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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Bilan du G20: la Grèce au pas, l’Italie sous tutelle

5 Novembre 2011, 08:18am

Publié par PCF Villepinte

G20 de Cannes, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy

Monde - le 4 Novembre 2011

 

 

 

 

Cannes (envoyé spécial). Washinton, Berlin et Paris imposent un traitement de la crise à leurs conditions, toutes leurs conditions, rien que leurs conditions. Et tant pis s’il faut pour cela s’asseoir sur la démocratie et passer par-dessus la tête des peuples. Après avoir fait la peau à un Premier ministre grec qui, submergé par les mouvements sociaux, avait commis la suprême faute de goût de vouloir consulter son peuple, ils ont décidé de placer l’Italie sous haute surveillance afin de s’assurer qu’elle applique à la lettre la super-austérité recommandée par les marchés. Jeudi soir, à peine rentré à Athènes, le socialiste George Papandreou annonçait qu’un accord avec les dirigeants de l’opposition de droite deviendrait subitement possible ce qui ouvrirait la voie à un gouvernement d’union nationale rendant probablement caduque la consultation d’un référendum. « Les choses progressent » se réjouissait aussitôt à Cannes Nicolas Sarkozy, martelant qu’un tel revirement d’Athènes « serait salué par tout le monde.»

Moins triomphaliste et comme pour mieux démontrer que c’est elle qui avait imposé ses vues dans le « règlement » de la crise de l’euro, Angela Merkel restait, elle, toutefois sur ses gardes lançant : « Pour nous ce sont les actes qui comptent. » Et de réaffirmer le chantage fait la veille aux dirigeants grecs, martelant que, faute d’une soumission complète aux décisions du sommet de l’UE du 27 octobre, les Européens et le Fonds Monétaire internationale (FMI) ne verseraient pas un sou du plan « d’aide » de 8 milliards d’euros dont Athènes a un besoin impératif d’ici au 15 décembre pour éviter une faillite en bonne et due forme.

 

L'Italie mise sous surveillance

Quasiment au même moment Silvio Berlusconi était convoqué devant Barack Obama, Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, Mario Draghi (BCE), Jean Claude Juncker (eurogroupe) et Herman van Rompuy. Et à son tour il était sommé d’accepter que son pays soit mis sous surveillance. Les marchés jouaient pleinement leur partition dans la mise en forme du diktat. Les taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie battants jeudi de nouveaux records à plus de 6%. Soit quatre points au dessus des taux allemands.

Après quelques tergiversations le président du conseil italien s’est incliné. Son pays sera placé sous la tutelle conjointe du FMI et de la commission européenne qui vont contrôler tous ses engagements budgétaires. Une surveillance « stricte » de la mise en œuvre des mesures de super-austérité avancées par le pouvoir italien est annoncée.

Le président français, zélé porte-voix du groupe des super-puissants évoqué plus haut, avait bien fait comprendre le sens du message : « La question, avait-il déclaré jeudi, n’est pas tant le contenu du paquet que – est-ce que ce paquet sera mis en œuvre ou non ? » Et de préciser que c’était là-dessus qu’il fallait travailler avec Rome. Ce serait aujourd’hui chose faite.

 

  • A lire:

Europe: sommet de crise sous l'oeil d'Obama

Grèce: entre humiliation et crise politique

L'appel de Mikis Theodorakis: "Les banques ramèneront le fascisme en Europe"

Bruno Odent

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Sarkozy-Obama: lamentable opération com après le G20

5 Novembre 2011, 08:15am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Novembre 2011

 

 

Nicolas Sarkozy s'est offert une opération de promotion à l'heure de grande écoute sur TF1 et France 2 avec la complicité de Barack Obama.

Durant près d'une demi heure vendredi soir, le pas encore candidat à l'élection présidentielle de 2012 et le postulant à un deuxième mandat à la Maison blanche ont sorti la brosse à reluire pour s'auto-congratuler et louer leur sens politique et leurs (piètres) réalisations du G20 de Cannes. De quoi faire tressauter de joie un Nicolas Sarkozy qui a couru derrière un tel plan com' avec le président américain ces trois dernières années.

