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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

L'humain d'abord

26 Octobre 2011, 18:31pm

Publié par PCF Villepinte

Meeting 31 aout 2-copie-5

Une vingtaine de villepintois-e-s, encarté-e-s ou non, dont six élu-e-s ont répondu, ce mardi soir, à notre invitation au débat concernant la présentation du programme populaire partagé du Front de Gauche.Nous avons indiqué les grands chapitres et les idées fortes de ce programme. Il s’agit «d’un outil visant à rendre majoritaire deux convictions qui peuvent tout changer». La première, c’est de «rompre» avec toutes les politiques libérales suivies ces dernières décennies. La deuxième est de partir de «l’Humain d’abord», titre même de ce programme. Le Front de gauche avance des propositions constituant, dans leur cohérence, une véritable alternative de gauche pour 2012. Smic à 1700 euros brut pour 35 heures de travail hebdomadaire, salaire maximum dans les entreprises, retour à la retraite à 60ans, création d’un pôle public financier pour reprendre le pouvoir sur les marchés financiers et réforme de la fiscalité pour taxer les détenteurs des richesses, mise en place d’un plan de transition écologique et maîtrise publique des énergies, débat national et référendum sur le nucléaire, convocation d’une constituante pour une VI° République parlementaire, sociale et participative, volonté de s’affranchir du traité de Lisbonne, de remettre en cause le pacte pour l’euro plus, et de changer le statut de la Banque centrale européenne au service de l’investissement et de l’emploi, action de la France pour changer le cours de la mondialisation actuelle…

Sans attendre la fin de la présentation, les questions se multiplient : changer le cours de la mobilisation ? Mais comment ? Jean-Luc Mélenchon est-il toujours candidat, après les primaires socialistes ? Faut-il traiter d’abord la question de la dette ? Faire prendre en compte ce programme, oui mais comment ? Est-il crédible face au matraquage idéologique des libéraux de tous poils ? Ne faut-il pas porter partout ce débat pour que cela change vraiment et que la Gauche travaille à une vraie alternative ?

En tous cas, ce programme suscite l’intérêt, près de cinquante exemplaires diffusés. Ce n’est qu’un début !

Après s’être donné rendez-vous le 8 novembre pour la prochaine initiative de l’Association citoyenne du Front de Gauche qui organise un débat sur la dette,  la crise financière et les propositions alternatives, nous avons levé le verre pour l’espoir qui se lève.

 

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Sur le blog de Jean-Emmanuel Ducoin

26 Octobre 2011, 16:25pm

Publié par PCF Villepinte

Malentendu(s) : à propos de la victoire de François Hollande...
Le «rêve français» du futur candidat socialiste consiste-t-il à accompagner le pays dans son lent et progressif déclin?

Hollande. En cultivant avec bonhomie la lenteur dans l’ascension, un peu contre l’époque, François Hollande s’est-il déjà interrogé sur son propre rapport au temps ? Au royaume de maître lapin et du zapping informationnel généralisé où la prise de décision se doit d’être quasi instantanée, le futur candidat socialiste à la présidentielle apparaît comme une incongruité, une faute de casting, phénomène d’autant plus ressenti que lui-même entretient le doute, depuis toujours. En 1984, lorsqu’il cosigne une tribune dans le Monde intitulée «Pour être modernes, soyons démocrates», ce qui résume assez l’ambition de ce socialiste coincé entre Mitterrand, Rocard et Delors, le jeune Hollande ne comprend déjà pas que le tournant de la rigueur assumé par son parti vient d’anéantir, pour le «peuple de gauche», des années d’espérance et d’engagements. Jamais par la suite François Hollande ne dérogera à cette stratégie, maintenant sa ligne d’Européen social-démocrate, heureux dans l’unité, en permanence à la recherche d’un dénominateur commun – souvent le plus petit.

