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Bienvenue sur le blog des communistes de Villepinte

Total : "ça ne va pas faire plaisir"

11 Juillet 2011, 18:51pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 11 Juillet 2011

Hausse du prix de l'essence

 

 

Le prix de l’essence va augmenter. A en croire le PDG de Total, c’est inéluctable. Et Valérie Pécresse, la nouvelle ministre du Budget, devrait juste s’assurer qu'il ne s'envole pas trop vite.

Le P-DG de Total, Christophe de Margerie, a déclaré samedi que son groupe allait répercuter à la pompe les récentes hausses des prix du pétrole. Le prix du baril de Brent étant remonté ces derniers jours de 114 à 118 dollars. Une hausse "pas énorme", a-t-il modéré. En réaction, Valérie Pécresse, la nouvelle ministre du Budget, a promis ce lundi sur RTL que le gouvernement serait "très vigilant" pour éviter que la hausse du prix du pétrole soit répercutée plus vite que sa baisse sur les prix à la pompe. "Nous avons demandé et obtenu des groupes pétroliers qu'ils baissent les prix à la pompe à due concurrence de la baisse des prix du pétrole qui a eu lieu il y a quelques semaines", a-t-elle expliqué.

La hausse prévue est de un à quatre centimes le litre. "Si les profits de Total n'étaient pas aussi insolents, on pourrait comprendre que nous sommes dans une période où le prix de l'énergie va se renchérir et particulièrement l'énergie issue des produits pétroliers" a de son côté réagit Arnaud Montebourg. Il faut dire que pour le premier trimestre 2011, Total a annoncé un bénéfice net de 3,95 milliards d'euros, en hausse de 51% par rapport à la même période l'année précédente…

Une hausse qui intervient au moment des grands départs. L'occasion de relire notre table ronde : Comment assurer le droit aux vacances pour tous ?
Sur le contrôle des prix à la pompe : Mesurette gouvernementale sur le prix du carburant
Et aussi : Total, les dividendes versés par le groupe et la morale de l’histoire

Les régimes fiscaux d’exception des groupes

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Des philosophes majeurs au spectre de Marx

10 Juillet 2011, 06:59am

Publié par PCF Villepinte

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Foucault, Deleuze, Althusser & Marx - La politique dans la philosophieIsabelle Garo décrypte la relation à la politique qu’entretiennent les œuvres de Foucault, Deleuze et Althusser dans le contexte dominant d’une disqualification des idées marxiennes. Foucault, Deleuze & Althusser. La politique dans la philosophie, 2011, 416 pages, 21 euros.

d'Isabelle Garo. ÉditionsDemopolis,

 Il est des ouvrages appelés à faire référence en leur domaine. Ce pourrait bien être le cas de cette étude d’Isabelle Garo qui a pour objet de comprendre le rapport à la politique de trois philosophes majeurs des années 1960-1980 à partir de ce prisme qu’est la relation à l’œuvre à Marx, dans le contexte de ces années intenses. Ces penseurs proposent une exploration philosophique et historique qui s’inscrit dans le déclin du communisme international et dans la recherche d’un rapport nouveau à une politique sensible aux mutations d époque.

Michel Foucault et Gilles Deleuze récusent ce communisme et sont tentés par l’élaboration d’une pensée fondée sur la prise en compte des différences, des marges, des exclusions. Louis Althusser partage avec eux un même refus de la dialectique de l’histoire de type hégéliano-marxiste, mais il maintient la référence à une perspective communiste ancrée dans le mouvement ouvrier. Isabelle Garo caractérise chaque position par un substantif : artificier, rebelle, sentinelle. Foucault apparaît comme « l’artificier » qui prend en compte ce que Marx n’a pu étudier, les partages occidentaux entre raison et folie, normalité et anormalité, moralité et délinquance. Envisageant la société comme un réseau de micro-pouvoirs, il soutient les mouvements d’affirmation des individus. À la fin des années soixante-dix, il découvre la gouvernementalité néolibérale et anticipe avec une grande lucidité son hégémonie. Marx est explosé.

