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Conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur le nucléaire : réaction du PCF

7 Juillet 2011, 17:49pm

Publié par PCF Villepinte

Conférence de presse de Nicolas Sarkozy sur le nucléaire : réaction du PCFA l’occasion d’une conférence de presse sur le grand emprunt, le président de la République a annoncé que la France allait «consacrer un milliard d'euros aux programme nucléaires du futur», notamment de «4ème génération» ainsi qu'à la «sûreté nucléaire». Rappelons tout de même que le fameux milliard d'euros de dotation n'est en fait que les intérêts de ce placement, soit 34 millions par an.

 

Cette dotation modeste servira aussi au renforcement de la recherche sur la sûreté nucléaire, apprend t-on. Dont acte ! Cependant en fin d'année dernière le gouvernement s'attaquait à la subvention (-30 millions sur 243) de l'Institut de Recherche en Sûreté Nucléaire (IRSN) assurant, notamment, l'appui technique à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

 

Quoi de plus normal que l’Etat, premier actionnaire d’EDF, investisse pour assurer une politique industrielle au service de tous ! Encore faut-il ne pas être en deçà des nécessaires investissements financiers dans le secteur énergétique afin de garantir des centrales nucléaires irréprochables au niveau sûreté, sécurité pour les salariés et les populations en toute hypothèse. Après l’accident nucléaire majeur de Fukushima Dai-chi, les français ont besoin d’avoir des garanties très fortes que tout soit fait pour qu’un tel accident ne puisse arriver dans leur pays. La sûreté nucléaire ne peut pas s'accommoder d'investissements sous contrainte de rentabilité.

 

Relever le défi énergétique passe nécessairement par la mobilisation, dans la durée, de ressources financières colossales pour la recherche, la formation et le développement. La production nucléaire nécessite une programmation sur le long terme incompatible avec la vision à court terme de la logique des marchés financiers.

 

L’acceptabilité sociale du nucléaire ne peut se faire sans garantir à l’ensemble des français un haut niveau de sûreté, sécurité des installations nucléaires et ce en toutes circonstances et toute transparence. Seule une maîtrise publique profondément démocratisée de la filière nucléaire le permet. Cela commence par la prise en compte des exigences des salariés des installations nucléaires qui revendiquent un statut de haut niveau garantissant de bonnes conditions de vie et de travail, l'intégration dans le giron public de certaines activités importantes pour la sûreté des centrales aujourd’hui dévolues à la sous traitance.

 

Le PCF sera attentif aux résultats de l’audit des 58 réacteurs qui devrait être rendu très prochainement, en particulier, sur le volet de l'organisation du travail.

 

Parti communiste français,

 

Paris, le 1er juillet 2011.

 

 Notre santé en danger

 
 

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Franchement, il y a de quoi être indigné

6 Juillet 2011, 16:22pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

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 Une information chasse l’autre 
et ce qui brille un jour retombe 
le lendemain dans les ornières 
de l’anonymat. Bien que leur mouvement soit loin d’avoir quitté la scène publique, les « Indignados » sont délaissés par les grands médias, mis au rencart par un mariage princier, effacé par 
les rebondissements de l’affaire DSK… En Espagne, 
pays où s’est enraciné ce mouvement, ils ont quitté 
la Puerta del Sol. Pour mieux occuper la ville, ses rues, ses quartiers, devenir une pointe avancée de ces révoltes urbaines si caractéristiques du moment. Indignez-vous ! Stéphane Hessel lui-même ne pouvait pas imaginer 
la portée de son cri, de cet appel à résister lancé depuis 
le plateau des Glières, qui, pour beaucoup, a libéré 
la critique et laissé éclore l’envie de ne plus prendre 
pour argent comptant les discours fatalistes.