Centriste. Curieux moment. Et curieux socialistes. L’expérience sondagiaire de 2007 (et autres) n’aura donc servi à rien. Souvenons-nous de la théorie ânonnée sur tous les tons durant des mois : «Ségolène Royal est la seule à pouvoir battre Nicolas Sarkozy.» L’impression de revivre le même film ? Crédité depuis quelques jours d’intentions de vote au premier tour qui atteignent le zénith (jusqu’à 38% !), François Hollande singe l’Édouard Balladur de 1995. Et si la comparaison ne s’arrêtait pas là ? Strauss-kahnisé dès le retrait de qui vous savez (il avait suffi de cinq jours après la sidération provoquée par l’affaire du Sofitel pour qu’un premier sondage permette au vide d’être comblé), le président du conseil général de Corrèze peut-il se balladuriser, comme certains socialistes, en coulisses, l’annoncent déjà ? Pour étayer leur théorie de «l’effondrement programmé», ces amis de trente ans évoquent un «professionnel du consensus» certes «habile à produire de la synthèse» mais surtout «attentif à ne pas brutaliser le système», bref, un «candidat centriste». L’un d’eux nous avouant : «François a d’ailleurs fondé avec quelques amis les “transcourants”, dont on sait qu’ils vont toujours quelque part sans jamais savoir où… Sa capacité à être d’accord avec tout 
le monde est un atout, seulement quand tout va bien.»

Rêve. Avec le promoteur de la «présidence normale», alias «Flanby» ou «gauche molle», il y aurait donc comme un malentendu ? Comme il y aurait un malentendu avec la gauche dite «de gauche»? Enfant d’HEC et de l’ENA, dont il a gardé l’aisance intellectuelle et l’art démonstratif de la rhétorique, emphatique et léger, sérieux et drolatique, le Normand l’avoue : «Les défauts qu’on me prête sont autant de qualités et d’atouts.» Il parle évidemment de l’époque qui est la nôtre. Celle dont on dit qu’elle aurait besoin de «tranquillité»… Arrêtons-nous un instant sur cette idée. Quels étaient jadis les modèles qui sublimaient l’universelle voracité des rêveurs ? Le saint, le sage, le chevalier, le gentilhomme, l’artiste, le savant, le chercheur d’or, le missionnaire, le révolutionnaire, etc.? Tous reposeraient désormais au musée des souvenirs ? À la rigueur pourrions-nous encore les admirer, mais surtout plus nous en inspirer. Miser sa vie au capital de nos idéaux, dire banco à chaque levée, renverser les tables n’auraient plus cours à l’heure du grand casino mondial et de l’austérité hygiéniste ? Depuis des années, on nous sert comme modèle le financier, le golden boy, le publicitaire et le pitre télévisuel pour lesquels «la réussite» s’autolégitime. Quand le pauvre ne croit qu’à la loi des riches, le mimétisme n’a-t-il pas trop fabriqué de fauves ?

Temps. Les Français ont-ils besoin d’être «rassurés»? Osons le dire autrement. Le «n’importe qui sauf Sarkozy» peut-il constituer sinon un programme du moins une feuille de route pour le printemps 2012? Le peuple de gauche peut-il s’entendre dire pour tout argument que, cette fois, «les socialistes veulent vraiment le pouvoir»? Ce peuple en souffrance se contentera-t-il passivement d’un débat entre partisans de l’austérité et de la superaustérité : «Je suis le plus crédible pour gérer la dette»? Si le «rêve français» de Hollande consiste à accompagner le pays dans son lent et progressif déclin, attendons-nous à quelques jacqueries… Les socialistes semblent heureux. Ils ont un candidat, qui, de son propre aveu, n’a jamais pris qu’«une seule décision d’autorité». C’était en 2004, quand il décida d’appeler à voter «oui» au référendum sur la constitution, avant de poser en une de Paris Match à côté de Nicoléon. On sait ce qu’il advint. En peu de temps.

[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 21 octobre 2011.]

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Sommet européen : l’Allemagne et les banquiers d’abord !

26 Octobre 2011, 16:20pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 26 Octobre 2011

 

 

 

La rencontre réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement européen se tient ce mercredi soir. Devraient être actés le rôle du Fonds européen de stabilité financière (FESF), la recapitalisation des banques et la décote de la dette grecque.

