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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Situation insupportable dans le RER B :

9 Novembre 2011, 20:22pm

Publié par PCF Villepinte

 

François ASENSI

asensi

 Le ministre des Transports doit trouver en urgence des solutions                                                   9 novembre 2011 .

Depuis hier, la circulation des trains sur la ligne B du RER est fortement perturbée. Les conducteurs de la branche RATP ont exercé à nouveau leur droit de retrait en raison de la découverte d’amiante dans certains trains. L’ensemble des rames rénovées dans le cadre du schéma RER B Nord +, objet d’un ponçage des sols, seraient concernées.

Je demande une transparence totale sur les enquêtes en cours. Je m’étonne que ni la RATP ni la SNCF ne mentionnent le terme d’amiante dans leurs communiqués et dans les annonces en gare que j’ai entendues. Sans tomber dans la dramatisation, l’inquiétude des salariés et des usagers est légitime face à une question de santé publique aussi grave, dont les conséquences ne sont plus à démontrer.

Pour l’heure, les voyageurs subissent une dégradation de la circulation insupportable. L’ensemble des rames rénovées est désormais au garage. 1 train sur 4 est à l’arrêt.

La RATP et la SNCF doivent de toute urgence mettre à disposition de nouvelles rames pour rétablir une circulation normale sur la ligne B. La galère quotidienne des usagers doit cesser. C’est en ce sens que j’ai écrit aujourd’hui au ministre chargé des Transports.

Vétuste, à bout de souffle, la ligne B du RER ne peut se contenter d’une rénovation de façade. Un investissement exceptionnel et conséquent est nécessaire, avec l’achat en urgence de rames neuves, comme sur le RER A, et le remplacement progressif du matériel roulant.

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Député de Seine-Saint-Denis – Maire de Tremblay-en-France

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Des zones urbaines très sensibles aux injustices...

8 Novembre 2011, 09:47am

Publié par PCF Villepinte

 

côté quartiers - le blog d'Ixchel Delaporte 

Le rapport de l'Observatoire des zones urbaines sensibles 2011 a été remis ce matin au ministère de la Ville. Malgré un constat accablant, le ministre a joué la carte de l'auto-satisafaction.

 

Le rapport 2011 de l’ONZUS dresse un sombre tableau de la situation socio-économique des zones urbaines sensibles. Une fois de plus, la lecture des constats établis par le rapport «de manière très objective», dixit la présidente de l’observatoire Bernadette Malgorn, donne toutes les raisons de se révolter. Une fois de plus, le rapport a été présenté sous un jour favorable à l’action menée par le gouvernement. Là, en revanche, on peut douter de son objectivité. Que dit ce rapport ? D’abord, la population des ZUS garde le même profil que l’an passé : plus jeune, moins diplômée et moins active. Le taux de chômage s’élève à 42 % pour les 15-24 ans. A ce chiffre très élevé, le ministre de la Ville Maurice Leroy n’a cessé d’opposer l’action du gouvernement avec toujours les mêmes rengaines érigées en solutions : les zones franches urbaines (ZFU) financées par l’Etat à hauteur de 383 millions d’euros pour l’année 2012. Pourtant, les habitants des quartiers n’en tirent qu’un bénéfice très limité. Sur les 307 000 salariés concernés, les entreprises ont pour obligation, quand elles ne la contournent pas, l’embauche d’un habitants des ZUS sur trois. L’impact sur l’emploi est à relativiser. Près du quart des entreprises situées en ZFU n’emploient aucun salarié. Globalement, le nombre d’embauches augmente, mais à un rythme « bien trop lent pour combler l’écart avec les autres territoires», indiquait en octobre 2010 le rapport d’information des chercheurs Thomas Kirszbaum et Renaud Epstein.

