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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le 13/12 à Toulouse: Inauguration de l'exposition "Portraits de Communards"

13 Décembre 2011, 07:19am

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

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Tunisie: Moncef Marzouki, premier président de la République de Tunisie

13 Décembre 2011, 07:15am

Publié par PCF Villepinte

Moncef Marzouki

Monde - le 12 Décembre 2011

 

 

 

L'un des plus farouches opposants au régime de Ben Ali élu président de la République par l'Assemblée nationale constituante issue de l'élection du 23 octobre, premier scrutin pluraliste libre de l'histoire du pays. La page de la dictature paraît bel et bien tournée avec l'arrivée ce lundi soir de Moncef Marzouki au sommet de l'état tunisien.

 A 66 ans, ce combattant des Droits de l'Homme, actuel dirigeant du Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste), a recueilli 153 voix pour, 3 contre, 2 abstentions et 44 votes blancs sur un total de 202 votants.

"Fier d'être Tunisien"

"Je ressens du soulagement, de la joie, a t'il expliqué à TV5 Monde après sa désignation. La volonté du peuple a été plus forte que celle de la dictature. Je suis très fier d'être tunisien." Après avoir pris ses quartiers au palais présidentiel de Carthage, avant de prêter serment sur le Coran devant la Constituante ce mardi matin, le nouveau président tunisien devra désigner un chef de gouvernement, qui doit être l'islamiste Hamadi Jebali, dont la future équipe doit obtenir la confiance de l'assemblée.

Le pari de l'alliance avec les islamistes

Critiqué pour avoir choisi de faire alliance avec le parti des islamistes d'Ennahda, Moncef Marzouki a fait face lors du scrutin au vote blanc de quarante quatre élus de gauche qui ont marqué ainsi leur opposition aux pouvoirs jugés démesurés qui seront attribués au Premier ministre islamiste, au détriment de ceux du président élu. Ce dernier leur a répondu: "Nous sommes des laics modérés. Nous avons en face des islamistes modérés. Essayons de travailler ensemble plutôt que d'aller à l'affrontement. Essayons de trouver des solutions pratiques aux nombreux problèmes pratiques des Tunisiens, comme la désertification, les problèmes économiques. Mon premier rôle consiste à défendre les droits de l'Homme, de la femme et de l'enfant. Une ligne rouge  a été tracée avec mon élection."

Se tourner vers l'Europe

Autre objectif que s'est assigné Moncef Marzouki: la politique étrangère. "Avec le premier ministre, je vais dialoguer notamment avec l'Europe. Je connais les problèmes de l'Europe. Mais aider la Tunisie est quelque chose d'important. Ce pays va devenir un laboratoire, si la transition démocratique est une réussite, ce pourrait être un exemple pour tout le monde."

Les pouvoirs du président. Selon la constitution provisoire votée samedi par l'Assemblée constituante, le chef de l'Etat est le chef suprême des forces armées et définit la politique étrangère en concertation avec le Premier ministre. Il promulgue et publie les lois votées par la Constituante, nomme et révoque les hauts gradés et le Mufti (autorité religieuse) en concertation avec le chef du gouvernement. Il peut être démis de ses fonctions par deux-tiers au moins des élus. Son mandat devrait durer un an au moins jusqu'à la rédaction et l'adoption d'une constitution définitive par l'Assemblée constituante et la tenue d'élections générales.

  • A lire sur la Tunisie:

Tunisie: une mini-constitution adoptée

Tunis: accord de gouvernement

  • A lire sur Moncef Marzouki:

Marzouki, chef de l'état tunisien

Moncef Marzouki à l'Humanité: "Ce gouvernement est un élément d'instabilité"

Tunisie: l'opposant Marzouki candidat à la présidentielle 

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Mobilisation contre la rigueur : "Il y a un fort mécontement social" selon Bernard Thibault

12 Décembre 2011, 17:33pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 12 Décembre 2011

 

 

 

Le secrétaire général de la CGT a affirmé lundi que la mobilisation intersyndicale prévue demain, mardi 13 décembre, dans tout le pays contre l'austérité visait à dire aux élus qu'ils faisaient "fausse route" et risquaient d'amplifier la crise sur la voie d'"une récession".