Les deux chefs d'Etat se sont parés des mêmes habits de super héros sauveurs du monde. Obama: "Vu le fait que nous avons beaucoup travaillé ensemble, Nicolas et moi, nous entretenons d'excellentes relations, nous les avons toujours eues. Cela résulte du fait que nous partageons des responsabilités, nous menons les mêmes combats dans une époque très difficile." Et de louer l'intervention française en Libye, l'engagement en Afghanistan, le retour de la France dans le giron de l'Otan.

En retour, Nicolas Sarkozy a loué en son homologue américain, "un homme que l'on peut convaincre" et "un homme courageux". "L'amitié entre la France et les Etats-Unis, c'est crucial mais l'amitié, ce n'est pas seulement les bons moments." Il s'est félicité qu'Obama soit, selon lui, "le premier président des Etats-Unis à faire un pas vers une taxation des acteurs financiers. Je lui en suis reconnaissant". Ce soi-disant pas en avant n'a pas été concrétisé à Cannes ces deux jours. 

  • Les réactions:

Roland Muzeau, porte-parole du PCF: "Obama-Sarkozy : surtout ne rien changer! Le Président Sarkozy s'est offert son deuxième grand show télévisé en une semaine. Jeudi dernier, il avait annoncé le sauvetage de la Grèce dont l'actualité a montré  à quel point on pouvait le croire! Ce soir, avec Barack Obama, il a expliqué qu'il fallait avoir confiance. Le G20 qui vient de se tenir à Cannes, a pourtant confirmé les choix opérés à Bruxelles et faits de préférence pour les marchés et de super-austérité pour les peuples. Nous devons faire notre devoir et ne pas subir, a affirmé le chef de l'Etat en écho au Président américain qui a affiché sa volonté de "rassurer les marchés". Nos concitoyens et concitoyennes savent désormais ce que ces mots veulent dire, à deux jours de l'annonce par le gouvernement français, d'un nouveau tour de vis. Pour la majorité présidentielle, ce sont toujours les mêmes qui devraient passer à la caisse pour payer les pots d'une crise dont ils ne portent aucune responsabilité et qui, à coup d'austérité, ne peut que s'aggraver. Quant au respect des peuples invoqué par Nicolas Sarkozy, la leçon donnée aux grecs ces deux derniers jours, suffit à éclairer ce mensonge!"

 

Patrick Bloche, secrétaire national du PS: "D'émission spéciale en émission spéciale, à une semaine d'intervalle, Nicolas Sarkozy réquisitionne pour un usage très personnel les deux principales chaînes de télévision, l'une privée, l'autre publique… Il ne s'agit aucunement pour le chef de l'Etat de justifier devant les Français ses choix politiques et d'accepter le risque d'un débat contradictoire. Bien au contraire, de la même manière qu'il a utilisé les services d'un producteur et d'un réalisateur ami pour son émission de la semaine dernière, Nicolas Sarkozy utilise aujourd'hui l'interview croisée avec Barack Obama pour se mettre en scène. Personne ne peut être dupe d'une opération de communication qui utilise le G20 et ses participants pour des objectifs réduits à des enjeux de politique intérieure".

S.G.

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COUP DE GUEULE

5 Novembre 2011, 07:55am

Publié par PCF Villepinte

 

Michel Cialdella, ancien administrateur de la CPAM de Grenoble

Fontaine, le 25 octobre 2011

 

Madame Valérie PECRESSE

Ministre du Budget

 

Madame la Ministre.

 

Comme à chaque fois qu'il est question de son budget les adversaires de la Sécurité sociale évoquent des fraudes qui selon vous seraient massives. Une première réaction c'est que l'ENA et HEC ça ne prépare pas forcément à la compréhension de l'institution SÉCURITÉ SOCIALE. Le Ministre sous la responsabilité duquel elle s'est mise en place, Ambroise Croizat était un ouvrier métallurgiste, communiste et Résistant. Vous, l'œil fixé sur la calculette vous traitez les assurés avec un mépris total. Vous et vos semblables lorsque vous évoquez la Sécurité sociale c'est seulement à travers ce que vous appelez « Le trou » alors qu'elle est d'abord le moyen d'accéder aux soins.

