Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Lisez gratuitement ce numéro de l'Humanité en numérique !

7 Octobre 2011, 08:02am

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 6 Octobre 2011

 

 

 

 Pour chaque abonnement à l'un de nos journaux réalisé sur notre site (version "papier"), l'abonnement à sa version numérique est offert. En attendant, vous pouvez consulter certains numéros  ici.

L'Humanité  vous offre gratuitement ce numéro en format numérique.

Pour le lire, cliquez ci-dessous.

  http://www.calameo.com/read/000749311975da0981834

 

Pour lire les autres titres cliquez ici

Abonnez-vous en ligne à l'un de nos titres en cliquant ici

 

 

 

Voir les commentaires

Primaire socialiste, beaucoup de convergences et une certaine divergence

7 Octobre 2011, 07:56am

Publié par PCF Villepinte

Mots clés : Sénat, segolene royal, Santé, Retraites, Primaires socialistes, Martine Aubry, libre-échange, jean-michel baylet, francois hollande, Europe, Etats-Unis, Education, Arnaud Montebourg,

 

 


Les six candidats à la primaire socialiste ont participé ce jeudi à leur troisième et dernier débat avant le premier tour de scrutin, le 9 octobre.

Martine Aubry, Manuel Valls, Jean-Michel Baylet, Arnaud Montebourg, François Hollande et Ségolène Royal ont évoqué à tour de rôle l’Europe, l’éducation, la santé, la ruralité et… leur rêve de devenir président(e) de la république.  

Europe 

Jean-Michel Baylet croit à un Europe fédérale : c'est la seule zone qui n'a pas de gouvernance économique commune. Notre salut est dans l'Europe. Je suis prêt à des transferts de responsabilités, on l'a déjà fait avec la monnaie commune. Pour Arnaud Montebourg, L’Europe est la zone la plus naïve du village mondial. Martine Aubry défend «le juste échange», qui doit remplacer le «libre-échange» aux frontières de l'Europe, avec des taxes sur des critères sociaux et environnementaux. François Hollande prendra l'Europe telle qu'elle est, à bras le corps. Dans cette situation de crise, il faudra trouver des solutions, et vite, avec les Allemands. Manuel Valls croit que l'Allemagne a fait des efforts considérables car le Bundestag vient de voter à une très large majorité le soutien au plan pour la Grèce. Ségolène Royal veut passer à une nouvelle étape : les Etats-Unis d'Europe, pour mettre en commun non seulement les problèmes mais aussi les potentiels.

Entreprises

Manuel Valls : "la question cruciale est celle de la compétitivité. Protéger les plus faibles, mais faire en sorte que les PME, PMI soient soutenues. Je veux que nous nous appuyons sur nos entreprises et nos collectivités territoriales." Pour Jean-Michel Baylet : "il ne faut pas trop compliquer les choses. Bien sûr il faut protéger les salariés et lutter contre les patrons voyous, mais je ne voudrai pas que l'on complique trop les choses, car ceux qui créent l'emploi, ce sont les entreprises. Ségolène Royal ajoute : "On ne peut plus opposer l'intervention de l'Etat et la liberté d'entreprendre les entreprises. Je veux faire de la France un pays d'entrepreneurs mais que l'Etat reprenne toute sa place, ce n'est pas antinomique."  

Les retraites et la santé

Pour Arnaud Montebourg,  "c’est dans le projet socialiste de revenir à la retraite à 60 ans pour corriger trois injustices." Il veut corriger la loi pour ceux qui ont commencé tôt à travailler, pour les femmes qui ont interrompu leur carrière pour élever des enfants, et prendre en compte la pénibilité. Jean-Michel Baylet trouve également que la réforme Fillon est "injuste" : "elle frappe les handicapés, les femmes, les plus démunis. Il faut "Porter le minimum vieillesse à 80% du Smic". François Hollande veut,  en 2013, voir la question de la pénibilité et de la retraite des femmes. Martine Aubry propose de discuter avec les syndicats sur les critères de pénibilité. Elle veut un système souple, qui permette des choix individuels en protégeant les plus faibles.  Manuel Valls  ne reviendra pas à la retraite à 60 ans telle qu'elle a été votée en 82. Ségolène Royal veut revenir tout de suite à la retraite à 60 ans et insiste aussi sur la correction des inégalités, pour les personnes handicapées et les femmes.  

A propos de la désertification rurale

Pour Arnaud Montebourg : "les médecins doivent assumer le fait d'être payés par la sécurité sociale".  Pour lui, "ça passe par la contrainte, la liberté d'établissement ne peut pas nuire à l'égalité des citoyens sur les territoires du pays". Il annonce qu’il reviendra sur l'augmentation des mutuelles Martine Aubry affiche son bilan et rappelle ce qu'elle a fait en tant que ministre à la sécurité sociale : "le problème de santé est un problème global. Les mesures incitatives, ça ne marche pas." Elle propose de discuter sur la question de la liberté d'installation, comme de passer cinq ou dix ans dans tel ou tel secteur (pour les nouveaux médecins). Elle souligne pour finir que l'hôpital public, c'est aussi la recherche. Jean-Michel Baylet est pour l'abrogation de la loi Bachelot, "qui a porté atteinte au service public de la santé". Pour Ségolène Royal : "un Français sur trois a renoncé à se faire soigner cette année", elle aborde aussi les questions du salaire des médecins hospitaliers et des médicaments. François Hollande prône une réforme de la tarification à l'hôpital et pour les spécialistes : "il faut mettre un terme aux dépassements d'honoraires en les plafonnant".

