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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Le 11 octobre, riposte syndicale commune à l'austérité

3 Septembre 2011, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 2 Septembre 2011

 

L’accouchement a été long, difficile, mais le résultat semble satisfaisant pour tout le monde. Tel était du moins le sentiment affiché par les représentants de l’intersyndicale (CGT, CFDT, Fsu, Unsa, Solidaires) jeudi soir, à l’issue de leur réunion au siège de la CGT.

Après cinq heures de discussion, ils sont parvenus à une déclaration commune faisant état de leur décision d’organiser une « journée nationale d’action interprofessionnelle », en riposte au plan d’austérité annoncé par le gouvernement la semaine dernière. Ce sera le mardi 11 octobre, selon des modalités qui restent à arrêter, ce qui devrait faire l’objet d’une nouvelle réunion le 15 septembre. FO, qui a choisi de poursuivre son cavalier seul, et prévoit une « journée d’information » le 20 septembre, la CFTC et la CGC avaient décliné l’invitation à la réunion.

Selon le texte commun, « partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc) » de l’action « est nécessaire pour construire cette journée » du 11 octobre. Jeudi soir, les participants à la rencontre n’ont pas dissimulé leurs différences d’approche sur ce dernier point. La CFDT, par la voix de Marcel Grignard, estimant à ce stade que « la grève n’est absolument pas la bonne voie », en raison de « la situation très difficile du pouvoir d’achat et des inquiétudes des salariés pour leur emploi », alors que les quatre autres organisations ne veulent, à tout le moins, « exclure aucune » forme d’action, comme l’a dit François Joliclerc, de l’Unsa. L’essentiel n’en demeure pas moins, aujourd’hui, l’accord des cinq syndicats pour juger « indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir ». Les députés seront saisis dès la semaine prochaine d’une partie des mesures de « rigueur » Fillon, avant de nouveaux paquets de pilules amères lors de l’examen, en octobre, des budgets de la Sécurité sociale et de l’Etat.

Les syndicats ont exprimé d’une même voix les critiques qu’ils avaient déjà formulées séparément la semaine dernière : le plan d’austérité est à la fois « injuste et inéquitable », la facture étant « principalement supportée par les salariés et les consommateurs », alors que la taxe sur les hauts revenus est « symbolique » et que les niches fiscales sans « aucune efficacité économique et sociale » sont épargnées. Dans l’optique, tout à la fois, de « relancer la croissance », « réduire les inégalités », et « maîtriser les déficits », l’intersyndicale se prononce pour des « réformes structurelles », telles une réforme de la fiscalité pour la rendre plus progressive, une « politique industrielle coordonnée au niveau européen », et pour « des services publics de qualité ». Mais, dans l’immédiat, elle se fixe l’objectif d’obtenir une série de « mesures urgentes ». Au premier rang : l’abandon de la taxation (à hauteur de 1,2 milliards d’euros dans le plan Fillon) des complémentaires santé et la suppression des exonérations et de la défiscalisation des heures supplémentaires. Plus généralement, les syndicats demandent que toute aide publique soit désormais « conditionnée » à son efficacité sociale et économique. La fin des suppressions d’emplois de fonctionnaires, le soutien au pouvoir d’achat, en particulier des plus bas revenus, et la réouverture des négociations salariales dans les entreprises et la Fonction, complètent leur cahier de doléances à court terme.   

D’ici au 11 octobre, les syndicats vont donc se consacrer à populariser cette plateforme et à engager le débat au sein du monde du travail. Le 15 septembre, ils feront un « point d’étape », pour apprécier la rentrée sociale et l’état d’esprit des salariés, avant de fixer les formes du 11 octobre. Pour la CGT, qui avait lancé l’idée d’une mobilisation dès le mois de juin, il faudra « de toute façon aller à une journée significative, avec grèves, manifestations, rassemblements », a fait valoir Nadine Prigent, ajoutant : « peut-être que cette journée en amènera d’autres ». « Il ne s’agit pas seulement de ne pas subir, a-t-elle souligné, mais de construire d’autres solutions » à la crise, dégager des « recettes nouvelles pour répondre aux besoins de la population et mener une réelle politique d’emploi et de développement économique ». Le 11 octobre ne doit pas être « une journée de témoignage », mais une action pour « changer de cap », a renchéri Bernadette Groison, pour la FSU, pour qui la décision de mobilisation « répond à l’attente des salariés ». Annick Coupé, de Solidaires, pour sa part, a souligné l’existence d’un « sentiment d’injustice très grand dans le pays » ; il est de la responsabilité des syndicats de « commencer à construire un processus de mobilisation pour mettre un coup d’arrêt » à l’austérité.

