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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Sur le site du PCF

12 Novembre 2011, 09:00am

Publié par PCF Villepinte

Des éléments de réflexion ...et d'action.

 

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Projet de loi pour le 11 novembre : un détournement inacceptable de l'Histoire

12 Novembre 2011, 08:52am

Publié par PCF Villepinte

 Projet de loi pour le 11 novembre : un détournement inacceptable de l'Histoire
 De l'instrumentalisation de la lettre de Guy Môquet en début de mandature aux dernières cérémonies du 11 novembre avant les prochaines élections présidentielles, Nicolas Sarkozy n'aura cessé de vouloir réécrire l'Histoire. Aujourd'hui, il entend ainsi imposer que « chaque 11 novembre, tous ceux qui ont donné leur vie pour la France, que ce soit pour la défense de la patrie ou lors des opérations extérieures auxquelles notre pays participe, seront également associés à cet hommage solennel de la nation ». Nicolas Sarkozy détourne l'hommage aux victimes de ce qui a été une immense et inutile boucherie pour justifier, l'engagement hier contre des peuples colonisés en lutte pour leur liberté,et, aujourd'hui, la participation de soldats français à la guerre en Afghanistan. C'est inacceptable. Les peuples européens ne doivent jamais oublier l'immense horreur de celle qu'on a appelée malheureusement à tord :« la der des ders ».
 

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La saignée sociale va tuer le malade

11 Novembre 2011, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

    
Le malade imaginaire par Daumier
 
Gel des dépenses de l'État, diminution des prestations sociales et avancée d'un an du passage à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA... Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophique dans l'austérité généralisée.

C'est le début d'un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n'assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique il n'y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finances publiques.

Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institutions financières la soumission du gouvernement français aux plans d'ajustement structurels, qu'avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d'Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres.

Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu'en 1945, c'est la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays. Est-ce alors aujourd'hui le retour au ticket de rationnement?

Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd'hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l'Europe de la crise.

Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s'appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l'investissement public.

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Assemblée Citoyenne du Front de Gauche

10 Novembre 2011, 20:10pm

Publié par PCF Villepinte

 

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Bonjour
Nous étions plus de 100 mardi  soir à un  débat de qualité,  sur la nature de la crise et les alternatives.
Après un échange de point de vues et de propositions, la conclusion a  été forte pour dire " les travailleurs, la population ne sont pas responsable de la dette qui est provoquée par les plus riches et qui sert les intérêts des plus riches , nous n'avons pas à la payer!
A bientôt pour poursuivre
 

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A LA CORBEILLE !

10 Novembre 2011, 20:01pm

Publié par PCF Villepinte

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TOO FAT FRANÇOIS !

10 Novembre 2011, 19:56pm

Publié par PCF Villepinte

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Retraites : "le mépris à l'égard des partenaires sociaux" selon la Cnav

10 Novembre 2011, 07:49am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 8 Novembre 2011

 

 

Le nouveau président de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Gérard Rivière a déploré mardi "la méthode brutale et cavalière" du gouvernement qui a décidé d'accélérer l'application de la réforme des retraites, ajoutant qu'il n'avait été "ni consulté, ni informé" en amont.

"Ils n'ont sans doute pas mon numéro de téléphone portable", a ironisé, Gérard Rivière (FO), élu le 4 novembre dernier à la place de Danièle Karniewicz (CFE-CGC) à la présidence de la Cnav. Il a regretté "le mépris affiché à l'égard des partenaires sociaux et du conseil d'administration" de la Cnav, qui gère le régime général des retraites. Gérard Rivière a observé que la loi repoussant progressivement à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite aurait "un an demain". Et on n'a même pas mis une année à remettre en question un calendrier de montée en charge", a-t-il regretté, en affirmant que c'était "la première fois".

Le nouveau président de la Cnav a par ailleurs également jugé "parfaitement injuste d'avoir désindexé les prestations familiales". "Lorsqu'on enlève 1 point ou 1,2 de revalorisation des prestations familiales, on est dans le dur de la consommation parce que les prestations familiales n'alimentent pas le livret A, que je sache, et encore moins l'assurance-vie", a estimé Gérard Rivière.

