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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Front national, arnaque radicale !

2 Novembre 2011, 12:41pm

Publié par PCF Villepinte

 
 Front national, arnaque radicale !

Je ne peux plus allumer la télé sans me mordre les roubignolles jusqu’à l’omoplate. J’allume d’un côté et j’entends que le FN est le plus grand ennemi du patronat, sans déconner ! Je zappe de l’autre, et je vois un député UMP qui demande de sucrer le minimum vieillesse aux étrangers, comme le demande le FN… Pour éviter le pire, les copains de la section ont planqué la téloche derrière le tableau du Che. Résultat ? J’ai allumé l’ordinateur, et j’ai lu sur les blogs que le FN était seul à défendre les libyens contre l’agression de l’OTAN…

Bon, tout le monde sait que depuis vingt ans, la stratégie des capitalistes consiste à utiliser les médias pour éradiquer la culture communiste dans les milieux populaires, et foutre à sa place la bouillie nationaliste. Mais là, franchement, les journaleux font du zèle. Déjà qu’ils pêchaient en eaux troubles, maintenant ils y vont à la grenade !

Voyons voir... L’entreprise a commencé avec le choix du nom. Avant il y avait « ordre nouveau », qui « sentait bon » la contre-résistance et le fascisme éternel. Pour tromper le peuple et dévoyer l’héritage communiste, les membres d’ordre nouveau choisissent en 1972 de participer aux législatives sous le nom « Front national » ! Aujourd’hui, plus personne ne se souvient que le vrai « Front national » (de son nom complet « Front national de lutte pour la libération et l'indépendance de la France ») était à l’origine une organisation résistante (antinazie, antiraciste et anti-collabos) créée par le Parti Communiste Français et affiliée au Conseil National de la Résistance. Dans le nom, déjà, la première imposture.

La deuxième imposture est dans la prétendue « dimension sociale » d’ordre nouveau, devenu FN. Ils invoquent les « métallos », ils disent qu’ils sont « économiquement de droite et socialement de gauche » (va comprendre…) ; et, maintenant, on veut nous faire croire que le patronat est contre le FN, parce que la fille Le Pen et la mère Parisot font leur petit numéro de duettistes… Mais de qui se fout-on ? Qui finançait Occident, Ordre Nouveau, le GUD, etc. ? Les ouvriers, peut-être ? Ces gens vous disent : nous sommes contre le patronat car il a fait venir les immigrés pour payer moins cher les salaires. Il faut donc renvoyer les immigrés… Tu parles ! Virer les immigrés, c’est virer une majorité de gens en âge de travailler. C’est donc déstabiliser la production, couper d’un coup les rentrées fiscales et les cotisations payées par eux, réduire brutalement la consommation… C’est en somme foutre encore plus en l’air l’économie, pour augmenter encore un peu le chômage et gagner quoi ? Juste la honte et l’opprobre de s’être conduits comme des voyous ! Et c’est ça, être du côté des ouvriers ? Il n’y a que des gens qui n’ont jamais trimé pour traiter comme ça les travailleurs.

Avec le minimum vieillesse, c’est le pompon. 67 députés UMP, Ph. Meunier en tête de gondole, veulent enlever le minimum vieillesse aux étrangers non-européens, en s’alignant sur le FN. Ils disent que ce n’est pas juste que quelqu’un qui n’a pas cotisé en France touche ces allocs et que, avec ce système, les étrangers peuvent venir « chez nous » pour toucher ce « jackpot ». Et ces gens sont censés être du côté du peuple ! Ils ne vous disent pas que le minimum vieillesse c’est que dalle, et que ceux qui le touchent sont des vieux travailleurs (plus de 65 ans) qui vivent dans la misère noire. Ils ne vous disent pas que pour la quasi-totalité, ce sont des gens qui ont bossé toute leur vie en France, passant du travail au noir (souvent à la journée, dans le bâtiment notamment), aux temps partiels, et aux boulots au smic pendant quelques temps pour les « plus chanceux » d’entre eux. Après une vie de trime, ils n’ont pas « assez » cotisé pour avoir droit à 600 euros par mois, et on leur assure alors ce minimum pour crever un peu moins la dalle ! Et ce serait quoi la solidarité populaire, la fierté ouvrière ? De les laisser mourir ? Ils ne vous disent pas, non plus (pourtant ils causent !), que si un vieil étranger fauché se pointe en France pour y toucher le minimum vieillesse, comme ils font croire, il n’aura jamais de carte de séjour. Or, en droit français, aujourd’hui, le minimum vieillesse est subordonné au séjour régulier : pas de carte de séjour, pas de minimum vieillesse (et même si on a bossé trente ans en France…) ! Ils ne vous disent pas, en somme, la vérité : les étrangers qui touchent le minimum vieillesse y ont tout simplement droit, en droit et en bonne morale.