Comment croire encore à la légitimité 
d’un système qui a déclenché une des plus graves crises économiques de l’histoire et nous promet déjà 
que la suivante sera plus violente. Elle est loin la promesse d’un âge d’or du capitalisme, où l’autorégulation 
du marché devait mécaniquement réduire les inégalités sur la planète. « Nos gouvernants ont décidé de mettre 
à genoux les peuples au lieu de faire payer les banques », dénoncent les Indignés. « Nous ne paierons pas 
la crise », clament 
les salariés européens 
avec leurs syndicats. 
Au Royaume-Uni, 
les fonctionnaires engagent un mouvement de grève historique 
contre la réforme 
des retraites, copie conforme de celle de Sarkozy. 
En Grèce, les spéculateurs achètent les services publics 
et le peuple passe à la caisse. Franchement, il y a 
de quoi être indigné ! Le libéralisme est encore puissant. Mais ses recettes éculées laissent aujourd’hui un goût amer. Le manque d’alternatives masque à quel point 
le capitalisme est à bout de souffle et avec lui, le système de représentation qui le fait vivre, très souvent, trop souvent, présenté comme étant le sel de la démocratie.

La primaire organisée par les socialistes 
pour désigner leur candidat à la présidentielle pourrait devenir un nouvel épisode de cette panne démocratique. Le processus qui, nous a-t-on promis, devait redonner des couleurs à la démocratie, 
vire à la politique spectacle. Les hoquets permanents autour de la candidature, ou non, de DSK cèdent 
à la tentation de placer son destin entre les mains 
d’un homme providentiel. La présidentielle, 
nous rabâche-t-on, c’est la rencontre entre un peuple 
et un candidat. Peu importe le fond, le projet, la réflexion collective, les échanges citoyens sur les alternatives 
à la crise… Relégués au second plan, les nécessaires débats, par exemple sur un meilleur partage des richesses.

Si le PS pense pouvoir s’en tirer en agitant 
le spectre de l’antisarkozysme, il prend un très gros risque. La gauche ne peut plus se contenter d’un appel 
au vote utile. Elle doit montrer sa capacité à s’émanciper des marchés. Et du FMI. C’est une des conditions 
qui pourraient permettre à la politique de se reconnecter avec la vie des gens, avec les citoyens eux-mêmes, 
en tant qu’acteurs. Pas en spectateurs. Le printemps 
des peuples, des pays arabes à l’Europe, nous prévient déjà que rien n’est écrit.

La gauche ne peut plus se contenter d’un appel au vote utile. Elle doit montrer sa capacité à s’émanciper des marchés. Et du FMI.

Paule Masson

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Retraite : le COR réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernement

6 Juillet 2011, 16:14pm

Publié par PCF Villepinte

Retraite : le COR réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernementLe Conseil d'orientation des retraites (COR) doit rendre un "avis technique" ce mercredi sur la durée de la cotisation des retraites requise pour liquider une pension à taux plein. Il s'agit pour le gouvernement de poser les premiers jalons d'un nouvel allongement de la durée de cotisation après avoir supprimé le droit pour les salariés de partir en retraite à 60 ans.

Après avoir affolé tout le monde avec des prédictions plus que discutables pour faire passer dans l'opinion publique la fin de la retraite à 60 ans, le COR est désormais réduit à jouer les « passe-plats » pour le gouvernement dans son entreprise de mis-à-sac de nos retraites. Le conseil d'orientation des retraites en se retranchant derrière l'application stricte du mécanisme prévu par la loi de 2003, valide ainsi l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans et demi. Cette mesure est d'autant plus injuste que la France en cumulant, recul de l'age légal et augmentation de la durée de cotisation, devient un des pays les plus régressifs en matiere de retraites dans l'Union européenne.

Cette stricte application de la réforme Fillon n'a qu'un but : réduire le montants des retraites. C'est suicidaire. Le système de retraite par répartition ne peut être sauvé qu'à la condition de faire entrer d'autres ressources financières, en taxant les profits et la spéculation financières. Et cela, le COR le sait pertinemment.

 
Perte d'autonomie : propositions et positionnement du PCF

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conseillers territoriaux

6 Juillet 2011, 16:02pm

Publié par PCF Villepinte

Intervention de Nicole Borvo

Présidente du groupe communiste, républicain, citoyen
et des sénateurs du parti de gauche,
Sénatrice de Paris

durant le débat sur le projet de loi fixant le nombre des conseillers territoriaux. 

 

nicole--Borvo.jpgParis, le 4 juillet 2011.

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mes chers collègues,

Vous comprenez, j’en suis sûre, que notre groupe soit satisfait que le Conseil Constitutionnel lui ait donné raison contre vous, au moins sur un point. A savoir que les projets de loi ayant pour principal objet l’organisation des collectivités territoriales doivent être soumis en premier lieu au Sénat.

