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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

L'opposition syrienne réclame des réunions d'urgence après de nouveaux "massacres" de civils

22 Décembre 2011, 07:37am

Publié par PCF Villepinte

Selon une estimation de l'ONU, la répression aurait fait plus de 5 000 morts en neuf mois

Monde - le 21 Décembre 2011

 

 

 

 

Le Conseil national syrien (CNS), qui se veut représantatif de toute l'opposition, a réclamé mercredi des réunions d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU et de la Ligue arabe à la suite de "massacres" perpétrés par les forces du régime dans le nord du pays.

Avec 111 civils tués selon des militants, la journée de mardi a été l'une des plus meurtrières depuis le début mi-mars de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad, dont la répression a fait, selon une estimation de l'ONU, plus de 5.000 morts en neuf mois. "A la lumière des massacres horribles" perpétrés par le régime du président Bachar al-Assad contre des "civils non armés en particulier dans les montagnes de Zaouia, à Idleb (nord) et à Homs (centre)", le CNS appelle à une réunion d'urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité, selon un communiqué. Le CNS demande en particulier au Conseil de sécurité de déclarer les villes attaquées "zones de sécurité" afin qu'elles bénéficient d'une protection internationale, et d'obliger les forces du régime à se retirer de ces zones. L'opposition parle encore d'un "génocide à grande échelle" dans les montagnes de Zaouia, à Idleb et à Homs et exhorte les agences humanitaires à intervenir en urgence.

La France a dénoncé une "tuerie d'ampleur sans précédent" mardi et appelé la Russie à "accélérer" les négociations au Conseil de sécurité sur son projet de résolution. Ce projet prévoit de condamner les violences "commises par toutes les parties" et a été jugé inacceptable en l'état par la France car il ne fait pas de différence entre les forces répressives du régime et les manifestants.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a parlé mercredi d'un "massacre" commis la veille à Kafroueid, où 111 civils ont été tués par les forces de sécurité alors qu'ils tentaient de fuir ce village situé dans la région de Jabal al-Zaouia, à 330 km au nord de Damas. Ce nouveau bilan porte à 123 le nombre de civils tués pour la journée de mardi en Syrie, 12 autres ayant péri sous les balles des forces de sécurité à Homs (centre), un haut lieu de la contestation, selon l'OSDH.

De violents combats entre l'armée régulière et des déserteurs ont en outre fait une centaine de morts et de blessés mardi parmi les militaires dissidents dans cette même province d'Idleb, proche de la frontière turque, selon l'OSDH. Dans le même temps, un journaliste travaillant à Damas pour As Safir, un quotidien prosyrien libanais, a été arrêté mardi dans la capitale syrienne lors d'une manifestation hostile au régime, a affirmé mercredi à l'AFP un responsable de la rédaction du journal.

A lire
La Syrie accepte les observateurs de la Ligue arabe

Syrie : une situation hors contrôle
Syrie : une escalade vers la guerre civile

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Ripailles, Un terroir un produit

21 Décembre 2011, 23:41pm

Publié par PCF Villepinte

La Franche-Comté et son vin jaune
Arbois - Maisons sur les rives de la Cuisance  
www.interfrance.com Photo ID: f010035d
Pour le gourmand ordinaire, la Franche-Comté se résume à la charcuterie et au fromage. En ce pays de forêts et d’élevage, ces deux produits frôlent, certes, l’excellence ! Réminiscences des délices lentement fumés dans le thué, cette vaste pièce surmontée de l’immense cheminée : jambon de Luxeuil ayant macéré dans le vin ; brésil, cette pièce de bœuf séchée présentée en tranches des plus fines, encore saucisse ou jésus de Morteau reconnaissables à leur cheville de bois… Souvenirs aussi de cancoillotte, de morbier, de bleu de Gex, de mont d’Or dit aussi vacherin du haut Doubs ou d’un vieux comté d’alpage accompagné de noix fraîches appelant de ses vœux un verre de vin jaune !

La réalité gastronomique est pourtant autrement plus riche, d’autant plus lorsqu’on intègre le Bugey, délicieuse contrée qui vit naître Brillat-Savarin, l’illustre gastronome. Gibier, de plume ou de poil, poissons de rivière ou de lac, grenouilles, champignons sauvages, chanterelles, trompettes-de-la-mort, mousserons et morilles notamment, volailles finement engraissées, poulardes en tête, que l’on retrouve dans le mythique gâteau de foies blonds que mitonnait Alain Chapel, sans omettre bien sûr ces bien trop rares écrevisses à pattes rouges magnifiées par leur sublime sauce Nantua, nos mandibules ont de quoi besogner…

Pour nous mettre en appétit, pourquoi ne point lorgner vers Pontarlier et son absinthe, cette « Fée verte » chère à Baudelaire. Et pour clôturer, je suggère le kirsch de Fougerolles. Quant au repas, nous trouverons tout ce qu’il faut pour l’arroser entre vins de Savoie, du Bugey, des côtes du Jura ou d’Arbois !

