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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Tribune de Claude Tedguy : Comprendre le monde, oui mais uniquement pour le changer

19 Décembre 2011, 14:57pm

Publié par PCF Villepinte

 Mots clés : claude tedguy,

Par Claude Tedguy, Philosophe et psychanalyste.

art 

 

Nous vivons dans un monde dans lequel chacun d'entre nous essaye instinctivement de sauver sa peau. Encore plus, lorsque les temps sont difficiles. Et en oubliant l'Autre.

    De la Gauche à la Droite, en passant par le Centre et toutes leurs dérives et leurs satellites, les mouvements politiques qui prétendent représenter les opinions et les désirs des populations, jouent le même ou au même jeu. Ils gardent les mêmes structures et poussent le pion (pour reprendre un mot de Diderot) comme ils peuvent, c'est-à-dire à leur profit, sur ce vaste échiquier de la société, comme ci celle-ci leur appartenait et que les êtres qui la constituent étaient un bien à conquérir pour une victoire, très aléatoire mais toujours cruelle, injuste, inhumaine et sale, qui s'appelle le pouvoir ou pire encore l'exercice du Pouvoir.
    De Camus qui se flattait d'appartenir à une gauche qui avait pour fonction " de faire en sorte que le monde ne se défasse pas ", à Derrida qui considère que tous les Etats sont " voyous " au point qu'il n'y a donc plus de voyous même si dit - il " je résisterai à cette tentation aussi facile que légitime, de penser que là où tous les Etats sont des Etats voyous, là où la voyoucratie est la CRATIE même de la souveraineté étatique, là où il n'y a que des voyous, il n'y a plus de voyous... " De l'un à l'autre malheureusement une constante : rester dans le cadre de la société constituée telle qu'elle est. Ne pas sortir des limites que la pseudo démocratie chère à tous, impose aux uns et aux autres, lesquels s'en réclament à qui mieux mieux... Au point qu'elle ne signifie plus rien tant elle est galvaudée et violée.
    Nulle remise en cause fondamentale de la société elle-même, mais des remèdes pour tenter de la guérir. Nulle remise en cause de l'Etat lui-même, de sa signification, de l'utilité de son existence, même si on le traite de voyou... Et de l'extrême gauche à l'extrême droite, on " joue le jeu " de ce qu'on appelle faussement la Démocratie.
    En fait on ne veut rien faire " qui défasse " le monde comme le voulait Camus, et si nous sommes tous " voyous ",  eh bien finissons par accepter qu'il n'y a pas de voyous même si la vraie démocratie, à qui on a demandé qu'une chose, " plus de démocratie ", n'est  " qu' à venir "... Oui, mais quand ? C'est la question qu'on est tenté et qu'on est en droit de se poser. Et c'est la seule question intéressante.
    Souvenons-nous de Marx, de ce Marx acharné à convaincre même les plus convaincus, même Engels qui n'était pas à convaincre ; de ce Marx argumenteur, dialectitien enflammé qui finit par dire : " ... Mais enfin disons-le une bonne fois, il n'est pas question de comprendre le monde, il s'agit de le changer !... "
    Depuis, les régimes dits " Communistes ", ou ayant opté pour cette appellation incontrôlée ont lamentablement échoué, ce sont écroulés ou bien sont habilement passés à des régimes inavouables et inavoués. Mao Tsé Dong qui avec raison voulait en priorité changer l'homme, n'a fait que donner naissance à un univers monstrueux. La Russie est devenue la pat,rie d'une super-voyoucratie instituée et exportée. Les petits seigneurs des pseudo Républiques Satellites s'encanaillent du plus et du mieux qu'ils peuvent. Cuba se meurt en attendant d'éclater, sur fond d'une musique qui défoule et dans les volutes des cigares qui grisent... Quant aux Etats Capitalistes avec à leur tête les USA qui avaient la prétention de donner des leçons de toute nature au monde civilisé, ils agonisent, victimes de leur propre jeu. Entrainant dans leur perte un peuple à la dérive se demandant enfin ce qui lui arrive, et mesurant l'ampleur du mensonge habilement distillé.
    En réalité, les peuples n'en peuvent plus. Les hommes et les femmes que nous sommes n'en peuvent plus d'être manipulés par des Pouvoirs qui se prétendent " Etats ", et qui au nom d'une éthique partout inventée à l'aune du Profit privent nos enfants de tout Bonheur, de tout Espoir, de toute confiance dans l'humain, en faisant, en voulant faire d'eux des citoyens prétenduement libres, mais en fomentant une sourde et cynique conspiration contre cette jeunesse qui dérange.
    Car nous sommes plus que jamais " dans les fers " comme le disait Rousseau. Et nous y sommes tellement et depuis si longtemps, que nous croyons ne pas y être, ce qui est le comble de l'esclavage !... Alors, pour revenir à notre question, quand tout cela va-t-il changer ?
    " Du passé faisons table rase " dit la chanson... Et nous n'avons fait table rase de rien. Nous avons tous continué à jouer avec les petits camarades dans la cour de récréation, au même jeu qui n'engage à rien, au gendarme et au voleur, alternativement...
    Nous n'avons jamais eu le courage d'affirmer qu'il fallait casser et démolir les stuctures existantes pour bâtir autre chose. Nous avons voulu rafistoler, réparer, améliorer, alors qu'il fallait raser, réinventer et reconstruire ( et ce dans l'ordre où je le dis ). Nous avons cru qu'on pouvait confier notre destin commun, notre avenir pourtant bien hypotéqué à des hommes dits charismatiques, alors que notre avenir nous appartient à nous tous ensemble, qu'il appartient aux peuples collectivement... Nous avons oublié le Nous anonyme pour le Je fanfaron et pour le Il admiratif... Nous sommes responsables de nos malheurs et pire encore du malheur que nous préparons aux enfants que nous avons eu la légèreté et la cruelle inconscience de faire naître.
    Nous avons cru que l'Espoir était un Mot. Alors qu'en réalité, il est un dur combat physique, risqué, violent, contre tout ce qui empêche l'homme d'atteindre la Liberté. Nous nous sommes endormis, confortablement bercés par des concepts et des mots qui nous ont hypnotisé au point que nous n'arrivons plus à nous réveiller et que nous allons mourir de nous-mêmes sans même savoir que nous mourons.
    Nous avons oublié ces mots d'Eluard : " Faire avec du sable du pur cristal et avec du rêve de la réalité ". Mais il n'est jamais trop tard pour agir, se battre contre notre propre inertie et pour que ce monde soit enfin celui de la Fraternité à laquelle il faudra faire autre chose que de rêver ; à laquelle il faudra     donner vie au péril même de notre propre existence. Pour que nos enfants se souviennent de nous et qu'ils comprennent que c'est là le seul héritage que nous pouvons et que nous devons leur transmettre.