Pour Deleuze « le rebelle », il ne s’agit pas de faire sauter le marxisme mais de le remplacer. La politique est le procès de l’individuation humaine psychique et collective : à la fois production matérielle et production désirante. Marx est métabolisé en théoricien d’un ultra-capitalisme libérateur des flux et des désirs. Althusser, enfin, est « la sentinelle », celle d’un autre Marx dont il s’efforce de repenser la nouveauté théorique comme découvreur de la science du continent histoire. Althusser ouvre un vaste chantier mais son souci d’unir analyse des structures et interprétation des conjonctures demeure formel et il ne peut expliquer l’effondrement du communisme historique que par une fixation sur l’État-Parti.

On pourrait regretter, certes, que l’analyse précise et pertinente d’Isabelle Garo ne fasse pas toujours justice à l’ampleur des œuvres de Foucault et de Deleuze ou à la radicalité du premier programme althussérien. Mais tel n’est pas son propos. Elle fait apparaître la réalité de ce qu’a été la référence à Marx quand le marxisme a peu à peu cessé d’être l’indépassable philosophie de notre temps (Sartre). Elle montre les limites des pensées d’une politique effective qui ne peut évacuer la réalité de la soumission de toutes les activités sous le capital, ni cacher les difficultés colossales du projet d’émancipation.

André Tosel, philosophe

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Sud-Soudan, naissance du 193e Etat

10 Juillet 2011, 06:53am

Publié par PCF Villepinte

 

Monde - le 9 Juillet 2011

 

 

 

Les cloches des églises de Juba, capitale du Sud-Soudan, ont sonné vendredi à minuit pour marquer le début des festivités liées à l'indépendance de ce nouvel Etat, officiellement proclamée ce samedi matin.

Des dizaines de dirigeants étrangers, dont 30 Africains et le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, seront présents à la cérémonie marquant la naissance du Sud-Soudan. Le président du (nord) Soudan Omar el-Béchir, sous le coup de mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) notamment pour génocide, a confirmé qu'il allait assister à la cérémonie, souhaitant que le nouveau pays soit "stable et sûr". Le Soudan a reconnu vendredi la République du Sud-Soudan "en tant qu'Etat indépendant, sur les frontières du 1er janvier 1956", date de l'indépendance, et s'est "engagé à mettre en oeuvre l'accord de paix (de 2005, NDLR) et à régler toutes les questions post-référendaires".

Au programme : défilés militaires, prières, une cérémonie pendant laquelle le drapeau de la République du Sud-Soudan sera hissé et le premier président du pays, Salva Kiir, paraphera la Constitution provisoire.

La cérémonie se déroulera près du mausolée de John Garang, le chef des rebelles sudistes, mort quelques mois après l'accord de paix de 2005 qui avait mis fin à plus de 50 ans de guerre - entrecoupée par une période d'accalmie de quelques années - entre les rebelles sudistes et les gouvernements successifs de Khartoum. Ce conflit a dévasté la région, fait des millions de morts et créé une méfiance réciproque entre le Nord et le Sud.

"Le peuple du Sud-Soudan a réalisé son rêve. L'ONU et la communauté internationale continueront à rester aux côtés du Sud-Soudan", a déclaré vendredi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à son arrivée à Juba.

 

  •  Pour aller plus loin, à lire:

Tensions exacerbées avant la partition avec le Sud

Le Sud Soudan, un formidable point d'appui pour Washington

Un referendum pour l'indépendance sur fond de pétrole

"L'éclatement du Soudan toucherait toute l'Afrique", entretien avec Rachid Said, journaliste soudanais

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« On est en train de tuer le service public »

9 Juillet 2011, 22:35pm

Publié par PCF Villepinte

 

Social-Eco - le 9 Juillet 2011

 

 

 

Reportage à Pontoise sur les effets concrets de la casse de l'Assurance maladie par le gouvernement.

Martine*, 59 ans,  s’avance difficilement vers la porte de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Pontoise, bien aidée par sa béquille. Elle pousse lentement la porte pour aller déposer son dossier de l’aide à la complémentarité santé.  Cette mère de deux enfants ne le sait pas encore mais c’est sans doute une des dernières fois qu’elle se rend dans le centre.