Sachez, Mme la ministre, qu'il s'agit d'abord d'une conquête des forces progressistes contre la droite et le patronat. La CGT, le parti communiste français qui étaient membre du Conseil National de la Résistance ont joué, ne vous en déplaise, un rôle déterminant dans la mise en place du système. Ce que confirme Henry C. Galant, chercheur américain : « Les défenseurs les plus actifs' du nouveau plan de sécurité sociale et de son application étaient les communistes et la CGT... C'est grâce aux efforts de la CGT que les caisses furent prêtes à fonctionner à la date prévue » (1).

Pierre Laroque qui s'y connaissait en la matière devait dire « Dans la conception française, la sécurité sociale doit, non seulement donner aux travailleurs un sentiment de sécurité, mais aussi leur faire prendre conscience que cette sécurité est leur propre fait, qu'ils en ont le mérite et la responsabilité » (2).

Il disait également en 1946 : « Le plan de sécurité sociale ne tend pas uniquement à l'amélioration de la situation matérielle des travailleurs, mais surtout à la création d'un ordre social nouveau dans lequel les travailleurs aient leur pleine responsabilité. C'est ce qui a amené à concevoir le plan de sécurité sociale dans le cadre d'organisation unique gérée par les intéressés et couvrants l'ensemble de la sécurité sociale ». (3)

En 1995, dans un entretien à la revue "Le Droit Ouvrier" il dira : « Nous avons eu la chance, si c'est une chance, que la CGT ait été pratiquement seule en 1945 à représenter le monde du travail, et qu'elle nous ait complètement appuyés parce qu'elle se sentait responsable » (4).

J'ai entendu, sur RTL, le ministre Xavier Bertrand. Il s'en prenait avec véhémence aux arrêts de travail, prétendant qu'un arrêt sur six était frauduleux. Ces chiffres sont pour moi fantaisistes. Tout d'abord ce sont les médecins qui prescrivent. Allez donc leur dire qu'ils sont des fraudeurs. De plus si l'on est contrôlé la veille de la reprise de travail (ce qui arrive fréquemment) il paraît évident que le patient est en capacité de reprendre son travail. Dans ce cas parler d'abus est pour le moins... abusif. Monsieur Bertrand n'a sans doute jamais mis les pieds dans une usine... pour travailler, je veux dire. Que connaît-il des conditions de travail qui font qu'un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 7 ans à celle d'un cadre supérieur ? Ce discours réactionnaire était déjà celui que les adversaires de la sécurité sociale prononçaient dès l'origine. Il faut le nommer, c'est un discours de lutte des classes. Cette lutte des classes qui n'existerait que dans l'imaginaire des marxistes est évoquée par l'un des hommes les plus riches de la planète, Warren Buffett, en ces termes "La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter". (5)

Exemples de 1948 (6) :

La chambre de commerce de Paris dans un rapport adopté le 10 novembre 1948 : « la sécurité sociale est devenue pour l'économie une charge considérable qui ...risque de compromettre le redressement du pays »

« Les salariés ... ont voulu profiter de traitement dont il n'avait peut-être pas un besoin certain. La moindre maladie a été le prétexte de repos plus ou moins prolongé. L'absentéisme s'est développé». « ... raison de cet accroissement de dépenses : les accidents insignifiants pour lesquelles autrefois on se bornait à un simple pansement, tandis que maintenant on va trouver le médecin ».

« Un médecin donnera facilement 15 jours de repos pour une petite grippe ou pour un léger accident. La fraude est donc d'autant plus grande que la caisse est plus concentrée ».