Claude Tedguy

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Souveraineté(s) : pourquoi il s'agit d'un combat de gauche

18 Décembre 2011, 08:28am

Publié par PCF Villepinte

LE BLOG DE JEAN-EMMANUEL DUCOIN

 

Septembre 1792 : la bataille de Valmy...
 
 
 
A cause de la «lepénisation des esprits», il serait dangereux de parler de souveraineté «nationale» ou «populaire». Refusons cette logique absurde !

Hors-sol. Faut-il toujours «se vouer à» pour pouvoir demeurer «dans»? Nous sommes, nous autres Français, héritiers d’une terre ferme martelée par l’histoire. Nous entretenons même avec les limites de cette terre «une et indivisible» un rapport si émotionnel que le symbolique voisine avec le sacré. Les hommes en ont forgé la matrice. Du traité de Nimègue à l’universalité du Code civil, de Valmy au Conseil national de la Résistance, de Robespierre à Jaurès, de Jean Moulin à de Gaulle, de la Révolution au Front populaire, nous parlons depuis «le sol sacré de la patrie» avec au cœur et à l’âme d’autant plus de vulnérabilités que le consommer-monde a remplacé l’esprit de nos cantons et l’horizon de nos clochers. Ce que nous portons, nous les descendants de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ne peut rester encoffré aux Archives nationales avant mise en dépôt au mont-de-piété. Si le hors-sol nous guette, les no man’s land nous troublent. Quand nous ne savons plus qui nous sommes, ce que nous avons fait pour le devenir, ce que nous voulons faire et ce que nous sommes capables de décider pour notre à-venir, sommes-nous encore ce que nous croyons être et, tout aussi grave, sommes-nous déjà «mal» avec tout le monde?