En raison d’une réorganisation de la Sécurité Sociale, la CPAM de Pontoise va fermer ses portes d’ici 2013 (Voir le plan). Et c’est loin d’être le seul dans le Val d’Oise. En tout six centres (ceux de Pontoise, Argenteuil-le-Val, Persan, Sarcelles-Village, Saint-Ouen l’Aumône et Villiers-le-Bel-Allende) seront touchés par les fermetures. Tandis que d’autres (ceux de Cormeilles-en-Parisis, Domont, Eaubonne, Gonesse, Montmorency, Montigny, Saint-Gratien, Sannois, Soisy et Taverny) seront remplacés par des accueils sur rendez-vous.

Exemple à Villepinte

sécu 002 Les assurés devront se déplacer loin

Une décision qui n’arrange pas les assurés : « C’est vraiment embêtant, c’est casse-pieds », explique Martine avec rage.  Cette assurée devra alors se rendre au centre de Cergy-Pontoise - le plus proche de celui de Pontoise - même pour demander un renseignement. A cause de cette décision, Martine, qui n’a pas les moyens de prendre les transports en commun, devra marcher pratiquement 3 kilomètres pour se rendre dans un centre d’accueil au public. « Moi encore ça va, je peux marcher. Mais comment vont faire les personnes handicapées ? C’est n’importe quoi », regrette-t-elle.

Même son de cloche du côté de Sophie* qui ne comprend pas cette décision : « C’est très mauvais. Nous allons être obligés de nous déplacer, alors qu’ici, on était tout près », indique-t-elle. Avant de remettre en cause le service public : « Tout devient de plus en plus compliqué. Déjà, auparavant, c’était difficile d’avoir un agent au téléphone. Maintenant il va falloir aller loin, c’est encore plus dur. »



Coralie*, agent de production du centre d’Argenteuil, s’inquiète aussi pour les assurés : « Actuellement, on incite les assurés à faire le plus de choses possibles sur internet. Mais là où j’habite, à Argenteuil, beaucoup de personnes n’ont pas accès au net. Si on ajoute en plus les problèmes de déplacements liés à cette décision…A mon avis, on est en train de tuer le service public. »

Coralie est aussi touchée par ces fermetures.  Cette mère de famille célibataire, qui a ses deux enfants en maternelle, va être mutée soit à Cergy soit à Sarcelles. Elle ne le sait pas encore. Mais une chose est sûre, elle va perdre de l’argent : « En étant mutée, je vais devoir prendre les transports en commun, comme je n’ai pas de voiture. Alors qu’avant, je me rendais à mon travail à pieds. », précise-t-elle. Avant de conclure: « Je vais devoir partir plus tôt, et je vais rentrer plus tard. Du coup, je vais avoir des frais importants pour la garde de mes enfants. Cette décision n’arrange vraiment personne.»

* Les prénoms ont été changés

 

  • Pour aller plus loin, à lire:

La Sécu taille dans ses effectifs (4000 postes supprimés à la CNAM en 2010)

Racket sur les assurés sociaux

De nouveaux coups de canifs dans la couverture santé

Quand la sécurité sociale est dans la rue

Thomas Djezzane

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Creation de l’Assemblée citoyenne Sevran-Tremblay-Villepinte du Front de Gauche.

9 Juillet 2011, 07:51am

Publié par PCF Villepinte

DSC0004Le mardi 28 juin, un rassemblement singulier animait les abords du restaurant  O Bella Ciao, route de Livry à Sevran.

Des personnalités et un certain nombre d’organisations avaient décidé de se réunir dans ce lieu ouvert au  public  pour annoncer la création d’une nouvelle association : l’Assemblée citoyenne Sevran-Tremblay-Villepinte du Front de Gauche.

 fdg.jpg

DSC0047 En présence de François  Asensi et de Nelly Roland, notamment, des représentants du Front de Gauche, du PCF, du PG, de la FASE ont exprimé la volonté des constituants de  l’association citoyenne de s’ouvrir largement aux formations politiques locales, mais aussi à toutes les citoyennes et les citoyens, en particulier les militantes et militants syndicaux et associatifs qui s’investissent dans la même recherche d’une société qui refuse la mise aux normes économiques de rentabilité de toute activité humaine, pour lui substituer des valeurs d’égalité, de solidarité et d’humanisme qui sont le véritable patrimoine de la gauche dans notre pays.