Evoquant les rassemblements et manifestations prévus par l'intersyndicale, Bernard Thibault a indiqué sur RMC que cela visait à "dire aux élus: non, vous faites fausse route". "Ces mesures anti-sociales non seulement ne vont pas résoudre la crise mais elles vont amplifier les facteurs nous menant à une récession", a-t-il ajouté.

Si les Français n'étaient pas forcément prêts à descendre en masse dans les rues et ce, malgré un "fort mécontentement", cela peut s'expliquer par le fait "que le chef de l'Etat, à maintes reprises, n'a pas voulu prendre la mesure de ce mécontentement social qui s'est exprimé sur plusieurs dossiers phares", comme celui des retraites, rappelant que la réforme avait été adoptée en 2010 malgré la mobilisation de millions de salariés. "Il y a une difficulté à créer un cadre collectif parce qu'il y a du doute sur notre capacité aux uns et aux autres à être entendus", a-t-il souligné, ajoutant: "demain, je ne sais pas combien nous serons, mais nous y serons, et nous continuerons".

Après l'annonce début novembre par le Premier ministre, François Fillon, d'un deuxième plan de rigueur, l'intersyndicale - CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa - avait lancé un appel à des mobilisations mardi partout en France.

Concernant le sommet social, convoqué par le président Nicolas Sarkozy en janvier, et auquel la CGT participera, le leader de la CGT s'est interrogé sur "les points véritablement discutables à l'occasion de ce sommet, sachant qu'il est programmé quelques mois avant l'élection présidentielle". "Je pense que ça participe aussi d'un exercice de candidat qui n'en est pas tout à fait un", a relevé Bernard Thibault.

 

  • A lire :

Syndicats: l'austérité ne passera pas par eux
Plan Fillon : la facture détaillée et expliquée
Bernard Thibault : « La dette, un alibi facile pour justifier les régressions»

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Le grand stade de rugby se construira à Ris-Orangis ou Thiais

12 Décembre 2011, 09:18am

Publié par PCF Villepinte

 Vu sur le site de Essonne Info

12 décembre 2011 | Auteur Julien Monier  Imprimer

Sport. Samedi matin avait lieu l’assemblée générale de la Fédération française de rugby (FFR). A l’issue des discussions, deux sites ont été choisis pour participer à l’ultime processus de décision, sur le choix de l’implantation du futur stade de rugby de 82 000 places.

En 2017, le sud de Paris sera doté d’un nouveau stade. Les matchs internationaux de l’équipe de France de rugby auront lieu en Essonne… ou juste à côté dans le Val de Marne (94). Les deux finalistes invités à porter leur projet de territoire pour l’accueil du prochain temple du rugby français se nomment Évry Ris-Orangis et Thiais-Orly.

La « compétition » prend ainsi fin pour les deux autres candidats essonniens, l’agglomération du Val-d’Orge sur l’actuelle base aérienne de Brétigny, et Massy à deux pas du TGV, tout comme les projets de Sevran (93) et Achères (78).

Un véritable Twickenham à la française

Doté d’un toit et d’une pelouse rétractables, le futur stade accueillera jusqu’à 82 500 spectateurs. L’équipe de France y recevra régulièrement ses concurrents européens lors du Tournoi des Six Nations, ainsi que les nations du sud lors de leurs déplacements dans l’hémisphère nord. A l’image du gigantesque Twickenham situé dans la périphérie londonienne, la FFR utilisera le stade pour les finales du Championnat de France, mais aussi pour de grands événements, des spectacles et autres.

