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La crise sous le krach

20 Août 2011, 07:09am

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 19 Août 2011

Mots clés : bourses, Crise financière,
 

 

 

La semaine noire traversée par les Bourses illustre la gravité et la permanence d’une crise, celle du capitalisme mondialisé et financiarisé. Point d’issue à cela sans réformes radicales.

L’accélération de la chute des marchés financiers en cette fin de semaine illustre le caractère inédit et la gravité de la crise financière entamée en 2007 et de la récession de 2009-début 2010.

Son caractère inédit ? Certes, le rythme des crises financières s’est accéléré ces dernières années mais celle-ci se distingue par sa violence, sa profondeur, son étendue – aucun continent n’est épargné. Elle présente en outre la particularité d’avoir nécessité une intervention publique sans précédent afin d’empêcher l’écroulement du système financier international. Malheureusement, l’injection de milliers de milliards de dollars, d’euros, de yens a été réalisée sans que des contreparties aient été exigées, en dehors de tous critères sociaux et environnementaux. Et c’est certainement cette absence de conditionnalité efficace,  visant à assurer le développement de l’emploi, de la formation, de la recherche, des dépenses pour les hommes, qui explique que, contrairement aux sorties de crise habituelles, l’on n’assiste pas à une reprise franche et réelle de l’activité économique dans les grands pays capitalistes.

Sa gravité ? La crise a touché le cœur du système capitaliste mondialisé et financiarisé et affecté gravement toute l’économie mondiale, les conditions de vie de centaines de millions de personnes. L’Organisation internationale du travail (OIT), dans son rapport de 2011 évalue à 205 millions le nombre de chômeurs dans le monde en 2010, un niveau semblable à celui de 2009, en hausse de 27,6 millions sur 2007.

En outre, l’assistance apportée à un système bancaire défaillant, les aides aux grandes entreprises (General Motors aux Etats-Unis, Peugeot et Renault en France, …) mais aussi les déséquilibres budgétaires provoqués par la récession économique, l’aggravation du chômage et les difficultés des populations ont provoqué une envolée de l’endettement public auprès des marchés financiers.

Le refus des dirigeants du G7 de mettre en cause la toute puissance de ces marchés, leurs illusions sur les vertus des politiques d’austérité, font redouter un enfoncement de l’économie mondiale dans un marasme persistant, voire dans une nouvelle récession. Ce sont à la fois cette crainte, la crise de la zone euro et la méfiance à l’égard d’un secteur bancaire européen aux bilans lestés par un important portefeuille de titres de dettes des pays les plus en difficulté de cette zone, qui expliquent l’effondrement des marchés d’actions, désertés par des capitaux qui se réfugient auprès de valeurs jugées sûres : l’or et les obligations des Trésors publics américains et allemands.

Ces mouvements sont attisés la fois par la volonté des grands groupes allemands d’affirmer leur domination sur l’Europe du sud, les coups de butoir des fonds spéculatifs anglo-saxons qui misent sur une dislocation de la zone euro et la volonté de Washington, grâce à une politique monétaire très expansionniste de soutenir la croissance américaine aux dépens de celle de ses partenaires.

Cela souligne la responsabilité en France et en Europe, des mouvements sociaux et des forces progressistes. Jacques Delors affirme à juste titre : « l’Europe et l’euro sont au bord du gouffre », mais pour ne pas y tomber, encore faut-il rompre avec ce néolibéralisme qui colle encore à la peau d’une certaine gauche et lutter en faveur de réformes radicales mettant en cause le système capitaliste lui-même, permettant de sortir progressivement du cercle vicieux de la crise.

 

 

  • A lire :
  •  

--> Crise financière, menace d’austérité… Des salariés prenne la parole

--> Sarkozy-Merkel : l’Europe en camisole

-->Analyse : vers une nouvelle phase de la crise ?

 

Pierre Ivorra

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« C’est la ségrégation sociale qui mène à l’émeute » Entretien avec Romain Garbaye

19 Août 2011, 09:42am

Publié par PCF Villepinte

Société - le 17 Août 2011 Mots clés : émeutes, Angleterre,

 

Romain Garbaye est professeur de civilisation britannique à l’Université Sorbonne nouvelle-Paris-III. Il est l’auteur de « Emeutes vs intégration, comparaisons franco-britanniques », paru en janvier dernier aux éditions Les presses de SciencesPo.

