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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Grèce : nouveau plan d'austérité adopté malgré les manifestations monstres

21 Octobre 2011, 06:55am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 21 Octobre 2011

 

 

Le parlement grec a adopté ce jeudi soir une nouvelle et douloureuse cure d'austérité, et ce en dépit de manifestations massives, de combats de rue et d'une grève générale qui a paralysé le pays.

Le gouvernement « socialiste » de George Papandreou a obtenu le soutien de 154 députés, contre 144, sur les 300 élus que compte le parlement. Un seul député socialiste, l'ancienne ministre du Travail Louka Katseli, amie proche du Premier ministre, a refusé d'approuver une disposition du projet restreignant les négociations salariales collectives. Elle a été immédiatement exclue de son groupe parlementaire. Les dirigeants européens et le FMI attendaient ce vote pour débloquer 8 milliards d'euros de prêt supplémentaires. Le texte prévoit une réduction de 20% des salaires de la fonction publique, abaisse le seuil du niveau d'imposition et autorise le licenciement des fonctionnaires.

Pendant que le parlement finissait d'achever les services publics grecs, au moins 125 000 manifestants otestaient dans la rue. Il y a eu d'importants heurts contre la police, mais aussi entre manifestants. Le service d'ordre du syndicat communiste PAME, qui souhaitait une manifestation pacifique, s'est opposé à de nombreux révoltés cagoulés armés de bâtons et de cocktails Molotov. La police a ensuite chargé les manifestants. Les combats ont fait au moins 74 blessés, et un homme est décédé d'une crise cardiaque dans l'agitation de la manifestation.

« La limite est atteinte » hurlent les Grecs. La contestation devrait continuer, même si la grève générale tend à s’essouffler. Entre l'insécurité de l'emploi et les salaires devenus trop faibles, perdre des journées de paye se révèle trop risqué.

La journée de mercredi : Grèce : grève générale et manifestation monstre contre l'austérité
Et aussi : Une étude dénonce les ravages de la crise sur la santé des Grecs

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70ème anniversaire de la fusillade de Chateaubriant

21 Octobre 2011, 06:50am

Publié par PCF Villepinte

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Numéro spécial de l’Humanité vendredi : 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant

20 Octobre 2011, 20:09pm

Publié par PCF Villepinte

Médias - le 20 Octobre 2011

 

L’Humanité du vendredi 21 octobre comportera un supplément de 8 pages consacré au 70ème anniversaire des fusillades de Châteaubriant. Des historiens et des personnalités reviendront sur ces tragiques exécutions du 22 octobre 1941.

Ce numéro spécial contiendra :

  • Deux entretiens  avec Pierre Laurent et Bernard Thibault, qui prendront la parole aux commémorations à Châteaubriant
  • Un article sur les valeurs de la Résistance toujours actuelles
  • L’historien Roger Bourderon revient sur la signification de cette fusillade par rapport à la Résistance et à la collaboration
  • La réédition du superbe texte d’Aragon publié dans la clandestinité et qui informait le peuple français des exécutions
  • La publication des 27 photos et des biographies des otages fusillés
  • Un portrait de Guy Môquet
  • Un dialogue entre le secrétaire général de la Jeunesse Communiste  Pierric Anoot et Raymond Aubrac

Ce numéro peut-être commandé en nombre chez les marchands de journaux jusqu’au jeudi 20 octobre à midi

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Quel État dans la crise ? Ouvrir une réflexion sur l'Etat aujourd'hui (par Anicet Le Pors)

20 Octobre 2011, 20:05pm

Publié par PCF Villepinte

 

1) Chacun peut constater qu’en 2011 la place, le rôle et la conception même de l’Etat en France ont été profondément bouleversés par rapport à ce qui s’est construit à la Libération ; comment apprécies tu et caractérises tu ces évolutions ?

Le « retour de l’État » est un thème récurrent depuis l’aggravation de la crise à l’automne 2008. Cette évocation de circonstance correspond à une réalité : Dans tous les pays capitalistes, les États, sous la tutelle des marchés financiers, des autorités financières supranationales et des agences de notation sont intervenus massivement sous des formes spécifiques extrêmement variées.

La circonstance conduit inévitablement à s’intéresser à l’État comme instrument de régulation sociale, mais aussi comme siège du pouvoir politique formalisé par un État de droit et une constitution, comme un rapport social.

Ainsi, rythmant son histoire moderne, la France a pratiqué une quinzaine de constitutions depuis la Révolution française. Au sein du véritable laboratoire institutionnel que constitue notre pays il importe donc que s’ouvre une réflexion approfondie sur la nature de l’État aujourd’hui et la conception qu’il convient de promouvoir pour un État démocratique et efficace dans l’affirmation de l’intérêt général.