Sur la question de l'école. Faut-il recruter ?

Ségolène Royal : "La France a reculé, la situation s'est dégradée. Sur la proposition de création de 60.000 postes formulée par François Hollande, elle ne veut pas aller jusque-là et en souligne le coût, mais elle fera "une programmation pluriannuelle après un état des lieux pour savoir là où il faut des postes". Selon Jean-Michel Baylet "Il faudra créer des postes", combien ? C'est à voir.  Arnaud Montebourg souhaite remobiliser le système éducatif, en favorisant la mixité entre enfants de différents niveaux, en apportant du changement dans les rythmes, en formant des équipes pédagogiques. Pour Martine Aubry : "la refondation de l'école est absolument essentielle", mais ce n'est pas seulement une question d'embauche.  "La formation, l'autonomie, la revalorisation des salaires, l'embauche de psychologues, médecins, assistantes sociales, adapter le nombre d’élèves par classe en fonction des situations... Je veux préparer un pacte éducatif sur cinq ans". Manuel Valls : "le système scolaire ne va pas bien. Avant de penser aux embauches, il faut tout remettre à plat.

Sur la question des banlieues

Arnaud Montebourg croit que "la République a quitté ces territoires, d'où le sentiment d'abandon." Pour lui, les collectivités locales sont seules face à ces questions. Il cite l'exemple du Stade de France où les entreprises n'ont pas recruté sur place. Ségolène Royal rend hommage aux maires et aux associations qui "tiennent bon tous les jours face au désengagement de l'Etat, en banlieue comme en zone rurale". Elle veut aussi que les quartiers populaires soient à l'avant-garde de sa "révolution écologique". François Hollande souligne que "le grand enjeu, c'est de vivre ensemble", avec une priorité sur la jeunesse. Les axes : éducation, emploi, et transports. Pour Jean-Michel Baylet  "Il n'y a pas de fatalité à ce que nos PME innovantes ne s'installent pas en banlieue, mais il faut créer les conditions". Martine Aubry, soulignant son expérience de maire : "il faut reprendre tout à zéro avec des politiques qui touchent à l'urbanisme et à l'architecture, pour faire de la mixité, mais aussi une politique de lutte contre les discriminations".

Sur le programme présidentiel et les différences entre ces six candidats

S’il est désigné, le programme de François Hollande "sera socialiste", "je l'ai voté, j'y suis lié. Certes, le contexte a changé, la crise a eu ses effets. Mais les priorités, les propositions principales, je les fais miennes".

Pour Martine Aubry, ce sont les Français qui diront ce qui la différencie de François Hollande "Ces débats sont là pour ça. Ils sont en train de se dire qu'il y a peut-être un chemin pour sortir de la crise. On ne pourra pas réussir si on est une gauche molle. Je serai la présidente du redressement économique, moral, et de la justice. Il faudra rassembler autour de ces valeurs. Et se battre pour les défendre".

Manuel Valls, à propos de son avis sur certaines propositions d'autres candidats jugées "démagogiques" : nous sommes dans un moment très difficile, le président élu devra d'abord rassembler les Français.

Arnaud Montebourg estime que son "programme, qui va plus loin que le projet socialiste, n'est pas démagogique, il est difficile, d'autres pays ont décidé de le mettre en œuvre".

Sur les raisons de choisir l’un(e) ou l’autre

Jean-Michel Baylet : "J'ai été avec plaisir à la rencontre des Français porter les valeurs du Parti radical". Pour Arnaud Montebourg : "Au moment où le système financier s'écroule, avons-nous vraiment le choix ?" Il faut "inventer des recettes nouvelles" pour "bâtir la nouvelle France". Ségolène Royal veut poursuivre "la belle histoire" de 2007 et souligne sa détermination à mener des réformes. Pour François Hollande : "une élection présidentielle, c'est une rencontre". Il rappelle ses motivations à se présenter, la jeunesse, la réforme fiscale... et évoque la confiance "indispensable". Martine Aubry se dit "prête à porter la grande espérance levée par les primaires", "à redresser la France pas seulement sur le plan économique, mais aussi moral, sans oublier le rayonnement de la France dans le monde. Je ne commencerai pas la présidence au Fouquet's pour ensuite laisser les hôtes fourneaux s'éteindre, les écoles fermer. En 2011, le Sénat est à gauche, en 2012, je veux être la première femme présidente d'une république sociale et laïque". Manuel Valls estime que sa candidature "est celle du respect et de la vérité".

 

Les six candidats à la primaire sont parvenus à afficher leur différence, tout en insistant sur leur convergences. Aucun des prétendants  n’a  pris initiative d’une confrontation directe avec un autre.

Cette primaire s’est transformée en  première étape de la campagne du parti socialiste pour les élections présidentielles, lui apportant une plus value  importante au détriment de la droite mais également aux autres composantes de la gauche. L’ampleur de cette poussée du bipartisme à l’américaine se mesurera à l’aune de la participation au vote des non-socialistes. Le verdict dimanche soir.

 

A lire:

Les six candidats à la primaire socialiste ont dit « la même chose»… ou presque

 


Voir les commentaires

SNCF : contôleur grièvement blessé sur la ligne Lyon-Strasbourg

7 Octobre 2011, 07:53am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 6 Octobre 2011

 

Mots clés : SNCF, Agressions,

 

 

Le trafic SNCF était fortement perturbé, jeudi en fin d'après-midi, à la suite de l'agression dont a été victime un employé. Dans la matinée, un train a dû être immobilisé à Clerval (Doubs), à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Besançon, après qu'un contrôleur a été poignardé à huit reprises par un voyageur.