Principale nouveauté : le Fonds européen de stabilité financière. Son rôle théorique est d’aider les pays de la zone euros en difficulté avec leur dette souveraine. Plusieurs conceptions de ce fonds s’opposaient.  Nicolas Sarkozy souhaitait que le FESF puisse directement lever de l’argent à bas taux d’intérêt auprès de la BCE, pour le prêter ensuite aux Etats. C’est qu’emprunter auprès des marchés privés alors que les taux d’intérêts s’envolent (merci les agences de notations) ne fait qu’accroître le poids de la dette et du déficit. Mais l’Allemagne, qui pour l’instant ne craint pas pour son sacro-saint AAA, ne veut pas. Et c’est Merkel qui a gagné. Le FESF va devenir un « assureur-crédit » et devra en cas de besoin aller emprunter à l’extérieur pour aider les pays européens étouffés. Chose malaisée puisqu’il lui faudrait une capacité d’intervention d’au moins 1000 milliards d’euros, certainement plus lorsque l’Italie sera à son tour étranglée par l’austérité, imposée par ce même duo Merkel-Sarkozy. Le patron du Fonds de stabilité partira d’ailleurs pour la Chine dès vendredi, dans l’espoir de leur vendre des obligations européennes. Pékin, si elle accepte, ne manquera pas en retour d’exiger de sérieuses garanties. Le Brésil a anticipé le mouvement et a déjà annoncé qu’il refusait de racheter des bouts de la dette des pays de la zone Euro. Le Premier ministre brésilien conseille plutôt au FESF de se tourner vers le FMI.

Décote et recapitalisation

Ce qui a plus fait compromis, du fait de l’évidence de la situation, c’est la décote de la dette grecque, preuve qu’il est possible de s’affranchir des contraintes du Traité de Lisbonne. Les dirigeants ont fini par s’apercevoir que la Grèce allait faire faillite dans les jours à venir et ont décidé d’annuler au moins 50 % de cette charge. Pour éviter que les banques européennes se retrouvent trop fragilisées, du fait de la décote grecque mais aussi car elles possèdent de belles parts de dettes d’autres Etats en difficulté, elles devront se constituer 9 % de fonds propres en dur. Autrement dit,  lorsqu’elles prêteront ou spéculeront avec 100 euros, elles auront l’obligation d’avoir au moins 9 euros en caisse. Mesure censée apporter plus de sécurité, et qui va impliquer 108 milliards d’euros de recapitalisation. Pour ce faire, soit les banques se débrouillent toutes seules, en émettant de nouvelles actions en bourse ou en utilisant leurs bénéfices, ce que va faire la Société Générale, soit elles demandent de l’aide à l’Etat, comme en 2008. Et si les banques n’atteignent pas l’objectif de 9 % de fonds propres le 30 juin 2012, elles n’auront pas le droit de verser des dividendes à leurs actionnaires ni des bonus à leurs dirigeants.

La désunion européenne ou l’union allemande

Il ne devrait pas être fait mention de la BCE lors de ce sommet. Celle-ci va depuis longtemps à l’encontre de ses prérogatives et du traité de Lisbonne en achetant des parts de dette des pays en difficulté, comme depuis août, l’Espagne et de l’Italie. Et c’est bien là le cœur du problème. Si la BCE pouvait financer directement les Etats, ce serait ouvrir la voie à un virage bien plus juste et social de l’Europe. Ce que le traité de Lisbonne interdit à la BCE de faire. Pour Berlin, toucher à l’indépendance de la BCE est insupportable. Angela Merkel s’est donc fermement opposée à toute mention qui prétendrait dire à la BCE ce qu'elle doit faire, l’idée est donc abandonnée.
Au début des réunions pré-sommet, qui ont débuté dimanche, de nombreuses conceptions s’opposaient, Sarkozy avait même ses propres idées, différentes de celles de Merkel, sur le FESF comme sur la BCE. Mais rapidement, il s’est rangé derrière l’Allemagne. Et après trois jours de discorde, Valérie Pécresse a pu affirmer, sans rire : "Jamais, au grand jamais, la France et l'Allemagne n'auront autant travaillé ensemble, jamais elles n'auront été aussi soudées pour faire progresser l'Union européenne pour résoudre ses problèmes."

Dans l'Humanité de jeudi : Europe : Arrêtons le massacre !
Avec notre décryptage complet du sommet et deux interviews d'économistes : Pierre Khalfa d'Attac et Denis Durand du PCF. Et sur la thématique du massacre, vous retrouverez des focus sur la situation catastrophique en Grèce et sur la prochaine victime annoncée : l'Italie.

  • Sur ce sujet, lire aussi

Heiner Flassbeck « Sans rééquilibrage, l’euro ne survivra pas »
Les États au garde-à-vous après le sommet
Le besoin urgent d’Europe sociale frappe à la porte des

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Fin de l'activité armée de l'ETA : "pour une fois, la politique a gagné sur le militaire"

24 Octobre 2011, 22:10pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 24 Octobre 2011

 

Mots clés : gorka landaburu, ETA,

 

Gorka Landaburu est directeur de l’hedomadaire Cambio 16 et considéré comme l’un des spécialistes du conflit basque. Il a été victime d’un attentat d’ETA en 2001.