Yves Housson

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Journée nationale d’action le 11 octobre

2 Septembre 2011, 07:04am

Publié par PCF Villepinte

23 septembre manif 013CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires se sont réunies en intersyndicale ce 1er septembre. Elles ont convenu de mettre au calendrier de cette rentrée sociale une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011.
Nadine Prigent, secrétaire de la CGT, donne la tonalité et l’état d’esprit de cette réunion et explique comment la CGT va préparer ce rendez-vous dont elle a proposé le principe dès juin dernier.

 

Communiqué CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires

jeudi 1er septembre 2011

Le gouvernement a annoncé le 24 août des mesures censées réduire « le déficit de la France ». Les organisations syndicales CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires en dénoncent le caractère injuste et inéquitable. La facture est principalement supportée par les salariés et les consommateurs. Le gouvernement ne remet pas en cause les niches fiscales dont on sait qu’elles n’ont aucune efficacité économique et sociale. La contribution des plus hauts revenus reste symbolique et n’est pas de nature à réduire les inégalités.

Pour relancer la croissance, en respectant les impératifs de développement durable, réduire les inégalités et maîtriser les déficits, une politique visant une autre répartition des richesses et favorisant le développement économique et social est incontournable.

Cela suppose des réformes structurelles importantes comme une réforme globale de la fiscalité intégrant une plus grande progressivité, une politique industrielle coordonnée au niveau européen, des services publics de qualité.

Cela appelle aussi des mesures urgentes :

• Abandonner la taxation des complémentaires santé ; supprimer les exonérations et la défiscalisation des heures supplémentaires ; conditionner toute aide publique à son efficacité sociale et économique, aux politiques sociales dans les entreprises.

• Mettre en œuvre la taxe sur les transactions financières.

• Faire de l’emploi, en particulier celui des jeunes, une priorité. Stopper les suppressions d’emplois dans la Fonction publique.

• Soutenir le pouvoir d’achat notamment des plus bas revenus et réouvrir les négociations salariales dans les entreprises et la Fonction publique pour réduire les inégalités notamment entre les femmes et les hommes.

Les organisations syndicales estiment indispensable l’intervention des salariés pour peser sur le gouvernement, le patronat, les débats parlementaires en cours et à venir.

Elles décident d’une journée nationale d’action interprofessionnelle le mardi 11 octobre 2011. Partout, le débat sur le contexte, les enjeux et les modalités (manifestations, rassemblements, arrêts de travail, etc.) est nécessaire pour construire cette journée. Les organisations se retrouveront le 15 septembre 2011.

Montreuil, le 1er septembre 2011

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Libye : à Paris, on se partage le pétrole

2 Septembre 2011, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 1 Septembre 2011

Mots clés : Pétrole, Libye,
 

Cet après-midi, les puissances occidentales se réunissent à Paris, officiellement pour "préparer la feuille de route" de l’après Kadhafi. Chacun va surtout tâcher de défendre sa part de pétrole.

Ils se sont nommés : "groupe de contact sur la Libye". Ce sont plus ou moins toutes les puissances de l’Ouest qui se sont ralliées au CNT. Les principaux acteurs seront l’Italie, qui viendra défendre les intérêts de son pétrolier ENI, qui a peur de perdre des parts de marché sur l’or noir libyen au profit du britannique BP et de Total. Ces deux groupes étaient quasi-absents de ce pays, la plus grande réserve de pétrole d’Afrique. Derrière la constance de l’enthousiasme belliqueux qu’ont montrée l’Angleterre et la France ces derniers mois, des accords se signaient.
Ainsi, selon Libération, 35 % du pétrole libyen a été promis à Total. Qui n’en exploitait que 2 à 3 % sous Kadhafi. Et on ne sait pas ce qu’a obtenu BP. D’où la crainte d’ENI, qui a déjà renvoyé des équipes en Libye. Ce qui explique également la présence à Paris d’Hilary Clinton, inquiète de la pérennité des accords passés entre Kadhafi et des pétroliers américains il y a moins d’un an.
Les grands perdants seront à coup sûr la Chine et la Russie, qui devraient perdre leur part du gâteau. La Russie s’est empressée ce matin de reconnaître le CNT comme pouvoir officiel, pour tenter de limiter diplomatiquement les dégâts.