Dans un entretien donné au journal Le Monde, daté du 2 novembre, Maurice Leroy affirme que «chez nous, la Répubique, malgré ses défauts, ne laisse pas les gens de côté». C’est pourtant le contraire qui ressort dans le rapport de l’ONZUS. Pour la première fois, il s’attarde sur la base de l’enquête Trajectoires et origines (2008-Ined, Insee), sur «l’intégration et les discriminations» subies par «les immigrés et les descendants d’immigrés». Concernant leur taux de chômage, il est globalement plus élevé que celui du reste de la population. Et, «lorsqu’ils sont en emploi, les immigrés et les descendants d’immigrés touchent des salaires en moyenne moins élevés», détaille le rapport. Quant au type d’emploi, pour les hommes comme pour les femmes, «il est plus souvent ouvrier et moins souvent cadre». Les mêmes sont «plus souvent locataires que propriétaires». Comment dès lors ne pas ressentir un sentiment d’injustice et de mise à l’écart ? «Les personnes estimant avoir été victimes de discriminations raciales pensent 17 fois plus souvent que les autres avoir également été victimes de discriminiations territoriales». Décidémment, le sentiment du ministre de la Ville semble bien éloigné de celui des habitants des quartiers populaires.

 

Ixchel Delaporte

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Plus pauvres, les jeunes sont les moins aidés

8 Novembre 2011, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 8 Novembre 2011

 

Mots clés : Pauvreté, logements, chômage,
 

 

Le Secours catholique demande plus de moyens pour soutenir la « génération précaire ». Selon l’association caritative, les 18-25 ans sont surreprésentés dans les lieux d’accueil. 

"La jeunesse sera-t-elle présente dans la campagne électorale ? " Le ton du président national du Secours catholique, François Soulage, se fait très militant. Habituée à faire «"rayonner la charité chrétienne ", son association met l’accent sur la " génération précaire " dans ses statistiques annuelles d’accueil, rendues publiques ce jour.

" Le risque de pauvreté des jeunes, dit le rapport, est plus élevé que pour le reste de la population. " Bien qu’ils ne représentent que 12 % des personnes reçues par le Secours catholique, la proportion de 18-25 ans y est supérieure à celle de jeunes dans la société française.

Pis, leur situation est bien plus dramatique que celles des bénéficiaires de plus de 25 ans, alors même qu’ils sont en moyenne plus diplômés qu’il y a une dizaine d’années. Un tiers des jeunes aidés en 2010 sont sans ressource et profitent peu du parc social : 36 % d’entre eux vivent dans des hôtels, campings, ou autres logements de substitution. De plus, 40 % sont au chômage, soit une hausse de sept points en dix ans.

Mal-logement, chômage, précarité… «"Ils sont les plus durement marqués par la pauvreté, souligne Bernard Schricke, directeur adjoint plaidoyer du Secours catholique. Et ils sont aussi ceux qui, paradoxalement, profitent le moins des aides sociales. " Raison pour laquelle le Secours catholique défend l’extension du RSA activité à tous les jeunes en situation de travail dès 18 ans. Parmi les 17 autres propositions avancées par cette association figurent la construction de logements sociaux supplémentaires pour cette catégorie d’âge, un renforcement des moyens des missions locales et la création «"d’une allocation de soutien à l’autonomie des jeunes ".

Une piste d’autant plus nécessaire que la pauvreté des jeunes est aussi celle de leurs familles, note le rapport : " Autant que les autres, les familles en difficulté gardent leurs enfants avec elles tant qu’ils ne sont pas en mesure d’être indépendants. " Une charge qui pèse encore plus lourdement sur les foyers modestes, qui ne bénéficient plus des allocations familiales dès les 18 ans de leurs progénitures.

--> Pour visualiser le rapport du Secours catholique, cliquez ici.

Pierre Duquesne

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SONDAGE Êtes-vous prêts à travailler gratuitement une journée pour combler les déficits?

8 Novembre 2011, 09:33am

Publié par PCF Villepinte

SONDAGE Êtes-vous prêts à travailler gratuitement une journée pour combler les déficits?

Cliquez ici 7 Réagirhttp://www.humanite.fr/content/etes-vous-prets-travailler-gratuitement-une-journee-pour-combler-les-deficits

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Austérité: les syndicats disent non à une journée de la dette

7 Novembre 2011, 13:16pm

Publié par PCF Villepinte

Lundi de Pentecôte, journée de solidarité

Social-Eco - le 6 Novembre 2011

 

 

 

 

Plusieurs syndicats ont pris les devants avant que le nouveau plan de rigueur gouvernemental ne tombe ce lundi sur les travailleurs. Non à une deuxième journée de travail gratuit, ont dit dimanche la CGT, FO ou la CFTC. Ce d'autant plus que les millions récoltés iraient directement dans le budget de l'Etat, contrairement à la journée "Raffarin" de solidarité qui sert à financer la dépendance.