 

 

 

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Mission Palestine : Le Collectif BELLACIAO condamne l’ingérence israélienne

8 Juillet 2011, 17:45pm

Publié par PCF Villepinte

A jouer les chiens de garde du régime israélien, la France perd toute crédibilitéLe Collectif BELLACIAO condamne l’ingérence israélienne dans la liberté de circulation des militants de la paix en Palestine, la soumission manifeste de plusieurs compagnies aériennes internationales aux diktats du gouvernement israélien, ainsi que le manque de fermeté du gouvernement français face à ces attaques intolérables.

Après la soumission du gouvernement vendu de Papandréou en Grèce, qui étrille déjà son peuple en pleine tourmente économico-financière, et qui a cependant trouvé les moyens d’ empêcher le départ de la "Flotille de la Paix", serait-ce au tour des autorités françaises de courber l’échine ?

Dans son communiqué de presse, le Quai d’Orsay assure pourtant être attaché à défendre la liberté de circulation en Cisjordanie.

Ce sont des paroles. Où sont les actes ? Que fait M. Alain Juppé, ce soi-disant héritier du gaullisme, de ce qui se passe actuellement sur notre sol ? Si la France a définitivement vendu son âme et son sol à l’état israélien, il faut nous tenir au courant !

Dans le courant du Jeudi 7 juillet au Vendredi 8 juillet 2011, plusieurs compagnies aériennes internationales (Air France, Malev, Alitalia, Lufthansa) ont purement et simplement refoulé de l’embarquement quelques 200 passagers, pour la plupart de nationalité française qui, passeports et billets en règles, avaient acheté chez elles des billets pour se rendre en Palestine, via l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv ( seul aéroport
permettant encore d’accéder à la Cisjordanie, l’armée israélienne ayant détruit les aéroports palestiniens).

Les compagnies ont ainsi obéi servilement aux injonctions illégales du gouvernement israélien qui leur avait transmis une liste de 300 noms et entravé le droit à la libre circulation de citoyens pacifistes, non-armés, en règle avec la loi, qui souhaitaient participer à la mission internationale "Bienvenue en Palestine". La même scène s’est déroulée dans plusieurs aéroports européens, et notamment en Suisse.

Face à ce qui ne peut être qualifié que de violation des droits élémentaires de l’Homme, la seule réaction possible est la condamnation ferme et absolue, à plusieurs titres.

 Le gouvernement israélien constitue (avec quelle complicité ?) des listes de citoyens français (et probablement de toutes nationalités) qui sont "persona non grata" pour transiter sur son territoire si elles désirent se rendre en Palestine. De quel droit ? A quel titre ? Ces citoyens seraient-ils, parce que militants de la paix, considérés comme des terroristes ?

 Le gouvernement israélien dispose manifestement de moyens conséquents pour pouvoir faire plier à ses désirs paranoïaques des compagnies aériennes, qui deviennent ainsi complices d’une discrimination politique inacceptable pour tous, mais notamment pour le pays qui a vu naître a Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen en 1789 !

Jusqu’où iront-ils ? Alors que l’Union européenne a fait de la liberté de circulation des
capitaux mais aussi des HOMMES un de ses fondements (et on saitpourquoi), elle cautionne aujourd’hui une politique étrangère qui s’immisce sur notre territoire pour faire sa loi, en contradiction totale avec ces principes ! Quelle honte !

L’impérialisme américain, impérialisme dont le gouvernement israélien est depuis toujours un bras armé dans la région du Proche-Orient et désormais, dans l’Union Européenne, non content de détruire directement et indirectement, via ses vassaux, nos emplois, nos services publics, notre monnaie et la souveraineté des peuples, non content de porter chaque jour partout dans le monde , atteinte au droit fondamental des peuples à disposer librement d’eux-mêmes, l’impérialisme américain va-t-il décider désormais de nos voyages, de nos engagements politiques, de nos droits fondamentaux, de ce qui se passe sur le sol français ?