Mention toute particulière pour ce fameux vin jaune. Né du cépage savagnin, tardivement vendangé, il va surtout patienter en fûts de chêne six ans et trois mois sous son fragile voile de levure naturelle le protégeant de l’air, que l’on retrouve curieusement dans les xérès andalous. Durant cette longue période, la « part des anges » n’est jamais compensée. À l’issue de son voyage dans le temps, il devient ce capiteux et mordoré nectar aux divins arômes de pomme, d’amande, de tabac, de curry, de champignons et de noix. Immense longueur en bouche. Plaisir aussi rare qu’envoûtant, singulièrement lorsqu’il s’agit d’un château-chalon, que l’on déguste en silence, presque chambré, après avoir ouvert le clavelin – c’est la seule bouteille autorisée contenant 62 centilitres – une demi-journée avant. Il paraît que les grands millésimes se conservent plusieurs siècles. La première gorgée déroute le profane. Pour ma part, elle m’enchante !

Outre notre comté, ce fabuleux breuvage sublime tous les mets travaillés à la crème, volailles de la Bresse voisine, fricassée de morilles, gratin d’écrevisses, mais aussi truites, langoustes et homards, gâteau aux noix, ainsi que les plats intégrant le curry… « Avant de boire un tel vin, on le regarde, on le respire longuement, puis on le goûte », affirmait avec raison monsieur Talleyrand !

Jacques Teyssier

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Exclusif: le projet de "traité Merkozy" dévoilé et commenté dans l'Humanité de ce jeudi

21 Décembre 2011, 23:38pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Décembre 2011

 

Mots clés : l'humanité, europe, règle d'or,

 

 

 

L'Humanité s'est procuré le texte encore provisoire de cet "accord international" et le publie dans son intégralité. Qu'y retrouve-t-on? Avant tout, l'inscription de la règle d'or dans les constitutions nationales. La très libérale Cour de justice européenne est chargée de contrôler que cette règle de plomb  est retranscrite comme il se doit dans le droit international.

A cela viennent s'ajouter d'autres restrictions qui soustraient les budgets aux contrôles des peuples... Ce projet de traité est une sorte de couronnement de toutes les mesures d'austérité prises depuis le début de la crise. Il entend les graver dans le marbre pour les mettre hors de portée de la souveraineté populaire.

A lire aussi dans l'Humanité de jeudi 22 décembre:

  • Aéroport: Coup de force contre le droit de grève
  • Politique: Le rejet grandissant de l'Europe libérale, selon une étude Ifop-Fondation Jean Jaurès
  • Social: Une campagne pour mettre en cause le droit syndical
  • Vingt ans après, une société russe qui se cherche après
  • "Avec la biométrie, l'identification se fait sur du vivant", entretien avec Alain Brossat

Et retrouvez chaque jour les aventures des Nouveaux Pieds Nickelés, nos séries Un terroir, un produit et la Littérature se met à table

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Document L'Humanité: A qui profite le logement cher?

21 Décembre 2011, 19:34pm

Publié par PCF Villepinte

La plus grosse part du gâteau pour les entreprises

Société - le 21 Décembre 2011

 

Mots clés : Logement, profits, droit, logements,

 

 

En trente ans, bailleurs et professionnelsde l'immobilier ont réalisé 450 milliards d'euros de surprofits grâce à la spéculation immobilière, d'après une étude de la Plate-Forme logements des mouvements sociaux, révélée en exclusivité par l'Humanité dans son édition de ce mardi 21 décembre 2011. Humanite.fr reproduit ici intégralement l'étude. Retrouvez toutes nos analyses sur le sujet dans l'édition du 21 décembre.

 

L’envolée des loyers et des prix immobiliers a rendu l’accès au logement de plus en plus difficile, avec des coûts fixes qui grèvent fortement le pouvoir d’achat des locataires. L’autre face de cette réalité, c’est que le logement cher engendre des profits croissants, notamment du côté des bailleurs. Quelle est l’importance de ces profits ? Comment ont-ils évolué ? Qui en bénéficie ? Peut-on évaluer les « surprofits » engendrés par la spéculation immobilière ? L’information disponible pour répondre à ces questions reste très limitée ; elle est même parfois inexistante, par exemple lorsqu’on s’intéresse aux bénéfices tirés de la location de locaux à usage industriel ou commercial. Si les enquêtes Logement fournissent régulièrement des informations relativement détaillées sur les charges qui pèsent sur les locataires, les bénéfices du logement cher constituent un des trous noirs de la statistique (voir encadré sources et méthode). L’objectif de cette note est d’essayer de combler cette lacune en apportant quelques repères dans le débat public.

La place des profits immobiliers dans l’économie

En 2009, la masse des profits liés aux activités immobilières s’est élevée à près de 200 milliards d’euros, soit plus de 10% de l’ensemble des revenus recensés par les comptables nationaux.  Une large partie de ces revenus – environ les deux tiers – ne sont pas perçus sous forme monétaire. Ils correspondent aux « loyers imputés » qui mesurent le bénéfice en nature que les propriétaires tirent de l’occupation de leur logement. A côté de ces revenus en nature, les profits monétaires engendrés par les activités immobilières recouvrent deux grandes activités:

  1. la location (par des ménages ou des entreprises) de logements ou de locaux à usage professionnel
  2. les activités d’intermédiation sur le marché immobilier (marchands de biens, agences immobilières) et la gestion de biens immobiliers (administrateurs de biens).

On ne dispose pas de données permettant de faire un partage précis entre les activités de location et les autres activités de gestion ou d’intermédiation. Néanmoins, on peut estimer que l’essentiel des profits monétaires (plus de 95%) provient des activités de location proprement dites.