Ce qui est étonnant dans ce conflit, c’est à quel point les tractations des occidentaux pour le pétrole libyen se font de manière décomplexée. Interrogé sur la question ce jeudi matin sur RTL, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, trouve même cela « assez logique et assez juste ». Mieux, de nombreux médias s’évertuent à expliquer que la reprise des activités pétrolières, par les grands groupes occidentaux, était la priorité avant tout pour le bien les Libyens. Et forcément, pas un mot d’un éventuel service public de l’énergie.
Voilà donc à quoi sont occupés ces autoproclamés "amis de la Libye". Pendant ce temps, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) tente de les alerter sur la catastrophe humanitaire qui s’annonce à Tripoli, détruite par des moins de bombardement et de guerre, dont les stocks sont épuisés et qui doit en plus faire face à un afflux de réfugiers. L’ONG a envoyé en urgence 600 tonnes de nourriture et 500 000 litres d’eau potable.

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«Voir des gens débarqués d’un tramway, avec des ballots et des enfants sous les bras, c’était insupportable»

2 Septembre 2011, 06:54am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 1 Septembre 2011

  Mots clés : Roms, RATP

  

 

 

Mercredi matin, une centaine de Roms expulsés d’un camp de Saint-Denis ont été convoyés jusqu’à la gare RER de Noisy-le-Sec dans un tramway affrété spécialement pour eux. Cette réquisition provoque de vives réactions syndicales et politiques. Gilles Garnier, maire adjoint (PCF) à Noisy-le-Sec et conseiller général de Seine-Saint-Denis a été témoin de la scène. (A lire dans l'Humanité ce vendredi: Le T1 se transforme en tramway de la honte)

 

Pouvez-vous nous raconter ce que vous avez vu hier matin ?

Gilles Garnier. Aux alentours de 11 heures, j’ai vu, devant la gare de Noisy-le-Sec, un regroupement impressionnant de forces de police : six camionnettes de CRS, cinq véhicules légers et des policiers municipaux. Je me suis approché et ils m’ont dit qu’ils « attendaient les Roms ». Surpris par cette réponse, je suis resté et j’ai vu arriver une rame de tram, avec marqué « sans voyageurs » à l’avant et à l’arrière, qui s’est arrêtée au terminus. Ont été débarqué entre 60 et 80 Roms, des familles avec des enfants, parfois en bas âge, toutes avec des paquets. J’ai ensuite appris qu’un camp de Saint-Denis avait été évacué le jour même. Ils ont été mis dans la gare RER, toujours encadré par la police. Je n’ai rien pu faire, sinon protester, ce qui ne servait pas à grand-chose. Dès que je suis arrivé à mon bureau, j’ai envoyé une lettre au préfet pour savoir pourquoi la police avait réquisitionné une rame de tram ; au maire de Noisy-le-Sec pour lui demander pourquoi la police municipale avait participé à cette opération et à Pierre Mongin, secrétaire générale de la RATP, pour l’interpeller sur cette réquisition.

 

Comment réagissez-vous à cette réquisition ?

Gilles Garnier. En tant qu’élu, je me bas contre cette politique nationale à l’égard des Roms depuis des années pour des raisons humaines et sanitaires. J’ai été pendant quatre ans vice-président du Conseil général en charge de la protection maternelle et infantile et je peux vous dire que les Roms connaissent une recrudescence de la tuberculose, des naissances précoces, etc. Cette population devrait être sous veille sanitaire et sociale et, au lieu de cela, on les précarise encore plus en les déplaçant. Il y a quelques villages d’insertion et c’est formidable que des villes se soient battues pour les créer, mais il faut une autre politique au plan national pour les accueillir dans des conditions descentes. Les gens que j’ai vu sortir de ce tramway n’étaient pas les jeunes dont parle M. Guéant qui hantent les couloirs du métro pour jouer aux pickpockets, c’était des familles, avec des enfants en bas âge et des baluchons. Je ne vois pas la nécessité qu’il y ait autant de policiers que de Roms, surtout quand on sait les moyens de police dont on manque dans notre département.