Est-il possible de laisser l’Etat israélien décider "ad vitam aeternam" du sort du peuple palestinien sur TOUT le territoire palestinien ? Est-il possible de laisser les ennemis de la liberté et des droits des peuples installer de véritables check-points dans les aéroports français et européens ?

Exploités en Europe, opprimés en Palestine, mêmes ennemis, mêmes combats !

Le Collectif BELLACIAO adresse son plus fraternel soutien aux militants actuellement en train de manifester pacifiquement dans les aéroports européens, notamment à Roissy Charles de Gaulle (Hall F2 Zone 2), pour protester contre le traitement qui leur est infligé et obtenir un justificatif motivé de leur annulation ainsi que le remboursement de leurs billets.

Nous vous invitons à rejoindre nombreux ces manifestants pacifistes et à leur apporter par tous moyens votre soutien.

POUR LES DROITS DES PEUPLES, VIVE LA PALESTINE LIBRE, A BAS L’IMPÉRIALISME AMÉRICAIN, HONTE A L’ÉTAT POLICIER ISRAÉLIEN !

Collectif BELLACIAO,

Paris, 8 juillet 2011

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article118898

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Horizon

8 Juillet 2011, 15:13pm

Publié par PCF Villepinte

 

 

 

 Double-peine pour les enfants de chômeurs en Haute-Savoie

Jean Denais, le maire UMP de Thonon-les-Bains, en Haute-Savoie, a décidé de "restreindre" à la rentrée prochaine l'accès des enfants de chômeurs aux cantines scolaires en raison "du manque de place",...

 

L’école de la République avait cette belle ambition que l’on pourrait résumer avec ces mots de Paul Éluard : « Passer de l’horizon d’un seul 
à l’horizon de tous. » En d’autres termes, donner à chacun, quel qu’il soit, les moyens du savoir et de la citoyenneté. Ce n’était pas l’égalitarisme, mais l’égalité des chances, la vraie. Avec le programme baptisé Éclair, c’est un objectif assez exactement contraire que propose le gouvernement : « Repérer les talents et offrir aux élèves qui en ont les capacités les approfondissements qui leur permettront de les développer et de s’inscrire dans un parcours scolaire d’excellence. » Tant pis pour tous ceux, les plus nombreux, que le système laissera tomber, tandis que les quelques élus se verront engagés dans un parcours de combattants de la réussite 
dans des universités que « l’autonomie » a délibérément placées en concurrence.

Non sans cynisme, mais aussi par un véritable calcul politique et idéologique, ce sont les ZEP que le gouvernement a choisies pour expérimenter ce faux remède propre à tuer le malade. C’est-à-dire que c’est là où les élèves ont le plus de difficultés que l’on entend faire la démonstration que quelques-uns, peut-être, méritants et travailleurs, peuvent s’en sortir, mais que nombre d’autres ne peuvent être sauvés. C’est la mise en œuvre d’un véritable darwinisme social. Ce n’est pas une figure de style. Le darwinisme social, apparu à la fin du XIXe siècle et combattu par Darwin lui-même, voulait que la lutte entre les individus soit l’état naturel des sociétés, au nom de la concurrence entre eux ; il se prononçait pour la fin des protections sociales, de l’aide aux plus démunis, etc. Curieux comme on retrouve là certains des axes majeurs de la politique 
de la droite aussi bien que les récentes déclarations de tel ou tel ministre sur le RSA et autres, sur les assistés… 
Au plan politique, comment ne pas voir aussi qu’une telle redéfinition des missions de l’école dans les quartiers les plus difficiles permettrait de se dédouaner à bon compte des responsabilités de l’action publique dans cette situation ? On a beau faire, ils ne veulent pas réussir, 
ou, de toute manière, ils ne peuvent pas.