"Les salariés ne sont en rien responsables de cette crise et ne doivent pas en payer le prix", affirme ce dimanche le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault sur RTL (à écouter ici). "Une journée de solidarité, une journée de la dette… On aura peut-être d'autres jours si on laisse ce principe du travail gratuit s'instaurer. Dans certains pays, on baisse les salaires, nous on généraliserait le travail gratuit, ce qui est particulièrement scandaleux."

Jean-Claude Mailly a lui-aussi jugé "inacceptable" cette mesure, dénonçant le manque de concertation du gouvernement. "Ce qui est envisagé, ce serait en fait de travailler gratuitement, c'est une journée de travail gratuit pour servir le plan d'austérité, donc ce serait particulièrement inacceptable", a affirmé le secrétaire général de Force ouvrière sur France-Info (à écouter ici). "On ne peut pas, comme à Cannes (lors du G20, ndlr), reconnaître qu'il y a une croissance des inégalités sociales et prendre éventuellement une mesure de ce type qui ne ferait que renforcer les inégalités. Ce serait un signe que pour sortir de la crise, il faut faire payer l'austérité aux salariés. C'est tout le contraire de ce qu'il faut faire."

Sur la même longueur d'ondes, Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint de la CTFC, réaffirme lui un principe fondamental: "Tout travail mérite salaire". Mais, "on a des problèmes budgétaires, il faut trouver de l'argent" et "la CFTC avance des contre-propositions: Aujourd'hui nous avons 577 députés, alors qu'une très grande majorité des textes qui nous régissent viennent de l'Europe. Donc on n'a sans doute pas besoin de conserver 577 députés, passons à 300 parlementaires, c'est largement suffisant", affirme le responsable de la CFTC qui chiffre à 277 millions d'euros les économies réalisées.

Plus sérieusement, la CFTC estime que l'effort "doit être partagé" et une éventuelle nouvelle journée de solidarité devrait toucher "toutes les professions qui n'étaient pas concernées" par la première. "Qu'on prenne une journée de revenu aux professions libérales, aux artisans, aux commerçants, aux rentiers".

  • A lire:

Déficits: Français, à vous de passer à la caisse

Sarkozy veut amplifier la rigueur

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Jean-Luc Mélenchon «Les exigences populaires sont la clé du scrutin»

7 Novembre 2011, 13:11pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 4 Novembre 2011

front de gauche

Mots clés : Présidentielles 2012, Jean-Luc Mélenchon, front de gauche, Crise de l’euro, chômage, Crise financière,

 

Jean-Luc Mélenchon décortique les enjeux de la crise financière en Europe, la situation en Grèce et l’attidude des marchés. Pour le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012, une nouvelle répartition des richesses entre capital et travail est la question centrale que la gauche doit aborder sans détour.

Comment réagissez-vous à l’affirmation du couple Sarkozy-Merkel selon laquelle l’austérité est le seul moyen de sortir la Grèce et l’Europe de la crise financière ?

Jean-Luc Mélenchon. Je suis frappé par le contresens économique : une politique d’austérité généralisée conduit à une contraction de l’activité économique. Elle entraîne partout une diminution des recettes fiscales et une augmentation du chômage, donc une hausse des déficits des comptes sociaux et des comptes publics, donc le recours à l’emprunt, la dette et le service de la dette. C’est de l’argent gaspillé. C’est un constat de bon sens dont nous avons la démonstration sous les yeux avec la Grèce. L’activité économique y a reculé de cinq points et la dette a augmenté de 30 %. Cette politique ne marche pas, ni pour la Grèce ni pour aucun autre pays européen.

 

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel continuent-ils à appliquer une politique inefficace ?

Jean-Luc Mélenchon. Ils défendent un bien particulier : la rente. Le capital financier, sa profitabilité demeure leur préoccupation principale. C’est la raison pour laquelle la stabilité des prix est leur objectif. Ils sont cramponnés à la protection du cœur de ce système financier. Cette vision dominante en Europe a été institutionnalisée par le traité de Lisbonne et s’habille aujourd’hui d’un autoritarisme consternant. Les pays continuent d’accepter des transferts de souveraineté. C’est ainsi que s’applique, par exemple, le semestre européen, qui contrôle les budgets avant même qu’ils soient votés par les Assemblées nationales. Ou encore l’instauration de sanctions, d’amendes qui peuvent être de 1 à 2 points de la richesse produite pour les pays qui sortent des clous de l’endettement ou de leur déficit.