Et vous regrettez, j’en suis sûre, de ne pas nous avoir suivis quand nous avons défendu entre autres ce motif d’irrecevabilité, sous prétexte qu’il s’agissait de fixer le nombre de conseillers territoriaux par territoire et non pas l’organisation des territoires…

Chacun avait bien compris que vous vouliez que votre loi soit votée d’abord à l’Assemblée pour peser sur le Sénat à la majorité plus réticente !

Ceci étant, cela vous aurait évité deux censures consécutives. Donc, il nous reste à débattre une nouvelle fois des conséquences d’une réforme des collectivités territoriales dont l’économie générale n’est pas acceptable et qui, d’ailleurs, est mal acceptée par un très grand nombre d’élus de toute sensibilité et souvent, mal perçue par nos concitoyens quand ils en mesurent les contours.

Dans sa globalité, la réforme était « pensée » : il s’agissait de supprimer les départements, de faire passer les 36 000 communes à quelques milliers. Il s’agissait aussi d’une reprise en main par l’Etat des collectivités locales.

Une telle entreprise devait faire l’objet d’une consultation des élus, d’une révision constitutionnelle et d’un référendum. Pour y échapper - vous n’aviez ni l’accord des élus locaux, ni une majorité constitutionnelle pour réviser la Constitution et vous ne pouviez vous risquer à un référendum - vous avez donc organisé votre projet en plusieurs étapes, qui ne sont pas terminées.

D’où le maintien « fictif » des départements, le « coup de chapeau » à la commune, mais par contre la création d’un conseiller à deux têtes, l’intercommunalité forcée et les super pouvoirs des préfets. Il est nécessaire de dire encore avec force que vous portez un coup très grave à la démocratie locale que les sénateurs de la majorité aiment pourtant évoquer en campagne électorale, et ce, d’un double point de vue – institutionnel et financier.

Vous revenez sur les lois de décentralisation de 1982 qui avaient fait des régions des collectivités à part entière, avec une assemblée délibérante, issue au suffrage universel direct.

En effet, les conseillers territoriaux, dont nous parlons aujourd’hui, seront des représentants des cantons à la région.

En même temps, ces conseillers territoriaux – en nombre moindre que les conseillers généraux – seront plus éloignés des citoyens, ce qui, ajouté à la suppression de la compétence générale des départements, correspond bien à votre objectif de réduction de la réponse aux besoins sociaux et démocratiques.

Votre réforme de la fiscalité locale – avec la suppression de la taxe professionnelle – sans compter la RGPP – contribue à retirer aux collectivités leur autonomie de décision.

Je le répète : dès la loi de 2010, nous avons critiqué le fait qu’un tel bouleversement des besoins et du fonctionnement des collectivités locales, ne fasse pas l’objet d’une révision constitutionnelle et/ou d’une consultation populaire.

Ajoutons que vous avez dissocié le débat sur la répartition des compétences de celui sur les changements institutionnels, ce qui paraît tout aussi sujet à contestation.

Vous en conviendrez, de nombreux motifs d’irrecevabilité demeurent.

Pour nous en tenir au projet de loi n° 500, devenu n°697 après passage au Conseil Constitutionnel, relatif aux conseillers territoriaux, si celui-ci a rectifié à la marge le tableau des répartitions, il a omis de se pencher sur un principe constitutionnel qu’il a lui-même rappelé, à savoir le principe d’égale représentation des populations, auquel il peut être dérogé, mais de « manière proportionnée » au but poursuivi. C’est ce qu’il avait dit à propos d’un précédent découpage législatif. On en est loin dans les départements avec votre répartition.

Nous savons que vous distinguez volontiers populations et territoires, mais nous ne savons pas ce qu’est un territoire sans sa population ! Le Conseil Constitutionnel ne semble pas s’être préoccupé non plus de l’incongruité que constitue la suppression pour une collectivité, de l’élection de son propre organe délibérant.

Pas plus qu’il ne s’est préoccupé du recul sur le principe de parité – et de pluralisme – que constitue l’établissement du suffrage uninominal à deux tours pour les régions.

Mais nous savons tous que le Conseil Constitutionnel a besoin d’une révision constitutionnelle – que vous n’avez pas voulu aborder en 2008 – quant à propre son mode de désignation !