Le contrôleur agressé, Bernard Mortelier, un Strasbourgeois âgé de 54 ans, a été médicalisé sur place avant d’être transporté par hélicoptère vers le Centre hospitalier régional et universitaire de Besançon. Il était, de source hospitalière, dans un état stable en début de soirée. «A cette heure, il est sorti du bloc opératoire. L'ensemble des lésions ont été traitées. Son état est stable», indiquait le CHU en début de soirée.

Son agresseur, un homme âgé de 30 ans, a été maîtrisé par des collègues de la victime, remis aux gendarmes en gare de Clerval (Doubs) et placé en garde à vue. L'homme dormait quand deux contrôleurs du train Corail 4313 ont tenté de vérifier son billet. S'étant réveillé, il est devenu très agressif, insultant d'autres passagers et les contrôleurs. Ces derniers ont quitté le wagon pour prévenir la police ferroviaire. Lorsqu'ils sont revenus, l'homme «s'était entaillé le ou les bras», a relaté la porte-parole de la SNCF. L'un des agents est alors ressorti pour prévenir les secours. Lorsqu'il est revenu, son collègue était blessé. 

L'agresseur pourrait souffrir de problèmes psychiatriques. Selon une source proche de l'enquête, il n'avait pas encore été formellement identifié jeudi soir, mais portait sur lui une carte bancaire au nom d'un homme de 27 ans originaire de Mulhouse, déjà condamné à quatre reprises pour des violences et des outrages.

Le droit de retrait exercé dans plusieurs régions
A la suite de cet incident, les voyageurs font face à de fortes perturbations sur l'ensemble du réseau, hormis l'Ile-de-France, et la SNCF conseille aux usagers de différer leur voyage. «Aucun train de nuit ne circulera dans la nuit de jeudi à vendredi, annonce la SNCF. Les perturbations se poursuivront demain dans la matinée.»

Le ministère de l'Intérieur a activé une cellule de crise et donné des consignes pour que la protection civile, la police et la gendarmerie aident à la prise en charge des passagers.

La SNCF a indiqué plus tôt dans la journée que «les clients et le deuxième contrôleur choqués par l’agression ont été orientés vers une cellule de prise en charge psychologique». Son président Guillaume Pepy a condamné dans un communiqué cet «acte odieux», exprimant «son indignation face à cette grave agression». Il s'est rendu à Besançon dans l'après-midi.

Pour le secrétaire fédéral de la CGT Cheminots Pascal Poupat "Il faut toujours un acte grave pour obtenir des discussions poussées"
"On veut qu'on arrête de déshumaniser les trains et les gares et qu'il y ait le nombre d'employés nécessaire pour assurer la sécurité du personnel et des passagers"  . Si le syndicat ne pointe pas, à priori, de dysfonctionnement particulier sur ce train dans lequel le contrôleur a été agressé, il déplore que ses demandes de revendications sur la sécurité à bord des trains ne soit pas assez entendue par la direction et qu'il faille "toujours un acte grave pour obtenir des discussions poussées."

"Dans certains TER, il n'y a pas de contrôleur et s'il y a le moindre problème le conducteur ne peut rien faire." Il rappelle que les trains dits "sensibles" doivent circuler avec au moins deux contrôleurs à bord.  Il attend des réponses de la direction en matière de sécurité.

La CFDT cheminots évoque une «dérive sociétale», estimant que les agents sont confrontés quotidiennement «à des actes agressifs et d'incivilité».

On ne relève ces dernières années que deux agressions de ce type. En juillet 2004, un contrôleur avait été grièvement blessé par un voyageur sans billet qui lui avait porté un coup de couteau à la nuque à bord d'un TER à Metz. En février 1999, un autre contrôleur avait été blessé à une main par un coup de couteau à Chalon-sur-Saône.

Voir les commentaires

Le PS et les Europe Ecologie-Les Verts... défenseurs de la mise en concurrence des services publics !

7 Octobre 2011, 07:45am

Publié par PCF Villepinte

Depuis plusieurs semaines, le PCF 93 et ses élus sont mobilisés pour obtenir de Jean-Paul Huchon qu’il ne mette pas en concurrence l’exploitation de la future ligne de bus T-Zen3, reliant la Porte de Pantin à Pavillons-sous-bois (gare de Gargan), et inscrive celle-ci, comme cela lui est juridiquement possible, dans le contrat en cours de négociation avec la RATP.

Les élus communistes ont d’ores et déjà fait adopter des voeux en ce sens à Bobigny et Bondy. Les Maires de Noisy-le-Sec (Nouveau Centre) et de Livry-Gargan (PS) refusent pour le moment de les inscrire à l’ordre du jour de leur Conseils municipaux.

Lors du Conseil d’administration du STIF du 5 octobre, les élus communistes Laurence COHEN et Christian FAVIER ont déposé un voeu dans le même sens concernant les TZen3 (Pantin – Pavillons) et TZen5 (Paris 13° – Choisy).

La gauche très largement majoritaire avait l’occasion de conforter ses engagements en faveur d’un service public des transports garant de l’intérêt des usagers, des salariés des transports et de la bonne desserte de nos territoires.

Le résultat du vote est à cet égard très préoccupant :

 


- POUR : 7 voix (2 PCF, 1 FASE, 1 MRC, 1 MGC, 2 UMP)
- CONTRE : 7 voix (6 PS, 1 UMP)
- REFUS DE VOTE (bravo pour leur courage !) : 5 (4 EELV, 1 UMP)

Le Président du STIF et de la Région Jean-Paul Huchon (PS) ayant voix prépondérante en cas d’égalité, le voeu a été repoussé.