 

"Nous ne sommes pas, nous, préoccupés par la monnaie mais par les êtres humains"

 

Le référendum obtenu par les Grecs est-il la bonne solution face à la situation de crise de ce pays et à celle de l’Europe tout entière ?

Jean-Luc Mélenchon. C’est déjà la solution qui permet à tout le monde de respirer. Je rappelle que l’économie est au service des humains, et non l’inverse. Nous ne sommes pas, nous, préoccupés par la monnaie mais par les êtres humains. La monnaie doit être à leur service, raison pour laquelle nous sommes partisans d’une monnaie unique en Europe comme un moyen d’avoir un étalon de mesures sociales équivalentes pour tous les peuples. L’Europe a été capable de mobiliser mille milliards d’euros pour garantir la stabilité du système bancaire. Imaginez les mêmes mille milliards d’euros mobilisés, il y a quatre ou cinq ans, pour les grands travaux en Europe. Avec cette somme, on n’aurait pas connu le début du commencement du problème de la Grèce ni d’aucun autre pays. Or, là, nous mourrons anémiés par une activité qui est sans cesse étouffée.

 

Comment réagissez-vous aux cris d’orfraie à l’annonce du référendum, alors que vous avez été le premier à vous en réjouir ?

Jean-Luc Mélenchon. Je suis consterné de voir que la démocratie pose problème. Un chef de gouvernement annonce qu’il va faire un référendum, et les marchés s’écroulent. La démocratie fait peur au marché ! Pour le Front de gauche, la démocratie n’est pas le problème mais la solution. Les États européens sont entrés dans une logique totalitaire : ceux qui n’appliquent pas les décisions sont punis, quand bien même n’en ont-ils jamais délibéré. Les raisons d’agir des dirigeants sont présentées comme la raison elle-même. Pour eux, il n’y a qu’une seule solution possible. N’est-ce pas un propos totalitaire ?

 

Pouvez-vous expliquer pourquoi vous estimez qu’en faisant jouer un rôle nouveau à la Banque centrale européenne (BCE), on sortirait l’Europe de la crise financière ?

Jean-Luc Mélenchon. L’urgence consiste d’abord à arrêter la pression du système financier sur les dettes souveraines. Sommes-nous d’accord pour dire qu’il y a une pression illégitime du système financier ? Ou estimons-nous que c’est la dette souveraine qui est insupportable et qu’il convient de contenir la dépense ? La BCE pourrait parer à l’urgence. Une solution immédiate consisterait à appliquer une batterie de mesures pour faire stopper les techniques de spéculation, dont, entre autres, l’interdiction des ventes à découvert. Surtout, la solution radicale est que BCE prête directement à l’État-nation concerné. Comme sa puissance de financement est illimitée – puisque c’est une banque centrale –, la spéculation s’arrêterait immédiatement. Cela ne servirait ainsi à rien de spéculer contre la Grèce car la BCE serait derrière.

 

"Nous voulons augmenter les revenus du travail"

 

Nicolas Sarkozy dit aux Français que, s’ils veulent garder leur modèle social, ils doivent accepter de nouvelles mesures « courageuses ». Entre 6 et 8 milliards d’économies supplémentaires vont être présentées la semaine prochaine. Que répondez-vous à ceux qui estiment que le président tient un discours de vérité, de réalisme et de responsabilité ?

Jean-Luc Mélenchon. Je réponds que ce n’est pas responsable du tout. Comment peut-il affirmer qu’il veut protéger notre modèle social, alors qu’il est en train de le démanteler complètement ? Ne propose-t-il pas moins d’écoles, moins de fonctionnaires, moins d’hôpitaux ? D’ailleurs, moi je ne parle pas de modèle social, mais d’acquis sociaux. Ceux-ci sont le résultat de hautes luttes. Comment peut-il dire qu’avec une politique d’austérité, qui contracte l’activité, on diminuerait les déficits ? C’est tout le contraire, nous allons les augmenter. Sa politique nous mène droit dans le mur.