Depuis plusieurs mois, on fustige le multiculturalisme comme un échec au profit de ce que vous appelez « le néo-assimilationnisme »…

Romain Garbaye. La Grande-Bretagne a connu une vague d’émeutes de grande ampleur, en 2001. Les villes concernées étaient des villes du nord de l’Angleterre -Bradford, Burnley, et Oldham- dans lesquelles des minorités le plus souvent d'origine pakistanaise ou bangladaise sont concentrés dans certains quartiers, et la grande majorité des émeutiers étaient des jeunes hommes d’origine pakistanaise. Comme dans tout épisode émeutier, les causes de ces violences étaient complexes, mêlant désavantage socio-économique et climat de défiance entre les jeunes et la police. Mais elles avaient été provoquées par des incursions de groupuscules de "blancs", souvent d'extrême-droite, dans des quartiers à forte concentration de britanniques d'origine pakistanaise ou bangladaise.

Les émeutiers de l’époque ont-ils un lien avec ceux d’aujourd’hui ?

Romain Garbaye. C'étaient essentiellement des jeunes originaires du sous-contient indien qui avaient ensuite violemment affronté les forces de l'ordre, blessant des centaines de policiers. Ces émeutes avaient ainsi une dimension ethnique assez nette. Le gouvernement Blair avait réagit en amorçant les premières critiques officielles du multiculturalisme en Grande-Bretagne, en établissant un lien entre ses aspects les plus excessifs et la ségrégation résidentielle et scolaire. Dans cette analyse, c'est la ségrégation qui mène à l'émeute. Le remède proposé par Blair et ses alliés était la création d'une cérémonie de citoyenneté pour les nouveaux naturalisés, l'enseignement de la citoyenneté à l'école, l'insistance sur les valeurs communes et des politiques sociales axées autour de la notion de cohésion sociale. Il est difficile d'évaluer l'impact de ces politiques sur les violences d'aujourd'hui, car celles-ci se déroulent dans des quartiers très différents de Bradford, Oldham ou Burnley. Les quartiers touchés aujourd'hui sont au contraire très mixtes culturellement, avec des populations noires, indiennes ou pakistanaises, africaines, et de beaucoup d'autres origines diverses. En tout cas une analyse en termes de ségrégation ethnique n'a pas beaucoup de sens pour interpréter les émeutes d'aujourd'hui. La question de la ségrégation sociale, par contre, semble prendre de plus en plus d'importance, car Londres recèle des poches de pauvreté qui sont parfois juste à côté de quartiers riches. La focalisation des émeutiers sur le pillage semble révéler une frustration de ne pouvoir participer à la société de consommation qui propulse la question des inégalités sociales au premier plan.

La baisse drastique des budgets alloués aux jeunes et à l’action sociale et l’absence de perspectives de travail sont donc des explications viables ?

Romain Garbaye. Ce qui est sûr, c'est que ces politiques ne favorisent pas un climat d'harmonie entre les dirigeants et les couches populaires de la population.  L'importance du pillage suggère l'importance des inégalités sociales qui était moins visible auparavant du fait de la dimension ethno-raciale plus affirmée des violences. C'est pourquoi la poursuite des coupes sombres dans les budgets sociaux va probablement être plus difficile à justifier pour David Cameron. Il est aussi ironique qu'il ait choisi de justifier sa politique de désengagement de l'Etat par la notion de « big society », qui signifie une société dans laquelle des groupes de citoyens locaux prennent en charge les services autrefois gérés par des employés publics. Comme certains commentateurs britanniques ne se sont pas privés de le faire remarquer, on peut voir dans l'apparition de groupes d'auto-défense dans certains quartiers livrés aux émeutes, et désertés par une police débordée, une première concrétisation de la « big society »... Ce genre de commentaire laisse augurer d'un débat animé sur les coupes prévues par Cameron dans le budget  de la police, débat qui a d'ailleurs déjà commencé dans à la chambre des Communes.