Comment peut-on interpréter la déclaration d’ETA jeudi annonçant l’arrêt définitif de ses activités armées ?

Gorka Landaburu. C’est une nouvelle très importante, un geste que nous attendions depuis longtemps. Il y a de la joie; Mais nous nous rappelons également des 829 victimes. C’est un sentiment partagé.

En quoi cette annonce se distingue-t-elle des autres cessez-le-feu permanent décrétés par le passé par l’organisation?

Gorka Landaburu. C’est la première fois qu’ETA parle de cessez-le-feu définitif. Nous savons que son bras politique, qui s’appelle aujourd’hui Bildu, (et hier Batasuna), a décidé, il y a quelques mois de cela, de s’inscrire le jeu politique. Il a demandé à ETA l’arrêt de ses activités terroristes et armées. Et pour une fois, le politique a gagné sur le militaire.

Néanmoins ETA n’annonce pas sa dissolution ?

Gorka Landaburu. C’est vrai. Et elle ne le fera pas tant qu’il n’y aura pas un accord avec le gouvernement espagnol et même l’exécutif français concernant ses prisonniers. Actuellement, il y a 750 prisonniers. Une organisation, qu’elle soit terroriste ou non, ne laisse pas  de côté les seins.

Pouvez-vous préciser le rôle joué par Bildu ?

Gorka Landaburu. Il y a eu une discussion politique importante. Jusqu’à présent, ceux qui possédaient les bombes gagnaient tous les débats. Aujourd’hui c’est le contraire. Il est vrai qu’ETA a été acculé par les forces de sécurité de l’État, par la collaboration avec la police française, la justice et l’arrestation de beaucoup de ses membres ces dernières années. Mais je relève surtout le rôle de la société basque. Cette société s’est également positionnée contre toute forme de violence, et en faveur de la fin des hostilités.

Il y a une semaine se tenait une conférence de paix avec de nombreuses figures internationales impliquées dans leur pays respectifs dans des processus de paix. Quel a été son poids ?

Gorka Landaburu. ETA a échoué à tout point de vue. Elle n’a obtenu ni l’indépendance du Pays basque ni l’autodétermination au terme de ses cinquante ans d’existence. Cette conférence internationale qui demande un cessez-le-feu relève de la scénographie, une sorte de Cène finale que ETA et les indépendantistes ont mise sur pied pour sauver les apparences.

Vous dites qu’il y aura des négociations avec le prochain gouvernement qui, sera vraisemblablement du Parti populaire. Or, la droite n’a cessé de se montrer très hostile au processus de discussion en cours. Ces pourparlers verront-ils le jour ?

Gorka Landaburu. Je crois que oui. Tous les présidents de gouvernements depuis Suarez à Zapatero en passant par Aznar, ont cherché une issue finale à la violence et au terrorisme. Si ETA décide, comme elle l’a décidé, de ne plus commettre d’attentats (ce qui est vrai depuis près deux ans)- nous serons dans une situation favorable pour qu’il y ait au moins une négociation concernant les prisonniers politiques : leur rapprochement des prisons basques, la remise en liberté de ceux qui ont accomplis trois quarts de leur peine. Et si c’est la condition pour qu’ETA se dissolve, je ne pense pas que Mariano Rajoy laisse cette opportunité de côté.

L’ultime étape de ce processus pourrait être un référendum d’autodétermination ?

Gorka Landaburu. Tout dépendra des partis politiques. La société basque est très plurielle. La discussion est possible mais sans menaces. Et c’est important. C’est la première fois, depuis le retour de la démocratie, que nous nous trouvons dans cette situation. Nationalistes et non nationalistes devront s’asseoir pour trouver les accords politiques. Mais d’abord, il faut panser les blessures et pour cela, que les organisations, les partis politiques, et la société fassent en sorte que ce petit pays puisse cohabiter de nouveau ensemble après des années de divisions en raison de la violence et du terrorisme.