Le projet porté par l’agglomération Évry Centre-Essonne a désormais toutes ses chances de voir le jour. Il sera soutenu par le conseil général de l’Essonne, qui s’est déjà engagé à financer à hauteur de quarante millions d’euros les possibles prochaines infrastructures d’accès au stade. Le site de l’ancien hippodrome, situé à côté de la forêt de Saint-Eutrope, du croisement routier A6-Francilienne, et à proximité du futur tram-train Évry-Massy, dispose de solides arguments. A moins de quinze kilomètres du Centre national du rugby (CNR) de Marcoussis, il présente également l’avantage de disposer du stade Robert-Bobin de Bondoufle, par exemple pour les entraînements.

De nouvelles ambitions

En face, le projet de Thiais-Orly-Rungis fait office d’ogre. Ce dernier est intégré au sein d’une véritable trame piétonne et d’un nouveau quartier reliant l’aéroport au stade, en passant par le métro du Grand Paris, la future gare d’interconnexion TGV, et l’A 86. Sa proximité avec Paris lui confère sans conteste un avantage non négligeable. Mais l’idée d’avoir un stade un peu plus éloigné de la ville-capitale, à la fin de la zone péri-urbaine de Paris, pourrait faire son chemin.

Les concepteurs du Stade de France s’étaient décidés à pourvoir le « 93″ d’un grand stade. Le pari que constituerait l’attribution au bassin de vie d’Évry du stade de la FFR, bouleverserait l’image des communes concernées. Un tel lieu signifierait un nouveau potentiel de développement pour le territoire, notamment en terme d’emploi, avec l’ambition de faire vivre une zone de loisirs et d’hôtels aux environs du stade. C’est au cours du premier semestre 2012 que le choix définitif sera connu. D’ici là, les porteurs de projet vont muscler leurs arguments, et tenter de populariser leur candidature dans le grand public.

  • Voir le dossier sur le grand stade, en ligne sur Essonne Info

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Les vraies raisons de la campagne contre les comités d’entreprise

12 Décembre 2011, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

manif retraités

Michel Doneddu répond aux questions de l’Humanité

vendredi 9 décembre 2011, par Frédéric Dayan

Administrateur de la CGT, Michel Doneddu répond à l’offensive contre les comités d’entreprise déclenchée après la publication du rapport de la Cour des comptes sur le CE de la RATP.

Propos recueillis par Yves Housson.

La publication d’un rapport de la Cour des comptes sur le comité d’entreprise de la RATP donne lieu à une violente campagne de presse donnant à croire que les comités d’entreprise (CE) disposeraient et gaspilleraient d’énormes masses d’argent, et qu’il s’agirait là, comme l’écrit le Figaro, d’une « manne financière mise à disposition des syndicats ». Quelle est votre réaction ?

Michel Doneddu : Je m’inscris en faux contre l’idée que les financements des CE seraient une manne donnée aux syndicats. Les CE ont deux budgets. L’un, correspondant à 0,2 % de la masse salariale, représente le budget de fonctionnement du CE, et lui permet d’assurer son rôle de contrôle économique de l’entreprise. C’est avec ce budget que les élus du personnel peuvent notamment nommer des experts pour vérifier les comptes de l’entreprise, en cas de restructuration par exemple. Il y a depuis longtemps une campagne patronale visant à remettre en cause ce budget de fonctionnement, précisément pour porter atteinte à cette liberté des élus de faire appel à un expert.

L’autre budget des CE finance leurs activités sociales, et il est aussi stigmatisé…

Michel Doneddu : Certains voudraient que ces activités rentrent dans le marché. C’est le sens de la campagne du Figaro affirmant que des CE ont des budgets trop importants, et qu’il n’est pas normal que cela soit géré par des élus des salariés. Sous-entendu, mieux vaudrait que cela soit géré directement par les employeurs qui feraient appel à des sociétés de prestataires de services. On abandonnerait alors toute notion de tourisme social, de droits aux colonies de vacances pour les enfants des salariés, etc. Rappelons que le financement des CE est un salaire socialisé qui n’est donc pas versé directement aux salariés, mais sous une forme collective. Il est tout de même normal que ce salaire socialisé soit géré par les représentants du personnel, et non par leur employeur.

