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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Gratuit : l'Humanité du 17 octobre

18 Octobre 2011, 08:17am

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 17 Octobre 2011

 

Mots clés : L'Humanité,
 

 

L’Humanité daté du lundi 17 octobre , comme plusieurs autres quotidiens du jour, n’a pas été distribué chez les marchands de journaux en raison d’un mouvement social des cadres de Presstalis sur une partie du territoire : banlieue parisienne ( hors Paris et proche banlieue ), régions Centre, Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne.

Nous prions nos lectrices et lecteurs de bien vouloir nous excuser de ce désagrément.

Vous trouverez en conséquence, exceptionnellement, l’Humanité du lundi 17 octobre en PDF gratuitement

cliquez ici. http://www.humanite.fr/medias/gratuit-lhumanite-du-17-octobre-481777

 

et aussi:

 http://www.humanite.fr/medias/ce-que-l%E2%80%99humanite-publiait-en-octobre-1961-481780

Abonnez-vous en ligne à l'un de nos titres  en cliquant ici 

 

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Pas de panique ! C’est une crise systémique…

18 Octobre 2011, 08:09am

Publié par PCF Villepinte

 Pas de panique ! C’est une crise systémique…

Pas de panique ! Il ne faut surtout pas affoler les marchés, il paraît que c’est « juste » une crise systémique…

Il faut dire que depuis 2008 tout fout le camp. Le glorieux système capitaliste prend systémiquement l’eau de tous les côtés. Tous les indices le confirment : le chômage augmente, le nombre de pauvres explose, la situation des travailleurs se dégrade, les fonctionnaires l’ont dans l’os, les banques sont au bord du gouffre, et les Etats sur la paille… Mais le nombre de millionnaires ne cesse d’augmenter ! Ce n’est pas la crise pour tout le monde.

Que s’est-il passé ? Il y a eu, en réalité, deux crises.

La première crise, de 2008, était assez banale. Les banques ont prêté des sommes avec des intérêts que les emprunteurs ne pouvaient pas rembourser. Elles se disaient : ça va passer, car c’est pour acheter de l’immobilier, la valeur du bien va augmenter, et ça couvrira le capital et les intérêts. Elles spéculaient, quoi. C’étaient les fameux subprimes. Arrive alors le Krach : l’immobilier commence à baisser, les prêts ne peuvent pas être remboursés, la valeur du bien ne suffit pas à couvrir le prêt, et les titres endossés sur les prêts ne valent donc plus grand-chose... Mais qui les détient ces titres ? Personne ne sait, car on les a découpés et revendus, en spéculant à nouveau dessus. Du coup, tout le monde se méfie de tout le monde, les banques ne se prêtent plus entre elles, car chacune craint que l’autre tombe, plombée par les subprimes. Pour le coup tout le monde tombe en bourse. La banque Lehmann Brothers fait faillite. Le système financier s’écroule.

Les Etats avaient alors deux possibilités. La première : garantir les épargnants et les entreprises pour sauver l’économie, et laisser les financiers se noyer dans leur cupidité. La seconde : sauver les financiers avec l’argent des contribuables, en leur laissant, à eux, le soin de financer l’économie. On a fait le choix de sauver la finance sur notre dos (pour toutes les banques, y compris la banque des collectivités locales, Dexia, qui croulait sous les subprimes). On voit aujourd’hui le résultat : la deuxième crise !

Cette nouvelle crise est plus originale. Les banques, renflouées par les contribuables (c'est-à-dire par les travailleurs et les consommateurs, via la TVA), ont utilisé ce pognon pour spéculer sur les marchés financiers. Profits géants d’après crise et champagne pour les traders (y compris chez Dexia). Prises dans la logique boursière, les entreprises ont licencié pour augmenter les marges : le chômage a augmenté, la croissance a baissé, et l’Etat a vu ses recettes fondre et les dépenses augmenter.

Après avoir été saignées pour sauver les banques, en somme, les finances publiques ont été ultérieurement affaiblies par la récession provoquée par ces mêmes banques. Du coup, les financiers ont fait le raisonnement suivant : les Etats sont fauchés à cause de nous ; s’ils sont fauchés, alors il est risqué de leur prêter de l’agent ; puisque l’Etat est devenu un emprunteur risqué, il doit payer plus d’intérêts sur l’argent qu’on lui prête… Les financiers, en somme, ont commencé à spéculer sur les dettes d’Etat, en provoquant l’augmentation de leurs taux d’emprunt. Du coup les Etats ont dû payer encore plus au moment même où ils étaient plus faibles. Ils ont donc dépensé moins dans leur économie, pour payer plus les banques. Résultat : nouveau frein à la croissance, donc baisse des rentrées fiscales, et explosion ultérieure du coût de la dette. Résultat : la Grèce se retrouve au bord du gouffre, et la « crise de la dette » se propage. Mais du coup, les banques qui, à l’instar de Dexia, ont prêté aux Etats, sont elles-mêmes menacées, puisque les Etats pourraient ne pas les rembourser… Nouvelle crise de confiance, et tout le monde replonge. C’est « systémique », paraît-il, mais il suffit donc de changer de système (suivez ma faucille…) !

Et pourtant, au lieu de changer de système, ceux qui nous ont foutu dedans, les financiers et les agences de notation, disent : pas de taxation, austérité et règle d’or. Ils veulent, en somme, nous achever, car cela conduira à moins de croissance, plus de chômage, moins de recettes, et encore plus de dette !