Il a indiqué que le conseil d'administration de la Cnav se réunirait le 17 novembre pour étudier le projet de loi rectificatif de financement de la sécu.

Selon le plan de rigueur présenté lundi par le gouvernement, le recul de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans va arriver plus vite pour les salariés nés entre 1952 et 1955, qui devront rester au travail de un à quatre mois de plus que ce que prévoyait la réforme de novembre 2010.

  • A lire :

Réactions à gauche : "le plan Fillon est une véritable provocation sociale"
"Le plan Fillon, un contresens total"
selon Jean-Luc Mélenchon
Ponctions directes dans les poches des citoyens

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« Le débat énergétique ne peut se satisfaire de tractations de couloirs »

10 Novembre 2011, 07:40am

Publié par PCF Villepinte

 
  Gratuit : La Terre du 1 au 7 novembre 2011 Le débat public et citoyen sur la politique énergétique de la France prend de l’ampleur dans le cadre des élections présidentielles et  législatives 2012. Ce débat doit se poursuivre de manière sérieuse et approfondie.
 
 Or des tractations sont en cours, entre le Parti Socialiste et Europe Ecologie-Les Verts visant à attribuer quelques postes de députés à ces derniers sur la base de la fermeture d’unités de production nucléaire ou l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville
 
Les communistes n’ont pas l’intention de laisser les batailles politiciennes guider la politique énergétique de la France. Ils proposent, avec leurs partenaires, dans le cadre du programme populaire partagé du Front de Gauche, un grand débat public sur les enjeux énergétiques permettant aux citoyen-nes et aux salarié-es d’en être partie prenante.
 
En effet, en aucune façon, la politique énergétique de la gauche pour la France et l’Europe ne peut s’affranchir des enjeux énergétiques planétaires tels que le droit à l’énergie pour tous à un prix abordable, le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources, le développement de la recherche, la complémentarité des sources d’énergie avec les ENR, la sécurité de toutes les installations … La gravité de la situation qui peut mettre en péril l’avenir de notre planète et de l’humanité mérite l’examen de réponses pertinentes et réalistes sans exclusive. Ce débat ne peut se satisfaire de tractations de couloirs.
 
C’est d’autant plus déterminant que l’avenir de bons nombres de salariés et de familles de ces régions en découle, tout comme les factures énergétiques des Français qui atteignent déjà les limites du tolérable.
 

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"Je resterai, coûte que coûte": carnet de bord d'un Indigné de la Défense

9 Novembre 2011, 20:32pm

Publié par PCF Villepinte

Les Indignés de la Défense

Politique - le 9 Novembre 2011

  Mots clés : paris, La Défense, Indignés, france, Europe sociale, austérité,

 

 

 

Les Indignés s'apprêtent ce mercredi soir à vivre leur sixième nuit sur le parvis de la Défense avec toujours la même idée: occuper le quartier d'affaire parisien pour se réapproprier l'espace public et les lieux de décision.La nuit précédente a été mouvementée, avec une nouvelle charge de CRS pour enlever les bâches qui servaient à s'abriter du froid et de la pluie. Seules les couvertures de survie sont acceptées. Et encore...

"Mais on est toujours là. On occupe la place publique. On met en oeuvre la démocratie sur le terrain", explique DjiDji. DjiDji, justement, pseudo d'un indigné convaincu, nous livre son carnet de bord de cinq nuits de lutte avec un grand sourire: "On nous dit que notre mouvement a du mal à s'étoffer. mais pour moi, on a déjà gagné. Avant d'arriver à la Défense vendredi dernier, nous n'étions même pas sûrs de pouvoir tenir quatre secondes sur le parvis de la Défense. Cinq jours plus tard, nous sommes toujours là. On y est . On y reste." (suivez en direct et en streaming les Indignés sur le parvis de La Défense)

 

  • Vendredi 4 novembre 16h 30

16 heures 30. J’arrive sur le site de la Défense, inquiet. Il n’y a pas beaucoup de monde, mais j’y crois quand même. Tiens, du bleu, des camions et des tortues ninja : normal, on a l’habitude. Pourvu qu’ils ne nous dégagent pas trop vite. Je réponds à quelques interviews, diable, je n’ai jamais vu autant de médias sur le mouvement.