 

Vos propositions, telles que le smic à 1 700 euros ou l’échelle des salaires de 1 à 20 dans les entreprises, ne risquent-elles d’être jugées irréalistes face à la crise ?

Jean-Luc Mélenchon. Les mêmes qui détruisent tout passent leur temps à nous dire que nous sommes des irréalistes. Pour eux, il n’y a qu’une vérité possible : la leur. Notre orientation est sans ambiguïté. Nous voulons augmenter les revenus du travail. Quand on élève le salaire de quelqu’un qui vit au smic de 100 euros, il les dépense en consommation donc dans la production. C’est ainsi, immédiatement, du carburant pour l’activité et l’emploi. Contrairement à l’argent capté par les pôles financiers qui se disperse dans les bulles financières, nous, nous proposons de rallumer des moteurs de l’activité. Je suis parfois stupéfait de voir, y compris à gauche, de la surprise et même de l’inquiétude. Comme si la grande question n’était pas celle de la répartition de la richesse entre le capital et le travail. En quelques années, dix points sont passés des poches des salariés à celles du capital. Cela représente 195 milliards d’euros par an.

 

"Pour payer la dette, il faut prendre l’argent là où il existe"

 

La dette publique n’alimente-t-elle pas le doute sur la possibilité de faire autrement ?

Jean-Luc Mélenchon. On doit soit contracter les dépenses soit augmenter les recettes pour pouvoir payer ces dettes. Le Front de gauche est partisan de la seconde solution. En ponctionnant davantage le capital on remplit les caisses de l’État. La dette du pays est de 1 600 milliards d’euros, soit moins que notre produit intérieur brut (PIB) d’une année, qui est de 1 940 milliards. Les titres de la dette sont en moyenne de sept ans et trente et un jours. Durant cette période, le PIB réalisera 14 000 milliards d’euros. Donc le total de la dette actuelle, étalé sur les sept ans et trente et un jours de sa durée de vie, ne représente que 12 % de nos richesses. Pour payer la dette, il faut prendre l’argent là où il existe. Les entreprises du CAC 40 paient moins d’impôts que des PME. Les banques vivent aux crochets de l’État, alors qu’elles accumulent des milliards de bénéfices. Autant d’argent susceptible de rembourser la dette. Plusieurs personnalités et organisations de gauche demandent un audit de la dette publique française pour évaluer si elle doit être intégralement remboursée. Le Front de gauche porte aussi cette proposition.

 

Où en êtes-vous dans votre proposition d’offre publique de débat avec l’ensemble de la gauche ?

Jean-Luc Mélenchon. Nous n’avons pas de réponse. Peut-être, parce que les socialistes, étant en tête dans les sondages, considèrent que l’on doit s’adapter à leur projet. Et nier le nôtre. Certains, comme les Verts, font passer par-dessus bord les convictions auxquelles ils tiennent comme la sortie immédiate du nucléaire… Le PS pense que si vous êtes derrière dans les sondages, vous vous taisez et vous signez un accord pour des circonscriptions électorales et des places dans les ministères. Or, nous, nous sommes sur une stratégie de sortie de crise avec une méthode qui est la relance économique. On ne renoncera pas à ce combat.

 

Selon vous, la droite est-elle définitivement battue ?

Jean-Luc Mélenchon. Je ne le crois pas et je mets en garde ceux qui le pensent. On a déjà vu dans d’autres pays des retours de bâton spectaculaires. Quatre millions d’Italiens avaient désigné le candidat socialiste. C’est pourtant Berlusconi qui a gagné. L’élection présidentielle est la plus volatile de toute l’histoire de la Ve République. Il y a huit mois, DSK, Borloo et Besancenot occupaient l’actualité. Ils ont aujourd’hui disparu. Il y a peu, on ne parlait pas de crise majeure au point où l’euro pouvait exploser, l’Union européenne se disloquer. Dans cette situation, vous pouvez avoir un pays qui se coupe en deux avec deux points de vue absolument opposés. La France est à la fois un vieux pays conservateur et un jeune pays novateur. Seulement compte la bataille des idées…

 

"Mon rôle est de rassembler toute la mouvance de l'autre gauche"

 

C’est avec cette conviction que vous pensez surmonter le piège du vote « utile » en faveur de François Hollande ?