Et pour les banques en difficulté, comment qu’on fait ? « Comme avant » disent-ils, sauf que les Etats ne peuvent plus payer. On demande donc à la Caisse des dépôts et consignations et à la Banque postale (c'est-à-dire à Mézigue et aux camarades de la Section, nom d’une révolution, car c’est notre pognon, la Poste !) de casquer pour Dexia : rien que ça !

Au lieu de taxer les transactions financières pour freiner la spéculation, au lieu de sauver les dépôts en laissant couler les traders, au lieu de nationaliser le secteur financier véreux, on met en danger ce qui reste d’épargne populaire pour épaissir le bas de laine des spéculateurs qui, après la première crise, ont déjà flambé le pognon public au lieu de faire repartir l’économie ! Quand je vous dis que j’ai la Kalash qui gratte…

Glop Lerouge

Secrétaire de Section

 le 14 octobre 2011

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Après la désignation des candidats, place au débat d'idées

17 Octobre 2011, 11:44am

Publié par PCF Villepinte

Après la désignation des candidats, place au débat d'idées
François Hollande vient d'être désigné candidat du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, dans le cadre d'une primaire qui a montré combien était forte la volonté de nombre de français de se débarrasser de Nicolas Sarkozy. Je prend acte de cette investiture.

Maintenant que la désignation du candidat socialiste est dernière nous, il est plus que temps d'en finir avec le débat de personne, place au débat d'idées. Pour notre part, le Front de gauche, avec son candidat commun Jean-Luc Mélenchon, est décidé à le faire vivre avec la plus grande détermination.

La situation extrêmement préoccupante de notre pays impose des mesures d'une toute autre ambition que celle que les candidats socialistes ont égrainé les semaines passées. Les proposition du Front de gauche s'attaqueront au mur de l'argent pour remettre au coeur de la société « L'humain d'abord ».

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Henri Malberg : "on a sous-estimé la portée du 17 octobre 1961"

17 Octobre 2011, 11:38am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 16 Octobre 2011

 

 

Militant communiste depuis la Libération, Henri Malberg était présent à Paris au moment de la tragédie. Il revient notamment sur le traitement par l’Humanité de l’époque. « Honneur à ce journal », nous déclare-t-il.

Vous étiez militant communiste parisien à l’époque du 17 octobre 1961. Quel souvenir gardez-vous de ces années de guerre ?

Henri Malberg. J’avais 16 ans au moment de la guerre du Viêt-Nam, 24 ans lors du déclenchement de ce qu’on a appelé les événements d’Algérie, et 32 ans à Charonne. Donc ma génération, celle qui est venue très jeune au communisme au sortir de la guerre, a passé seize années de sa vie à mener le combat anticolonialiste. N’étant pas historien, j’évoque cette période à partir de mes propres souvenirs de cette époque et de tout ce que j’en ai lu depuis. Quand je regarde en arrière, j’ai un sentiment d’honneur en tant que militant, et l’impression d’avoir servi les intérêts de la France qui n’avait rien à gagner à cette guerre. On a du mal à imaginer aujourd’hui ce que furent ces années de la guerre d’Algérie. Des années de lutte farouche du peuple algérien et de leurs dirigeants, mais aussi de résistance du système colonial et impérialiste français allant jusqu’à la barbarie. On a du mal à imaginer ces gouvernements qui furent tour à tour centristes, socialistes, gaullistes, et qui ont nié la réalité de l’aspiration du peuple algérien à l’indépendance, et ont cru pouvoir y faire face par la répression. Ce furent des années très dures, dures aussi politiquement pour les communistes et les gens de progrès  nombreux, intellectuels, étudiants, policiers, soldats, qui ont longtemps souffert de l’isolement au milieu d’un peuple qui, dans sa masse, a longtemps pensé qu’il fallait faire des réformes en Algérie mais sans accepter l’indépendance.

 

Comment avez-vous vécu la soirée du 17 octobre 1961 et les jours qui suivirent ?

Henri Malberg. Quand la journée du 17 octobre 1961 commence, j’ignore que le soir 20 000 Algériens, hommes, femmes, enfants endimanchés vont marcher dans Paris pour protester contre le couvre-feu. Cette manifestation était clandestine, si bien que la masse des Algériens eux-mêmes ignoraient le matin où ils iraient le soir. Les dirigeants du FLN n’avaient pas prévenu la direction du Parti communiste, en tout cas je n’en ai eu aucun écho. Donc, de la journée elle-même, je n’ai pas de souvenir précis. Avec le recul, un regret me vient : peut-être qu’un rassemblement commun du peuple français et des Algériens contre le couvre-feu auraient fini différemment. Mais on ne réécrit pas l’histoire. Les événements du soir, je les apprends donc le lendemain matin, en lisant l’édition spéciale de l’Humanité imprimé dans la nuit. La prise de conscience de la gravité des événements est immédiate : le 17 octobre est un massacre des innocents, un événement rare dans la capitale, une sorte de Commune des travailleurs algériens qui, dans leur masse, étaient des ouvriers accourus des banlieues et des quartiers populaires de Paris.

 

On conteste souvent au Parti communiste et à son journal l’Humanité, son engagement aux côtés des Algériens réprimés le 17 octobre et dans les jours qui suivirent. Partagez-vous cette lecture de l’histoire ?