La modernité de la droite fait bon ménage 
avec les vieilleries idéologiques qui traînaient 
dans les placards de l’histoire, mais qu’elle remet 
en circulation. Pour autant, il s’agit bien d’une droite d’aujourd’hui. Car cette logique, appliquée donc 
aux écoles, collèges et lycées, intégrant des méthodes 
de gestion venant du monde de l’entreprise, appliquée aux universités, appliquée aux hôpitaux, vise non seulement à introduire dans l’espace public une addiction à la concurrence, mais aussi à préparer le terrain 
à la privatisation de pans entiers des services publics 
de l’éducation et de la santé. Il y a déjà belle lurette 
que l’on ne parle plus d’usagers mais de clients. 
Ce n’est pas seulement une petite manipulation du langage assez détestable, c’est la marque dans les esprits d’un changement de culture. C’est bien ce que voulait Nicolas Sarkozy en parlant de rupture avec le modèle social français. Il ne s’agit pas seulement d’en finir avec les acquis, d’offrir au privé de nouveaux champs d’action et de profit, mais aussi de former les esprits à la compétition dans son sens le plus brutal, à la lutte avec le prochain, à la guerre économique. De ne voir à l’horizon de tous que la courbe des profits, et cela dès l’école.

C’est la mise en œuvre d’un véritable darwinisme social qui voudrait que la lutte entre les individus soit l’état naturel des sociétés.

Maurice Ulrich

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900 000 ménages surendettés en France fin 2010

8 Juillet 2011, 15:09pm

Publié par PCF Villepinte

vendredi 8 juillet 2011

euro

 

Selon le rapport d’activité annuel de l’Assemblée générale de la fédération française des chambres régionales du surendettement social (CRESUS), le nombre de dossiers de surendettement a augmenté de 15 % entre 2008 et 2010. Plus de 184.000 ont été déposé en 2010, soit un toutes les trois minutes.

Au total plus de 900.000 ménages français sont surendettés.

- Le quotidien économique "La Tribune" y consacre ses pages "Evènement".

 

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Tous capables ! Construisons une école commune pour la réussite de tous les élèves.

7 Juillet 2011, 17:57pm

Publié par PCF Villepinte

La lettre du Réseau Ecole du PCF :

"Tous les enfants sont capables d’apprendre si on leur en donne les moyens". C’est ce préalable qui conduit le PCF à formuler un certain nombre d’axes de luttes et de propositions pour une école de la réussite pour tous, présentées dans la dernière édition de la Lettre du Réseau Ecole.

Nous mettons ci-dessous en ligne l’édito de Marine Roussillon.

« Les deux tiers de l’échec scolaire en France sont le fait des enfants d’immigrés. » Cette contre-vérité, répétée par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, a rapidement fait des petits. La rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours a endossé la chemise brune des détracteurs de l’immigration pour fustiger « l’illettrisme » des parents immigrés et culpabiliser des familles « mal intégrées ».

 


4 juillet 2011

L’échec scolaire relève de la responsabilité de l’État. Les réformes mises en oeuvre ces dernières années, les suppressions de postes contre lesquelles nous continuons de lutter, l’ont aggravé. Mais les responsabilités remontent à plus loin : la démocratisation de l’école est en panne depuis des décennies. Il est temps que viennent au pouvoir des politiques capables de prendre leurs responsabilités et de refonder l’école pour qu’elle assure la réussite de tous.

C’est possible, c’est une question de volonté politique.

Affirmer, cela revient à accuser le gouvernement actuel de ne pas vouloir la réussite de tous. C’est une accusation grave. Et pourtant…

Au moment même où Claude Guéant tente de stigmatiser les familles immigrées, les députés de la majorité ont voté la création de sections « études métiers » en 4e et 3e. Ils remettent ainsi en cause la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans et proposent de confier au patronat la formation d’une partie des élèves : ceux qui « ne sont pas faits pour l’école », c’est-à-dire ceux dont la famille n’est pas en connivence avec les savoirs scolaires, les enfants des classes populaires.

C’est une nouvelle étape dans la construction d’une école inégalitaire : tout est fait pour trier les enfants, donner le minimum à ceux que le gouvernement et les capitalistes destinent aux tâches d’exécution, et sélectionner le plus tôt possible ceux qu’il faudra former – à moindre coût – aux tâches d’encadrement.