 

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Mort de Kadhafi : « ouverture d'une nouvelle période pour la Libye

20 Octobre 2011, 20:01pm

Publié par PCF Villepinte

  Mort de Kadhafi : « ouverture d'une nouvelle période pour la Libye » 

La mort annoncée, par le Conseil national de transition, de Mouamar Kadhafi avec la prise de la ville de Syrte annoncent l'ouverture d'une nouvelle période pour la Libye. Le peuple de ce pays, déchiré par une guerre civile meurtrière et destructrice, a droit à la démocratie, au respect des droits de l'homme, à la justice, au progrès social et à la sécurité. C'est au respect de ces attentes populaires essentielles que seront jugées les nouvelles autorités. Le PCF restera vigilant, en particulier sur l'exigence de souveraineté et la nécessité d'un désengagement immédiat et total de toutes les forces de l'OTAN.                  le 20 octobre 2011

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Payer pour les banques ? Pour six Français sur dix c’est non !

19 Octobre 2011, 11:38am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 18 Octobre 2011

Sondage

 

Selon un sondage Ifop pour l’Humanité, 59 % des Français sont contre une aide de l’État aux banques. Une majorité des sympathisants de gauche souhaite une nationalisation et une forte majorité demande au minimum une contrepartie.

Faut-il aider les banques ? La réponse est clairement non. Selon un sondage réalisé par l’Ifop pour l’Humanité, 59 % des Français sont opposés à ce que l’État apporte à nouveau une aide financière aux banques et renforce leur capital. Une opposition franche à gauche. De 71 % pour les sympathisants du Front de gauche à 66 % pour ceux du PS. Tout comme les sympathisants du Front national, avec 73 % d’opinions défavorables. La droite est assez partagée, avec 51 % de ses sympathisants contre l’aide. En janvier 2010, la majorité des Français approuvait l’intervention auprès des banques réalisée après la faillite de Lehman Brothers. « Depuis, le sauvetage des banques a laissé un goût amer, analyse Jérôme Fourquet, directeur adjoint du département opinion publique à l’Ifop. Contrairement aux autres secteurs, les banques sont sorties très vite de la crise, en affichant des bénéfices exceptionnels. Et les pratiques anciennes – rémunérations extravagantes des dirigeants et bonus des traders – ont repris de plus belle ».

Ne plus être les dindons de la farce

Autre élément à prendre en compte, la solidité des établissements bancaires. « Avec les bénéfices record dégagés ces derniers mois, les Français ont confiance dans la solidité de leur banque et ont le sentiment qu’avec leurs ressources, elles peuvent s’en sortir toutes seules », estime Jérôme Fourquet. Et si, dans l’urgence, l’État devait immédiatement intervenir pour éviter le risque systémique, comme c’est le cas aujourd’hui pour Dexia, les formes d’intervention devraient alors être différentes de celles de 2008. Invités à choisir entre des prêts aux banques sans contrepartie comme en 2008, une entrée dans le capital sans être majoritaire ou enfin une nationalisation, les Français montrent qu’ils ne veulent plus être les dindons de la farce. Ainsi, 65 % des sympathisants du Front de gauche sont pour une nationalisation, de même que 42 % de ceux du PS. Et respectivement 21 % et 28 % d’entre eux sont pour qu’au minimum l’État français entre dans le capital des banques. « Ce n’est pas pour rien que ce thème de la mise sous tutelle des banques a été très largement abordé lors des primaires socialistes », observe le responsable de l’Ifop, dont le sondage a été réalisé la veille du premier tour du vote socialiste. Même à droite, le plan de sauvetage de 2008 est mis à mal, puisque ce type d’intervention n’obtient plus que 55 % d’opinions favorables chez les sympathisants UMP. « La droite ne laissera pas passer un nouveau plan d’aide sans contrepartie », assure Jérôme Fourquet.

Sondage exclusif Ifop/l’Humanité réalisé sur un échantillon de 1028 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne
interrogée), après stratifi cation par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI-Computer Assisted Web Interviewing), du 11 au 13 octobre 2011.