Henri Malberg. Il est de bon ton aujourd’hui, à la télévision ou dans certains journaux, de dire que le Parti communiste n’a pas fait ce qu’il fallait lors de cette journée et dans les jours qui suivirent, qu’il est coupable, que son journal l’Humanité est coupable. C’est profondément injuste et inexact. En relisant les journaux de cette semaine cruciale, l’émotion m’étreint. Chaque fois, je suis frappé du courage, de l’intelligence politique qui s’exprime dans ces colonnes, et je peux dire, dans cette semaine là : honneur à ce journal. Ainsi, dans la seconde édition imprimée la nuit même, l’Humanité, qui n’avait pu rédiger qu’un encadré dans la une de sa première édition, consacre cette fois une page intérieure entière sous le titre : « Par milliers, les algériens ont manifesté hier dans Paris », avec une photo de la mobilisation prise sur les Grands boulevards. « Il y a des morts », écrit le journal sans pouvoir annoncer de chiffre, « certainement plus élevé » que deux comme annoncé par les dépêches d’agence. Les seuls journaux qui condamnent le gouvernement sont l’Humanité et le Libération de l’époque, celui de d'Astier de la Vigerie. Les autres s’interrogent selon leur ligne politique sur les responsabilités. Le 19, l’Humanité publie deux articles importants. L’un porte sur les «  débrayages hier dans plusieurs usines contre la répression qui frappe les Algériens », qui donne écho aux protestations des salariés de Thomson, Saviem, Renault. L’autre est la publication de la déclaration du bureau politique du PCF, écrite au matin de la nuit tragique, et qui dénonce  la « gravité des événements du 17 octobre », la « brutalité sans précédent » de la « répression contre les Algériens » et « la politique colonialiste du pouvoir gaulliste, illustrée une fois de plus par les sanglants événements d’hier ». Le PCF parle d’un « gouvernement en train d’élargir le fossé creusé entre Français et Algériens par sept années de guerre » et qui favorise la "discrimination et la haine" et compromet « les relations futures entre la France et l’Algérie ». Il en appelle à « la solidarité indispensable des travailleurs français et algériens » pour "en finir avec la guerre d’Algérie". Le PCF conclut en insistant « sur la nécessité de développer l’action unie pour imposer une véritable négociation avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne sur la base de l’application du principe de l’autodétermination dans le respect de l’unité du peuple algérien et de l’intégrité du territoire de l’Algérie ». Quelle force politique peut dire qu’elle a tiré dans les vingt-quatre heures un tel enseignement de cette manifestation ? Le 20, l’Humanité rapporte l’interpellation du ministre de l’Intérieur Frey par le député communiste Jacques Duclos : « Qui a donné l’ordre de tirer ? » lui demande-t-il, tandis que le journal mène l’enquête et pose les questions qui dérangent : « Combien y a-t-il eu de morts au cours des nouvelles manifestations d’Algériens » du mercredi 18 ? « Est-il exact que 12 Algériens ont été, la semaine dernière, précipités dans la Seine ? » Toute la semaine qui suit et au-delà, le journal relate sans relâche les débrayages dans les usines, les manifestations de protestation d’Algériens, d’étudiants, de la Jeunesse communiste rassemblant « plusieurs milliers de jeunes » tenant « des meetings, des assemblées », organisant des « délégations à l’Elysée ». Et continue les révélations et les témoignages directs de violences, de brutalités, de gens morts. De cette lecture, il ressort que le 17 octobre, contrairement à ce que j’ai lu, n’a pas provoqué d’indifférence dans la partie la plus avancée du peuple français. Au contraire. Et au sein de la réaction de masse des communistes, les élus communistes se sont montrés particulièrement actifs. Lors d’une séance extraordinaire du Conseil de Paris qui suit le massacre, les élus communistes interrogent brutalement le préfet de police en lui demandant des comptes sur les noyés, les gens tués, les gens matraqués, les Algériens expulsés. C’est un moment dramatique, durant lequel le préfet accuse les Algériens de tirer sur les policiers, et prétend qu’il n’y a à déplorer que deux morts la nuit du 17. A l’Assemblée nationale, Robert Ballanger, au nom des communistes, dénonce les « brutalités sauvages » des forces de répression.

Cette journée s’inscrit dans une période d’affrontements durs, cet automne-là, à vous entendre, comme si la violence avait atteint son paroxysme après sept ans de guerre. Pourtant, il faudra moins de cinq mois, à partir de cette date, pour en finir avec la guerre d’Algérie. Peut-on parler alors du 17 octobre 1961 comme d’un « tournant » ?