Peut-être faudrait-il aussi, nous parlementaires, chargés du contrôle du gouvernement, nous interroger sur les coûts. Votre réforme était censée contribuer à la diminution des dépenses publiques par une diminution du nombre d’élus indemnisés.

Déjà cet objectif était contestable car les élus ont une grande utilité et un coût assez limité - toute comparaison européenne peut d’ailleurs le montrer aisément. Mais, côté économies, on peut d’ores et déjà considérer qu’il n’y à rien à attendre, selon vos propres estimations ; et on peut même estimer que la création du conseiller territorial va engendrer des frais de fonctionnement supplémentaires non négligeables !

Vous vous acharnez à faire adopter ce projet. Vous avez vos raisons ! Sans doute à chercher du côté des nouveaux découpages des cantons qui ne nous sont pas encore connus.

Vous savez que la majorité des élus est hostile à la création de ce conseiller territorial, ainsi qu’à bien d’autres aspects de votre réforme. Aussi, la démocratie devrait l’emporter. Le conseiller territorial devrait retomber aux oubliettes.

Nicole Borvo Cohen-Seat

Présidente du groupe communiste, républicain, citoyen
et des sénateurs du parti de gauche,
Sénatrice de Paris

 

 

Réforme des institutions/Décentralisation/institutions


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Une nouvelle étape s’ouvre pour le Front de Gauche

5 Juillet 2011, 09:36am

Publié par PCF Villepinte

Accueil Place au peuple, la force du rassemblement

Les organisations fondatrices du Front de gauche ; Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Gauche Unitaire, et les trois organisations qui sur la base d’un accord stratégique et programmatique ont décidé de participer à l’évolution du Front de Gauche, à son élargissement et à son enracinement populaire et citoyen ; La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique(FASE), Convergence et Alternative et République et Socialisme se sont rencontrées le Samedi 2 juillet à Paris.

Après s’être félicitées du succès du meeting du 29 juin Place Stalingrad à Paris, elles appellent tous ceux qui se battent aujourd’hui contre les régressions sociales, écologiques et démocratiques à les rejoindre et à construire partout des assemblées ouvertes à tous les citoyens et citoyennes qui veulent s’investir dans la démarche de construction d’un nouvel espoir à gauche.

Elles s’engagent dans l’élection présidentielle, autour du candidat commun du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon et dans les législatives pour battre la droite et proposer une réelle alternative. Ces campagnes seront à l’image de leur combat pour une VIème République démocratique, parlementaire et sociale, celle de l’implication citoyenne et de l’expression collective. Elles présenteront, lors de la fête de l’Humanité, un programme partagé dont le contenu sera enrichi par l’apport des citoyens et des associations.

Parce que le Front de Gauche ne sépare pas les urnes et les luttes, elles réaffirment qu’elles seront de toutes les mobilisations sociales, sociétales et écologistes porteuses, d’une nouvelle société. Finissons-en avec Nicolas Sarkozy et sa politique, place au Peuple !

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Fête de l'Humanité

5 Juillet 2011, 07:04am

Publié par PCF Villepinte

Bientôt la Fête de l'Humanité, comme 59 villepintois et villepintoises, commandez dès maintenant vos billets auprès des mmilitants du PCF Villepinte!

 

billetterie droite gauche
 Voici les premiers noms du programme musical de la Fête: Joan Baez,Yannick Noah, Sum 41, Bernard Lavilliers, The Ting Tings, Gaëtan Roussel, Patrice, Nolwenn Leroy, Soprano, Les Percussions de Radio France, Fat Freddy's Drop, Souad Massi sur la Grande Scène. No one is innocent, Cyril Mokaiesh, HK et les Saltimbanks, Dick Annegarn et la Compagnie Pietragalla sur la scène Zebrock. Christophe Alévêque à l'Agora de l'Humanité.