 

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

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70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

24 Octobre 2011, 22:05pm

Publié par PCF Villepinte

Par Pierre Laurent, le 24 octobre 2011
70ème anniversaire de la fusillade de Châteaubriant : allocution de Pierre Laurent

L'amour est une force immense. Une force qui donna à ces femmes et à ces hommes la dignité dont seuls sont capables les femmes et les hommes libres. Cette Marseillaise qui retentit des baraquements à l'heure du départ des camarades. Ce cri, Vive le Parti communiste allemand, prononcé par le métallurgiste Timbaud à l'heure des fusils. Ces gendarmes qui saluent les martyrs à leur passage. L'histoire s'est écrite ici. Une page d'horreur, et pourtant grâce à vous les 27, une si puissante promesse d'humanité.

C'est au nom de cette promesse que nous sommes là depuis toujours, d'autres avant nous, d'autres encore, demain, après nous. Nous n'honorons pas Guy Môquet et ses camarades le temps d'un calcul électoral avant de les oublier pour mieux massacrer tout ce que leur combat a permis.

Alors oui, aujourd'hui, ne retenez ni les balles, ni la haine, ni cet officier allemand qui à coups de barre de fer cassa ce corps trop grand pour entrer dans son cercueil. Un instant oubliez tout cela car ce qui est exceptionnel, c'est que ces hommes furent à cette heure, leur heure, malgré l'horreur, pleinement des êtres humains.

Parler avec les 27, c'est parler d'espoir. Tous les actes, du dernier repas, du tabac fumé, des sourires, des discussions poursuivies jusqu'au dernier moment, leur amitié, leurs larmes, leurs lettres, tout cela témoigne que dans ces ténèbres du 22 octobre 1941 ce qui unit ces hommes, la révolution, le communisme, donne à chacun d'entre eux une force immense de dignité et de courage.

Dans l'épreuve, ces hommes sont liés les uns aux autres. Comme sur la barricade devant l'usine à l'heure où les gardes se préparent à charger, nul ne bouge. Comme ces Parisiens lors de la Commune, nul ne recule. Dans l'épreuve, ces hommes vont mourir et pourtant ils sont vivants jusqu'à la dernière seconde. Ces révolutionnaires meurent debout car ils savent ce que vivre veut dire.

Aucun d'entre eux n'avait choisi les armes, ni la guerre. Ils étaient entrés dans le combat pour en débarrasser le monde. La justice et la fraternité de tous les humains voilà ce qu'ils voulaient, tout simplement. La barbarie, ils l'ont rencontrée sur leur chemin, et ils se sont levés.

Comme l'écrit le poète et résistant Robert Antelme en rentrant des camps : « Le ressort de notre lutte n'aura été que la revendication forcenée de rester jusqu'au bout des hommes. La mise en question de la qualité d'homme provoque une revendication presque biologique d'appartenance à l'espèce humaine. »

Oui, nous sommes ici à Châteaubriant pour parler d'hommes qui ne voulaient renoncer ni à leur humanité, ni à l'humanité du monde, quand d'autres avaient peu à peiu fait le choix, pour sauvber les privilèges de l'argent, de la capitulation devant la barbarie, puis de la collaboration avec elle.

Soixante-dix ans plus tard, nous sommes à nouveau au défi, l'histoire continue de crier dans le présent. La sauvagerie n'a toujours pas quitté les sociétés.

Car il y a bien de la sauvagerie lorsque le simple jeu d'écriture informatique, la spéculation sur les matières premières agricoles placent deux cents millions de personnes supplémentaires en situation de malnutrition.

Il y a de la sauvagerie lorsque l'Europe décide l'introduction de 10% d'agrocarburants dans notre essence et que cela conduit au pillage en Afrique des meilleures terres arables, et que chaque responsable le sait, et que chaque responsable le tait en attendant une nouvelle apocalypse alimentaire.

Et comment faut-il appeler le fait que des émeutiers anglais prennent plusieurs mois de prison pour destruction de biens publics alors que les responsables d'une crise qui a licencié à travers le monde plusieurs dizaines de millions de travailleuses et travailleurs jouent, eux, au golf sans que personne n'y trouve rien à redire.

Et comment comprendre qu'à l'heure où les bottes résonnent en Hongrie, où l'extrême droite et Marine le Pen se repaissent de la crise et de la souffrance des peuples comme des chacals se nourrissent d'une bête blessée, comment comprendre qu'à nouveau, les puissants fassent le choix de la défaite ? Ici, à la carrière, je dénonce la trahison des peuples car accepter la domination des marchés et des banques, c'est trahir les démocraties. Ici, à la carrière, je dénonce la complaisance avec laquelle le pouvoir français utilise des parlementaires issus de ses rangs pour favoriser de fait le rapprochement avec le Front national et de futures alliances. Ici, à la carrière, je dénonce le martyr du peuple grec, la douleur du peuple espagnol, le crime dus système économique contre la jeunesse européenne.