La gestion des CE souffre-t-elle d’un manque de contrôle ? Pour éviter tout risque, faudrait-il, comme le réclame le PDG de la RATP, séparer budget de fonctionnement et budget social ?

Michel Doneddu : Mais il y a déjà un devoir de séparation des deux budgets ! À l’inverse, nous avons eu des propositions de droite, visant à fondre ces budgets, en espérant qu’ainsi soit limitée la mise en oeuvre des fonctions économiques du CE. Nous nous battons, à la CGT, pour maintenir ces deux budgets distincts. Pour les grands CE, nous nous prononçons en faveur de la mise en place d’un contrôle par un commissaire aux comptes. C’est d’ailleurs en discussion en ce moment avec les pouvoirs publics. Nous ne revendiquons donc pas un contrôle par la direction de l’entreprise : c’est aux salariés, pas au patron, de manifester, au moment des élections du CE, des choix d’orientation, de reconnaissance de la qualité de la gestion ou pas. Il faut absolument garantir l’indépendance des élus vis-à-vis de l’employeur, sinon leur rôle de contrôle économique n’est plus possible.

La question du financement des syndicats est remise sur le tapis, en mettant en doute sa sincérité, sa légalité, en avançant des chiffres énormes (jusqu’à 4 milliards d’euros) d’argent qui tomberait de l’État dans la caisse des syndicats.

Michel Doneddu : C’est totalement fantaisiste. La CGT a publié, le 2 novembre, ses comptes certifiés par un commissaire aux comptes. Il en ressort que les cotisations représentent 73 % de l’ensemble des recettes, et les recettes externes, 27 %. On a publié aussi le nombre de salariés employés à la confédération : sur 161 personnes, il y a 27 détachés de la fonction publique et de grandes entreprises publiques. Arrêtons de dire qu’il y a des milliers et des milliers de fonctionnaires qui font du syndicalisme et qui seraient mis à disposition par la fonction publique ! En revanche, on nous demande de siéger dans plus de 400 organismes, institutions, et nous n’avons aucun moyen pour faire ça. Tandis que la représentation du patronat dans ces instances, elle, se fait avec des salariés, des cadres ou dirigeants, payés par les entreprises et mis à disposition du Medef. Il y a une inégalité fondamentale dans le paritarisme, qui est passée complètement sous silence.

Un salarié sur deux sans comité d’entreprise

C’est une réalité jetée aux oubliettes par ceux qui se posent en défenseurs de la morale dans les comités d’entreprise : près d’un salarié sur deux (45 %) ne bénéficie pas du droit à un CE. Celui-ci est restreint, selon la loi, aux entreprises de plus de 50 salariés. « La question que nous posons, ce n’est pas de remettre en question les droits existants, en matière de budget d’activités sociales ou de fonctionnement, mais d’élargir le droit des CE à tous les salariés », souligne Michel Doneddu. Rien ne justifie que les travailleurs des PME de moins de 50 salariés ne bénéficient ni d’un droit de regard sur la marche de leur entreprise ni d’activités sociales. Lors de la réforme de la représentativité syndicale, en 2008, la CGT avait proposé la mise en place d’un « comité interentreprises », pour les PME et TPE, à l’échelle d’un site ou d’une branche, capable d’assurer une mutualisation des activités sociales et des fonctions économiques. Une proposition bloquée par la CGPME, relayée par les députés UMP.

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Après Durban, tout reste à faire !

12 Décembre 2011, 07:31am

Publié par PCF Villepinte

Après Durban, tout reste à faire !
Le rideau est tombé sur la Conférence de Durban. Les masques tombent aussi à l'issue d'un spectacle où les puissants auront joué au mieux les rôles qu'ils devaient tenir. Une fois de plus, leur comédie aura tenu le monde en haleine. Les tirades sur le devenir de l'humanité, la main sur le cœur, auront nourri les espoirs de tous ceux qui ont conscience du drame vers lequel court la planète. Les postures affichées auront même déclenché les applaudissements de quelques acteurs de second rang, relégués en figurants, mais tellement attachés à la moindre avancée.