Entretien réalisé par Ixchel Delaporte

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La Maison-Blanche prise en étau entre dette et chômage

19 Août 2011, 09:38am

Publié par PCF Villepinte

Barack Obama, à Alpha, un village de l'Illinois

Monde - le 19 Août 2011

 

 

 

Le président Obama est entré en campagne confirmant, à son corps défendant, les inquiétudes sur la croissance aux Etats-Unis à travers des initiatives pour le moins contradictoires qui pourraient creuser encore son déficit de crédibilité. Il prévoit ainsi de centrer son discours de rentrée sur un plan de relance pour l’emploi tout en avançant … une cure d’austérité à plus de 1 500 milliards de dollars sur dix ans.

«Je ne pense pas qu’il y ait un danger de nouvelle récession», a voulu rassurer le président Obama en intervenant, mercredi soir, sur la chaîne de télévision nationale CBS avant de prendre quelques jours de vacances en famille sur l’île de Martha’s Vineyard, résidence d’été de la jet-set et des présidents des États-Unis, au large des côtes du Massachusetts. Il n’empêche, les signes d’exacerbation des difficultés qui touchent les États-Unis sont de plus en plus marqués. La crise de l’immobilier ne pourra être surmontée «avant au moins deux ans», reconnaît l’administration états-unienne elle-même. La Réserve fédérale, la banque centrale du pays, vient de confirmer «un net ralentissement» de l’activité, en s’engageant à maintenir ses taux quasiment à zéro pendant deux ans pour stopper la dégringolade des Bourses.

Les «indiscrétions» sur les grands thèmes du discours avec lesquels le président entend repasser à l’offensive début septembre confirment l’acuité des problèmes. Largement au-dessus du lot, l’emploi et la dette taraudent tous les esprits. Les deux sujets seront traités en priorité, fait-on savoir à la Maison-Blanche. Le problème, ce sont les logiques invoquées pour faire face, tant elles semblent pour le moins se contredire.

Les «fuites» washingtoniennes font état d’un engagement à plus de 1 500milliards de dollars du président pour réduire, sur dix ans, l’endettement des États-Unis. Soit une somme qui dépasse le chiffre avancé par la super-commission bipartite du Congrès, créée le 2 août après le compromis passé avec les républicains pour rehausser in extremis le plafond d’endettement légal du pays et le porter de 14 000 à 16 100 milliards de dollars. Barack Obama qui avait déjà lâché beaucoup de lest pour conclure ce compromis, fait ainsi d’évidence du zèle dans l’espoir, une fois encore, de «rassurer des marchés financiers» en pleine déprime.

En même temps, sous la pression d’une opinion inquiète d’un chômage qui, officiellement, touche plus de 14 millions de personnes , le président, parti en campagne pour sa réélection dans quatorze mois, fait part de son intention de déclencher un plan très détaillé qui «permettra d’accroître le nombre d’emplois immédiatement». L’initiative comprendrait, selon un haut responsable de l’administration, des réductions fiscales ciblant les classes moyennes, des projets d’investissements dans les infrastructures, une aide aux chômeurs de longue durée et des mesures de soutien aux secteurs économiques les plus en difficultés.

Autrement dit, la Maison-Blanche programmerait d’un côté des coupes à la hache dans les dépenses sociales et de l’autre un super-plan de relance. Washington pourrait être tenté de lever au moins partiellement cette terrible contradiction en faisant à nouveau fonctionner sa planche à billets, comme l’a décidé déjà à deux reprises depuis 2008 la réserve fédérale. La manœuvre viserait à profiter du statut international privilégié du dollar pour le dévaluer, de fait, réduire ainsi mécaniquement le montant de la dette à rembourser et favoriser la compétitivité des produits « made in USA ». Ce qui permettrait à l’oncle Sam d’exporter ses difficultés vers l’Europe et les pays émergents. Mais la marge de manœuvre, là aussi, semble étroite. Car les créanciers des États-Unis dont principalement la Chine, font déjà les gros yeux. Et au plan intérieur le parti républicain largement influencé par les Ayatollahs anti-État du tea party, font le forcing pour empêcher tout nouvel endettement.