La masse de ces profits immobiliers a augmenté très rapidement depuis 30 ans, passant de 5,9% du PIB en 1978 à 10,4% en 2009 (tableau 1). Dans cet ensemble, les profits monétaires ont progressé un peu plus vite et représentaient 33,0 % du total en 2009 contre 29,1% en 1978.


Les loyers imputés contribuent au niveau de vie individuel des ménages propriétaires, de la même façon que, sur un plan plus collectif, les dépenses publiques d’éducation ou de santé contribuent au niveau de vie des ménages dans leur ensemble. Il est donc légitime de les inclure pour évaluer le niveau de vie des ménages, notamment pour établir des comparaisons pertinentes entre ménages locataires et ménages propriétaires. Leur évaluation donne une mesure de la sécurité apportée par la propriété de son logement. Dans l’analyse des coûts et bénéfices du logement cher, ces loyers imputés sont cependant d’une nature particulière dans la mesure où ils ne font pas l’objet d’une transaction et ne sont pas directement « saisissables » (cela n’a pas empêché cependant le législateur de taxer ces loyers imputés jusqu’en 1962. Dans quelques pays, les règles fiscales incluent toujours dans l’assiette de l’impôt sur le revenu ces loyers imputés).

C’est pourquoi, on se limitera dans la suite de cette Note aux seuls profits monétaires tirés des activités immobilières, lesquels représentaient en 2009 environ 65 milliards d’euros.

La majeure partie de ces profits monétaires (64,2% en 2009) se dirige vers les entreprises et, essentiellement vers des sociétés, la part des entreprises individuelles étant marginale (graphique 1). Depuis une trentaine d’années, la part des profits immobiliers engrangés par les entreprises a augmenté, celle revenant aux ménages ayant, en corollaire, diminué (de 42% en 1978 à 36% en 2009). 

L’envolée des profits immobiliers

Depuis une trentaine d’années, le total des profits liés aux activités immobilières (entreprises plus ménages) a été multiplié par 3,5 en monnaie constante (hors inflation, on a retenu comme déflateur l’indice de prix du PIB), cette croissance ayant été plus rapide pour les profits reçus par les entreprises (multiplication par 4 environ), que pour ceux reçus par les ménages, dont le pouvoir d’achat a « seulement » triplé (graphique 2).

Source : INSEE, comptes nationaux

Comme on l’a vu, cette croissance a été bien plus rapide que celle du PIB qui mesure la masse totale des revenus. Mais elle a été aussi plus rapide que celle du total des profits (toutes activités confondues), dont la masse a été multipliée par 2,5 environ sur la même période (graphique 3).

Par rapport à l’évolution du PIB, l’écart s’est creusé tout au long de la période, mais il s’est surtout approfondi à partir des années 2000. Sur les dix dernières années, entre 1999 et 2009, le PIB a progressé en monnaie constante de 14%, la masse totale des profits de 17%, tandis que les profits immobiliers ont augmenté de 60%. Au sein de ces profits immobiliers, ceux qui ont été engrangés par les entreprises ont progressé encore bien plus vite, de près de 90% en valeur réelle.

Cette envolée des revenus liés aux activités immobilières n’est pas le résultat d’un développement particulièrement rapide du volume des activités immobilières au cours de la période. La part de la valeur ajoutée de cette branche dans la valeur ajoutée totale (en volume) est restée à peu près stable depuis trente ans (tableau 2). Ce qui signifie que la croissance des profits dans cette branche traduit principalement la très forte progression de la rentabilité de ce secteur, progression dont le principal facteur a été l’envolée des loyers et des prix de l’immobilier.

Tableau 2 - Part des activités immobilières dans la valeur ajoutée totale en volume (en %)

1978

1990

2000

2009

13,4

13,1

12,8

13,0

Source : INSEE, comptes nationaux

 

Une estimation des surprofits immobiliers

Le logement cher a donc permis aux bailleurs et aux intermédiaires d’accroître de façon substantielle leurs profits, bien au-delà de ce que l’on a pu observer en moyenne dans les autres activités. On peut prendre la mesure de ces « surprofits » en comparant les profits effectivement engrangés en 2009 à ceux qui auraient été réalisés si ces revenus avaient simplement suivi la même évolution que la moyenne des autres revenus depuis 1978 (tableau 3). Pour l’année 2009, on peut ainsi estimer que ces surprofits représentent entre 33 et 34 milliards d’euros, dont la majeure partie - environ 70% - se dirige vers les entreprises.

 

 

Tableau 3 – Une estimation des surprofits liés aux activités immobilières

En milliards d’euros 2009

Le cumul de ces surprofits annuels sur les trente dernières années représente des sommes considérables : plus de 450 milliards d’euros (tableau 4). La progression de ces surprofits s’est clairement accélérée au cours des trente dernières années, que ce soit en valeur absolue ou en % du PIB. Les surprofits monétaires liés aux activités immobilières ont représenté 1,4% du PIB des années 2000 à 2009 contre 0,5% sur la période 1980-1989. Sur l’ensemble des trente dernières années, la ponction a été en moyenne de 1% du PIB. C’est la rançon perçue par les propriétaires et les intermédiaires de l’immobilier au cours de cette période et c’est aussi, en quelque sorte, le coût de la spéculation immobilière et de la libéralisation des loyers supporté par les ménages.