Henri Malberg. On ne peut pas appréhender le 17 octobre comme si c’était un acte isolé, une tragédie incompréhensible dans ses origines, et sans prendre en compte son devenir. Nous sommes en 1961, la guerre dure depuis sept ans, la France et les pouvoirs qui se sont succédé ont tout essayé pour briser la résistance du peuple algérien. Ils se sont accrochés farouchement à ce morceau d’Empire, à ce pays qui comptait un million d’européens sur dix millions d’habitants. Ce conflit a connu plusieurs phases. En 1954, au début de la guerre, on traite l’insurrection algérienne par le mépris, comme un groupe de terroristes minoritaires, fanatiques, qui ne représente pas le peuple algérien, et on prend des « mesures d’ordre » qui cache une sauvagerie sans nom, c’est le temps des massacres du Constantinois. Pour le  gouvernement de Pierre Mendès-France, l’Algérie ce n’est pas le Viêt-Nam. Le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, déclare : « L’Algérie, c’est la France ». Mais cette politique de répression échoue, alors que monte en France la volonté de ne pas s’engager dans une nouvelle guerre : les premiers envois du contingent provoque des manifestations, des casernes se révoltent et refusent de partir en Algérie. Cette volonté de paix débouche, aux élections du 2 janvier 1956, sur une victoire du Front républicain mené par le Parti socialiste et un grand succès du Parti communiste qui, avec 25,36 % des voix,  fait élire 150 députés. L’idée majoritaire est alors qu’il faut éviter la guerre en Algérie en privilégiant la recherche d’une solution politique. Une chance historique se présente, qui aurait pu, si elle avait été saisie, épargner les vies de centaines de milliers d’Algériens et de 30 000 jeunes soldats français. Que de souffrances, que de deuils, que de honte auraient ainsi été évités. L’histoire en a décidé autrement : le premier ministre socialiste Guy Mollet chassé d’Alger sous les tomates des partisans de l'Algérie française, engage le contingent, avec un mot d’ordre en apparence de gauche : celui du combat de la République laïque de liberté, d’égalité et de fraternité contre les forces obscures. C’est terrifiant. Ce sont ces mêmes arguments que l’on retrouvera plus tard chez Reagan et sa lutte contre "l’Empire du Mal ". Mais Guy Mollet aussi échoue, avec le coup de force d’Alger du 13 mai 1958 qui ramène De Gaulle au pouvoir. Pendant deux ans, ce dernier fait tout pour gagner la guerre. Il propose la paix des braves en exigeant la capitulation des Algériens qui la refusent, et c’est à l’issue de ces trois temps que s’annonce 1961, année centrale parce que c’est durant cette année que De Gaulle arrive à la conclusion que la France ne pourra pas gagner la guerre et que le principe de l’autodétermination du peuple algérien est adopté. Rappelons-nous le contexte : le 23 avril 1961, le coup de force des généraux d’Alger est brisé par la résistance de De Gaulle et le soutien à la République qu’affirment les communistes, les syndicats, la majorité du peuple et du contingent, qui refuse de suivre les ultras de la guerre. Simultanément naît l’OAS, organisation fasciste, tandis que les négociations se poursuivent avec le gouvernement provisoire de la République algérienne, et qu’un véritable front hostile à la guerre s’est mis en place, comprenant les intellectuels, les syndicats, les communistes, qui s’élargit sans cesse au rythme effréné des manifestations. C’est dans ce contexte de tensions et de violences que survient le 17 octobre, mouvement de révolte des Algériens de métropole qui refusent la chasse au faciès et le statut de citoyen de seconde zone, malgré la violence de la répression. C’est ce mouvement que Papon et le gouvernement choisissent de briser, parce qu’il contribue à la recherche d’une solution pacifique en Algérie, en montrant la force des Algériens de France. Le 17 octobre 1961, c’est donc une répression sauvage, mais ce n’est pas que cela : c’est aussi un moment politique majeur, d’autant plus que dans l’appareil d’Etat une partie des gens qui soutenaient De Gaulle l’ont lâché. Après l’année cruciale 1961, on s’approche de la semaine cruciale, celle qui entoure la manifestation de Charonne, en février 1962.

Le massacre de Charonne s’inscrit-il dans le prolongement de la nuit du 17 octobre ?

Henri Malberg Le 17 octobre 1961 est le prélude à ce que j’appelle la semaine décisive, parce que c’est elle qui donne le signal que, cette fois, on va en finir une bonne fois pour toutes avec cette guerre, et aller vers le droit à l’indépendance du peuple algérien. L’OAS, qui sent le vent tourner, installe la guerre en France. C’est en réaction à ses agissements qui choquent l’opinion que la  manifestation de Charonne a lieu, sous le mot d’ordre : « A bas le fascisme, OAS assassin, paix en Algérie ». Après le crime de Charonne, la cause est entendue parce que converge un mouvement populaire irrésistible en France. Charonne reste une grande date dans l’Histoire de France. Les obsèques de Charonne sont à la fois un acte de douleur et de souffrance mais aussi l’une des plus grandes manifestations politiques de l’histoire d’après guerre. Les grèves et ce million de gens qui viennent crier leur peine au Père Lachaise, c’est immense et, objectivement, c’est ce qui donne les forces à De Gaulle pour conclure la paix, parce que le peuple a dit assez, parce que De Gaulle veut mettre fin à cette guerre, et puisque l’OAS est isolée. Les obsèques ont lieu le 13 février, les accords d’Evian sont signés le 18 mars. Il y a donc bien une année de basculement, et le 17 octobre en est un moment.

 

Des questions subsistent sur la ligne du PCF durant toutes ces années de guerre. On lui a souvent reproché de ne pas avoir donné de mot d’ordre clair en faveur de l’indépendance algérienne, lui préférant celui de paix en Algérie, souvent perçu comme une marque de distance vis-à-vis de l’aspiration nationale algérienne. Selon vous, le PCF a-t-il failli à son engagement anticolonial concernant l’Algérie, ou sa position a-t-elle été caricaturée ?