 

 Chacun savait pourtant que la partition avait été écrite par les gardiens du temple libéral, présents en souffleurs des pays industrialisés du Nord pendant toute la durée de la grande représentation finale. Les nations les plus riches ont su gérer avec cynisme leurs intérêts immédiats, conscientes que dans tout théâtre, pour reprendre la formule de Jean Vilar, « l'habit fait le moine ». Durban n'aura pas échappé à cette règle d'or !

 

 Pour les autres, les peuples du Sud condamnés par le réchauffement de la planète, les petits Etats insulaires livrés à la montée des eaux, les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble du monde, le grand spectacle de Durban est tout simplement une terrible tragédie, celle d'une mort annoncée par la perspective d’une augmentation de 4° C en moyenne de la température mondiale.

 

 Et si, au final, quelques espoirs sont affichés avec une feuille de route jusqu’en 2020, si la pièce n'est pas complètement jouée puisque reportée à la Conférence des Parties de 2012 (COP 18), chacun repart avec le sentiment d'un immense gâchis au regard des enjeux pour tous les habitants de la planète, tant l’écart est grand entre les décisions prises et les scénarios scientifiques pour éviter la catastrophe climatique.

 

Tous les peuples, d'une façon ou d'une autre, paieront un jour la note. Les uns, ceux qui espéraient tant, en connaissent déjà le prix, celui de la famine, de la guerre et de l'exode. D'autres vivront un temps l'illusion de « l'émergence », certes indispensable et voulue par leurs populations, mais combien illusoire dans ce contexte. Les autres, qui portent la responsabilité historique de ce suicide collectif, pensent avoir sauvegardé leurs privilèges qui ne sont en fait qu'un miroir aux alouettes au service d'une poignée de nantis.

 

Tout reste donc à faire aujourd'hui après cette occasion manquée. Le plus petit dénominateur commun qu’est le texte de cette « fin de partie » ne laisse qu'un espoir : une large mobilisation de tous les progressistes et humanistes de ce monde qui n'en finit pas de glisser vers sa perte. Faisons donc en sorte que naissent des débris de Durban l'immense mouvement des hommes de bonne volonté, avec une seule ligne de conduite : « L’Humain d’abord ! ». 

 

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Climat : accord à minima cette nuit à Durban

11 Décembre 2011, 17:29pm

Publié par PCF Villepinte

Adoption à Durban d'une feuille de route pour un accord

 Environnement - le 11 Décembre 2011

 

 

 

 

Les représentants de quelque 190 pays ont adopté dimanche une feuille de route vers un accord pour tous les pays de la planète en 2015 sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, lors de la conférence climat de Durban (Afrique du Sud).

L'objectif est que cet accord, dont la nature juridique devra encore être précisée, entre en vigueur à l'horizon 2020.

L'objectif de la communauté internationale est de limiter la hausse de la température de la planète à +2°C. L'addition des promesses des différents pays en termes de réductions d'émissions ne permet cependant pas, loin s'en faut, d'atteindre cet objectif. Selon une étude présentée cette semaine à Durban, le monde est engagé sur la voie d'une hausse de 3,5°C du thermomètre mondial.

Les ministres et délégués, au bord de l'épuisement après 14 jours de négociations et deux nuits blanches, ont également trouvé un accord pour poursuivre, au-delà de 2012, le protocole de Kyoto.

Une décision sur l'avenir de ce protocole, seul outil juridique contraignant qui limite les émissions de gaz à effet de serre de la plupart des pays industrialisés, était l'un des points clés du rendez-vous sud-africain.

Les pays en développement, qui en sont exonérés, y tiennent fermement car il offre une "paroi étanche" entre les pays du nord, qui ont une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, et le reste de la planète.

Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.

Les délégués se sont mis d'accord sur le lancement d'une deuxième période d'engagements qui concernera principalement l'Union européenne. Le Canada, le Japon et la Russie ont indiqué de longue date qu'ils ne souhaitaient pas s'engager une nouvelle fois.

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adopté à Durban.

L'ONG Oxfam a vivement critiqué l'issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient "évité de peu un effondrement" du processus en se mettant d'accord sur "le strict minimum possible".

Maite Nkoana-Mashabane, ministre sud-africaine des Affaires étrangères qui préside la conférence, avait, dès le début de la séance plénière dans la nuit, reconnu que le paquet de décisions sur la table n'était "pas parfait", mais avait appelé à ne pas "laisser la perfection être l'ennemie du bien".

 

  • À lire :

--> Climat: Les principaux points de l'accord de Durban

  • À lire aussi :

--> Les négociations sur le climat en très mauvaise passe à Durban

--> À Durban, le Fonds vert pousse sur un bien mauvais terreau

--> Hervé Le Treut : "Nous n’appréhendons que partiellement le monde à venir"

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SUR LE BLOG DE JEAN-EMMANUEL DUCOIN

11 Décembre 2011, 08:05am

Publié par PCF Villepinte

Surveillance(s) : quand les libéraux deviennent fous...
Qu'y a-t-il de commun - ou de skyzophrène - entre les larmes d'une ministre italienne et les agissements d'une agence de notation ?

Larmes. Se souviendra-t-on des sanglots d’Elsa Fornero, ministre italienne des Affaires sociales? Au côté du nouveau président du Conseil, Mario Monti, cette dame d’apparence austère aux cheveux droits tirés sur les oreilles, par ailleurs vice-présidente de la banque Intesa Sanpaolo (sic), présentait dans le détail le nouveau plan de rigueur. Un à-venir social terrible pour ses compatriotes, dont elle semblait prendre la mesure à chaque énumération, comme une sorte de révélation progressive mise en abyme, comme si, derrière la froideur des chiffres et la pâleur des mots, des êtres prenaient soudain forme humaine dans le désarroi d’une matérialisation enfin palpable. Alors, sans prévenir, la voix de cette femme s’érailla, dérailla… La tentation fut grande de croire à un stratagème, à une comédie, à une tragedia dell’arte faussement surjouée à destination d’une vox populi y perdant son latin. Dans cette désarmante scène de la vie politique, une ministre a gémi – et les marchés ont souri. Triste à pleurer. Les apparences sont-elles trompeuses?

Fin. Connaissez-vous le très sérieux et influent Conseil européen des relations étrangères, élu «meilleur nouveau think tank dans le monde sur les cinq dernières années»? Basé à Londres et disposant d’antennes en Europe, cette structure a pour but de favoriser une perspective paneuropéenne dans les débats économiques et politiques. Cette semaine, la représentante d’un de ses bureaux les plus influents, celui de Berlin, a décidé de sortir de l’ombre en nous adressant une missive sur le thème : «Français, à vous de jouer!» Ulrike Guérot, auteur d’une thèse sur le Parti socialiste français, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris avant de partir enseigner dans le privé aux États-Unis, prône ouvertement une harmonisation fiscale et politique des deux côtés du Rhin. 
Mais cette dame n’a ni le temps ni le goût de la nuance. «Que ce soit clair, déclare-t-elle. Oui, ce sera la fin des 35 heures, la fin de la retraite à soixante ans, la fin de “travailler moins pour vivre mieux”. Et ce n’est pas la faute des Allemands, mais parce que nous sommes en train d’intégrer quelque deux milliards de personnes dans le marché global du travail.» Et elle ajoute: «L’Europe le vaut.» Moralité, écoutons toujours attentivement les technocrates, ils expriment très consciemment la pensée stratégique inconsciente de ceux qui nous gouvernent.