Nôtres. Ainsi, oser parler encore de souveraineté serait «dangereux» car mécaniquement synonyme de «repli national», voire pire. L’éditocrate libéral – qui lui non plus n’a plus de frontières – l’exige. «Souveraineté nationale» : expression interdite. «Souveraineté(s) populaire(s)»: formule à peu près acceptable, mais à usage limité et seulement au pluriel… Et à votre avis, pourquoi serions-nous soumis à cette restriction de langage? En raison de la «lepénisation des esprits», pardi. Comme si la question de la patrie et de la nation devait être considérée désormais comme un sujet préempté par les nationalistes… Ce serait donc cela? Au prétexte que l’extrême droite capitalise sur ce thème, mange à tous les râteliers et n’hésite pas à opérer des virages doctrinaux à 180 degrés (passant de l’ultralibéralisme des années 1980 au tout-social d’aujourd’hui) pour mieux piller (et outrageusement déformer) des idées de la gauche de transformation, il faudrait en rabattre sur nos prétentions?

Refus. Avant de déserter un terrain certes envahi par les lepénistes et afin d’éviter une contradiction performative fatale, n’oublions pas que la référence systématique au FN à propos du drapeau, de la Marseillaise ou de la nation est à coup sûr 
le meilleur moyen de l’installer dans la position de centralité, dont, à juste titre, nous voudrions par ailleurs l’écarter… La souveraineté populaire, qui fraye avec l’émancipation sociale, est un combat de gauche, authentiquement de gauche, comme le furent l’anticolonialisme et le droit à l’autodétermination des peuples. Le FN n’a rien à voir avec cette histoire. Alors cessons de le transformer en arbitre intempestif et pollueur de nos débats et continuons d’imposer les thèmes qui nous intéressent car ils sont nôtres. Et refusons l’alternative absurde: le monde mondialisé et globalisé ou la nation archaïque…

Asservissement. Mondialisation: désigne un état du monde où les externalités ont atteint de telles portées et de telles intensités qu’elles rendent nécessaires des formes de gestion supranationales. Globalisation: désigne le processus de gouvernance mondiale visant à la déréglementation du plus grand nombre de marchés possibles avec la plus grande extension possible. La mondialisation des techniques et des échanges permet l’hégémonie de la gouvernance globale. Question: que signifient aujourd’hui vouloir réduire les flux de marchandises et de capitaux, relocaliser les systèmes productifs, stopper la concurrence entre travailleurs du monde, valoriser la diversité des savoirs et des pratiques sociales, assurer la souveraineté alimentaire des peuples ? Est-ce «démondialiser»? Est-ce «déglobaliser»? Est-ce reconquérir «de la» souveraineté? Et vouloir «produire français», est-ce revendiquer cette souveraineté? Nous le constatons, la modernité de l’idée même de souveraineté, au sens conceptuel du terme, ne peut être balayée du jour au lendemain. Pour toute communauté humaine, être maître de son destin reste constitutif de son horizon historique et politique, l’une des données cardinales. Ignorer cet invariant dans le temps-long ou, plus grave, le bafouer sans autre possibilité que d’assister à la dépossession progressive de son être-collectif sans aucune proposition de re-création (mais laquelle justement?) constitue une forme d’humiliation. Pour ne pas dire un asservissement. Le peuple français, fils des luttes et des places de grève, enfant de Jaurès et d’Hugo, acceptera-t-il encore longtemps de ne plus orienter lui-même ses éléments fondamentaux?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 16 décembre 2011

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Refuser la fermeture d’Aulnay, c’est dire non aux marchés financiers

18 Décembre 2011, 08:23am

Publié par PCF Villepinte

PSA-Aulnay

 

Des salariés de PSA Sochaux, Sartrouville, Mulhouse, Poissy, Saint-Ouen, se sont retrouvés ce jeudi 15 décembre en nombre devant le site PSA d’Aulnay pour dénoncer le plan de licenciement masqué de la direction de PSA. La programmation de la fermeture du site d’Aulnay est emblématique de la politique de PSA : l’exigence de profits toujours accrue des actionnaires pousse à délocaliser la production là où la main d’œuvre est bon marché avec une mise en concurrence des salariés pour satisfaire les marchés financiers. Que pèse la vie de salariés qui n’ont que leur force de travail pour nourrir leur famille, face à la voracité des actionnaires ?