 

"Cette scène était choquante et faisait écho à des images déplorables"

 

Vous écrivez que cette scène vous a rappelé « des souvenirs d’école et de cinéma »…

Gilles Garnier. Pour la première fois depuis 1961, il y a eu une réquisition, non pas de droit mais de fait, de moyens de transports de la RATP pour des tâches dépendantes de la seule autorité policière, c’est très choquant. L’image de l’entreprise est écornée. Les gens ont vu passer pendant plusieurs stations une rame ne comportant que de Roms et des policiers… cette scène était choquante et faisait écho à des images déplorables. Ce n’est que l’illustration de la politique menée au plan national contre cette population dont on se sert comme boucs émissaires, comme à d’autres époques on avait choisi d’autres boucs émissaires. On a mis beaucoup de temps, en France, pour admettre la collaboration durant la Seconde guerre mondiale. On a eu du mal à admettre que le gouvernement de Vichy ait demandé à la RATP et à la SNCF des moyens, en hommes et en matériel, pour participer à une opération dont on connait l’issu, avec six millions de morts dans les camps de concentration et d’extermination. Donc, oui, voir des gens débarqués d’un moyen de transport spécifique, avec des ballots et des enfants sous les bras, c’est insupportable. Ils étaient abattus, peut être même résignés de devoir, une nouvelle fois, avec leurs maigres baluchons, trouver un nouveau point de chute. C’était une image terrible qui illustre l’inhumanité de la politique nationale à l’égard des Roms.

 

  • A lire:

Quand la RATP collabore avec la police pour évacuer des Roms

Roms et gens du voyage, des parias faciles

Sarkozy mis à l'index pour sa politique anti-Roms

Entretien réalisé par Marie Barbier

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Écoutes affaire Bettencourt : Le pouvoir est pris la main dans le sac

2 Septembre 2011, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

Écoutes affaire Bettencourt : Le pouvoir est pris la main dans le sac

La direction centrale du contre-espionnage a bien examiné les appels téléphoniques passés par un journaliste du Monde pour tenter d'identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant l'a confirmé ce jeudi en tentant, de façon pathétique, d'opérer un peu-subtil distingo entre « repérages de communications téléphoniques » et « écoutes téléphoniques ». Rien n'y a fait : le pouvoir est pris la main dans le sac !

Une ligne jaune vient d'être franchie. Cette affaire est extrêmement dangereuse pour notre démocratie. Preuve est faite que des gens parmi les plus hauts placés à la tête de l'Etat, sont prêts à toutes les extrémités, quitte à enfreindre la loi si nécessaire. Le PCF appelle à ce que toute la clarté soit enfin faite dans sur cette affaire. Il appelle à la plus grande vigilance de tous les citoyens de notre pays pour qui le mot « République » a encore un sens.

 

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Affaire Bettencourt: Isabelle Prévost-Desprez soutenue par les syndicats de magistrats

1 Septembre 2011, 07:02am

Publié par PCF Villepinte

Politique - le 31 Août 2011
 

L'utilisation médiatique plutôt que judiciaire par la juge Isabelle Prévost-Desprez d'un témoignage sensible dans l'affaire Bettencourt constitue une attitude inhabituelle dans le milieu des magistrats, soumis au devoir de réserve. Face aux critiques, le président de l’Union syndicale des magistrats (USM), Christophe Régnard prend la défense de sa collègue estimant que le parquet de Nanterre se serait assis sur le témoignage, si la juge l'avait envoyé et acté.

Dans l’ouvrage "Sarko m'a tuer", des deux journalistes du Monde, la juge de Nanterre affirme que l'ancienne infirmière de Liliane Bettencourt avait "confié à (sa) greffière, après son audition par (elle): +J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal+". L’Elysée a démenti et vivement critiqué ces déclarations qui auraient dû être portées devant la justice selon la porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse. "Lorsque l'on a des accusations à porter, on les porte devant la justice" a-t-elle déclaré.

Pourtant pour le quotidien Libération, les accusations d'Isabelle Prévost-Desprez semblent répondre à "l'extrême défiance" que le chef de l'Etat a alimenté à l'égard de l'institution judiciaire. Et c’est ce que viennent confirmées les déclarations de Christophe Régnard, qui prend également la défense de sa collègue. "Du off, les magistrats en entendent tout le temps, si ça concerne votre dossier, vous essayez de le vérifier par d'autres canaux. Mais là, les déclarations du témoin ne concernaient pas les faits dont la juge était saisie (l'abus de faiblesse, ndlr). La seule chose qu'elle pouvait faire, c'était les acter, les envoyer au parquet de Nanterre, qui, dans le contexte qu'on connaît, se serait assis dessus". Mathieu Bonduelle du Syndicat de la magistrature ajoute « manifestement, Philippe Courroye lui était hostile et était en lien avec l'Elysée. Je comprends qu'elle ait eu du mal à s'en ouvrir auprès de lui". La "petite phrase" de la magistrate ne serait alors que "l'arbre qui cache l'immense forêt des dysfonctionnements dans cette affaire dans la gestion du parquet de Nanterre" selon M. Régnard.