 

 

Ainsi, le PS fait délibérément le choix d’accélérer la libéralisation des transports en Ile-de-France et la mise en compétition de la RATP avec les groupes privés. De son côté, Europe Ecologie-Les Verts, dans le prolongement de ses engagements libéraux européens, se soumet à une mise en concurrence qui tire le service public vers le bas. C’est une folie quand on connaît les résultats de ces stratégies dans nombre de pays européens !

Plus largement, cette orientation inquiètera celles et ceux qui espèrent qu’une défaite de Sarkozy en 2012 ouvrira enfin la voie à une véritable politique de gauche dans notre pays, s’appuyant notamment sur la promotion des services publics tant mis à mal par la droite et les marchés financiers.

Il faut non seulement battre la droite, mais aussi avoir le courage, sous peine de grandes déceptions populaires, de renoncer à ses dogmes libéraux et à la tutelle des marchés financiers qui mettent à mal les droits des usagers et des salariés des services publics ! C’est à amplifier cette double ambition que travaillent le PCF et le Front de Gauche, leurs candidats aux élections présidentielle et législatives.

Pour l’heure, le Parti communiste, ses organisations et ses élus en Seine-Saint-Denis vont continuer la bataille engagée pour que l’exploitation des T-Zen3 soit confiée directement à la RATP et inscrite au contrat STIF actuellement en cours d’élaboration.


Voir les commentaires

Jeudi, les retraités sont dans la rue !

6 Octobre 2011, 07:08am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 5 Octobre 2011

 

Mots clés : Retraites, pouvoir d'achat, france,
 

Pour un financement de la perte d’autonomie et en réaction à leur pouvoir d’achat en berne, les retraités manifesteront dans de nombreuses villes de France ce jeudi (carte incluse).

Toutes les organisations syndicales de retraités, a savoir l’UCR-CFDT, UNAR CFTC, UCR-CGT, FGR-FP, la FSU, Solidaires et l’UNSA, appellent à la manifestation ce jeudi dans toute la France. Le gros du cortège parisien partira à 14 heures De Bastille à Nation par le Faubourg Saint Antoine
Les syndicats insistent sur la nécessité de créer une prestation universelle de compensation de la perte d’autonomie quel que soit l’âge, prise en charge par la solidarité nationale, dans le cadre de la sécurité sociale.
Autre revendication importante, les retraités interpellent l’Etat, et l’appellent à aider certains départements pour financer l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), aider certains services d’aide à domicile, et diminuer le reste à charge des familles. Ils réclament également une réévaluation du minimum retraite, au niveau du SMIC.

Voir les commentaires

Joly et le « contre-budget » 2012 des écolos

6 Octobre 2011, 07:04am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 5 Octobre 2011

 

Mots clés : Budget, EELV, Eva Joly,

 

 

Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle, a présenté mercredi son « contre-budget » 2012, appelant à un « New Deal écologique et social ».

Une semaine après la présentation du budget 2012 par le gouvernement, Eva Joly propose son contre-projet. Elle a commencé par traiter le chef du gouvernement de "pompier pyromane" avant de regretter un "véritable assèchement de la puissance publique", entre "l'hôpital sacrifié, l'éducation saignée et des collectivités locales rackettées".

Le contre-budget 2012 d’EELV prend pour hypothèse de croissance un raisonnable 0,8 %. Il entend être responsable face à la dette. Eva Joly reste opposée à la règle d’or, jugeant l’engagement de réduire les déficits à 3% en 2013 "une folie". Elle promet tout de même de dégager 30 milliards d’euros pour réduire le déficit.

Dépense importante de ce contre-budget, les aides « vertes », à hauteur de 15 milliards d’euros. Cette enveloppe englobe des mesures d'incitation financière à la conversation écologique pour les ménages comme pour les entreprises, pour le développement de transports propres et pour l’isolation des habitations. Autres mesures avancées, l'augmentation du RSA, le retour à la retraite à 60 ans, l'instauration d'un revenu minimum de 600 euros pour les jeunes en difficultés d'insertion, un plan crèches, la suppression du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux et la création de 20000 postes d'enseignants.

Côté recettes, elle a évoqué une taxe sur les énergies non renouvelables (fossiles et nucléaires), avec le retour de la taxe carbone, ce qui rapporterait 12 milliards. EELV propose également le retour de la TVA de 5,5% à 19,6% dans la restauration. Une coupe dans les "cadeaux fiscaux" de la droite, est aussi évoquée. De la lutte contre la fraude dans les paradis fiscaux, Eva Joly espère 8 milliards de recettes. La suppression de l’exonération de l’ISF pour les biens personnels, 5 milliards de mieux, 5 milliards aussi pour un impôt plancher sur les bénéfices d’entreprises à ajouter à un coup de rabot sur les exonérations fiscales les concernant (4,5 milliards). Enfin elle propose une taxe supplémentaire sur les hauts revenus, supérieurs à 500 000 euros par an, avec des niches fiscales plafonnées, ce qui devrait rapporter 3 milliards de mieux.

Lire aussi
Eva Joly ne veut pas d'écolos dans un gouvernement qui ne voudrait pas sortir du nucléaire 
Budget : le gouvernement persiste dans l’inéquitable

Voir les commentaires

En 2012 on va leur faire un dessin - le Front de gauche

6 Octobre 2011, 06:54am

Publié par PCF Villepinte

Voir les commentaires

« Plutôt que de doubler la taxe soda, doublons la taxe caviar » (PCF)

6 Octobre 2011, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

 « Plutôt que de doubler la taxe soda, doublons la taxe caviar » (PCF)

Valérie Pécresse la porte parole du gouvernement et accessoirement ministre du Budget propose de doubler la taxe soda qui devrait ainsi rapporter 240 millions d'euro au prochain budget 2012.