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DSK libéré, le PS est tout chamboulé

5 Juillet 2011, 06:57am

Publié par PCF Villepinte

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Politique - le 4 Juillet 2011

 

 

 Un spectre hante de nouveau 
la primaire socialiste

À peine le dernier coup de théâtre de l’affaire Strauss-Kahn avait-il retenti que le PS ressentait déjà les premières secousses. Posait les premiers questionnements. C’est une fidèle, Michèle Sabban, qui bousculait, quelques heures plus tard, le paysage si difficilement mis en place de la primaire. Ainsi la vice-présidente du conseil régional d’Île-de-France demandait-elle « aux candidats déclarés à la primaire socialiste de suspendre pendant quelque temps (leur campagne), d’avoir un peu de décence, pour donner un peu de temps de parole à Dominique s’il le peut ». Ajoutant, comme dans une volonté d’effacer tous les épisodes d’un scénario qu’elle n’aurait jamais voulu voir s’écrire et qui relégua de fait leur champion aux oubliettes : « Je ne sais pas s’il aura envie de revenir, mais, simplement, nous, nous aurions envie qu’il revienne. » Le dépôt des candidatures, ouvert mardi dernier, doit en principe se clore le 13 juillet prochain… quand la prochaine audience de Dominique Strauss-Kahn est fixée au 18 juillet. « Moi je n’ai aucune réserve, aucune restriction, par rapport à l’idée qui serait de reporter la date de dépôt des candidatures à fin juillet, voire fin août », affirme, comme Ségolène Royal, François Hollande, qui laboure le terrain depuis de longs mois et a bénéficié dans les sondages du retrait forcé de Dominique Strauss-Kahn. Pour les candidats Manuel Valls et Arnaud Montebourg, le porte-parole Benoît Hamon comme pour Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, il « n’y a pas de raison de revenir sur ce calendrier ». Sans doute poussée par les circonstances, et liée par un pacte à l’ancien directeur du FMI, Martine Aubry s’est lancée dans la bataille, soutenue par quelques éminents strauss-kahniens tels que Jean-Christophe Cambadélis et le club Inventer à gauche, qui compte également d’anciens rocardiens. De son côté, Pierre Moscovici, ami de trente ans de Dominique Strauss-Kahn, ralliait François Hollande. Pour l’heure, toute hypothèse d’un retour de DSK dans la vie politique française – et a fortiori d’une candidature à la primaire – relève de la fiction

2. En filigrane, la présidentialisation du Parti socialiste

Le Parti socialiste est incontestablement à la recherche d’un leader... incontesté. Or, à en suivre les récentes enquêtes d’opinion, François Hollande
comme Martine Aubry pourraient, en l’absence de Dominique Strauss-Kahn, se trouver en position de conquérir la majorité indispensable pour accéder à la présidence de la République face à Nicolas Sarkozy. À cet égard, la primaire – et les questions qui reviennent autour d’une éventuelle participation de l’ancien directeur du Fonds monétaire international – prouve que le Parti socialiste a parfaitement intégré les rouages de la Ve République, acté la présidentialisation et le fait que l’échéance élyséenne résulte avant tout de la rencontre d’une personnalité avec son peuple. « On peut préférer aller vers une autre République mais la prochaine élection présidentielle se jouera dans cette rencontre », disait à ce propos à l’Humanité le strauss-kahnien Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. Une fois désigné par la primaire, le futur candidat du PS aura la possibilité de faire valoir ses propres positions, validées par un nombre bien plus important de Français que le projet socialiste. « C’est le basculement direct vers la présidentialisation de notre vie interne, de la vie politique au sein de la gauche », déplorait Marie-Noëlle Lienemann lors
des débats sur la rénovation du parti. Ainsi, le projet socialiste a bel et bien été pensé et construit par la direction pour ne gêner aucun candidat. En effet, cette dernière a délibérément gelé la question du leadership en concentrant le travail du parti sur le projet. Mais le texte, élaboré avec l’ensemble des courants, loin de donner à voir une orientation politique et stratégique claire, est davantage conçu comme une « matrice » assez floue et consensuelle pour que chaque candidat puisse, à sa guise, hiérarchiser les priorités et apporter sa patte.