  • À lire également: 

Affaire Bettencourt: un témoin affirme avoir vu Nicolas Sarkozy se faire remettre des espèces par la milliardaire

Bettencourt: l'affaire en délibéré

Justine Cohendet

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Chatel/leçons de morale : « Faites ce que je dis et pas ce que je fais » (PCF)

1 Septembre 2011, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

 

 

ecole-copie-1Le ministre de l’Éducation Luc Chatel fait-il de l'humour en annonçant, ce matin dans une interview au Parisien, qu'il souhaite rétablir les leçons de morale en classes de primaire ?

Alors qu'une juge révèle les pressions que les protagonistes de l'affaire Bettencourt ont subit pour éviter qu'ils ne témoignent contre Nicolas Sarkozy, la suggestion de l'ancien cadre de l'Oréal ne manque pas de sel !

Hélas, pour le gouvernement c'est « faites ce que je dits et pas ce que je fais ». La vertu par exemple n'est pas une spécialité maison.

Toute la lumière doit être faite sur cette sordide affaire qui empoisonne la vie politique française. Que la justice passe enfin !

Voilà qui serait bien plus efficace pour les générations futures plutôt que de leur imposer de laborieuses leçons de morale par un gouvernement qui n'en n'a pas.

Communiqué du Parti communiste français

Paris, le 31 août 2011

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Le 3/09 à Paris : manifestation "Urgence un toit"

1 Septembre 2011, 06:49am

Publié par PCF Villepinte

 

 

logement.jpgEn peine période estivale, le Gouvernement a décidé de mettre en place une réduction de 30% du budget dédié à l'hébergement d'urgence, et ce en continuant de restreindre l'accès aux logements. Cette réduction conduit à la rue des milliers de personnes supplémentaires, dont de nombreuses familles.

Dans le même temps, l'Etat réduit de 10 à 25 % les budgets des Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Ce désengagement entraine la fermeture de CHRS et en prive d'autres des moyens d'accompagner les personnes hébergées vers la réinsertion.

Déjà aujourd'hui, près de 700 000 personnes sont sans domicile personnel dont plus de 100 000 personnes à la rue. Aux sans abris de longue date, s'ajoute un nombre croissant de travailleurs pauvres.

Or, la rue, c'est le bannissement social et une condamnation à une mort lente en moyenne à l'âge de 45 ans, comme le démontrent de multiples rapports.

Le Gouvernement, contrairement à ses obligations, refuse d'appliquer les lois sur l'accueil inconditionnel de toute personne sans abri et sur le relogement de toute famille reconnue prioritaire en vertu de la loi DALO. Il refuse d'appliquer les autres dispositions qui permettraient de répondre aux urgences, notamment la mobilisation des locaux et logements vacants dans le contexte actuel de grave crise du logement, de cherté des loyers, et de spéculation immobilière.

Depuis le début de l'été, des salariés de l'urgence sociale, révoltés par l'impossibilité d'assurer leur mission, se sont mis en grève à deux reprises. Les familles sans abri, expulsées, ou prioritaires DALOs, ont installé des campements à Paris et en région parisienne cet été.

Malgré la répression policière, l'indifférence, le cynisme et le double langage du Gouvernement, la détermination des laisséEs pour compte du droit au logement reste entière, et l'indignation des salariéEs de l'urgence sociale, du secteur social, de ceux et celles solidaires et des associations et organisations engagées, reste intacte.

La promesse du Chef de l'État de ne plus laisser une seule personne à la rue est restée lettre morte. Pire, l'État ignore délibérément les lois protégeant les plus vulnérables, piétine et démantèle le travail social et ses missions d'intérêt général.