Allemagne. Ces mêmes technocrates n’hésitent pas à affirmer que la crédibilité de l’euro ne peut se jouer que sur le terrain de l’apolitique. Est-ce l’ambition de l’Allemagne? Doit-on y voir une politique bismarckienne? Ou plutôt le retour d’un des courants les mieux établis du libéralisme, l’ordolibéralisme, né dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres et théorisé sous le nom «d’économie sociale de marché»? Et est-ce si incongru d’établir un parallèle entre la posture idéologique d’Angela Merkel et celle suivie au moment de la grande dépression par Heinrich Brüning, chancelier (trop méconnu) de 1930 à 1932? Le trouble historique a de quoi imposer la réflexion. Car Brüning, contournant le Parlement de l’époque, imposa par décret d’urgence une politique absolument radicale d’austérité qui lui valut le surnom de «chancelier de la faim»: baisse des salaires, réduction des indemnités, coupes drastiques dans les dépenses publiques, politique monétaire restrictive par peur de l’inflation, démantèlement de l’État social, affaiblissement de la République de Weimar, etc. Inutile ici d’en réécrire les conséquences… Et aujourd’hui, au nom de doctrines libérales quasi fanatiques,
il faudrait masquer toutes similitudes avec les années trente?

Fous. Pendant ce temps-là? Croyez-le ou non, mais l’agence de notation Standard& Poor’s a annoncé qu’elle plaçait sous «surveillance négative» la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), lui-même mis en place pour venir en aide aux États… Cherchez l’erreur. Plus incroyable encore. Le fameux Fonds monétaire international (FMI), qui, par dogme économico-libéral, lorgne depuis toujours sur la gestion des États et tond les populations à la première occasion, cherche lui-même de l’argent auprès des institutions bancaires européennes. Vous avez bien lu. L’institution de Washington serait à court de liquidités. Problème, la BCE n’étant pas membre du fonds, son intervention auprès du FMI semble impossible. Alors? Pour lever au moins 100 milliards d’euros le plus rapidement possible, le FMI devra se tourner vers les banques centrales nationales, comme la Banque de France ou la Bundesbank, qui, comme vous le savez, ne peuvent plus prêter à leurs propres États… Et la boucle est bouclée. Conclusion de ce circuit financier schizophrénique ? Ils sont tous devenus fous. Et comme la plupart des fous, ils ne s’en aperçoivent pas…

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 9 décembre 2011

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Le prix Nobel de la paix remis à un trio féminin historique

11 Décembre 2011, 07:57am

Publié par PCF Villepinte

C'est la première fois dans l'histoire du Nobel que le prix de la paix est remis à trois femmes

 

Monde - le 10 Décembre 2011

 

 

 

La présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkol Karman, figure de proue du "printemps arabe", ont reçu samedi le prix Nobel de la paix, une récompense dédiée aux femmes, qui "portent la moitié du ciel".

"Vous représentez une des forces motrices les plus importantes du changement dans le monde d'aujourd'hui: la lutte pour les droits humains en général et la lutte des femmes pour l'égalité et la paix en particulier", a déclaré le président du comité Nobel, Thorbjoern Jagland, avant de remettre le prix.

"Vous donnez du sens au proverbe chinois qui dit que les femmes portent la moitié du ciel", a-t-il dit.

C'est la première fois que le Nobel de la paix est remis à trois femmes.

Toutes vêtues de costumes traditionnels -des robes africaines colorées pour les deux Libériennes et un hijab multicolore pour Mme Karman-, les lauréates ont accepté le Nobel sous les youyous d'une assistance qui comprenait la famille royale norvégienne et la Franco-norvégienne Eva Joly.

Dans un Hôtel de ville d'Oslo égaillé par les fleurs et leurs habits colorés, les lauréates ont souligné le rôle des femmes dans la résolution des conflits.

"Le fait que deux femmes libériennes soient ici aujourd'hui pour partager le podium avec une soeur venue du Yémen montre le caractère universel de notre combat", a souligné Mme Sirleaf dans son discours d'acceptation du Nobel.