 

Un troisième stress test ? L’Autorité bancaire européenne a démenti, hier, l’information selon laquelle de nouveaux stress tests de résistance des banques seraient en préparation, pour faciliter la décision des dirigeants de l’Union européenne. Le deuxième test avait été réalisé cet été, mais sans l’hypothèse d’une dépréciation des actifs grecs. Lors du dernier test, Dexia était passé haut la main et seulement huit banques avaient échoué avec un besoin de recapitalisation estimé à 2,5 milliards d’euros. Selon Goldman Sachs, les banques européennes auraient besoin de quelque 298 milliards d’euros

  • A lire :

L’avenir de Dexia à l’Assemblé
Bernard Dupin « Mieux vaudrait créer un pôle public financier. »
Faillite de DEXIA : La Cgt exige la création immédiate d’un pôle financier public

Clotilde Mathieu

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Ils et elles votent Front de gauche

19 Octobre 2011, 11:35am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 18 Octobre 2011

Élections 2012

 

 

Elles sont vingt-trois. Elles auraient pu être mille et plus. Vingt-trois personnalités parmi des syndiqués, des chercheurs, des artistes, des politiques, des militants associatifs que le Front de gauche intéresse d’une façon ou d’une autre. Certains de ces hommes et de ces femmes annoncent leur intention de voter, en 2012, en faveur de cette alliance formée de sept forces, unies pour donner de la voix à la gauche alternative, allergique à tout système capitaliste. Comme le psychanalyste Gérard Miller ou l’écrivain Jean Vautrin.

D’autres veulent s’engager davantage, enrichir la réflexion, partager le pouvoir au sein du Front de gauche, en faire un outil d’impulsion d’une société justement de partage du pouvoir, des richesses produites et des savoirs. D’ailleurs ceux-là estiment le mot « soutien » bien impropre, s’agissant du travail militant qu’ils veulent y fournir. Pour certains, notamment, au sein du conseil de campagne, présenté aujourd’hui, lors de l’inauguration du local du Front de gauche, aux Lilas, en Seine-Saint-Denis.

Parmi eux, les syndicalistes Pierre Khalfa, Gérard Aschieri, Didier Le Reste et Évelyne Sire-Marin, la comédienne Sophie de la Rochefoucauld, le cinéaste Robert Guédiguian, l’écrivain Gérard Mordillat ou encore Leïla Chaibi, la porte-parole de l’Appel et la pioche, un collectif de précaires.

  •  GÉRARD ASCHIERI Syndicaliste enseignant  

«Au-delà de la nécessaire alternance, nous avons besoin d’une alternative. La crise profonde que nous traversons et ses dramatiques conséquences nécessitent des changements profonds de politique. C’est une aspiration qui grandit en France comme dans le monde, à laquelle il importe de répondre par des choix qui marquent de véritables ruptures et par des propositions qui apparaissent capables d’apporter sans attendre des améliorations effectives. La dynamique de rassemblement créée par le Front de gauche est dans cette perspective porteuse d’espoir, à la fois parce qu’elle a réussi à dépasser les patriotismes partisans et parce qu’elle entend enclencher un véritable mouvement citoyen. Il est essentiel pour l’avenir qu’elle sorte renforcée des échéances électorales. »

  • ÉVELYNE SIRE-MARIN, Magistrate, militante associative  

«À mes yeux, le programme du Front de gauche est le plus abouti et le mieux travaillé. Au regard de la comparaison que j’ai pu faire avec les autres formations politiques, celui-ci est le plus cohérent. Il articule parfaitement toutes les questions de société avec la dimension sociale. Dans mes domaines de prédilection que sont la justice et les libertés, je constate une véritable volonté de reconsidérer la place de la sécurité dans notre pays. Il est le seul à proposer l’abrogation des lois sécuritaires. Il réaffirme la place centrale que devrait occuper la justice avec davantage de démocratie. Il est à la fois favorable aux libertés tout en offrant la garantie d’une police et d’une justice républicaine. L’État pénal ne doit pas remplacer l’État social. »

  • LEÏLA CHAÏBI, Porte-parole de l’Appel et la pioche, un collectif de précaires  

«Nous sommes des millions. On se croise dans les manifs, dans les files d’attente de Pôle emploi, dans le métro ou à la terrasse des cafés. Chômeurs, salariés ou autoentrepreneurs, on galère chaque fin de mois pour payer nos loyers, le compte en banque dans le rouge dès le 15 du mois. En face, ils sont une poignée, mais ils ont des millions. En France et partout en Europe, tous les prétextes sont bons pour qu’ils s’enrichissent sur notre dos. Ils voudraient soumettre tous les compartiments de nos vies aux lois de la finance et des agences de notation. Alors que la droite se frotte les mains de ce système qui profite à quelques puissants, le Parti socialiste ne propose que des pansements sur une jambe de bois. Le Front de gauche est aujourd’hui la seule force politique qui assume un projet alternatif à la dictature du capitalisme. »