Vous voulez donner des leçons de modernité et vous avez le discours des réactionnaires d'il y a 63 ans ! Il est regrettable qu'un ministre du travail ne se penche pas plus sérieusement sur les raisons qui font qu'un salarié est mis en arrêt maladie. Sait-il que 70 % des ouvriers travaillent en contact avec des produits toxiques ? Sait-il que les troubles musculo-squelettiques (dont vous êtes à l'abri) sont la première cause de maladie professionnelle ? Que fait-il pour qu'il n'y ait pas 400 suicides par an liés au travail ? Il est de notoriété publique que nous ayons une sous reconnaissance des maladies professionnelles. Que fait-il ? C'est plus facile d'insulter les salariés à l'Assemblée Nationale que de régler les problèmes de souffrance au travail.

Vous prétendez que l'ensemble des fraudes sociales est "à peu près de l'ordre de 20 milliards d'euros", soit environ 10% du budget de la Sécurité sociale ! Il serait intéressant de savoir comment vous arrivez à ce chiffre. Et puis nous aimerions vous voir, vous ministre du Budget, vous en prendre à la fraude fiscale qui est au minimum le double ! Nous pourrions évoquer les milliards que vous avez octroyés aux banquiers frauduleux. Et vous semblez prêts à recommencer au risque d'encourager la fraude ! Avant de donner des leçons, commencez donc par balayer devant les portes de vos cupides amis. Mais la cupidité suffit-elle à expliquer ce qui pousse quelqu'un à vouloir encore gagner des millions quand il a déjà amassé des milliards ? Peut-être avons-nous affaire à quelque chose de plus proche de la gloutonnerie, un besoin psychotique de s'empiffrer alors qu'on n'a plus faim (8).

Le déficit de la Sécurité sociale doit-il être ou non réduit, et si oui par quelles mesures ? Ce n'est pas à l'économiste de répondre, mais au citoyen, affirme le professeur Albert Jacquard. (7). Ce n'est pas aux ministres non plus, qui sont des serviteurs (l'ont-ils oublié ?), mais au Peuple (le souverain) et notamment aux salariés qui de plus sont majoritaires. Vous n'avez aucune légitimité pour casser

notre SECU, elle nous appartient ! Au non de quoi ceux qui produisent les richesses de notre pays (qui vous paie), devraient-ils être spoliés de leur conquête ?

Comme l'a écrit Pierre Laroque en 1946 !

"Nous voulons que demain les travailleurs considèrent que les institutions de Sécurité sociale sont des institutions à eux, gérées par eux et où ils sont chez eux". Que de dégâts depuis !

La réalité c'est que nous vivons une crise majeure qui vous sert de prétexte pour massacrer nos acquis, qui ne doivent rien à la droite, mais tout aux luttes de générations de travailleurs. Cette crise, ni le gouvernement, ni ses économistes n'ont vu venir (gouverner c'est prévoir ?). Cette crise c'est la votre et vous voulez nous la faire payer !

" Jusqu'ici l'art de gouverner n'a été que l'art de dépouiller et d'asservir le grand nombre au profit du petit nombre, et la législation le moyen de réduire ces attentats en système... ". (9) Robespierre dit l'Incorruptible.

On dirait que cela continue.

 

« Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais du gouvernement. »

Robespierre. (9).

 

Michel Cialdella

Citoyen en colère

 

(1) « Histoire politique de la sécurité sociale française 1945-1952 », Henry C. Galant.

(2) Pierre Laroque « de l'assurance sociale à la sécurité sociale », cité par Henry C. Galant.

(3) "Recueille d'écrits de Pierre Laroque" la documentation française, mai 2005.

(4) "Le Droit Ouvrier" Octobre 1995.

(5) "La guerre des classes" François Rein; Fayard; 2008

(6). "Histoire de la sécurité sociale (1945-1967)" Bruno Valat. Éditions Economica. Octobre 2001.

(7) 'Mon utopie"; Albert Jacquard ; Stock; 2006.

(8) "La menace américaine"; Théodore Roszak; Le cherche midi; 2004.