Et il n'est pas exagéré d'appeler à la résistance car après tout face aux nouveaux dangers qui menacent il faut bien qu'en face il y ait des résistants. Alors, oui, soixante-dix ans après, tout démocrate, tout républicain, toute femme ou homme de gauche, doit considérer ses responsabilités. Le capitalisme financier nous somme d'accepter son pouvoir, son diktat, ses volontés. Allons-nous plier ? Allons-nous résister ? Allons-nous laisser détruire ce que le Conseil national de la résistance a bâti ? Allons-nous, jusqu'au bout, liquider le service public, liquider la Sécurité sociale, liquider les garanties collectives des travailleurs ? Ou accepterons-nous de reconstruire une démocratie authentique qui repousse ces nouvelles féodalités bancaires et financières qui se comportent avec les peuples comme des maîtres, de constituer un gouvernement de combat contre les marchés, d'ouvrir un nouvel avenir social, écologique, culturel, démocratique. C'est pour nous être fidèles ici à ceux qui périrent dans la carrière.

La crise actuelle est économique, elle est aussi morale. Notre seule valeur est devenue notre profitabilité. C'est le seul message, le seul crédo, notre chance de survie. Ces dernières décennies, le capitalisme a entrepris de convaincre les nations que le but de la société, le but de la politique, le but de l'Etat est d'asservir, est de transformer en marchandise, jusqu'à la dernière libertés des êtres humains. Nous, nous ne reconnaissons qu'une seule loi, celle des Lumières : les femmes et les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Nous nous reconnaissons dans la longue évolution qui a transformé l'animal humain en être de coopération, de fraternité, de tendresse. Pour nous, la grandeur des sociétés vient de leur capacité à faire reculer sans cesse la guerre de tous contre tous, pour coopérer tous avec tous, pour créer ensemble.

La marseillaise de ce 22 octobre résonne encore. Elle s'éleva au nom de la classe ouvrière, elle s'éleva au nom de la France. Elle s'élevé de la part de femmes et d'hommes dont la joie de vivre, dont l'amour, dont la dignité disaient un monde à venir, un monde à naître.

***

Ici, aujourd'hui, je pense aux Américains qui campent devant Wall Street, je pense aux jeunes espagnols, aux jeunes grecs, aux jeunes palestiniens, aux jeunes israéliens, je pense à notre combat de chaque jour, et je ressens comme qu'à nouveau, les vents du changement, certes épars, certes divers, mais bien réels, se lèvent, que femmes et hommes se lèvent, pensent, rêvent, imaginent, luttent et espèrent.

Il faut créer le mouvement par lequel ce kaléidoscope de forces critiques, populaires, syndicales, citoyennes, politiques trouveront la force d'être ensemble, solidaires, unies pour rouvrir le chemin du progrès.

Notre responsabilité, à toutes et tous, est d'accepter qu'au-delà de nos différences, notre dialogue permette de forger des idées communes, une communauté d'action.

Nous devons nous unir, nous devons donner toute notre énergie à notre union, en pensant sans cesse qu'à ne pas assumer nos responsabilités devant notre peuple, nous nous déshonorerions.

Ceux qui dans la Résistance se levèrent n'ont pas oublié ce qu'ils pensaient, ce qu'ils étaient – communistes, chrétiens, conservateurs ou socialistes, radicaux – ils ne cessèrent pas d'être ce qu'ils étaient et ils étaient ensemble.

Dans la résistance à l'oppression présente, le temps est venu d'une main tendue à toutes celles et ceux qui veulent briser les nouvelles dictatures de l'argent, les nouvelles oppressions de l'esprit.

Ces mots sont un appel aux citoyens de ce pays : une force d'espor doit grandir car lorsque la civilisation est menacée par la crise sociale et écologique, nous n'avons plus le droit de rester seuls, nous avons le devoir d'être ensemble. Ces mots est un appel aux travailleurs, aux travailleuses de ce pays : bvous n'êtes pas responsables de la crise, ce n'est pas à vous de la payer. Vous seuls pouvez redresser ce pays. N'écoutez pas ceux qui cherchent à vous dioviser, à vous opposer, ceux qui prêchent la haine. La solidarité est et restera la plus belle valeur du monde ouvrier. Celle sans laquelle il ne sera jamais possible de rendre au travail sa liberté et sa capacité créatrice au service des besoins humains. Ici, en pensant aux 27, nous faisons le serment que ceux qui chercheront à vous faire payer la crise, parce que nous croyons à l'avenir de la France, nous trouveront sur leur chemin.