  • PIERRE KHALFA, Syndicaliste, responsable associatif  

«L’élection présidentielle joue en France un rôle structurant dans la vie politique. Mais, tout le monde le sent, il se jouera cette fois-ci quelque chose de plus. D’abord parce que la présidence de Nicolas Sarkozy va laisser des traces profondes qu’il faudra effacer. Mais aussi parce que nous sommes au coeur d’une crise systémique qui met la gauche devant un choix crucial : soit imposer une régression sociale sans précédent, soit prendre des mesures qui déchirent le filet que le capitalisme néolibéral a tissé. L’enjeu est donc de modifier les rapports de forces à gauche pour que cette dernière voie l’emporte. Le Front de gauche est en train de créer une dynamique de rassemblement pour une gauche vraiment de gauche, qui appuie les nécessaires mobilisations sociales et citoyennes. C’est pour que cette dynamique fasse boule de neige qu’il faut voter pour Jean-Luc Mélenchon. »

  • SOPHIE DE LA ROCHEFOUCAULD, Comédienne  

«À la dernière présidentielle, en 2007, je m’étais contentée d’appeler à voter Marie-George Buffet. Cette fois-ci, j’ai voulu aller plus loin dans mon engagement, vivre une campagne présidentielle de l’intérieur, y compris pour peser sur la réflexion, les décisions. Il se trouve que le Parti de gauche et le Parti communiste m’ont simultanément demandé d’être au conseil de campagne. Quitte à s’impliquer, autant le faire complètement ! Ce qui me passionne, c’est le terrain, les rencontres, les échanges avec les personnes que l’on croise lors des initiatives dans le métro, sur les marchés, à la sortie des écoles, dans les halls d’immeuble, aux pieds des boîtes aux lettres. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce que les gens pensent, ce qu’ils ont à dire, ce qu’ils entendent par changement. Je suis persuadée que le Front de gauche est le plus à même de répondre aux interrogations du peuple de gauche. »

  • DIDIER LE RESTE, Syndicaliste cheminot

« Que font les politiques ? Existe-t-il une alternative politique ? J’ai souvent entendu ces questions, parfois émises sur le ton de la critique, au sein du mouvement social. Mon engagement en faveur du Front de gauche vise à contribuer à recréer une interaction entre le mouvement social et le mouvement politique. Ces dernières années, ceux-ci se sont beaucoup éloignés l’un de l’autre au détriment du rapport de forces en faveur des salariés. Dans le respect de l’indépendance et de l’autonomie de chacun, il s’agit à mon sens de permettre aux questions sociales de faire irruption sur le devant de la scène et dans la campagne électorale qui s’engage. S’engager en faveur du Front de gauche, c’est aussi peser en faveur d’une alternative radicale à gauche à la politique actuelle. »

  • MICHEL PINÇON ET MONIQUE PINÇONCHARLOT, Sociologues

 «Le Front de gauche devrait faire un bon score car il rassemble les voix des personnes qui se rendent compte que le capitalisme court à la faillite. Il y a en ce moment des prises de conscience qui s’opèrent sur la nature du système. Aux États- Unis, le mouvement des Indignés exprime le sentiment d’avoir été filouté par les banques… En France, le score obtenu par Arnaud Montebourg à la primaire socialiste est aussi un signe positif. Il faut d’urgence obliger la finance à retrouver la raison. Le Front de gauche représente la seule force dont le programme ne se contente pas de réparer les dégâts. Il s’attaque vraiment au système. C’est lui qui rassemble les forces les plus populaires. Et en plus, il est une construction unitaire. Or présenter, à gauche, un front commun est une avancée décisive. »

  • GÉRARD MILLER, Psychanalyste, professeur à l’université Paris-VIII

« J’avoue ne pas me casser la tête quand je dois voter, surtout pour une élection présidentielle. Depuis toujours, je vote à gauche, et depuis 2002 communiste au premier tour et socialiste au second. Mon parti pris est simple : il faut que la gauche soit vraiment la gauche, et pour cela il ne faut jamais laisser aux socialistes, que j’aime bien et donc châtie bien, les coudées trop franches. Du coup, la candidature de Jean-Luc Mélenchon me va comme un gant. Ses analyses comme ses propositions me semblent frappées au coin du bon sens et, en plus, avec un peu de chance, on va même s’amuser grâce à lui pendant la campagne ! Un candidat qui a de bonnes idées et qui ne vous endort pas quand il en parle, franchement, ça ne se refuse pas... »