(9) "Robespierre : Sur la

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La nuit des rapaces

4 Novembre 2011, 10:39am

Publié par PCF Villepinte

   
  
 
Là-bas si j’y suis et Fakir vous invitent à
La Nuit des rapaces
Le mercredi 9 novembre
à 19 h 00
à la salle Olympe de Gouges
15, rue Merlin, Paris 11ème
M° Père Lachaise

 

Depuis la crise, le Programme alimentaire mondial a été divisé par deux : de 6 milliards de $ à 3 milliards. Pendant ce temps, cent fois plus, 680 milliards de $ ont été consacrés à sauver les banques européennes. L’Europe a diminué de 75 % ses aides alimentaires aux plus démunis – de 480 millions à 113 millions. Pendant ce temps, la rémunération des banquiers français a bondi de 44,8% en 2010. Ils mettent des pays à genoux.

Et qui devrait réduire les « déficits » ? C’est nous.

Ce soir-là, on ne va plus se laisser faire. Nous allons mettre des visages sur « les marchés », les sortir de leur paisible anonymat.

On a tous notre rapace préféré.
Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s’est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n’a cessé de vanter les bienfaits du marché – contre des « ménages » bien rémunérés.

Nous, notre chéri, c’est Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, ancien dirigeant de Moulinex, grand libérateur de la Finance dans les années 80. Qui fuit nos questions en Assemblée générale.

Mais y a de la concurrence, chez ces gens pires ! Gérard Mulliez, Marc Ladreit de Lacharrière, Bernard Arnault, Alain Minc, etc. Tous peuvent prétendre au titre. Tous nos invités viendront présenter leurs chouchous. Ils amèneront sa photo, pour qu’on imprime bien qui c’est. Et ils dresseront le CV de leurs forfaits.

Au « ouhouh-mètre », vous désignerez le plus pire.

Y a un autre enjeu, aussi. Plus personnel. Pour nos incursions parmi ses actionnaires, Jean-Charles Naouri nous a intenté deux procès. Un contre Fakir, l’autre contre Là-bas si j’y suis. Avec 80 000 € de réclamés dans chaque affaire. L’objectif, c’est de nous faire taire. Qu’on n’y revienne plus, dans ses AG. Qu’on ait trop peur. Mais nous n’avons pas peur, ni de lui ni des autres. Parce qu’on sait que vous êtes là, derrière nous, en masse, pour nous soutenir.

Entrée libre et gratuite. Venez nombreux. Parce qu’à la fin...

Lire le résumé de nos aventures avec Jean-Charles Naouri

Réécouter l’émission Là-bas si j’y suis à l’Assemblée générale des actionnaires

Notre procès

Contre Jean-Charles Naouri se déroulera le lundi 28 et le mercredi 30 novembre 2011, à partir de 9 heures, à la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris. Y témoigneront Frédéric Lordon, les anciens salariés de Moulinex, des gérants de Petit Casino, les trois avocats qui en France se chargent de leur dossier. On devrait y entendre des choses inédites, jamais énoncées en public, sur ce « financier froid et calculateur » (comme il se désigne lui-même). Entrée libre aussi !

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L'appel de Mikis Theodorakis : "les banques raméneront le fascisme en Europe !"

4 Novembre 2011, 10:35am

Publié par PCF Villepinte

Mikis Theodorakis, tient un discours sur la place Aristotelous à Athènes, le 9 juin 2011 Photo : Fabien Perrier

Monde - le 4 Novembre 2011

 

 

 

 

Alors que la Grèce est placée sous tutelle de la Troïka, que l’Etat réprime les manifestations pour rassurer les marchés et que l’Europe poursuit les renflouements financiers, le compositeur Mikis Theodorakis a appelé les grecs à combattre et mis en garde les peuples d’Europe qu’au rythme où vont les choses les banques ramèneront le fascisme sur le continent.