Et maintenant, il y a la Libye… Apparemment, la lutte contre l’impérialisme, ce n’est plus le parti communiste, c’est le FN… A se les avaler carrément ! Le Pen fille va à Lampedusa alors que le bombardement de la Libye s’organise… Le FN s’inquiète (sic) de ce que le « printemps arabe » pourrait nous envoyer des arabes… Et on fait passer ces gens pour des défenseurs de l’indépendance de la Libye, profitant de quelques « bonnes blagues » de la « vieille garde », démentie à chaque fois que nécessaire par la nouvelle ! Et on ne dit pas que les députés et les sénateurs communistes, à peu près seuls contre tous, ont lutté vaillamment à l’Assemblée Nationale et au Sénat pour arrêter les bombardements meurtriers des assassins de l’OTAN (qui a massacré des dizaines de milliers de personnes afin d’obtenir l’interdiction du divorce, l’instauration de la polygamie, et la lapidation de la femme adultère !!!). Oui, oui, vous n’avez qu’à vérifier : même les verts, qui se la jouent peace & love devant les caméras, se sont « divisés » sur la question (traduction : ils ont largement approuvé le massacre des libyens). Les seuls qui ont défendu en bloc devant le Parlement les libyens en tant qu’hommes et femmes (pas en tant que « danger » d’immigration potentielle…), en réclamant l’arrêt du massacre de l’OTAN, ce sont les nôtres !

Jusqu’où va-t-on continuer ce jeu de l’« extrême droite extra-parlementaire défenseure du peuple » ? Ceux qui se prêtent à cette propagande médiatique, bouffonne et anti-communiste, devraient méditer le proverbe africain du camarade Mamadou : « le feu qui te brûlera, c'est celui auquel tu te chauffes ».

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

 

 

 

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Le siège de Charlie Hebdo ravagé par un incendie criminel

2 Novembre 2011, 09:43am

Publié par PCF Villepinte

Malgré l'incendie, l'édition de ce mercredi sera bien dans les kiosques

Médias - le 2 Novembre 2011

Le siège de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, qui publie ce mercredi un numéro spécial rebaptisé "Charia hebdo", a été détruit mercredi par un incendie criminel, sans doute par un jet de "cocktail molotov". Vives condamnations à gauche et à droite contre la liberté d'expression.

Cet incendie, accompagné d'un piratage du site internet du journal, survient alors que Charlie Hebdo, a fait du prophète de l'islam le "rédacteur en chef" de son numéro de ce mercredi, afin de "fêter la victoire" du parti islamiste Ennahda en Tunisie. L'incendie, que le journal attribue à des activistes islamistes, s'est déclenché "aux alentours de une heure du matin" au 62 boulevard Davout (XXe arrondissement), est "maîtrisé et n'a fait aucun blessé", a-t-on indiqué de source policière. "Il n'y a pas d'interpellation", a-t-on ajouté, tout en évoquant la piste d'un jet de "cocktail molotov" pour expliquer l'origine de l'incendie. "L'enquête devra le confirmer", a-t-on souligné.