3. Les Français partagés sur un retour de DSK dans le jeu politique

Dominique Strauss-Kahn demeurerait-il une personnalité incontournable de la vie politique française, et auquel cas pourquoi ? Ces questions valent d’être posées au vu des résultats du sondage réalisé par Harris Interactive, juste au lendemain des nouveaux rebondissements de cette affaire, publié par le Parisien ce dimanche. En effet, à la question de savoir, « sans préjuger de son innocence ou de sa culpabilité », si les Français « souhaitent revoir DSK revenir sur la scène politique française », ils sont 49 % à le souhaiter contre 45 % qui ne le veulent pas. Ce chiffre, sur le retour souhaité de Dominique Strauss-Kahn, monte à 60 % chez les sympathisants de gauche et plus encore chez les électeurs socialistes, puisqu’il atteint 65 %, soit les deux tiers d’entre eux. Le traumatisme d’une affaire, qui depuis le départ paraît incroyable, était-il si fort que son dénouement
est à ce point espéré comme un retour à la normale ? Chez les électeurs de gauche, l’espoir de battre Nicolas Sarkozy est-il si impérieux que l’espoir de voir revenir celui qui apparaissait, en son temps, le plus à même de le battre est si grand ? Toujours est-il que cette image de l’opinion quelques jours seulement après ces retournements interroge. De la à dire que d’aucuns espèrent voir Dominique Strauss-Kahn de nouveau candidat au primaire PS, il y a un pas. Si 51 % des électeurs socialistes souhaitent un report de la date de dépôt des candidatures, « le temps que la justice américaine fasse toute la lumière sur cette affaire », ils ne sont que 55 % à espérer que DSK se présente et 51 % dans l’électorat de gauche. Ce qui tend à montrer que, quelle que soit la décision du juge américain, nombreux sont ceux qui pensent que sa participation à la présidentielle de 2012 est plus qu’improbable. D’ailleurs, 49 % des Français y sont opposés, contre 43 % qui pensent cela encore possible. Quelle sera l’évolution de l’opinion dans les jours à venir après, notamment, les éventuelles déclarations de Dominique Strauss-Kahn ?

4. La droite peine à se réjouir

«L’affaire DSK, c’est le double effet kiss cool : ça a emmerdé le PS une première fois, ça va l’emmerder une seconde », expliquait un membre du gouvernement sous le sceau de l’anonymat. Officiellement, l’heure est à la retenue. Le premier ministre, samedi, a donné le ton, désormais convaincu que les rebondissements inattendus peuvent piéger des auteurs de déclarations hâtives. À l’instar de celles de Bernard Debré, député UMP de Paris. Quelques heures après le déclenchement de l’affaire, il avait qualifié Dominique Strauss-Kahn « d’homme peu recommandable ». « Je reconnais, a-t-il plaidé, samedi, que je suis allé trop vite. Si les faits se révèlent exacts autour de cette femme, elle a quand même berné tous les gens qui travaillent au Sofitel. » Ajoutant : « On sait qu’il a eu des rapports avec la femme de chambre et qu’il avait eu une call-girl entre 1 heure et 3 heures du matin. » Pour le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, « pas de commentaires ». Il a néanmoins déclaré à l’AFP : « On est un peu sonné. On regarde attentivement la suite avec un peu d’inquiétude tout de même. » L’inquiétude était aussi perceptible chez Chantal Jouanno, ministre des Sports. Peu fair-play, elle a insisté : « DSK n’a pas donné une image extrêmement positive ces derniers temps, entre ses goûts de luxe et autres sujets. » Reste que la droite n’est à l’évidence pas rassurée quant à la présidentielle par l’éventuel retour sur le scène de l’ex-patron du FMI. Nicolas Sarkozy avait déjà tiré un trait, accusant désormais François Hollande ou Martine Aubry de ne pas avoir d’expériences internationales fortes pour gérer la crise financière, lors de sa conférence de presse d’il y a quelques jours. Inquiétude encore quant à la tactique. Hervé Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP, a avoué, dans un entretien accordé au Monde, que « si les charges qui pèsent contre DSK venaient à s’évanouir, son soutien à Martine Aubry serait un soutien de poids ». Les sondages montrent que DSK, présent à la présidentielle, mais peut-être aussi en soutien à un autre candidat socialiste, peut exercer une attractivité sur un électorat de centre droit déçu par le sarkozysme et que peuvent aussi se disputer Jean-Louis Borloo ou François Bayrou.

Dominique Bègles, Lina Sankari, Max Staat

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Retraites : la double peine pour les natifs de 1955

5 Juillet 2011, 06:52am

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 4 Juillet 2011

Cotisation

 

 

Tout le monde avait retenu 2012, mais le gouvernement de Sarkozy a modifié le 
calendrier pour rallonger la durée de cotisation à 166 trimestres dès cette année.