Henri Malberg Que l’on ait été caricaturé, c’est clair, puisque, dans tous ses textes fondamentaux, le PCF est tout à fait convaincu que l’indépendance est au bout du chemin. Cela vient de très loin : Maurice Thorez parlait déjà, avant la guerre, de l’Algérie comme d’une nation en formation. La position s’infléchit certes après la guerre, où le PCF soutient, en 1946-1947, la création de l’Union française, que même Ho Chi Min, à un moment donné, a considéré comme une voie possible dans le contexte d’après-guerre, avec la poussée des forces progressistes, le programme du CNR et la présence des communistes au gouvernement, qui ont fait espérer une union de peuples permettant à ces pays de trouver un chemin d’émancipation. Mais la Guerre froide, la passion impérialiste de la bourgeoisie française et le profit qu’elle tirait de la colonisation ont fait rapidement de cette issue une utopie appartenant à l’Histoire. Reste que le mot d’ordre de paix en Algérie est une question très complexe, qui nous a fâchés avec des gens. C’était bien plus dur que pour le Viêt-Nam. Parce que l’Algérie est de l’autre côté de la Méditerranée, parce qu’elle comptait un million d’Européens sur dix millions d’habitants. Nous étions tenaillés par l’idée de ne pas demeurer un petit groupe isolé de la majorité du peuple, et de gagner cette majorité à nos vues. Dans cette optique, l’idée arrêter cette guerre, de faire la paix et de ramener le contingent était le mot d’ordre le plus juste. Et pendant longtemps, nous avons été quasiment les seuls à agir en ce sens. Lorsque le mouvement a gagné en force, des intellectuels et des communistes ont alors monté le réseau Jeanson d’aide au FLN. En tant que parti politique, nous avons considéré que ce type d’actions ne menait nulle part et contribuerait à nous isoler. Avec le recul, je regrette ce que j’ai pensé de ces gens. C’était leur conscience, nous étions du même côté de la barricade, même si je persiste à penser que nous aurions commis une erreur historique en les imitant, car l’évolution décisive dont j’ai parlé n’aurait peut-être pas eu lieu. Alors bien sûr, les communistes n’ont pas toujours eu, à la minute près, le bon mot juste, le bon éditorial, la bonne attitude. Mais j’observe qu’il est quand même insupportable que, alors que toutes les grandes formations politiques, droite comme PS, ont été au-dessous de toute dignité dans cette histoire, on ne parle jamais de leur attitude : eux ont tous les droits de se tromper, les communistes aucun. Mitterrand a quand même laissé guillotiner plusieurs dizaines d’Algériens quand il était Garde des Sceaux de Guy Mollet ! Et on voudrait nous dépeindre comme inhumains, dans le sens d’une intelligence supérieure qui à chaque moment doit deviner la suite de l’histoire ? Non, cela ne se passe pas ainsi.

Les critiques se cristallisent sur un moment particulier : celui du vote des pouvoirs spéciaux à Guy Mollet, le 12 mars 1956, qui sert d’exemple pour affirmer que, finalement, le Parti communiste ne s’est pas distingué des autres partis ou, pour le moins, n’a pas été plus vertueux. Qu’en pensez-vous ?

Henri Malberg L’épisode des pouvoirs spéciaux n’a duré que trois mois. Des camarades pensent aujourd’hui que c’était une erreur, car selon eux, la suite était inscrite, et donc, en réfléchissant bien, nous n’aurions pas dû voter les pouvoirs spéciaux à Guy Mollet. Je continue à penser quant à moi qu’il fallait le faire, pour des raisons simples : le peuple avait voté massivement pour une politique de paix en Algérie, Guy Mollet se présentait non pas comme un ultra mais comme un homme qui voulait les pleins pouvoirs pour trouver des solutions politiques. Je préfère endurer le reproche que nous avons eu tort au regard de la suite des événements, plutôt que celui de n’avoir pas saisi la chance de mettre fin à cette guerre, quand bien même il n’y en avait qu’une sur mille. Le vote des communistes n’avait rien à voir avec une carte blanche accordée à Guy Mollet : au contraire, notre vote était conditionné à l’application d’une politique bien définie. Et on peut relire cette explication de vote un demi siècle après avec honneur. Ceci étant dit, nous ne sommes pas à chaque instant comptable de l’avenir du monde, l’histoire nous a montré d’ailleurs que c’est lorsqu’on croit cela que l’on commet les erreurs les plus lourdes.

Comment expliquez-vous le relatif silence qui entoure les événements d’octobre 1961 au regard des intenses commémorations de Charonne ?

Henri Malberg Je pense que, pendant longtemps, on a sous-estimé la portée du 17 octobre 1961. Pendant des années on s’est tu là-dessus. Tenant compte que Charonne s’est produit à la toute fin de la guerre d’Algérie, il est logiquement devenu le moment clé, historiquement. Mais cela commence à changer. Avec le retour de l’intérêt pour l’histoire dans la vie politique française, les langues se délient autour de la signification du 17 octobre 1961. Cinquante ans après, au lieu de se concentrer uniquement sur le dénouement, apparaissent aujourd’hui plus clairement les points forts de cette histoire. Ceci dit, il ne faut pas en rajouter, on ne découvre quand même pas aujourd’hui ce que fut cet événement. Il n’y a qu’à lire l’Humanité Dimanche d’il y a vingt ans pour s’en convaincre, où j’ai retrouvé une page tout à fait remarquable. Mais le lien entre le 17 octobre et Charonne s’établit davantage aujourd’hui à mes yeux comme l’une des « arêtes » de cette histoire.

