très contemporain : comment toucher les cœurs par temps de catastrophe? Et comment se mettre en situation de «s’ouvrir» aux autres sans calcul ni tricherie? Question (à tiroirs) tellement brûlante que chacun, depuis quelques semaines, y va de son petit commentaire plus ou moins savant pour expliquer et décrypter 
le surprenant et tonitruant succès public du film Intouchables. Déjà dix millions – et presque autant affirmant «vouloir le revoir». De quoi rester tétanisés par l’ampleur du phénomène, dans la mesure où l’analyse de l’objet cinématographie en lui-même ne nous apporte pas de réponses significatives. Le talent des auteurs? Pourquoi pas. La justesse du jeu des acteurs? À l’évidence. L’incroyable histoire d’amitié de deux personnages que tout sépare? Sans doute. Et après, beaucoup de bruit pour rien? Comme avec Titanic ou Bienvenue chez les Ch’tis, qui résistent peu à l’examen critique? Ou beaucoup d’entrées pour de bonnes raisons – évidemment autres qu’artistiques?

Fraternité. La première manière d’entrevoir une partie de la réalité est sans doute de raisonner cul par-dessus tête. Par retournement. En temps de catastrophe globale, donc intime (comme sur le Titanic), l’abolition des classes (sociales) face à l’inéluctabilité du drame se produit d’autant plus symboliquement qu’elle en révèle toutes les injustices (sa condition détermine son rang). Chacun s’y retrouve donc. Intouchables provoque le même effet, en tant qu’il verbalise la catastrophe hors classes tout en jouant avec les classes: la catastrophe personnelle touche n’importe qui, le riche comme le pauvre, le Blanc comme le Black. Et le handicapé côtoie le stigmatisé. Tout les oppose? L’amitié va les réunir. Ou comment la fraternité – l’une des devises républicaines – devient promesse d’égalité. Voire de démocratie citoyenne… Dans un monde de crise à tous les étages où les solidarités humaines (face aux égoïsmes) et républicaines (face au recul des droits) deviennent l’exception, des millions de Français se précipitent dans les salles obscures et plébiscitent, consciemment ou inconsciemment, une autre espérance que l’atomisation sociale et le règne du chacun pour soi. L’affirmation d’un autre à-venir. Comment ne pas se féliciter de cette émotion empathique? Mieux, peut-on seulement ne pas s’en réjouir?


Métaphore. Il existe néanmoins une seconde manière d’examiner le phénomène de société Intouchables. N’y voir qu’un conte à la portée de tous où le bon Black des cités populaires vient en aide au paraplégique des quartiers riches, avec, pour toute métaphore, une mièvrerie bien dans l’air 
du temps: l’argent ne fait pas le bonheur. Quelle trouvaille. Le Black au chômage s’extirpe du néant social grâce aux bienfaits du paralysé. Chacun ses galères. Et rigolez-en bien. Comme l’écrivait cette semaine dans Libération un professeur de philosophie, Jean-Jacques Delfour: «C’est l’un des effets principaux du film. Naturaliser la violence sociale et masquer cette opération par du racolage aux affects.» Et il ajoutait: «Le message du conte est simple : l’instruction, la culture, le désir d’émancipation, la révolte sont inutiles ; la beauté cosmétique et le hasard ont seuls quelque puissance.» Autrement dit: le triomphe d’Intouchables est-il proportionnel 
à la détresse sociale de ce début de XXIe siècle?

Rêves. Curieuse époque. Où chaque jour un peu plus les dirigeants européens semblent livrer les peuples à la loi de la finance. Où les pires cloaques semblent être les derniers refuges des idées de nos gouvernants. Où chaque citoyen de progrès ayant baigné un tant soit peu dans l’émancipation philosophique et politique en vient légitimement à se demander si le libéralisme dit «de gauche» serait forcément meilleur que celui dit «de droite», chacun constituant l’une des faces – politique et culturelle pour l’un, économique et idéologique pour l’autre – du même système. Pendant ce temps-là, lesdits libéraux martèlent en chœur que le «principe de réalité» et le «pragmatisme» sont désormais les horizons indépassables de la politique. Un monde meilleur? De nouvelles règles de gouvernance? N’y pensons plus. Ne rêvons plus. Ne rêvons à rien d’ailleurs. Rêver? Voilà le danger. Au royaume du réalisme, le cynisme est roi. Plus question de changer la vie ou d’abattre le capital. Et l’amour? Toujours intouchable?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 2 décembre 2011.]