Est-ce par hasard si la même rectrice, si zélée à reprendre les propos nauséabonds de son ministre, a diffusé quelques jours plus tard une circulaire encourageant pour la rentrée prochaine la mise en oeuvre du socle commun, l’individualisation des parcours, le tri précoce des élèves ? Les propos racistes de l’une et de l’autre ne sont que la manifestation la plus intolérable du principe qui guide la refondation de l’école mise en oeuvre par la droite : tous les enfants n’ont pas droit à un même accès aux savoirs.

Dans ce contexte, il est plus nécessaire que jamais d’affirmer que tous les enfants sont capables d’apprendre si on leur en donne les moyens. Affirmer notre ambition d’une école commune, capable d’assurer la réussite de tous, est une urgence : c’est la seule revendication capable de rassembler ceux que le gouvernement tente de diviser, et de leur donner envie de se battre.

Nous voulons la même école pour tous : les mêmes programmes pour tous les enfants, de la maternelle jusqu’à la fin du collège.

Mais une école et des programmes repensés sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre : parce que ces élèves ne sont pas des exceptions, dont on pourrait expliquer l’« échec » par des facteurs extérieurs (le « handicap socio-culturel », dont l’accusation portée contre les familles immigrées n’est qu’une nouvelle version) ; ils représentent la majorité des enfants. Les difficultés qu’ils rencontrent ne sont pas les leurs, ce sont celles du système scolaire dans son ensemble.

La bataille à mener est énorme. La dégradation de l’école provoque le désespoir, et la conviction que tous les enfants ne sont pas capables d’apprendre progresse. Menons le débat et portons nos propositions au sein du Front de gauche, pour que les campagnes de 2012 portent l’ambition d’une école commune, assurant la réussite de tous. Notre rubrique consacrée aux discussions sur le Programme populaire et partagée est là pour rendre compte de ce débat et le nourrir. Ouvrons la discussion à gauche, et avec l’ensemble des acteurs de l’éducation. Interpellons les parents, les enseignants, les chercheurs. Pied à pied, menons la bataille idéologique : l’avenir de nos enfants et celui de toute notre société en dépendent.

 

Ces propos sont faux : tous les chercheurs, toutes les enquêtes le montrent. Ils sont aussi scandaleux. Une fois de plus, le gouvernement cherche à diviser ceux qui pâtissent de sa politique, à attiser les peurs et les haines pour mieux fuir ses responsabilités.

Car il faut le dire, l’échec scolaire n’est pas le fait des familles, pas plus qu’il n’est le fait des enseignants. Puisque tous les enfants sont capables de réussir si on leur en donne les moyens, l’échec scolaire est un choix politique.

PDF - 520.9 ko

La lettre du Réseau Ecola

 


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La baraque sécuritaire de Sarkozy bien cassée

7 Juillet 2011, 17:54pm

Publié par PCF Villepinte

 

Société - le 7 Juillet 2011

 

 

 

"Des résultats peu éclairants sur l'efficacité des services", "une toujours faible présence (des forces de sécurité) sur la voie publique" et une mauvaise répartition en fonction des réels besoins sur le terrain, "des réformes difficiles souvent inabouties", "une efficacité encore à évaluer" de la vidéosurveillance... Voilà quelques-unes des conclusions du rapport consacré à L'organisation et la gestion des forces de sécurité publique rendu public par la Cour des comptes ce jeudi (cliquez ici pour la synthèse du rapport) Une étude au "karsher" à l'encontre de toute la politique sécuritaire prônée et mise en place par Nicolas Sarkozy depuis 2002, en tant que ministre de l'Intérieur puis comme président de la République. (à lire: Semer la peur et l'insécurité pour mieux régner)

Dans ce rapport de 250 pages, la Cour des comptes dit avoir mené une enquête dans une cinquantaine de villes d'Ile-de-France, Rhône-Alpes ou Paca. Elle passe au crible les forces de sécurité publique (SP), celles étant dans la rue, le gros des troupes de la police et de la gendarmerie (80.000 fonctionnaires chacune). Voici quelques-uns de ces chiffres les plus croustillants:

 

  • Les chiffres maquillés des effectifs

-5,3%. Compte tenu de la forte baisse des adjoints de sécurité (ADS), "l'effectif total de policiers a reculé" de 5,3% sur 2003-2010. Voilà les vrais chiffres et les vrais effets de la Révision générale des politiques publiques.