Plutôt que de doubler la taxe soda, doublons la taxe caviar ! Le doublement de l'ISF comparé au montant de 2010 (estimation de janvier 2011)  permettrait à l'État de gagner près de 9 milliards d'euros avec l'insigne avantage de cibler les grandes fortunes, quand la taxe sur les sodas  touche toutes les catégories quel que soit leur niveau de revenus. Qu'on se le dise, l'estomac d'un riche ne lui permet pas de consommer plus qu'un pauvre!

L'urgence est, comme le réclame le Front de gauche, de cesser le bricolage fiscal qui n'a pour but que d'exonérer ceux qui peuvent et doivent payer ! Le Front de gauche dans son programme l'humain d'abord ! propose de rétablir une fiscalité qui redonne toute sa place à un impôt sur le revenu réellement progressif.

 

Voir les commentaires

Patrick Besson. « Plutôt la révolte que l’indignation, qui a quelque chose de bourgeois »

2 Octobre 2011, 21:08pm

Publié par PCF Villepinte

le 30 Septembre 2011

l'entretien

Mots clés : stéphane hessel, Entretiens,
 

Depuis une trentaine d’années, Patrick Besson se tient sur le devant de la scène. Auteur de plus de soixante-dix livres, récompensé en 1985, à vingt-neuf ans, pour Dara, par le grand prix du roman de l’Académie française, lauréat et juré du prix Renaudot, mais aussi polémiste redoutable et déconcertant, il réunit aujourd’hui en recueil un véritable florilège de son ton et de sa manière. Il nous explique sa démarche et son parcours. 

Votre nouveau livre, le Hussard rouge, reprend et rassemble une centaine d’articles et d’interventions 
de la période 1985-2001. Quel 
en est le sens en cette rentrée 2011 ?

Patrick Besson. Écrire, c’est faire le pari de ­Pascal chaque matin. Ou chaque soir, si on écrit la nuit. Qu’est-ce que ça me coûte de croire que je suis un bon écrivain, et qu’est-ce que ça me rapporterait de penser que je n’en suis pas un ? Si je suis mauvais, quelle importance d’avoir écrit dix ou cent livres ? Tous disparaîtront. En revanche, si je suis bon, c’est important qu’il y ait cent livres de moi au lieu de dix. Ce n’est pas grave que les quatre-vingt-dix romans de Paul de Kock soient introuvables, mais quelle chance d’avoir en librairie les deux cent soixante-dix bouquins de Simenon ! J’ai choisi très tôt de considérer, d’un strict point de vue théorique, technique, que j’étais un bon écrivain – j’aurais préféré de loin être un champion de hockey sur glace – et donc que tout ce que je laissais sortir de mon stylo avait de la valeur. Je m’applique par conséquent à l’éditer avec soin, que ce soient des romans, des nouvelles… ou des articles. Avec le Hussard rouge, j’ai inventé le recueil des recueils, puisque le livre rassemble plusieurs recueils déjà parus, entre 1985 et 2001, chez Albin Michel, Orban, le Rocher, Messidor et devenus indisponibles. J’avais déjà inventé, au printemps 1974, la critique du livre de poche pour l’hebdomadaire Elle, reprise depuis par tous les suppléments littéraires. Nous avons même créé un prix Renaudot poche ! Les textes regroupés dans le Hussard rouge forment, je l’espère, un tableau assez vivant, rigoureux, carnassier et drôle de la fin du XXe siècle pour justifier une telle édition en 2011. C’est du moins le pari que l’éditeur, Francis Combes, avec qui j’ai commencé à travailler en 1986 chez Messidor, et moi avons fait.

Ces articles touchent à une actualité très large : politique, littéraire, sociale… Et leur caractéristique commune, c’est la vigueur, pour ne pas dire la violence, du regard. 
Si cela n’est pas vraiment une nouveauté chez vous, on a quand même le sentiment que 
ce qui se passe pendant cette période suscite, plus que de l’indignation, une véritable condamnation.

Patrick Besson. Plutôt la révolte que l’indignation. Il y a quelque chose de bourgeois dans l’indignation. Je pense à Stéphane Hessel. Décoré par Mitterrand en 1981 (Légion d’honneur), il entre au PS, alors au pouvoir, en 1983 ! S’indigner en 2007 du sort réservé aux Palestiniens, alors qu’ils n’en connaissent pas d’autre depuis soixante ans, les soixante ans que Hessel a passés comme haut fonctionnaire aux Nations unies. C’est de l’indignation tardive ! Le fait que les lecteurs révolutionnaires, révoltés, « indignés » en soient réduits à s’accrocher par millions à ce texte montre bien que la crise qu’il y a n’est pas celle de la lecture, mais de l’écriture. De l’écriture révolutionnaire. Dans le Hussard rouge il y a quelques textes ultraviolents, qui ont « indigné » de nombreux lecteurs bourgeois, justement, et m’ont valu divers ostracismes. Le degré de subversion se mesure à la cruauté du châtiment. Je suis encore loin des punitions infligées, depuis l’Antiquité, aux révoltés, qu’ils eussent été ou non écrivains. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, et l’histoire de la censure non plus !

Deux questions semblent fortement vous hanter : celle de l’ex-Yougoslavie et celle 
du communisme. Est-ce pour l’unique raison que l’une et l’autre vous touchent de très près ?