Pas grand-chose, « ils s’en foutent ! », comme l’exprimait cet après-midi un salarié, « nous sommes la variable d’ajustement ». En 10 ans c’est plus de la moitié des effectifs de PSA Aulnay qui ont disparu. En 2002, il y avait plus de 7000 salariés sur le site, aujourd’hui, ils sont 3000. En proposant la suppression de plus de 200 postes sur Aulnay, la direction de PSA, progressivement, sans le dire, a décidé la fermeture du site.

Lors de ce rassemblement les communistes ont tenu à être présents en soutien aux salariés de PSA, pour réaffirmer leur choix de l’humain contre la finance par la présence de Marie-George Buffet, députée de Seine Saint Denis, qui posera la question du devenir d’Aulnay le 20 décembre pendant les questions d’actualité à l’Assemblée nationale, d’Hervé Bramy, secrétaire départemental du PCF et d’élus communistes d’Aulnay. (Ni le Maire PS d’Aulnay, ni le Président PS du Conseil général n’avaient daigné venir soutenir les salariés).

 

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Tribune : N’oublions jamais Fernand Iveton, communiste algérien

18 Décembre 2011, 08:14am

Publié par PCF Villepinte

Culture - le 17 Décembre 2011

 

Mots clés : pcf, algérie,

 

 

Le Centre culturel algérien honorait, cette semaine, la mémoire du militant communiste et patriote algérien Fernand Iveton, guillotiné le 11 février 1957, poursuivi par la haine tenace d’un gouvernement dont le ministre de la « Justice », et donc principal décideur, s’appelait François Mitterrand. Par Alain Ruscio, historien

Son « crime » ? Avoir projeté de poser une bombe pour saboter une tuyauterie dans l’usine à gaz d’Alger. L’engin avait été programmé pour exploser à 19 h. 30, c’est-à-dire à un moment où les lieux étaient déserts. Il ne pouvait donc pas faire de victime. Il avait d’ailleurs été découvert avant l’heure et désamorcé. En temps « normal », la sanction aurait dû être de quelques années de prison. Oui, mais… la guerre d’Algérie a été une permanente anormalité dans l’histoire française et, en particulier, de la justice.

Fernand Iveton faisait partie de ces militants du Parti communiste algérien – plus nombreux que ce que veut bien dire une certaine historiographie – qui avaient épousé très tôt la cause de l’indépendance de son pays. Oui, son pays. Car Iveton, cela fut rappelé avec force lors de cette soirée, était un fils de ce peuple, un Algérien à part entière, sans formule complémentaire (du type « d’origine européenne »). Avec ses camarades Maurice Laban, Henri Maillot, Maurice Audin, Henri Alleg, bien d’autres encore, il ne se posait pas la question des « origines » de ses camarades de combat : son pays, l’Algérie, était la proie d’un système honni, le colonialisme, il fallait l’en débarrasser, c’était aussi simple que cela.

Lorsque Fernand Iveton fut arrêté, la propagande coloniale, haineuse, accentua  immédiatement ses accusations anticommunistes : elle tenait la « preuve » de la manipulation par le PCF, donc par Moscou, du mouvement patriotique algérien. Est-ce cette situation qui amena ce Parti à faire preuve de prudence et à ne pas s’engager dans la défense militante d’Iveton ? Jean-Luc Einaudi, auteur il y a vingt-cinq années d’une histoire de ce drame, maintint sa sévère analyse de cette attitude. D’autres présents, dont de nombreux anciens cadres du FLN, nuancèrent cette sévérité et rappelèrent la fraternité d’armes d’antan, malgré les divergences politiques.    

Si le contexte particulier de cette époque permet de comprendre (approuver est une autre question) cette prudence, il faut que la mémoire communiste, aujourd’hui, se réapproprie Fernand Iveton. Il fut un pur héros, mort pour son idéal. Au pied de l’échafaud, il ne baissa pas les yeux. Il embrassa ses deux compagnons d’infortune, eux aussi condamnés à mort, Mohamed Ouenouri et Mohamed Lakhnèche. Puis jeta aux yeux de ses bourreaux – et de la France colonialiste – un vibrant « Vive l’Algérie ! ».

Cette affaire reste en tout cas une tache indélébile dans l’histoire de la France contemporaine. Mais la particularité du cas Iveton ne doit pas faire oublier que le sang a été répandu à flots durant cette période : 221 autres patriotes algériens, classés, eux « musulmans », furent guillotinés, dont 44 durant la période où François Mitterrand était Garde des Sceaux.