Bruno Odent

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Israël: le PCF condamne le triple attentat d'Eilat et met en garde sur le risque d'escalade

19 Août 2011, 09:34am

Publié par PCF Villepinte

Israël: le PCF condamne le triple attentat d'Eilat et met en garde sur le risque d'escalade
Le Parti communiste français condamne le triple attentat commis en Israël, près d'Eilat. Ces actes de terreur qui ont fait 8 victimes, essentiellement des civils, ne servent en rien la cause de la paix et de la justice pour le peuple palestinien.

Les autorités israéliennes ont ordonné une riposte militaire immédiate particulièrement meurtrière et annoncé des représailles de grande ampleur. Dans le contexte d'un vaste mouvement social, auquel B. Netanyahou ne sait pas comment répondre, une escalade de la violence offrirait une issue inespérée aux dirigeants israéliens. Elle les conforterait aussi dans leurs manœuvres pour s' opposer à la reconnaissance de l’État de Palestine à l'ONU.

Il y a pourtant urgence à sortir de l'impasse dramatique qui domine au Proche-Orient. La France et l'Union européenne sont devant leur responsabilité.

 

le 19 août 2011

 

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L'intersyndicale demande "une véritable concertation sociale"

18 Août 2011, 17:51pm

Publié par PCF Villepinte

Social-Eco - le 18 Août 2011

 

 

 

manif 19 oct 2010 019

L'intersyndicale, réunie jeudi matin à Paris, demande "une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat" afin d'examiner les mesures à prendre pour soutenir l'emploi, la croissance et réduire la dette.

Dans une déclaration commune, l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Unsa et SUD) "demande la tenue d'une véritable concertation sociale avec le gouvernement et le patronat pour examiner les mesures à prendre pour soutenir la croissance, soutenir l'emploi et réduire la dette, tout en garantissant la cohésion sociale".

Les syndicats représentés réclament "des réponses nouvelles priorisant l'emploi, la cohésion sociale (...), la réduction des inégalités (...), la maîtrise des déficits publics".

L'intersyndicale a décidé de se revoir le 24 août après l'annonce des mesures gouvernementales et a souhaité que les trois autres organisations syndicales (FO, CFTC, CGC) qui ne se sont pas jointes à la réunion de jeudi, participent à la suivante.

Le 24 août, le gouvernement doit annoncer une série de mesures destinées à combler une partie des déficits publics.

"D'ores et déjà, l'intersyndicale estime indispensable l'intervention des salariés".

Lundi, le Premier ministre François Fillon a prévu de commencer à recevoir les syndicats et le Medef, sur une base bilatérale, répondant partiellement au souhait de la CFDT d'un "sommet social" avant les annonces gouvernementales du 24 août.

 

  • Lire la déclaration commune en cliquant -->ici

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Vente solidaire du 18 août organisée par le PCF et le MODEF : des fruits et légumes de qualité à la portée de tous

18 Août 2011, 17:47pm

Publié par PCF Villepinte

 Vente solidaire du 18 août organisée par le PCF et le MODEF : des fruits et légumes de qualité à la portée de tous
La spéculation financière et sur les produits agricoles affame la planète. Pour les couches populaires, les recommandations sanitaires de consommer cinq fruits et légumes par jour ne sont que des vœux pieux. La bande du Fouquet's, elle, n'est pas à ce régime. Les producteurs agricoles subissent le démantèlement des politiques publiques agricoles européennes et françaises. Le prix mondial de leurs fruits et légumes qu'impose la concurrence libre et non faussée fera chuter leurs revenus de moitié cette année. Certains en sont arrivés à laisser pourrir leur récolte ! Alors que les géants de la distribution se goinfrent de marges bénéficiaires grâce aux lois économiques taillées sur mesures par les gouvernements successifs depuis environ 20 ans. A l'occasion de l'initiative « vente solidaire » de fruits et légumes à Paris et en Île de France du 18 août, le PCF invite la population, les consommateurs, les producteurs et citoyens à se faire entendre en participant à la vente solidaire et en signant la pétition « front uni contre la vie chère » qui a déjà recueilli 182 000 signatures. Grâce à l'approvisionnement de producteurs du syndicat agricole « MODEF », la présence de nombreux consommateurs que les politiques de droite opposent, cette vente directe ouvre des espaces de rassemblement et d'alternative. Dès maintenant le PCF propose le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viandes, pain, fruits et légumes) sur le ticket de caisse. Dans le cadre du programme partagé du Front de gauche, nous prenons l'engagement d'encadrer les marges et les pratiques de la grande distribution avec l'ambition d'une alimentation de qualité accessible à tous permettant la rémunération du travail paysan. Aussi, avec ses parlementaires et ses partenaires du Front de gauche, le PCF déposera prochainement, un projet de loi pour l'encadrement des prix alimentaires. Une délégation du PCF avec Eric Corbeaux responsable de la campagne « front uni contre la vie chère », Xavier Compain responsable à l'agriculture du PCF, Ian Brossat, président du groupe communiste du conseil de Paris, sera présente jeudi 18 août dès 8 H 30 place de la Bastille à Paris et se rendra dans les différents points de vente direct en région parisienne.
 