Nous, organisations solidaires et signataires, mal-logés et sans abri laissés pour compte, simples citoyens exaspérés par la duplicité des discours gouvernementaux, appelons à nous mobiliser, pour exiger :

  • La mise en oeuvre du droit à un accueil inconditionnel de toute personne sans abri, le déblocage des moyens budgétaires suffisant pour atteindre cet objectif, comprenant l'accueil, l'hébergement, si besoin l'accompagnement (notamment pour l'urgence et les CHRS), en attendant le relogement,
  • Le respect de la loi DALO avec le relogement dans les délais de tout les mallogés et les sans logis reconnus prioritaires,
  • L'application de la loi SRU (et son obligation de création de 20% de logements sociaux dans chaque commune),
  • La mobilisation/réquisition de plusieurs milliers de logements et locaux vacants appartenant à de grands propriétaires publics et privés,
  • Un moratoire sur les expulsions locatives,
  • L'ouverture de négociations pour le relogement de toutes les personnes et familles en lutte installées dans différents campements en ile de France,

Nous appelons à la mobilisation la plus large possible partout en France pour que le gouvernement réponde à ces exigences

 

Samedi 3 septembre 2011 à 14 heures
Square Boucicaut à Paris 6ème

 

Liste des premiers signataires :

Le D.A.L, le Collectif Des Sans Logis, la coordination nationale de l'urgence sociale, le mouvement solidaire des salariés du SamuSocial de Paris, Bagagérue, la Ligue des Droits de l'Homme, SUD santé-sociaux, Solidaires, l'Union Syndicale de la Psychiatrie, SNUclias - FSU, réelengagement 95, CGT, Attac France

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Orientation sexuelle dans les manuels scolaires : relance de la controverse

1 Septembre 2011, 06:42am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 31 Août 2011
 

Le Parti socialiste et le syndicat Unsa-Education s'élèvent mercredi contre l'initiative de 80 députés UMP qui réclamaient mardi le retrait d'un manuel de sciences de la classe de première dont ils contestent un chapitre sur l'identité sexuelle des individus.

Les élus, dont plusieurs députés de la Droite populaire représentant près du quart des 344 députés UMP, ont écrit au ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, pour lui demander de retirer un manuel de SVT (Sciences et vie de la terre) qui expliquent "l'identité sexuelle" des individus autant par le contexte socio-culturel que par leur sexe biologique (théorie du genre). La lettre est notamment signée par Christian Vanneste, Lionnel Luca et Jacques Myard, fondateurs du collectif de la Droite populaire, Bernard Debré, Eric Raoult ou Hervé Mariton. Les signataires ont reçu mercredi le soutien du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, "C’est comme si on présentait dans les manuels d’économie la théorie marxiste comme une vérité scientifique", a-t-il concédé...

Yves Jégo, vice-président du Parti radical et proche de Jean-Louis Borloo, a demandé mardi au collectif de la Droite populaire, "groupuscule sectaire" de l'UMP, d'arrêter son "discours haineux", dans un entretien à Liberation.fr. Réclamer le retrait de manuels scolaires évoquant l'orientation sexuelle, comme le font 80 députés UMP, dont nombre de membres de la Droite populaire, est "affligeant", selon lui.

Dans le manuel en question, il est écrit que "le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle" mais que "ce n'est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin". "Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l'autre", poursuit le manuel.

Initiative rétrograde pour la gauche

Pour le Parti socialiste, "cette tentative de députés est inacceptable sur la forme comme sur le fond". "Sur la forme, il n'appartient pas au pouvoir politique de déterminer le contenu des manuels, mais aux autorités scientifiques qui en sont chargées", dit-il dans un communiqué. "Sur le fond, la droite montre une nouvelle fois sa vision totalement rétrograde des identités de genre. Cette volonté acharnée de masquer le caractère construit, culturel, social du genre féminin et masculin, de nier la diversité des identités sexuelles ne fait que révéler le refus de la droite des libertés individuelles et notamment sexuelles", ajoute-t-il.

L'Unsa-Education, deuxième fédération syndicale du monde éducatif, s'indigne pour sa part de "cette démarche dogmatique qui prétend imposer une conception aux antipodes de ce que reconnaît le droit français en termes de respect - et non de simple tolérance - de l'orientation sexuelle de chaque individu".

Pour Philippe Meirieu, spécialiste de la pédagogie et président du conseil fédéral d'Europe-Ecologie-Les Verts, " Il est nécessaire d'alerter les élèves sur une réalité sociale de la façon la plus scientifique possible. C'est le rôle de l'école de mettre des mots sur des sujets rigoureux, loin des stéréotypes et des clichés qui peuvent envahir les esprits".

Chatel ne retire pas le manuel contesté par des élus UMP. Le ministre de l'Education nationale n'exerce pas "droit de vie et de mort sur un manuel" scolaire, a répondu mercredi Luc Chatel aux 80 députés UMP.

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