Le médecin urgentiste et chroniqueur Patrick Pelloux a dit sur place que le cocktail molotov aurait été lancé "sur la devanture et mis le feu au système informatique". "La police nous dit que deux personnes ont été vues en train de partir peu de temps avant le déclenchement de l'incendie", a précisé le directeur de la publication, le dessinateur Charb.

Malgré l'incendie, l'édition de ce mercredi sera bien dans les kiosques, a confirmé Charb. Pour lui, le sinistre est directement "lié" à la publication de ce mercredi. "Sur Twitter, sur Facebook, on a reçu pas mal de lettres de protestation, de menaces, d'insultes", que la direction du journal s'apprêtait à transmettre à la police, a-t-il expliqué. Et sur internet, peu avant 7h30, la page d'accueil du site du journal laissait apparaître une photo de la mosquée de La Mecque en plein pèlerinage, avec ce slogan: "Not god but Allah" ("Pas d'autre Dieu qu'Allah"). "Les islamistes ont pris notre site internet", a réagi Patrick Pelloux.

Le journal avait déjà reçu des menaces lors de la publication des caricatures de Mahomet en 2006, mais le numéro de ce mercredi "n'a pas la même portée, c'est plus déconnant qu'autre chose", et seule la couverture avait été diffusée au moment de l'incendie, "pas le contenu" du journal, a souligné Charb. En Une du journal, un dessin représente Mahomet hilare, avec ces mots: "100 coups de fouet, si vous n'êtes pas morts de rire!" Le journal avait expliqué son choix lundi par sa volonté de "fêter dignement la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie et la promesse du président du CNT que la charia serait la principale source de législation de la Libye".

En 2006, "la préfecture avait jugé" les menaces adressées au journal "sérieuses: un car de policiers avait été posté aux abords du journal et des gardes du corps détachés auprès des principaux dessinateurs", selon Charb. Mais ces menaces n'avaient "jamais abouti à rien".

Sur place, l'incendie a "tout détruit, tout le rez-de-chaussée, où la rédaction est installée, a brûlé", a témoigné M. Pelloux. "C'est dramatique, tout est foutu", a-t-il ajouté. "Si on devait faire un journal aujourd'hui, je ne sais pas si on pourrait le faire. Le poste de maquette a brûlé, il n'est plus du tout fonctionnel, il y a de la suie partout, les ordinateurs sont à mon avis morts, le système électrique a fondu", a précisé Charb. "Un tiers du journal ne ressemble plus à rien".

Les locaux de Charlie Hebdo du boulevard Davout abritent notamment la rédaction, le service de fabrication des maquettes, des bureaux et des stocks merchandising. Le journal avait quitté des locaux installés dans le IIIe arrondissement de Paris, rue de Turbigo. La police judiciaire de Paris a été saisie de l'enquête.

Vives réactions à gauche comme à droite

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, a qualifié mercredi de "répugnant" l'incendie dont a été victime Charlie Hebdo. "Si c'est un incendie volontaire, c'est tout à fait répugnant, je veux dire ma sympathie mon affection à l'équipe de Charlie Hebdo, je suis sûr que le journal va trouver la force en lui de rebondir", a déclaré le député européen sur Europe 1. Pour Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité "ceux qui brûlent des journaux, brûlent la liberté et la démocratie" a-t-il précisé dans un communiqué, "je veux condamner avec la plus grande fermeté cet acte de violence, et qui est aussi un acte de violence contre la liberté d’expression" a fait valoir le maire de Paris, Bertrand Delanoë sur BFMTV, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, a lui "condamné fermement" l'incendie de Charlie Hebdo. Á droite, le ministre du travail, Xavier Bertrand a parlé être "profondément choqué" par l'incendie, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, a qualifié les incendiaires d'"ennemis de la démocratie", "nous condamnions avec la plus grande force ce qui n'est rien d'autre qu'un attentat contre un journal dans un pays qui doit incarner la liberté d'expression", a déclaré le patron de l'UMP, Jean-François Copé.