Première femme démocratiquement élue à la tête d'un pays africain en 2005, Mme Sirleaf, 73 ans, tente de panser les plaies d'un pays qui affiche encore les stigmates de 14 ans de guerres civiles (1989-2003) qui ont fait 250.000 morts.

Après sa réélection le mois dernier, elle a confié à sa compatriote et colauréate Leymah Gbowee le soin de conduire une initiative de réconciliation nationale.

"Il n'y a pas de recette pour la réconciliation", a expliqué Mme Gbowee lors d'un entretien avec l'AFP samedi, soulignant l'importance de tenir compte du contexte. "Pour certaines femmes, cela peut vouloir dire une chose aussi simple que d'avoir de la nourriture à donner à ses enfants".

Travailleuse sociale devenue "guerrière pour la paix", Mme Gbowee, 39 ans, est à l'origine d'un mouvement pacifique de femmes qui, à l'aide notamment d'une originale "grève du sexe", avait contribué à mettre fin à la deuxième guerre civile en 2003.

Première femme arabe à recevoir le Nobel de la paix, Mme Karman est, quant a elle, un des moteurs du mouvement qui réclame depuis le début de l'année le départ du président Saleh, au pouvoir depuis 33 ans.

Membre du parti d'opposition islamiste Al-Islah au sein duquel elle est connue pour s'opposer au courant salafiste, cette jeune journaliste de 32 ans a saisi l'occasion de la cérémonie Nobel pour déplorer la relative indifférence du reste de la planète à l'égard de la révolution yéménite.

"Avec regret et tristesse, je dois dire qu'elle n'a pas bénéficié de la compréhension, du soutien ou de l'attention dont la communauté internationale a fait preuve à l'égard des autres révolutions dans la région", a-t-elle déclaré en arabe.

"Le monde démocratique, qui nous a beaucoup parlé des valeurs de la démocratie et de la bonne gouvernance, ne devrait pas rester indifférent à ce qui se passe au Yémen et en Syrie", a-t-elle dit, selon la version anglaise de son discours obtenu par avance par l'AFP.

Le prix consiste en une médaille d'or, un diplôme et un chèque de 10 millions de couronnes suédoises (environ un million d'euros) que les lauréates se partageront en trois parts égales.

Les Nobel de littérature, de chimie, de physique, de médecine et de sciences économiques seront remis le même jour à Stockholm.

  • À lire :

--> Johnson Sirleaf : "Un prix pour tout le peuple libérien"
--> Le prix Nobel de l'économie décerné à deux américains
--> Le nobel de médecine pour un chercheur français

  • Lire aussi :

--> Bras de fer autour d’un Nobel

 

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Mumia Abu-Jamal : Le PCF se réjouit d’une première grande victoire

11 Décembre 2011, 07:44am

Publié par PCF Villepinte

Mumia Abu-Jamal : Le PCF se réjouit d’une première grande victoire
C’est avec une grande joie que nous apprenons que Mumia Abu-Jamal ne serait pas exécuté, le procureur de Philadelphie ayant finalement renoncé à demander une nouvelle fois la peine capitale.
Le PCF se réjouit qu’après près de 30 années, Mumia sorte du couloir de la mort. C’est une étape franchie dans l’abolition universelle de la peine de mort. L’émotion planétaire qu’avait suscitée l’exécution de Troy Davis n’est certainement pas pour rien dans la décision des autorités américaines de renoncer à exécuter Mumia Abu-Jamal.
Cependant, le fait que son droit à se défendre sur le fond pour prouver son innocence soit nié, et le refus d’un nouveau procès le condamne à une mort lente. Pour le PCF, il n’est pas acceptable que le bureau du procureur se réjouisse de l’emprisonnement à vie de Mumia.
Nous apportons notre soutien à sa famille, ses proches, et continuerons, aux côtés de son comité de soutien, à nous battre pour obtenir la libération de Mumia.
 

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