Interviewé lors d’une émission politique très populaire en Grèce, Mikis Theodorakis, figure emblématique de la résistance à la junte des colonels, a averti que si la Grèce se soumet aux exigences de ses soi-disant "partenaires européens", c’en sera "fini de nous en tant que peuple et que nation". Il a accusé le gouvernement de n’être qu’une "fourmi" face à ses "partenaires", alors que le peuple le voit comme "brutal et offensif". Si cette politique continue, "nous ne pourrons survivre (…) la seule solution est de se lever et de combattre".
Résistant de la première heure contre l’occupation nazie et fasciste, combattant républicain lors de la guerre civile et torturé sous le régime des colonels, Mikis Théodorakis a également adressé une lettre ouverte aux peuples d’Europe, publié dans de nombreux journaux grecs. Extraits :

 
"Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté  et d’Europe. (…)

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (...)  
Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme."

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Jean-Luc Mélenchon dans l'Humanité vendredi: "La démocratie fait peur au marché"

3 Novembre 2011, 22:20pm

Publié par PCF Villepinte

Jean-Luc Mélenchon

 

 

Entretien exclusif du candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012 dans notre édition du vendredi 4 novembre. Du G20 de Cannes à la crise de la dette européenne, jusqu'aux prochaines échéances électorales en France, Jean-Luc Mélenchon revient sur tous les sujets qui font l'actualité dans nos deux pages événement. Extraits.

  • Sur la décision d’un référendum en Grèce: « Je suis consterné de voir que la démocratie pose problème. Un chef de gouvernement Grec annonce qu’il va faire un référendum et les marchés s’écroulent. La démocratie fait peur au marché ! Pour le Front de gauche, la démocratie n’est pas le problème mais la solution. »
  • Concernant le plan européen Merkel/Sarkozy: « Je suis frappé par le contresens économique : une politique d’austérité généralisée conduit à une contraction de l’activité économique. Elle entraîne partout une diminution des recettes fiscales et à une augmentation du chômage, donc à une hausse des déficits des comptes sociaux et des comptes publics, donc le recours à l’emprunt, la dette et le service de la dette. C’est de l’argent gaspillé »
  • A propos du sens du changement proposé pour 2012: « Je suis parfois stupéfait de voir, y  compris à gauche, de la surprise et même de l’inquiétude quant à la proposition d’un SMIC à 1700 euros. Comme si la grande question n’était pas celle de la répartition de la richesse entre le capital et le travail. En quelques années, dix points sont passés des poches des salariés à celles du capital. Cela représente 195 milliards d’euros par an. »  

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Dette publique, plans d'austérités

3 Novembre 2011, 14:59pm

Publié par PCF Villepinte

Ce n'est pas aux peuples de payer la crise!

fdg

D’où vient la dette publique ?

Comment sortir les États de la tutelle des marchés financiers ?

Quelles sont les alternatives pour relancer l’économie et l’emploi? 

 

Venez-en débattre avec :

 Pascal Franchet, contrôleur des impôts et vice-président du comité d’annulation de la dette (CADTM)

Marc Gentilhomme, ex-consultant financier dans le secteur bancaire

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis

 

Mardi 8 novembre à 19 h 30

Gymnase Toussaint Louverture

(Route des Petits Ponts à Tremblay-en-France)

 

 La crise de la dette publique en Europe justifie aujourd’hui les pires reculs sociaux : démantèlement des services publics, suppression des postes d’enseignants, augmentation de l’âge de départ en retraite, hausse des impôts sur la consommation,…

Pour satisfaire les marchés financiers, le gouvernement Sarkozy prévoit pour 2012 de nouvelles mesures d’austérité qui toucheront durement les citoyens.

30 ans de politiques ultralibérales et d’un capitalisme dérégulé ont affaiblit l’Etat-providence. La crise de la dette est un nouvel avatar de cette menace. Il est urgent de dire stop et remettre la finance sous le contrôle des peuples !

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Villepinte Verte s’adresse à la fédération française de rugby :

3 Novembre 2011, 14:49pm

Publié par PCF Villepinte

                                                                                    Villepinte, le 25 octobre 2011

 Villepinte Verte

« Le site Montceleux ne peut accueillir le stade de 82000 places. »

 

Monsieur le Président de la Fédération française de rugby,

Votre fédération doit bientôt faire ses choix quant au projet d'implantation de son grand stade de rugby de 82 000 places. La ville de Sevran a présenté un dossier de candidature sur les terrains agricoles de Montceleux, limitrophes avec Villepinte, et nous voulions vous donner notre sentiment à ce propos.