Patrick Besson. La Yougoslavie était le dernier grand pays socialiste d’Europe, il était impératif de le faire disparaître pour le remplacer par une demi-douzaine de petits États soumis pour les uns à l’Union européenne (Croatie, Slovénie, Serbie) et pour les autres aux États-Unis (Kosovo, Bosnie, Macédoine). « Après ma mort, disait Tito, vous serez vaincus par l’ennemi extérieur et l’ennemi intérieur. » Mon attachement à la Serbie ne vient pas de ma mère, qui était croate, mais qui aimait aussi les Serbes, ainsi que je le raconte dans Dara. D’ailleurs, elle a fait un enfant avec l’un d’eux : mon demi-frère Noël, né en 1948. C’est le premier Serbe que j’ai connu et aimé et il était comme beaucoup de Serbes que je connaîtrais et aimerais par la suite : intelligent, drôle, débrouillard, secourable, calme, désinvolte. Je voudrais que vous puissiez voir la Serbie aujourd’hui : malgré les difficultés financières et sociales, les menaces que font peser sur elle les nationalistes albanais du Kosovo ou les nationalistes hongrois de Voïvodine, c’est un pays en ordre et en harmonie, au potentiel humain et intellectuel infini, où règnent l’élégance, l’inventivité, la finesse. Une jeune littérature de premier ordre (Valjarevi´c, Basara, Albahari…). Tous très anticommunistes, mais je m’en fous complètement.

À propos de la Yougoslavie, on pense en vous lisant à Peter Handke, dont la position, 
en rupture complète avec l’idéologie dominante, apparaît à beaucoup comme scandaleuse.

Patrick Besson. J’ai pour Peter Handke une véritable admiration, ce qui n’était pas le cas quand je ne l’avais pas lu, enfin, pas d’aussi près. Il fait en effet partie des victimes de Les ai-je bien descendus ?, paru en 2001 et repris dans le Hussard rouge. Depuis, j’ai lu le Poids du monde et surtout Mon année dans la baie de Personne, l’un des plus beaux romans du XXe siècle. Je ne dresserai pas la liste de toutes les avanies que Peter a subies après les textes souvent superbes et la plupart du temps peu politiques qu’il a écrits en faveur du peuple serbe. Des intellectuels français se sont salis dans des attaques graveleuses et ineptes contre lui. Il y a même eu un con pour censurer une pièce de Handke à l’Odéon et d’autres cons, ainsi que plusieurs connes, pour s’en féliciter. Au Salon du livre de Paris consacré aux auteurs de langue allemande, celui de la Femme gauchère n’était pas invité ! En faveur des Serbes, on a trouvé aussi Harold Pinter et Alexandre Soljenitsyne. Le plus singulier prosateur autrichien, le plus étonnant dramaturge anglais et le plus célèbre des écrivains russes : les Serbes ont eu de la chance. Il n’y a qu’en France que cela a merdé : ils sont tombés sur moi !

À travers le titre de votre livre, vous désirez manifestement vous inscrire dans deux traditions que tout semble pourtant opposer. J’imagine que ce n’est pas simplement par 
ce goût de la provocation qu’on vous connaît ?

Patrick Besson. Le dogme : les écrivains de gauche écrivent faux des choses justes, les écrivains de droite écrivent juste des choses fausses, pourquoi ne pas écrire juste des choses justes, qu’on soit de droite ou de gauche ? Le tabou : l’écrivain communiste. Il serait impossible. Le contre-exemple, gênant et donc haï : Aragon. Parenthèse : le meilleur roman sur la débâcle de 1940 n’est pas Suite française d’Irène Némirovsky, mais les Communistes d’Aragon, ouvrage proprement inouï et introuvable en librairie, sauf en « Pléiade », où on a eu le culot (cas unique dans cette collection) de le scinder en deux parties. Le Hussard rouge, oui, c’est une provocation : pourquoi serait-il toujours bleu ?

On voit se développer, depuis quelques années, une littérature « d’intervention », 
qui s’approprie de grands sujets sociaux 
et politiques sans que ses auteurs fassent resurgir la figure de l’écrivain engagé. Vous-même, en 2009 dans Mais le fleuve tuera l’homme blanc, vous affrontiez l’un 
de ces sujets, et non des moindres. Chez vous aussi, l’engagement n’apparaît pas comme la simple reprise d’une ancienne posture !

Patrick Besson. L’avantage de l’engagement, à travers des écrits ou d’autres interventions (je n’oublierai jamais cette manifestation de 1987, avec trois cents JC dont Jacques Perreux et Sylvie Vassalo, contre l’apartheid, devant l’ambassade d’Afrique du Sud), c’est qu’il libère l’œuvre des ressentiments de l’auteur ; du coup les sentiments de celui-ci ont toute la place pour se déployer. Dans bien des ouvrages d’écrivains prétendument apolitiques, on trouve sans arrêt des piques, des sous-entendus, des coups bas, des allusions qui alourdissent le texte : tout ce dont l’action politique, un engagement clair et sans équivoque l’auraient débarrassé. Je mets autant de tendresse à décrire, dans un livre – ce fut justement le cas dans Mais le fleuve tuera l’homme blanc –, mes ennemis que mes amis, car dans la vie je n’en ai mis aucune ! Le roman, c’est le lieu du pardon, pas celui de la vengeance. François Truffaut l’a dit avant moi : « Une œuvre d’art ne peut pas être un règlement de comptes. » Il faut régler ses comptes avant d’écrire ses romans.