le 17 août 2011

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Expression directe - Front uni contre la vie chère

18 Août 2011, 17:41pm

Publié par PCF Villepinte

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L'accord Google-Motorola renforce Nokia

17 Août 2011, 06:51am

Publié par PCF Villepinte

 

Médias - le 16 Août 2011

 

 

 

L'annonce lundi du rachat à grands frais de Motorola Mobility par Google a indirectement renforcé aux yeux des investisseurs le numéro un mondial de la téléphonie mobile, le finlandais Nokia, dont l'action grimpait mardi à la Bourse d'Helsinki, selon des experts.

"Le fait que Google ait payé aussi cher (8,7 milliards d'euros, ndlr), en grande partie pour récupérer le portefeuille de brevets de Motorola (...) a attiré l'attention sur le fait que Nokia avait probablement de loin le plus grand portefeuille de brevets du secteur", a expliqué à l'AFP l'analyste financier de la banque FIM Michael Schroeder.

L'action Nokia s'est effritée depuis l'annonce en février par le directeur exécutif Stephan Elop de l'abandon du système d'exploitation Symbian au profit du système Windows Phone de Microsoft pour les smartphones du finlandais.

Mais mardi vers 13h30 GMT, l'action Nokia gagnait 5,0% à 4,30 euros à la Bourse d'Helsinki dans un marché en recul de 1,7%.

"Une des explications pourrait être que de nombreux investisseurs estiment que l'action Nokia est sous-évaluée au vu de ce que Google a payé pour Motorola", écrit le journaliste financier Petri Sajari dans l'édition de mardi du principal quotidien finlandais Helsingin Sanomat.

De son côté, Nokia estime que Google a accrédité la stratégie de M. Elop de créer une troisième voie pour contrer les concurrents Google -fabricant du système d'exploitation Android- et Apple avec son iPhone. "Cela renforce notre conviction que la branche smartphone de Nokia aura plus de chances de se différencier et de se développer avec Windows Phone", a déclaré à l'AFP le porte-parole de Nokia James Etheridge.

Pour M. Schroeder, l'accord Google-Motorola pourrait pousser des utilisateurs d'Android, comme HTC et Samsung, à se tourner vers le Windows Phone dans le sillage de Nokia, puisque Google et son Android sont devenus des concurrents directs.

"Android se porte bien ces derniers temps parce qu'il était indépendant des constructeurs de téléphone (...) mais, maintenant que Google acquiert la branche appareils mobiles de Motorola (...), Google apparait soudain comme dépendant", selon M. Schroeder.

Le géant américain de l'internet Google a annoncé lundi qu'il allait acheter le fabricant de téléphones portables Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars en numéraire, afin de donner un élan supplémentaire à son système d'exploitation Android.

Nokia a perdu sa place de numéro un mondial du marché des smartphones au profit d'Apple et Samsung au deuxième trimestre 2011, avec une part de marché qui s'est effondrée à 15,2% contre 38,1% l'année passée, selon un rapport du cabinet de recherche américain Strategy Analytics publié le 29 juillet.

 

 

 

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La Palestine déposera sa demande d'adhésion à l'ONU le 20 septembre

17 Août 2011, 06:48am

Publié par PCF Villepinte

Monde - le 13 Août 2011

 

 

Les Palestiniens présenteront leur demande de pleine adhésion aux Nations unies le 20 septembre, a déclaré samedi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.