Alors que la « réforme » des retraites, reculant l’âge de départ en retraite de 60 à 62 ans, est entrée en vigueur vendredi, le gouvernement s’apprête à activer dans les plus brefs délais le deuxième mécanisme permettant d’allonger la durée de cotisation. Ce mercredi, le gouvernement consultera le Conseil d’orientation des retraites (COR), qui, depuis la réforme de 2010, doit chaque année, donner son aval sur l’augmentation du nombre de trimestres permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein pour tous les assurés atteignant 56 ans. Avis qui doit être suivi d’un décret d’application. Cette mécanique découle de la réforme Fillon de 2003, et dont le principe consiste à allonger la durée de cotisation en fonction de la hausse de l’espérance de vie après 60 ans. Sauf que le gouvernement, sans en modifier le principe, a décidé d’accélérer le processus, initialement prévu pour 2012, selon un membre du cor. Cet empressement à faire passer ce décret durant les vacances montre une volonté de la part du gouvernement et de Nicolas Sarkozy de ne pas relancer le débat sur les retraites en pleine présidentielle. D’autant que l’opinion publique et les millions de personnes mobilisées durant les grandes manifestations de 2010 n’ont toujours pas digéré le passage en force du gouvernement.

Concrètement, dès cette année 2011, les personnes nées en 1955 devront ainsi cotiser 166 trimestres, soit 41,5 ans contre 165 trimestres (41 ans et 1 trimestre) pour ceux nés en 1954. Dans cette logique, en 2012, les personnes nées en 1956 seront contraintes de cotiser un trimestre de plus, etc. En limitant le débat à une simple équation comptable, et en ne laissant au COR qu’un avis technique, le gouvernement impose l’allongement de la durée de cotisation comme seule perspective de préservation du système de retraite. Éludant de fait les véritables enjeux du système, tels que la pénibilité, l’allongement de la durée d’étude, le chômage, les inégalités hommes-femmes ou encore la question d’un autre mode de financement. C’est aussi oublier que s’il y a de grandes différences d’espérances de vie entre les catégories socio-professionnelles, c’est que la pénibilité raccourcit la vie. Donc rallonger la durée de cotisation pour faire travailler plus longtemps ne peut que réduire à terme l’espérance de vie. Autant de questions qui, malgré les tours de passe-passe du gouvernement, ne manqueront pas de rythmer 2012, tant l’équilibre envisagé du régime général des retraites pour 2018 devient un vaste leurre, basé sur des hypothèses économiques aléatoires et aujourd’hui fantaisistes.

A lire :
Pour la CGT, après les retraites, l’heure n’est pas à l’attentisme

Retour sur le front social contre la réforme des retraites

Clotilde Mathieu

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La flottille pour Gaza toujours bloquée à Athènes

5 Juillet 2011, 06:47am

Publié par PCF Villepinte

 

Monde - le 4 Juillet 2011

Palestine

 

Cédant aux pressions israéliennes, le gouvernement grec empêche la flottille de la liberté de quitter Athènes. Deux bateaux ont été sabotés à Athènes. Hier, les soutiens à l’opération humanitaire ont organisé un rassemblement à Paris.

Première puissance militaire au Moyen-Orient, Israël se sent donc menacé par une flottille qui cherche à atteindre les côtes de Gaza. La situation serait comique si, en réalité, c’est la vie et l’avenir de près de deux millions de Palestiniens vivant sur cette bande de terre qui n’étaient en jeu. Car au regard du droit international, Israël n’est pas concerné. Les bateaux entendent pénétrer dans les eaux de Gaza via les eaux internationales, sans même pénétrer dans une zone sous souveraineté israélienne. Mais Tel-Aviv en a décidé autrement et, sous le prétexte d’un blocus, entend empêcher la flottille d’accéder à Gaza.

Au mépris de toutes les lois internationales

Difficile à expliquer à la communauté internationale. Alors Israël fait feu de tout bois. Son ministre des Affaires étrangères, homme d’extrême droite, Avigdor Lieberman, fait publiquement croire que des « terroristes » sont à bord. D’autres de ses collègues, plus discrets, soutiennent l’action du Mossad (les services secrets) vraisemblablement à l’origine des sabotages perpétrés contre deux des bateaux dans le port d’Athènes. Par d’autres voies, des pressions sont exercées sur les compagnies d’assurance. Plus surprenant peut-être, le gouvernement grec, pourtant socialiste, semble sensible aux arguments israéliens. Un bateau américain qui tentait de partir a été stoppé par les garde-côtes. Il y a quelques jours, les autorités portuaires grecques ont stoppé l’approvisionnement en fioul du bateau français le Dignité Al Karama, officiellement pour des raisons administratives. Résultat, la flottille de la liberté est toujours bloquée dans le port d’Athènes, au mépris de toutes les lois internationales.