Que s’est-il passé exactement la nuit du 17 octobre 1961 ? De Gaulle y a-t-il joué un rôle ? Ou s’agit d’une répression déclenchée par les ultras pour contrecarrer le chemin vers l’indépendance ? Et dans ce cas, ce massacre n’a-t-il pas desservi d’abord la cause des assassins en créant un basculement dans l’opinion en faveur de la fin de la guerre ?

Henri Malberg Sur le dernier point, je pense que oui, car à cette époque, je le répète, les assassins tuaient tous les soirs. Le 17 octobre manifeste le sentiment massif de la population et des travailleurs algériens, et il a des conséquences profondes sur l’opinion française malgré les manipulations médiatiques et les mensonges du gouvernement. Plusieurs écrivains et historiens ont tenté de dresser un bilan des morts. Ils continuent de diverger, l’écart allant de 50 à 200 tués. Mais la certitude est qu’il s’est agi d’un vrai carnage. Quant aux responsabilités, Papon a assumé la répression, le ministre de De Gaulle, Roger Frey, a couvert Papon, lequel Papon avait clairement donné carte blanche à ses policiers dans la semaine précédant le massacre en promettant de les couvrir. Il a fait passer cette consigne dans les commissariats en s’appuyant sur le ressentiment créé par l’exécution de policiers par le FLN. Quant à De gaulle, ma conviction  personnelle est que je ne l’imagine pas disant : « Tuez deux cents arabes ». Mais je pense qu'il ne voulait pas être sous la pression de la rue au moment où les discussions se poursuivaient avec les Algériens. Je pense, mais je n’en ai aucune preuve, que sa volonté était de faire régner l’ordre pour avoir les mains libres dans ses négociations avec les Algériens. Comme déjà durant la Résistance, il n’a jamais aimé l’intervention populaire, se réservant sa liberté de choix politique. Et puis il n’appréciait pas dans ce moment l’action des communistes, même s’il en tenait compte. En tout cas, l’instruction est venue d’en haut, on ne déplace pas des milliers de policiers sans ordre du pouvoir.

 

A lire :

Entretien réalisé par Sébastien Crépel

 

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Démocratie(s) : l'altération des repères ruine-t-elle l'émancipation?

16 Octobre 2011, 20:31pm

Publié par PCF Villepinte

Sur "Le blog de Jean-Emmanuel Ducoin"
Réflexion très contemporaine autour d'un essai vivifiant, La Démocratie anesthésiée, de Bernard Vasseur.

Rêve. Puisque nous croyons aux passerelles non visibles qui atteignent d’autres horizons, puisque nous pensons que les idées peuvent se renouveler à condition de chercher l’air à grandes bouffées comme pour aspirer (encore et encore) le soleil de notre enfance, et puisque, enfin, nous ne cessons d’entamer le déchiffrage de notre propre mystère collectif, relisons avec empathie l’une des citations de Guy Debord: «Partout où règne le spectacle, les seules forces organisées sont celles qui veulent le spectacle. Aucune ne peut donc plus être ennemie de ce qui existe, ni transgresser l’omerta qui concerne tout.» Quand l’agora se transforme en une vulgaire scène pour pitreries globalisées où tout s’égalise et tout se vaut, la démocratie s’y retrouve-t-elle? Osons paraphraser l’auteur de Panégyrique. Dans un monde cul par-dessus tête, le vrai est-il un moment du faux? Et le rêve, oui le rêve, ne devient-il pas souhaitable, indispensable quand la nécessité se trouve socialement… rêvée ?

Essai. Dans la Démocratie anesthésiée (Les Éditions de l’Atelier), le professeur de philosophie et directeur de la maison Elsa-Triolet-Aragon, Bernard Vasseur, prolonge sans détours le questionnement: «Plus de temps de loisirs disponible pour se divertir plus longtemps? Faut-il se satisfaire d’un tel rabaissement consumériste et désenchanté?» Dans cet essai vivifiant où le nouveau visage du politique est sondé et décrypté, analysé et déconstruit, Bernard Vasseur en revient à un préambule grave: «Quel objectif poursuit la démocratie aujourd’hui?» Torpeur, impuissance, inertie, etc., tout nous montre que cette démocratie est bloquée, la prise de parole monopolisée, le pouvoir confisqué. D’où provient ce blocage historique? N’est-il issu «que de la lente anémie de pratiques séculaires d’une démocratie que tout le monde vénère» comme «un étendard glorieux et qu’il suffirait de rajeunir un peu»? Ou est-il «le résultat de l’anesthésie programmée d’une démocratie qui ne fait plus l’affaire en haut lieu», quelque chose «comme l’ébauche d’un nouveau visage du politique se mettant progressivement en place et préparant tranquillement, sans bruit, en douceur, l’entrée dans un âge postdémocratique»? L’expression en choquera plus d’un et tant mieux : «Un despotisme d’un genre nouveau», annonce-t-il. Soft et invisible, insidieux car imperceptible aux yeux du plus grand nombre. Prenant Tocqueville à témoin – un pied de nez –, l’auteur interpelle ses contemporains: «Comment ne pas reconnaître, dans cette “servitude réglée et paisible”, que Tocqueville voyait comme menace possible à l’horizon des nations démocratiques de son temps, l’idéal majeur qui anime les puissants d’aujourd’hui et leurs serviteurs dans l’appareil d’État?»