  • YVAN LE BOLLOC’H, Artiste

Je vais vous faire une partie de mon spectacle. Je suis sur scène, et quelqu’un derrière moi arrive avec un portrait de Sarko. Je me retourne et je découvre “l’Horrible”. Je dis à un gars de mon équipe, un musicien : “Dis donc, t’es toujours éboueur toi ? C’est bien toi qui conduis le camion-benne à Béziers ? Allez, perds pas la main, mets-moi ça dehors. Pas de prosélytisme ici !” Après, j’explique : “Alors prosélytisme, c’est tenter de ramener quelqu’un à sa cause exemple : moi, Yvan le Bolloc’h, comédien, mon choix est fait, je voterai Jean-Luc Mélenchon. On a été jusqu’à lui offrir un caban breton pour lui porter chance ! Avec ça, il est équipé pour serrer les louches sur les marchés, et puis s’il fait moins de 2 % il pourra toujours s’exiler à Guernesey, il aura moins froid pour lire l’Huma sur les rochers.”. » Extrait du spectacle Tous les chemins mènent aux Roms.

  • ROBERT GUÉDIGUIAN, Cinéaste 

 «Je vais appeler à voter Mélenchon, et je voterai Front de gauche moi-même, car je suis communiste. Ce qui a une signification précise : je continue à penser qu’il faut réinventer quelque chose qui s’apparente à l’idée communiste. Et que cette chose se trouvera d’autant plus facilement qu’il y aura une organisation assez puissante pour l’accueillir. Le Front de gauche peut être l’espace où l’on réinvente l’idée communiste de demain, dont il faudra redéfinir les formes : il ne pourra pas être le communisme d’il y a un siècle. Je crois qu’au fond, ces idées sont dans l’air. Et que ce qui manque, ce sont des gens pour les formuler. Il faudrait réécrire un manifeste du Parti communiste, comme l’ont fait Marx et Engels, pour les Indignés du XIXe siècle. Je rêve que le Front de gauche fasse plus de 6 %, qu’il puisse fédérer, y compris des gens qui ont voté Montebourg aux primaires du PS. »

  • BERNARD LAVILLIERS, Artiste

«  Je voterai pour Mélenchon, pour le PC. J’ai lu le programme de Mélenchon, les revendications, c’est raide, mais si on veut vraiment... Il faut être appuyé sur une base sociale avec de gros syndicats. Je trouve que les syndicats perdent de la puissance. C’est pour cette raison qu’à chaque fois qu’ils ont besoin de moi, je vais chanter pour eux, pour attirer l’attention des gens. Il y a un manque de rapport de forces. Mon message, je le fais passer : “Serrez-vous les coudes et n’ayez pas peur de vos rêves fous !” Ne commencez pas à être raisonnables, c’est trop tard, parce que les autres ne l’ont pas été, raisonnables. Les causes perdues ne sont jamais perdues. Elles ne sont pas très visibles, il faut les remettre en perspective. » Entretien publié dans l’Humanité le 8 septembre 2011.

  • MICHÈLE RIOT-SARCEY, Historienne  

«Si j’ai accepté de m’engager dans le conseil de campagne du Front de gauche c’est, je dois le dire, avec nombre de réticences. Le dispositif électoral actuel incite à réduire le contenu des messages, à ne parler que par slogans. Or, aujourd’hui, il nous faut penser à une alternative politique à l’échelle mondiale. Des événements suffisamment importants se déroulent au Maghreb pour nous permettre, à nous, Occidentaux, de repenser la fondation de la démocratie dans nos pays, en dépassant le système actuel, lequel est fondé sur le simple gouvernement représentatif. Or, en démocratie, la citoyenneté suppose d’avoir le pouvoir de l’exercer. Je voterai au premier tour Jean-Luc Mélenchon et au second tour socialiste. Mais ce n’est pas un choix véritable, plutôt un moyen d’éviter le pire. J’ai accepté de m’engager en espérant pouvoir développer mes réflexions sur la République sociale. Mais cette parole critique sera-t-elle entendue ? »

  • MARIE-GEORGE BUFFET, Députée (PCF) de Seine-Saint-Denis  

«Mon soutien à Jean- Luc Mélenchon vise à faire gagner la gauche. Avec cette candidature et les propositions du Front de gauche, nous voulons que se lève un débat sur les véritables réformes à mettre en oeuvre pour changer vraiment les choses. Nos propositions sont une chance pour la gauche. Elles permettent de nous sortir de la crise, de mettre à bas les logiques libérales. Le Front de gauche peu mobiliser toutes celles et tous ceux qui sont déçus, notamment par le PS, en montrant qu’une autre voie existe à gauche. Avec le Front de gauche, nous avons été capables de nous unir sur un programme fort pour le changement. C’est ce qu’attendent les gens. Quand on est de gauche on vote Front de gauche. Alors oui, autour de notre candidat, de sa force de conviction, de son engagement collectif, de nos propositions, une dynamique de rassemblement est possible. » 