 

Tableau 4 – Masse des surprofits cumulés par décennie

 

1980-1989

1990-1999

2000-2009

1980-2009

En milliards d'euros 2009

Entreprises

50,8

68,8

179,2

298,8

Ménages

12,9

53,1

86,2

152,3

Total

63,7

121,9

265,5

451,1

En % du PIB de la période

Entreprises

0,4

0,5

1,0

0,7

Ménages

0,1

0,4

0,5

0,3

Total

0,5

0,8

1,4

1,0

 

Encadré sources et méthode

Les données mobilisées dans cette Note proviennent des comptes nationaux. Les comptes de branche identifient les « Activités immobilières », lesquelles ne prennent plus en compte, dans la nouvelle Base, l’activité de promotion immobilière, désormais incluse dans la branche Construction. Ces comptes de branche fournissent la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation (EBE) ainsi que le revenu mixte des entrepreneurs individuels de la branche depuis 1978. Les comptes des ménages fournissent par ailleurs l’EBE des « ménages purs » (hors entrepreneurs individuels). Cet EBE constitue une part importante de l’EBE de la branche « Activités immobilières » et représente le bénéfice tiré par les ménages propriétaires soit de l’occupation de leurs logements (EBE lié aux loyers imputés), soit de leur activité de bailleur (EBE lié aux loyers réels). Les données de la comptabilité nationale ne donnent pas le détail entre ces deux agrégats. On a fait l’hypothèse que les profits en nature liés aux loyers imputés représentaient 85% de cet EBE tout au long de cette période. Cette hypothèse est cohérente avec les informations que donnent les comptes du logement (sur la période 1984-2009) concernant la production de services de logement de la part des propriétaires et des bailleurs personnes physiques. Cette clé de partage permet de calculer le montant des profits monétaires que les ménages retirent de la location de leurs logements. Le déflateur utilisé pour calculer les montants en euros 2009 est l’indice de prix du PIB. L’utilisation de l’indice des prix à la consommation donne des résultats très voisins.

 

  • A lire:

Travail et logement, le grand écart s'accentue

A Paris, quand les propriétaires abusent, les locataires trinquent

Des mesures pour réguler les loyers

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489 milliards: le cadeau de Noël de la BCE aux banques

21 Décembre 2011, 19:28pm

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : bourses, bce, euro, austérité, dette publique, banque, Crise de l'euro, banque centrale,

 

 

Les banques européennes savourent. La Banque centrale européenne a annoncé ce mercredi qu'elle leur accordait un prêt sur trois ans inédit de 489 milliards d'euros, à charge pour ces banques d'acheter de la dette publique européenne pour soulager à leur tour les Etats. Mais l'argent devrait rester dans les coffres forts des institutions financières, comme le prédisent déjà eux-mêmes les boursicoteurs.

Quoi qu'il en soit, pour la BCE, qui conduisait pour la première fois une telle opération, c'est un succès. Quelque 523 banques de la zone euro se sont pressées pour obtenir un montant historique de 489 milliards d'euros de prêts. Ces liquidités sont bienvenues pour les banques de la zone euro, qui ont de gros besoins de refinancement l'année prochaine, et peinent à trouver des fonds par ailleurs alors que les investisseurs ne leur font plus confiance.

600 milliards de dettes en 2012

Plus de 600 milliards de dette bancaire arrivent à maturité en 2012 dont 230 milliards rien qu'au premier trimestre. "Avec une aide aussi généreuse, le spectre de faillites d'institutions financières à cause de problèmes de liquidités devrait s'éloigner, faisant disparaître l'un des risques qui pourraient entraîner une détérioration de la crise de la dette", notait Christian Schulz, de la banque Berenberg.

Les espoirs déçus de Nicolas Sarkozy

La Banque centrale espère surtout que les banques utiliseront cet argent pour prêter aux ménages et entreprises de la zone euro et éviter un effondrement du crédit, dévastateur. Mais les Bourses européennes ne partagent pas le même avis. Ce mercredi, elles ont toutes dévissées, car il leur semble improbable que la cagnotte distribuée serve à soulager les Etats fragiles de la zone euro, comme l'espéraient certains dans la zone euro, le président français Nicolas Sarkozy notamment.

La plupart des grandes banques ont d'autres priorités, avant tout honorer leurs propres échéances financières, et rechignent à acquérir ces actifs risqués, qui pourraient leur valoir une dégradation de leur note financière, selon Christian Schulz.

"Ca ne va pas sauver la zone euro"

Premier signe encourageant toutefois, l'Espagne a profité dès mardi de la détente sur les marchés pour emprunter davantage que prévu (5,640 milliards d'euros en bons à trois et six mois), à un taux en forte baisse. Les banques italiennes et espagnoles ont acheté ces derniers jours des obligations souveraines, pour les placer comme garanties lors de l'opération de mercredi, selon les économistes. Au final, l'opération à trois ans "ne va pas sauver la zone euro", tranchait Jonathan Loynes, de Capital Economics.

  • A lire:

La zone euro dans le noir aussi

Accord européen: austérité imposée, souveraineté emputée

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Aéroports: les agents de sureté demande d'être respectés par leurs patrons

21 Décembre 2011, 19:18pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 21 Décembre 2011

 

 

Horaires décalés, voyageurs agressifs, pressions au rendement: au delà d'une augmentation de salaire les agents de sûreté en grève depuis six jours réclament une reconnaissance de leur métier et dénoncent leurs conditions de travail.