L’engagement, c’était aussi souvent 
le compagnonnage politique. Vous déclarez avoir toujours été communiste. Vous avez tenu une chronique dans l’Humanité, mais vous 
en avez tenu aussi dans les colonnes 
du Figaro, de Marianne, du Point… Cela peut quand même prêter à confusion, non ?

Patrick Besson. J’ai écrit dans de nombreux journaux – vingt ? trente ? – mais toujours d’une seule manière. Je ne vois pas de différence caractéristique entre mes articles de l’Humanité et ceux du Figaro Magazine. Facile à vérifier : j’ai publié ceux de l’Huma dans la Vie quotidienne de Patrick Besson sous le règne de François Mitterrand et ceux du Fig Mag dans le Plateau télé (les deux chez Fayard). Ce sont les mêmes idées de gauche et le même style de droite. Idem pour mes feuilletons littéraires de l’Idiot international et mes critiques ciné de VSD. J’allais oublier Marianne, où œuvrent Guy Konopnicki et Jack Dion. De toute façon, j’ai toujours envisagé le travail de journaliste avec le même sérieux que celui d’écrivain : je conçois mes articles comme les futurs chapitres d’un livre (mon maître dans ce domaine étant Bernard Franck). Il est hors de question que je me plie à une quelconque discipline, doxa, de la publication dans laquelle j’écris. J’accepte toutes les modifications qui améliorent le texte, d’où qu’elles viennent à l’intérieur du journal, et me moque complètement qu’un article ne passe pas : j’en écris un autre. Ce que je ne peux jamais faire, c’est n’écrire qu’une partie de ce que je pense. Il faut écrire ce qu’on pense. Sinon, ça se voit qu’il en reste.

À cet égard, la parution de votre livre, avec la mise en perspective que celle-ci autorise, n’est-elle pas précisément destinée 
à réaffirmer la permanence d’une conviction, par-delà les brouillages momentanés ?

Patrick Besson. Je me définis, dans la dernière partie du Hussard rouge, comme un communiste non pratiquant. On ne reproche jamais aux catholiques d’avoir la foi, alors que personne n’a jamais apporté la preuve que le paradis existe. Moi, c’est pareil. Le paradis socialiste ne s’est pas encore manifesté, mais j’y crois. Il y a juste que je ne suis pas allé à la messe de La Courneuve depuis 1992. Et que je ne me suis jamais confessé dans l’Huma ! Il n’y a que deux côtés d’une barricade, disait Elsa Triolet. Qui a inventé, elle, les Fêtes du livre. Merci du cadeau : tous nos week-ends niqués. Eh bien, même si 90 % ou 95 % de mes amis, de mes amours et de mes connaissances se plaçaient du côté non communiste, je serai toujours du côté communiste, avec un tas de gens qui ne sont, à 90 % ou 95 %, ni mes amours, ni mes amis, ni mes connaissances. Mais des camarades. La camaraderie, c’est un peu au-dessus.

Votre livre a été présenté par votre éditeur, Francis Combes, à la Fête de l’Humanité. 
Le geste n’était pas anodin ?

Patrick Besson. Vingt ans après, comme écrivait Dumas. Avec Auguste Maquet, son nègre. C’est une chose d’être jeune et c’en est encore une autre, très différente, de ne plus l’être ; et d’avoir néanmoins les mêmes idées, les mêmes colères, le même rire. Et la même femme ! (voir page 87 du Hussard rouge). Peut-être que le temps n’existe pas. Pauvre Proust qui a consacré sept volumes à essayer de nous prouver le contraire.

Un vrai panorama critique : Le Hussard rouge, de Patrick Besson. Éditions le Temps des Cerises, 350 pages, 20 euros.

Il y a le style : Patrick Besson est un polémiste 
au trait ravageur. Mais il y a, inséparablement, une vision acérée du monde comme il va : Patrick Besson n’est pas dupe de ce qui se joue depuis 1989 en Europe 
et dans le monde. Littérature, politique, société, médias, télévision… rien de ce qui constitue le présent ne lui est étranger. Ici, il pastiche magistralement Echenoz, 
là il règle leurs comptes à Sollers, Ben Jelloun, Berberova et pas mal d’autres. Ou bien il met le cap sur l’ancien Berlin-Est, Moscou et Zagreb, portant sur tout cela 
un regard détonant. Et dresse peu à peu un formidable tableau critique du temps, depuis les fausses valeurs du marketing littéraire jusqu’aux valeurs prétendument supérieures du capitalisme triomphant. Chez Besson, l’acidité est un régal.

A lire:

Mes années Mitterrand


Entretien réalisé par 
Jean-Claude Lebrun

Voir les commentaires

Le double scandale de l’hôpital d’Évry-Corbeil

2 Octobre 2011, 21:05pm

Publié par PCF Villepinte

Photo d'archive

Social-Eco - le 30 Septembre 2011

Santé

 

 

Dans l’Essonne, le Centre hospitalier sud-francilien paie un loyer exorbitant pour le futur site unique, construit par Eiffage et toujours inoccupé. Tout le monde reconnaît l’échec du « partenariat public-privé » : un gâchis financier et sanitaire.