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A Bordeaux, le Front de gauche réplique au candidat Sarkozy

3 Décembre 2011, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

Jean-Luc Mélenchon

La vie politique française ne se résume pas au Zénith de Toulon. Alors que l'UMP et les services de l'Elysée avaient rameuté cinq mille sympathisants pour suivre le discours programme du candidat Sarkozy, le Front de gauche a dans le même temps fait salle plus que comble à Bordeaux. Ce jeudi soir, plus de trois mille personnes debout, dans et hors de la médoquine de Talence, ont participé au meeting de Jean-Luc Mélenchon, entouré notamment de Pierre Laurent (PCF) et Clémentine Autain (FASE).

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle veut faire du scrutin un "référendum" contre les politiques d'austérité menées par l'actuel gouvernement et qui servent de bréviaire au futur candidat Sarkozy. "Le président a capitulé avec son béret à la main", c'est "Mme Merkel qui décide" pour l'Europe. Mais à ceux qui comme Arnaud Montebourg (PS) accusent l'Allemagne de mener "une politique à la Bismarck", la réplique fuse : "Il faut s'en prendre à Mme Merkel parce qu'elle est de droite, pas parce qu'elle est allemande!"

"En 2005, c'est nous qui avions raison"

Lors de son intervention publique, Jean-Luc Mélenchon a critiqué le public de "réactionnaires applaudissant bestialement" le chef de l'Etat et "la ruine de tout ce que nous aimons", des 35 heures à la retraite à 60 ans. "Monsieur Sarkozy aurait mieux fait de dire une seule phrase : "Françaises, Français, je vous prie de m'excuser"."

"Alors même que c'est le deuxième anniversaire du Traité de Lisbonne dont il s'est vanté d'être l'auteur (...) le voici qui fustige l'Europe du libre-échange, de la concurrence libre et non faussée", mais "c'est lui qui a organisé tout ça, c'est son aveu d'échec!". "C'est donc bien nous qui avions raison en 2005" lors du non au référendum!, a-t-il lancé, très applaudi.

Harmonisation fiscale européenne par le haut

Souhaitant "briser les reins" des spéculateurs, le candidat a alors appelé à l'harmonisation fiscale par le haut en Europe, à la taxation des revenus du travail comme ceux du travail, à la relance de l'activité, et au refus des politiques d'austérité qui "ne mènent nulle part", comme en Grèce. "Si vous faites les moutons, vous serez tondus!", a-t-il lancé à ses partisans, appelant à la "résistance".

Avant lui, Clémentine Autain (La Fédération) avait aussi assuré ne "pas voir ce qu'on pouvait faire avec des comptes publics au régime minceur". Pour Pierre Laurent (PCF), face à une droite "qui trahit le peuple français", il ne peut y avoir qu'"un seul camp à gauche : celui du refus de l’austérité" et de la régression sociale.

"N'acceptez pas l'alliance du centre"

Dans ces conditions, tous ont lourdement critiqué la main tendue de François Hollande à François Bayrou qui va dans "le sens de la rigueur". "Si on veut faire perdre la gauche, continuons comme ça!", a lancé M. Laurent. Aux socialistes, M. Mélenchon a dit : "C'est nous le Front de gauche qui représentons l'alternative, aidez-nous, n'acceptez pas le choix qu'ont fait vos chefs" de "l'alliance au centre", "déguisement de l'alliance avec la droite".