  • NAWEL BAB-HAMED, Élue municipale (PCF) à Lyon  

« Se rassembler, c’est important, mais est-ce une fin en soi ? Non. Pour cela, le Front de gauche est une convergence de forces politiques, associatives et citoyennes où le dénominateur commun n’est pas qu’un simple slogan, mais bien une vision partagée (but et moyens) d’un projet de société. Pour quoi faire ? Pour dépasser la simple indignation, pour ne laisser aucune place à la résignation. Comment ? Une VIe Réplique : nouvelle Constitution pour de nouvelles lois, nouvelle démocratie du quotidien jusque dans les entreprises, nouveaux progrès sociaux et sociétaux pour un monde équitable et solidaire. Culture, éthique, féminisme et laïcité sont mes premiers outils de pensée. » 

  • CLÉMENTINE AUTAIN, Animatrice de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase)  

« La désignation de François Hollande clarifie le choix pour 2012. Nous devons battre Sarkozy et mettre en oeuvre une alternative. Qui le peut ? Une gauche à l’eau de rose incarnant l’austérité à visage humain ou une gauche de transformation sociale et écologique affrontant le pouvoir des marchés ? Jean-Luc Mélenchon est le candidat qui rassemble la gauche radicale pour s’attaquer à la racine des choses. Nous sommes les réalistes. Il n’y aura pas de changement des conditions de vie sans remise en cause des règles capitalistes, sans modification des institutions, sans mobilisation populaire. Avec le Front de gauche, il est possible de reconstruire une espérance. Il faut bâtir des passerelles entre le social et le politique, entre la pensée critique et l’action, rassembler toutes les sensibilités de la gauche digne de ce nom. » 

  • JEAN-LOUIS SAGOT DUVAUROUX, Dramaturge et philosophe

«La France est aujourd’hui traversée par une conviction très majoritairement partagée : les puissances d’argent ont pris trop d’importance, trop de pouvoir, fait trop de dégâts, abîmé trop d’existences. Même chez ceux qui habituellement votent à droite, cette idée fait son chemin. C’est la base d’un possible rassemblement, plus large et plus conscient que dans les précédentes occasions. Les maîtres du système résisteront. Ils voudront intimider la société, la décourager en présentant leur règne comme un enclos définitif. Si les voies alternatives de l’émancipation humaine ne fragilisaient pas ce mur, un succès électoral de la gauche ajouterait au désespoir. En votant Front de gauche, j’espère contribuer à faire vivre le désir et la force d’ouvrir à nouveau l’histoire. »

ANDRÉ CHASSAIGNE, Député (PCF) du Puy-de-Dôme

« Mon engagement est d’autant plus déterminé que l’on empruntera, avec le Front de gauche, un chemin démocratique nouveau. Celui d’une campagne portée collectivement pour ne pas assister à un one-man-show d’un candidat qui porterait seul les idées du Front de gauche. Ce travail collectif est en train effectivement de se mettre en place. Plus les communistes et leurs élus seront partie prenante de cette campagne, plus elle sera collective, plus elle favorisera aussi la participation de millions de citoyens à notre campagne liant l’élection présidentielle et les législatives. Cette campagne doit permettre de faire prendre conscience qu’il n’y aura pas de changement durable du quotidien des Français si l’on ne s’en prend pas au coeur du système, le pouvoir de l’argent. » 

  • GÉRARD MORDILLAT, Écrivain  

« Da ns son programme, le Front de gauche parle de révolution citoyenne. Je retiens le terme de révolution tant il m’apparaît évident qu’une révolution sera nécessaire pour relever la démocratie ruinée par l’oligarchie au pouvoir. En premier pour rendre aux services publics la place qui leur revient. Et là les chantiers sont immenses tant dans l’éducation nationale, la santé publique, la justice, les transports, la culture… Leur rétablissement ne saurait relever de quelques mesures socialesdémocrates, le trop célèbre cautère sur une jambe de bois. Une des urgences est d’agir sur les salaires dont le niveau extrêmement faible allié à la destruction des services publics conduit chaque jour un peu plus la population vers la paupérisation. Comme le disait Robespierre : “La première loi sociale est celle qui garantit à tous ses membres le droit d’exister.” Pour moi, c’est cette loi que le Front de gauche pose comme principe fondamental, principe auquel j’adhère sans réserve.