+ 3,1% des effectifs de policiers sur le "Grand Paris" sur la période 2006-2009. Super! Sauf que cette augmentation est "due au regroupement des agents de surveillance de Paris (ASP, les ex-pervenches), qui n'ont pas le statut de policier".

 

  • gestion, vous avez dit gestion?

+80% d'heures supplémentaires en six ans dans la police. Voilà le symbole des méfaits de la Révision générale des politiques publiques prônées par Sarkozy. Moins de personnels pour toujours plus d'objectifs à atteindre. Durée annuelle de travail des policiers en 2007: 1.500 heures environ, 1.800 dans la gendarmerie.

 

  • Les statistiques bidons de la délinquance

Du simple au double: les gendarmes sont confrontés à un taux de délinquance "deux fois plus faible" que les policiers dans les Alpes-Maritimes. De quoi avoir de sérieux doutes sur les statistiques fournies par le ministère de l'Intérieur. La Cour des comptes note par ailleurs que l'outil officiel des statistiques de la délinquance présente "des lacunes et des imperfections". Les faits "ne correspondent qu'à une partie de la délinquance" et "l'augmentation de 52% des infractions relevées par l'action des services (IRAS) a été due aux 3/4 aux infractions liées au stupéfiants". (à lire: "Quand on les donne en pâture, les chiffres de la délinquance brouillent l'esprit", par Véronique Goaziou, sociologue et philosophe)

 

  • Inégalités territoriales

155 agents, en 2009, sont effectivement présents dans la rue dans le Rhône, contre 31 dans les Yvelines, malgré un nombre d'habitants comparable.

Moins d'1 policier pour 500 habitants: c'est la situation que vivent plusieurs villes d'Ile-de-France qui affichent pourtant un taux de délinquance élevé. La plus forte densité de policiers est en revanche constatée "dans de petites villes". Mende, Privas ou Guéret ont ainsi un policier pour 200 habitants malgré une délinquance faible.

8,5 ans: c'est la moyenne de l'ancienneté des policiers en Seine-Saint-Denis, département sensible qui aurait pourtant mérité de profiter des agents les plus expérimentés.  En Ile-de-France (IDF), une forte proportion de policiers dans la rue sont des "débutants qui restent peu longtemps", note la Cour des comptes. Au lieu de 16 ans au plan national, l'ancienneté moyenne est de 10,4 ans en IDF.

 

  • Très chères vidéosurveillance et polices municipales

28.300 agents de police municipale (PM) en France, au poids "grandissant", comptabilisés par le rapport soit "11% des effectifs cumulés" police/gendarmerie.Face au manque d'effectifs dans la police et la gendarmerie nationales, les communes se rabattent sur une police municipale qu'elles payent. Mais les villes n'ont pas toutes les mêmes moyens à allouer: 0,8% du budget de Vitry-sur-Seine en région parisienne (1,5 million d'euros), 7% à Cannes (25,7 M) deux fois plus que Lyon (21,8 M) "au regard de son budget". (à lire: Le syndicat qui veut armer tous les ppoliciers municipaux)

90%, c'est la proportion de communes des Alpes-Maritimes équipées de caméras de vidéosurveillance. A rapporter aux 7% des communes de Seine-et-Marne sont équipées de caméras, contre plus de 90% dans les Alpes-Maritimes. A Cluses (Haute-Savoie), le maire a chargé une société privée de visionner les écrans "en infraction avec la loi". Coût annuel d'exploitation d'une caméra : 3.000 euros à Cannes, près de 20.000 euros à Saint-Fons (Rhône).

 

  • Pour aller plus loin:

La réponse sécuritaire en banlieue est-elle la bonne? Notre débat

Cagnes-sur-mer, une policière de suicide en service

Et voici les (vrais) chiffres de la délinquance

Guéant revient à la police de proximité

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