Amis et camarades,

nous sommes là pour la mémoire de nos frères, pour Jules, Henri, Titus, Maximilien, Marc, Emile, Charles, Maurice, Jean, Désiré, Pierre, An, Eugène, Raymond, Claude, Edmond, Julien, Charles,Guy, Antoine, Jean, Henri, Victor, Raymond, Maurice, Pierre et Jules.

Nous sommes là pour ces syndicalistes, ces communistes, ces âmes magnifiques.

Nous sommes rassemblés car nous savons que nous ne commémorons pas un acte de guerre mais des idées de paix que c'est notre honneur de poursuivre votre combat.

Chers camarades disparus, ici devant vous, les yeux deviennent humides. Demain, ils auront séché. Pas nos cœurs. Nous le promettons.

Vive le Parti communiste français !

Vive la République !

Vive la France !

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Sommet Européen : c’est tout un système qui est en crise

23 Octobre 2011, 18:40pm

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 23 Octobre 2011

 

Mots clés : Europe, euro, Dette publique, banque,

 

  Les dirigeants européens ont entamé dimanche un sommet majeur. Le but : sauver la zone euro de la crise de la dette, en faisant un grand écart impossible entre les marchés, les agences de notations et l’aide aux Etats en difficultés.

Le sommet s’est ouvert sur quelques décisions. La dette de la Grèce envers le secteur privé (les banques) se voit décotée d’au moins 50 %. Une décision d’urgence prise pour éviter la faillite pure et simple de l’Etat grec, étranglé par le poids sa dette qui gonfle à cause de la hausse de ses taux d’intérêt et de la récession galopante qui frappe le pays du fait des mesures d’austérité insoutenables.

Qui dit dette annulée, implique que les banques créancières se retrouvent en difficulté. Une recapitalisation des institutions bancaires est prévue, de plus de 100 milliards d'euros. La seule contrepartie exigée à cette enveloppe est que les banques  doivent se constituer désormais un minimum de 9% de fonds propres "durs".

Jusque là, tous les dirigeants européens semblent d’accord. Mais le réel problème étant le Fonds européen de stabilité financière (FESF). C’est lui qui doit aider les pays en difficulté à supporter le poids de leur dette publique. Sa forme est encore floue : la France veut en faire une banque qui pourrait emprunter à bas taux auprès de la BCE, l’Allemagne refuse l’européanisation  de la dette, préfère le cantonner au rôle d’assureur. D’autres pays encore souhaitent un rapprochement pur et simple entre la BCE et le Fonds de stabilité.

Là-dessus arrivent les dégradations à tout va des agences de notation. Car l’utilité du FESF, serait qu’il puisse emprunter à bas taux, pour prêter ensuite aux pays en difficulté qui n’ont accès qu’à des taux proprement usuraires sur les marchés privés, du fait de leur note dégradée. Problème, si Moody’s se met aussi à dégrader la note des pays garants du FESF (la France au hasard), ce Fonds sera par la même dégradé et ne servira plus à grand-chose. A cela il faut ajouter également le risque que les marchés, se détournant de la Grèce du fait de la décote de sa dette, se mettent à spéculer sur les dettes espagnoles et italiennes, ce qui mettrait le Fonds de stabilité – et la zone euro – dans une situation intenable. Du coup tous les dirigeants européens font pression sur Berlusconi pour l’obliger à faire des économies, après qu’il ait fait adopter depuis l’été pas moins de deux énormes plans d’austérité. Il se voit imposer de privatiser à tout va, de démanteler les services publics et de couper dans les dépenses sociales. Comme si ça avait marché en Grèce.

C’est donc un sommet mal engagé. D’autant que les Allemands veulent continuer à faire semblant de respecter le pacte de l’Euro contenu dans le traité de Lisbonne, celui-là même qui est violé par la BCE tous les jours et ne sert plus à rien.