18 heures. Waouuuuh, on est pas loin de mille. On essaie de mettre en place une Assemblée Populaire. On me tend un mégaphone. Je n’ai pas envie de me retrouver une fois de plus modérateur. Il ne faut pas être trop visible sur ce mouvement horizontal, sinon on subit des attaques verbales et des procès d’intention. J’appelle à volontaires pour modérer l’assemblée, des facilitateurs, des preneurs de tour de parole, des scripts et chronométreurs de temps de parole. Je rame un peu, dur de trouver des volontaires. Tant pis, je vais modérer, pas le choix. La tribune se constitue petit à petit. L’assemblée démarre tant bien que mal dans l’improvisation totale. On a un mégaphone, pas encore de sono. Plusieurs personnes interviennent, on laisse tomber le tour de parole car les gens ne s’inscrivent pas. Mais il y a toujours quelqu’un pour parler, en live, de l’économie, du système financier, de l’absence de rêve porté par les politiques. Money, money, dette, austérité : on en a marre de cette injustice et de cette vie sans rêve, sans joie, sans chaleur, sans humanité. Des potes arrivent. Je saute sur l’occasion pour leur proposer de me remplacer dans la modération. Et hop, merci ! je remets le mégaphone à Marc.

Des tentes commencent à se déployer, contre l’ordre donné par la police de ne pas camper.

La nuit tombe. Les tentes se multiplient. Je ne sais plus l’heure, les tours et l’arche sont illuminées. Il paraît pourtant qu’il faut faire des économies d’énergie et rembourser une dette. Mais cela ne doit concerner que le peuple, la finance et le business se foutent de l’écologie et de l’économie comme de la première pluie. Ces gens contre lesquels on s’insurge sont des malades, des menteurs et des criminels.

Mais le spectacle est beau tout de même ; c’est surréaliste de se retrouver face à ces temples du néolibéralisme, fait de métal et de verre avec des formes crayonnées par des architectes excités par la folie des grandeurs. On aimerait dérober l’immense tente décorant l’intérieur de l’arche et habiter dedans.

Il y a des dizaines de tentes et la police s’agite. On voit les talkies-walkies aux oreilles des hiérarchiques et des RG. Les CRS se positionnent, les casques passent de la hanche au « chef », les boucliers plastiques se multiplient. On se concerte sur l’attitude à tenir. Protéger les tentes, même si on sait qu’on ne tiendra pas longtemps. Et surtout, ne pas être violent, ne pas insulter, être irréprochables. Les français finiront par comprendre qui nous sommes et à quel point nos dirigeants sont méprisables.

On se positionne entre, autour et dans les tentes pour préserver la place. Je m’étonne, je n’ai pas peur. C’est beau, c’est grand, notre pied de nez à ce quartier d’affaire(s). J’ai l’impression d’être au cinéma, du grand, en 6D ! Bleu métal, brumes et lumières, rangées de vitres illuminées sur les étages des tours et les couleurs kitch, genre seventies des Quatre Temps. Yellow Submarine, Lucy in the sky, Ziggy Stardust.

On se met en posture de résistance pacifique : jambes enchevêtrées, mains croisées sous les genoux. Ma voisine flippe carrément. Je fais l’idiot, la fait rire, lui fait faire des respirations ventrales, lui suggère de regarder ça comme si c’était un film. Elle se détend. Elle s’appelle Leila, belle comme la nuit. Baoom, ça charge velu ! Les CRS foncent sur nous et plongent violemment leur bouclier sur nous pour nous repousser et créer une brèche. Ils s’engouffrent dedans pour attraper les tentes. C’est violent, brutal. Des petits coups de vice par ci, un coup de gaz lacrymo par là ; j’en vois même qui semblent s’amuser à nous violenter. Tristes tropiques… Ils chargent sans cesse et sans cesse jusqu’à nous voler toutes nos tentes, la plupart détruites. Puis ils nous piquent le caddie avec les bouteilles d’eau et les vivres. Ils s’acharnent ensuite sur les bâches et les couvertures de survie. Je suis scandalisé. Nos pouvoirs sont indignes, mesquins, minables. Ca pue le fascisme, la misanthropie. Cassez-vous pauvres…