En ces temps de réhabilitation tous azimuts du colonialisme, en ces temps où un pouvoir sarkozyste aux abois utilise le mythe Bigeard pour chasser sur les terres du Front nationali, il est bon de rappeler que ce système, né dans la violence, ne s’est perpétué que par le sang, avant de s’écrouler lamentablement.

Alain Ruscio

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Les nouveaux Pieds Nickelés dans l'Humanité

18 Décembre 2011, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

Les nouveaux Pieds nickelés

Médias - le 17 Décembre 2011

 

 

 

 

Croquignol, Ribouldingue et Filochard sont de retour. Et c'est dans l'Humanité que ça se passe. Dès notre édition de lundi, retrouvez les nouvelles aventures des Pieds Nickelés.

Né il y a plus de cent ans (1908) sous la plume de Louis Forton, le trio le plus célèbre de la bande-dessinée francophone s'est refait une jeunesse l'an dernier avec la publication de leurs nouvelles aventures. Voilà le second volet de leur retour vers le futur. Nos trois héros escrocs libertaires montent cette fois leurs combines dans le France actuelle, celle de Sarkozy et compagnie. Et il y a, là aussi, de quoi rouler les gogos.

A retrouver à partir de ce lundi 19 décembre et pour toutes les vacances dans l'Humanité.

 

  • Pour en savoir plus sur le nouveaux Pieds Nickelés:

L’éditeur Onapratut

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Décès d'André Carrel :

17 Décembre 2011, 15:45pm

Publié par PCF Villepinte

 

« un grand résistant, un grand communiste, un grand journaliste »

 J'ai la grande tristesse d'apprendre le décès, la nuit dernière, de notre camarade André Carrel à l'âge de 94 ans. Il laisse le souvenir d'un homme chaleureux, fin et vif, mû par une infinie curiosité pour les êtres et la vie.

André Carrel (né André Hoschiller), ancien rédacteur en chef de L'Humanité Dimanche de 1958 à 1981, puis président-directeur-général de la société éditrice de l'Humanité de 1985 à 1998, était une figure imposante du journalisme engagé, de la Résistance et du Parti communisme français.

D'abord militant des Jeunesses communistes, André fit en 1936, dès 19 ans, ses premières armes en journalisme au quotidien Le Peuple, journal de la CGT pour lequel il rendit compte des conquêtes du Front populaire. Résistant de la première heure, André devint membre du Comité parisien de Libération à partir de 1943 et s'illustra dans les combats du peuple de Paris lors de l'insurrection d'août 1944. Élu conseiller de Paris en 1945, André rejoint la rédaction de L'Humanité en 1946 pour y consacrer toute son énergie, son talent littéraire et son intelligence.

Fait officier de la Légion d'honneur, en 1985, pour sa participation à la Résistance, André présidait l'Association des Amis du musée de la Résistance nationale et le Comité parisien de Libération dont l'activité a été relancée ces dernières années.

Dans Mes humanités : itinéraire d'un homme engagé (2009), André livra le témoignage d'une existence à la simple et remarquable et dont l'idéal d'émancipation humaine se nourrissait de la fraternité qu'il savait créer autour de lui.

Nous perdons avec lui un grand résistant, un grand dirigeant communiste, un grand journaliste. Tous les communistes auront à cœur de lui rendre l'hommage qui lui est dû.

Pierre Laurent

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Produire français : « la droite a trouvé sa tarte à la crème »

17 Décembre 2011, 09:35am

Publié par PCF Villepinte

Produire français : « la droite a trouvé sa tarte à la crème »

La droite a trouvé sa tarte à la crème. D'un côté Nicolas Sarkozy veut un label « origine France garantie », de l'autre François Bayrou défend l'idée de « produire en France ». Cette bataille de slogans n'a qu'un objet : maquiller la réalité de leur absence d'ambition industrielle pour la France.

« Produire français », dans la bouche de Nicolas Sarkozy relève de la fable. L'homme des fausses promesses de Gandrange et du permis de délocaliser à tout va, avec sa politique, a accéléré la destruction de plus de 400 000 emplois industriels. Son bilan est calamiteux. 