Tous refusent de donner leur nom. Par peur de représailles de leurs employeurs, disent les grévistes interrogés mardi à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, le plus touché par le mouvement avec celui de Lyon. "Nous gagnons 1.543 euros bruts par mois. Avec cela nous travaillons le dimanche, nous avons des horaires décalés, nous commençons parfois à 4 heures du matin et sur une vacation 2.000 passagers passent sous le portique", détaille une gréviste qui travaille depuis dix ans pour la société ICTS.

Quota de palpations

"Nous sommes mal vus par les passagers parce que nous effectuons des palpations. Ce qu'ils ne savent pas c'est que certaines palpations sont décidées de façon informatique. Le quota de palpations a augmenté de 20% alors que nous sommes moins nombreux qu'avant", renchérit un collègue. "On nous demande de faire passer les passagers de plus en plus vite, c'est du commercial avec une option sûreté. C'est dangereux", insiste une salariée de 58 ans.

"Nous ne sommes pas des enfants gâtés. Nous faisons un vrai métier qui a son importance pour la sûreté des gens. La preuve c'est que le gouvernement s'est aperçu qu'on ne peut pas nous remplacer par n'importe qui puisqu'il demande aux policiers de le faire", sourit un autre salarié d'ICTS.

"Sans cesse surveillés"

Les grévistes dénoncent aussi la pression des employeurs. "Nous sommes sans cesse surveillés, au moindre petit souci, on nous fait un rapport", s'agace un agent. "Nous devons pointer en arrivant et en partant. Je connais un salarié à qui on a retiré 21 centimes sur son salaire parce qu'il a pointé avec une minute de retard !", lance une salariée qui défile chaque matin depuis six jours dans les aérogares de Roissy.

Un rapport parlementaire dans le sens de leurs revendications

Dans leur rapport du 13 décembre sur la sûreté aérienne, les députés PS Daniel Goldberg et UMP Didier Gonzales recommandent d'"améliorer la reconnaissance des personnels de sûreté, afin que ces derniers bénéficient d’avantages comparables à ceux des autres personnels aéroportuaires, tels que des locaux décents, l’accès aux restaurants d’entreprise, une participation accrue des employeurs aux déplacements domicile-travail".

"Nous ne demandons pas des avantages, nous demandons une reconnaissance", commente une gréviste qui, en 12 ans de sûreté aéroportuaire, a "vu le métier changer... en mal. C'est le mauvais exemple de la sous-traitance". Confiée à la police aux frontières, la sûreté aéroportuaire a été privatisée en 2001.

  • A lire:

Conflits dans les aéroports, Guéant veut des forces de l'ordre à la place  des grévistes

L'Unsa police contre le recours aux agents des forces de l'ordre

 

Communiqué de l'UL CGT Roissy au 6è jour de la grève des agents de sûreté

La grève des agents de sûreté aéroportuaire en est à son 6ème jour et le mouvement s'amplifie. A Roissy, une majorité est en grève. La plupart des sociétés de la branche sont touchées : ICTS, Securitas, Brink's et Alyzia Sûreté notamment. Le mouvement de grève gagne de plus en plus d'aéroports à travers le pays, après Roissy, Orly, Lyon, Nice, Rennes, Mulhouse, Bordeaux, Toulouse, ce sont les aéroports de Beauvais et de Lorient qui entrent en lutte. Cette démonstration de force, du jamais vu depuis dix ans dans la sûreté, est le résultat d'une lutte coordonnée des salariés de plusieurs entreprises. Ce front uni de grève est non seulement indispensable à la construction d'un vaste rapport de force pour porter les revendications, mais il est nécessaire pour que la grève ait un impact fort sur l'activité aéroportuaire. Sans cette coordination, les employeurs du secteur peuvent se remplacer mutuellement en cas de cessation de travail et ainsi réduire les salariés à l'impuissance. L'unité d'action des grévistes du secteur de la sûreté est un exemple à suivre pour l'ensemble des salariés de Roissy !

Grâce à l'unité d'action, le rapport de force s'élève en faveur des salariés.

Grâce à l'ampleur du mouvement, le rapport de force est favorable aux salariés. Le patronat refuse pour l'heure toute concession et compte sur le « pourrissement » de la grève. Mais les grévistes ne montrent aucun signe de fatigue. Au contraire, leur détermination se renforce de jour en jour. Cette combativité s'explique par leur refus de leurs conditions de travail très dégradées (horaires décalés, plannings variables constamment modifiés, stress professionnel, etc.), le tout pour des bas salaires qui ne permettent pas de vivre dignement. Les revendications sont parfaitement légitimes : augmentation des salaires de 200 €, amélioration des conditions de travail, arrêt de la précarité, …

L'UL CGT Roissy dénonce les tentatives du gouvernement de briser la grève.