La pluie s’est mise de la partie. On n’a pas de bol, le Bon Dieu serait-il du côté des néo-colonialistes ? Willy Brandt aurait dit : « J’adore l’idée de Dieu mais je déteste son personnel au sol ». Moi, je n’aime plus l’idée de Dieu mais j’aime son équipe d’indigné-e-s au sol… On essaie de gagner les marches hautes de l’arche pour se protéger de la pluie mais un cordon de CRS nous repousse. Ils nous laissent les marches qui reçoivent la pluie, pas celles qui sont sèches. On sent qu’ils veulent nous humilier, nous user.

Je ressens l’inverse, un parfum de scandale qui emplit mes artères. J’en fait une affaire personnelle, je resterai coûte que coûte. S’ils veulent me déloger, alors il faudra qu’ils aillent jusqu’au bout. J’ai l’impression de n’avoir plus rien à perdre. Un copain leur crie : « On se bat pour vos enfants. Vous ne comprenez rien. On est fiers de ce qu’on fait ! ». J’ai envie de l’embrasser. Puis je m’aperçois qu’on ressent tous la même chose. On ne lâchera rien !

La nuit passe, la pluie reste, s’amplifie. Je suis trempé, l’eau pénètre par le cou sous les vêtements. On chante, on crie, on marche. La police n’arrête pas de faire des rondes au beau milieu de notre réunion de fortune ; on ne peut plus parler de campement, mais on ne décampe pas. J’ai deux duvets et un tapis de sol attachés à mon sac à dos. Tout d’un coup un CRS veut s’en emparer. Je tiens mon sac fermement et refuse de le lui donner. Je lui dis qu’il n’a pas le droit, que ce sont mes affaires personnelles, que c’est du vol. Une journaliste arrive caméra-torche au poing. Le CRS renonce et s’en va.

On passera toute la nuit sous l’eau. Je ne dormirai pas une seule seconde mais ne sent plus la fatigue, ni le froid, ni l’humidité. Je ne peux plus fumer, trop trempé, même le briquet ne fait plus de flamme. Mais nos ressources sont immenses. C’est une mini-guerre, nos repères intérieurs changent. Nos portables n’arrêtent plus de recevoir des sms : « Tenez-bon », « On est avec vous », « Demain je viens avec du café », « On est fiers de vous ». C’est idiot mais on se sent brave, un peu comme des héros. Ca nous aide à tenir.

Les flics aussi sont trempés, à rester sous la flotte à nous surveiller. Même eux sont maltraités par leurs donneurs d’ordres. Vers 5h du mat, je vais les voir : « On se fait chier tous à faire les cons ici, vous trouvez pas ? Et si on faisait un match de foot, les Indignés contre la police ? ». Des sourires en réponses. Mais ils obéissent aux ordres. Pas bouger.

 Le petit matin débarque discrètement, entre des vagues de brumes. On a tenu, la relève arrive. On a gagné une bataille, pas encore la guerre. La pluie a cessé, une autre prend le relais : une pluie de petits déjeuner !!! Un thermos, puis un autre, des croissants, des pains au chocolat. Merveilleux petit déjeuner ! On s’embourgeoise à nouveau, Youpie !!!

 

  • Samedi 5 novembre

Je me dis que je vais maintenant rentrer chez moi, prendre un bain (pas une douche, la douche, ça suffit) et dormir une ou deux heures. Mais je n’arrive pas à partir, je me sens ici chez moi. « Pas moyen bouger », on n’a pas envie de se séparer. On se le dit en riant, on ressent tous la même chose. Les liens d’amitié qui se tissent sur ce mouvement sont jubilatoires. Ceux qui ne savent pas ce que signifie le lien social n’ont qu’à venir avec nous, ils en feront l’expérience directe ; ça dépasse les concepts. « L’essentiel est invisible avec les yeux, on ne voit bien qu’avec le cœur ».