  • MARCEL TRILLAT, Journaliste 

 «Si le Front de gauche vivotait à ses débuts et ne savait que faire des électrons libres comme moi, il est à présent bien vivant et s’élargit. Je fais partie d’un certain nombre de personnes qui ne sont organisées nulle part et qui veulent apporter leur contribution. J’aimerais m’investir dans mon secteur de travail, la télévision, et aussi distribuer des tracts. En un mot : militer. L’Humain d’abord, titre du programme du Front de gauche, me plaît beaucoup. Moi, je me sens complètement progressiste et humaniste. À quoi sert la politique si ce n’est pas pour le bien des hommes et des femmes, pour qu’ils se sentent mieux dans leur peau ? On est en train de maltraiter les humains, particulièrement les précaires, les ouvriers, les sans-papiers, les femmes. C’est honteux. Si on peut inverser cette tendance, on respirera mieux. » 

  •  HÉLÈNE FRANCO, ex-secrétaire générale du Syndicat de la magistrature

«Le Front de gauche est le seul à proposer une rupture institutionnelle pour en finir avec la monarchie républicaine dont le sarkozysme est la caricature. Il repense, notamment avec la VIe République, les relations entre les différents pouvoirs, avec une vraie démocratie à tous les niveaux. La justice ne doit plus dépendre du fait du prince. Au quotidien, par ailleurs, on nous demande toujours plus de chiffres et de rentabilité alors que nous travaillons avec des êtres humains et dans des conditions de travail dégradées. Le fossé se creuse entre les Français et la justice. Il faut reconstruire un vrai service public de la justice avec un budget à la hausse et rétablir une réelle égalité d’accès à la justice pour tous comme le propose le Front de gauche. »

  • DOMINIQUE NOGUÈRES, Militante des droits l’homme

Je ne suis encartée dans aucun parti politique. Issue du monde associatif, je fais partie de ce que l’on appelle la “société civile”. Mais cela fait un moment que je chemine aux côtés du Front de gauche, parce que sa démarche m’intéresse. Cette fois, j’ai décidé de m’engager davantage, parce qu’il est porteur d’une politique authentiquement de gauche et que je me retrouve au travers du programme qu’il défend, il correspond aux idées pour lesquelles je me bats au quotidien. Je pense que le Front de gauche peut représenter une alternative au système en permettant aux citoyens de participer à la mise en oeuvre du changement de politique attendu. C’est de cette démarche d’ouverture et de participation au plus grand nombre dont nous avons plus que jamais besoin. »

Mina Kaci

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Front de Gauche : lancement du QG de campagne et nomination du conseil national

19 Octobre 2011, 11:31am

Publié par PCF Villepinte

Jean Luc Mélenchon mardi soir, l'ors de l'inauguration du siège de campagne du Front de Gauche

Politique - le 19 Octobre 2011

 

 

 

Mardi soir, Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ont inauguré le nouveau QG de campagne du Front de Gauche aux Lilas. Le conseil national de campagne, fort de 118 membres, a été présenté.

Le siège de campagne est une ancienne usine de chaussures aux Lilas (Seine-Saint-Denis). C’est là où s’installe le conseil national de campagne du Front de gauche. Ses 118 membres représentent la diversité du mouvement : autant d’hommes que de femmes, des syndicalistes, associatifs, artistes, élus…

Leila Chaibi, qui s’est occupée de l’aménagement du siège, explique que le lieu lui-même est le reflet de l’engagement militant au sein du Front de Gauche : "On n'a pas le budget du PS et de l'UMP, pas les moyens pour Solferino". Pendant un mois, ce sont les militants qui ont travaillé pour aménager le ce grand bâtiment. C’est eux qui ont amené une partie des meubles et des chaises. Lire à ce sujet : Une usine pour quartier général

 

  • Lire aussi

"Il est hors de question de gouverner pour gouverner avec le PS"
Jean-Luc Mélenchon se veut candidat des salariés en lutte

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"Il est hors de question de gouverner pour gouverner avec le PS"

18 Octobre 2011, 21:31pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 18 Octobre 2011

Front de Gauche

Mots clés : Jean-Luc Mélenchon, front de gauche, eric coquerel,

 

C’est ce qu’affirme aujourd’hui Eric Coquerel, du Parti de Gauche. Pour Jean-Luc Mélenchon, le Front de Gauche doit bel et bien bousculer Hollande et "empêcher le désastre" d'une alliance des socialistes avec François Bayrou.