--> Déclaration de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité : Solidarité avec Charlie Hebdo

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Referendum : « la France doit s’engager à respecter le vote grec »

1 Novembre 2011, 18:45pm

Publié par PCF Villepinte

Referendum : « la France doit s’engager à respecter le vote grec »

Le peuple grec, par une mobilisation d'une ampleur historique, vient d'obtenir du Gouvernement Papandréou la consultation par référendum sur le plan européen d'hyper-austérité et de pertes de souveraineté.Je veux dire « enfin ! ». Même si des élections législatives auraient permis aux grecs une expression politique plus globale, je me félicite que le peuple soit enfin consulté sur les décisions du sommet de Bruxelles et ce plan d’austérité qui les touche.

Il est incroyable que la simple idée de consulter le peuple grec affole les marchés financiers qui, avec la droite, s'agitent et crient au scandale. La vérité, c’est qu’ils n'aiment pas la démocratie et détestent l'expression de la souveraineté populaire tellement le souvenir du « NON » au TCE leur est insupportable.

Le gouvernement français, plutôt que de participer à ce concert de chantage scandaleux, doit s’engager à respecter le vote et à renégocier un nouvel accord si le résultat de ce vote est négatif.Au nom du PCF, j’apporte, mon soutien au peuple grec. Et je souhaite qu’avec le résultat de ce referendum, l'exigence d'une sortie de crise par un politique de développement, de croissance, de justice et de progrès social l’emporte.

Avec le Front de gauche, le PCF appelle à une mobilisation des peuples européens pour dire haut et fort leur solidarité au peuple grec.

 

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Grèce : le référendum sur l’accord européen condamné à droite

1 Novembre 2011, 11:02am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 1 Novembre 2011

 

Mots clés : Grèce, austérité,

 

Depuis l’annonce, lundi soir, d’un référendum en Grèce sur « le plan d'aide » élaboré à Bruxelles, c’est un concert de protestation. C’est la première fois, après maintes cures insupportables d’austérité, qu’on demande leur avis aux Grecs, et la droite trouve cela « irresponsable ».

Etrange comment toute la droite européenne se presse aux micros pour proférer d’incroyables dénis de démocratie. A commencer par Estrosi, qui a qualifié « d’irresponsable » la décision de Papandreou de convoquer un référendum. Ajoutant : "Je souhaite dire au gouvernement grec que lorsqu'on est dans une situation de crise et que d'autres viennent vous aider, il est insultant de tenter de sauver sa peau plutôt que d'assumer ses responsabilités". Les Allemands sont plus mesurés dans leurs propos, mais l’indignation est la même. Quant aux marchés, ils pointent à leur manière leur désapprobation en entrainant les bourses vers le bas. Les plus touchées sont notamment les banques françaises qui voient leur valeur chuter de 10% à 12 % ce matin. Quant à Nicolas Sarkozy, il devrait consulter Angela Merkel au téléphone avant de se prononcer…

Il reste vrai que ce revirement de Papandreou peut surprendre. Voilà des mois qu’il impose des baisses de salaires, privatisations à outrance et explosion des services publics à son peuple. Et ce dans leur demander leur avis, puisqu’il sait très bien qu’au bas mot les deux tiers des Grecs sont radicalement contre. Aujourd’hui, et pour la première fois depuis qu’ils se sont prononcés ainsi en  1974 pour l'abolition de la monarchie, les Grecs devraient être consultés. Pour être validé, un référendum en Grèce doit mobiliser au moins 40% des inscrits s'il s'agit d'une question "d'importance nationale cruciale" et 50% s'il s'agit d'une loi déjà votée par le parlement et qui porte sur une "question sociale importante". Rien n’est encore sûr. La décision finale sur la tenue d’un tel référendum entrera en discussion mercredi à l’Assemblée et devrait intervenir avant la fin de la semaine.
C’est que Papandreou n’a plus vraiment de soutien. A force d’exclure les députés socialistes qui se déclarent contre l’austérité, sa majorité au Pasok (le parlement grec) ne tient plus qu’à trois petits sièges.  Le Premier ministre devrait d’ailleurs demander dans les jours qui viennent un vote de confiance sur sa politique d'ici à la fin de son mandat en 2013.

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