Le patronat et le gouvernement craignent une contagion. Ils font tout pour discréditer cette lutte exemplaire. Il s font semblant de se soucier du sort des vacanciers en ces périodes de fêtes alors que ce qui pourrit la vie des salariés, des jeunes et des retraités, c'est la baisse générale du niveau de vie imposée par le gouvernement et le patronat. Au-delà de la propagande, le gouvernement joue maintenant un rôle actif pour tenter de briser la grève : il cautionne le remplacement des grévistes par des salariés étrangers en autorisant leur détachement en toute illégalité ; il cautionne aussi le remplacement des grévistes par des salariés non habilités à la sûreté ce qui menace la sécurité des vols ; il brandit la menace de réquisition des grévistes et leur remplacement par les forces de l'ordre ; il prépare un projet de loi pour un service minimum. Comme lors de la grande grève de l'automne 2010 pour les retraites, le gouvernement défend les intérêts du patronat et déploie des trésors d'énergie pour briser les grèves ! Mais ces tentatives accroissent la tension sociale dans le pays. L'UL CGT Roissy a par exemple pris acte très favorablement de la position exprimée par le syndicat SGP-FO, 1er syndicat des gardiens de la paix, qui s'est déclaré, opposé au remplacement des agents de sûreté en lutte, estimant que le rôle de la police n'est pas de jouer les « briseurs de grève ».

Il faut étendre la grève !

Ces tentatives sont le signe que gouvernement et patronat paniquent devant la mobilisation des salariés. C'est l'extension de la grève et sa reconduction qui peuvent apporter la victoire et nous appelons maintenant l'ensemble des agents de sûreté, quelle que soit leur entreprise, à rejoindre la grève. D'ores et déjà, des salariés d'autres secteurs de l'aérien montrent des signes de mobilisation. A Roissy, par exemple, des intérimaires s'organisent dans un collectif CGT. Partout où la mobilisation des salariés est possible, l'UL CGT Roissy appelle à rejoindre la grève, y compris au-delà du secteur de la sûreté.

Roissy, le 21 décembre 2011

 

 

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Ripailles Un terroir, un produit

20 Décembre 2011, 17:20pm

Publié par PCF Villepinte

Honneur à l’Alsace et à ses choux

 

 

Vacances-en-aout-2011-avec-Nolan-a-Itterswiller--copie-1.jpg

Musarder, papilles au vent, dans ce puzzle des terroirs que représente cette France si magnifiquement chantée par Jean Ferrat est pur enchantement ! Au-delà de l’air de liberté, des artistes prophètes, des rebelles et des luttes obstinées, des affiches et « du journal que l’on vend le matin d’un dimanche », j’ajouterais, en incorrigible gastronome, ces fabuleux fumets s’échappant des cuisines… Désir irrésistible d’entrebâiller les portes. À seule fin de découvrir, « des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche », les gourmandes traditions. Les citer toutes, en ces temps de mondialisation, serait assurément salutaire, bien que frôlant la boulimie. Las ! Disposant seulement de dix chroniques, je me suis résigné à un choix aussi frustrant qu’arbitraire. Nombre d’autres produits, nombre d’autres provinces auraient amplement mérité de figurer sur la carte ! Que les autochtones de toutes ces contrées me pardonnent, je suggère de lever haut le verre à leur santé…

 Pour ouvrir nos festives promenades, l’Alsace m’est de suite apparue. Souvenirs émus des marchés de Noël où flotte le parfum des épices !

Entre Vosges et Rhin, difficile de ne pas s’attarder devant les opulentes vitrines des maîtres charcutiers. Sur la route des vins, les winstubs nous accueillent. En mémoire, un onctueux munster, un vieux kirsch, une eau-de-vie de houx, d’alisier, de bourgeon de sapin ou de framboise sauvage, cette joyeuse union de la bière et des bretzels, le kugelhopf du petit déjeuner, les cancanières oies, leurs terrines ou leurs pâtés de foie gras dans leur croûte dorée avec, pourquoi pas, une sélection de grains nobles de gewurztraminer, les nouilles fraîches en accompagnement d’un gibier, râble de lièvre, cuissot de cerf, daube de sanglier, voire d’une matelote de poissons de rivière…

Il y a encore le grand four du boulanger dans lequel mitonne tout doucement le baeckeoffe, ce ragoût de pommes de terre et de diverses viandes, porc, bœuf et agneau, la tarte flambée ou encore le presskopf à la hure de porc. Ici, on décline le cochon de mille et une façons, avec d’innombrables saucisses.

Et puis, il y a surtout dame choucroute ! Emblème de cette si riche gastronomie, la diablesse se décline presque à l’infini, le poisson, de préférence fumé, ne lui faisant d’ailleurs nullement peur… Chaque ville, voire chaque famille, revendique sa recette. Le chou en est bien sûr le fondement. Si plusieurs variétés sont aujourd’hui utilisées, reste que les puristes continuent de ne jurer que par leur cher quintal d’Alsace, parfois nommé le quintal de Strasbourg, dont il ne reste malheureusement plus que quelques trop rares champs, situés pour l’essentiel autour de Krautergersheim, se revendiquant capitale de la choucroute. La récolte commence fin juillet. Elle peut durer tout l’automne.

Les artisans choucroutiers laissaient fermenter ce bon gros chou jusqu’à huit semaines dans de grands tonneaux fermés avec juste dose de sel, après l’avoir débarrassé de ses premières feuilles, lui avoir ôté son trognon et l’avoir coupé en lanières plus ou moins fines. Réussir cette délicate fermentation nécessite un sacré savoir-faire.