Jean-Luc Mélenchon. La pédagogie collective est accélérée par le spectacle que les gens ont sous les yeux. Il y a huit mois, on pouvait peut-être dire que l’austérité pouvait être une solution. Aujourd’hui, faites la même chose et l’on vous demandera ce que ça donne en Grèce. Les gens, même les plus éloignés de l’économie et du débat politique, écoutent, réfléchissent, discutent…

 

Vous avez déclaré que vous ne participeriez pas, personnellement, à un gouvernement de gauche. Existe-t-il au sein du Front de gauche un débat sur l’éventuelle participation gouvernementale ?

Jean-Luc Mélenchon. Pour l’instant, je ne peux pas témoigner d’un tel débat. Cependant, je comprends que la question se pose. Nous sommes candidats pour gouverner. Mais si nous ne sommes pas majoritaires à gauche faut-il participer au gouvernement ? Pour cela, il faudrait déjà savoir quel est le programme socialiste. Le candidat PS lui-même explique aujourd’hui que tout ce qui est écrit dans ce programme ne peut s’appliquer.

 

Est-ce a priori un « non » à une participation gouvernementale ?

Jean-Luc Mélenchon. Je suis candidat d’un front constitué de partis. C’est eux, en toute souveraineté, qui prendront leur décision le moment venu. Mon rôle est de rassembler toute la mouvance de l’autre gauche, et ceux qui aiment assez leur pays pour vouloir un changement profond. Dans cet ensemble, il y a des gens qui disent en aucun cas il faut gouverner avec les socialistes, d’autres qu’il faudra être raisonnable et accepter d’y aller. Tout le monde doit se sentir à l’aise avec ma candidature. Ceux qui veulent qu’on y aille verront avec leurs partis, ceux qui ne veulent pas pourront voter pour moi car je n’irai pas dans un autre gouvernement que celui d’une majorité du Front de gauche.

 

Ce discours ne risque-t-il pas d’alimenter le vote utile ?

Jean-Luc Mélenchon. Il ne tient qu’à nous de faire la démonstration de la validité de nos choix. En quoi est-ce utile, pour une personne de gauche rejetant la politique de Sarkozy, de voter pour un projet qui conduirait à la même politique. Quelle est la différence entre la règle d’or et la règle d’or ? Entre l’équilibre des comptes publics et l’équilibre des comptes publics ? Bien sûr, il ne faut pas rejeter les électeurs socialistes. Dans ce sens, nous devons mener un débat public. D’autant que les gens n’écouteront que leur propre conscience. Le Front de gauche se bat pour devenir un front de peuple. On ne peut pas faire un front du peuple autrement qu’avec une politique qui corresponde à ses aspirations. Je ne sais pas faire le front du peuple avec la TVA sociale…

 

Vous avez lancé votre campagne à la Fête de l’Humanité. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

Jean-Luc Mélenchon. Tout ce que nous avons entrepris depuis la Fête de l’Humanité montre la cohésion du Front de gauche. Le succès considérable de la vente de notre programme témoigne de l’écho de notre campagne. Il nous faut à présent mettre en place des « assemblées citoyennes », car il n’y aura pas de résultat du Front de gauche sans mobilisation populaire. Le niveau d’exigence s’est considérablement élevé. Il sera la clé des élections.

Entretien réalisé par Mina Kaci et Max Staat

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Pour un audit citoyen de la dette !

7 Novembre 2011, 12:36pm

Publié par PCF Villepinte

 

Ci-joint le lien avec l’appel : http://www.audit-citoyen.org/

... et le lancement d'un vaste débat démocratique.

Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias.

Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe.

Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis 20 ans ont-ils asséché les budgets ?

Cette dette a-t-elle été toute entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime ?

Qui détient ses titres et profite de l'austérité ? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne ?

Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Nous décidons d'engager le débat et de nous mobiliser dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique.

Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens.

Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

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INVITATION AU THEATRE

6 Novembre 2011, 09:07am

Publié par PCF Villepinte

Bonjour,
Voici une proposition honnête, en effet, si vous avez l’occasion de passer au Enfants Terribles, 157 rue de Pelleport, Paris 20 (métro Télégraphe) vous pourrez y assister aux “Copropriétaires”, dernière production de la Compagnie du Désastre.
Ce sont des amis qui se démènent pour faire vivre le théâtre amateur, alors encourageons leur spectacle.
Bien cordialement.
Serge
 

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Grèce: recherche coalition pour appliquer une cure d'austérité

6 Novembre 2011, 09:05am

Publié par PCF Villepinte

George Papandréou après le vote de confiance au Parlement, samedi

Monde - le 5 Novembre 2011

 

 

 

Le Premier ministre grec George Papandréou était samedi soir encore à la baguette pour appliquer les commandements d'austérité reçus en marge du G20 de Cannes de la bouche de Merkel et Sarkozy. En début d'après-midi, il a obtenu d'un cheveu le vote de confiance du Parlement et s'ingénie depuis à former un gouvernement de coalition pour adopter les mesures d'austérité nécessaires à l'obtention de l'aide financière européenne et pour rester dans l'euro.

Eviter à tout prix des élections

"Mon objectif est de mettre immédiatement sur pied un gouvernement de coalition. Une absence de consensus effraierait nos partenaires européens quant à notre présence dans la zone euro", a déclaré George Papandréou à la presse après son entrevue avec le président de la République grecque. Il a jugé que la Grèce devait à tout prix éviter à court terme des élections législatives anticipées qu'aurait précipitées la chute de son gouvernement en cas d'échec lors du vote de confiance.

Venizelos à la place de Papandréou

Selon des sources politiques impliquées dans la recherche d'une coalition gouvernementale, les négociations sont conduites par le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, qui avait été battu par George Papandréou en 2004 pour la direction du Pasok, et qui avait annoncé l'abandon du référendum jeudi.

L'extrême droite dans la coalition

La future coalition ne devrait pas comprendre les conservateurs de Nouvelle Démocratie, le principal parti d'opposition, dont l'offre de gouvernement d'union nationale n'a pas été retenue par le Pasok. Les chefs du parti d'extrême-droite LAOS et d'une formation de centre-droit ont laissé entendre qu'ils soutiendraient une coalition dirigée par l'actuel grand argentier. Ce dernier a déclaré aux députés que le prochain gouvernement dirigerait le pays jusqu'en février puis proposerait la tenue d'élections législatives anticipées

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"Halte aux violences faites aux femmes"

6 Novembre 2011, 09:01am

Publié par PCF Villepinte

Manifestation pour le droit de femmes

Société - le 5 Novembre 2011

 "Violences faites aux femmes, ça suffit. Une loi-cadre, des moyens et des actions tout de suite". C'est sous cette bannière que plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce samedi à Paris, de la place de la Bastille en direction de l'Hôtel de Matignon, à l'appel du Collectif national pour le droit des femmes.

Dans le cortège, les candidats à l'élection présidentielle Eva Joly (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) ont défilé au côté de Marie-George Buffet (PCF) ou Cécile Duflot (EELV) et Tristane Banon. Cette dernière a demandé l'adoption «à l'unanimité» de la proposition de loi de Marie-George Buffet portant à dix ans la prescription dans les affaires d'agression sexuelle. "Dix ans c'est un minimum. Et pourquoi pas l'imprescriptibilité, cela existe au Canada", a-t-elle expliqué.

Députée du Front de gauche, Martine Billard a insisté sur la nécessité de donner "des moyens aux tribunaux et aux commissariats" pour pouvoir appliquer réellement la loi de 2010. Suzy Rojtman, cofondatrice du Collectif, a rappelé le contexte des affaires Strauss-Kahn ou Tron, qui ont "un peu libéré la parole des femmes" mais à l'occasion desquelles "on a aussi vu se déchaîner une parole sexiste décomplexée".

Pour Clémentine Autain, ce défilé "est un succès énorme, on n'avait pas vu cela depuis des années. Cela montre la volonté qu'on ne remette pas le couvercle après l'affaire DSK. La violence faite aux femmes est un sujet majeur de la présidentielle."

 

  • A consulter:

Collectif national pour les droits des femmes

  • A lire:

Violences contre les femmes: comment en finir? Notre débat avec Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate, Suzy Rojtman, du Collectif national pour les droits des femmes, Ernestine Ronai, de l'Observatoire des violences envers les femmes au Conseil général du 93

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