Le choix de cet emplacement, dans un tissu résidentiel et pavillonnaire déjà fort dense, nous semble être une aberration en termes d'accessibilité, d'urbanisme et de protection de l'environnement. Le fort enclavement du site, sa mauvaise liaison avec le réseau de voies principales, sa desserte par une ligne B du RER à la régularité improbable, nécessiterait inévitablement une bretelle d'autoroute depuis l'A 104, projet ancien ayant soulevé par le passé une forte opposition locale. Villepinte se retrouverait coupée en deux par cette autoroute au milieu de quartiers pavillonnaires.

Les habitants du quartier Clos Montceleux, à proximité immédiate du site envisagé, subiraient directement les nuisances liées à la construction du stade et à l'afflux de dizaines de milliers de spectateurs et de milliers de voitures. Bref, cette proposition d’implantation n'est pas sérieuse.

Par ailleurs, la situation projetée du stade offre peu de possibilités d'évolution du site et contrarie les projets d'aménagement durable du territoire. En effet, les terrains Montceleux doivent accueillir une trame verte reliant les parcs de la Poudrerie et du Sausset, ce qui empêche l'arrivée d'un stade géant. La création de cette réserve de biodiversité a reçu un large soutien de la population et des collectivités. Elle était d'ailleurs jusqu'alors soutenue par la ville de Sevran, qui semble désormais faire machine arrière.

En 2000, déjà, un projet d’urbanisation du site Montceleux avait été envisagé. Pour les mêmes raisons environnementales et urbanistiques, ce projet s’était heurté à une forte mobilisation des habitants et des élus, entraînant son abandon pur et simple.

L’opposition actuelle des populations riveraines, villepintoises particulièrement, à l’implantation du stade à Sevran-Montceleux contredit l'optimisme de cette candidature. Le choix de ce site ne ferait qu'exacerber cette opposition, laquelle n'aurait alors d'autres choix que de multiplier les voies de recours.

Nous ne pensons pas in fine qu'il soit de l'intérêt de ce grand sport national d'élire domicile en un lieu qui ne l'accepterait que contraint et forcé.

Comment un projet d’envergure régionale, nationale, voire internationale telle que le stade de rugby de la Fédération française pourrait-il être porté par une ville seule, et contre l’avis des populations alentours et des villes voisines ?

Certain que vous saurez entendre les voix citoyennes et associatives qui s'expriment, recevez Monsieur le Président de la Fédération française de rugby, l’expression de mes sentiments respectueux.

Roger VALADE

Président de l’association

Villepinte Verte

 

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Le 5 novembre : Manifestation nationale contre les violences faites aux femmes

2 Novembre 2011, 23:28pm

Publié par PCF Villepinte

Multimedia Le Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) appelle à manifester, le 5 novembre, contre les violences faites aux femmes. Trois porte-parles expliquent en vidéo les enjeux de la mobilisation. Toutes les infos sur ce site. Et retrouvez Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif pour le droit des femmes, vendredi dans l'Humanité des Débats

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Malgré la police, une marche réussie face au G20

2 Novembre 2011, 23:23pm

Publié par PCF Villepinte

Plus de 10000 manifestants ont parcouru les rues de Nice pour lancer le forum des peuples face au G20. Après des semaines d'une campagne de communication alarmiste par les autorités locales, et malgré un déploiement outrancier de forces de sécurité, les organisations et mouvements sociaux présents à Nice ont réussi une marche festive, créative, loin de tous les préjugés et clichés utilisés pour déligitimer les altermondialistes.

Demain, une action unitaire sur les paradis fiscaux aura lieu à Cap d'Ail à 10h, puis des ateliers, débats et actions de rue et un banquet des alternatives : le programme complet

 

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