La réalité est glaçante tant l'action du gouvernement, quand elle accepte de vendre pour trois fois rien un patrimoine industriel entier à des fonds de pension étrangers, est destructrice d'emplois et de vies humaines.

Le PCF, avec ses partenaires du Front de gauche, veut développer et rétablir le potentiel industriel de la France, et cela passe par la relocalisation des entreprises et de toute l'économie.

Pour produire, acheter et consommer français, il faut garantir à la France son indépendance économique, son modèle social et son développement écologique.

Parce que la première richesse de la France n'est pas la finance mais le travail humain, le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » veut engager une politique d'aménagement et de développement industriel du territoire fondée sur des exigences d'emploi, de salaires, de qualification et de recherche.

Le Front de gauche est disponible pour un réel débat avec les partis de gauche comme de droite, sur la politique industrielle de notre pays.

  le 14 décembre 2011

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Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?

17 Décembre 2011, 09:32am

Publié par PCF Villepinte

Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?
Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République. Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans. C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.Quelle audace ! Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic. Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.
 

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Cette récession est le produit de l'austérité

17 Décembre 2011, 09:29am

Publié par PCF Villepinte

Cette récession est le produit de l'austérité
La France est en récession. L'INSEE l'a révélé en anticipant une croissance négative pour le dernier trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2012. Cette nouvelle alarmante n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des plans d'austérité successifs que la droite a mis en place depuis le début de la crise. Il est remarquable que ce soit les pays à qui l'on fait appliquer les plans d'économie drastique qui subissent de plein fouet la récession. Elle est le produit de l'austérité!

La suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux PME ont fini par faire reculer notre économie. Le Front de gauche dénonce une nouvelle fois cette saignée contre-productive et avance des propositions alternatives.

Oui la France a les moyens d'une autre politique. En mettant fin immédiatement aux exonérations sociales patronales pour réinjecter ces fonds dans l'investissement productif. Le Front de gauche propose de moduler l'impôt sur les sociétés et le taux de cotisations sociales pour encourager  activement  les entreprises à développer leur valeur ajoutée et la part des salaires dans celle-ci tout en pénalisant les entreprises qui délocalisent et suppriment des emplois pour spéculer.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !

 

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Salah Hamouri libéré : l’injustice a enfin cédé !

17 Décembre 2011, 09:22am

Publié par PCF Villepinte


 

              ffa

 François ASENSI

Député de SEINE-SAINT-DENIS

Membre du groupe d’amitié parlementaire

France-Territoires palestiniens

           

Le 15 décembre 2011

 

Salah Hamouri libéré :

 l’injustice a enfin cédé !

 

Enfin, la bonne nouvelle est arrivée ! Les autorités israéliennes ont annoncé la libération prochaine du jeune franco-palestinien Salah Hamouri, arbitrairement emprisonné depuis près de 7 ans. L’injustice a enfin cédé.

Je pense avant tout à sa famille et à ses parents qui doivent éprouver un grand soulagement. Leur combativité et leur dignité durant cette douloureuse épreuve ont fait l’admiration de tous et auront largement contribué à cette issue heureuse.

Cette nouvelle est une grande joie pour toutes celles et ceux se sont mobilisés pour obtenir la libération de Salah, particulièrement pour son comité de soutien et son Président, Jean-Claude Lefort. C’est un soulagement pour les militants et les élus qui ont pressé le gouvernement français à agir pour sa libération et à sortir d’une inaction incompréhensible.

Spécial libération de Salah Hamouri dans l'Humanité de ce vendredi

J’adresse tous mes vœux de paix et de bonheur à Salah. Le défi qui l’attend n’est pas mince : se reconstruire, reprendre le cours de sa vie brutalement interrompue. Pour l’avoir rencontré en prison il y a tout juste un an, je ne nourris pas d’inquiétude car Salah est un fort caractère. L’enfermement ne lui aura pas ôté sa vie intérieure, son goût pour la culture et pour la société qui l’entoure, son envie d’être un citoyen de ce monde. Ce fut sans doute une grande lutte intime, et au final la plus belle des victoires contre l’injustice qui lui était faite.

La vigilance reste cependant de mise sur les conditions de sa libération,  certains prisonniers politiques libérés récemment ayant subi une mesure d’éloignement. Salah Hamouri doit bien évidemment pouvoir vivre où il le souhaite, c’est-à-dire dans la ville de Jérusalem.

 

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