Le gouvernement grec entrave la liberté de circulation et viole la Convention internationale des Nations unies sur le droit de la mer dont il est signataire. Benyamin Netanyahou a remercié, jeudi, le premier ministre grec, Georges Papandréou, ainsi que « tous les responsables politiques du monde d’avoir récemment pris position en paroles et en actes contre cette flottille qui était une provocation ». Une déclaration qui se suffit à elle-même. Ému par cette situation, le sénateur communiste Michel Billout a écrit à l’ambassadeur de Grèce en France. « Je crains que votre gouvernement ne soit en train de céder aux pressions israéliennes qui s’exercent sur lui », note le parlementaire. « Je m’associe à toutes les voix qui s’élèvent pour vous demander solennellement de transmettre un message clair à votre gouvernement : laissez-les partir ! »

L’ UE cautionne la politique illégale d’Israël

Dans un communiqué, les responsables de la campagne « Un bateau français pour Gaza » soulignent que « l’Union européenne est aussi responsable et tout aussi complice. Le blocus de la bande de Gaza s’étend maintenant jusqu’à ses portes. Il est inacceptable que l’Union européenne cautionne de façon aussi ouverte la politique illégale d’Israël dans la bande de Gaza. Il est inconcevable qu’elle puisse nier de façon aussi insultante une mobilisation populaire d’une ampleur inédite dans des dizaines 
de pays en faveur du droit et de la justice. La liberté de circulation et de navigation est bafouée et encore une fois la voix citoyenne est bâillonnée ».

Alors que les bateaux tentent toujours d’appareiller depuis Athènes, la mobilisation se poursuit en Europe, et notamment à Paris. Un rassemblement a eu lieu, hier, à Paris, sous le titre « Free Gaza ». Un autre est prévu mercredi, toujours à Paris.

A lire :
Entretien avec Jean-Paul Lecoq, député communiste de la Seine-Maritime, qui doit embarquer dans l'un des deux bateaux
Le point de vue de Bernard Genin, maire de Vaulx-en-Velin (Rhône)

Pierre Barbancey

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Sur leBlog de Nelly Roland Iriberry

4 Juillet 2011, 09:44am

Publié par PCF Villepinte

Fontaine-Mallet-effidis-025.jpgUn sondage CSA commandé par l'Agence nationale pour la rénovation urbaine(ANRU)  il y a trois semaines a révélé que 83 % des habitants se disaient satisfaits d'habiter dans un quartier concerné par la rénovation urbaine, et 56 % trouvaient que la vie s'y était améliorée au cours des dernières années.

 

A Villepinte nous avons fait un usage volontariste des programmes de rénovation urbaine, particulièrement  pour le quartier de la Fontaine Mallet. Dans le cadre de la convention signée avec l'ANRU le 23 septembre 2008, mon équipe municipale s'est notamment engagée à réaliser un équipement de proximité à vocation sociale dans ce périmètre. Ce sera chose faite prochainement. Le dernier conseil municipal avant l'été a examiné un programme de construction d'un complexe qui comprendra :
- Une antenne jeunesse de 300 m2 qui intègrera le Centre de Loisir Ouvert et le point Animation de Quartier, avec un accueil adapté pour le public jeune
- Un pôle d'activités sociales et culturelles regroupant des salles polyvalentes à disposition des associations qui remplacera l'actuelle Maison des projets que nous avons ouverte en avril 2009 - et qui accueille aujourd'hui les associations du quartier, le service Jeunesse, le Centre social André Malraux, l'association d'aide aux démarches administratives ADESI et l'association 100F'1 -
- Un pôle de services publics.

 

Le programme, qui représente un investissement de 1,6 millions d'euros pour la ville, devrait déboucher sur un début des chantiers pour septembre 2013. C'est une nouvelle action forte de notre ville en direction de la jeunesse, du monde associatif, mais aussi de ceux de nos concitoyens en difficulté économique et sociale.

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