  • A lire:

Carnet de route en Aquitaine et Poitou

Nicolas Sarkozy, père la peur et la rigueur

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De 2003 à 2011 dans l’éducation : 14,4% de postes en moins

3 Décembre 2011, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 2 Décembre 2011

 

 

 

 

 

Les commissions des Finances et de l’Education du Sénat, dans leurs rapports respectifs sur le budget 2012 de l’Education nationale, ont sévèrement critiqué la politique menée, mettant en avant que le ministère avait perdu 165437 postes, soit 14,4% des effectifs.

Les crédits de l'enseignement scolaire pour 2012 devaient être examinés jeudi soir en séance au Sénat, et la majorité de gauche devait voter contre. Dans son rapport, la commission des Finances évoque "une logique d'affichage qui ne permet pas de lutter efficacement contre l'échec scolaire", "une gestion des ressources humaines qui a échoué à revaloriser le métier d'enseignant", "des élèves trop nombreux par classe et un taux d'encadrement médiocre".

"La vérité des chiffres" de 2003 à 2011, c'est "une baisse nette des effectifs du ministère de l’Education nationale" de "165437 ETP (emploi temps plein), soit 14,4% des effectifs". "Il s'agit de données sur le nombre de postes, en partie exercés à temps partiel, et non d'emplois temps plein travaillé (ETPT)", précise le rapport. Et entre 2007 et 2009, 93424 emplois de personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) ont été transférés aux collectivités locales.

"Les dépenses relatives aux heures supplémentaires (1,31 milliard d'euros en 2010-2011) représentent l'équivalent de 40000 d'emplois temps plein travaillé", selon les rapporteurs qui "recommandent de ne plus imposer d'heures supplémentaires qui alourdissent la charge de travail des enseignants qui ne le souhaitent pas, en augmentant parallèlement le nombre de postes offerts aux concours".

Le 17 novembre, lors de la discussion générale sur le budget, le rapporteur général de la commission des Finances, Nicole Bricq (PS), citait ce rapport en évoquant les "méfaits de la RGPP" (Révision générale des politiques publiques). Elle souligne aussi que les heures supplémentaires "tendent à devenir une variable d'ajustement de plus en plus utilisée pour combler la désorganisation du service public qui résulte de la suppression de 66000 postes depuis 2007".

La commission de la Culture et de l’Education a critiqué l'"absence d'ambition éducative", "une politique financière décorrélée des enjeux ", "une évolution des crédits en trompe-l'oeil", "un schéma d'emploi intenable après l'épuisement des leviers d'optimisation".

Conséquences de ce manque d’effectif, selon les rapports: "un système éducatif déboussolé" et "des performances insuffisantes et des personnels fragilisés".

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Cent personnalités appellent à se mobiliser le 3 décembre

3 Décembre 2011, 07:48am

Publié par PCF Villepinte

 

Ils sont dirigeants politiques, élus, syndicalistes, acteurs associatifs,... Ces 100 personnalités appellent à se mobiliser le samedi 3 décembre devant la Bourse à Paris contre les politiques d’austérité en france et en Europe.

Aux côtés de responsables politiques des forces du Front de gauche, ces actrices et acteurs du mouvement social nous diront les choix alternatifs qu’ils portent pour sortir la France de la crise et réussir le changement. Parce que nous savons que ce dialogue, ce travail commun du mouvement social et du mouvement politique avant et après les échéances de 2012 sera déterminant, cette initiative est décisive pour faire grandir le rapport de force qui nous permettra de gagner de nouvelles victoires sociales.

Prendront notamment la parole :

  • Marie-Pierre Thoubans (Porte-parole de la Gauche Unitaire) ;
  • Philippe Julien (syndicaliste de PSA) ;
  • Pascal Joly (secrétaire de l’Union Régionale Ile-de-France CGT) ;
  • Dominique Nogueres (militante des droits de l’Homme) ;
  • Christian Favier (Sénateur et Président du CG 94) ;
  • Guy Tresallet (secrétaire départemental de la FSU 93) ;
  • Rose-May Rousseau (secrétaire générale de la CGT APHP) ;

Rassemblement samedi 3 décembre à 14h30 Place de Bourse à Paris, Métro Bourse

 

 

 

 

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Les 100 signataires de l’appel

 


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