Mieux vaut donc ne point se hasarder à préparer soi-même ce qui va, par la magie du cordon-bleu, l’adjonction d’épices au premier rang desquelles le genièvre, la girofle et le laurier, l’ajout des traditionnelles pommes de terre – pour offrir quelque intérêt gustatif, ces dernières se doivent de cuire doucement au-dessus de la choucroute –, de la couronne de lard fumé, de diverses saucisses, quenelles, boudins et viandes de son choix, se transformer en un plat pouvant enthousiasmer nos plus exigeantes mandibules…

Jacques Teyssier

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Communiqué de presse de la section PCF Roissy Aéroport

20 Décembre 2011, 10:50am

Publié par PCF Villepinte

La section du PCF Roissy Aéroport soutient la lutte légitime des salariés de la sûreté aéroportuaire

 

Depuis le 16 décembre, des milliers de salariés travaillant dans la sûreté aéroportuaire sont en grève pour obtenir des meilleures conditions de travail et une revalorisation salariale. Ce mouvement social n’a rien d’anodin et traduit les limites d’une politique ultra-libérale appliquée à une mission de service public.

En effet, depuis le transfert aux exploitants aéroportuaires de cette tâche régalienne assurée par l’Etat jusqu’en 1996, le « marché » de la sûreté est organisé autour d’une multitude d’acteurs privés (ICTS, Brink’s, Alyzia Sûreté, Sécuritas, Vigimark…)

Ce « marché » est renouvelé par lots tous les 3 ans. Ainsi, des salariés en CDI, risquent tous les 3 ans de perdre leur emploi, ou d’être repris par un « concurrent » avec des conditions d’emploi dégradées (perte de l’ancienneté, des primes, modifications d’horaires…). Les salaires tournent quant à eux aux alentours de 1200 euros net par mois, alors que les contraintes sont très importantes (prises de poste à 3h du matin, travail le week-end, plannings modifiables sans préavis, emploi suspendu à l’octroi opaque des badges rouges par la préfecture…)

Le ras-le-bol couvait donc depuis de nombreux mois et des conflits sporadiques ont éclaté tout au long de l’année 2011. Mais le mépris patronal a empêché l’ouverture de véritables négociations. Pourtant le trafic passager a augmenté de plus de 5% cette année !

Cette grève est donc exceptionnelle à plus d’un titre.

 

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Aéroport : quatrième jour de grève, le conflit dans l'impasse

20 Décembre 2011, 10:44am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 19 Décembre 2011

 

 

Les agents aéroportuaires poursuivaient lundi leur grève où aucune issue au conflit ne se dessinait après l'annulation de la réunion de négociation, par le patronat, prévue lundi après-midi. Nice et Mulhouse rejoignent le mouvement mardi.

L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, le quatrième du pays, restait lundi le plus affecté par le mouvement de grève nationale inter-entreprises entamé vendredi par des agents de sûreté, chargés du contrôle des bagages et passagers avant l'embarquement. Les syndicats des sociétés de sûreté des aéroports, qui emploient environ 10.000 personnes (ICTS France, Securitas, Brink's, Alyzia Sûreté, ISec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus), demandent des hausses de salaires et l'amélioration des conditions de travail. Selon Jean-Paul Horville, délégué CGT Securitas Les syndicats réclament "des propositions salariales concrètes". "Nous demandons une négociation de branche. S'il y a une augmentation à avoir, c'est pour l'ensemble de la branche, pas pour un aéroport en particulier".

Mais aucune sortie de conflit ne se dessinait lundi à la mi-journée. Après avoir annoncé une réunion de négociation, lundi à 14H30, le patronat l'a annulée.

Des agents de sûreté aéroportuaire vont poursuivre mardi leur mouvement de grève, faute d'avoir obtenu l'ouverture de négociations sur les salaires, et vont l'étendre à d'autres villes, dont Nice et Mulhouse, ont indiqué la CGT et la CFDT.

Thierry Mariani, vendredi, et Nathalie Kosciusko-Morizet, dimanche, ont estimé que ce mouvement justifiait la mise en place d'un service minimum dans le secteur aérien. Le président du groupe de la majorité à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a ainsi confirmé que l'UMP s'efforcerait de faire voter avant l'élection présidentielle une proposition de loi visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien. Il a précisé que l'Assemblée devrait examiner fin janvier ce texte qui imposerait notamment de déposer un préavis de grève 48 heures avant le lancement du mouvement. Selon Thierry Menard, secrétaire fédéral CGT Commerce et Services, le préavis de grève a été envoyé le 8 décembre. Le gouvernement et les entreprises avaient donc sept jours pour ouvrir les négociations "ils avaient non pas cinq jours comme le prévoit la loi mais sept jours pour ouvrir les négociations et ils ne l'ont pas fait", précise t-il sur TF1.fr.

Eva Joly, la candidate EELV à la présidentielle, interrogée lundi par i-Télé sur les débrayages dans les aéroports, a préconisé d'obliger à négocier avant d'avoir recours à la grève. Questionnée sur un service minimum dans l'aérien, l'ex-magistrate a observé: "Il y a une chose plus urgente à faire en France: instaurer l'obligation de négocier avant d'utiliser l'arme constitutionnelle qui est la grève". On croit rêver...

CGT
Avant de toucher au droit de grève, il faut négocier sur les revendications !

mardi 20 décembre 2011

La CGT dénonce les atteintes intolérables contre le droit de grève que voudraient imposer le Gouvernement et diverses personnalités à l’occasion du conflit qui oppose les salariés chargés de la sûreté dans les aéroports et le Patronat de ce secteur.

Cette profession est déjà soumise au dépôt de préavis de grève au minimum 7 jours.