La requête sera remise au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le jour de l'ouverture de la prochaine Assemblée générale de l'ONU à New York.

Depuis 1974, l'Autorité palestinienne, qui représente l'entité géographique de Cisjordanie, possède le statut d'observateur  au sein de l'Organisation des Nations unies.

Les dirigeants palestiniens avaient déjà annoncé, en juillet, leur intention de présenter cette demande d’adhésion après l’échec de la réunion du Quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) pour le Proche-Orient. Les responsables palestiniens excluent une reprise des négociations avec Israël avant l’Assemblée générale de l’ONU.

Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, dans l'impasse depuis près d'un an en raison notamment de la poursuite de la colonisation, les Palestiniens comptent demander en septembre prochain à l'ONU l'admission en son sein d'un Etat de Palestine.

 

Les Palestiniens veulent obtenir une adhésion à part entière à l’ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les lignes de juin 1967, avant la Guerre des Six jours.

Ainsi l'Autorité palestinienne deviendrait souveraine sur la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est.

Plus d’une centaine de  pays ont apporté leur soutien à ce projet palestinien.

En outre, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l'ONU ont, dans trois rapports publiés au printemps, affirmé que Salam Fayyad, le premier ministre palestinien, avait réussi à mettre en place les institutions politiques et économiques indispensables pour créer un État viable.

 

L’'idée de créer deux Etats souverains -Israël et la Palestine- au Proche-Orient est certes soutenue par le Quartette diplomatique (Etats-Unis, ONU, Russie et Union européenne) depuis 2003. Mais Washington reste diplomatiquement proche d'Israël, qui souhaite s'aligner sur les frontières actuelles -et non celles de 1967. La demande d'adhésion pourrait donc se heurter à toutefois à l’opposition des États-Unis, alliés d'Israël, qui ont menacé de mettre leur veto pour bloquer la requête palestinienne.

A.S.

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Sommet Sarkozy/Merkel : aux responsables de payer la crise, pas à leurs victimes !

17 Août 2011, 06:41am

Publié par PCF Villepinte

Sommet Sarkozy/Merkel : aux responsables de payer la crise, pas à leurs victimes !
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont rencontrés aujourd'hui à Paris pour travailler la « coordination» des politiques économiques européennes, autrement dit, comment faire avaler encore plus d'austérité aux peuples européens.En France, le bourrage de crâne a déjà commencé : il faut préparer l'opinion à l'austérité qui (de toute façon), serait appliquée (et cela) « quelle que soit la situation économique » selon Nicolas Sarkozy. L'UMP, qui craint la démocratie et le changement politique, tente de graver l'austérité dans la constitution et n'hésite pas à pousser vers un fédéralisme européen de plus en plus autoritaire avec la « nouvelle gouvernance économique », le pacte euro+ et l'idée d'un « conseil de stabilité ».Mais la France et l'Europe ne sortiront pas de la crise en continuant de se soumettre aux marchés financier et en tuant leur économie avec des politiques qui empêchent toute perspective de croissance.Pour le PCF, deux priorités pour sortir de l'impasse: désarmer les spéculateurs et investir dans l'emploi et les services publics. Et un outil : la banque centrale européenne qui, au lieu de faire la leçon à l'Italie, devrait utiliser autrement son pouvoir de création monétaire.- Elle peut prêter à taux zéro aux Etats en difficulté et racheter des titres de dette publique – non pas pour payer les créanciers à court terme – mais pour financer l'expansion des services publics, comme le proposent le PCF et le PGE avec l'idée de créer un fonds européen de développement social et solidaire.- Elle peut également refinancer les banques sur la base de critères sociaux et environnementaux pour que la monnaie créée n'aille pas à la spéculation.Quant à la dette, la vérité doit être dite sur les responsabilités des gouvernements qui se sont succédés à la tête de l'Etat français et qui, en bons libéraux, ont approfondi le déficit en refusant de faire contribuer les riches, en recapitalisant les banques et en empruntant sur les marchés financiers pour le combler. Cette part illégitime de la dette doit être annulée et de nouvelles recettes doivent être dégagées, notamment en taxant les profits. Aux responsables de payer la crise, pas à leurs victimes !    
 Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Président du Parti de la Gauche Européenne
 

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