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Politique Le Front de Gauche chez Moody’s : La VIDEO

22 Octobre 2011, 07:11am

Publié par PCF Villepinte

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Jean-Luc Mélenchon invité de "Parole directe" sur TF1

22 Octobre 2011, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

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Le Front de Gauche chez Moody’s : "nous ne sommes pas des andouillettes"

21 Octobre 2011, 22:51pm

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 21 Octobre 2011 Mots clés : Jean-Luc Mélenchon, front de gauche, austérité,

 

Le Front de gauche a organisé vendredi à une action "andouillette AAAAA" au siège de Moody’s à Paris, pour dénoncer les ravages des agences de notations et leur triple A qui "mettent à genoux" les "gouvernements serviles" européens.

Aux slogans "Les Français ne sont pas des andouillettes!" ou "noter tue", une dizaine de militants du Front de gauche, dont Leila Chaibi (collectif l'appel et la pioche), ont investi en fin de matinée le hall de l'agence Moody's à Paris, située boulevard Haussmann. Les militants y ont déposé un petit panier d'andouillettes AAAAA (Association amicale des amateurs d'andouillette authentique) pour montrer qu'ils préfèrent les "5 A au 3 A" des agences de notations.

Au côté d'Olivier Dartigolles (PCF), Jean-Luc Mélenchon a déclaré : "ceci est une action civique, l'agence Moody's prétend qu'elle va surveiller le peuple français", mais "peuple français, il ne faut pas avoir peur d'eux, c'est nous qui les surveillons!".

Ces agences "pourchassent les gouvernements des peuples pour leur mettre des notes" et les "gouvernements serviles se mettent à genoux" avec "des politiques d'austérité qui à leur tour, font baisser l'activité si bien qu'il y a moins de recettes fiscales". Et alors "revoici Moody's et consort, la bande des vampires, qui reviennent et disent +puisque vous n'avez pas assez de recettes nous baissons encore votre note !+". "Où sont vos notes pour Siemens, Unilever, Mittal et tous ces exploiteurs qui vident nos usines, délocalisent nos entreprises, condamnent à la mort sociale des régions entières ?", a-t-il déclamé. "Dès le mois de mai prochain, c'est Moody's qui s'en ira et non pas les Français".

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Fonctionnaires : un vote faussé par l’incurie du gouvernement et son mépris de la démocratie sociale

21 Octobre 2011, 22:46pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 21 Octobre 2011

 

Mots clés : FSU, FO, CGT, CFDT,

 

 

Les agents de la fonction publique se sont présentés massivement aux urnes pour élire leurs représentants syndicaux. Mais la pagaille organisée dans l’éducation nationale a privé des dizaines de milliers d’enseignants de leur droit de vote. La FSU, qui est de loin la première organisation syndicale chez les enseignants, en est la principale victime.

Sabotage volontaire ou incurie ? La pagaille complète provoquée par le vote électronique mal préparé par le gouvernement dans l’Education nationale vient totalement fausser le résultat des élections professionnelles de la fonction publique. Alors que dans l’ensemble de la Fonction publique, la participation s’avèrerait conforme à l’habitude voir supérieure.

Seuls 40% des enseignants ont pu participer au vote contre plus de 60 % lors du dernier scrutin. Bien qu’en léger recul en pourcentage, ce qui ne veut pas dire grand-chose compte tenu de la participation, la FSU y reste de loin la principale organisation. Mais compte tenu des dizaines de milliers de voix qu’elle perd du fait du recul de la participation, elle perd sa place de première organisation de la fonction publique d’Etat. Comme dans les deux autres fonctions publiques (territoriale et hospitalière) la CGT deviendrait la première force dans l’Etat devançant de peu FO qui était jusqu’ici deuxième derrière la FSU. On attend pour confirmation les résultats du ministère de l’environnement. Les résultats donnés ici sont encore temporaires, obtenus à 15 heures.

Les grandes tendances du scrutin marquent une progression générale de la CGT dans l’Etat, +1,5% et des progrès sensibles dans la fonction publique hospitalière, là où elle est implantée. La CGT recule cependant à La Poste de 3%. L’UNSA semble aussi en progrès général de 2% à 3%. Les perdants seraient la CFDT (-1,2%) et surtout FO qui reculerait de 3% dans l’Etat, un recul masqué par les résultats faussés dans l’Education nationale. Les résultats définitifs devraient être connus dans la soirée.

Difficile donc de tirer enseignements de ces résultats. Sauf que malgré les discours et l’affichage des bonnes intentions, le gouvernement n’a que mépris pour la démocratie sociale.

Olivier Mayer

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