Les ministères de tutelle et les employeurs ont sciemment ignoré ce dépôt de préavis pour engager le dialogue social comme l’a demandé la CGT.

Les salariés ont des revendications légitimes :
- revalorisation des salaires,
- amélioration de leurs conditions de travail par une augmentation des moyens financiers et humains,
- reconnaissance de la pénibilité de ce travail,
- instauration et respect d’un véritable dialogue social.

Les directions des entreprises détentrices de ces marchés et leurs syndicats patronaux refusent toute ouverture de négociations et restent dans un mutisme total.
La CGT dénonce les tentatives de réquisition de salariés et exige que la liberté et le droit de grève soient respectés.
L’OIT (Organisation Internationale du Travail) conforte la démarche et les positions de la CGT sur les réquisitions de salariés grévistes. Ainsi l’OIT a récemment demandé à la France d’encadrer sa procédure de réquisition de salariés en mettant en place une concertation avec les représentants patronaux et syndicaux, en proposant de faire trancher les éventuels désaccords par une autorité indépendante. Les préfets n’ont pas à prendre unilatéralement des arrêtés de réquisition dans les secteurs non essentiels.
La CGT demande au gouvernement et au patronat de rétablir le dialogue et d’ouvrir immédiatement des négociations pour répondre aux revendications des salariés de la sûreté des aéroports.
Gouvernement et Patronat ne règleront rien par l’envoi des forces de police contre les grévistes. Ces méthodes sont inacceptables.
La CGT, quant à elle, continuera par tous les moyens à défendre le droit de grève et le droit d’expression des salariés.

Montreuil, le 20 décembre 2011

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Le mammouth n’aura bientôt plus que la peau sur les os

20 Décembre 2011, 10:40am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 19 Décembre 2011

Education nationale

 

Le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé vendredi dernier ses réductions d’effectifs. Près de 14 000 suppressions de postes sont prévues en 2012.

«Le projet ne fait pas dans la dentelle », résume un communiqué du Snuipp-FSU, syndicat majoritaire des établissements du secondaire. À quatre mois de la présidentielle, la répartition des suppressions de postes dans l’éducation nationale pour la rentrée 2012 a fait, vendredi, l’effet d’un couperet. À l’exception notable de la Guyane, qui glane 50 postes, 14 000 suppressions sont en effet prévues dans l’ensemble des académies françaises, dont un millier dans le seul Nord-Pas-de-Calais, au motif d’une démographie en baisse. « Un podium dont la région se serait volontiers passée », pouvait-on lire, hier, dans les colonnes de la Voix du Nord. Pour les écoles, les académies qui perdront le plus de postes sont Lille (399 suppressions), Nancy-Metz (367), Versailles (260), Amiens (235), Créteil (233), Toulouse (227) et Aix-Marseille (219). Concernant les collèges et les lycées, ce sera Lille (589), Versailles (495), Nancy-Metz (425), Créteil (362), Aix-Marseille (285), Lyon (263) et Grenoble (260).

Un choix stratégique de l’UMP

L’annonce de ce « dégraissage » massif n’a pas tant surpris par son contenu, qui s’inscrit dans la continuité des 66 000 suppressions diligentées par le gouvernement depuis le début de son quinquennat, que par sa précocité. D’ordinaire, la « douloureuse » tombe plutôt fin décembre ou début janvier. Mais cet hiver, l’austérité est de mise, et à l’heure où le budget n’est pas encore définitivement adopté par le Parlement, point de trêve de Noël pour la majorité de gauche au Sénat ni pour les syndicats. Pour le secrétaire général du SE-Unsa, Christian Chevalier, cette accélération est un choix stratégique de l’UMP, visant à « dégager le terrain pour la campagne ».

Un « dégagement » pour le moins retentissant, puisque l’écrasante majorité des académies affectées par ces restrictions drastiques s’apprêtent à enregistrer une hausse du nombre d’élèves à la rentrée prochaine. Et le ministre de l’Éducation a beau marteler qu’il reste de la marge dans l’ensemble du système scolaire, avec « 35 000 professeurs de plus et 500 000 élèves de moins » qu’en 1990, l’argument ne prend plus. « On va tasser les élèves par classe, donc je ne vois pas comment on va faire l’individualisation des parcours voulue par Luc Chatel », ironise Christian Chevalier.

Le snuipp appelle à des « mobilisations unitaires »

Les « leviers » à actionner pour tenir les engagements budgétaires ont, en effet, déjà fait long feu : fermetures de classes, suppressions de remplaçants, d’intervenants en langue, de Rased spécialisés dans la lutte contre l’échec scolaire, baisse de la scolarisation des enfants de deux à trois ans, dont le taux est déjà passé en dix ans de 34 % à 13 %.

« Le ministère s’acharne contre l’école primaire alors même que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pointe la faiblesse du taux d’encadrement du premier degré », alerte le Snuipp, qui appelle à des « mobilisations unitaires » dès que seront connues, début janvier, les suppressions école par école. Une impression de déjà-vu qui laisse un goût amer.

  • Tour d'horizon des postes supprimés dans le secteur public à la rentrée 2012

 

  • A lire :

Evaluation des profs : Lettre ouverte à Luc Chatel d'un inspecteur de l'éducation nationale
Évaluation, les profs ne se défilent pas
Les profs refusent la dérive managériale

Flora Beillouin

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