Émancipation. L’altération des repères positifs de l’éthique a bel et bien des conséquences intellectuelles qui n’épargnent pas la politique. Dans cette société dont on nous assure qu’elle est désormais incapable de s’incarner dans quelque chose qui la dépasse, quelque chose de plus grand, de plus audacieux que ce qu’on lui promet quotidiennement, le goût du jour-le-jour et la fabrique de l’insignifiant-faute-de-mieux semblent s’imposer à tous. Sans discussion? Bernard Vasseur en doute. Il écrit: «Beaucoup ressentent amèrement, au fond d’eux-mêmes, la comédie peu reluisante qu’on entend leur faire jouer. “Les peuples instruits sont ingouvernables”, disait le philosophe Alain, et ils comprennent que c’est pour mieux les “gouverner” et les “assagir” qu’on prétend les borner aux menus plaisirs courts sur pattes du strass et des paillettes, du supermarché et de TF1.» Et il suggère: «Le combat pour l’émancipation humaine a occupé trop de siècles pour ne pas avoir marqué profondément les esprits et s’achever, comme un jour sans lune, dans la souveraineté vendue au peuple à la télévision, afin qu’il aime ce qui le soumet et ferme les yeux sur ce qui l’opprime.»

Priorités. Le réel voudrait nous voir disparaître du champ médiatique miné par le cynisme, l’argent et les notoriétés en plastique bon marché. Choisissons la fulgurance de Scott Fitzgerald: «Il faut savoir que les choses sont sans espoir, mais néanmoins essayer de continuer à les changer.» Choisissons, surtout, la hiérarchie philosophique proposée par Montesquieu: «Si je savais quelque chose qui me fût utile et qui fût préjudiciable à ma famille, je la rejetterais de mon esprit. Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je la regarderais comme un crime.» Rien à ajouter ?

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 14 octobre 2011.]

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François Hollande remporte la primaire socialiste

16 Octobre 2011, 20:27pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 16 Octobre 2011

 

François Hollande arrive en tête de la primaire socialiste, avec 56,46% des voix, selon des premiers résultats partiels portant sur près d'un million et demi de bulletins. Martine Aubry salue la "victoire" du député de Corréze et appelle au"rassemblement".

Benoît Hamon, soutien d'Aubry, reconnaît sa défaite et éprouve de la "tristesse".  "C'est le jeu des primaires. Les électeurs ont toujours raison", a ajouté Anne Hidalgo, la porte-parole de Martine Aubry.

Les "tendances sont bonnes, elles ne s'inverseront pas", a déclaré dimanche soir Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne de François Hollande en arrivant au QG du candidat, une manière de juger la victoire acquise pour le député de Corrèze. Qualifiant François Hollande de candidat "qui a la force pour rassembler", "prêt" pour affronter Nicolas Sarkozy, le député du Doubs a vu dans ce résultat "une très bonne nouvelle pour la gauche et une très mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy".

Ségolène Royal a déclaré dimanche soir que l'avance du député de Corrèze au second tour était "incontestable", et qu'elle constituait une "marque de confiance très forte" pour François Hollande. "L'heure est à l'union", à la force d'accompagnement de ce vaste rassemblement (...), avec cette avance qui est aujourd'hui incontestable", a-t-elle déclaré. "Le candidat recueille donc une marque de confiance très forte", a jugé la candidate PS de la présidentielle de 2007.

La participation à ce second tour apparaît plus importante qu'au premier, pour lequel près de 2,7 millions d'électeurs s'étaient déplacés. Le PS a parlé de 6% de votants en plus par rapport à dimanche.

Au premier tour, M. Hollande avait obtenu 39,17% contre 30,42% à Martine Aubry. Les quatre autres candidats, Arnaud Montebourg (17,19%), Ségolène Royal (6,95%), Manuel Valls (5,63%) et Jean-Michel Baylet (PRG, 0,64%) ont tous apporté leur soutien à M. Hollande, à des degrés divers.

A 17H00, la participation était "en hausse de 6%" par rapport au premier tour à la même heure, avec 1,745 million de votants sur 6.660 bureaux de vote, a indiqué Harlem Désir peu après la fermeture des quelque 9.000 bureaux métropolitains. Le premier secrétaire du PS par intérim a dit s'attendre à un total dépassant les 2,7 millions de participants (2.665.013 précisément, ndlr) de dimanche dernier, soit une mobilisation allant au-delà de "toutes nos espérances". Le résultat final estimé est attendu vers 21H30.

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Crise financiere expliquée aux nuls

16 Octobre 2011, 13:39pm

Publié par PCF Villepinte



En ce dimanche 16 octobre, placeaupeuple2012.fr vous propose un petit film d’animation pour mieux comprendre la crise financière. Un moyen de réaliser à quel point les revendications du Front de Gauche sont plus que jamais à l’ordre du jour et que les solutions qu’il propose sont nécessaires. A l’heure où les finalistes de la primaire socialiste s’efforcent à démontrer qu’ils sont bel et bien de gauche, ce petit dessin-animé nous fait comprendre que les mesures à prendre pour juguler les méfaits du libre-échange sont urgentes.

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Le peuple des Indignés s'est levé

15 Octobre 2011, 22:35pm

Publié par PCF Villepinte

Un manifestant d'#Occupytokyo, à Tokyo

Monde - le 15 Octobre 2011

 

 

 

 

De Madrid à New York, comme dans des centaines de villes à travers le monde, les Indignés ont  manifesté samedi à travers la planète pour dénoncer le poids de la finance et les politiques d'austérité qui, disent-ils, mènent le monde à la ruine et condamnent une partie de l'humanité à la pauvreté.