«Cet hôpital, c’est une bombe à retardement en matière de maladies nosocomiales. » Pharmacien biologiste, responsable de l’hygiène du Centre hospitalier sud-francilien (CHSF), le docteur Didier Lecointe ne décolère pas. L’objet de son courroux ? La société Eiffage, chargée de la construction du nouveau bâtiment de l’hôpital dans le cadre d’un partenariat public-privé, qui a « mal fait son boulot ». Depuis qu’il ausculte minutieusement les moindres recoins du futur établissement, coquille vide depuis sa livraison, le 17 janvier dernier, ce Monsieur Propre de l’hôpital va de déconvenue en déconvenue. Il y a un an, l’hygiéniste a demandé à Eiffage d’enlever les meubles en aggloméré, « véritables nids à bactéries », installés en réanimation. « À ce jour, ce n’est toujours pas fait ! » s’énerve Didier Lecointe, tout en rappelant l’histoire de la bactérie tueuse qui sévissait dans un hôpital du nord de la France, l’an dernier : « La source, c’étaient des meubles en agglo imbibés d’eau, qu’on ne pouvait pas désinfecter. » Mais de son avis, « le pire du pire », c’est la température de l’eau chaude, « qui n’est pas chaude ». « Pour les malades immunodéprimés, il est recommandé d’utiliser une eau bactériologiquement maîtrisée, explique le médecin. Il faut qu’elle soit à 60 degrés et non à 25 ! C’est la réglementation. Cela prouve bien qu’ils n’ont pas lu les circulaires ! » s’emporte Didier Lecointe. Et de citer encore ces chambres protégées qui devraient être situées au bout du service d’oncologie, de façon à limiter les passages et le risque d’aspergillus, à l’origine de graves affections du poumon. « Sur le plan initial, que j’ai validé, tout était pourtant bien précisé. Mais ils l’ont changé, sans me prévenir. Résultat : tout est fait à l’encontre des règles d’hygiène. Et on ne peut plus rien changer car le système de traitement de l’air est installé. »

Ce « manque de professionnalisme », le docteur Alexis Mosca le dénonce lui aussi. Dans son domaine, la pédiatrie, la liste des récriminations est longue. Pas de biberonnerie, pas de chambres mère-enfant. « Un scandale en 2011 ! » fulmine le pédiatre qui vient de s’apercevoir que la future salle d’attente des urgences pédiatriques est 30 % plus petite que l’actuelle, laquelle « déborde déjà ». « Le fond du problème, c’est que le bâtiment n’est pas fonctionnel, il est bourré de malfaçons. 8 000 points de réserve ont d’ailleurs été relevés par un huissier, en janvier dernier. Si des réunions de chantier avaient été organisées, peut-être n’en serions-nous pas là ! » estime Alexis Mosca. « À aucun moment on ne nous a demandé notre avis, corrobore Franck Banizette, le secrétaire (SUD) du comité d’hygiène et de sécurité. La semaine dernière, lors d’une visite des nouveaux locaux, on a vu que des travaux avaient été faits, et que d’autres sont encore en cours, mais ce qu’ils font, on ne le sait pas ! »

 L’idée de sortir du PPP fait son chemin

Des défauts majeurs, des délais qui s’étirent, qui plus est, une facture qui s’envole… De l’avis de tous – médecins, syndicats, élus locaux –, la formule du partenariat public-privé (PPP) « est un échec sur la qualité et la rapidité d’exécution, en plus d’être un échec sur le coût », résume Claire Chauniac, déléguée CGT du CHSF, satisfaite que le « scandale financier » ait enfin éclaté au grand jour. Le montant global de l’ordonnance devrait en effet atteindre 1,2 milliard d’euros. Sachant qu’Eiffage réclame 100 millions d’euros supplémentaires pour les modifications demandées au cours du chantier. Un énorme gouffre financier, pointé par la chambre régionale de la Cour des comptes : selon elle, le montant final de la facture n’aurait pas dû dépasser les 760 millions d’euros. Du coup, l’idée de sortir du PPP fait son chemin. Il y a même un consensus inédit, sans nul doute lié aux échéances électorales : ainsi, le sénateur UMP Serge Dassault et le député-maire PS Manuel Valls, qui tous deux avaient pourtant avalisé le projet en 2006, se battent côte à côte. Pour le socialiste, c’est à l’agence régionale de santé (ARS), voire au ministère de la Santé, de renégocier le contrat qui a été imposé par les tutelles de l’époque malgré l’absence de preuves d’efficacité financière et d’exploitation.

Côté syndical, on reste circonspect. « Renégocier tout le bail, oui, mais si c’est renégocier pour étaler les économies, c’est non », insiste Claire 
Chauniac, qui refuse que les deniers publics servent à « constituer une rente confortable à Eiffage et à ses actionnaires ». Hier, quelque 200 salariés de l’hôpital en grève depuis le 21 septembre se sont rassemblés devant le futur établissement de soins pour exiger le retour de l’hôpital dans le giron public. Une piqûre de rappel.

Le vrai mirage du partenariat public-privé

Jusqu’à l’année dernière, le nouveau Centre hospitalier sud-francilien était considéré comme LA vitrine des PPP. Il a même été primé à deux reprises. Sur le papier, le dispositif paraissait miraculeux : « accélération de la réalisation des projets », « réduction du coût global », « garantie de performance dans le temps », « répartition du risque optimal entre secteur public et privé »… Signé en 2006 par Xavier Bertrand, déjà ministre de la Santé, le contrat prend la forme d’un bail emphytéotique hospitalier. En clair, c’est le privé (Eiffage en l’occurrence) qui se charge de l’investissement, de la construction et de l’entretien, tandis que le public se contente de payer un loyer (40 millions d’euros par an) avant de devenir propriétaire, trois décennies plus tard. Présenté comme une solution astucieuse, le dispositif se révèle être un échec sur le plan de la rapidité d’exécution, de la qualité et du coût.

Alexandra Chaignon

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>