Les interviews ne cessent : Direct Matin, 20 mn, Le parisien, papier et web, France 3, des alternatifs, des médias internet, l’AFP, Reuter... et même un média iranien. J’ai l’impression d’être une star, au beau milieu d’un festival. Calme-toi fils, ce n’est rien qu’une illusion momentanée. Et puis ne te laisse pas corrompre par ton ego. Ce mouvement est pur, tu ne vas pas te laisser griser par les caméras et les micros… Je sens comme il est aisé de se laisser corrompre et la discipline intérieure de fer qu’exige la pureté des idéaux. Mon amour de ce mouvement me ramène à l’humilité. J’adore faire le cabot, mais que cela reste un jeu.

Au bout de quelques heures, je suis presque sec. Je n’arrête pas de marcher et n’arrive pas à me concentrer sur ce qui se dit en AG. Je ne fais qu’une chose, rester sur place, point-barre. Les heures tournent. Vers 22h, épuisé, je retourne chez moi, passer la nuit sous la couette, me disant que je reviendrai le lendemain soir.

 

  • Dimanche 6 novembre.

10 heures. Un appel me réveille. C’est l’AFP qui veut des nouvelles. Du coup, je mets le turbo, prépare deux thermos de café, vais acheter du chocolat, des jus de fruits, des fruits secs et des biscuits nutritifs, des barres chocolatées. Et hop ! Je file à La Défense. RAS. La police est toujours là. Je parlerai beaucoup avec eux. Chez certains, on sent qu’ils sont mal à l’aise, ressentent de la sympathie pour ce mouvement et vivent mal les ordres qu’on leur donne. Je n’aimerais pas être à leur place.

On écrit des panneaux, on joue de la musique, on communique vers la presse et les copains et copines du mouvement. Arrive le soir, je décide de rester.

Vers minuit. Il fait froid, force de rester sur place. Je discute avec une fille, « G », elle est rigolote, on se marre bien. Très naturellement, on s’installe ensemble sur des cartons. On nous donne des vêtements, une couverture, un duvet. J’ai un gant à la main droite. Eva a l’autre gant. Je voulais lui passer les deux mais on a du négocier… G et moi s’allongeons sous la nuit non étoilée entourant les gratte-ciel. On parle, de tout, de n’importe quoi. On dit surtout n’importe quoi. On se vanne. Je tourne ma tête vers elle. Elle regarde le ciel. Je la trouve belle. Plus belle en cette circonstance. Je sens la chaleur de son corps. On se réchauffe mutuellement, avec délicatesse. C’est que je me retiens. J’ai envie de la prendre dans mes bras, de l’embrasser. Mais je risquerai de gâcher un moment subtil et fragile comme le cristal. Et puis je n’ai jamais été patron du FMI ni dé-puté, je ne sais pas faire sans consentement. Et puis j’ai déjà une copine, c’est quoi cette histoire ?! Ca tient à rien.

Le lendemain matin. Je vais vider ma vessie près d’un parterre de fleur. Je cueille de jolis boutons de rose. Je lui offre. Quelques minutes après, je vois les fleurs plantées dans une boîte de céréales : mon cœur se serre un instant, j’ai bien fait de ne pas tenter quelque chose… Laisse tomber vieux, le moment n’est pas aux galanteries.

Midi. Je n’ai plus de voix et la fièvre monte. Je n’en peux plus. Il faut que je gère mes forces. Je décide de rentrer.

J’essaierais de faire la sieste mais les médias n’arrêtent pas d’appeler ou d’envoyer des sms. Je n’arrive pas à travailler. Finalement je m’endors d’un bon « sommeil de boue », merci Robert Desnos.

À suivre…

Djidji

 

  • A lire:

A La défense, les "99%" contestent la rigueur

D'Espagne en Grèce jusqu'à Wall Street, retour sur le mouvement des Indignés

Le peuple des indignés s'est levé

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Rassemblement à l'initiative des organisations du Front de Gauche de Seine-Saint-Denis

9 Novembre 2011, 20:28pm

Publié par PCF Villepinte

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