Inspirés par les Indignados espagnols, galvanisés par le mouvement Occupy Wall Street, les premiers manifestants ont défilé en Nouvelle Zélande, suivis par les Européens avant de laisser la place aux New Yorkais.

En France, plusieurs miiliers de manifestants ont défilés les cortèges à Paris et dans une trentaine de villes de province. Plusieurs centaines d'"indignés" se sont rejoints samedi après-midi sur la place de l'hôtel de ville à Paris pour une assemblée populaire répondant à un appel international sous le mot d'ordre "Tous ensemble pour un changement mondial !" "C'est un mouvement qui cherche à créer un espace pour une réelle démocratie", a indiqué un porte-parole où se tenait la réunion des ministres des Finances du G20. "Il y a beaucoup de jeunes et à partir du moment où les jeunes se mobilisent, c'est extrêmement positif, c'est facteur d'espoir", a commenté Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche, qui participait au rassemblement.

Un manifestant devant l'ancien bâtiment de la Bourse à Paris

A Londres, où des heurts mineurs avec la police se sont produits à la mi-journée, 800 Indignés se sont rassemblés dans la City et ont reçu le renfort inopiné du fondateur de Wikileaks Julian Assange. "Nous soutenons ce qui se passe ici parce que le système bancaire à Londres est le bénéficiaire d'argent issu de la corruption", a lancé le fondateur de WikiLeaks sur les marches de la cathédrale Saint-Paul, où étaient massés les manifestants.

A Madrid, cinq colonnes sont parties des quartiers périphériques pour refaire le chemin jusqu'à la Puerta del Sol, la place emblématique qu'ils avaient occupée pendant un mois au printemps. "Le problème, c'est la crise, révolte-toi", proclamait une grande banderole en tête de la marche partie de Leganes, à une quinzaine de kilomètres au sud de Madrid. Une autre portait l'un des mots d'ordre favoris des Indignados : "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir".

Des milliers de manifestants ont défilé samedi matin à Rome

Des violences ont éclaté à Rome où la police a chargé des manifestants alors que des dizaines de milliers de personnes manifestaient pacifiquement, brandissant des pancartes "Une seule solution, la Révolution!", "Nous ne sommes pas des biens dans les mains des banquiers".

A New York, le mouvement "Occupy Wall Street", qui s'est nourri aux Etats-Unis du chômage des jeunes et de l'accroissement des inégalités, et occupe un parc depuis le 17 septembre, a appelé à un rassemblement à Times Square.

En Europe, les Indigné sont descendus dans les rues un peu partout. Aux Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant sur la place de la Bourse à Amsterdam, et un millier encore sur la Paradeplatz à Zurich, place emblématique de la finance suisse.

Près de 1000 Indignés à Zurich, Genève, Bâle et Berne ont également réuni quelques centaines de personnes

Cinq mois après l'apparition du mouvement, le 15 mai à Madrid, les Indignés ou d'autres groupes comme "Occupy Wall Street" ont ciblé tout particulièrement de hauts lieux de la finance mondiale, comme le quartier des affaires de New York, la City de Londres ou la BCE à Francfort, devant laquelle 5.000 à 6.000 personnes se sont rassemblées. "D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie", affirme le manifeste du 15 octobre. "Les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser".

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15 Octobre 2011, 22:31pm

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 15 Octobre 2011

 

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Hollande, le choix de Montebourg, suspecté de double langage

15 Octobre 2011, 07:46am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 14 Octobre 2011

 

 

 

Les derniers jours précédent le second tour de la primaire s’annoncent plus vifs. Alors que Montebourg vient d’annoncer son intention de voter Hollande, ce dernier se voit attaqué sur sa gauche par Martine Aubry et sérieusement embarrassé par son conseiller pour les retraites.

Arnaud Montebourg a déclaré au Monde ce vendredi son intention de voter pour François Hollande. C’est un choix personnel a-t-il bien précisé, qui n’engage que lui : "Les citoyens peuvent désormais faire leur choix en leur âme et conscience, et je me refuse à donner une consigne de vote".

Car en parallèle, François Hollande est quelque peu embarrassé. Son principal conseiller pour les retraites, Pascal Terrasse, membre du conseil d'orientation des retraites, dans une discussion avec des journalistes de Libération dans laquelle il ne pensait pas être enregistré, a déclaré : « Je vais vous dire ce que je pense. Compte tenu de la situation de la Cnav, et de ses déficits, je ne pense pas honnêtement qu’on reviendra sur la borne d’âge. La vérité c’est qu’il faut qu’on aille à 65 ans sur la borne d’âge, pour arriver à trouver un équilibre financier compte tenu des enjeux démographiques lourds que nous avons.»

Tollé. François Hollande avait clairement affirmé qu’il était pour le retour au départ à la retraite à 60 ans, avec le maintient de l’allongement de la durée de cotisation à 41,5 années. Martine Aubry avait évoqué cette différence de position entre Hollande et son principal conseiller lors du dernier débat, laissant planer un lourd sous-entendu. Maintenant, tant qu’Hollande ne désavoue pas clairement Terasse, il restera suspect de double langage. Mais pour l’heure, le candidat préfère s’offusquer du fait que sa compétitrice l’ait traité de « candidat du système ».

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