Le Front de Gauche va inaugurer ce mardi soir son QG de campagne aux Lilas, Mélenchon sera également au JT de TF1 jeudi soir... Ca bouge du côté du Front, loin d’être éclipsé par les omniprésentes primaires socialistes, puisque le candidat taquine aujourd'hui les 10 % dans les sondages. D'ailleurs ce mardi, Jean-Luc Mélenchon prend plus clairement position par rapport au PS.
Dans un entretien à Mediapart, Jean-Luc Mélenchon ne s’avoue pas mécontent de l’élection de François Hollande comme candidat du PS. Cela permettra d’éclaircir les choses, "le débat sur la grande question de l'orientation à gauche, entre une ligne démocrate et une ligne de combat incarnée par le Front de gauche, va pouvoir avoir lieu". Son but : « secouer » Hollande. S’ancrer à gauche, récupérer l’aile gauche du PS et une partie de l’électorat du NPA déçu par la défection de Besancenot, tout en évitant "le désastre" pour la gauche que serait l’alliance entre le PS de Hollande et le MoDem de Bayrou. La tactique de Mélenchon est donc claire : "Si j'arrive à prouver que le vote utile est celui qui assume la confrontation avec le système financier, qui veut transformer les institutions et organiser le partage des richesses, j'ai gagné. Sinon, Hollande l'emportera".

Eric Coquerel, le secrétaire national du Parti de Gauche, précise à l'AFP : il est "hors de question de gouverner pour gouverner" avec le PS. L'ambition est de "gouverner sur le programme" du Front de Gauche après avoir "renversé le rapport de forces". Le Front se prépare à frapper fort : novembre sera "le mois où on va faire jouer les muscles", a insisté Jean-Luc Mélenchon. Il a prévu de lancer des "assemblées citoyennes" un peu partout en France. Avec en rendez-vous à venir important, un grand meeting à Marseille le 1er décembre.

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Les Indignés anglais occupent la City

18 Octobre 2011, 08:24am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 17 Octobre 2011

 

 

 

Plus de 200 "indignés" occupaient toujours lundi le parvis de la cathédrale Saint-Paul à Londres, près du coeur historique de la City, après une deuxième nuit de campement sur place, bien déterminés à poursuivre leur mouvement contre la crise et la finance mondiale.

"Capitalism is crisis" ("le capitalisme, c'est la crise"), proclamait une banderole tendue devant le campement, une centaine de tentes dressées devant la cathédrale, à l'orée du quartier des affaires, considéré comme le symbole de la finance britannique. Assis devant leurs tentes ou sur les marches de l'édifice religieux, les manifestants bavardaient, en sirotant du thé, sous le regard curieux des passants et des hommes d'affaires pressés se rendant à leur travail.

"Nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra", a assuré Danielle Allen, 25 ans, une enseignante au chômage, venue camper avec quelques camarades. "Même si nous sommes dans une démocratie, la plupart des gens ont le sentiment que leur voix n'est pas entendue", a-t-elle expliqué. "Nous essayons de sensibiliser les gens et de leur montrer combien le système bancaire est corrompu".

Samedi, un collectif, "Occupy LSX" (occuper la Bourse de Londres), avait appelé à la première manifestation d'indignés samedi à Londres, qui a rassemblé 3 000 personnes, selon les médias britanniques. Justin entend protester "contre ces politiques d'austérité qui ne nous apportent que la récession. On a mis des milliards dans les banques, et elles s'accordent des bonus alors qu'elles n'ont pas remboursé un sou", s'indigne-t-il. Comme lui, Marc et Sean, étudiants, veulent "plus de régulation, un rééquilibrage du système en faveur des gens."

Pour beaucoup de manifestants, l'occupation de Wall Street a été le détonateur. "J'attendais avec impatience qu'il se passe quelque chose à Londres", souligne Franck Mills, enseignant de 21 ans. Pour Merry O'Neill, franco-irlandaise de 18 ans, "il y a un besoin des peuples partout de se lever. On vit dans des pays prétendument démocratiques mais qui ne le sont pas vraiment". "Honnêtement, je ne sais pas si cela va tenir la semaine, parce que beaucoup d'entre nous travaillent, tout le monde a besoin de manger", reconnaît-elle. Mais elle espère qu'"un noyau restera pendant la semaine et que de plus gros rassemblements se tiendront le week-end".

Dans une joyeuse ambiance de village alternatif, entre 150 et 200 "indignés" campaient toujours aux abords de la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort (ouest) lundi en milieu de journée. Les "indignés" allemands ont lancé leur campement après une manifestation qui a rassemblé plus de 5.000 personnes samedi. Le nombre de tentes a augmenté depuis et dépasse à présent la cinquantaine sur la place verdoyante qui borde la BCE et où se dresse aussi la célèbre sculpture bleue et jaune représentant le sigle de l'euro. Jeunes pour la plupart, les manifestants de Francfort tiennent des assemblées générales régulières, préparent des tracts et organisent l'intendance du campement, accumulant victuailles et réserves de bois pour chauffer barbecue et brasero.

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